Page 1 sur 1

Posté : dim. mars 20, 2016 4:54 pm
par Margaery
Ce fut sur le chemin du retour d'un très court mais merveilleux voyage de noces que les souverains du Perlian avaient décidé de s'arrêter à Titanua pour rendre visite à leurs amis et alliés tarnois. Cette venue avait son importance diplomatique, car il s'agissait de la première rencontre entre les dirigeants des deux pays depuis le changement de régime au Tarnosia. La restauration monarchique n'avait en rien entaché les relations, mais il demeurait important pour la diplomatie perliane de cultiver ces liens étroits nés il y a déjà plusieurs années. Le Roi Suprême Hadrian et la Reine Eleanor étaient arrivés dans la matinée, et après un déjeuner avec l'ambassadeur du Perlian au Tarnosia, le couple royal se rendait maintenant au Palais Royal pour cette entrevue historique. Il s'agissait aussi de la première rencontre diplomatique à laquelle la Reine Eleanor prendrait part depuis son mariage avec le Roi Suprême.
Le couple royal ne savait pas trop à quoi s'attendre au Palais, il faut dire que cette rencontre avait été décidée que récemment. On disait le monarque tarnois très jeune mais aussi très instruit. Le Roi Suprême Hadrian I ne pouvait que comprendre ce que c'était de monter sur le trône à un jeune âge, donc il n'y avait absolument pas d'inquiétude des souverains perlians quant à la jeunesse de leur hôte.

C'est dans une voiture officielle de l'ambassade que les souverains arrivèrent à destination. La sobre mais luxueuse voiture glissa presque en silence en passant les grilles du Palais Royal, les autres voitures de la délégation à sa suite.



HRP : Je ne sais pas comment tu souhaites organiser l’accueil donc je préfère m'arrêter ici.

Posté : dim. mars 20, 2016 9:41 pm
par Amaski
La couple royal du Perlian était venu à Titanua après son voyage de noces pour passer quelques jours dans la capitale tarnoise. Celle-ci avait bien changée depuis plusieurs mois. Les nouveaux quartiers étaient toujours en construction, mais la plus part commençaient déjà à prendre forme et à offrir aux visiteurs des rangées de façades d’édifices construits dans un style tarnois classique. L’Arc de Triomphe, un des plus grands monuments en cours d’édification, était presque fini et les principales avenues canalisaient déjà la foule d’habitants à pied ou en véhicule qui s’avancaient à travers les rues de la grande ville. L’agitation était donc grande dès que le Soleil se levait et le calme revenait que quand les premières lueurs de la Lune illuminaient l’horizon.

Le Palais royal avait été construit au Nord de la capitale loin de l’ancien centre-ville qui perdait chaque jour en attractivité. Les ruelles serrées et les nombreuses enceintes du vieux Titanua rendaient la circulation difficile et les gens préféraient donc s’installer dans les nouveaux quartiers. Cette partie de Titanua était désormais d’avantage une attraction touristique, parsemée de musées et de magasins, qu’une zone résidentielle. Le choix du Prince de s’installer au Nord n’était pas anodin et correspondait à des besoins politiques et pratiques. Sur le plan politique, il fallait noter qu’il aurait fait étrange de vivre dans le palais qui avait servi de résidence aux Kansteltants païens. Au niveau pratique, il fallait souligner que le niveau de délabrement de l’édifice était tellement avancé qu’il valait mieux construire un nouvel bâtiment. Le Palais royal était une bâtisse moins grande que son parent impérial, mais nettement plus confortable et pratique.

Le couple royal du Perlian fut accueilli à l’entrée du Palais par une cohorte de majordomes qui aidaient les monarques à sortir de leur voiture et les guidant vers le Palais. Une fois que les deux souverains franchirent les escaliers en marbre de l’entrée, on les fit traverser un grand hall dont les fenêtres sur le mur Ouest donnaient la vue sur les jardins intérieurs du Palais. Sur le mur Est, se trouvaient des absides dans lesquelles avaient été installées des statues de saints en bronze hautes de deux mètres. La plus impressionnante fut celle de Jérôme Savonarole, le saint patron officieux de l’Eglise tarnoise, celui qui avait osé tenir tête au pape Borgia. Pendant que le couple traversa le hall, un des majordomes leur dit.

« Ses Altesses vous recevront dans le Salon de la Paix. Malheureusement, le Salon de la Guerre est occupé par l’ambassadeur raksas. »

Après quelques pas, le groupe arriva devant une grande double-porte en chêne sculptée avec des scènes de chasse. Les gardes postés des deux côtés de la porte s’écartèrent et le plus ancien des majordomes ouvrit les portes pour laisser passer le couple royal. L’intérieur était un grand salon décoré de manière simple et avec des meubles victoriens au décor tarnois. Au plafond on pouvait voir des fresques des dieux tarnois festoyant dans le cadre d'un grand banquet. Le Dieu de la Guerre se trouvait représenté ivre et dormant dans les bras de la Déesse de la Paix.

Le prince Oroskon et la princesse Abeba attendaient leurs invités dans le salon. Quand le roi et la reine entrèrent, ils se levèrent et saluèrent les monarques venus du Nord. Oroskon portait une tunique verte foncée avec un pantalon en laine noire pendant qu’Abeba était vêtue d’une robe ample de couleur bleue foncée. Tous les deux portaient à leurs doigts un anneau en cuivre faisant office d’anneau de sceau, mais aussi d’alliance matrimoniale. Le Prince tarnois fut le premier à s’adresser aux rois du Nord.

« Vos Majestés, c’est un grand honneur de pouvoir vous accueillir dans notre modeste principauté. Ma femme et moi espérons que vous avez passé un bon voyage de noces? »

Il montra avec la main sur deux sièges libres.

« Asseyez-vous, nous pourrons profiter pour discuter plus amplement. Sachez que du vin et des fruits vous sont mis à disposition. »


Des bouteilles de vin avec des verres ainsi que des plats en argent sur lesquels s’empilaient des fruits avaient été préparés sur une table basse.