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Posté : mer. mars 30, 2016 3:58 pm
par Rezzacci
[center]Nouveautés de la Soffitta[/center]
ici seront représentées les dernières représentations de la Soffitta, avec le résumé du livret et un air représentatif de l'opéra.
- [url=http://www.simpolitique.com/post280452.html#p280452]La malédiction de l'Empereur[/url]
- [url=http://www.simpolitique.com/post280487.html#p280487]Les Pirates de Tibériade[/url]
- [url=http://www.simpolitique.com/post280814.html#p280814]L'Infernale comédié[/url]
- [url=http://www.simpolitique.com/post280964.html#p280964]Il viaggio a Urba[/url]
- [url=http://www.simpolitique.com/post281010.html#p281010]Zerbia[/url]
Posté : mer. mars 30, 2016 4:03 pm
par Rezzacci
La malédiction de l'Empereur
Dans un pays inconnu où l'Empereur concentre tous les pouvoirs, le chef héréditaire, pour avoir embêté une sorcière, se retrouve plongé dans un sommeil de cent ans. Simple adaptation moderne d'un conte de fées ? Pas exactement. Car s'il faudra bien le baiser d'une princesse pour réveiller l'Empereur, les intrigues de couloirs et de palais vont bon train pour empêcher cela d'arriver, même si cela apporte son lot de désagréments avec les Conseillers de l'Empereur qui sont soumis à des règles strictes les empêchant d'agir autrement qu'à l'unanimité.
Extrait : Mes yeux sont grands ouverts
Dans l'acte final, trois personnages font une complainte à propos de leur situation.
Don Basilio, conseiller de l'Empereur, a réussi à trouver comment profiter de la situation, mais il est torturé par le côté éthique de ses actions.
Magdalena, femme complotiste disant appartenir à une Culture supérieure, souhaite offrir ses services pour tuer l'Empereur et résoudre la situation.
Le docteur Malatesta, envoyé par une cour voisine, est chargé de veiller à la santé de l'Empereur, alors que tout ce qu'il souhaite est de vivre riche et loin sur une île.
Cet air est réputé comme l'un des plus rapides de tout le répertoire de l'opéra.
[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=FOPLVTawCdY]Mes yeux sont grands ouverts[/url]
- Don Basilio -
Mes yeux sont grands ouverts sur mon horrible situation.
Je suis tiraillé par le choix de différentes solutions :
D'un côté mon profond respect pour les lois que je représente ;
De l'autre une envie aiguë de résoudre une affaire pressante.
Notre empereur bien-aimé est au sommet de son impotence.
Voilà où en est réduit notre ancienne superbe puissance !
Oui, mais en ne faisant rien je pourrais y trouver ma pitance,
Mais il faut l'unanimité, donc ça n'a aucune importance.
- Magdalena -
Si je n'étais pas folle et appartenant au faible sexe
Je pourrais résoudre la situation qui vous rend perplexe.
Je pourrais générer une situation accidentelle
- Contre un paiement, évidemment, c'est la manière culturelle.
Mon expertise juridique me ferait sortir d'affaire
Et mes conseils pourraient bien vous être d'une aide salutaire !
Mais à présent j'ai bien peur que mes idées n'aient pas d'influence
Et comme j'ai des ovaires, mon avis n'a pas d'importance.
- Dottore Spalanzani -
Si j'avais eu la chance de réussir mes examens
- En travaillant juste un peu plus, j'aurais réussi haut la main -
Et si mon père avait bien voulu m'avancer un peu d'argent
- Ce qui est juste ce dont j'ai besoin pour partir maintenant -
Je ne serais pas là à tenter de sauver un moribond
Et je coulerais des jours heureux avec du vin à foison !
