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Posté : dim. sept. 13, 2015 8:59 am
par Iles-MJA V3
[i35] - Île Saint-Théodore
Superficie : 9000 hectares
Habitants : non
Ressource : ?


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Des marins aiglantins, espionnant le Kirep depuis un moment, découvrent sur ses traces une île non-habitée non loin d'autres découvertes récentes.

Posté : lun. oct. 05, 2015 7:32 pm
par Leraptopes
Visiblement, le groupe de marin aiglantin qui s'était entêter à "espionner" le kirep faisait à la fois honneur à la longue tradition isolationniste du pays - comprenez-le ainsi: Le monde leur est parfaitement inconnue - et à la fois honte aux illustre mathématiciens et astronomes aiglantins qui avaient cartographiés dès le premier millénaire avant la naissance de Jésus Christ les étoiles de la la voie lactée et déterminés les éclipses solaires, lunaires, les solstices ainsi que les équinoxes.
"Espionner" le Kirep, à l'autre bout de la planète, à la frontière du Jeekim...et se retrouver dans le sud de l'océan atlanticum proche des glaces de l'antarctique. Quelle comédie.

Mais le navire, perdu (tiens-donc), fit escale sur une île entièrement déserte. A la grande surprise de l'équipage, le bout de terre n'était nullement répertorié. Sans le savoir, leur bourdes monumentale s'était transformé en chance incroyable.
Le hic, c'est qu'il ne pouvait pas contacter les autorités balthaziennes...Et pour cause: ils n'avait aucun motif valable pour naviguer dans ces contrés et étaient par conséquent hors la loi. L'espionnage n'étant pas spécialement apprécié non plus par la nation.

Bref: L'équipage se retrouvait avec une île sur les bras.

Ils appelèrent la mairie de Balthazard de manière anonyme (ce qui n'était pas bien compliqué puisqu'ils passèrent par un téléphone satellitaire non répertorié par le service des télécoms aiglantins et qu'il s'agissait, en plus, d'une technologie encore méconnu). La mairie une fois prévenu, elle relégua l'information jusqu'à la Secrétaire Nationale des affaires étrangères, Françoise Deschamps.
Là, plusieurs facteurs influençait sa décision:
- L'Aiglantine était déjà détenteur d'un territoire ultra-marin, riche et inestimable. Elle restaient assez grande pour que des missions d'exploration et de recherches scientifiques y soient mené. Comme pour celle-ci, il fallait la protéger.
- L'appel anonyme était quelque peu louche, et en l'absence d'informations, il était risqué de revendiquer une île sans personne pour en garantir la souveraineté...et sans personne pour vérifié que celle-ci n'est pas été obtenu de manière frauduleuse ou inacceptables.

Tous les navires aiglantins étant occupé à livrer des marchandises dans le respect de la loi, aucun ne fut assez proche pour faire escale sur ce lopin de terre désertique.
C'est là qu'elle se souvînt de sa discutions d'avec la Généralissime Alwine Mnabinko Doumba où elle y avait appris les missions de surveillances et de protection de la zone littorale du Zanyane orchestré par le Maok et l'Argosa'a. Après en avoir discuter avec la présidente qui acquiessa sans trop réfléchir, submergé par le travail, c'est immédiatement que Françoise convoqua au téléphone la Ministre Royale des affaires étrangères, Madame Malinia Namalik Balioko. Après quelques nouvelles et bon sentiments partagés, Françoise lui transmit les coordonnés ainsi que les informations récoltés. Les deux femmes tombèrent d'accord sur un commun contrat:
- L'île appartiendrait au Royaume du Maok et serait soumit à sa législation.
- L'Aiglantine aurait l'autorisation d'y envoyer du personnel scientifique dans le but d'étudier les espèces animales et végétales de l'île.
- Le Maok s'engage à respecter la faune et la flore de l'île. (Il en va de soi pour l'Aiglantine)
- Le Maok est libre d'en faire ce qu'il veut, du moment que les principes précédents sont respectés.
Après s'être donc mutuellement remercié pour la confiance réciproque, parlé de la pluie et du beau temps, s'être accessoirement invité à diner un jour où l'autre dans un petit restaurant de l'une ou l'autre capitale, Malinia relégua l'information à la Généralissime qui déploya un de ses navire aux coordonnés mentionné, tandis que Françoise rédigea en vitesse un rapport a soumettre à l'approbation de la présidente qui, là encore, le signera certainement dans la foulée de réunions des secrétariats.

[alb](Hrp: Je demande l'approbation du Iles-MJA pour ce rp. Il s'agit de donner l'île au Maok qui sera donc le seul à pouvoir rp dans cette section. Bien que si on me le permets, je pourrais bien poster de temps en temps une réponse sur les recherches scientifiques menées.
La raison de cette donation est la suivante: Je n'ai actuellement pas de temps pour y rp, (mais cela ne durera pas éternellement). J'aurais aimer conserver l'île mais...ça m'embêterais de la laisser en stand bail alors que d'autre peuvent rp dessus. Je suis intéressé par les îlots et les rp qu'ils offrent, mais je dois d'abord me concentrer sur une autre partie du forum.

