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Posté : lun. nov. 09, 2015 9:10 pm
par Amaski
[center]Rencontre entre le Viertenstein et la Couronne tarnoise

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« Monsieur l'Ambassadeur, Son Altesse est désormais disposée à vous recevoir. »

Le représentant du Viertenstein se tenait dans le grand hall du palais royal à Titanua. L'édifice avait été intensivement rénové ces derniers mois, plus exactement depuis que la ville avait été libérée par les troupes royales. On avait profité de l'occasion pour apporter quelques modifications aux bâtiments comme par exemple remplacer les vieilles lampes à gaz par des lampes électriques ou changer certains symboles de la religion païenne par des sujets plus neutres ou d'obédience chrétienne.

La rencontre entre l'envoyé du Viertenstein et la Couronne tarnoise avait été repoussé moult fois, non par manque d'intérêt, mais par un défaut de temps du côté des autorités tarnoises. La rencontre avec le Maok avait ainsi absorbé une grande partie des forces des services diplomatiques du pays vicaskaran. Néanmoins, le Premier Ministre Savela avait commencé à insister à ce qu'on accueille au plus vite l'ambassadeur du pays alméran. C'était non seulement une politesse indispensable, mais aussi d'un grand intérêt géopolitique. Le Viertenstein commençait à peser chaque fois davantage sur la scène internationale, surtout avec un Schlessien et un Numancia à l'agonie. L'Alméra occidentale, il y a une dizaine d'années encore le phare du monde civilisé, semblait être habitée depuis un certain temps par une torpeur inquiétante. C'était un vide qu'un pays comme le Viertenstein pouvait tirer à son profit en se positionnant comme le nouveau moteur de la région.

Le majordome, après avoir invité l'ambassadeur à le suivre, marcha à travers un des couloirs conduisant depuis le hall vers les salons de réception. Passant devant quelques peintures encore inachevée et auxquelles s'attelaient quelques artistes, le serviteur dit à l'émissaire.

« Veuillez pardonner les travaux en cours. Les édifices du Palatium sont encore en rénovation. Heureusement que l'ensemble ci-présent est le plus avancé en termes de remise en valeur. Vous ne sauriez pas comment c'est harassant de devoir affronter toute la poussière créée par les maçons et rénovateurs, un véritable enfer. »

L'ambassadeur et le majordome passèrent devant une peinture représentant une bataille de l’ère moderne. L'observateur attentif pouvait reconnaître que c'était un affrontement entre des soldats numanciens et des guerriers de la fin du premier empire tarnois. Sans aucun doute que c'était une représentation de la Bataille de Manzikaron, événement militaire que les Tarnois avaient toujours su exploiter politiquement avec plus ou moins de finesse. Depuis cet évènement, les choses avaient beaucoup changé. Même les relations avec le Numancia n'étaient pas aussi mauvaises qu'elles avaient été d'antan. Les deux pays avaient même été membre à une époque de la même organisation internationale. Depuis, des années se sont écoulées et les Tarnois avaient perdu le goût pour la politique internationale. Les grands rêves de la Révolution mondiale s'étaient estompés dans la vase de la Realpolitik et de la poursuite de projets nettement plus régionaux.

C'est alors que l'ambassadeur fut conduit devant une porte en bois clair sculpté. Le majordome l'ouvrit, permettant à l'émissaire d'entrer dans ce qui était un salon lumineux. Les murs de la chambre étaient cachés par des étagères abritant des livres anciens et neufs. Une grande cheminée trônait près de grandes fenêtres, sans feu, mais faite d'une pierre sculptée d'un marbre blanc veiné de noir. Au cœur du salon se trouvaient deux sièges installés autour d'une table basse où on avait posé avec beaucoup d'attention des boissons et des amuse-bouches.

Débout, devant la table basse, se tenait les souverain tarnois, Oroskon VI, prêt à accueillir l’ambassadeur du Viertenstein. Quand l'émissaire franchit le seuil, le majordome entra à son tour, se plaça à côté la porte et proclama à l'intention du souverain.

« Votre Altesse, Sa Sérénissime Excellence, l'Ambassadeur du Vietenstein. »

Le jeune roi s'avança alors vers le dignitaire diplomatique et salua l'émissaire.

« Votre Excellence, c'est un grand plaisir de pouvoir vous accueillir. Je vous prie de nous excusez pour vous avoir fait attendre, mais nous avons été très pris en otage par les différents événements politiques et diplomatiques. Soyez assuré que nous veillerons à vous offrir dédommagement pour cette longue attente. »

Il montra sur un des fauteuils et ajouta.

