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Posté : mar. nov. 24, 2015 10:08 pm
par Michou92
[center]Encyclopédie Royale[/center]

Sommaire :

I) Généralités
II) Géographie
III) Histoire
IV) Organisation des Pouvoirs
V) Dynastie

Posté : mar. nov. 24, 2015 10:54 pm
par Michou92
I) Généralités

Informations Générales :

Dénomination officielle : Royaume d'Elésie
Nom courant : Elésie
Langues officielles : Elésien, Latin
Capitale : Orlaïs
Gentilé : Elésiens, Elésiennes
Monnaie : Le Brotin (1 Br = 0,1$)
Population totale : 39 millions d'habitants
Superficie : /
Densité de population : /
Les grandes villes : Orlaïs ( 3 millions d'habitants intra-muros ), Perroyaux (1,6 millions d'habitants), Beffleur (1,2 millions d'habitants), Vildier (1 million d'habitants)

Forme de l'État : Monarchie de droit divin
Roi : Sa Majesté Jourdain V
Fête nationale : 1er Mars
Religion d'État : Catholicisme
Autres religions : Protestantisme ( 3%), Orthodoxie ( 2%), Judaïsme (0,5%).
Système économique : Corporations.
Produit Intérieur Brut : /
P.I.B par habitant : /

Principales lois en vigueur


Majorité : 21 ans
Majorité royale : 17 ans
Service militaire : obligatoire pour les hommes (durée : 6 mois)

Droits fondamentaux

Liberté d'expression : Limité ( On ne peut critiquer le roi ni la noblesse et le clergé )
Liberté de culte : Tolérance envers les minorités religieuses à l'exception des orthodoxes.
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : encadrée (nécessite une autorisation royale)
Droit de grève : Limité (1 semaine par an)
Droit d'entreprendre : Limité (encadré par les corporations)
Droits des femmes : garanti
Droits des enfants : Limité (travail des enfants toléré)
Droits des animaux : Au bon vouloir du propriétaire.
Droit d'héritage : Garanti pour les enfants légitimes.

Législation sur les mœurs

Mariage civil : inexistant
Divorce : annulation encadrée par l'Eglise
Relation sexuelle hors-majorité : tolérée dans unes certaine mesure
Relation sexuelle hors-mariage : tolérée mais mal vue
Relation extra-conjugale : interdite
Relations et mariage consanguin : Encadré par l'Eglise
Polygamie : interdite
Contraception : interdite
Avortement : interdit
Euthanasie : interdite
Homosexualité : Tolérée ( uniquement si non affichée dans la sphère publique, mal vue)
Mariage homosexuel : Interdit
Adoption homosexuelle : impossible
Transsexualisme : interdit
Exhibitionnisme de toutes formes : interdit
Prostitution : interdite
Pornographie : interdite
Jeux de hasards : interdits
Sectarisme : interdit

Législation sécuritaire

Arme à feu : Possession interdite (sauf dérogation)
Espionnage domestique : interdit
Torture : interdite
Offense au Souverain(e) : interdite
Peine capitale : en vigueur

Posté : mer. nov. 25, 2015 11:26 pm
par Michou92
II) Géographie

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Reliefs

Vert : Plaines
Jaune : Montagnes de faible et moyenne altitude
Brun : Hautes Montagnes

Villes :

Rond rouge : Captiale

Les 10 principales villes du pays ( Orlaïs non comprise ):

Ronds bleus : Villes de plus d'un million d'habitants
Carrés rouges : villes de plus de 200 000 habitants

Posté : mar. déc. 01, 2015 11:58 pm
par Michou92
III) Histoire

De l'an 0 au XIIe siècle :

A l'aube de notre ère, les terres qui constituent aujourd'hui l'Elésie étaient habitées par une multitude de tribus païennes. Il s'agissait d'une période très violente : les tensions entre les différentes religions païennes et les querelles de territoires empoisonnaient la région. Chaque année, notamment durant le printemps et le début de l'été, les combats s'enchaînaient sans cesse. Rapidement, ces guerres rentrèrent dans les mœurs et devinrent culturelles avant d'être religieuses ou territoriales. Les tribus s'affrontaient comme si le contrôle de la région était un jeu. Pour tout bon Herloi comme ils se faisaient appeler, mourir dans son lit était le pire des déshonneurs. La société tournait autour de la guerre : les hommes devaient être des soldats et les femmes devaient en faire naître d'autres. Le polythéisme caractéristique de l'époque laissa peu à peu la place à un bithéisme assez unique en son genre dans la région qui devint la norme à partir de la fin du IVe siècle. Ce dernier tournait autour de Miyos, dieu de la guerre, et de Fallas, déesse de l'amour et de la fertilité. Ces noms ne sont toutefois que les traductions latines d'un dialecte d'autrefois que la mémoire des Hommes a peu à peu abandonné à l'oubli .

Cette période bestiale d'une violence sans nom fut le contexte dans lequel arrivèrent les premiers missionnaires chrétiens dans la région, au tout début du VIIe siècle. D'abord persécutés dans l'ensemble de la région, en particulier dans l'Est, les chrétiens se réfugièrent dans une région moins hostile que les autres à leur présence : la Volgonde. Dès la moitié du VIIe siècle, la ville de Vilderum, actuelle Vildier, pris de l'ampleur. Malgré les sièges de la ville en 742 puis en 754, Vilderum se développa jusqu'à devenir la première grande ville de la toute l'Elésie actuelle. Son rayonnement contribua à la diffusion du christianisme dans les régions environnantes et bientôt la religion monothéiste fut majoritaire dans bons nombres des villes du centre du pays. Le premier effet de ce développement fut un apaisement général. La région évangélisée renonça peu à peu à la violence et les tribus chrétiennes, qui s'étaient rassemblées autour de grandes cités, entamèrent des relations cordiales, ce qui eu pour effet de dissuader les tribus de l'Est d'attaquer. Vu qu'elles étaient maintenant unies, les villes du centre et de l'Ouest, que l'on nomma "Cités libres", étaient devenues une cible trop dangereuse. Toutefois, la menace de l'Est terrifiant de nombreux habitants, les chefs des Cités et leurs entourages devinrent avant tout des protecteurs en plus d'être des administrateurs.