Cette complainte égrainée avec une infernale cadence
Ne sera jamais écoutée, donc tout ça n'a pas d'importance ! [/center]
Posté : jeu. mars 31, 2016 8:01 am
par Rezzacci
Les Pirates de Tibériade
Au début du siècle dernier, sur les bords du lac Tibériade, en Bardaran, une troupe de pirates (d'eau douce) terrorise les populations locales, surtout par leurs chants. Parmi eux se trouve un jeu pirate qui est, en réalité, un noble rostov récupéré enfant après la mort de ses parents et qui est lié par un serment au roi des pirates. Entre temps, une troupe de jeunes filles fiémançaises venues faire un pèlerinage en Bardaran et sous la protection d'un patricien de Stalagmanque payé pour leur sécurité, se font enlevées par les pirates. Pièce joyeuse, légère, qui se finit évidemment par le patricien qui, torturé entre perdre les filles (parmi lesquelles se trouve sa nièce) et son argent, arrivera à sauver tout le monde, y comprit le prince rostov qui finira par se marier avec la princesse fiémançaise, et le roi des pirates qui fera amende honorable.
Extrait : la chanson du Patricien Stalagmantin
Quand les filles appellent à la rescousse, le Patricien Stalagmantin arrive et chante cet air extrêmement rapide et devenu une référence dans le répertoire lyrique. C'est l'une des plus belles et précises description d'un patricien de Stalagmanque, et, par auto-dérision, il est courant pour chaque patricien de connaître cet air et de le chanter lors de soirées.
[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=wYZM__VdEjk]Chanson du Patricien Stalagmantin[/url]
Je suis le modèle même du patricien stalagmantin
Je suis cupide, pieux, vénal, cultivé, obèse et malin
Je connais la cartographie exacte des fonds sous-marins
Et sais me repérer aux étoiles jusqu'au petit matin
J'ai un sextant dans l’œil et l’œil aussi perçant qu'une lunette
J'ai dirigé plus de vaisseaux que vous ne verrez de corvettes
Je sais distinguer, par le bec, les oiseaux survolant nos têtes
Les goélands, les cormorans, les pélicans et puis les mouettes
Je connais toutes les escales, de Tuput à Tedardi
Et parler les idiomes de Saint-Eusèbe et Warlalapi
En somme, je suis pieux, vénal, cultivé, obèse et malin
Je suis le modèle même du patricien stalagmantin
Ma bourse est toujours pleine – je parle de celle dans ma poche –
Mais je ne l'ouvre jamais plus que le temps d'une demi-croche
Je connais plus de cent méthodes pour arnaquer mon prochain
Car j'ai déjà réussi à vendre du sable à un bédouin
Le faste de mes possessions n'a d'égal que celui du pape
Je connais toujours le filon juteux avant qu'il ne s'échappe
Le calcul de mes recettes demande une armée de comptables
– Que je rétribue, évidemment, par des gages misérables.
Quand d'autres trouvent un moyen de faire encor plus de profits
Je suis déjà en train d'en vendre le brevet en Roumalie
Car je demeure pieux, vénal, cultivé, obèse et malin
Je suis le modèle même du patricien stalagmantin
Même si mon honnêteté est sans reproche et sans bavure
Je trompe mes clients par un discours plein de fioritures
Ma déontologie est plus qu'inversement proportionnelle
Aux chances de générer des bénéfices substantiels
Je me confesse tous les jours, je possède une âme sans taches
Tant qu'on ne regarde pas trop ma moralité un peu lâche
Et si je ris des satires de moi qu'on voit aux opéras
Vous pouvez pariez vos piastres que ça ne me changera pas
Je préfère cent fois être riche plutôt que bienfaisant
Et, pour une fois, vous pouvez le prendre pour argent comptant
Je serai toujours pieux, vénal, cultivé, obèse et malin
Je suis le modèle même du patricien stalagmantin[/center]
Posté : mar. avr. 05, 2016 9:25 am
par Rezzacci
L'Infernale Comédie
Librement inspiré d'Orphée aux Enfers (opéra fiémançais du compositeur d'origine vierstensteinoise Offenbach) et de la Divine Comédie de l'auteur stalagmantin Dante, l'Infernale Comédie suit les péripéties d'un jeune aventurier numancien qui décide de descendre aux enfers, pour y trouver une fiancée – car il n'a aucun succès avec les vivantes. Descendant progressivement les cercles des Enfers pour y trouver un amour hypothétique, il sera confronté aux démons, aux repentis, et il fera même face à Lucifer en personne qui, impressionné par le courage développé par un simple mortel uniquement pour trouver une fiancée, lui offrira une place à ses côtés. Le jeune aventurier refusera, disant qu'il ne cherche que l'amour – ou, tout du moins, le corps d'une femme à toucher au moins une fois dans sa vie – et, aidé d'un deus ex machina divin, il sera sauvé des enfers par l'archange Gabriel qui lui fera la remontrance d'avoir cédé à ses pulsions alors qu'une jeune fille de son village n'attendait qu'il ne fasse qu'un pas vers elle pour la séduire.