En espérant que ce rp soit validé, bonne soirée)[/alb]

Posté : mar. oct. 06, 2015 8:49 pm
par Alwine
Arrivée dans le Sud :

[right]18 Avril 2028, île inconnue, sud-ouest du Zanyane.[/right]

L'appel passé par la Secrétaire des Affaires Étrangères de l'Aiglantine avait fait un grand effet, dans les couloirs du Petit Palais de Lokaroum. Dire qu'un séisme n'aurait pas causé plus d'agitation aurait été un peu exagéré, mais on n'en était pas loin en tous cas. Bien entendu, Malinia, la Ministre des Affaires Étrangères, n'avait pas hésité un instant et avait directement mené les négociations, d'autant que les demandes de leur allié n'avait rien de déraisonnable, au contraire. Et cela tombait bien puisque, suite à l'intégration de l'Île Fotamba au Royaume de Maok, qui devait être bientôt totalement officialisée avec l'arrivée des vaisseaux envoyés là-bas qui devait se faire dans les prochains jours, l'attention maokorienne avait fortement été portée sur les îlots, et qu'elle connaissait bien la position du Roi aussi bien que du gouvernement sur la question, puisqu'ils en avaient, du coup, parlé longuement quelques jours plus tôt, lors d'un Conseil restreint.

Ce fut avec décontraction et bonne humeur qu'elle accepta les demandes de son homologue, d'autant plus que les deux femmes s'appréciaient assez, et elle avait conclu la conversation sur un ton très amical, ne cachant pas non plus sa gratitude. Pour le Maok, l'occasion était inespérée ! Une fois que le téléphone – la ligne sécurisée du Ministère, s'il vous plaît – avait été raccroché, c'était là que le « tremblement de terre » avait commencé, et s'était étendu jusqu'au Palais Royal. Ménélok IV n'avait pas hésité un instant avant de confirmer la décision de sa Ministre. La Généralissime fut convoquée, et la situation rapidement mise à plat. Les patrouilles de la flotte bi-nationale ne poussaient pas à une telle distance au Sud mais, grâce à Saint-Sévère notamment, des navires croisaient bel et bien à proximité raisonnable, et notamment un groupe de trois patrouilleurs escortant plusieurs navires civils, qui étaient prévus pour partir vers l'Archipel Mokanga. Il était parfaitement possible d'envoyer cette petite flottille vers l'île proposée par l'Aiglantine.

La décision fut donc prise, et le Capitaine Mogaro Dombark, qui commandait le Chasseur de Mosoaï et avait reçu la direction de la flottille, se vit donner l'ordre de changer de cap. Il faisait alors escale en Androvie, et en profita pour, avec l'accord enthousiaste de leurs capitaines, ravis de participer à une telle aventure, échanger une partie de la cargaison des navires civils pour être parés au mieux à établir une première base et à subvenir aux besoins en nourriture de la flottille, avant de se mettre en route. Pendant ce temps, au Maok, les autorités s'étaient concertées et, sur le même principe que pour l'Île Saint-Sévère, avaient décidé de nommer l'île d'après un saint fêté le quinze avril, jour où l'Aiglantine les avaient contacté pour la leur cédé. Il fut donc choisi officiellement par le Maok pour cette nouvelle possession le nom d'Île Saint-Théodore, et on s'empressa de préparer tous les papiers pour officialiser totalement la chose dès que l'île serait prise en possession.

Finalement, trois jours plus tard, le dix-huit avril, donc, le Chasseur de Mosoaï et sa flottille arrivaient en vue de l'île. Ils avaient plus apercevoir plusieurs autres îlots à proximité et, par leur puissante radio longue-portée embarquée spécialement à cet effet, en avaient prévenu leur hiérarchie. Néanmoins, l'île visée était reconnaissable facilement, car le vaisseau de l'Aiglantine qui les y avait précédé avait laissé non un drapeau, qui aurait été une revendication directe de souveraineté pour la République insulaire, mais plutôt un assemblage de roche et de tissu, sur la plage, hors de portée de l'eau, qui représentait un signe distinctif facilement identifiable, et convenu, au milieu de deux considérations sur le temps au Maok et en Aiglantine, entre les deux responsables des Affaires Étrangères des deux pays consultés, histoire que le Royaume de Maok n'aille pas, par une bête erreur, s'aventurer sur une île potentiellement revendiquée par un autre pays ! Les coordonnées correspondaient également parfaitement, et les maokoriens débarquèrent donc sans attendre sur l'île.

Le Capitaine Mogaro Dombark débarqua le premier avec plusieurs canot et planta le drapeau du Royaume de Maok, proclamant officiellement le rattachement de cette île à la Couronne de Maok et en prenant possession au nom de Sa Majesté Ménélok IV. Il proclama également en tant que re-découvreur officiel le nom d'Île Saint-Théodore. Pendant ce temps, les autres navires débarquaient des hommes, mais aussi du matériel, prévu pour monter les premiers bâtiments de l'île. Un des patrouilleurs devait en faire le tour, alors que des patrouilles à pied allaient partir l'explorer de fond en comble, afin de vérifier, comme cela semblait être le cas de prime abord, et comme le fait que l'assemblage des marins d'Aiglantine n'ait pas été altéré semblait le confirmer, qu'il n'y avait pas d'indigène présent sur l'île ou, le cas échéant, de prendre contact avec eux pacifiquement. On allait également monter les premières résidences, et établir un premier lieu de culte, dédié bien entendu au saint martyr Théodore, comme il se devait.