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L'Elésie en 880 [/center]

Les Cités libres connurent la prospérité pendant environ un siècle. Malheureusement, les terribles épidémies de peste qui ravagèrent la région de 894 à 911, mêlées à la percée des hommes de l'Est symbolisée par le sac de Vilderum en 908, poussa la population à fuir les Cités. Les protecteurs, voyant les cités désertées, les abandonnèrent à leur tour pour leurs résidences secondaires. La population étant ruinée par l'exode, elle ne pouvait plus payer l'impôt pour s'assurer les bonnes grâces de protecteurs comme cela était le cas à l'époque des Cités. Afin de les convaincre de les protéger, elle se soumis à leur volonté. L'esclavage des chrétiens étant prohibé, cette soumission prit la forme du contrat de servage. La vie s'organisa alors autour des domaines des protecteurs, qui peu à peu, furent appelés "Comtes". Le servage était né, et avec lui la société féodale.

Au cour du IXe siècle, les Comtes assirent leur pouvoir avec le soutient du clergé qui voyait en eux le rempart idéal face aux païens de l'Est. La société se réorganisa lentement et afin de rendre la Justice et de régler les tensions internes entre les différents comtes, la noblesses, sur proposition du clergé, élit un roi : Philippe 1er. L'ancien territoire des Cités Libres, jusque là rassemblé seulement par une culture commune, devint un royaume uni qui prit le nom d'Elésie. Tout au long du IXe et jusqu'au XIe siècle, le pouvoir royal pris en importance. Plus qu'un juge et un médiateur, le roi devint peu à peu un autorité morale, notamment grâce au soutien inconditionnel du clergé. Toutefois, bien qu'il est arrivé à quelques reprises que le roi mène des guerres défensives contre l'Est, il n'était pas considéré comme un chef de guerre et ne pouvait pas lever l'Ost, ce qui limitait considérablement son pouvoir sur les autres comtes.

A la fin du XIe siècle, Théodore de Falquette, Comte de la région de Perrus ( actuelle Perroyaux ), fut élu roi. Ayant réglé plusieurs conflits majeurs entre les comtes au cours de son règne, il profita de sa grande popularité auprès de la noblesse pour faire élire son fils avant que lui même n'ai rendu son dernier souffle. Bien que certains s'élevèrent contre ce coup de force, son fils Gaspard devint roi en 1067 bien qu'il dût attendre la mort de son père en 1071 pour véritablement régner. Cette pratique se répéta jusqu'à ce qu'il soit admis que le titre de roi soit héréditaire et non plus électif. De ce fait, les de Falquette devinrent la première dynastie royale d'Elésie.

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Couronnement de Gaspard 1er, marquant le début de l'hérédité du pouvoir royal[/center]

XIIIe siècle : La conquête de l'Est et l'affirmation du pouvoir royal

Le Royaume d'Elésie prospéra sous le règne des Falquette : les serfs vivaient globalement biens et les premiers affranchis du servage revinrent dans les villes afin d'en faire des lieux de commerce et d'asile pour les serfs fuyant leurs seigneurs. Une convention s'établi bientôt : un serf qui fuyait son seigneur devenait un homme libre si il travaillait 1 ans dans une ville ( cette dernière se chargeait alors de payer la liberté du serf au seigneur ). Pour éviter une fuite massive des serfs vers les villes, les Comtes durent améliorer leurs conditions de vie et de travail. Une ombre venait tout de même ternir cette ère de progrès et d'enrichissement : l'Est. Malgré leurs échecs successifs à envahir le Royaume d'Elésie, les hommes du Nord revenaient sans cesse à la charge. En 1217, un grande offensive de l'Est, la plus grande depuis la fin des Cités Libres, faillit faire vaciller le Royaume. Le Roi Charles II dis le conquérant, victorieux de la bataille de Dauphe (1218) décida d'unir les Comtes derrière lui pour lancer une contre attaque. En 1220, l'armée royale se mis en marche. Charles le Conquérant enchaîna les victoires et reprit Vilderum, renommée Vildier, aux hommes de l'Est. Un traité de paix fragile fut signé en 1221, libérant la ville de Courrance et établissant les frontières du Royaume d'Elésie au fleuve Bonnemarte. La bourg de Beffleur, qui se situait près de cette démarcation naturelle, devint rapidement une place forte cruciale.

Près de 10 ans plus tard, en 1230, les hommes du Nord traversèrent le fleuve et assiégèrent la place forte. Les Comptes de la région accoururent à Perroyaux ( anciennement Perrus, renommée ainsi lorsque la ville devint capitale royale en 1183) pour supplier l'aide de Charles II. Il réunit une nouvelle fois les Comtes et partit porter secours à Beffleur qui se trouvait alors en grande difficulté. La bataille fut rude mais Charles II en sortit victorieux. Profitant de la débandade de ses ennemis, il marcha jusque Jonos (actuelle Jonville), fief du chef des hommes du Nord, Barbaros. Il ne rencontra que peux de résistance : les tribus de l'Est s'étaient en grande partie désunies après la débâcle de Beffleur et l'autorité du chef du Nord en était très affectée. Charles II et ses troupes entrèrent dans la ville et capturèrent Barbaros. Le roi pris alors son épée et lui trancha la tête avant de la brandir fièrement aux troupes défaites de la ville. La nouvelle se répandit dans les territoires du Nord et les chefs des différentes tribus, voyant le plus fort d'entre eux vaincu, s'inclinèrent.

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Charles II dit "le Conquérant"[/center]

Suite à la conquête de l'Est, le roi Charles II était véritablement devenu un chef de guerre. La reconnaissance des Comtes d'avoir mis fin à la menace des païens permit à Charles II de signer l'Edit de Beffleur (1232), obligeant chaque Comte du Royaume à lui fournir en cas de besoin une part de ses troupes personnelles. Le roi était désormais aussi le chef militaire du royaume. Mais restait en suspend la question de la gestion des nouveaux sujets du Royaume.

