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Posté : jeu. juil. 07, 2016 11:25 am
par Youggort
  • La capitale n'avait pas cessé d'accueillir les rencontres diplomatiques en 2028 et 2029. Avec la République d'Endo, avec la tenue du sommet Fiémanço-Séléno-Cobaquois en 2029 et aujourd'hui, en 2030, l'accueil de la diplomatie du Maok et le Roi du Maok dans les jours qui vont suivre après que le traité eut été conclu. Pour l'instant, la délégation cobraquoise sera composée du ministre de la Diplomatie, du secrétaire d'état aux relations mondiales et de plusieurs secrétaires habituels. Une fois arrivée à l'aéroport international et diplomatique de Cassis, la délégation du Maok prendra la route sur les plus belles avenues de la grande ville en passant devant les plus beaux monuments de la capitale pour arriver au village de Badole et devant le palais du Roi où se tiendra la discussion. La délégation cobraquoise dans la cour du palais.

Posté : jeu. juil. 07, 2016 4:09 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

[right]20 Juillet 2030, Cassis.[/right]

Le Royaume de Cobrac était un état à l'image encore contrastée, vu depuis le Maok. En effet, s'il y avait un certain fond positif « de base », si l'on pouvait dire, du fait de la nature de royaume chrétien du pays du nord de l'Alméra, voisin du Thorval et de la Fiémance, il y avait également une image négative due à l'écho du « brûleur de musulman » qui s'était longtemps attardé dans les esprits de certains maokoriens. S'il n'y avait pas de communauté musulmane implantée au Maok et que la foi musulmane n'y était nullement favorisée, que du contraire, tant que les gens s'occupaient de leurs croyances chez eux sans faire de prosélytisme on allait certainement pas les traquer... et dans tous les cas on n'irait certainement pas jusqu'à les brûler vif pour leur religion, pratique qui semblait digne des pires périodes de l'Inquisition telle que certaines puissances coloniales avaient un temps voulu l'imposer, une Inquisition sanglante, bien loin des valeurs chrétiennes. Jamais le Christ n'avait dit « et brûlez tous ceux qui ne m'adoreront pas », que diable !

Néanmoins, ce n'était pas en mettant le Cobrac au ban du monde chrétien, avec pour seules influences les jeux de pouvoirs fiémanco-rostovs que l'on pouvait espérer que les esprits évoluent dans ce pays. C'était donc avec plaisir que le Maok avait accepté cette rencontre, sans mettre à son agenda l'imposition des vues maokoriennes au Cobrac, bien sûr, mais en espérant qu'à terme le royaume du nord saurait se calquer sur les autres modèles monarchiques chrétiens et évoluer dans le bon sens. Dans tous les cas, cela restait aussi un partenaire naturel, de par son modèle de gouvernement, et le Maok restait ouvert aux liens avec tout le monde... ou presque. L'infatigable Malinia, la Ministre des Affaires Étrangères, véritable phare du régime maokorien qui avait déjà fait rayonné le pays à travers tous les continents du simpomonde et un grand nombre de pays, avait ainsi pris la voie des airs pour Cassis, la capitale cobraquoise.

Une fois débarquée, elle eut droit à un trajet en voiture qui lui fit voir les merveilles de la cité royale cobraquoise, pour finalement arriver devant le palais proprement dit, où l'attendaient les responsables diplomatiques – ses hôtes, donc. Elle sortit de la voiture avec le sourire et s'avança vers eux pour les saluer. Elle-même parlait plusieurs langues, dont l'alémanique, inter-compréhensible avec les langues germaniques, ou encore le latin, en plus du maokorien, et au besoin elle supposait que ses hôtes auraient prévu un interprète dans une de ces deux langues, s'ils n'en parlaient point.

