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Posté : mer. déc. 16, 2015 10:24 pm
par Alex Scker
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Nagwon l'envoûtante

« Brumes délétères disparaissent lorsque,
se révèle à moi la magnificence de ton éclat. » - Le Jeanneret


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Posté : sam. déc. 19, 2015 1:12 pm
par Alex Scker
Nagwon à l'alpha
Historique...

  • Ville ancienne, fondée aux premières heures par les peuples môngs sortis tout droit des entrailles de l'antique Beysin voisin, Nagwon est un héritage.
    Un leg qui, aux premières heures, laissait entrevoir une cité encombrée, succession de rues tortueuses et disparates s'enroulant autour des récifs de l'urbain. On ne pensait pas la ville, on la vivait avant tout sans autre conscience que l'échelle d'un quartier, d'une habitation et de ses voisins.
    Génératrice d'un chaos, d'un mal-être naissant dans l'obscurité de l'entrée dans une ère en totale rupture, la ville était synonyme d'un certain degré d'horreur.

    Un chaos chassé par les nouvelles « lumières alméranes ».
    Accumulation successives de pensées, d'histoires et de cultures différentes et parfois antagonistes, la cité a vu son visage se transformer sous la houlette adélienne. La pensée occidentale a fait émerger une vision éclaircie, réfléchie et rationalisée de la cité.
    Il s'agissait de donner place au monumental par le vide, à la façade sa beauté, de détruire les dangereuses et tortueuses rues qui jetaient une ombre grandissante sur des pans entiers de l'espace urbain. Un cadastre orthogonal s'est substitué au tracé coutumier, dopant les flux, la vitesse atteignable et les échanges d'un point à un autre de la capitale. Places se sont dessinées, agrandies, faisant ressortir par le vide les monuments ou du moins ce qui avait de caractère monumental dans cette cité, vaste en devenir. On s'adaptait à la modernité almérane dans cette petite partie du monde.
    Tout en prenant au sérieux les mouvements contestataires qui s'élevaient contre la puissance modélatrice de l'Etat, contre sa force coercitive et dominatrice dans les colonies comme en métropole. Et les grandes voies, utiles à la circulation, qu'il s'agisse de civils ou de troupes armées, n'étaient pas comme telles par hasard.

    La montée en puissance de Chen Lin Dara, chassant les colons et les maîtres servis, amena dès 1949 à l'application d'une nouvelle vision pour un Mayong en recomposition. Il s'agissait de modeler la société, dans une optique progressiste répondant aux besoin d'une après-guerre étalant aux yeux de tous la dévastation et la destruction sur des territoires autrefois prospères. Le Général développait la puissance de l'Etat, traçant, modelant le pays qu'il guidait dans les limbes simpomondiales. L'homme devait s'adapter à un nouveau modèle qui se voulait total, aussi bien d'un point de vue macro (quartiers, villes, régions entières) que d'un point de vue micro (objets de consommation, mobilier, agencement des pièces...). Et c'est ainsi que sous influence des E.U.P et par les moyens qui étaient accordées, la structure sociale, urbaine et économique mayongaise s'adaptait à de nouvelles réalités imposées. Villes ex-nihilo destinées à être des cœurs de croissance surgissaient de ci et là, dans l'espace péri-urbain de cités d'importance. Alors qu'autrefois le privilège était accordé à des structures basses, de grands et massifs immeubles sortaient dès à présent de terre sous l'impulsion des imaginations conjointes de ses architectes. L'urbanisation était en marche, outil de puissance dopé par un Etat qui se voulait prépondérant dans l'organisation des pouvoirs.

    L'homme adore les certitudes, elles rassurent, confirment dans un sentiment de tranquillité une vision sur le moyen-long terme.
    Ce qui, face à l'évolution perpétuelle du monde, n'est pas exempt de contradictions, menant un modèle érigé comme le meilleur possible, pouvant être appliqué partout et pour tous, à la faillite.

    Poussé par la chute du Général dans les années 1980, le modèle culturaliste conforté par la pensée natcap s'est diffusé et superposé aux idéaux déchus qui avaient dominé les politiques publiques mayongaises, renversant du tout au tout la donne. La prétention ne va pas jusqu'à édicter de nouvelles normes à l'homme moderne, il ne sert que son instinct, ses désirs rationnels, bien que limités, suivant le cours reproductif des choses, accompagné par la notion de progrès. La ville, la société, l'homme se développent en continuité avec les legs du passé, ils adaptent la modernité, résolvent les problèmes existants sans rupture totale avec un passé lourd d'incidences et de significations. Il s'agit de s'articuler à la géographie physique, sociale et humaine et de laisser place nette aux initiatives tout en favorisant l'émergences de grands axes commandés par un univers idéologique nouveau. Sortant d'une guerre civile fratricide, le Mayong cherchait avant tout à laisser place à une forme de souplesse d'organisation, de relatif consensus malgré les fortes oppositions. L'espace urbain suivant un cadastre orthogonal adopte désormais des caractéristiques radio-concentriques, la logique de pôles interconnectés s'était lancée, mis en marche par la division, les spécialisations et bientôt les normes édictées par la mondialisation.
    L'Etat, l'organisation natcap pose les bases d'une société nouvelle, sûre, juste et libre, véhiculant les idées propices à favoriser coopération et entente au sein d'espaces sociaux pluriels. Et dans un pays où le développement rapide a entraîné l'apparition d'une fracture des territoires, dans un pays soumis aux menaces extérieures et destructrices comme pour tous les autres, et enfin dans un monde où l'individualisme grandissant progresse, apparaissent des utopies tournées vers un entre-soi protecteur. Les « gated communities » d'ores et déjà existantes se sont institutionnalisées avec le cloisonnement interne des districts, des résidences, des immeubles. Les initiatives, sentiments et désirs de chacun produisent des impératifs sécuritaires qui, en étant répétés et diffusés, finissent pas s'imposer à tous de façon autonome. Sans que la puissance coercitive de l'Etat n'en ait été réellement pour quelque chose.