Néanmoins, alors que le Capitaine Mogaro Dombark prenait contact avec Lokaroum pour confirmer que tout se passait bien, que l'île avait bien été occupée officiellement et qu'ils pouvaient lancer la confirmation de la prise de possession à l'international comme en interne, une nouvelle inattendue tomba : une autre île toute proche venait également d'être cédée au Royaume de Maok, suite aux démarches que celui-ci avait faite en apprenant, justement, la présence d'autres îles aux environs. Ordre était donc donner au Capitaine de rester sur place et de continuer sa mission, mais de détacher un patrouilleur et deux navires civils vers cette nouvelle île, pour officialiser également au plus vite la prise de possession de celle-ci. Surpris, et aillant du mal à croire en la bonne fortune de son pays – à croire que le Seigneur leur envoyait une faveur toute spéciale, si peu de temps après Pâques – il obtempéra bien entendu, détachant le Flèche Royal pour remplir cette mission, à l'aide de deux navires civils de petite taille à la cargaison vite ré-arrangée au mieux pour cela, convenant, de toute façon, de rester en proche contact.

Une fois les vaisseaux partis, le reste du groupe continua sa mission, maintenant les diverses explorations. Il s'agissait aussi de reconnaître les environs immédiats de leur lieu de mouillage, et de trouver rapidement une source, notamment. Petit à petit, l'îlot leur serait aussi bien connu que ne l'était Saint-Sévère... et allait se voir doter d'[url=http://www.simpolitique.com/sans-nom-t12187.html#p269587]un voisin maokorien[/url] encore beaucoup plus vite que lui, visiblement, ce qui était pour le mieux aux yeux du Royaume de Maok.

Posté : mar. nov. 03, 2015 8:31 pm
par Alwine
Une présence qui se solidifie :

[right]9 Juillet 2028, Île Saint-Théodore, sud-ouest du Zanyane.[/right]

Les choses avaient beaucoup évoluées, sur l'Île Saint-Théodore, depuis sa prise de possession par le Royaume de Maok, à la suite de la cession de l'île par la République d'Aiglantine. La [url=http://www.simpolitique.com/ile-saint-eusebe-t12187.html#p269587]découverte de Saint-Eusèbe[/url], qui avait été connue assez vite, avait rapidement été suivie par la [url=http://www.simpolitique.com/ile-saint-marcien-t12186.html#p269592]découverte de Saint-Marcien[/url], le terme « découverte » étant dans les deux cas à prendre avec des pincettes, toutefois, puisqu'il s'agissait en fait à chaque fois, comme pour Saint-Théodore elle-même, d'un transfert de la découverte et de la souveraineté qui en découlait d'un autre état au Royaume de Maok, si ce n'était que dans ces deux cas, bien entendu, c'était le Royaume qui, puisqu'il avait déjà « reçu » une île dans la région, avait fait le premier pas pour agrandir son voisinage, de façon, comme avec les Îles Saint-Sévère et Fotamba au nord, de créer non pas une souveraineté isolée au milieu de nulle part mais un groupe d'îles proches qui pourraient au besoin s'entraider.

Néanmoins, à l'origine, le Capitaine Mogaro Dombark, qui commandait le Chasseur de Mosoaï et dirigeait la petite flottille venu prendre possession de ces îles au nom du Maok, s'attendait à conserver le commandement global de la partie de l'archipel sous protection maokorienne, et donc à ce que Saint-Théodore devienne le centre de cette petite entité administrative perdue dans les eaux, au sud-ouest du continent. Mais c'était sans compter sur un détail « de taille », au sens propre comme au sens figuré : la taille, justement, des trois îles. L'Île Saint-Eusèbe était non seulement plus grande que ses voisines, mais encore plus grande que leurs deux superficies réunies, d'après les relevées effectués par les soldats. Cela lui donnait, bien entendu, un potentiel plus grand. De là, très logiquement, c'était Saint-Théodore qui avait finalement été choisie pour devenir la micro-capitale de ce regroupement d'île, ou en tous cas le point le plus central pour les autorités du continent.

On avait proposé à Mogaro Dombark de changer de supervision et d'aller s'occuper de l'Île Saint-Eusèbe, par égard à sa plus grande expérience et à son rang originel de chef de la flottille maokorienne, mais il avait refusé avec le sourire – ce sourire ouvert qui marquait parfois tant les étrangers chez les maokoriens – et avait choisi de passer le « commandement » à sa collègue, Sikina Malida Kagné, la structure étant, de toute façon, très informelle. Pour l'heure, les trois capitaines des trois vaisseaux-découvreurs avaient la charge d'assurer la défense et l'ordre sur les trois îles, avec leur vaisseau et les militaires s'y trouvant, ainsi que de relayer l'autorité du Roi sur ces territoires. Quand on en viendrait vraiment à une organisation stricte et formellement hiérarchisante, Mogaro Dombark espérait bien avoir été remplacé par un pouvoir nobiliaire ou civil, et être retourné à ses occupations de marins, même si cette gestion était une belle expérience et un devoir qu'il était très heureux d'accomplir.