« Bonjour à vous ! Je suis ravie d'être ici à Cassis pour ouvrir le dialogue entre nos deux couronnes. Au nom de Sa Majesté Ménélok le Quatrième, Roi de Maok, et du peuple maokorien, je vous transmet les salutations et les amitiés de mon pays, ainsi que les miennes, bien entendu. »

Posté : dim. juil. 10, 2016 12:29 pm
par Youggort
  • L'imposante et immense cour du château était traversée par un tapis vert, couleur du Cobrac et, devant les galeries gauches et droites, on pouvait voir que la [url=https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/2d/Gardes_du_corps_du_Roi_-_garde_de_la_Marche,_1814-1830.jpg]garde royale[/url] formait des rangs de trois et étant très disciplinés. On pouvait également entendre la musique militaire de la garde qui interprétait [url=https://www.youtube.com/watch?v=DP3qzD7ZtII]l'hymne national[/url]. C'était la première fois que le service diplomatique cobraquois déployait une telle énergie pour charmer l'autre. Mais cela avait des raisons: Au Maok, le roi sait que son pays n'est pas bien perçu car il applique la politique de purification catholique. Charmer l'ambassadeur c'est montrer au Maok que Cobrac ça n'est pas que ça!

    La voiture du Maok entre dans l'entrée principale qui se ferme juste après le passage de la voiture. Le ministre est plutôt heureux. Il doit accueillir le ministre de la diplomatie du Maok. A la descente de la ministre, il y a un court instant de malaise chez les hommes. Il s'agit d'une femme aux cheveux courts, portant un pantalon comme un homme avec une mode venue tout droit de la racaille Jhentoise. A Cobrac, les femmes portaient des robes et les hommes imitaient le Roi dans ses goûts vestimentaires.

    Le ministre, reprenant un peu contenance descendit les escaliers qui menaient à l'entrée du château pour aller accueillir la ministre. Il était en effet accompagné d'un interprète: Cobrac ne s'étant ouvert au monde que récemment, à part le Français, le polonais, le danois, le flammand et les dialectes locaux, personne ne sait parler d'autres langues. Pas même le ministre de la diplomatie qui lui, ne parle que le Français et le Cobraquois.


    Henri Lhéry: Madame le ministre, bienvenu dans la demeure des rois de Cobrac. Nous remercions chaleureusement votre Souverain et au nom de notre Roi Constant, nous vous donnons également nos salutations et l'amitié de notre pays. Quant à moi, j'ose espérer que le climat froid du Royaume ne vous a pas causé de soucis particuliers tant il contraste avec le climat du Maok. Aussi, je vous souhaite la bienvenue.

    Après ces belles paroles, le ministre et la délégation firent entrer dans l'imposant palais fait de tout ce qui a de plus précieux dans le Royaume.

Posté : dim. juil. 10, 2016 1:43 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia nota bien la surprise qu'elle avait provoqué à son arrivée, quoique portant une tenue tout à fait élégante, bien que fort différente de la mode almérane – il fallait bien dire que porter une robe de noble almérane au Zanyane était un bon plan pour mourir d'étouffement ou d'un excès de chaleur – mais se dit tout simplement que les cobraquois ne devaient pas avoir l'habitude d'avoir affaire à des zanyanais, tout simplement. Cela ne l'empêcha pas de sourire en répondant à son interlocuteur, par interprète interposé, donc, ce qui ne posait guère de problème, la ministre en ayant l'habitude. Elle répondit donc fluidement, tout en suivant son interlocuteur à l'intérieur du palais cobraquois, se disant qu'ils avançaient sûrement vers le lieu de leur réunion.

« Je vous remercie pour votre sollicitude, Excellence. Ne vous en faites pas, le climat est certes plus froid que chez moi, mais ce n'est pas mon premier voyage dans les pays du nord, et au moins cette fois je viens en été... après un Noël passé au Thorval, je vous assure que cela reste très supportable. Je dois dire que votre palais est grandiose, tout comme votre ville. Je suis honorée de pouvoir être reçue ici et de discuter avec vous dans ce cadre très agréable, ce qui, j'en suis sûr, ne pourra que participer à une bonne ambiance dans nos discussion. »