Politiquement d’abord, l'annexion de l'Est posa un problème purement administratif. En effet en multipliant par 3 la taille du royaume, Charles II avait dût nommer de nouveaux Comtes pour gérer les territoires conquis. Les soldats les plus valeureux furent alors fait Comtes, mais cela posa un second problème. Si l'explosion du nombre de Comtes ne posa que peu de difficultés du temps de Charles II tant ce dernier était admiré, faire respecter l'autorité royale et régler les conflits entre tous ces seigneurs fut une autre histoire pour ses successeurs. Son fils Charles III, qui ne régna que trois ans ( 1236-1239 ) n'eut pas le temps de trouver une solution à cette épineuse question. La tâche revint donc à Jourdain II. Ce dernier décida de diviser le Royaume en 10 Provinces et de nommer à leur têtes des Archicomtes ayant pour rôle de représenter le roi et de gérer les autres Comtes de l'Archicomté. Les Archicomtes étaient les Comtes les plus méritant de la Province. La fonction évolua au cours du siècle. Si au début cette charge n'était pas héréditaire, elle le devint rapidement afin de créer un certaine continuité dans les décisions de ces derniers. Philippe IV, par l'Edit de Gardille, fit de la charge d'Archicomte une charge héréditaire en 1276. Par le même Edit, les Archicomtes devinrent des "Ducs", dérivé du latin Dux, ducis : le chef. A ces changements politiques s'ajoutèrent des problèmes culturels et religieux.

Contrairement à l'Elésie unifiée, le Nord-Est de la région était restée païenne et les différences culturelles avec le Royaume étaient très importantes. Pour remédier à cela, les rois élésiens et l'Eglise furent particulièrement brutaux. Les peuples païens furent contraint à se convertir. Ceux qui refusaient condamnaient leurs familles et eux même au bûcher. Les autels de Miyos et Fallas furent saccagés et rasés. Quant aux prêtres, ils connurent un sort pour le moins funeste. Louis de Sal dit "le cruel", régent d'Elésie de 1239 à 1240, les fit emprisonner à proximité de Jonville. Le 5 mai 1240, il les fit réunir sur la grande place de la ville où il les fit écarteler un à un. Ce sanglant épisode dura plusieurs jours tant le nombre de prêtres païens à exécuter était important. Les massacres de païens continuèrent pendant une vingtaine d'année, jusqu'à ce que ce culte millénaire s’éteigne pour de bon. Après ces purges, l'Eglise s'assura du bon apprentissage de la langue et des mœurs élésiens et forma les anciennes "élites" de l'Est. Cette période de subversion culturelle à grande échelle laissa pour trace de nombreux édifices monastiques à travers le nord, pour la plus part toujours en activité aujourd'hui.

1294-1315 : Le chaos des "années noires"

Alors que tout allait pour le mieux dans le Royaume, un événement tragique se produisit. Une épidémie de variole décima la famille royale.En 1294, le jeune roi Jourdain III y succomba à peine quelques jours après son fils unique Philippe et son frère François. Une terrible guerre de succession éclata alors entre les oncles du défunt roi. Au bout de 5 ans de guerre, Clément, le cadet des trois oncles se fit sacrer roi par l’archevêque André V de Vildier. Malgré l'autorité morale de l'archevêque, les deux autres oncles ne reconnurent pas leur frère comme roi et continuèrent la guerre.

A cette violence s'ajouta la fureur des éléments. Le début du XIVe siècle fut particulièrement froid au point de tuer des dizaines de milliers de personnes. Mais le pire était à venir. En 1307, un mystérieux champignon fit son apparition et ravagea les champs du Royaume. La famine s'installa, jetant son sombre voile sur les millions d'âmes que comptait le pays. Les morts s'entassèrent, les villes comme les villages furent décimés. Les cadavres étaient si nombreux qu'on n'arrivait plus à tous les enterrer. Les corps non enterrés dans un délai raisonnable pourrirent, ce qui déclencha des vagues d'épidémies. Ceux qui survivaient à la famine, affaiblis, furent emportés par la maladie. Face à ce désastre, le roi Clément Ier et l'Archevêque André V furent prit de panique. Ils lancèrent en 1309 de grandes purges dans le Nord, pensant que le fléau qui frappait l'Elésie était une punition divine pour avoir pardonné aux païens récemment convertis au christianisme. L'horreur n'en était pourtant pas encore à son paroxysme. Voyant que les massacres n'avaient rien changé, André V, qui avait sombré dans la folie, vit en Clément Ier la source du problème : après tout, ce n'était que peu de temps après son sacre que tous ces fléaux avaient commencé. 11 ans après l'avoir lui même sacré, il accusa Clément Ier et sa descendance d'avoir pactisé avec le démon. Il fit brûler le roi, la reine et leurs deux fils sur la place de la Cathédrale de Perroyaux le 12 décembre 1310 puis s'autoproclama régent du Royaume d'Elésie et ne tarda pas à relancer de nouveaux massacres à l'encontre des "ennemis du Seigneur".

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"La Danse Macabre du bourg de Veltier", (1318)[/center]

Face à la folie meurtrière de Archevêque-Régent, les deux frères de Clément Ier, que la postérité surnomma "Clément le maudit", arrêtèrent de se combattre pour s'allier contre cette folie sanguinaire et tyrannique. Appuyés par les autres Évêques du Royaume, Gaspard et Philippe de Falquette entrèrent dans Perroyaux avec leurs troupes pour déposer le Régent. Ce dernier, refusant de se faire capturer, incendia la ville alors que les combats faisaient rage en son enceinte. L'Archevêque, les deux frères et leur armée périrent tous dan les flammes. En à peine 16 ans, près de la moitié de la population Elésienne avait succombé. Si la guerre civile était de facto terminée, une autre menaçait d'éclater si personne ne montait sur le trône et bien que l'intensité des épidémies commençait à décliner, la famine faisait toujours de terribles ravages. Très vite, les Ducs et les Principaux clercs du pays formèrent "le Grand Conseil" qui devait administrer le Royaume en attendant de trouver un roi. Les années passèrent, la famine continua et le Grand Conseil n'arrivait pas à se mettre d'accord sur le nom du nouveau roi, jusqu'à ce qu'un événement inattendu intervienne.

