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Posté : jeu. mai 12, 2016 1:33 pm
par Buonaparte
[center][ont]Médias et informations du royaume[/ont]


[img]http://www.sabine-buis.fr/wp-content/uploads/2016/03/medias.jpg[/img][/center]

Posté : jeu. mai 12, 2016 1:34 pm
par Buonaparte
La politique du "Nouveau royaume" ("Shin ōkoku")
Paru dans le Journal royal, média officiel de l'Etat
[quote]Fier peuple de Tosaka,

Mon avènement ne sera pas seulement celui d'un nouveau roi, comme vous et vos honorables ancêtres ont eu l'habitude de vivre - ce sera l'avènement d'une nouvelle ère. Le monde est en perpétuel changement, et c'est pourquoi notre royaume doit évoluer en concordance avec lui.
Je comprends votre fierté. Les esprits malveillant vous diront que je viens corrompre la patrie, que je veux l'inonder de tout ce qui est étranger et par essence dangereux pour nous. Gare à ces esprits, car, si l'on osait prononcer ces paroles terribles devant moi, les dieux eux-mêmes - que leurs noms soient loués - peineraient à contenir ma colère ! Je ne désire qu'une chose : la grandeur de Tosaka.
Aussi dur que cela puisse paraître à certains, il nous faut toutefois accepter que cette grandeur est inatteignable en l'état actuel des choses. Pourquoi ? Car si Tosaka reste déconnecté du monde, mon bon peuple, c'est le monde qui aura raison de lui. C'est bien sur terre que le royaume existe, et non dans les cieux, comme nombre de tosakiens l'estiment. C'est sur terre que les pierres de nos villes ont été érigées, que nos enfants ont vus le jour ; c'est encore sur terre que le sang de nos ancêtres a coulé pour la patrie. Lorsque notre prophète a fondé notre céleste royaume il y a des millénaires de cela, il a été envoyé par les dieux pour accomplir sa tâche la plus haute : restaurer la grandeur de l'homme. Et c'est sur terre que cette tâche doit s'effectuer, par des actions et non par des idées.

Depuis des siècles, nous entendons partout, aussi bien par nos rois que par nos prêtres, que le royaume doit se préserver de la bêtise générale du monde externe. Oui ; regardez donc ce que cette "préservation" acharnée a fait de notre pays. D'une glorieuse patrie en quête de grandeur, nous voilà relégué au tiers-monde. La pauvreté sévit dans nos rues, notre économie ne tient que grâce au travail acharné de nos compatriotes, nous sommes ignorés et exclus de la communauté internationale, notre armée n'est plus que le reflet de notre décadence - la bêtise générale aurait-elle fini par nous toucher ? Lorsque nous observons les empires bâtis outre-mer, sur les continents éloignés, que voyons-nous ? De grandes puissances, des armées inarrêtables, des machines de guerre redoutables et impérialistes capables d'écraser dans des flots de sang et dans le vacarme de l'acier quiconque se mettrait au travers de leur chemin. Regardez comme elles se rapprochent ; la nation tosakienne court un grave danger, mon bon peuple. Son indépendance politique et économique est menacée, nous ne sommes plus à même de défendre nos frontières, dans un monde où tout peut frapper à tout instant. Je le dis, je le redis : la patrie court un grave danger, qui menace son existence toute entière.

C'est pourquoi je vous dis : marchons sur le monde au lieu de le répudier, ouvrons-nous aux autres au lieu de les rejeter. L'ouverture de notre nation signifie deux choses : la modernisation et le respect des traditions - elle tend à un but : fonder le "Nouveau royaume" ; ou plutôt refonder le royaume. Ce royaume grand, fort et indépendant, qui a prospéré des siècles durant, avant que les heures sombres de l'Histoire ne le réduisent au silence. Aujourd'hui, les menaces sont aussi multiples que dangereuses - démocratie, communisme, impérialisme. Tout semble mettre en péril cette nation tosakienne qui n'a pas les moyens de se protéger. Certains vous diront que s'ouvrir au monde serait s'exposer - mais ce qui est s'exposer, mon bon peuple c'est de rester cloîtré. C'est de rester aveugle face à un monde qui recèle autant de dangers que d'opportunités.

Que nous enseigne la philosophie kamique ? Prendre des risques, aller aussi loin que possible : tel est la mission du "Nouveau royaume". Que la mémoire et la grandeur de nos ancêtres subsistent à jamais, que nous forgions bruyamment notre avenir à grands coups de marteau, que nous clamions haut et fort notre admiration pour les grandes vertus tosakiennes : tel est la mission du "Nouveau royaume".

Il est temps pour Tosaka de redresser la tête et de pointer son regard à l'horizon aussi loin que possible. Gonflez le torse, tosakiens, armez vos bras - il est temps de sortir de la végétation et de reconquérir notre gloire passée !


Votre roi, Sa Majesté Hashiku Ier du nom.[/quote]

Posté : lun. mai 23, 2016 10:48 am
par Buonaparte
Décret royal sur les étrangers
Paru dans le Daily Tosaka, média papier et numérique indépendant qui se veut politiquement neutre
Édition du 8 mars 2030

[quote]Dans le cadre de la politique du « Nouveau royaume » menée par le roi Hashikaku Ier, et qui se traduit notamment par une ouverture du royaume aux nations étrangères, un nouveau décret royal de grande importance a été promulgué ce matin par le souverain, l’information ayant ensuite été relégué par le porte-parole du gouvernement et le chef du cabinet royal en personne. Le « décret relatif au statut des étrangers établis au Tosaka » réforme ainsi une partie du système traditionnel concernant les droits des non-nationaux au sein du royaume. Autrefois, les étrangers, envers lesquels la législation restait muette, n’avaient strictement aucun droit défini et protégé, mais devaient respecter strictement la loi et la constitution kamique sous peine de mort, ou du moins d’expulsion avec interdiction définitive de séjour. Les étrangers au Tosaka n’étaient ainsi soumis à aucune protection, sinon celle qui limite l’action générale des nationaux. Exploité, déshonoré, même parfois vendus sur le marché noir, l’étranger était relégué au même rang que l'animal. Le royaume, déjà coupé du reste du monde, n’était alors sujet à aucun phénomène d’immigration, tandis que les nationaux tosakiens, étant donné le manque de communication entre la patrie et les autres pays, étaient de facto dissuadés d’émigrer et de quitter leurs foyers.

Aujourd’hui, le décret royal change officiellement les choses. Les étrangers ont désormais un statut clair et légalement défini : tant qu’ils n’ont pas acquis la nationalité, ils sont exclus du système de caste structurant la société tosakienne. Ils disposent d’un panel de droits (tel que celui d’ester en justice) et de devoirs (tel que celui d’honorer le roi), ont la capacité de travailler et de résider ; en clair, les étrangers ne sont désormais plus considérés comme de simples êtres exploitables sans personnalité juridique. Leur nouveau statut est toutefois limité par rapport à celui du citoyen ; ils sont ainsi surveillés bien plus attentivement par la police d’Etat et sont soumis à un « examen citoyen » tous les six mois, durant lequel ils devront prouver leur loyauté et leurs bonnes intentions envers la société tosakienne et la religion kamique. Enfin, le gouvernement se réserve le droit d’expulser n’importe quel étranger qui représenterait une menace, menace établie par des preuves après une enquête judiciaire.

Ce grand pas en avant réalisé par le gouvernement constitue une étape de plus dans l’ouverture de la société tosakienne vers le reste du monde, et il s’agit là d’une décision qui sera aussi bien critiquée qu’approuvée par les divers dignitaires du régime.
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