Posté : ven. juil. 15, 2016 9:42 am
par Youggort
  • La délégation cobraquoise accompagna la délégation maokorienne à l'intérieur du palais dès la fin de l'hymne national et après avoir lâché un sourire à l'étrange dame. Le trajet à l'intérieur du palais était tracé pour que celle-ci soit éblouie par la magnificence du palais construit alors que le Royaume de Cobrac connaissait son âge d'or au XVIème siècle. Embelli par la suite, le palais disposait toujours d'une classe qui éblouissait les cobraquois même. Résidence officielle des rois depuis moins de quatre siècles, les rois n'ont pas cessé d'exhiber ce joyau de patrimoine au monde entier pour prouver que Cobrac a été une grande puissance et prétend à le redevenir! Un monde sans Cobrac n'est plus un monde non? Après quelques minutes d'exhibition de l'intérieur du monument, les voila arrivés dans l'aile diplomatique du château où se tiendrait le sommet des deux Royaumes.

    Henri Lhéry: En effet, ce palais est grandiose et il est la fierté de tout un royaume, symbole d'un Cobrac immuable et éternel.

    La pièce où se tiendront les discussions est ni trop petite, ni trop grande mais décorée avec luxe et avec goût. Au milieu, il y a une table ronde avec des sièges pour que les délégations puissent s'asseoir pour pouvoir débattre et discuter. Tout le beau monde s’assoit et entre dans le vif du sujet.

    Henri Lhéry: Bien. Si vous le voulez bien, nous allons débuter cette entrevue et entrer dans le vif du sujet. Nous croyons beaucoup à une bonne amitié et coopération avec le Maok et je pense que cette entrevue est le point de départ d'un belle et longue coopération entre le Maok et notre Royaume.

Posté : ven. juil. 15, 2016 10:16 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]

Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La visite donna en effet une impression de volonté de magnificence à la Ministre – qui soit dit en passant n'était pas du tout en pantalon, même si on était loin de la robe de brocard almérane aussi, mais tout le monde peut avoir des hallucinations d'optique après tout – qui ne pu s'empêcher à part elle de se dire que la différence entre le palais royal du Cobrac et celui du Thorval était sans doute une bonne indication de la différence entre les deux pays, et de leur différente façon de déterminer comment on s'approchait de Dieu. Mais elle mit ces réflexions de côté une fois installée face à son homologue, souriant en réponse à sa remarque avant de prendre la parole à son tour.

« Hé bien, je ne peux que partager votre espoir, Excellence ! Toutefois avant de débuter le vif du sujet, comme vous dites, les maokoriens ont généralement pour habitude, habitude forgée au cours de notre tradition diplomatique très fournie au cours de ces quelques années, d'apprendre un minimum à mieux cerné le partenaire. Si je ne vous ferai pas l'injure de vous demander de me présenter le Cobrac, les royaumes chrétiens étant étudiés de prêt chez nous, pourriez-vous, Excellence, me parler du positionnement de votre pays sur l'échiquier géopolitique simpomondial et régional ? Si vous le voulez bien, bien entendu ! Et de façon toute aussi évidente je me tiens à votre disposition pour toute question que vous pourriez avoir sur le Maok ou sa place dans le monde avant que nous commencions. »

Posté : lun. juil. 18, 2016 4:25 pm
par Youggort
  • Le ministre était surpris: Tradition diplomatique? Intéressant! Cobrac lui était loin de posséder des traditions diplomatiques. Pourquoi? Pour la simple et bonne raison qu'elle était encore trop récente et trop marquée par la guerre civile pour que Cobrac se crée des traditions diplomatiques.

    Henri Lhéry : Si vous le souhaitez... Pourquoi pas! Cobrac prône sans trop le dire la neutralité diplomatique dans le monde: En effet, nous ne sommes pas intervenu dans la guerre en Varlovie et nous nous impliquons volontairement peu dans le G30 que nous considérons perdu d'avance et surtout... Anti-Cobrac par ses propositions. Nous avons de bonnes relations avec nos voisins ci en Alméra bien que nous condamnons bien entendu la persécution des croyants de la Vraie-Foi au Kirep.

    Et aussi, nous aimerions avoir quelques précisions sur le Maok... Nous aimerions connaître son positionnement quant à la nouvelle monarchie en Sébaldie et... Son positionnement quant à la Varlovie consulaire?.. Si vous le souhaitez bien entendu!