Extrait : la chanson de Mammon
En descendant les enfers, le héros rencontre les différents princes infernaux, dont Mammon, qui se distingue en chantant une patter song (comme disent les anglophones) décrivant ses activité et sa place dans le milieu chtonien. Ce n'est pas l'air le plus connu ou le plus important de l'opéra, mais il est apprécié à Stalagmanque car le personnage de Mammon est toujours représenté en costume stalagmantin, malgré le fait que le reste des personnages soient soit numanciens, fiémançais ou viertensteinois.
[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=vcer-I3NUWQ&feature=youtu.be&t=50m16s]Chanson de Mammon[/url]
Et hop ! Et hop ! Place à Mammon
L'un des sept princes des enfers
Nul besoin de savoir mon nom
Pour que, partout, on me vénère
La Bible, dans l'Ecclésiastique,
Vous donnera mon ministère
Je suis la forme symbolique
De l'avarice pécuniaire
Pour son hommage, je travaille
Escroc, sournois, voleur, bandit
Ma joie se mesure à la taille
De mon porte-monnaie garni
Et hop ! Et hop ! Place à Mammon
L'un des sept princes des enfers
Nul besoin de savoir mon nom
Pour que, partout, on me vénère
Je suis le roi des prêts sur gages
Les usuriers sont mon pécule
On rend mon culte et mes hommages
Partout où l'argent s'accumule
Je dois, comme prince infernal
Diriger mes opérations
Essentiellement vénales
Dans banques et corporations
Car je ne recule jamais
A truander tous les passants
Je ne rends jamais la monnaie
Et en prend plus que mon argent
Tout en étant roi usurier,
Je suis l'usurier des rois
Je vis dans un mont-de-piété
D'où rien ne sort, excepté moi !
Lucifer, seigneur infernal
Respecte toutes mes rapines
Il fit de moi un général
Pour battre les armées divines
Et hop ! Et hop ! Place à Mammon
L'un des sept princes des enfers
Nul besoin de savoir mon nom
Pour que, partout, on me vénère[/center]
Posté : jeu. avr. 07, 2016 1:10 pm
par Rezzacci
Il viaggio a Urba
Opéra de circonstances qui n'est pas encore dévoilé mais qui s’appuie sur la future onction du Saint Empereur. Le livret est pour l'instant en grande partie inconnue, mais on sait que l'on suit un groupe de voyageurs partis à Urba pour assister au sacre de Franz IV. L'aspect cosmopolite de la compagnie, provenant de tous les pays catholiques du monde (à l'exception de la Rostove qui est orthodoxe), est là pour souligner l'ampleur de l'événement.
Extrait : Aria di Don Profundo
Don Profundo, un antiquaire et marchand stalagmantin (de la république) est chargé par la comtesse fiémançaise de faire l'inventaire des bagages de la compagnie avant de monter dans le train qui partira pour Urba.
[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=2UfY4DmEr4I]Aria di Don Profundo[/url]
Moi, Don Profundo,
Médaillons plus qu'incomparables,
Camés rares, bijoux anciens,
Obscures reliques valables,
Antiquités sublimes ;
Des académiques honneurs,
Des diplômes en parchemin,
Démontrant ma grande valeur
De manière unanime.
Le très grand traité inédit
Donnant la méthode imparable
Pour différencier sans soucis
Par un simple regard
Les monnaies fausses, authentiques,
Les transactions non équitables,
Un chèque en bois et illicite,
Et les mauvais cigares.
Le Thorvalien :
Grand arbre généalogique
Des aïeux et des bisaïeux
Avec la notice historique
Transmises par les ans ;
Rubans, médailles, et grand-croix
Des ordres très prestigieux
Et, porté à chacun des doigts,
De l'or du Bardaran.
