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Posté : dim. févr. 21, 2016 8:43 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

[right]2 Juin 2029, Aéroport de Lokaroum.[/right]

Une fois encore, Malinia à l'aéroport de Lokaroum, en train d'attendre une délégation étrangère. L'aéroport avait déjà changé, bien sûr. La piste avait été rénovée, et semblait plus « neuve » maintenant. Elle était également plus longue et un peu plus large, de façon à pouvoir mieux accueillir toute une série d'avions. Et, plus loin, on pouvait voir, sans être trop visibles tout de même, car on ne voulait pas déranger la visite diplomatique, on pouvait apercevoir les travaux en cours pour mettre en place de nouvelles pistes, de nouveaux terrains et de nouveaux bâtiments, quand on ne rénovait pas une chose ou l'autre. Quand tout serait fini, l'aéroport ne serait que plus grand et plus performant, ce qui ne pouvait être qu'une bonne chose. Pour en avoir négocié beaucoup, elle était bien entendu sensible à la question des traités qui avaient généré le trafic rendant cet agrandissement nécessaire.

Pour l'heure toutefois, elle se reconcentra sur la rencontre du jour. Il s'agissait de recevoir un nouveau Royaume Alméran, mais pas des moindres, puisque c'était nul autre que le puissant Royaume de Fiémance. Un partenaire incontournable pour le Maok, et qui pourtant, jusqu'ici, avait quelque peu été oublié. Après des débuts où la Fiémance venait tout juste – fort malheureusement de l'avis de Malinia – d'être chassée hors de Cécopie, et où la diplomatie maokorienne, encore jeune, n'avait guère osée l'approcher après un si triste épisode, on était passé par l'épisode des querelles de successions en Fiémance, suivie de la période de gallicanisme. Heureusement, maintenant, tout cela appartenait au passé. Il y avait un Roi fidèle à la Sainte Église Catholique et Urbaine solidement assis sur le trône de Fiémance. Et plus rien ne s'opposait donc à cette rencontre, qui n'en avait pris que plus d'importance avec le temps. Une rencontre qui devait être un succès, mais ce genre d'exigence n'était pas de nature à « écraser » la Ministre, au contraire, cela ne faisait que renforcer son énergie et sa détermination.

Le comité d’accueil habituel était réunis devant l'aéroport, avec Malinia elle-même, un assistant pour les urgences et une haie d'honneurs de soldats maokoriens – hommes et femmes, comme toujours au Maok – menant jusqu'à la voiture attendant d'emmener les dignitaires jusqu'au lieu de la rencontre proprement dites. Ne sachant pas si les dignitaires parleraient le latin ou non, une interprète était aussi prête à intervenir au cas où, Malinia maîtrisant la langue latine, mais n'ayant que de vagues rudiments de fiémançais. Tout était donc prêt pour l'arrivée des invités – même si on ne savait exactement s'il y en aurait un seul ou plusieurs, en fait, ni qui ils seraient précisément – qui étaient annoncés comme sortant de leur avion, et arriveraient donc bientôt devant la femme noire, qui souriait déjà, de ce sourire ouvert qui avait fait sa réputation.

Posté : dim. févr. 21, 2016 10:51 am
par Arios
Dalmas Filiberti n'était pas un homme de la génération "zanyanaise", et n'avait accédé qu'aux responsabilités de haut niveau après le Traité de Mänttä, qui déclarait la fin du Zanyane Fiémançais et la proclamation de la Confédération chorocrate du Zanyane, un régime encore plongé dans l'intérim.
Pour l'accompagner ainsi, l'ancien Ministre fiémançais du Zanyane, Bassirou Okosso, avait été cordialement invité à la rencontre ; il avait quitté son appartement de banlieue riche d'Opemont pour reprendre le chemin d'un continent dont la décence politique l'empêchait de regagner la Cécopie, où le gouvernement de Bina Bipimbi peut se montrer ambigu à l'égard de l'ancien personnel politique.
Des envoyés de grandes entreprises avaient également été conviés au voyage, pour entamer en parallèle des discussions industrielles avec la filière économique maokorienne dans les domaines des transports, de l'urbanisme, de l'agro-alimentaire et de l'électronique.

