Posté : sam. sept. 26, 2015 5:10 pm
par Lychaka
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/30/1437488810-eone.png[/img]
Bureau Général de la Statistique Éonaise[/center]
[justify]Créé en 2026 suite à l'indépendance éonaise de fait vis-à-vis de l'Empire Makan, le Bureau Général de la Statistique Éonaise a pour objectif de quantifier les phénomènes économiques et sociaux éonais afin de seconder et d'assister le gouvernement éonais les communes locales dans la mise en place de politiques nationales et locales efficientes.[/justify]
Posté : sam. sept. 26, 2015 5:38 pm
par Lychaka
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/30/1437488810-eone.png[/img]
Bureau Général de la Statistique Éonaise
Rapport du 15 Mars 2028
relatif aux langues les plus parlées quotidiennement par les éonais[/center]
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Sondage réalisé du 1er Janvier 2028 au 1er Mars dernier* :
=> Quelle langue parlez-vous le plus au quotidien ? (dans les sphères familiales et professionnelles)
- Lychakien - 73%
Tarnois - 25%
Éranéen - 1%
Kirépien - négligeable (moins d'1%)
N'Kolo - négligeable (moins d'1%)
* : sur un échantillon de 16 823 éonais représentatifs de la population éonaise
Ces informations sont à croiser avec les statistiques de répartition ethnico-culturelle suivantes (2026) :
Répartition ethnique de la population (2026) :
- - Lychakiens - 48,5%
- Tarnois - 47,4%
- Éranéens - 3,1%
- Kirépiens : - 0,8%
- N'Kolo - 0,1%
Le croisement de ses deux tableaux statistiques nous permet d'arriver à plusieurs conclusions qui expliquent également certains phénomènes culturelles et linguistiques observés au sein de la société éonaise :
Lychakien :
La langue lychakienne, première langue éonaise ayant précédé l'arrivée des tarnois sur l'île a conservé sa place de langue dominante. Même si nous constatons qu'il y a presque autant d'éonais lychakiens que d'éonais tarnois cette prédominance n'a pas été remise en cause dans les usages quotidiens et surtout dans les rapports professionnels et publiques. Un sondage plus précis sur l'usage quotidien des langues aurait sans doute permis de constater un usage moins important du lychakien dans les rapports purement familiaux même s'il existe également une tendance (très minoritaire) dans certaines familles d'origine tarnoise à pratiquer dans le cercle familiale la langue lychakienne plutôt que la langue tarnoise.
Tarnois :
Pour l'usage du tarnois dans les rapports familiaux : cf. ci-dessus.
Un quart des éonais, mais moins de la moitié des Éonais tarnois, utilisent quotidiennement le Tarnois plus qu'aucune autre langue malgré la prédominance de la langue lychakienne dans les rapports professionnels. Cet usage toutefois conséquent du Tarnois au quotidien s'explique par l'éclatement des structures économiques éonaises qui permettent aux Éonais tarnois de pratiquer leur langue même dans le contexte professionnel pour peu que leur coopérative soit majoritairement composé d'Éonais tarnois, ce qui n'est pas rare.
Éranéen :
Si 3% des Éonais sont d'origine éranéenne seuls 1% d'entre eux déclarent pratiquer cette langue quotidiennement plus qu'aucune autre. Cet état de fait s'explique par la prédominance du lychakien et du tarnois mais aussi par un autre facteur : l'ère makanne a promu la langue lychakienne en
Eran autant que l'éranéen au
Lychaka, ainsi les Éranéens (au sens large d'habitants d'
Eran) parlent de façon générale le Lychakien, et inversement, cet intercompréhension est particulièrement bénéfique et explique également que les Éonais éranéens puissent pratiquer leur langue dans la sphère professionnelle et publique.
Kirépien :
Composant moins d'1% de la population éonaise les Éonais kirépiens n'usent effectivement que peu leur langue dans la sphère professionnelle ou publique de façon générale, son usage dans le cadre familial semble toutefois plus tenace que chez d'autres minorités comme les Tarnois ou les Éranéens.
N'Kolo :
La composante ethnique N'Kolo ne comptait plus qu'environ 5 000 membres en 2026, mais même au sein de celle-ci la langue traditionnelle N'Kolo est clairement en perte de vitesse en raison de la souillure ressentie par certains de ses membres à la pratiquer suite au génocide de 2012-2013. Il semble que de plus en plus de jeunes de cette composante ethnico-culturelle éonaise ne parlent pas cette langue mais apprennent plutôt le lychakien ou le tarnois comme langue maternelle, ce choix semble surtout déterminé par le lieu d'habitation.
