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Posté : sam. oct. 17, 2015 10:49 am
par Iles-MJA V3
[i50] - Sans nom
Superficie : 25 000 hectares
Habitants : non
Ressource : ?
Toujours en manœuvres aux abords des navires scientifiques raksasans, les espions économiques wapongais trouvent un second caillou dans la zone.
Posté : mer. nov. 04, 2015 10:20 am
par Johel3007
La surprise avait été de taille. Suivre à la trace les navires scientifiques Raksasans participants aux études de la région des pôles était un travail monotone et sans réel attrait, l’équipage du navire de pêche devant avant tout se contenter de capter les données cryptées que transmettaient ces navires à intervalle régulière. La prouesse était possible grâce à une flopée d’équipement électronique disposé dans ces navires par des dockers en quête d’argent facile. Une petite flotte dotée d’un équipement scientifique aussi avancé que délicat et coûteux travaillaient ainsi à son insu pour le bénéfice des Services Spéciaux du Wapong, lesquels prévoyaient ensuite de monnayer auprès d’entreprises wapongaises les informations obtenues. La technique avait déjà porté ses fruits, permettant notamment d’apprendre l’existence d’une nappe pétrolière au large de l’île de Warlapi, au large du Thyropthis. La Rakoil avait fait des prospections dans la région mais, peu désireuse de voir la FROPT nationaliser le gisement, elle était restée muette. Le Clan Fan avait racheté l’information et occupait à présent l’île. Le même genre de « mine d’or » était espéré en suivant et écoutant les autres navires scientifiques du Raksasa.
Mais tout aussi grande qu’était l’opportunité, elle avait ses problèmes. Le premier était que les données cryptées ainsi récoltées étaient, justement, cryptées. Et si les grands penseurs à Wapong-City trouveraient sans doute le moyen de casser le code, cela prendrait du temps. Le second, du moins à ces latitudes, était le froid qui, une fois combiné à une mer houleuse, pouvait fausser jusqu’au plus précis des instruments. La dernière tempête l’avait bien fait comprendre à l’équipage qui, après avoir perdu de vue ses cibles, avait dévié au gré des vagues. Trouver ce morceau de banquise avait été une aubaine, permettant de s’amarrer le temps d’inspecter les dégâts et de comprendre où la coque rouillée qui leur servait de navire avait bien pu s’égarer.
Sur ce dernier point, ils n’étaient pas encore complètement fixé. Mais le spectacle qui s’offrait à eux dissipait pour l’heure ce genre de considération pragmatique. Après avoir été enfermer 20 heures par jour dans la cale d’un navire empestant la sueur de corps mal lavés, l’huile de moteur, le fuel lourd et les nouilles au curry, on savait apprécier pareil changement de paysage.
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Deux heures déjà qu’ils croisaient au large, longeant la côte fortement découpée et admirant le banc de narvals qui poussaient les morceaux de glace charriés depuis la banquise par les turbulences de l’océan. En cette saison, voir des icebergs dérivés sous les latitudes n’était pas inhabituel. Mais pour ce qu’il pouvait en juger, l’île semblait habitable. Un détail qui avait son intérêt pour les patrons, à Wapong-City.
Posté : mer. nov. 18, 2015 12:21 pm
par Amaski
La Couronne tarnoise avait acquis les droits sur l’île grâce à quelques obscures tractations avec les Wapongais. L’opération avait été nettement plus simple que prévue. Les autorités de Wapong City ne semblaient pas tenir plus que tant à l’îlot et la somme que leur offrait la Couronne semblait convenir parfaitement aux puissants de la cité marchande. Maintenant, pourquoi la monarchie tarnoise pouvait bien s’intéresser à un îlot perdu dans l’hémisphère austral ? Les raisons étaient avant tout politiques, car l’acquisition d’îles, quel que soit leur qualité, comportait un effet apaisant sur les milieux nationalistes du pays.
Les ultra-nationalistes n’avaient que difficilement accepté l’abandon des revendications sur la partie orientale de l’Empire tarnois. C’était bel et bien le meilleur choix géopolitique, mais pour ces gens, la reconquête de l’Empire primait sur toutes les considérations. C’est pour cette raison que le Gouvernement et la Couronne avait développé un plan : détourner l’ambition impérialiste vers l’océan. Le Gouvernement pensait de créer par l’acquisition d’îlots, un pseudo-empire colonial, suffisamment réel pour satisfaire les nationalistes et créer une politique coloniale poussant les ambitions des ultra-nationalistes vers la découverte d’autres îlots. C'était une activité nettement moins dangereuse pour la paix régionale que la poursuite de la reconquête de l'ancien empire.
Cependant, l’île n’était pas sans valeur propre. Certes, le climat était plus rigoureux que celui de la péninsule, mais y installer une colonie n’était pas impossible. L’îlot jouissait aussi d’une situation stratégique dans la mer australe, située entre plusieurs espaces commerciaux majeurs. Sa proximité avec le Raksasa était aussi un atout sur long terme, car si un jour les relations devraient se dégeler avec la république, on pourrait l’utiliser comme base pour commercer avec les Provinces-unies .
C’est ainsi qu’une centaine d’explorateurs et de colons tarnois débarquèrent sur l’île, prêt à découvrir ce que ce lieu pouvait offrir ou pas.