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Posté : mer. avr. 13, 2016 4:36 pm
par Otto
Après l'acceptation par les deux parties d'une rencontre médiatrice sous l'égide du Saint-Empire, neutre dans cette guerre opposant la République de Varlovie et l'Empire de Schenkennie, la Chancellerie d'Empire organisa une conférence de paix. Celle-ci allait se tenir sur un navire viertensteinois dans les eaux internationales. Le Saint-Florian était parti vers la Varlovie il y a plusieurs jours afin d'y transporter médecins et matériels pour l'Ordre de Saint-Sébastien, après avoir fait débarquer tout ces hommes, il reçut l'ordre de s'installer dans les eaux internationales. Sur le bateau se trouvait le Ministre Impérial à la Marine Civile, Sa Seigneurie Karl de Rosenstrauss. Celui-ci, sur ordre du Saint-Empereur, allait servir de médiateur. Il attendait sur le pont la venue des représentants des deux puissances engagées (la rencontre ne concerne pas les alliés des différents belligérants). Il avait été spécifié aux chancelleries des deux pays que les représentants des gouvernements devraient se rendre à bord avec une escorte réduite au minimum : ils n'ont de toute façon rien à craindre puisque les deux pays ont acceptés l'idée d'un cessez-le-feu.

Posté : mer. avr. 13, 2016 9:47 pm
par Gwenael
Erwann Kanaat, anciennement ambassadeur de l'Empire Schenkennien auprès de l'Union du Jeekim, avait été choisi par l'Empereur afin de participer à cette conférence. Ce n'était pas le premier sommet de crise auquel il prenait part, ayant déjà participer aux [url=http://www.simpolitique.com/sommet-crise-conflit-valaryan-t11929.html]réunions de l'Union du Jeekim concernant les troubles en ex-Valaryan[/url]. Il comptait bien, une fois de plus, faire valoir la position de l'Empire Schenkennien avec fermeté.
Il arriva à bord d'une corvette de la Marine Impériale, baptisée "Bihan met Galloudek". Une fois que celle-ci eut abordé le Saint-Florian, Erwann Kannat gravit une échelle afin de se rendre sur le pont du navire viertensteinois.
Il s'avança vers le Ministre Impérial de la Marine afin de le saluer, lui tendant la main tout en lui souriant.


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Erwann Kanaat : Mes hommages, Votre Seigneurie.

Posté : sam. avr. 16, 2016 1:22 pm
par A-MJA V3
[justify]Envoyé par la République de la Varlovie, Artus Jadvyga savait que le temps pressait et attendait très peu de cette rencontre. Les schenkenniens avaient déjà montrés qu'ils étaient bornés. Mais il fallait tout tenter pour éviter une guerre désastreuse. Le vieil homme possédait un regard vif mais son visage était fatigué par la vie et les guerres. Il arriva alors que ses deux interlocuteurs étaient déjà arrivés et salua rapidement les deux hommes.

Artus Jadvyga : Messieurs, bonjour. Je vous remercie d'avoir mis sur pied cette petit médiation qui j'espère portera ses fruits votre Seigneurie. Maintenant, le temps presse. Je ne vais pas perdre du temps ni vous faire perdre le vôtre en politesses et rhétoriques qui dureraient trois ans pendant que les miens meurent sur le front. Monsieur Kanaat, votre nation a attaqué la nôtre car elle dit que notre chef d'état, le général Alcevic, massacre son peuple. Je vous demande d'apporter des preuves de cela, sans quoi je vous demande de stopper immédiatement votre attaque. Pour le bien de tous, la Varlovie est prête à ne pas demander de dommages et intérêts supplémentaires - en dehors de ce qui a été détruit par vos armées - si votre armée stoppe immédiatement son agression envers notre territoire et notre peuple souverain.

J'en ai terminé, je vous écoute avec attention.