Il fallait l'avouer, cette impression venait très largement du fait que pour l'heure, tout se passait au mieux sur Saint-Théodore. Comme sur ses deux voisines, la chapelle était sortie de terre, et on préparait la construction de la future première église. Les habitations aussi avaient pris forme, et on continuait d'explorer l'île dans l'espoir de découvrir d'éventuelles ressources. En attendant, on préparait aussi le fait de vivre sur l'île, tout simplement, d'en tirer subsistance, dans le respect de la faune et de la flore, bien entendu. En vertu du [url=http://www.simpolitique.com/index-diplomatique-royaume-maok-t12117.html#p270624]Traité de Lokaroum sur les îles[/url], qui avait été élaboré formellement, de plus, à partir des accords passés à propos de cette île en particulier, tout cela se faisait bien entendu dans le respect de la faune et de la flore d'origine, mais de toute façon les maokoriens n'auraient pas imaginé faire autrement. Mogaro Dombark attendait avec impatience la première expédition scientifique de l'Aiglantine, d'ailleurs qui, espérait-il, permettrait d'en apprendre plus sur l'île, et mettrait de plus un peu d'animation et d'imprévu dans le quotidien insulaire, ce qui ne pouvait jamais faire de mal.

Au final, la vie était parfois rude mais toujours très enrichissante sur Saint-Théodore, et bientôt, on l'espérait, ne ferait que devenir de plus en plus agréable. Les fruits locaux étaient bons et n'étaient pas toxiques, et déjà certains cuisiniers improvisaient ou élaboraient de nouvelles recettes en les intégrants. Et partout ailleurs aussi on testait de nouvelles choses, et on bâtissait, avec des bases solides, le futur de cette île que tous aimaient déjà comme un véritable petit bout de leur patrie, et mieux, dans le cœur de certains, comme leur petit bout de cette patrie qu'ils aimaient tant, le Maok, maintenant étendu jusqu'à ces îles perdues.

Posté : ven. nov. 13, 2015 8:23 pm
par Leraptopes
Et quelques jours plus tard...

Il aura fallut plusieurs jours pour coordonner la première expédition scientifique aiglanaise sur l'Île Saint-Théodore. C'est à bord du Maekkakâlâ, navire de taille moyenne spécialement désigné par le Secrétariat des Affaires Étrangère Aiglantin, que l'équipe de recherche avait fait le déplacement. Le Maekkakâlâ, ou Espadon en fiémançais, transportait tout le matériel adéquat pour la récoltes de donnés sur le terrain : c'était en somme un véritable laboratoire flottant qui mouillerait au large de ce bout de terre éloigné de tout. La C.E.N.A (Compagnie d’Électricité Nationale Aiglanaise) avait même aimablement prêté une hydrolienne à jeter au fond de la mer pour alimenter le bâtiment en énergie, de quoi assurer une bonne autonomie à l'équipe. Quant aux provisions, un immense potager serait cultivé sur le pont supérieur du bateau dans des gros bac à fleurs que l'on pouvaient rentrer en cas de tempête. Sans oublier l'équivalent d'un an de boîte de conserve en tout genre qui se trouvaient dans la cale. Bref, dans l'idée des Aiglantins, cette île avait été épargné du virus humain (Ce sont les termes qui ont été employé par le Secrétaire Nationale de l'Environnement) et il s'agissait maintenant de continuer sur la même lancé. Sachant que la présence de quelques scientifiques officiels sur l'île suffirait à garantir l'appartenance de l'île à l'Aiglantine, histoire qu'un tel joyau naturel ne tombe pas entre de mauvaises mains.

Qui d'ailleurs, l'île avait bien « changé de mains » (même si officiellement l'île n'a jamais vraiment appartenu ne serait-ce que quelques instants au pays faute d'avoir pu la revendiquer dûment par la présence de ressortissants sur l'île), et était devenu possession du Maok. Bien que l'on considérait le Maok comme respectable, on jugeait que la « passassions » de pouvoir avait été quelques peu rapide et bâclés...mais finalement au vu de ce qui se passait dans le reste de l'archipel (car plusieurs autres îles avaient été découvertes) on se dit que le Maok était encore la nation la plus apte à prendre soin du formidable écosystème îlien. Même s'il avaient ouïe dire que la prise de territoire ultra-marins par le Royaume zanyanais avait fait grincer quelques dents. En tout cas, pour les scientifiques, cela ne les regardait pas du moment que les îles étaient totalement préservés.

L'équipe se composait comme suit :

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=72633649a.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/72633649a.png[/img][/url]
Sandrine Dubois, 41 ans, Aiglanaise
Professeur de Géologie et de Biologie à l'EPFR (Rochard)
Joui d'une grande renommé, elle est experte dans l'étude des minéraux. Elle est aussi très appréciée de ses élèves.

