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Posté : mar. déc. 15, 2015 11:48 am
par Joyan
[center][ont]DES KIWIS

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=933624babykiwichick.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/933624babykiwichick.jpg[/img][/url][/center]

[justify]Le kiwi est une espèce d'oiseau vivant uniquement sur l'archipel des Nouvelles-Véliades, et en majorité sur l'Île Ouest. Son nom est une transcription fiémançaise du terme maori kivi-kivi, désignant ce même animal. Relativement petit - une cinquantaine de centimètres de long - il est dépourvu d'ailes ce qui le rend incapable de voler. Ses plumes ressemblent à des poils, il ne possède ni queue ni bréchet et sa vue est très faible. Pourtant, il est considéré comme l'oiseau disposant du meilleur odorat au monde, lui permettant de rechercher ses proies : petits insectes, invertébrés, fruits voire grenouilles et écrevisses, qu'il attrape au moyen de son long bec. Il vit en moyenne 30 ans. Après le premier accouplement, les kiwis vivent généralement en couple. Il a pour habitat un terrier creusé dans le sol, ou encore un nid sous un amas de fougères ou un tronc creux, duquel il ne sort que la nuit. Il peut vivre jusqu'à 1200 mètres d'altitude.

Par extension, les kiwis sont le symbole, avec la fougère argentée, des Nouvelles-Véliades. Espèce endémique de l'archipel, elle était déjà adoptée par les maoris comme symbole avant l'arrivée des almérans sur le site. Aujourd'hui, elle est présente sur les pièces de 1 et 2 $NW ainsi que sur plusieurs symboles et logotypes d'institutions et de mairies, comme celle d'Oceanfield. Un kiwi, dans le langage courant, désigne aussi un habitant des Nouvelles-Véliades. Bien que peu utilisé sous l'ère coloniale, il réapparaît notamment au moment de la contestation de la domination de l'Adélie sur les terres néo-véloises, et est réapproprié aujourd'hui par les habitants de toutes origines dans un esprit d'unité nationale, afin de prouver leur identité commune
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Posté : mer. déc. 16, 2015 4:16 pm
par Joyan
Finlay Waters, 52 ans, contremaître en entrepôt logistique, Lexford

[justify]34 ans. 34 ans aujourd'hui que Finlay Waters travaillait dans cette boîte de produits alimentaires transformés et dégueulasses. Des biscuits et autres stupidités du genre. C'était une des seules de la région qui avait résisté à la crise. Il avait connu le temps d'avant, quant tout allait bien, quand ses salariés, même s'ils n'étaient pas heureux de travailler si dur, vivaient bien. Aujourd'hui, alors que lui, contremaître de l'entrepôt, gestionnaire des effectifs sur le terrain, commençait presque à aimer ce qu'il expédiait, les salariés se battaient pour conserver leur place, au mépris de leurs conditions de santé. Il faut dire qu'ils sont si nombreux, à l'extérieur, à vouloir travailler qu'il est encore étonnant que la révolution n'ait pas menacée. Mais cela tenait, allez savoir pourquoi.

Aussi, tous les matins, sauf le dimanche – le dimanche est sacré dans la boîte, personne ne travaille – il prend à 6 heures pour mettre en route l'entrepôt. À 7 heures, quand les salariés arrivent, il les salue tous. Il ne les connaît pas tous. Les plus anciens, c'est sûr, ceux qui sont là depuis 10, 15 ou 30 ans, il les connaît, il connaît même leurs gosses. Mais les jeunes, non. Il s'attriste pour eux, il se dit qu'ils mériteraient mieux qu'une telle situation. Le boulot est mal payé, difficile. Il faut porter des colis toute la journée, lourds parfois. Avec les prix qui se sont envolés alors que le salaire n'a pas décollé d'une once, la misère a aussi gagné le milieu des travailleurs. Finlay le regrettait, évidemment, mais il n'y pouvait rien. Ce n'était pas lui qui tirait les ficelles, il ne faisait qu'exécuter les ordres. Mais pourtant, il se disait que ces jeunes méritaient mieux. Il se disait que s'ils avaient eu les moyens, ils auraient pu partir à l'étranger, trouver un avenir meilleur, faire des études. Au lieu de ça, ils en sont réduits à un salaire de misère pour tout juste manger, et leur famille avec eux peut être. Il ne trouvait pas ça juste.

Lui, ça allait. Il avait une femme qui travaillait comme employée administrative dans la dernière administration centrale de la ville, et qui était donc plutôt bien payée. Ses deux enfants avaient fait de maigres études professionnelles et avaient maintenant un métier, électricien pour l'un et conducteur de bus pour l'autre. Ce n'était pas grand-chose, mais ils ne risquaient pas la grande misère, ce qui est un moindre mal. Maintenant, il espérait une chose, une dernière chose qui lui semblait peut être la plus importante : que, enfin, le pays s'en sorte. Qu'il arrête d'être saigné à blanc par des politiques qui ne comprennent pas ce qu'il se passe sur le terrain. Il croyait que maintenant, c'était réglé, que la crise sociale avait fait prendre conscience à tous que l'unité et la paix étaient fragiles. Si cela pouvait faire bouger le troufion de ces gars, là bas, ce serait peut-être bien, même si cela avait pour unique but de les maintenir au pouvoir. Après tout, s'ils étaient bons, ils pouvaient y rester au pouvoir. Tant qu'on le laissait vivre sa vie et que ses gars pouvaient encore travailler sans mourir à la tâche.[/justify]