Posté : lun. juil. 18, 2016 5:35 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Au début de son histoire diplomatique moderne, quelques années plus tôt à peine, le Maok non plus n'avait pas de tradition diplomatique établie... mais des dizaines de rencontres menées depuis avaient permis d'en établir quelques unes, et apprendre à mieux appréhender le pays qui vous faisait face en faisait partie. Malinia écouta donc les réponses de son interlocuteur, reprenant la parole avec le sourire.

« Hé bien, je suis heureuse de savoir que le Cobrac est partisan de la neutralité, car c'est aussi le point de vue du Maok, ce qui explique notre politique diplomatique assez active : nous sommes amis avec toutes les nations de bonne volonté, pour ainsi dire, et refusons de nous laisser happer par les logiques de « blocs » que certains voudraient mettre en place. Nous considérons avoir une série d'alliés proches et naturels, à savoir les monarchies et les états chrétiens, avec au sein même de cette catégorie une catégorie plus proche et naturelle encore, celle des royaumes chrétiens et de la Terre Sainte, mais nous restons ouverts au dialogue avec tous, à par les persécuteurs comme le Kirep actuel, bien sûr. Nous avons aussi à cœur de conserver de bonnes relations avec nos voisins et de bâtir la paix au Zanyane... mais notre tâche de neutralité régionale est certainement plus facile que la vôtre, hélas !

Concernant vos questions plus précises hé bien... nous restons neutres, justement. Dès le début, nous avons vivement refusé de nous ingérer dans les affaires de la Varlovie, et nous pensons que les viertensteinois et les fiémançais ont eut tord de ne pas tenir la même ligne. Les affaires de la Varlovie regardent la Varlovie, et la guerre aurait été infiniment plus courte et moins sanglante si certains groupes, dont hélas certains royaumes almérans, n'avaient pas tenus à tout prix à intervenir. Entre l’agression peu justifiée de la Schenkennie et la dictature militaire varlovienne, il ne nous semblait pas opportun de chercher une légitimité, et nous sommes d'avis que toutes les gesticulations de nos alliés du Viertenstein, hélas, ne mèneront à rien, sinon à fragiliser potentiellement la situation des chrétiens en Varlovie, victimes collatérales des trop grandes tendances interventionnistes des viertensteinois. Même s'ils sont nos alliés et nos amis, sur ce point nous les désapprouvons vivement et nous espérons qu'il reviendront à de meilleures dispositions.

Donc actuellement le Maok est neutre sur la République Consulaire de Varlovie : nous n'avions pas de relations avec l'état précédent, et nous attendons donc simplement de voir si le nouveau fera ses preuves... ou non. Mais majoritairement nous nous soucions peu de cette question. Celle du Royaume de Sébaldie est différente, là aussi nous attendons de voir le roi Valérian faire ses preuves, mais pour d'autres raisons. Nous avons des liens avec l'état sébalde actuel, et attendons donc de voir comment les choses tourneront avant d'agir le mieux possible pour les intérêts chrétiens... au moment où ce sera le plus utile. Pour ceux qui n'ont pas de telles cartes à jouer, la reconnaissance me semble la meilleure voie, pour les aider à se renforcer. Néanmoins si le Royaume fini par faire ses preuves, nous lui tendront bien entendu la main, comme à toutes les monarchies chrétiennes dignes de ce nom, cela va bien entendu de soit !

Si je puis me permettre par ailleurs, Excellence, puis-je vous retourner la question ? Maintenant que je vous ai fait part de l'avis maokorien sur ces deux dossiers, pourriez-vous me donner le point de vue cobraquois sur ces deux questions ? Que pense votre pays de ces deux nouveaux états ? »

Posté : jeu. juil. 21, 2016 3:35 pm
par Youggort
  • Henri écouta la femme parler et le moins que l'on puisse dire et qu'il était très étonné. Neutre sur la République Consulaire de Varlovie? Comment peut-on être neutre sur la violation de l’autodétermination des nations et comment peut-on être neutre pour cette intégration des Schenkenniens dans l'administration de la Varlovie? Le ministre après un moment d'écoute, il se permit de sourire et de répondre.