1315 : L’avènement des de Marcy

En 1315, alors que la crise de succession et la famine n'étaient toujours pas terminées, une famille noble almérane, les de Marcy, arrivèrent un jour par l'Ouest. Il s'agissait d'une famille aristocrate fiémançophone qui s'était exilée avec ses plus fidèles soldats suite à une guerre ayant eu pour conséquence la perte de ses terres. Les de Marcy avaient prit avec eux tout ce qu'ils avaient pu : notamment leur or et leur grain et cherchaient désormais une terre où s'installer. Découvrant la situation catastrophique du Royaume, le chef de famille, Edmond de Marcy, se rendit dans la ville d'Orlaïs où avait élu domicile le Grand Conseil. Il proposa alors, pour résoudre la famine, de faire don de son grain au Royaume pour mettre fin à la famine. N'ayant pas assez de grain pour tout le Royaume, il proposa d'en acheter plus encore avec sa fortune. Face à ce geste de générosité, le Grand Conseil, surpris, demanda ce que l'homme voulait échange. "Un siège" répondit-il en pointant le trône inoccupé. Si le Grand Conseil hésita au début, il ne pu que constater qu'en l'espace de 18 mois, le problème de la famine fut réglé et les de Marcy adulés par le peuple comme par les Comtes. Edmond de Marcy ayant tenu sa promesse, le Grand Conseil accéda à sa requête. Il fut sacré le 25 décembre 1317 à Vildier.

XIVe siècle : L'affirmation du pouvoir des de Marcy

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Edmond Ier[/center]

Edmond Ier, conscient d'être un étranger et de la faiblesse que cela impliquait, voulu placer d'autres Almérans dans l'organisation du Royaume. Pour cela il lui restait une arme : le savoir. Les de Marcy et leur Cour n'avaient pas amené avec eux que de l'or et du grain. Ils connaissaient aussi des techniques agraires plus avancées pouvant faire augmenter les rendements. Ils convint les Comtes des avantages de partager son savoir avec eux mais ne leur transmit pas directement. Il imposa que des membres de sa famille et de sa Cour remplacent les Ducs du Royaume pour mettre en place les nouvelles techniques agraires dans chaque Province. Les Ducs, interloqués par cette demande inacceptable, se rebellèrent. Mais les Comtes, acquis à la cause du roi, ne les suivirent pas. Sans armées, les Ducs ne purent combattre et furent arrêtés puis exécutés afin de prévenir toute future menace. Par l'Edit d'Orlaïs ( 1319 ), Edmond Ier révoqua les familles ducales datant des de Falquette pour les remplacer par ses hommes. Quatre ans plus tard, il décida de faire de même avec le clergé. En 1323, à la mort de l'Evêque de Vedant, Edmond 1er nomma un Evêque d'origine almérane. Ne voulant pas faire peur aux autres Evêques, il leur assura de ne pas les démettre de leurs fonctions comme il l'avait fait avec les ducs en 1319. Il mit sur papier cette promesse avec l'Edit de la charte de Feduc en 1320 : il assurait aux Evêques de les maintenir dans leurs fonctions en échange de leur acceptation du principe des investitures libres. Le clergé Elésien le suivit, mais il déclencha la colère du Pape. Ce dernier l’excommunia en 1322.

Les soutiens locaux du Pape, très minoritaires, furent rapidement éliminés. Mais des seigneurs almérans, mandatés par le Saint-Père, partirent alors avec leurs troupes pour l'Elésie afin de déposer Edmond Ier. Malheureusement pour le Pape, cette expédition ne regroupait que quelques milliers d'hommes et après un voyage épuisant jusqu'aux confins du Jeekim, ces derniers furent écrasés par les armées du roi Edmond dès l'année suivante. Contrarié par cet échec mais ne voulant pas perdre de son influence sur le continent, le Pape lança des pourparlers avec l'Elésie afin de trouver un accord à l'amiable. Par le Traité d'Urba ( 1326 ), le Pape mit fin à l’excommunication du roi Edmond. L'accord prévoyait les effets suivants : Tout d'abord, il réintégrait le roi au sein de l'Eglise. En contrepartie, Edmond Ier déléguait son pouvoir d'investiture à l'Archevêque de Vildier, qui dorénavant était nommé par le Pape et recevait également le titre de cardinal. Si cet accord a l'air plutôt favorable au Pape, ce n'est qu'une façade. En effet, le Pape choisissait le nom l'Archevêque de Vildier, mais il le choisissait parmi une liste rédigée par le roi d'Elésie. Par conséquent la Royauté conservait indirectement son pouvoir d’investiture épiscopale et le Pape maintenait en apparence son pouvoir et son autorité, ce qui était tout ce qui lui importait.

En à peine plus de 10 ans, les de Marcy avaient réussit à prendre le contrôle d'un Royaume et à asseoir leur autorité. En quelques décennies le clergé et la noblesse devinrent fiémançophones puis, au cours des siècles, la langue locale, l'Elésien ancien et la langue des élites, le fiémançais, fusionnèrent pour donner l'Elésien moderne.

1362-1556 : La Renaissance Elésienne

Avec la prise de pouvoir des de Marcy, le pays renoua avec la paix et la prospérité. Les Elésiens se remirent peu à peu des années noires et purent se tourner vers l'avenir. Si la mort de tant de personnes en si peu de temps avait été une tragédie, elle eu toutefois des répercussions sordidement positives : les survivants héritières de leurs défunts parents, ce qui créa une spirale de richesse et de progrès. Beaucoup de serfs rachetèrent leur liberté et partirent pour les villes ou devinrent des exploitants agricoles indépendants. Les premières grandes fortunes roturières se formèrent et la bourgeoisie pris en importance. Le commerce se développa et les échanges se multiplièrent avec les puissances voisines ainsi qu'avec certains pays d'Alméra. On fixe généralement le début de la renaissance en Elésie très tôt, à la mort de Jean Ier (1362 ), fils d'Edmond Ier, dont le règne fut essentiellement consacré à la reconstruction du pays. Toutefois cette renaissance est plus une renaissance après les années noires que la Renaissance au sens commun du terme. Les gens renaissaient car ils recommençaient à vivre.