Il s'assit lourdement sur un des sièges pour reposer ses jambes sillonnées de rides et de vieux poils, de terre et de plaies. [/justify]

Posté : sam. avr. 16, 2016 2:46 pm
par Otto
Karl de Rosenstrauss : Allons messieurs, nous devons garder notre calme et essayer de trouver un terrain d'entente afin de se mettre en accusation les uns les autres : cette guerre n'est pas un exercice rhétorique mais un massacre de vie humaine. La mort de chaque combattant, de chaque civil est une tragédie que nous devons éviter. Ainsi, afin que ces négociations prennent le meilleur chemin qu'il soit, je propose que chacun d'entre-vous présente ses attentes et nous en discuterons ensuite.

Posté : sam. avr. 16, 2016 11:54 pm
par Gwenael
Erwann Kanaat toisa le plénipotentiaire varlov, les sourcils froncés.

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Erwann Kanaat : Votre attitude, Aotroù Jadvyga, toute aussi agressive que l'est celle du régime que vous servez, ne me surprend guère.

Son visage s'éclaircit lorsqu'il se tourna vers Karl de Rosenstrauss, auquel il répondit sitôt après s'être assis son tour.

Erwann Kanaat : Les motivations de l'Empire Schenkennien sont très simples. Il s'agit de la protection de notre peuple.
Depuis plusieurs mois, la Varlovie fasciste fait peser sur ses voisins jeekimois une pression migratoire énorme. Ce sont chaque jour plusieurs centaines de réfugiés qui, fuyant la persécution dont ils sont victimes en Varlovie, viennent trouver refuge en Schenkennie, en Sébaldie, ou encore en Constance. Parmi eux se trouvent des agents infiltrés, aux ordres du régime du Général Alcevic, qui sont responsables de plusieurs opérations de déstabilisation menées sur notre territoire, ayant causé de nombreux blessés et même des morts.
Il n'y a qu'un seul moyen de préserver la paix au Jeekim et d'assurer la sécurité des citoyens schenkenniens : nous exigeons que le Général Alcevic et son gouvernement quittent leurs fonctions, et que la Varlovie soit gouvernée par un régime choisi par son peuple, non imposé à celui-ci par la violence, et qui ne menace pas la sécurité des États frontaliers.

Posté : dim. avr. 17, 2016 5:59 am
par Otto
Karl de Rosenstrauss : Excellence, seriez-vous prêt à accepter qu'un référendum ai lieu en Varlovie pour savoir si le Peuple, véritable souverain, soutient ou non le général ? Après tout ce n'est pas à l’Étranger de décider du destin d'un peuple mais de celui-ci seulement. La formation d'un gouvernement sous l'influence de votre armée risquerait fort d'être mal accepté par le Peuple et la région ne serait que plus troublé, ce que personne ici ne souhaite.

Posté : dim. avr. 17, 2016 11:09 am
par A-MJA V3
[justify]Artus Jadvyga : Il existe un principe juridique reconnu par les nations de droit, c'est le fardeau de la preuve. Pour faire court, c'est à celui qui accuse d'apporter la preuve de son accusation. Comme prévu les masques tombent. Mais la Varlovie est prête à faire un pas, malgré tout ce qu'elle subit, afin de calmer le jeu. Nous pourrions envisager d'organiser un telle consultation si la Schenkennie se retire immédiatement de notre territoire nationale et s'engage à réparer tous les dégâts qu'elle a commis. Ensuite, nous pourrons imaginer de mettre en place une telle consultation mais nous ne pouvons que craindre que le résultat de celle-ci ne sera jamais reconnue par la Schenkennie même si elle a lieu sous la surveillance d'une autorité. Quoi qu'il en soit, je crois que les derniers événements ont bien montrés que la population soutenait notre général.