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Inaya Maalik, 34 ans, Shulu
Professeur de Paléontologie à l'EPFC (Colibri)
Issue d'une famille ayant fuit la guerre en 2005, elle est passionnée d'archéologie. Son travail remarquable l'aura propulsé à la tête de nombreux sites de fouilles. Elle sera chargé durant l'expédition de retrouver la trace de possibles civilisations disparues et d'espèces fossilisés.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=24535625c.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/24535625c.jpg[/img][/url]
Maïlesha Ashamélé, 25 ans, Aiglanaise
Biologiste d'Etat à Grishka
Timide et discrète, ses thèses n'en demeurent pas moins complètes. Elle se passionne pour les animaux, en particulier pour les grands reptiles.
Elle est employée d'état.

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Hannelor Maléshéma, 48 ans, Aiglanaise
Ornithologue et Professeur d'Ornithologie à l'EPFB
Experte dans le domaine, elle est désireuse de découvrir de nouvelles espèces exotiques. Elle est aussi employée d'état, et donne de nombreuses conférences partout dans le pays.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=24672316e.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/24672316e.png[/img][/url]
Bertrand Bundelwald, 40 ans, Aiglantin
Capitaine du Maekkakâlâ
Secouriste-Capitaine dans la Marine de St-Martin, il a été nommé par l'Etat pour mener à bon port l'équipe de recherche. Il fera également office de médecin de bord.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=97446718f.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/97446718f.jpg[/img][/url]
August Branchard, 31 ans, Aiglantin
Professeur de Biologie et de Botanique à l'EPFW (Weißstadt)
Auteur de nombreux articles sur la botanique aiglanaise, il est un imminent spécialiste. Il a découvert de nombreuses molécules aux propriétés médicinales uniques, aujourd'hui utilisé en médicaments génériques. Il étudiera principalement la flore de l'île.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=83927822g.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/83927822g.jpg[/img][/url]
Franck Lecher, 32 ans, Aiglantin
Professeur d'Océanographie à l'EPFSM (Saint-Martin)
Océanographe dans un bureau de St-Martin, il est également professeur à l'EPF de la ville. Il suis de près l'évolution des eaux côtières aiglanaises menacé par la pollution zanyanaise. L'immense majorité de ses élèves sont de jeunes femmes, allez savoir pourquoi.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=48070482i.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/48070482i.jpg[/img][/url]
Franz Hammerdorf, 38 ans, Aiglantin
Médecin spécialisé dans la Bactériologie
Grand médecin dans l'un des plus grands hôpitaux de Balthazard, il donne des cours à l'EPFB (Balthazard) aux étudiants de médecine. Il mène des recherches sur les virus et les bactéries, ses travaux ont été mainte fois récompensé en Aiglantine.

Ainsi que de sept autres membres d'équipages chargé de l'entretient et du bon fonctionnement du navire.


[alb]Sandrine Dubois et Franz Hammerdorf étaient sur le pont du navire à leur arrivé, scrutant le bassement maokorien et le Chasseur de Mosoaï qui mouillait dans la crique. Ils virent ce qui leur semblait être le Capitaine du navire, qui devait certainement utiliser les appareils de son bâtiment pour suivre leur arrivée. Et il leur fit signe, signe auquel Sandrine Franz répondirent.[/alb]

[Sandrine Dubois, Géologue et Biologiste, enjoué et en agitant les bras]
"Youhouuu!"

[alb]Franz se contenta de lever la main tout en esquissant un mince sourire. Puis ils se concentrèrent sur les baraquements maokoriens.[/alb]

[Sandrine Dubois, Géologue et Biologiste, cessant d'agité les bras et fronçant les sourcils]
"Hou. Ils sont aller vite. Ne devait-il pas y avoir aucune construction sur l'île comme à Saâri Pikoŋia?"

[Franz Hammerdorf, Bactériologiste, avec son sérieux naturel]
"Disons que le cas est différent, officiellement l'Aiglantine n'a pas trouvé l'île, ce sont les Maokoriens qui ont posé le pied dessus en premier. Mais je préfère mille fois mieux les Maokoriens aux hokkaidiens. Ils sont gentil mais l'environnement ne semble pas être leurs priorités..."

[Sandrine Dubois, Géologue et Biologiste, la main sur la joue]
"Certes...j'ai hâte de voir comment les maokoriens ont monté leurs camps...je ne suis pas tellement ravie de savoir que des constructions voient le jours ici mais...du moment qu'ils ne s’étalent pas trop..."

[alb]Franz calibra ses jumelles sur le Capitaine, ce dernier faisant de même d'ailleurs, et ils échangèrent des signes amicaux. Puis il pointa son regard sur les petites maisons qui avaient poussés au large.[/alb]

[Franz Hammerdorf, Bactériologiste, avec son sérieux naturel]
"Frau.Dubois?"

[Sandrine Dubois, Géologue et Biologiste, bras croisée]
"Herr. Hammerdorf?"

[Franz Hammerdorf, Bactériologiste, avec son sérieux naturel]
"Rappelez-moi de dire à ces aimables gens d'utiliser la surface inutilisé de leur toiture, comme en faisant pousser des légumes par exemple."

[Sandrine Dubois, Géologue et Biologiste, souriante]
"Ah! Je sens que cette expédition va être passionnante!"