Au chapitre diplomatique, il s'agirait pour Dalmas Filiberti d'orchestrer la reprise des relations entre le Royaume du Maok, très proche d'autres monarchies alméranes, et la Fiémance en tant que puissance extérieure au continent, sur l'axe d'une entente commune basée sur les valeurs chrétiennes que partageaient les deux pays dans la gestion de leurs sociétés.

Posté : mar. févr. 23, 2016 12:51 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Attendant l'arrivée de la délégation fiémançaise, la Ministre vit arriver un petit groupe, conduit par deux hommes qu'elle reconnu rapidement, aux photos qu'elle avait vu d'eux. L'un, Dalmas Filiberti, parce que c'était avec lui qu'elle avait échangé et que, dans ce genre de cas, elle veillait à toujours se faire une idée de son interlocuteur, l'autre, Bassirou Okosso, pour les nombreuses photos de presse qu'elle avait vu de lui à l'époque où elle suivait les événements en Cécopie. Le reste du groupe lui était inconnu, mais semblait, à ce qu'elle en voyait, composé d'hommes d'affaires. Quoi qu'il en soit, ce fut avec un sourire qu'elle accueillit tout ce beau monde, sourire ravis car elle était véritablement heureuse d'enfin pouvoir nouer des liens avec la Fiémance.

« Monsieur Filiberti, Monsieur Okosso, et vous aussi messieurs que je ne connais pas encore, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Maok ! C'est un réel plaisir pour moi de vous accueillir ici, et j'espère sincèrement que nous pourrons tous ensemble poser les bases d'une amitié solide et durable entre nos deux royaumes ! »

Le sourire aux lèvres, elle s'avança pour serrer la main de ses invités. Ignorant le protocole fiémançais, elle leur laisserait ensuite le temps de s'exprimer, s'ils le désiraient. Sinon, elle proposerait de se rendre aux voitures, où elle monterait en compagnie du ministre et de l'ex-ministre, laissant les autres fiémançais suivre dans d'autres véhicules.

Posté : ven. févr. 26, 2016 6:50 am
par Arios
Quelques négrillons en pantacourt et munis d'appareils photos aiglantins archaïques saisissaient la scène des poignées de main, accompagnés par des relais locaux, expatriés ou voyageurs, des médias fiémançais. Les deux ministres, mais aussi les industriels, saluèrent poliment Malinia Balioko, avec les formules d'usage. Puisque cela permettait dans un sens de briser la glace, Dalmas Filiberti fit une déclaration aux micros et caméras, avec l'accord de la ministre royale.

"La Fiémance est heureuse de mettre à nouveau un pied pacifique au Zanyane et particulièrement au Maok, pays inspiré et inspirant pour nous-autres politiciens almérans, avec l'espoir optimiste qu'il s'agisse d'un commencement solide pour l'établissement d'un commerce durable entre nos deux pays, et entre nos deux continents. Je remercie la ministre Malinia Namalik Balioko, ainsi que Sa Majesté, pour l'accueil qui nous est fait, et qui honore l'idée selon laquelle nous devons nous tenir debout ensemble, dans la paix et l'adversité, et défendre ensemble notre vision du monde, qui est je n'en doute pas commune sur un nombre de points important. Merci."

Et l'on put prendre le chemin des voitures...

Posté : sam. févr. 27, 2016 6:15 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

De fait, la presse était remarquablement peu présente sur la piste, car une photo d'un diplomate étranger descendant d'un avion n'était pas le genre d'information que les maokoriens jugeaient cruciales quand ils voulaient entendre parler d'un nouveau partenaire. Mais de la déclaration du représentant fiémançais fut bel et bien enregistré par la presse – essentiellement par des micros, hormis pour les journalistes fiémançais – et serait sans nul doute répercuté dans la population, via la radio et les retranscriptions dans la presse papiers. De son côté, Malinia, qui avait salué avec le sourire tous ceux qui s'étaient présentés à elle, fut assez satisfaite de ce premier contact, qui semblait de bonne augure pour le reste de la rencontre.

