Posté : lun. nov. 09, 2015 9:10 pm
[center]Rencontre entre le Viertenstein et la Couronne tarnoise
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/293824acaratusconceptartparaduspalacebyklauspillond7j1ojg.jpg[/img][/center]
« Monsieur l'Ambassadeur, Son Altesse est désormais disposée à vous recevoir. »
Le représentant du Viertenstein se tenait dans le grand hall du palais royal à Titanua. L'édifice avait été intensivement rénové ces derniers mois, plus exactement depuis que la ville avait été libérée par les troupes royales. On avait profité de l'occasion pour apporter quelques modifications aux bâtiments comme par exemple remplacer les vieilles lampes à gaz par des lampes électriques ou changer certains symboles de la religion païenne par des sujets plus neutres ou d'obédience chrétienne.
La rencontre entre l'envoyé du Viertenstein et la Couronne tarnoise avait été repoussé moult fois, non par manque d'intérêt, mais par un défaut de temps du côté des autorités tarnoises. La rencontre avec le Maok avait ainsi absorbé une grande partie des forces des services diplomatiques du pays vicaskaran. Néanmoins, le Premier Ministre Savela avait commencé à insister à ce qu'on accueille au plus vite l'ambassadeur du pays alméran. C'était non seulement une politesse indispensable, mais aussi d'un grand intérêt géopolitique. Le Viertenstein commençait à peser chaque fois davantage sur la scène internationale, surtout avec un Schlessien et un Numancia à l'agonie. L'Alméra occidentale, il y a une dizaine d'années encore le phare du monde civilisé, semblait être habitée depuis un certain temps par une torpeur inquiétante. C'était un vide qu'un pays comme le Viertenstein pouvait tirer à son profit en se positionnant comme le nouveau moteur de la région.
Le majordome, après avoir invité l'ambassadeur à le suivre, marcha à travers un des couloirs conduisant depuis le hall vers les salons de réception. Passant devant quelques peintures encore inachevée et auxquelles s'attelaient quelques artistes, le serviteur dit à l'émissaire.
« Veuillez pardonner les travaux en cours. Les édifices du Palatium sont encore en rénovation. Heureusement que l'ensemble ci-présent est le plus avancé en termes de remise en valeur. Vous ne sauriez pas comment c'est harassant de devoir affronter toute la poussière créée par les maçons et rénovateurs, un véritable enfer. »
L'ambassadeur et le majordome passèrent devant une peinture représentant une bataille de l’ère moderne. L'observateur attentif pouvait reconnaître que c'était un affrontement entre des soldats numanciens et des guerriers de la fin du premier empire tarnois. Sans aucun doute que c'était une représentation de la Bataille de Manzikaron, événement militaire que les Tarnois avaient toujours su exploiter politiquement avec plus ou moins de finesse. Depuis cet évènement, les choses avaient beaucoup changé. Même les relations avec le Numancia n'étaient pas aussi mauvaises qu'elles avaient été d'antan. Les deux pays avaient même été membre à une époque de la même organisation internationale. Depuis, des années se sont écoulées et les Tarnois avaient perdu le goût pour la politique internationale. Les grands rêves de la Révolution mondiale s'étaient estompés dans la vase de la Realpolitik et de la poursuite de projets nettement plus régionaux.
C'est alors que l'ambassadeur fut conduit devant une porte en bois clair sculpté. Le majordome l'ouvrit, permettant à l'émissaire d'entrer dans ce qui était un salon lumineux. Les murs de la chambre étaient cachés par des étagères abritant des livres anciens et neufs. Une grande cheminée trônait près de grandes fenêtres, sans feu, mais faite d'une pierre sculptée d'un marbre blanc veiné de noir. Au cœur du salon se trouvaient deux sièges installés autour d'une table basse où on avait posé avec beaucoup d'attention des boissons et des amuse-bouches.
Débout, devant la table basse, se tenait les souverain tarnois, Oroskon VI, prêt à accueillir l’ambassadeur du Viertenstein. Quand l'émissaire franchit le seuil, le majordome entra à son tour, se plaça à côté la porte et proclama à l'intention du souverain.
« Votre Altesse, Sa Sérénissime Excellence, l'Ambassadeur du Vietenstein. »
Le jeune roi s'avança alors vers le dignitaire diplomatique et salua l'émissaire.
« Votre Excellence, c'est un grand plaisir de pouvoir vous accueillir. Je vous prie de nous excusez pour vous avoir fait attendre, mais nous avons été très pris en otage par les différents événements politiques et diplomatiques. Soyez assuré que nous veillerons à vous offrir dédommagement pour cette longue attente. »
Il montra sur un des fauteuils et ajouta.