[alb]Un canot fut jeté à l'eau, l'expédition sur l'île Saint-Théodore venait officiellement de commencer![/alb]

Posté : ven. nov. 27, 2015 8:55 pm
par Alwine
Une visite scientifique fructueuse :

[right]17 Septembre 2028, Île Saint-Théodore, sud-ouest du Zanyane.[/right]

Les choses avaient bougées sur l'Île Saint-Théodore, principalement avec la venue, tant attendue par le Capitaine Mogaro Dombark, de la première expédition des scientifiques venus de l'Aiglantine sur l'île. Ceux-ci avaient peut-être, de prime abord, un ton un peu trop suffisant aux yeux des responsables locaux, qui avaient vite mis les choses au clair : si les maokoriens acceptaient volontiers les remarques, et avaient même de bon cœur proposé d'eux-mêmes un traité qui donnait le droit à l'Aiglantine d'envoyer des expéditions sur l'ensemble des îles placées sous la protection de la Couronne de Maok, en confiant au passage la mission à la nation insulaire de vérifier que la faune et la flore étaient toujours préservées partout où les fils du Maok poseraient le pied, entre autres choses, il n'était pas question pour autant que les nouveaux habitants du lieu se fassent dicter leurs moindres faits et gestes par des scientifiques étrangers. Il était question d'habiter l'île en harmonie, pas de ne pas l'habiter du tout.

Une fois les choses mises au clair, néanmoins, et, sans doute, une fois que les deux groupes se furent habitués les uns aux autres, l'ambiance s'améliora très vite et, de fait, les choses se passèrent très bien, tant il était vrai que les maokoriens s'étaient installés non pas en conquérants mais en simple habitants respectueux de leur environnement sur la petite île au sud-ouest de leur continent. Les scientifiques purent ainsi voir que nulle forêt n'avait été massacrée et que nul lieu de l'île n'avait été défiguré brutalement. Au contraire, ils purent découvrir la première pépinière que les colons avait commencé à développer, et qui permettrait, d'ici quelques temps, d'abattre certains arbres pour les remplacer par des nouveaux de même espèce, empêchant ainsi aussi bien une déforestation qu'une disparition des essences locales. En l'occurrence, certaines pouces de la pépinière étaient également destinées à être envoyées sur le continent pour être étudiée, et on proposa bien entendu aux aiglantins d'en emporter également certaines lors de leur départ.

De même, l'habitat maokorien, comme en bien des lieux du Maok continental, était en partie construit sur la plage ou dans les prairies qui la bordaient, et en partie parmi les arbres, là où la place était disponible, les habitations s'intégrant harmonieusement dans la forêt. L'habitat, encore en partie en construction, était assez dispersé, et assez varié également, construit, à ce stade, majoritairement de matériaux importés, mais destiné, à terme, à être entretenu avec les matériaux locaux, notamment une fois qu'il serait devenu possible d'utiliser le bois local dans les mêmes conditions harmonieuses que sur le continent. Dans la forêt, les habitations étaient en effet souvent en bois, alors qu'en dehors elles étaient plus souvent composites mais, comme on l'expliqua aux scientifiques, toujours respectueuse de ce qui les entourait. Pas de risque normalement de « pollution à terme », même si les maisons étaient abandonnées, car les maokoriens n'utilisaient pas de matériaux « modernes » pour leur construction, et, ici, pas de pierre.

La seule exception à ce dernier point était la chapelle, ainsi que l'église qui se construisait, et qui avait déjà bien avancé. Néanmoins, là encore, pas de destruction quelconque, puisque le sol « sacré » avait été délimité sur une large bande en grande partie rocheuse, un peu au-dessus des flots, de manière à pouvoir être visible dès l'arrivée sur l'île. Les pierres avaient été totalement importées pour la chapelle, tandis que pour l'église on avait utilisé en partie les différentes roches ou blocs rocheux qui avaient dû être déblayés pour laisser la place à l'un des édifices religieux ou à l'une ou l'autre maison construite non loin. Les aiglantins purent d'ailleurs constater la piété qui ne faiblissait pas chez les colons, loin de là, tous continuant de prier régulièrement et avec ferveur, cependant que plusieurs leurs confiaient, au cours de discussion, que s'il ne leur viendrait jamais à l'idée de défigurer cette île, c'était parce que, comme le reste du monde, elle était l’œuvre de Dieu, et que cette œuvre il ne convenait pas de la détruire en vain.

Globalement, les aiglantins furent très satisfaits des pratiques des colons maokoriens, et l'idée des cultures faites « sur toit » fut très bien accueillie par le Capitaine Mogaro Dombark autant que par ceux qui étaient placées sur sa responsabilité. Même si, ce qui plut moins aux aiglantins, les maokoriens ne décidèrent pas pour autant de faire une règle du fait de ne jamais cultiver un jardin en-dehors de cela, le fait même de ménager de tels espaces rendit les jardins moins nécessaire et, après quelques jours, une belle surprise fut offert aux scientifiques : transmise par le Capitaine Dombark, l'idée avait beaucoup plut aux responsables sur le continent, qui avaient décidé de la transmettre à l'ensemble des îles. C'était donc sur les cinq morceaux de terre au milieu des flots protégés par la Couronne de Maok que les aiglantins avaient contribué à faire avancer les choses dans le sens qui leur paraissait le meilleur.

