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Posté : ven. mars 04, 2016 5:38 pm
par Iles-MJA V3
[i67] - île Twictwic
Superficie : 13 000 hectares
Habitants : communauté polynésienne
Ressource : uranium


Précipités par de fausses rumeurs sur des charrettes d'or que l'Hokkaido extrayait de ses colonies îliennes, une poignée de pays et non des plus riches avaient investi dans la recherche d'îles dans les environs d'Oiapaha.
A la faveur des premières découvertes et poussés tantôt par la soif d'or, tantôt par le souci de ne pas laisser d'autres puissances mettre pieds dessus, de nombreuses chancelleries avaient fini par reconsidérer leur position sur les quelques points verts qu'on observait par satellite à cet endroit de l'Océan.
En quelques heures, comme une trainée de poudre, l'intérêt pour la zone se démultiplia, et on envoya de partout des navires ; tantôt pour franchement coloniser, tantôt prétextant prendre la défense des populations contre une nouvelle folie accapareuse.

Le Mayong remporte l'îlot.

Posté : mar. avr. 26, 2016 9:32 am
par Alex Scker
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/17/1461625142-twictwic.png[/img][/center]
  • Le peuple Tweek* (1)
    Tweek-Tweek Island

    La recherche avait été menée sans relâche, voguant d'un point à l'autre de l'océan, aux quatre points cardinaux, tournant inlassablement autour du Makara. Les découvertes de myriades d'îles, ces derniers mois, avaient déclenché un espoir, un rêve, un désir d'approcher une bande de terre encore inconnue avant de la fouler du pied de l'homme moderne. Nombreuses étaient celles qui contenaient des trésors, disait-on, une promesse hypothétique suscitant bien des convoitises. Les Etats s'étaient bien vite lancés dans la course, le Triumvirat rassemblant de son côté anthropologues, biologistes, médecins, géologues, artistes, linguistes, militaires et représentants politiques dans de petites formations navales voguant vers l'horizon.

    Désormais officieusement préposé à voyager en mer, découvrant de part et d'autre îles et îlots éparpillés « pour son plus grand bonheur », l'[url=http://www.simpolitique.com/post260492.html#p260492]agent Giàp[/url] faisait évidemment partie du voyage. Et pourtant, qu'est-ce qu'il haïssait l'eau et l'air emprunt de sel qui irritait la peau, se chargeait d'humidité, faufilé qu'il était dans les moindres recoins de ses vêtements sombres. Il n'avait pour moment de répit que le temps plus ou moins long le laissant inactif à la découverte d'un îlot, avant toute reprise de la mer, créant une frustration peu enviable à bord. Qu'importe ! Un bon vieux « Terre, terre ! » l'avait tiré de ses sinistres réflexions.

    D'autant plus que d'étranges hommes et femmes à la peau mate, vêtus d'habits pour le moins originaux, leur faisaient signe de la main sur une bande du littoral. Rabattant les pans de son manteau gris soulignant ses hautes bottes noires, Giàp entreprit de descendre dans un petit bateau affrété de l'équipage, adoptant la posture fier d'un de ces conquistadors en terre conquise. La barque rencontra rapidement le fond sableux annonçant la douce et chaude place de grains amassés. Prenant l'initiative, l'agent sauta à terre, se dirigeant vers ce qui semblait être le chef du groupe autochtone de par son âge, ses colliers et autres éléments symboliques qui le recouvraient. L'homme drapé dans des pans de tissu rouge détacha précautionneusement un collier chargé en pièces nacrées avant de s'avancer vers son congénère aux yeux plissés qui venait de débarquer sur son île.

    Muyuw :
    Ancien des Tweek


    « Kula** - Coula -...Kula ? »

    Les yeux de Giàp allaient d'un bord à l'autre de ses orbites, cherchant sans comprendre un linguiste ou anthropologue qui aurait bien voulu l'éclairer sur ce début d'échange incompréhensible. Voyant le léger désespoir de cet homme jaune qui s'avançait là, Muyuw tendit son bras fin et fripé, mettant entre les mains du mayongais un large collier tressé recouvert de coquillages colorés, de plumes et d'autres petits symboles de bois gravés. Observant les détails et raffinement de la production artisanale, le petit groupe autochtone semblait être figé, rivant ses yeux sur lui, attendant visiblement quelque chose. D'un claquement de doigt, le makaran pris dans la réserve les colliers de jade - évidemment inconnue des indigènes - qu'ils avaient emporté pour ce genre de confrontation. Il donna à l'ancien trois colliers chargés avant de désigner successivement le village et un homme jeune qui se tenait non-loin de l'ancêtre.

    Giàp :
    Agent du MIS


    « Bạn có thể đưa tôi đến làng? »

    Celui qu'il pensait chef semblait ravi de la transaction, poussant le jeune homme se tenant juste derrière lui à s'avancer dans le champ visuel de ces colonisateurs d'Orient, esquissant un large sourire édenté en désignant le village à son tour.

    Muyuw :
    Ancien des Tweek


    « U'yimawi eti'da, ao ! »

    La petite troupe se mit en marche, laissant les marins installer un semblant de campement en mettant leurs embarcations à l'abri, tentes à dresser. Dans le lointain, un son puissant et tonitruant commençait à s'élever, celui de larges tambours à la peau rustiquement tannée, accompagné de chants sifflés trouvant une tout aussi grande résonance. Entre les palmiers, sur cette terre isolée du monde depuis toujours, bien des questions se pressaient dans les esprits des uns et des autres sur la nature de leur découverte.
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    Note : le peuple Tweek* a pour inspiration les [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/Dayak]Dayaks[/url] et les [url=https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Eles_Trobriand]Trobriandais[/url].
    La Kula** est un système cérémonial et symbolique, complexe et hierarchisé de dons et de contre-dons.