« Permettez-nous de vous inviter à prendre place. Nous pensons que nous aurons l'occasion de pouvoir avoir une discussion ample et franche. »
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/293824acaratusconceptartparaduspalacebyklauspillond7j1ojg.jpg[/img][/center]
« Monsieur l'Ambassadeur, Son Altesse est désormais disposée à vous recevoir. »
Le représentant du Viertenstein se tenait dans le grand hall du palais royal à Titanua. L'édifice avait été intensivement rénové ces derniers mois, plus exactement depuis que la ville avait été libérée par les troupes royales. On avait profité de l'occasion pour apporter quelques modifications aux bâtiments comme par exemple remplacer les vieilles lampes à gaz par des lampes électriques ou changer certains symboles de la religion païenne par des sujets plus neutres ou d'obédience chrétienne.
La rencontre entre l'envoyé du Viertenstein et la Couronne tarnoise avait été repoussé moult fois, non par manque d'intérêt, mais par un défaut de temps du côté des autorités tarnoises. La rencontre avec le Maok avait ainsi absorbé une grande partie des forces des services diplomatiques du pays vicaskaran. Néanmoins, le Premier Ministre Savela avait commencé à insister à ce qu'on accueille au plus vite l'ambassadeur du pays alméran. C'était non seulement une politesse indispensable, mais aussi d'un grand intérêt géopolitique. Le Viertenstein commençait à peser chaque fois davantage sur la scène internationale, surtout avec un Schlessien et un Numancia à l'agonie. L'Alméra occidentale, il y a une dizaine d'années encore le phare du monde civilisé, semblait être habitée depuis un certain temps par une torpeur inquiétante. C'était un vide qu'un pays comme le Viertenstein pouvait tirer à son profit en se positionnant comme le nouveau moteur de la région.
Le majordome, après avoir invité l'ambassadeur à le suivre, marcha à travers un des couloirs conduisant depuis le hall vers les salons de réception. Passant devant quelques peintures encore inachevée et auxquelles s'attelaient quelques artistes, le serviteur dit à l'émissaire.
« Veuillez pardonner les travaux en cours. Les édifices du Palatium sont encore en rénovation. Heureusement que l'ensemble ci-présent est le plus avancé en termes de remise en valeur. Vous ne sauriez pas comment c'est harassant de devoir affronter toute la poussière créée par les maçons et rénovateurs, un véritable enfer. »
L'ambassadeur et le majordome passèrent devant une peinture représentant une bataille de l’ère moderne. L'observateur attentif pouvait reconnaître que c'était un affrontement entre des soldats numanciens et des guerriers de la fin du premier empire tarnois. Sans aucun doute que c'était une représentation de la Bataille de Manzikaron, événement militaire que les Tarnois avaient toujours su exploiter politiquement avec plus ou moins de finesse. Depuis cet évènement, les choses avaient beaucoup changé. Même les relations avec le Numancia n'étaient pas aussi mauvaises qu'elles avaient été d'antan. Les deux pays avaient même été membre à une époque de la même organisation internationale. Depuis, des années se sont écoulées et les Tarnois avaient perdu le goût pour la politique internationale. Les grands rêves de la Révolution mondiale s'étaient estompés dans la vase de la Realpolitik et de la poursuite de projets nettement plus régionaux.
C'est alors que l'ambassadeur fut conduit devant une porte en bois clair sculpté. Le majordome l'ouvrit, permettant à l'émissaire d'entrer dans ce qui était un salon lumineux. Les murs de la chambre étaient cachés par des étagères abritant des livres anciens et neufs. Une grande cheminée trônait près de grandes fenêtres, sans feu, mais faite d'une pierre sculptée d'un marbre blanc veiné de noir. Au cœur du salon se trouvaient deux sièges installés autour d'une table basse où on avait posé avec beaucoup d'attention des boissons et des amuse-bouches.
Débout, devant la table basse, se tenait les souverain tarnois, Oroskon VI, prêt à accueillir l’ambassadeur du Viertenstein. Quand l'émissaire franchit le seuil, le majordome entra à son tour, se plaça à côté la porte et proclama à l'intention du souverain.
« Votre Altesse, Sa Sérénissime Excellence, l'Ambassadeur du Vietenstein. »
Le jeune roi s'avança alors vers le dignitaire diplomatique et salua l'émissaire.
« Votre Excellence, c'est un grand plaisir de pouvoir vous accueillir. Je vous prie de nous excusez pour vous avoir fait attendre, mais nous avons été très pris en otage par les différents événements politiques et diplomatiques. Soyez assuré que nous veillerons à vous offrir dédommagement pour cette longue attente. »
Il montra sur un des fauteuils et ajouta.
« Permettez-nous de vous inviter à prendre place. Nous pensons que nous aurons l'occasion de pouvoir avoir une discussion ample et franche. »