Sur le plan purement scientifique, les maokoriens se montrèrent non seulement ouverts à l'idée d'aider leurs invités dans leurs recherches, mais encore bien souvent curieux d'apprendre ce qu'ils pouvaient avoir à tirer de ce qui était maintenant leur île, et qu'ils étaient toujours impatients de mieux connaître. Mogaro Dombark, notamment, se montra très curieux de ce qu'ils pouvaient découvrir et qui pouvait être utile aux siens. Au final, ce fut une belle entente entre les deux groupes, chacun acceptant d'écouter les idées et les convictions de l'autre, sans toujours les accepter mais en tous cas en prenant toujours le temps de les considérer. Même s'ils ne pouvaient être d'accord sur tout, les uns et les autres apprirent ainsi à s'apprécier et à collaborer, ce qui ne fit que rendre la vie sur l'Île Saint-Théodore plus agréable qu'elle ne l'était déjà.

Posté : jeu. févr. 11, 2016 6:56 am
par Alwine
Une église enfin achevée :

[right]1 Mai 2029, Île Saint-Théodore, sud-ouest du Zanyane.[/right]

La mission scientifique qui avait tant marquée la jeune communauté de l'Île Saint-Théodore, après une riche activité, était partie comme elle était venue, c'est à dire par la mer, forcément, mais non sans emporter un riche bagage composé de nombreuses observations et relevés, de quelques échantillons choisis, de moult témoignages et discussions, et même de quelques cadeaux offerts de bon cœur par les maokoriens en souvenir de leur présence sur l'île. Bien entendu, ici comme ailleurs, et même à plus forte raison ici, où les observations avaient été faites, les remarques des scientifiques venus d'Aiglantine avaient, pour certaines, été entendues et porté leurs fruits. Les « jardins à l'aiglanaise », particulièrement, avaient bien pris, en partie parce que les aiglantins eux-mêmes avaient pu mettre la main à la pâte pour montrer à ceux qui étaient maintenant les autochtones de la petite île comment mettre en place de la meilleure façon les installations qu'ils préconisaient, permettant ensuite d'ailleurs à ceux de Saint-Théodore de transmettre, par description, parfois en se déplaçant dans les îles voisines, ce savoir-faire à leurs compatriotes.

D'autres événements avaient bien entendu marqué la communauté insulaire, les mêmes, pour l’essentiel, que ceux qui avaient touché également les îles voisines. Les premières fêtes de Noël étaient passées par là, de même que les premières fêtes de Pâques. On avait été inquiété par les nouvelles venues du reste du monde, avec notamment la peste levantine – dont, étrangement, on n'entendait plus parlé – mais avaient été rassurés en apprenant que des nations comme l'Aiglantine, dont ils avaient pu constater la rigueur scientifique, reprenaient en main le dossier – et certains n'avaient pas manqué de faire des prières pour le bon docteur Hammerdorf en lui souhaitant bien sûr de réussir, mais aussi de ne pas s'exposer à la maladie. L'un dans l'autre, toutefois, même s'ils avaient appliqués, comme toutes les autres îles, les mesures prescrites par la Couronne en ce domaine, les habitants avaient été assez peu inquiétés par les turpitudes extérieures.

L'événement le plus marquant de ces derniers temps, outre la fête de Pâques, bien entendu, avait sans nul doute été la consécration de l'Église Saint-Théodore, qui avait eut lieu dans la première moitié du mois d'avril. Une cérémonie très attendue par tous les colons, qui n'avaient pas manqué d'organiser une nouvelle grande fête pour cette occasion remarquable qui dotait enfin leur communauté d'un lieu de culte, bâtit dans le respect de l'environnement, sur une zone rocheuse où il ne risquait pas de dénaturer la flore locale, mais aussi, et surtout, digne de l'hommage qu'ils voulaient, humblement, rendre au Christ qui, ils en étaient persuadé, les avait guidé vers cette île tout comme il avait guidé leurs concitoyens vers les autres terres qui étaient maintenant de petits fragments de Maok en outre-mer. Les vitraux provenant de Saint-Sévère étaient, tout le monde s'accordait à le dire, le plus beau joyaux du nouveau lieu de culte, dont tous se félicitaient.

Les prêtres des autres îles voisines, ainsi que de petites délégations de citoyens, étaient venus assister à cette inauguration, et Saint-Théodore, en retour, avait également envoyé une délégation quand étaient venues les inaugurations des lieux de culte dédiés à Saint-Eusèbe et Saint-Martien. Ceux qui y avaient été envoyés étaient revenus avec des paroles élogieuses sur les deux autres églises, mais, avec un petit chauvinisme îlien, ne pouvaient s'empêcher de préférer leur propre paroisse, malgré tout. Ce n'était toutefois qu'un avis bon enfant et, en vérité, on avait fêté l'ouverture des lieux de cultes dans les îles maokoriennes du petit archipel, maintenant « plus dignement doté aux yeux de Dieu ». Parallèlement, sur le plan matériel, la vie était rude parfois, sans doute, mais néanmoins toujours agréable, aux yeux des habitants, qui avaient trouvé ici les territoires libres où ils pouvaient vivre une vie bien remplie, en harmonie avec Dieu et la nature qu'il avait créé.