Monsieur Kanaat, vous dites que le général Alcevic a pris le pouvoir par la violence et qu'il s'impose au peuple. Vous semblez bien mal connaître la population varlovienne et son histoire, celle que vous prétendez défendre, et encore moins l'ancien chef du gouvernement Janovitch. Je vous invite à vous renseigner sur son compte pour saisir pourquoi Alcevic a dû utiliser la force pour accéder au pouvoir et ainsi libérer la Varlovie. Je ne crois pas que nous ayons à recevoir des leçons d'un pays ayant dissous des partis opposants et où le régime impérial a été établi par la force. Il ne me semble par que votre Empereur a été élu par la population, nous n'avons pas décidé de vous envahir pour autant.[/justify]

Posté : dim. avr. 17, 2016 6:29 pm
par Gwenael
[center][img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/03/14/150314041919548543.jpg[/img][/center]

Erwann Kanaat : Il serait absolument inacceptable que l'Empire Schenkennien doive payer une quelconque réparation à la Varlovie. D'autant plus que l'organisation d'une telle consultation nécessiterait l'application d'un cessez-le-feu, laissant à l'armée varlovienne tout le temps de se rassembler pour lancer une contre-attaque. Il est évident aux yeux de tous, Aotroù Jadvyga, que vous ne voyez cela que comme un moyen de gagner du temps afin de planifier vos futures agressions à notre encontre.
Aujourd'hui, les nations libres coalisées ont l'avantage sur leurs adversaires sur le champ de bataille, et ce serait plutôt le rôle de la Varlovie que de leur verser les compensations nécessaires au remboursement des lourdes dépenses engendrées par cette guerre défensive.
Nous n'accepterons qu'un referendum soit organisé afin d'élire les nouveaux membres du gouvernement démocratique de la Varlovie qu'une fois que le Général Alcevic et ses collaborateurs auront présenté leur reddition aux États coalisés, et se seront rendus aux forces schenkenniennes présentes sur la ligne de front.
Rien aujourd'hui ne nous montre que les Varloviens soutiennent le gouvernement d'Alcevic. Tout ce que nous voyons, c'est un peuple patriote décidé à défendre sa terre, croyant qu'elle est en danger, influencé par la propagande de son gouvernement tyrannique. En revanche, les milliers de réfugiés résidant dans des camps en Schenkennie, en Constance et en Sébaldie prouvent bien l'étendue des malheurs qu'a du subir le peuple varlov sous la régence du Général Alcevic, et leur désapprobation vis-à-vis de celle-ci, qui les a poussé à l'exil.

Quand à vos accusations à l'égard du régime impérial, permettez-moi de vous dire qu'elles sont tout bonnement ridicules. C'est bien grâce à l'appui de son peuple que l'Empereur a pu affronter les armées pelabssiennes et restaurer l'unique régime légitime qu'a jamais connu la Schenkennie. Par ailleurs, les élections législatives de 2024 et 2029, dont les résultats ont été publiés à la vue de tous, montrent bien la confiance sans cesse renouvelée que le peuple schenkennien accorde à l'Empereur.
À mon tour, Aotroù Jadvyga, de vous conseiller d'éviter d'aborder des sujets au fait desquels vous n'êtes pas.

Posté : dim. avr. 17, 2016 7:08 pm
par Otto
Karl de Rosenstrauss : Messieurs je vous en prie, gardons notre calme.

Tout d'abord, monsieur Kanaat, nous sommes ici pour négocier la paix, si vous vous opposez au principe même d'un cessez-le-feu, alors vous êtes contre la paix en elle-même. J'ose espérer que ce n'est pas le cas et que vous êtes prêt à dialoguer pour trouver une solution le ministre articule bien le mot qui suit pacifique.

Afin qu'un cessez-le-feu durable puisse être trouvé, nous proposons la mise en place d'une zone démilitarisée sous la surveillance du Saint-Empire le temps que la Varlovie procède à la consultation populaire : ainsi elle ne pourra pas menacer la Schenkennie en préparant une contre-attaque. Cela convient-il aux deux parties ?