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Posté : sam. janv. 23, 2016 7:44 pm
par Lychaka
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Bureau Général de la Statistique Éonaise
Rapport du 09 Mars 2029
relatif à l'évolution de la structure de l'économie éonaise
(2025 à 2028)[/center]
[justify][quote]
Introduction :
De 2015 à 2025 l'Éone a connu un développement économique galopant sous la houlette de la République Populaire du Lychaka puis, à partir de 2019, de l'Union des Républiques Communistes Makarannes. Cette période a posé les bases de la prospérité et la structure de l'économie collectiviste éonaise. Ainsi en 2025 le PIB éonais atteignait 11,5 milliards de $RAK après dix ans d'une croissance ininterrompue.
Depuis 2026 et le putsch d'In Tao, l'Éone est une nation indépendant qui, sans rejeter les principes socialistes de l'économie, a pu réorienter son politique économique indépendamment des pressions extérieures afin de parvenir à ses objectifs propres. En 2028 le PIB éonais aurait atteint 22 à 23 milliards de $RAK, soit le double de 2025 et ce malgré une période de relative stagnation économique en 2026 étant donné les bouleversements provoqués par le démantèlement de l'Union des Républiques Communistes Makarannes.
L'évolution et la poursuite du développement économique depuis 2026 s'est accompagné de nombreuses modifications de la structure de l'économie éonaise dont la plupart ont été précédées d'une volonté politique. Ce rapport a pour but de les mettre en lumière en comparant la structure de l'économie éonaise en 2025 (dernière année économique sous l'URCM) et l'année 2028 qui représente les dernières informations dont nous possédons à ce jour.
1 - Le produit intérieur brut
PIB 2025 : 11,5 milliards de $RAK
PIB 2028 : ~22-23 milliards de $RAK
Depuis 2025 le PIB éonais a considérablement augmenté, il a quasiment doublé en trois ans et ce malgré l'année grise de 2026 où la croissance éonaise traditionnellement supérieure à 20% depuis 2020 est tombée sous le seuil des 15%. Si la croissance de l'année 2026 reste supérieure à 10% et donc à un seuil qui pourrait sembler enviable pour certains états c'est en réalité une croissance faible pour un pays en développement comme l'Éone, d'autant plus habitué à des augmentations bien plus importantes de sa production. Ainsi en 2028 la croissance éonaise a sans doute atteint pas moins de 50%, un bond en avant remarquable qui vient féliciter la politique économique du gouvernement Kensun.
Cette hausse du PIB exceptionnelle est avant tout justifiée par l'activité des agents économiques de productions. Et en particulier des coopératives plus que des entreprises étatiques qui continuent de perdre de l'importance dans l'économie éonaise. La mise en place de notre nouvelle monnaie et son caractère fondant, qui poursuit autant un but d'équité et de redistribution monétaire que d'efficacité économique, est largement montrée comme le facteur principal de cette croissance qui a d'autant plus vu les entreprises faire un effort important d'équipement.
2 - La structure du produit intérieur brut éonais
Structure de l'économie éonaise dans le PIB (2025) :
Secteur primaire : 34%
Secteur secondaire : 46%
Secteur tertiaire : 20%
Structure de l'économie éonaise dans le PIB (2028) :
Secteur primaire : 30%
Secteur secondaire : 48%
Secteur tertiaire : 22%
La structure du produit intérieur brut éonais n'a pas connu de grand bouleversement entre 2025 et 2028. Néanmoins si le secteur primaire a perdu 4 points en passant de 34 à 30% du PIB sur la période au profit des secteurs secondaire et tertiaire qui ont tout du progressé de deux points c'est un recul qui n'est que relatif. En réalité tous les secteurs ont connu la forte croissance que nous abordions dans le premier point, mais les deux derniers secteurs en question en ont profité légèrement plus que le secteur primaire.
Le secteur primaire a donc permis du terrain sur le plan purement relatif. En réalité sa progression s'est poursuivi en terme de chiffrement brut, en témoigne également l'explosion du nombre de coopératives agricoles depuis 2026 sur les ruines du centralisme agricole makan. L'agriculture se réinvente et c'est elle qui porte aujourd'hui tout le secteur primaire éonais de l'avant : modernisation, nouvelles méthodes de travail liées à la permaculture, etc... Mais aussi développement de nouvelles production telles que le coton.