Sur le plan militaire, comme ailleurs dans les îles maokoriennes, la défense n'était plus assurée par un unique patrouilleur mais par un système tournant où étaient parfois impliqués des patrouilleurs, anciens ou neufs, bien sûr, mais qui voyait aussi mouiller, protecteur, des vaisseaux beaucoup plus importants. Cela, lié aux autres îles, n'avait fait que renforcer le sentiment de sécurité des gens de Saint-Théodore, qui vivaient leur vie paisiblement, heureux de ce qu'ils avaient bâtit et serein, sous la protection du Christ et du Roi, qu'ils n'oubliaient ni l'un ni l'autre, que du contraire même.

Posté : sam. juil. 02, 2016 11:58 pm
par Alwine
Une île paisible :

[right]7 juillet 2030, Île Saint-Théodore, sud-ouest du Zanyane.[/right]

L'Île Saint-Théodore n'avait pas fait exception par rapport à ses voisines de Saint-Eusèbe et Saint-Marcien, et avait connu une année tranquille, paisible même. Il fallait dire qu'il n'y avait pas grand-chose pour troubler ces îles perdues au sein de l'océan, au sud-ouest du continent zanyanais. Certes, au début, elles avaient été inquiètes par rapport à leurs voisines, mais le temps passant, les habitants de Saint-Théodore comme des îles voisines avaient peu à peu vu leurs craintes se calmer. Certes, leurs « voisins » étaient assez hermétiques aux tentatives de contacts, mais ils ne semblaient pas pour autant être hostiles, heureusement. De plus, les îles étaient maintenant bien défendues, non seulement par les vaisseaux qui, en permanence, veillaient sur elle, l'un des vaisseaux ne partant que quand un remplaçant venait prendre sa place, évitant des « creux » dans la sécurité, mais également pas les hélicoptères de Saint-Eusèbe qui parfois patrouillaient dans le ciel. Bref, il y avait toutes les raisons de se sentir en sécurité, et de ne plus trop s'inquiéter pour les îles voisines étrangères.

Et de fait, sur Saint-Théodore, les choses avaient été bien paisibles, en un an. Comme ailleurs, les fêtes, de fondation, de consécration, religieuses et nationales, avaient rythmées l'année écoulée. Comme ailleurs, ces dernières semaines avaient été marquées par l'indignation devant les persécutions religieuses redevenues réalités au Kirep, d'autant plus quand l'on avait su que la république yougoslave expulsait ses citoyens de par leur monde uniquement parce qu'ils professaient le Christ et, tout en respectant les lois et idéaux de leurs pays, refusaient d'abjurer et d'admettre ce fantasme de certains communistes, à savoir que le message d'amour de Jésus, le message de paix et d'entraide du Seigneur, pouvait être incompatible avec la défense des plus pauvres et l'égalité entre les hommes. Ils avaient été fiers cela dit d'apprendre que le Royaume de Maok était parmi les états à accueillir ces réfugiés, et que s'était jusqu'à leur archipel, par le biais de l'Île Saint-Marcien, qui avait accueillit quelques familles, celles des hommes, d'une partie des hommes du moins, qui avaient participé à la découverte de ladite île.

Un événement, au passage, qui avait aussi rappelé aux habitants de l'archipel que s'ils remerciaient le Christ pour avoir mis entre leurs mains les îles qu'ils habitaient maintenant, ils devaient cette grâce à des marins d'autres nations qui les premiers avaient trouvé ces îles avant de les verser entre les mains bienveillantes du Roi Ménélok, qui à son tour les leur avait confié – tout cela pour accomplir le dessein divin et les placer sur ces terres pour qu'ils les habitent et les mettent en valeur. Dans les cas des habitants de Saint-Théodore, c'était un rappel qui faisait lever le regard, notamment, vers le toit des maisons, rappelant ceux qui étaient à l'origine de la découverte de leur île : les aiglantins. Leur visite laissait ainsi encore un fort souvenir, et pas seulement parce que Saint-Théodore, comme les autres îles voisines et mêmes les îles maokoriennes en général, avait adopté l'idée des « jardins sur les toits » apportées par les aiglantins ! Ils avaient fait bien d'autres choses, mais cela restait peut-être l'idée la plus marquante et contagieuse.

Au final, même si sur le moment il y avait eut certaines tensions, sur le début, la visite aiglanaise avait plutôt laissé un bon souvenir et l'un dans l'autre les maokoriens de l'Île Saint-Théodore étaient plutôt heureux de cette coopération avec ces autres îliens – d'une île certes un peu plus grande – du nord, tout comme ils l'étaient, globalement, de la plupart des aspects de leur situation. L'île était calme, paisible, voyant de temps en temps ses voyageurs, elle aussi, même si le plus gros du trafic passait par Saint-Eusèbe, mais vivant surtout de la culture que ses habitants bâtissaient ensemble, dans cette vie qui, comme sur les îles voisines, était certes rudes mais pas surtout gratifiante, stimulante. Et, dans cette vaste mer qui les entouraient, soutenus et protégés d'une trop grande solitude par la présence des îles voisines, les gens de Saint-Théodore bâtissaient ainsi leur existence selon leurs désirs, en tournant toujours leurs cœurs vers leur royaume et leurs âmes vers Dieu, profitant de leur vie sur cette île paisible qu'ils avaient fait de Saint-Théodore.