« Hé bien, merci pour cette déclaration, Excellence. Je pense que nous pouvons y aller. »

Et, souriante, Malinia prit place dans la voiture, face au Ministre et à l'ex-Ministre – et en compagnie du traducteur, bien entendu. L'officier qui leur avait ouvert la portière la referma, et ils purent démarrer. Le reste de la délégation fiémançaise, prenant place dans d'autres voitures, les suivrait de prêt.

« Nous arriverons bientôt au Petit Palais, siège du gouvernement maokorien, où nous pourrons discuter du traité proprement dit en compagnie de vos compagnons. J'ai pour habitude de profiter de ces trajets pour apprendre à mieux connaître les futurs partenaires, mais l'aura de la Fiémance est telle, y compris ici, au Maok, que je ne vous ferai pas l'injure de vous demander de me la présenter, bien entendu. De votre côté, j'ignore si vous avez des questions sur le Maok, si tel est le cas, n'hésitez pas surtout !

Pour ma part, si je n'ai pas de question sur la Fiémance, j'aimerais vous demander quels sont les projets et la vision de celle-ci par rapport au Zanyane. L'histoire récente, hélas, a vu la Fiémance investir beaucoup d'efforts et être bien mal récompensé par notre continent, et j'aurais aimé connaître l'avis actuel de votre pays sur notre continent.

J'en profite, Monsieur Okosso, pour vous dire qu'à mon avis, et à celui de Sa Majesté, vous avez fait un travail excellent en Cécopie, et que nous regrettons fortement le destin qu'à, hélas, finalement connue celle-ci. »

Posté : dim. mars 06, 2016 12:38 pm
par Arios
Filiberti fit mine de ne pas recevoir le compliment, du moins il y répondit à côté, trouvant cela presqu'absurde qu'un pays zanyanais indépendant, peuplé de Zanyanais et dirigé par des Zanyanais, vienne à regretter publiquement qu'un pays alméran ait perdu ses colonies à leur endroit. Il y voyait surtout le signe qu'entre la pression du capitalisme makaran et le blocage créé par le monstre de la Confédération du Zanyane -cet État exsangue dirigé par le Cekoba Bina Bipimbi-, les entrepreneurs maokoriens, de même que leurs frères évangélisateurs, ne pouvaient pas vraiment avancer leurs pions en Cécopie et ne gagnaient rien à ce statut. Surtout, il n'était pas de la génération des ultramarins, et à l'heure où son pays jouait la carte du souvenir hugolingien, la nostalgie d'une Fiémance purement idéologique et transethnique n'avait pas la cote.


Dalmas Filiberti : Je crois que le Zanyane ne va pas forcément mieux qu'il y a cinq ans. Je ne doute pas que dans mon camps, de nombreuses personnes eussent apprécié pouvoir mettre leur ingénieurie, leur technique, leurs idées, leurs espoirs aussi dans l'édification d'une société prospère en Cécopie, afin de faire rayonner le Zanyane du sud. Cette partie du continent ne va pas mieux, ne se remet pas de la guerre civile ; une horreur pensée et orchestrée depuis certaines capitales bien connues.
Mais je crois aussi, peut-être pour les raisons que vous évoquez, que d'aucun n'aura encore l'énergie de se risquer, de tout risquer à renouer des liens qui pourtant, culturellement, existent et c'est véridique.
On peut vivre un deuil de façon résignée.
C'est au Zanyane lui-même de se développer aujourd'hui et de se rendre invulnérable, même si la vision géographique continentaliste n'a aucune valeur, et je partage ce point de vue avec les pires interventionnistes que je connais.
Après... je ne peux pas parler pour tout le personnel politique ; pour ce qui est du gouvernement, des gens comme Vaast Heunechart ont travaillé longtemps pour le Zanyane car ils étaient déjà en poste, mais aujourd'hui ils sont payés pour travailler avec la même vigueur au projet alméran, et à nos territoires fiémançais... bien de chez nous.
Je ne crois pas à un retour d'Edmond Villefroy, car la personne royale a une place importante et la poste de premier ministre n'a plus grand sens aujourd'hui.
Après, donc... les accélérations de l'Histoire sont parfois surprenantes, et si les deux à trois serpents à l'origine de millions et millions de morts civils au Zanyane du sud venaient à périr, comme ils le méritent et dans l'intérêt de tous, qui serais-je pour m'opposer à ce que les comptoirs traditionnels de notre civilisation soient à nouveau nourris par un certain destin commun ?