La paix permis de nombreuses avancées et la noblesse tout comme la bourgeoisie, s'intéressa aux arts, notamment au théâtre et à la musique. Deveau, Julien et Florel marquèrent particulièrement la musique élésienne. Quant au théâtre, Obeau et Alvenet font encore aujourd'hui figures de références. Mais les arts traitaient surtout de religion et de hauts faits royaux, seul moyen pour les artistes d'obtenir l’approbation de l'Eglise de du roi. Il fallu attendre la fin du XVe siècle pour commencer à voir la tendance évoluer. Le commerce avait permit d'établir un lien durable avec la Lurie, qui fut le berceau de la Renaissance avec un grand R vers les années 1500. C'est seulement à partir de ce moment que l'art religieux laissa la place aux arts inspirés de l’antiquité et du profane. L'ensemble des arts en fut bouleversé. Bien que l'Eglise ai tenté d'entraver le mouvement celui-ci ne fut pas stoppé grâce au soutien de la Reine Elora Ière.

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Elora Ière[/center]

En 1488, Jourdain IV mourra précipitamment et ne laisse pour lui succéder au trône qu'une jeune fille de 13 ans. Problème : les femmes ne pouvaient théoriquement pas régner et son grand oncle le Duc Théodore réclama le trône. Toutefois, en 1491, après de longues délibérations, le Grand Conseil décida d'autoriser Elora de Marcy à régner tout en évitant une nouvelle guerre civile. Très intéressée par les arts, elle soutenu sans cesse la liberté des artistes face à l'Eglise. Elle marqua particulièrement l'Histoire du pays, notamment par la reconstruction de Perroyaux ( laissée à l'abandon après les événements des années noires), par la construction du château de Polignac et par le soutien aux expéditions Declerc. Ce dernier haut-fait fait la fierté de tout Elésien : lorsque l'existence du Vicaskaran est révélée en 1492, des explorateurs Elésiens ne tardèrent pas à envisager la possibilité de voguer vers l'Est afin de découvrir les côtes occidentales de ce nouveau continent. En difficulté pour trouver les financements nécessaires, ils se tournèrent vers la jeune reine qui les aida. Et en 1502, les Elésiens foulèrent le sol des côtes du nouveau continent, établissant même quelques colonies sans pour autant s'enfoncer dans les terres par manque d'hommes et de moyens.

L'Elésie aurait pu continuer à briller, voir même devenir une puissance coloniale au Vicaskaran, mais les événements en décidèrent autrement.

1556-1781 : La guerre des plaines

En 1556, le prospère Royaume d'Elésie est attaqué au Nord-Est par le Saint-Empire Orthodoxe du Khabarovsk. Joinville et Lennes tombèrent dès la première année, puis Sillière l'année suivante. Les armées impériales furent stoppées à Beffleur, mais la place forte fut assiégée. Voulant reproduire les hauts faits de Charles II en son temps, Jean III décide de réunir toutes ses forces afin de porter secours à la ville et mettre en déroute ses ennemis. Malheureusement, les armées royales furent écrasée pendant cette bataille décisive en 1561. Jean III, poursuivit par ses assaillants, réussis malgré tout à rejoindre Orlaïs, aussi tôt assiégée. Après 8 mois d'encerclement, la chance tourna : les troupes orthodoxes sont frappées par une épidémie de peste. Affaiblie et décimée, l'armée assiégeante finit par se retirer en 1563. Revigorés par cet événement, les troupes de Jean III vont reconquérir Vedant, tombée 4 mois plus tôt puis assiègèrent Perroyaux. Mais après deux mois de sièges, des renforts ennemis arrivent. La bataille qui s'en suit, connue sous le nom de bataille de la plaine rouge, fut l'une des plus sanglante du conflit. 14 000 Elésiens affrontèrent près de 23 000 Khabarovskais répartis entre la ville de Perroyaux et les renforts venus leur prêter main forte. Après près de 15h de combats, le bilan humain est exécrable : sur 14 000 Elésiens, seul 700 étaient encore en état de se battre. En face, les 23 000 Khabarovskais avaient vu réduire leur nombre à moins de 3 000. Épuisées, les deux armées quittèrent le champ de bataille. L'herbe de la plaine de Perr, rougie par les cadavres, donna son nom à cette célèbre bataille. Suite à ce véritable carnage, une trêve fut négociée à l'automne 1564. Elle sera suivie par le Traité d'Orlaïs, qui, en 1565, céda à l'Empire la majeure partie des territoires Elésiens. Seul restèrent sous le contrôle du roi les territoires d'Orlaïs et de Vedant. Les éphémères colonies sur la côte du Vicaskaran furent également abandonnées fautes de ressources.

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L'Elésie après le Traité d'Orlaïs (1565) (jaune : Empire Orthodoxe; vert : Sébaldie; Bleu : Elésie)[/center]

Après le Traité, une implacable volonté de revanche se développa dans les territoires restés sous contrôle royal. Jean III et les nobles comme la bourgeoisie voulaient retrouver leurs terres. Afin de se donner les moyens de cette reconquête, de grandes réformes furent nécessaire. La plus importante d'entre elles fut sans aucun doute le Marquisat, qui offrit de nouvelles possibilités à la bourgeoisie. Le Royaume était ruiné à cause de la guerre et n'avaient plus assez d'officiers pour reformer une armée capable de vaincre son puissant ennemi. Or, la bourgeoisie avait tout cela. Seul soucis : les officiers ne pouvaient être que de famille noble. De plus, les bourgeois avaient jusque là besoin d'un "tuteur" issu de l'aristocratie lorsqu'ils voulaient investir dans un secteur ayant un rapport avec le foncier où lorsque le secteur concerné était reconnu comme étant " d'intérêt royal". Dans les faits, les bourgeois concernés voyaient leur marge de manœuvre réduite et une partie de leurs profits captée par leur tuteur. Face à ces inégalités par rapport à l’aristocratie, la bourgeoisie était plus que réticente à soutenir le roi si ce dernier ne faisait rien. Après de longues négociations et malgré l'hostilité d'une partie de la noblesse, Louis VI créa le Marquisat via l'Edit de Blême en 1569. Le statut de Marquis permettait aux personnes pouvant y mettre le prix et n'ayant pas de fiefs de rentrer dans les rangs de l'aristocratie. La Bourgeoisie reconnaissante prit part à l'effort collectif pour rebâtir la puissance du royaume.

