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Posté : mar. mars 29, 2016 12:47 pm
par Michou92
Welcome in Paradise

Côte nord de Félénée,
Ruines de Ferlico Bay,

26 septembre 2029
3h30

La nuit avait recouvert de son bleu manteau les restes de Ferlico Bay, projet de ville touristique n’ayant pas survécu à la mort de son instigateur, il y a de cela plus de 15 ans. La cité inachevée était ensuite rapidement devenue une zone de non droit, où pirates, criminels en fuite et autres contrebandiers avaient élu domicile. Il en était de même pour le reste de Félénée, qui comptait à ce jour à peine quelques milliers d’habitants dispersés aux quatre coins de l’île.

Un silence apaisant régnait, et les silhouettes d’immeubles inachevés, semblables à des géants endormis, ne se détachaient de l’ombre que grâce au clair de lune. La sombre et froide beauté de la nuit n’était contrastée que par les quelques lueurs orangées qui parsemaient la ville.

Un homme, ne trouvant manifestement pas le sommeil, longeait lentement le bord de mer. Il s’arrêta face à cette étendue d’eau infinie pour contempler la beauté de ce paisible paysage. Une brime légère fouettait ses joues et l’air salé commun à tous les bords de mer venait chatouiller ses narines. Il s’assis par terre et ferma les yeux pour écouter le bruit presque imperceptible des vagues.

Cette douce musique marine l’apaisait et il aurait pu rester là pendant des heures. Mais alors qu’il avait toujours les yeux fermés, il entendit un grondement lointain. Il rouvrit les yeux, mais ne voyait rien de particulier. Le grondement se rapprochait, il venait vers lui. Il se releva, pris d’une légère inquiétude, et plissa les yeux en direction de l’horizon. Il commença à déceler au loin des formes glissant sur la mer à toute vitesse et qui venaient dans sa direction accompagnées d’autre formes les surplombants. Il se frotta les yeux et regarda une nouvelle fois. Non il ne rêvait pas, il distinguait avec de plus en plus de netteté des zodiacs et des hélicoptères. La panique se saisit de son corps. Que devait-il faire? Courir prévenir les autres au risque d’être repéré? Se cacher? Il était paralysé. Il vit une vieille barque échouée prêt de lui est décida de s’abriter dessous.

Son coeur s’écrasait sur sa poitrine à chaque battement. Il avait du mal à respirer. Qui étaient ces gens ? Aucun pays n’est assez proche pour se soucier du sort de cette île. Le grondement se rapprochait, encore et toujours. Il arrivait maintenant à distinguer clairement le bruit des zodicas de celui des hélicoptères. Combien pouvaient-ils être ? Une centaine ? Peut être plus ? Il n’avait pas eu le temps d’estimer précisément leur nombre. Il arrêta brusquement son raisonnement lorsqu’il compris que les hélicoptère passaient juste au dessus de lui.

Une voix d’homme parlant dans un haut-parleur retentit :

«  Ce territoire est désormais une propriété d’Eden, Veuillez évacuer les lieux. Tout acte de résistance sera considéré comme une agression ».

Quelques tires raisonnèrent. La sentence fut immédiate : des gros calibres se mirent à tirer et il entendit ce qui lui semblait être des roquettes. Les détonations qui suivirent le confirma. A chaque explosion, il pouvait apercevoir une faible lueur éclairer le ciel qu’il entrevoyait par une ouverture dans la coque de la barque.

Les zodiacs accostèrent. Il les avait presque oublié l’espace d’un instant. Il entendit des hommes débarquer sur la plage. Des pas se rapprochèrent de la barque. Terrifié, son souffle s’arrêta. L’homme parla dans ce qui semblait être un un talkie-walkie.


Mercenaire 1: Delta 1, ici Alpha, je veux un rapport de la situation, dit-il avec un fort accent pelabssien.

Mercenaire 2: Bien reçu Alpha. Plusieurs individus ont ouvert le feu dans notre direction, nous avons donc enclenché la procédure de représailles.
Mercenaire 1 : Excellent Delta 1, tirez sur tout ce qui bouge, il faut les chasser de ce périmètre. Mais évitez l’utilisation des roquettes, nos ordres sont clairs : il faut limiter les dégâts infligés aux infrastructures.

Mercenaire 2 : Bien reçu Alpha.

Mercenaire 1 : Les unités au sol viennent de finir de débarquer. Nous allons terminer de sécuriser le port et le quartier nord de la ville, occupez vous de la résistance au sud. Terminé.

A peine avait-il finit que plusieurs autres hommes s’approchèrent.

Mercenaire 3 : Quels sont les ordes commandant ?