Ainsi le secteur secondaire reste le secteur dominant dans le PIB éonais et cette tendance ne semble toujours pas tendre à se démentir. Même si les économistes prévoient un ralentissement progressif - et relatif - à l'horizon 2030 du développement industriel éonais, c'est parce que celui-ci devrait alors atteindre un niveau optimal. Ce développement s'exprime aussi par la multitude de projets technologiques en cours au sein des coopératives industrielles et dont un nombre de plus en plus importants portent des idées novatrices.
Le secteur tertiaire quant à lui poursuit son développement, même s'il reste derrière les autres secteurs, et particulièrement dans les villes où tendent à se concentrer les services. Cette tendance naturelle poussera sûrement à l'avenir les autorités économiques et politiques à se questionner sur l'égalité des territoires vis-à-vis du développement du secteur tertiaire éonais.
3 - Les entreprises éonaises
Importance des types d'entreprises dans le PIB éonaise (2025) :
Entreprises étatiques : 69,3%
Coopératives : 29,9%
Autres : 0,8%
Importance des types d'entreprises dans le PIB éonaise (2028) :
Entreprises étatiques : 39,5%
Coopératives : 58,8%
Autres : 1,7%
Les structures d'entreprises sont sans doute ce qui a le plus changé du point de vue de l'économie éonaise entre 2025 et 2028. Si les directives économiques makannes laissaient déjà une grande place aux coopératives, qui concentraient presque 1/3 de la production en 2025, l'indépendance et la politique économique nouvelle des gouvernements successifs depuis l'indépendance ont fait largement pencher la balance du côté des coopératives. En effet les gouvernements éonais se sont attelés à réduire la place des entreprises étatiques trop souvent associées à une forme de capitalisme d'état afin de laisser entre les mains des travailleurs la plus grande part de l'activité économique possibles. Ainsi de 69,3% du PIB en 2025 les entreprises étatiques ne représentaient plus que 39,5% du PIB en 2028. Cela s'explique notamment par le démantèlement de nombreuses entreprises étatiques qui centralisaient auparavant les productions agricoles, de pêche et surtout industrielles.
Ce mouvement devrait se poursuivre, il devient néanmoins plus lent et devrait finir par atteindre un seuil qui ne pourra être dépassé car l'État compte préserver la mainmise sur les secteurs stratégiques pour le moment, parmi lesquels notamment l'armement, l'énergie (même si de plus en plus d'initiatives communales existent), la distribution de l'eau, etc...
4 - Commerce extérieur
Échanges Éone-monde (hors URCM) en 2025 : 0,3 milliards de $RAK
Échanges Éone-monde (dont URCM) en 2025 : 2,1 milliards de $RAK
Échanges Éone-monde en 2028 : 6,9 milliards de $RAK
Part du commerce extérieur dans le PIB en 2025 : 18,3%
Part du commerce extérieur dans le PIB en 2028 : 30,7%
En 2025 les échanges commerciaux éonais équivalaient à 2,1 milliards de $RAK et le commerce extérieur atteignait alors 18,3% du PIB. Si ce taux semble indiquer une ouverture moyenne aux échanges commerciaux mondiaux c'est néanmoins une statistique en trompe l'oeil puisqu'alors plus de 85% des échanges commerciaux se faisaient avec les ex-républiques de l'URCM et en réalité ces échanges étaient plutôt dictés par le système économique makan que le fait d'un réel dynamisme commercial entre l'Éone et d'autres états.
Le démantèlement de l'URCM a bouleversé les rapports commerciaux éonais en supprimant purement et simplement les échanges qui se faisaient avant avec les ex-républiques de l'union et a poussé l'économie éonaise à se tourner vers d'autres partenaires : Mayong et Kirep en tête. Ainsi en 2028 les échanges entre l'Éone et le reste du monde s'élevaient à 6,9 milliards de $RAK - plus de trois fois plus qu'en 2025 - et la balance commerciale était largement excédentaire (+2 milliards de $RAK). On peut donc affirmer qu'à cet égard le démantèlement de l'union a été plus que positif pour l'économie éonaise qui a ainsi du chercher à se diversifier dans ses rapports extérieurs. De cette façon la part du commerce extérieur dans le PIB éonais s'élevait à 30,7% en 2028, soit 12 points de plus qu'en 2025 et ce malgré la perte des contrats qui se faisaient dans le cadre strictement makan. Aujourd'hui le développement économique laisse penser à une poursuite dans le sens de l'ouverture actuelle avec des échanges extérieurs importants qui permettront non seulement à l'Éone de compenser les besoins de son développement auxquels l'île ne peut subvenir d'elle-même tout en lui assurant la possibilité d'exporter à l'extérieur de son circuit économique intérieur les surplus.