Ce processus mît du temps et ne pût faire ses preuves que près de 40 ans plus tard. En 1608 le roi Louis VIII déclara la guerre à son puissant voisin. Afin de marquer symboliquement le retour militaire de l'Elésie, les armées royales marchèrent su Perroyaux, lieu de la dernière bataille de la précédente guerre. L'Empire, surprit par cette entrée en guerre qu'il n'avait pas prévu, n'eut pas le temps d'envoyer des troupes et la ville se rendit sans combattre après à peine deux semaines de siège. Exaltés par cette victoire, les troupes de Louis VIII se dirigèrent ensuite vers Silière. Si le choix de la prochaine cible s'était d’abord posé sur Gardille, à l'Ouest, il parût plus sage au roi d'attaquer au Nord. En effet, en attaquant vers l'Ouest, le roi aurait fait ce qui était le plus prévisible et aurait pût donner à l'Empereur Orthodoxe l'occasion de retourner la situation à son avantage. La bataille de Silière, le 9 juin 1608, se termina sur une large victoire des troupes royales. Les Khabarovskais, sonnés, acceptèrent la paix proposé par le roi Elésien, conscient d'être encore trop faible pour gagner une guerre de longue durée.


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Louis VIII, Henri II et Gaspard II, les trois piliers de la libération Elésienne
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35 ans après, l'Empire tenta d'en finir avec le Royaume d'Elésie. Le 12 avril 1642, l'Empire repartit à l'offensive et tenta de reprendre Silière. Parallèlement, un second assaut fut donné sur Perroyaux. L'objectif était de diviser les forces élésiennes sur deux fronts afin de les affaiblir. Mais c'est l'effet inverse qui se produisit. Les forces de l'Empire, qui pensaient rapidement reprendre les deux villes, se heurtèrent à une résistance farouche due en partie aux nouveaux canons de l'armée élesienne, achetés avec l'argent des anciens bourgeois devenus marquis. Le roi Henri II pût dans ce contexte s'occuper des deux armées impériales séparément : d’abord Perroyaux, ensuite Silière. En supériorité numériques, plus motivées et plus fraîches, les troupes royales furent victorieuses. En 1643, un nouveau traité de paix est signé : Gardille et son territoire sont rendus à l'Elésie. L'Empire, défait par Henri II, sortira en revanche victorieux de sa guerre avec la Sébaldie, qui sera annexée. 8 ans plus tard, Henri II renchérira en voulant reprendre Courrance. La principale bataille de cette guerre, appelée bataille de la plaine de Vein (1652), se déroula à près de 100 km au Sud la ville. Si après 3 heures de combats la bataille semblait perdue tant les troupes de l'Empire étaient supérieures en nombre, une action héroïque du Prince héritier Charles permit de capturer l'Empereur qui menait lui même ses troupes sur le champ de bataille. Contraint de négocier, l'Empire accepta de se détacher de Courrance. Les guerres se succédèrent : Lennes et Beffleur furent libérées en 1683 pour la première et en 1721 pour la seconde. Mais au fur et à mesure que les territoires se libéraient, des tensions éclatèrent dans ces derniers.

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L'Elésie en 1721 [/center]

Les territoires longtemps occupés avaient vu leurs habitants se convertirent, de grès ou de force, au christianisme orthodoxe. Mais cette religion était particulièrement détestée par la royauté tant elle était un symbole de l'Empire. Si une large part de la population se reconvertit au catholicisme, une importante minorité résista. Nombreuses furent les persécutions et les conversions forcées. De grands massacres, à l'image de celui de Lennes en 1685, ensanglantèrent le Royaume. La décision fut finalement prise, en 1729, que "tous les orthodoxes présents sur les terres du Royaume doivent partir ou vivre dans des quartiers les séparant du reste de la population". Le cardinal de Vassy, à l'origine de cette décision qui fut ensuite approuvée par la royauté, laissera son nom à la doctrine de l'Eglise catholique élésienne visant à éradiquer l'Eglise Orthodoxe du Royaume.