La Rostove :
Les œuvres les plus délicieuses,
Les plus exquises, libellées,
Écrites en prose radieuse
Par les auteurs du temps ;
Dessins précieux et colorés,
Du très grand Pic terribile
D'Harold, Malcolm, Ipsoboé,
Profils impressionnants.
La Fiémançaise :
Des boîtes, cartons et écrins,
Des coffres avec des cassettes,
Cachant les trésors libertins
D'une dame d'Amour.
« Attention, voyons, c'est fragile ! »
Dit-elle de ses oripettes,
Chapeaux à plumes et trochiles
Et apparats de cour.
Le Viertensteinois :
Dissertations académiques
Des nouveaux effets symphoniques,
Des prodiges philharmoniques
Dans l'art alémanique ;
Les œuvres des Orphées teutons
Très méconnues du grand public,
Cors et trombones à tromblon
Aux formes fantastiques.
Le Gädhlandais :
Des journaux mondiaux, des récits,
De précis traités de marine,
Du précieux thé de Roumalie,
La bannière royale,
L'allégeance au roi de Fiémance,
Jupes à tartan masculines,
Encor du thé, c'est l'évidence,
Dans des tasses spéciales.
Le Fiémançais :
Lithographies délicieuses
Avec peintures et pinceaux,
Copies de maîtres audacieuses
Aux couleurs variées.
« Ces objets sont sacrés. » Mais qu'est-ce ?
Billets doux et portraits très beaux
De souvenirs de ses maîtresses,
Amours de son passé.
Le Tarnois :
Des notices typographiques
Des provinces de son royaume
Avec cartes géographiques
De la Fédération,
Et de précieuses collections
De décorations et de baumes,
De traités de révolutions
Complexes et abscons.
Tout me semble en ordre, plus rien à redire,
Donc sans plus tarder, on peut partir.
Je crois entendre des bruits de ferraille,
Les grincements des roues du train sur les rails
Notre heure s'approche, seigneur, quelle joie.
Sifflets et grésils, symphonie de la gare,
Résonnent, les cheminots veulent le départ.
Ah, le grand moment – nous n'en sommes loin,
Il ne peut pas être de plus beau destin.
Et j'ai le cœur heureux, sautant de joie.
[/center]
Posté : ven. avr. 08, 2016 12:15 pm
par Rezzacci
Zerbia
Ce n'est pas un opéra, mais juste un air contemporain, célébrant la possible récupération d'un des comptoirs de Stalagmanque situé sur les côtes rivéennes : Zerbia.
[center][url=https://www.youtube.com/watch?v=ybJJ5AIQ_k0]Zerbia[/url]
Anna ? Sais-tu d'où je viens finir mon errance ?
En Rivea.
Hélas ! D'ores, ça fait partie de la Fiémance,
De son aura.
Tous les comptoirs ont été perdus, retournés
Au bon roi Jean.
Mais des rumeurs disent que ça pourrait changer
Dans peu de temps…
Allons ! Allons ! Voyage avec moi !
Viens profiter du cadeau du roi !
On a perdu Sànta-Gioâna, Sànta-Maiétta et Batagiâ,
Mais – gloire au roi Jean ! – on va récupérer Zerbia !
Les flots ne seront plus pour nous des ennemis,
Ma chère enfant ;
Les comptoirs nous redonneront suprématie
Sur l'océan.
À nous la richesse, la gloire du retour
Parmi les grands,
La république rayonnera pour toujours
Sur ses estrans !
Allons ! Allons ! Voyage avec moi !
Viens profiter du cadeau du roi !
On a perdu Sànta-Gioâna, Sànta-Maiétta et Batagiâ,
Mais – gloire au roi Jean ! – on va récupérer Zerbia !
Bientôt, nous verrons partout flotter la bannière
De gueule et d'or
Sur toute la surface côtière des terres,
Comme un trésor.
La paix commerciale de nos fougueux marchands
Triomphera,
Et le monde nous regardera, souriant.
Alléluia !
Allons ! Allons ! Voyage avec moi !
Viens profiter du cadeau du roi !
On a perdu Sànta-Gioâna, Sànta-Maiétta et Batagiâ,
Mais – gloire au roi Jean ! – on va récupérer Zerbia ! [/center]