Posté : dim. mars 06, 2016 5:13 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La Ministre fut plutôt surprise par la réponse de son interlocuteur, car elle imaginait une optique plus large que celle-là. Après tout, le Maok était un pays zanyanais, et les liens qu'ils établiraient aujourd'hui feraient partie des liens entre le Maok et le Zanyane. Elle aurait été aussi fort surprise du fond de la pensée du fiémançais, car elle avait été sincère. Qu'importait, au fond, aux maokoriens, que la Fiémance serve de puissance coloniale à la Cécopie, tant que la Cécopie croissait et se développait, mieux encore, qu'elle le faisait au sein d'un Royaume Chrétien, qui apportait non seulement la prospérité et la sécurité à cette partie du Zanyane mais aussi la parole du Christ. Le Maok lui-même s'était développé heureusement sous la protection du Viertenstein avant de prendre son indépendance, et si la Cécopie avait pu continuer à faire de même sous la protection bienveillante de la Fiémance jusqu'à être pleinement prête à prendre son envol, si ce jour arrivait jamais, ils en auraient été très heureux pour les cécopiens.

Mais comme le fiémançais n'avait rien dit de cette incrédulité, Malinia ne pu guère y réagir, et se contenta donc d'analyser ses paroles pour y répondre ensuite, profitant, en la matière, du léger temps de latence induit par le traducteur – ce qui décidément était bien pratique, parfois.

« Hé bien, je suis heureuse de voir que la Fiémance ne ferme pas totalement la porte à des relations avec le Zanyane. J'espère que les liens que nous développeront entre nos deux pays pourront cimenter un nouveau lien entre votre pays et notre beau continent zanyanais et, qui sait, être une porte pour restaurer un jour des liens, peut-être différents, avec ce qu'est devenue la Cécopie... pays d'ailleurs bien peu ouvert aux autres pays, même zanyanais, de ce que j'ai vu.

Enfin, je suppose, puisque vous n'en avez rien dit, que vous n'avez pas vous-mêmes de question sur le Maok ? Si c'est le cas, n'hésitez pas, surtout ! De mon côté, si vous permettez une autre interrogation, je suis curieuse de connaître les projets de la Fiémance vis-à-vis du nouvel Empire en gestation. Pensez-vous que Sa Majesté Jean ceindra la Sainte Couronne ? Ou qu'un autre aurait plus de chance de le faire ?

La question des relations avec le futur empire est une question d'actualité pour le Maok, car il sera après tout un acteur majeur de la chrétienté et, nous l'espérons, un partenaire de choix. En tant qu'almérans, les fiémançais sont sans doute plus au fait des possibilités du futur empire que moi, je présume, et le reste du gouvernement, nous qui devons suivre les choses depuis le Zanyane. Auriez-vous la bonté de m'éclairer ? »