La dernière phase de reconquête eu lieu bien plus tard, en 1775, et fut menée par Gaspard II. L'Empire, affaiblit par le morcellement de son territoire et l’essoufflement de son économie, n'était plus aussi menaçant qu'avant. Le 2 avril 1775, la guerre fut déclarée. Deux armées s'élancèrent à la reconquête des derniers territoires occupés : l'une, dirigée par le roi Gaspard, se dirigeant vers Vildier, l'autre, se dirigeant vers Jonville, dirigée par le Duc François de Levet. Vildier, presque entièrement désertée par l'armée impériale pour protéger Jonville, fut reprise sans combattre. Le roi entra glorieusement dans la ville au côté du Cardinal Sedais. Ce dernier, comme ses prédécesseurs depuis la défaite de 1565, était exilé à Orlaïs en attente de la libération de la capitale religieuse du pays. Une fois le cardinal remis en place dans la cathédrale de Vildier, le roi partis à la poursuite des impériaux qui accouraient à Jonville. La ville, assiégée depuis peu par le Duc François de Levet, était fortement défendue. Etant le dernier rempart avant la métropole de l'Empire, la ville était d'une importance stratégique majeure, ce qui expliquait l'abandon de Vildier. Mis au courant de l'arrivée imminente de renforts ennemis, le Duc lança un grand assaut sur la ville mais rencontra une très forte résistance. Au bout de 9h de combats, les renforts impériaux venus du Sud arrivèrent, obligeant l'armée du Duc à se battre sur deux fronts. Encerclé mais nullement vaincu, le Duc se bâtit tel un lion contre des ennemis près de deux fois plus nombreux que ses hommes. Après trois heures de combats intenses, Gaspard II, qui talonnait les renforts impériaux, arriva. Exalté par le chaos du champ de bataille, où le bruit des fusils avait laissé la place à celui des baïonnettes, il jeta ses troupes dans la bataille. Rapidement, les Elésiens prirent l'avantage et défèrent l'armée impériale. Mais toute victoire a un coup : le Duc de Levet, ayant combattu avec ses hommes, fut transpercé d'une balles au niveau du poumon peu de temps avant l'arrivée du roi. Transféré dans un hôpital de campagne, le souverain vint le voir. Après qu'il eut apprit la victoire de la bouche de son roi, il s’éteint dans les bras de celui-ci en exclamant dans un dernier souffle " je meurs heureux". Très affecté par la mort du Duc, Gaspard honorera sa mémoire. Encore aujourd'hui Jocelyn de Levet est considéré comme une figure de l'héroïsme et de la dévotion pour le Royaume.

Quelques années après ces événements, François VI, craignant le risque d'un regain de puissance de l'Empire dans un futur lointain, décida de prendre les devants en l'affaiblissant au Sud. Ils envahit alors une partie de la Sébaldie. La chute de Versdadt (1781) marqua la fin de la période dite de "la guerre des plaines". Quant aux craintes du roi François VI d'un retour du Saint-Empire Orthodoxe, elles furent balayées en 1815 avec l'indépendance de la Sébaldie. Avec la fin de cette période, les frontières de l'Elésie atteignirent également leur aspect actuel.

XIX-XXe siècle : du libéralisme à l'obscurantisme.

Suite à la fin de la reconquête élésienne, le pays connût un nouvel essor économique. En 1815, l'indépendance sébalde déclencha un vent de liberté dans la région : la population demanda de nouveaux droits comme la liberté d'expression, de culte, où encore l'abolition du servage. Si dans les premières années de cette volonté populaire la royauté ne plia pas, tout changea avec l'accession au trône de François III en 1821. Ce dernier est un grand partisan de la modernisation et veut transformer son pays. Si le servage n'est pas abolit, la liberté de la presse, la liberté d'expression et la liberté de rassemblement sont accordées. La somme nécessaire pour devenir marquis est divisée par trois et la noblesse est pour la première fois sujette à l'impôt. Mais la volonté du roi allait plus loin : François III voulait faire muter son Royaume en Monarchie constitutionnelle afin d'éviter un rejet de du régime par le peuple. Toutefois la noblesse freina ce dernier projet à l'exception de la partie concernant la création d'une chambre de la noblesse. Ne cédant pas si facilement, le roi concéda la création d'une telle chambre en abandonnant le reste de ses idées mais limita ses compétences à la gestion des impôts prélevés aux aristocrates. Montrant que peu de bonnes volonté, cette chambre sera supprimée en 1827 et acceptée par la noblesse contre une baisse significative de leurs impôts.

Les avancées concédées sont bien accueillies et permirent au régime de se maintenir sans encombre. Mais 10 ans plus tard, des manifestations plus radicales sont réprimées par la royauté lors des 24, 25 et 26 mai 1837. Cet événement marque beaucoup les classes populaires citadines qui perdent en estime non pas tellement pour le roi mais pour son entourage conservateur. Si les répercussions de cette déception ne se font pas sentir dans l'immédiat, elles commencèrent à apparaître près de 20 ans plus tard. L’Abbé de Lovan, Simon Salbin, développa aux alentours de 1855 une doctrine politico-religieuse qui portera le nom de Salbinisme. Cette doctrine se fondait sur un catholicisme humaniste et relativement progressiste prônant avant tout les valeurs de tolérances et d'amour. Le Salbinisme critiquait notamment les répressions de 1837 et les privilèges accordés à la noblesse et à une partie du clergé. " Le roi, à qui Dieu a confié une parcelle de pouvoir temporel, ne devrait pas faire couler le sang de ses frères. Nous sommes tous égaux devant le tout puissant et il n'est pas permis, même pour le roi, d'assassiner ses frères, surtout pour défendre des privilèges qui n'ont pas lieu d'être au nom de cette même égalité" explique-t-il dans son livre intitulé "Egalité fraternelle". Cette doctrine devint vite populaire au sein des clergé de la côte Elésienne et ce malgré la mort de son théoricien en 1859. Si ce courant de pensée se développa dans un premier temps en silence a sein des paroisses côtières et dans les salons de certains marquis, il ne sera pas défendu toute de suite à voix haute, de peur de déplaire au cardinal de Vildier, chef local du clergé, et au roi Gaspard III, plus conservateur que son père. Les idées de Salbin ne seront véritablement popularisées qu'avec la publication du l'essai intitulé "De l'égalitarisme chrétien", écrit par Valéry de Calbon en 1863 et reprenant les thèses de l'abbé.