« Permettez-nous de vous inviter à prendre place. Nous pensons que nous aurons l'occasion de pouvoir avoir une discussion ample et franche. »

Posté : mer. nov. 11, 2015 5:19 pm
par Otto
[justify]Franz von Gürell avait été nommé pour représenté la Principauté de Viertenstein auprès de la Couronne Tarnoise. Ce choix n'était pas anodin : Franz était l'oncle maternel du prince-héréditaire Franz-Ulrich, qui devrait ceindre la Couronne Princière dans quelques mois. Il était donc proche de la famille princière. Il avait suivit une éducation nobiliaire exemplaire mais en tant que fils cadet d'un duc, il ne pouvait pas espérer hériter d'un titre. Il s'était donc engagé dans la voie de la diplomatie. Jusqu'à maintenant, il avait travaillé en tant que secrétaire à la Chancellerie et c'était aujourd'hui sa première mission internationale. Le Conseil Princier et la Chancellerie l'avait bien informé de sa mission délicate et de ses tenants : il est ici en ambassade dans une monarchie nouvelle et un pays où la Foi se répand. Il fait absolument soutenir ces nouveautés et ne pas laisser la Fédération retomber dans ses erreurs passées. Le Tarnosia représentait bien des espoirs pour les princes : une monarchie catholique s'élevait de nouveau sur ce continent qui était également celui des racialistes du Cabral, des païens du Khaldidan et des libéraux de la Shawricie. La rencontre entre l'ambassadeur et le prince était donc d'une grande importance pour son très estimé cousin du Viertenstein. Il ne répondit que quelques banalités au domestique qui le conduisit au prince. Cependant, en voyant le prince, il eu un geste de respect en inclinant légèrement le torse puis, tandis que le prince s'approchait de lui, il se présenta, droit :

« Votre Altesse, je suis honoré de faire votre connaissance. Il n'y a pas de mal à me recevoir seulement maintenant, cela m'a laissé le temps de m'installer en mon ambassade. Avant toute chose, j'aimerai vous confier cet humble présent de la part de mes monarques. »

L'ambassadeur fit alors signe à un des majordomes qui le suivait de s'avancer vers lui. Le domestique tarnois portait entre ses bras un grand sac tout en longueur que l'ambassadeur saisit. Il le déballa et tendit au prince ce sabre.

« Ce sabre a été spécialement forgé pour Votre Altesse. Il vient de l'armurier qui fait les armes d'apparat de Vos Très Cher cousins les princes de Viertenstein. Le sabre est le symbole de la puissance militaire d'un monarque et nous espérons que celui-ci sera à la hauteur de votre pouvoir. Remarquez sa garde : nos forgerons y ont gravé la devise Semper Fidelis, toujours fidèle. La fidélité à la Foi est une vertu capitale pour un monarque et Vos Cousins vous félicitent pour votre engagement envers elle. Vos Cousins vous transmettent en outre toute leur sympathie à votre égard. »[/justify]

Posté : ven. nov. 13, 2015 10:36 am
par Amaski
Le souverain observa avec beaucoup d’attention et une certaine surprise le cadeau. C’était une épée magnifique, visiblement forgée par un artisan de grand talent et avec des matériaux de qualité. Le prince regarda les mots gravés sur l’arme. Semper fidelis, toujours fidèle, c’était tout un message politique, surtout pour une arme avec une telle charge symbolique. On pouvait facilement imaginer que les rois de l’Alméra semblaient avoir un grand intérêt à ce que la monarchie restaurée reste longtemps fidèle aux principes de la foi catholique. L’inquiétude n’était pas illégitime, car les monarchies païennes qui passaient par une phase de conversion, n’étaient jamais à l’abri de mouvements d’apostasie. C’est ainsi que les empereurs urbains n’avaient pas tous gardé la foi chrétienne. Certains avaient été prêts à renier la nouvelle foi pour revenir aux mœurs ancestrales, mais l’histoire avait toujours causé leur trépas rapide, une chance pour le christianisme. En ce qui concernait la monarchie tarnoise, celle-ci jouissait d’un atout important : sa restauration avait été permise en grande partie grâce aux sénateurs de confession chrétienne. Elle pouvait donc se baser sur une élite devouée à la nouvelle religion et elle n’avait plus à lutter contre le Culte, fortement affaibli depuis l’émeute de Sayakon.

Le prince savait que chaque cadeau devait se voir offrir un contre-cadeau de valeur égale ou supérieure. C’étaient des règles informelles aussi anciennes que l’humanité et dont on ne devait pas sous-estimer l'importance. Bien évidemment, le monarque n’avait pas de cadeau matériel sous la main, mais ce n’était pas forcément ce qu’on attendait de lui en retour. Il était détenteur d’une puissance symbolique et c’est ce pouvoir qui pouvait faire et défaire des destins. Le prince prit donc l’épée dans les mains, sourit et salua avec la tête l’Ambassadeur. Il répliqua alors au diplomate.