Posté : mar. mars 08, 2016 10:47 am
par Arios
Dalmas Filiberti : Nous sommes nombreux à penser en Fiémance que le principe des Etats-nations est condamné, et qu'importent les sympathies pour ce modèle il faudra apprendre à s'en passer.
Notre pays a déjà mis sur la table les réformes nécessaires pour dépasser ce cadre, par des soucis de sécurité régionale et surtout d'efficacité politique à améliorer le niveau de vie de chacun.
Aussi et dans un sens, la Fiémance a déjà une réalité et une structure impériale dans le sens où elle a reconnu, mais ça ne date pas de 2028/2029, être dépositaire de nombreuses populations qui n'ont pas à ressentir entre elles une unité véritablement définie.
Nous avons joint dernièrement un cadre administratif et politique à cette réalité philosophique. Donc la Fiémance a déjà cette habitude impériale que n'ont pas le Thorval et le Viertenstein, mais surtout le Thorval qui jouit d'une unité ethnique singulière et renforcée qui plus est par un ciment culturel qu'est le christianisme, quant les Lochlannais sont restés des païens et donc des étrangers aux yeux des Thorvaliens.
Alors il ne me paraîtrait pas absurde que Sa Majesté le Roi Jean puisse prendre la tête de cet Empire d'Occident, mais cela ne doit pas être une condition à ce que tous les pays volontaires de l'Alméra puissent travailler ensemble pour améliorer la vie de leurs citoyens, c'est à dire améliorer leur puissance en tant qu’États.
Qu'importe l'Empereur demain, il faut que l’Église serve de frein aux ambitions scientistes, il faut que nos savoir-faire culturels luttent contre le pangermanisme, il faut que nos ingénieurs tissent des réseaux urbains efficaces sur n'importe-quelle côte de l'Empire, il faut en somme outre-passer les cadres nationaux.

Pour revenir au sujet du Maok, son tropisme de marbre vers la considérations catholiques en fait un partenaire primordial de l'Alméra chrétienne au Zanyane et dans le monde, à proximité d'un hémisphère sud qui est constamment une zone de violation des droits humains. Il importe peu que d'aucuns lui fassent de faux procès sur la trahison culturelle qu'ils croient y voir ; le Maok est un pont divin entre un continent en avance sur le plan des libertés, et un continent en retard qui le sera de moins en moins grâce à votre travail.

A ce propos, quel développement envisagez vous pour votre pays ? On marche souvent sur des oeufs avec les considérations de progrès, de capacités, de développement, lorsqu'on parle du Zanyane et qui plus est des régions les plus avancées du Zanyane, qui ont à cœur qu'on ne tombe pas dans la caricature en les abordant. Il est un fait que tout catholique préfère la simplicité et l'humilité à la profusion et à l'abondance, aussi cette donnée doit sans doute entrer en jeu dans les conceptions de votre monarchie pour l'avenir économique et social du Maok.

Posté : mar. mars 08, 2016 4:18 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Malinia écouta avec attention la réponse du fiémançais, plutôt satisfaite de la façon dont il présentait la vision fiémançaise de l'Empire Alméran, et qui semblait bien plus vaste et réfléchie que la simple envie potentielle de voir un « empereur de Fiémance » occuper la première place mondiale. Elle suivit avec tout autant d'attention son avis et ses questionnements sur le Maok, qu'elle trouva des plus intéressants, et lui répondit rapidement.

« Je vous remercie pour ces éclairages sur la façon dont la Fiémance voit l'idée d'un Empire Alméran. Je pense que cette vision est une richesse qui ne pourra que participer à construire l'idée de ce futur Empire, qui sera alors sans nul doute à la fois plus riche, plus profitable et plus légitime que l'ancien Saint-Empire à la mode schlessoise qui a été abolit par Sa Sainteté. Le Maok serait heureux de voir une telle construction profitant au bien être et au développement de toutes les puissances chrétiennes alméranes voir le jour.