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Simon Salbin[/center]

A partir de ce moment, et en parallèle avec le mécontentement ouvrier lié à la révolution industrielle, les partisans du Salbinisme vont se multiplier : les ouvriers y voient un moyen d'améliorer leur situation et une partie du clergé se met à prêcher ces thèses dans les églises. Les Marquis, voyant là une opportunité d'affaiblir la vieille aristocratie ( avec laquelle ils sont en rivalité), se rejoint rapidement au mouvement. Malgré tout, le pouvoir royal ne cède pas et le Cardinal Levin, occupant le siège d'Archevêque de Vildier, critique violemment les partisans du Salbinisme au sein du Clergé jusqu'à les menacer de sanctions. L'inflexibilité de la couronne aggrava peu à peu les tensions. Les trois années qui suivirent furent exécrables et une colère sourde monta dans les villes et dans les provinces côtières. Finalement, la crispation atteint son comble en 1866. Les ouvriers orlésiens se mirent en grève et manifestèrent dans la Capitale pour exiger des réformes poussant à plus d'égalité. Tout dégénéra lorsqu'un groupe proche de ce que l'on appellera le socialisme salbiniste ( sorte de marxisme chrétien ) s'attaquèrent aux soldats de l'armée royale. Les autres manifestants, excédés, se joignirent à eux et firent reculer les militaires au point d'arriver au palais royal, qui se retrouva aussitôt assiégé par les émeutiers. La famille royale parvint à s'échapper mais le palais fut en parti brûlé. Marqué par cette violence, le roi Gaspard III écrasa l'émeute. Deux jours plus tard, le cardinal Levin décréta que les leaders salbinistes étaient des hérétiques et par conséquent des ennemis de l'Etat. Les libertés gagnées sous le règne de François III s'envolèrent en à peine quelques jours. Dans les mois qui suivirent, de nombreuses émeutes furent réprimées, des couvents acquis au salbinisme furent brûlés et des prêtres le prêchant dans leurs paroisses furent exécutés. Conscient du soutient que les marquis soutenaient le mouvement, le roi annula les charges de marquis octroyées depuis la réforme du marquisat de 1822 et modifia le statut des marquis restant afin qu'ils puissent être démit de leurs titres en cas d'insubordination. La répression continua jusque 1869, date à laquelle le salbinisme fut officiellement éradiqué. Après cette période de heurts, le roi, sous l'influence du Cardinal Levin, annonça en 1871 par l'Edit de Fallès l’isolement de l'Elésie afin de la protéger "des influences hérétiques de l'extérieur" ayant d'après lui conduit aux violences de 1866.

XXe siècle à nos jours :

Le pays rentra après le début de son isolement dans un lent déclin économique dû à la fin de facto du commerce à grande échelle. L'Elésie ne participa à aucuns grands conflits du XXe siècle et vit son armée dépérir tant son utilité était devenue désuète. Les marquisat, avec l'épée de Damoclès que représentait "le délit d'insubordination", perdit tout intérêt dans la mesure où la tutelle de l’aristocratie avait été rétablie de fait. Quant à la royauté, traumatisée par les événements de 1866, elle fit une confiance aveugle aux Cardinaux-Archevêques de Vildier quant à l'attitude à adopter vis à vis de la modernité et des rapports extérieurs, augmentant ainsi le pouvoir de l'Eglise qui avait jusque là tendance à plutôt régresser. Cette situation aurait encore pût durer de nombreuses années si les problèmes de nourritures, particulièrement redoutés depuis les années noires, ne refirent surface. La population ayant beaucoup augmenté à cause du rejet de la contraception, les ressources agricoles élésiennes ne suffisent plus aujourd'hui pour nourrir 39 millions d'Elésiens. Cette réalité a par conséquent poussé le Royaume à se rouvrir sur le monde depuis maintenant quelques mois. L'Histoire Elésienne est déjà riche mais la fin de l'isolement du Royaume promet encore de nombreux bouleversements. Quels seront-ils? Seul l'avenir nous le dira.

Posté : dim. déc. 20, 2015 3:16 pm
par Michou92
IV) Organisation des Pouvoirs :

Pouvoir Législatif:

Le Pouvoir législatif est directement exercé par le roi. Il est le seul à avoir l'initiative des lois. Lorsque le roi exprime sa volonté de légiférer, le processus d'élaboration d'un décret royal est lancé. Le Comité législatif, composé de juristes, élabore dans les détails ledit décret avec l'aide des services des ministres concernés. Après cela, le décret est examiné par les différents services administratifs du Royaume afin d'établir un rapport sur l'ensemble des répercussions qu'aura le décret concerné sur le pays. Après lecture dudit rapport, le roi confirme ou non sa volonté d'inscrire le décret au Journal Officiel

Une catégorie de loi ne dépend toutefois pas du roi : les lois fondamentales. Il s'agit de règles se rapportant à l'organisation du Royaume et aux fondements de l'ordre établit : règles de successions de la couronne, religion d'Etat, organisation de la noblesse, etc. Ces lois fondamentales dépendent du Grand Conseil, organe regroupant les princes de sang, les ducs et certaines personnalités du clergé Elésien. Le roi peut suggérer la modification d'une de ces lois mais ne peut se soustraire à la décision que rendra alors le Grand Conseil.

Pouvoir exécutif :

Il s'agit également du roi qui dispose de ce pouvoir : c'est à lui et par extension à l'administration royale qu'incombe la tâche d'appliquer les décrets royaux. Au niveau national, ce sont les Ministres qui s'occupent des détails de l'application des décrets. Les intendants du roi, rattachés aux ducs, s'assurent ensuite que ces derniers appliquent correctement les règles du Royaume.

Pouvoir Judiciaire :


La Justice émane du roi. Ce dernier peut par conséquent juger toute affaire, peut importe son degré d'instance. On peut également faire appel à lui en dernier recours après avoir perdu en appel. Le roi ne pouvant être partout et ayant d'autres responsabilité, il n'exerce que très rarement de façon directe son pouvoir de Justice. Dans les faits, ce sont les Cours du Roi, présentes dans chaque provinces, qui s'occupent de rendre la Justice en appel et de nommer les juges de première instance. En cas de recours au monarque pour attaquer une décision d'une Cour du roi, le sérieux de la demande est d'abord vérifié par la Chancellerie (ministère de la Justice) avant d'être soumise ou non au roi. Si la demande est valable mais que le roi ne peut la traiter à cause de son agenda, il peut déléguer son pouvoir au Chancelier qui le représentera.

Posté : dim. déc. 27, 2015 4:32 pm
par Michou92
V) Dynastie


Le roi et la reine consort:

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Jourdain V et Elora de Marcy [/center]

Le Prince héritier et sa femme :

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François et Ludivine de Marcy, Duc et Duchesse d'Orlésie [/center]

Les frères et sœurs cadets du Prince héritier :

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Philippe, Marie et Jean de Marcy [/center]