Mercenaire 1 : Vous trois partez avec vos hommes et occupez vous de nettoyer les bâtiments du quartier nord. Pechenet vous vous venez avec moi, il faut qu’on sécurise le port, enfin si on peut encore appeler ça un port. Je veux des compte-rendus toutes les 15 minutes, c’est bien compris ?

Les 4 autres mercenaires répondirent en coeur : « Oui commandant ! »

5h40

Les hommes du commandant mercenaire terminaient de sécuriser le port. Un échange de coup de feu d’une forte intensité retentit dans l’un des hangars mais l’explosion d’une grenade y mit fin en quelques secondes. Le silence revint dans le port. On entendait encore quelques tires provenant du sud de la ville, mais ces derniers étaient si lointains qu’il semblait évident que les combats touchaient à leurs fins.

Le commandant s’assit sur une caisse près du quai pour admirer le soleil levant. Il mit ses lunettes et sorti son paquet de cigarettes. Il commença à fumer tranquillement en admirant ce spectacle. Un de ses hommes vint brutalement mettre fin à ce moment de tranquillité.

Mercenaire : Monsieur, on a un problème.
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Commandant : Qui a-t-il ?

En demandant cela il se tourna et vit une femme et sa petite fille, terrifiées.

Commandant : Mais qu’est-ce que ça veut dire ? C’est pas un endroit pour une femme et sa fillette !


Mercenaire : Elles ne comprennent pas ce que vous dites, elle ne parlent que l’espagnol.

Commandant : Alors traduis : je suis Peter Taylor, commandant de la compagnie de mercenaires « les berserks rouges ». Nous sommes chargés de sécuriser cette ville en chassant toutes les personnes peu fréquentables vers le sud. Nous ne vous voulons aucun mal.

Il se tourna vers le soldat : Bon maintenant qu’elles sont un minimum rassurées fais les partir d’ici Miller.

Mercenaire : Elle ne veulent pas rejoindre les autres au sud, elle veut rester ici.

Peter Taylor : On a ordre de nettoyer cette ville Miller, il ne doit y avoir personne d’autre que nous et les éventuels prisonniers à l’arrivée de monsieur Moneraux.

Mercenaire : On peut les faire prisonnières du coup ?

Peter Taylor : Et les mettre avec les autres malades mentaux qui se sont rendus ? C’est pas les aider de faire ça. Mais soit, tu veux qu’elles soient prisonnières? Et bah tu t’en occupes.

Il prit son talkie-walkie : Epsilon, ici Alpha, la ville sera totalement sécurisée dans l’heure, prévenez Zeus.

7h15

Taylor et deux de ses hommes attendaient sur une terrasse à proximité du port. Un hélicoptère, guidé par un fumigène rouge vint se poser. Un homme élégamment habillé, précédé par deux autres mercenaires, descendit et se dirigea vers le commandant


Peter Taylor : Welcome in paradise mister Moneraux ! La ville est à vous.

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Jules Moneraux : Excellent travail commandant.

Il se rapprocha du bord de la terrasse et contempla la ville.


Rapport des pertes ?

Peter Taylor : Cinq blessés légers, l’effet de surprise et l’impréparation de ces hors-la-loi nous ont grandement facilité la tâche.

Jules Moneraux : Et de leur côté ?

Peter Taylor : Une soixantaine je dirais. Et autant de blessés. Les autres ont fuit à l’intérieur des terres ou ont été fait prisonniers. Il faut aussi noter la présence d’une petite centaine de « civils » allant de simple cuistot à la prostituée de bas étages.

Moneraux grimaça.

Jules Moneraux : J’avais pourtant été clair, je voulais une ville vidée de tous ses habitants. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse de prisonniers et de « civils »?

Peter Taylor : Mettez les au travail gratuitement, ils peuvent être utile, pareil pour les blessés quand ils seront rétablis.


Jules Moneraux : Je verrais, mais uniquement les blessés légers. Débarrassez-vous des blessés graves. Je n’ai pas l’intention de dépenser des fortunes pour les soigner.

Peter Taylor : Comprit.

Une femme en tailleur et talons hauts rejoint les deux hommes.

Blandine Drénin : On a de magnifiques vidéos des combats, comme vous l’aviez demander.

Jules Moneraux : Très bien. Vous les publierez sur internet, ça montrera notre détermination et surtout ça nous rendra populaire auprès des Etats de la région, aussi lointains sont-ils. Ils ne pourront nous être que reconnaissant d’avoir éliminé cette base de la piraterie moderne. Mais attention, pas de sang et pas de morts sur ce que vous mettez en ligne.

Blandin Drénin : Ne vous inquiétez pas, je sais comment m’y prendre.

Moneraux se retourna vers la mer et contempla les premiers navires de colons arriver au loin.

Nous y sommes.