Concernant les réparations de guerres, le Saint-Empire propose de réparer lui-même les dégâts causés sur le sol varlovien. Pour le reste, oublions le paiement de réparation de guerre qui signifierait qu'un pays à vaincu l'autre, ce que personne ici ne souhaite déclarer. Ne sommes-nous pas réunis pour trouver un compromis de paix équitable ?

Enfin, évitons d'aborder des sujets de politiques intérieurs qui ne relèvent que de la souveraineté des Etats : nous ne sommes de tout façon pas ici pour parler du passé mais pour construire l'avenir.

Posté : dim. avr. 17, 2016 9:54 pm
par Gwenael
[center][img]http://nsa34.casimages.com/img/2015/03/14/150314041919548543.jpg[/img][/center]

Erwann Kanaat : Il est évident que l'Empire Schenkennien est lui aussi favorable à une résolution pacifique de ce conflit, sans quoi je ne serais pas là. Cependant, nous ne souhaitons que ce cessez-le-feu ne soit qu'un moyen pour les fascistes varlovs de reconstituer leurs forces, brisant l'effet de surprise qui nous a jusqu'alors donné l'avantage.

Tout en continuant de parler, Erwann Kanaat posa sa malette sur la table et en sortit un document, ressemblant à une carte de la Varlovie, sur lequel il traça une ligne à l'aide d'un stylo qu'il avait prit dans sa poche.

Erwann Kanaat : Ainsi, nous sommes favorables à ce qu'une zone tampon soit établie le temps d'un cessez-le-feu visant à élire les membres du nouveau gouvernement varlovien.
Nous tenons néanmoins à ce que plusieurs conditions soient respectées.

1) L'Empire Schenkennien et la Principauté de Lénovin conservent, le temps du cesse-le-feu, le droit d'occuper les zones déjà libérées par leurs forces. Les troupes schenkenniennes et lénovinires s'engagent à faciliter le travail des agents du Saint-Empire et la tenue du référendum en territoire occupé.

2) Les forces armées varloviennes n'auront autorisation de circuler qu'au sud de cette ligne. Il sera de la responsabilité des agents du Saint Empire de veiller à ce que cette limite ne soit franchie. À la première transgression, l'Empire Schenkennien se réserve le droit de reprendre les hostilités.
[center][url=http://nsa37.casimages.com/img/2016/04/18/160418120154800109.png][img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/04/18/mini_160418120154800109.png[/img][/url][/center]

3) En cas d'agression de la part des forces armées valoviennes ou des civils varloviens à l'encontre des troupes schenkenniennes ou lénovinires, l'Empire Schenkennien se réserve le droit de reprendre les hostilités.

4) Les agents du Saint-Empire, chargés de superviser le respect des conditions précédemment définies et de l'organisation du référendum, devront être soit des civils, soit des militaires désarmés.

5) Le référendum organisé pendant la durée du cessez-le-feu n'aura pas pour objectif l'approbation ou non du régime d'Alcevic par la population varlovienne, mais bien l'élection des membres du nouveau gouvernement de la Varlovie. Chaque citoyen varlovien aura la possibilité de se porter candidat. Le Saint-Empire veillera à ce que chaque électeur soit informé de la tenue du scrutin, ainsi que du choix de candidats proposé. Le Saint-Empire se porte garant de l'absence de tout trucage du résultat, ainsi que de l'absence de représailles de la part du gouvernement varlovien à l'encontre de ses citoyens en cas de vote d'opposition.

6) Si, à l'issue du scrutin, le Général Alcevic continuait d'exercer une influence sur le gouvernement de la Varlovie, l'Empire Schenkennien se considèrerait toujours menacé et se réserverait le droit de reprendre les hostilités afin d'assurer sa défense. Trop nombreux sont déjà les fils et filles de Schenkennie qui sont tombés pour que ce conflit s'achève sur un statu quo mettant en danger les populations du Jeekim.

La balle est à présent dans votre camp, Aotroù Jadvyga. À vous de prendre la décision qui s'impose pour le bien de votre peuple.