« Cette offre est très généreuse et l’épée est sans aucun doute destinée à des grandes choses. Sachez que les paroles gravées sur elle nous plaisent et que peut-être nous devrions les prendre comme devise. Ceci confirmerait notre volonté de voir la nouvelle foi triompher sur la décadence païenne et aussi de fâcher plus qu’un rival. »

Il attendit quelques instants et dit alors.

« Votre cadeau démontre la grande attention de votre prince à notre personne. Sachez donc que vous serez considéré dans ces lieux comme notre plus proche parent. Vous pourrez venir et partir selon votre bon plaisir et même vous installer dans un des appartements du palais. »

Le prince venait d’accorder à l’ambassadeur un accès inconditionné au palais. C’était un contre-cadeau généreux, car il affranchissait l’émissaire de devoir s’annoncer aux portes du palais et lui donnait les moyens de participer à la vie de la cour, chose très utile quand il fallait militer pour la cause de son pays.

Prenant tous les deux place dans les fauteuils du salon, le monarque ouvrit les discussions diplomatiques.

« Votre Excellence, est-ce que vous avez un sujet qui vous tient particulièrement à cœur et que vous voudriez aborder en premier ? »

Posté : sam. nov. 14, 2015 8:36 pm
par Otto
[justify]La réponse charmée du prince quant au cadeau de l'ambassadeur alémanique satisfaisait grandement ce dernier.

« Je vous remercie pour cet égard dont Votre Altesse daigne offrir à un modeste ambassadeur tel que moi. Je tâcherai être à la hauteur de votre estime. En vérité, il y a plusieurs sujets que je souhaiterai aborder lors de cette rencontre. En tout premier, il serait intéressant d'aborder les questions internationales, domaine où nous avons tant à dire. Je souhaiterai, sans rien commander à Votre Altesse, savoir si la restauration monarchique pourrait entrainer un quelconque changement dans vos relations avec des pays aussi divers que la Fiémance, l'Hokkaïdo ou le Khaldidan. En effet, cela préoccupe grandement la Chancellerie du prince. Dans un second temps, nous pourrons aborder les questions plus intérieures à nos deux pays, tel le soutien à vos œuvres missionnaires et à votre Eglise en formation. »[/justify]

Posté : dim. nov. 15, 2015 9:21 pm
par Amaski
Les interrogations de l’ambassadeur étaient sages, mais le prince n’était pas entièrement sûr que les réponses qu’il avait à offrir lui plairont. Les relations avec les trois empires étaient compliquées, certaines pouvaient évoluer positivement, d’autres étaient carrément dans un cul de sac, comme c’était le cas avec le Khaldidan.

« La question des relations diplomatiques est sans aucun doute d’une grande importance. Cependant, nous n’en sommes pas entièrement maître de l’évolution future de celles-ci. Notre objectif sur moyen terme est de favoriser des relations apaisées avec nos voisins et les autres nations du monde, mais un tel but est compliqué par l’action de certaines contrées. Les relations diplomatiques avec la Fiémance sont respectueuses, mais nous préférons maintenir une collaboration prudente avec cette contrée dans un premier temps. Nous n’en sommes pas encore entièrement sûrs que la Fiémance ait vraiment rompu ses liens, qui étaient très forts à une époque, avec le Raksasa. Une fois certains que la Fiémance n’est pas lié au Raksasa, nous tenterons d’approfondir les relations diplomatiques avec cette contrée car il y a beaucoup de potentiel. En ce qui concerne l’Hokkaïdo, c’est un de nos principaux partenaires commerciaux, mais nous sommes un peu méfiants par rapport à ses ambitions qui grandissent chaque jour d’avantage. Concernant le Khaldidan, leur présence au Congrès de Freetown et leur participation aux exercices militaires de Kapasane les ont rendus infréquentable. Nous n’entretenons pas de relations diplomatiques avec des contrées s’adonnant à ces attaques systématiques contre notre mode de vie. Freetown a été la ligne rouge à ne pas franchir. C’est très dommage car le Khaldidan aurait pu être un grand partenaire. Cependant, ce pays a fait son choix en se soumettant au Raksasa.

Peut-être que ces réponses ne vous satisfont pas, mais nous pensons nécessaire de ne pas laisser de doute sur notre avis concernant certains pays.»

Posté : lun. nov. 16, 2015 8:39 pm
par Otto
[justify]« Ces réponses aux contraires me satisfont. Je ne peux être que ravi de voir que vous êtes capable d'un regard plus que critique envers le Khaldidan, surtout depuis la révélation de leur participation au très libéral cercle de Freetown. Concernant l'Hokkaïdo nous comprenons vos liens et nous le remettrons pas en cause. Enfin, pour ce qui touche à la Fiémance, nous espérons vivement que la Fédération et le Royaume pourront collaborer dans les prochaines années et pour cela, nous sommes prêt à servir d'interlocuteur entre Vos Altesse et Son Altesse le roi de Fiémance. Si cela vous convient, peut-être pouvons-nous commencer les questions internationales, à moins que vous ayez quelques questions ?

