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Posté : mar. janv. 19, 2016 6:05 pm
par Sébaldie
[justify]La Sébaldie et l’Elésie n’avaient pas toujours eu des relations très cordiales. Dans l’histoire du Jeekim, la première a été occasionnellement occupée par la seconde. Juozas Menecius était né au Liethuviska, bien loin de ces considérations historiques qu’il connaissait de toute façon à peine. L’histoire n’a jamais été l’une de ces passions. Le Premier ministre, plutôt bohème, dirigeait le gouvernement depuis un an maintenant, depuis l’accident de Dana Liesder qui l’a retirée de la course politique. La Sébaldie étaient des voisins idéologiquement contraires mais complémentaires entre eux. Quelques partisans du retour du Royaume de Sébaldie, néerlandophone, avaient fait le choix de s’installer à Verstadt, de l’autre côté des petites collines au nord de la ville sébalde de Merudstein qui formaient la frontière naturelle avec l’Elésie. Dans cette région sébalde, [url=http://www.simpolitique.com/post239442.html#p239442]les citoyens étaient encore restés relativement fidèles aux enseignements du Christ[/url]. La différence entre les deux Etats était là : la Sébaldie avait opté pour la « libre pensée », l’Elésie était restée foncièrement conservatrice. Si quelques partisans libéraux d’Elésie étaient venus s’installer en Sébaldie, les quelques partisans conservateurs de Sébaldie étaient partis s’installer en Elésie. Voilà pourquoi les deux pays étaient complémentaires.

Juozas Menecius espérait entretenir de relations solides avec son voisin septentrional. On racontait que depuis la [url=http://www.simpolitique.com/post275458.html#p275458]légalisation de la production et consommation de cannabis en Sébaldie[/url], certaines municipalités élésiennes avaient touchées par la consommation et le trafic clandestin à petite échelle de cette substance illicite de l’autre côté de la frontière. Le gramme s’y vendrait à prix d’or. Même si Juozas Menecius savait par les services de renseignement que la drogue venait de Sébaldie, il se dédouanerait en prétextant que la Sébaldie n’était pas le seul pays producteur, son pays natal le Liethuviska l’était aussi. Il espérait néanmoins que son interlocuteur élésien n’aborderait pas la question. Lui-même consommateur occasionnel, il n’avait guère envie que ce sujet soit évoqué.

Au tarmacadam de l’aéroport de Stranaberg, Juozas Menecius attendait, sous la fraîcheur de la fin de l’hiver, l’arrivée de la délégation élésienne.
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