Concernant le Maok, je ne sais si on peut véritablement parler d'un tropisme qui nous pousserait vers l'Alméra, car en fait le raisonnement derrière cette proximité bien réelle établie ou restaurée avec les couronnes catholiques, notamment alméranes, est des plus clair et facile à comprendre. Nous sommes un royaume chrétien, telle est notre véritable identité culturelle, et il nous importe peu, en effet, que certains y voient une trahison... trahison de quoi, d'ailleurs, je me le demande bien. Le Christ, après tout, ne foula-t-il pas, lui aussi, le sol du Zanyane ?

Enfin, quoi qu'il en soit, cette identité chrétienne est chez nous bien réelle, et il nous semble tout à fait naturel de nous rapprocher de ceux qui partagent cette même identité... hors il se fait qu'ils sont plus nombreux en Alméra qu'ailleurs. Nous n'avons d'ailleurs nul problème particulier à une proximité avec l'Alméra, et nous serons heureux de tout transfert qui pourra être fait positivement de l'Alméra au Zanyane. Après tout, le Maok ne connaîtrait pas la paix et la prospérité qui sont siennes aujourd'hui sans l'apport alméran qu'il reçu au siècle dernier.

À ce propos, d'ailleurs, nous ne pensons pas qu'il faille restreindre notre volonté de progrès et de développement sur une base géographique. Si nous réussissons à nous développer au mieux, ce que je souhaite bien entendu, et que d'autres au Zanyane y voit un problème hé bien tant pis pour eux, ils n'auront qu'à, eux aussi, sortir de cette caricature bien plus vile et, hélas, combien plus réaliste dans bien trop de cas, du pays noir arriéré et pauvre qui ne doit compter que sur la pitié des autres pour sortir de l'ornière.

Pour répondre donc à votre question, nous sommes ouvert au progrès, tant qu'il respecte nos valeurs. Par exemple nous disons non aux tracteurs géants, aux machines énormes et aux pesticides de toute sorte, mais oui à tout ce qui pourra nous permettre de développer notre agriculture sans empoisonner notre terre ou tuer notre monde paysans. Nous disons non aux gadgets technologiques que nous voyons comme inutiles, mais oui à tout ce qui améliorera vraiment la vie de nos concitoyens.

Le Maok est donc ouvert à tout progrès qui lui semblera bon, et ne croit ni qu'un pays zanyanais doit rester pauvre, ni qu'un chrétien, pour monter au ciel, doit forcément être un indigent. Nous avons d'ailleurs déjà pris les mesures que nous pouvions dans ce domaine, en sécurisant notre alimentation, ou encore en connaissant déjà toute une série de progrès techniques, et nous sommes ouverts à toutes les opportunités qui nous permettront d'aller plus loin dans ce domaine. »

Posté : sam. mars 12, 2016 5:14 pm
par Arios
"Le Christ foula la terre du Zanyane, mais il n'y parlait pas le latin" ne put s'empêcher de penser le ministre.

Dalmas Filiberti : Le Maok semble ainsi avancer une position environnementaliste qui nous parle. Dans le domaine de la non-vente de tracteurs, nous ne pouvons pas signer beaucoup de contrats, mais il demeure que l'important est sauvé : la sécurité alimentaire des Maokoriens.

Il est parmi nos traditions diplomatiques, si je puis dire, de nouer des contrats alimentaires et avantages douaniers avec les pays partenaires, afin d'importer en Fiémance les produits dans lesquels le Maok est sinon indispensable du moins incontournable. Nos lignes commerciales fonctionnent encore avec la Cécopie, pour l'importation en Fiémance de chocolats, d'huiles essentielles et produits pharmaceutiques, caoutchouc, de sucre quelque peu malgré la concurrence du Méehwacois pelabssien, et de produits plus basiques pour l'alimentation de la forte communauté cécopemontoise : manioc, ignames, j'en passe.
Avec son climat et sa géographie physique et humaine, le Maok a sans doute d'autres choses à proposer à notre vaste marché intérieur urbain et immigré, mais aussi à nos grandes tables pour l'essor de la cuisine fiémançaise.