Le Viertenstein aimerait avoir votre avis concernant les ilots habités récemment découverts et plus particulièrement l'île de Kinaka, qui est depuis peu passé sous la souveraineté de la couronne. Que pensez-vous de cet état de fait ? »[/justify]

Posté : mer. nov. 18, 2015 9:36 am
par Amaski
« Nous ne voyons aucun obstacle à une collaboration avec la Fiémance. Comme mentionné auparavant, la question se pose pour le moment au sujet de leurs liens avec le Raksasa. Il ne fait pas de doute que l’avenir démontrera que ce royaume n’entretient non seulement plus de liens avec le Raksasa, mais a également rejoint le camp de ces adversaires, ce qui ouvrira des nombreuses perspectives diplomatiques intéressantes. En conséquence, nous acceptons votre proposition, forte sage, à ce que votre pays fasse d’interlocuteur entre la Couronne tarnoise et la Fiémance.

Au sujet des îlots, nous considérons que leur acquisition est légale tant qu’il n’y a pas une autre puissance pour contester la souveraineté à travers de preuves ou d’attestations de présence antérieure. Le seul problème qui pourrait émerger, serait si un pays acquérait une île situé dans ce que nous considérons comme la zone de sécurité de notre pays, ceci signifie les centaines de kilomètre situées entre nos eaux nationales et les eaux internationales. Cependant, nous doutons fortement que ceci puisse être une situation qui arrivera dans un avenir proche. Nous connaissons assez bien notre environnement maritime et doutons de l’existence d’îlots inconnues si près de nos côtes. En somme, nous reconnaissons votre souveraineté sur l’île de Kinaka. Cependant, existe-t-il une raison précise pour votre question ? Un pays conteste-t-il votre souveraineté sur ce nouveau territoire ? »

Posté : ven. nov. 20, 2015 5:33 pm
par Otto
[justify]« La situation sur l'île de Kinaka est bien compliquée : bien que relevant de notre souveraineté, le Khaldidan semble vouloir s'ingérer sur notre gestion de l'île. Des négociations quant à la rédaction d'un accord visant à prouver notre bonne foi à l'empire sont en cours, cependant je crains fort qu'il ne tente de faire passer quelques limitations quant à notre souveraineté. Le Viertenstein n'a aucune intention belliciste et ne veux pas menacer la paix au Vicaskaran, néanmoins, nous tenons à cet îlot qui est désormais sous notre protection. Nous faisons tout pour prouver notre bonne foi au gouvernement impérial et nous espérons pouvoir les convaincre que nous intentions ne sont mauvaises ni pour les indigènes, ni pour eux. »[/justify]

Posté : lun. nov. 23, 2015 2:49 pm
par Amaski
« Nous ne sommes hélas pas surpris d’apprendre que le Khaldidan vous harasse. L’Empire agit de même manière à notre encontre en voulant étendre son emprise toujours plus loin et au détriment de la Raison.

Si vous me permettez un conseil, je vous suggère de refuser toute négociation avec le Khaldidan. Cet empire ne veut qu’une chose : usurper du droit en proclamant des revendications sans fondements.

Nous sommes prêts à vous soutenir dans ce contentieux avec le Khaldidan. Nous pourrions vous procurer un corps expéditionnaire ayant pour mission de défendre l’ile de Kinaka si le Khaldidan tenterait une action militaire. Vous pourriez aussi demander un soutien militaire et moral au Thorval, pays dont les dirigeants sont d’excellentes mœurs. En somme, ne laissez pas votre droit être contesté par un pays qui n’a aucun sens de l’honneur et plonge chaque jour d’avantage dans le totalitarisme le plus obscure. Vous aurez notre entier soutien dans cette affaire. »

Posté : lun. nov. 23, 2015 6:54 pm
par Otto
[justify]« Dans l'état actuel des choses, des négociations ont été lancées et il serait de mauvais tons que de les faire cesser. Néanmoins, la principauté apprécie vos propos quant à votre soutien et nous saurons nous en rappeler si nous en avions besoin. Si nous devions arriver à une telle extrémité, le Viertenstein pourra remercier plus tard de votre aide.
J'imagine que nous avons conclu le chapitre purement international, à moins que vous ayez quelques questions à notre égard. Je pense que nous pourrions désormais discuter d'affaires plus nationales. Nous pourrions tout d'abord envisager, outre les traditionnels accords de reconnaissance et de non-ingérence, un accord de soutien moral entre nos deux principautés partageant une foi et un idéal. Qu'en dîtes-vous ? »[/justify]