5 - Finances
Dette publique en 2025 : 1,2 milliards de $RAK (10,4% du PIB)
Dette publique en 2028 : 1,5 milliards de $ RAK (6,7% du PIB)
Détention de la dette en 2025 :
- intérieur : 31%
- extérieur : 69%
Détention de la dette en 2028 :
- intérieur : 99%
- extérieur : 1%
Avant 2026 l'Éone a eu une longue tradition d'endettement vis-à-vis de la métropole (Banque d'État Lychakienne puis Banque Centrale Makanne) afin de financer ses investissements économiques étatiques industriels en particulier mais aussi des plans de grands travaux (2020-2023) qui ont permis de développer et d'étendre les infrastructures les plus élémentaires de l'île (routes, chemins de fer, etc...). En 2025 cet endettement s'élevait encore à 1,2 milliards de $RAK soit 10,4% du PIB et étaient détenus à 69% par des acteurs extérieurs à l'île, principalement la Banque Centrale Makanne et l'état kirépien.
Les bouleversements de l'année 2026 ont entraîné plusieurs étapes qui ont vu la précédente dette extérieure disparaître : annulation de la dette makanne avec la disparition de l'URCM et annulation réciproque des précédentes dettes entre le Kirep et l'URCM qui ont ainsi vu la disparition de la dette éonaise contractée auprès du Kirep. La dette intérieure est elle restée intacte malgré ces changements mais elle était très minoritaire et ne représentait que 31% du total et était principalement détenue par des entreprises étatiques, elles-mêmes détenues par l'État éonais.
Depuis 2026 la structure de la dette a fortement changé. Si elle dépasse en 2028 la dette de 2025 en terme de chiffre brute (1,5 contre 1,2 milliard de $RAK), son poids sur le PIB n'est plus que de 6,7% du PIB contre 10,4% auparavant. Mais la modification se situe surtout au niveau de la détention de la dette. En effet, avant 2026, celle-ci était largement détenue par des agents extérieurs à l'Éone (69% en 2025), or en 2028 99% de la dette éonaise est détenue par des agents économiques éonais.
Ce changement s'explique principalement par le fait que la politique de décentralisation des pouvoirs et des prérogatives vers les communes a aussi vu une communalisation de la dette. Or les communes ne s'endettent jamais - ou presque - à l'étranger et préfèrent le faire auprès des coopératives locales qui en ont les moyens, auprès des entreprises étatiques dans certains cas voire plus simplement auprès de leurs administration par le biais de souscription publiques. Néanmoins le contrôle de l'endettement s'est renforcé depuis l'indépendance. Il n'existait avant 2026 aucun garde-fou à l'endettement sinon la gestion raisonnée de l'État sur ses finances. Afin d'éviter un sur-endettement des communes, avec les implications de pouvoir et de tentatives de pressions économiques que cela peut impliquer un décret de Septembre 2026 limite l'endettement de tous les corps collectifs constitués (État, communes, coopératives, etc...) à 20% de leurs revenus annuels réels.
Néanmoins hormis certains cas extrêmes (2 depuis 2026) qui ont conduit à des changements de pouvoir local, la loi n'a jamais eu à être appliqué tant l'endettement est un fait culturellement plutôt rejeté par les Éonais et particulièrement par les Éonais d'origine makaranne (lychakiens, eranéens, endoas).
Conclusion :
L'étude de la période 2025-2028 au point de vue économique ne peut être réalisée sans la compréhension de la période 2015-2025 qui peut être prise comme une ère de développement initial pour l'Éone. Néanmoins les années de 2025 à 2028 correspondent elles au véritable décollage économique de l'Éone permis par un cadre national indépendant qui lui permet de s'affirmer. Si la réussite économique de 2028 semble être le couronnement, le summum d'une politique économique entamée depuis l'indépendance, ce n'est certainement pas un bond qui retombera aussitôt et on peut encore s'attendre à la poursuite de ce développement et de cette croissance économique forte dans les années à venir qui devraient permettre, dans le cadre du maintien de l'économie socialiste et en parallèle à la mise en place progressive du communisme par la voie politique, de poursuivre le but du "suprême bonheur social" que le Camarade Uusi Kensun appelait au cours de ses voeux du 1er Janvier 2028.
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