    Henri Lhéry: Concernant le Royaume de Sébaldie... Nous aurions tendance à avoir le même avis que vous: Bien que nous n'entretenons pas de relation concrètes avec la République de Sébaldie, nous ne pouvons que féliciter la création d'un Royaume catholique de surcroît. Cependant, ce Royaume est si petit et a si peu de ressources que nous croyons peu en son avenir. Cependant, nous sommes attentif à ce qui se passe dans cette région du monde et si le Royaume de Sébaldie résiste, nous serrons alors ravi de reconnaître le Royaume en vaillant pour autant à ne pas nous mettre à dos la République de Sébaldie.

    Pour la république Consulaire de Varlovie... Je ne crois pas qu'elle ait sa place: Le seul Gouvernement qui doit avoir cours en Varlovie est pour nous le régime de Markov Alcevic. Imaginer qu'un régime peut être renversé de la sorte, surtout quand celui-ci est légitime est inquiétant. Cependant, nous restons assez éloignés de ce conflit et même si nous nous inquiétons beaucoup pour les varloviens, et que nous cautionnons pas les actes de la Schenkennie.

Posté : jeu. juil. 21, 2016 4:01 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La ministre maokorienne fut à nouveau fort surprise par le point de vue cobraquois qui à son avis relevait une certaine... naïveté. Elle n'en montra rien toutefois, et répondit avec le sourire aux positions exprimées par son interlocuteur.

« Je me permet de souligner que le royaume sébalde n'est pas catholique mais orthodoxe : s'il existe bien un prétendant catholique au trône local, celui-ci a fait le choix de participer au jeu électoral en espérant sans doute restaurer le trône par les urnes, comme cela s'est fait dans plusieurs états du monde ces dernières années. C'est l'une des variables que le Maok attend de voir jouer avant de s'engager directement, mais comme vous nous attendons, pour l'heure, même si nous sommes heureux de voir les soutiens affluer pour la cause royaliste en Sébaldie comme ailleurs.

Par contre je ne peux pas dire que je comprend votre point de vue sur la Varlovie... la tyrannie d'Alcevic n'avait rien de légitime : il s'agissait d'une junte arrivée au pouvoir par le massacre du précédent gouvernement, qui était lui-même déjà largement illégitime... je dois avouer ne pas comprendre sur le plan moral quelle légitimité on pouvait trouver au régime d'Alcevic, en toute sincérité. Pour le reste le Maok aurait préféré que le renouveau vienne des varloviens eux-mêmes, bien entendu, avec une restauration royale par les patriotes chrétiens, comme cela s'est fait au Tarnosia par exemple, ou à défaut une intervention plus pacifique, mais je ne peux pas dire que nous regrettons la chute du tyran héritier de ceux qui plongèrent un continent entier dans le chaos.

Plus pragmatiquement je me permet d'attirer votre attention sur un point : les interventions n'ont servit à rien sinon à démultiplier le nombre de morts. Si on avait laissé faire la Schenkennie, régime monarchiste tout à fait légitime, quoique hélas encore trop peu chrétien, la guerre aurait été infiniment plus rapide, et on aurait pas donné une si forte influence aux états est-alméran sur le théâtre jeekimois. L'interventionnisme trop poussé de certains états n'a fait que du mal, sans changer quoi que ce soit au résultat final. Pour le reste, j'avoue ne pas comprendre comment vous pouvez encore soutenir un tyran militaire déjà battu et privé de ses derniers soutiens, mais après tout chaque pays reste libre de ses choix. Pour sa part le Maok espère que l'influence schenkennienne pourra permettre de faire revenir un régime monarchique dont ce pays aurait bien besoin pour sortir de l'ornière, mais nous ne nous impliquerons pas directement pour autant.

Bien... maintenant que nous avons échangés nos avis sur la question, et sauf si vous avez quelque chose à rajouter, ou d'autres questions à poser, auxquelles je répondrai volontiers le cas échéant, bien entendu, peut-être pouvons-nous commencer les négociations proprement dites ? »