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Posté : dim. sept. 13, 2015 8:56 am
par Iles-MJA V3
[i37] - Île Saint-Eusèbe
Superficie : 18000 hectares
Habitants : non
Ressource : ?
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Une opération scientifique tchoconalienne, visant à prouver que la terre est ronde pour débouter les théories du parti islamiste, découvre un îlot non-habité dans l'Altevum sud.
Posté : mar. oct. 06, 2015 9:03 pm
par Alwine
Prise de possession prudente :
[right]18 Avril 2028, île inconnue, sud-ouest du Zanyane.[/right]
La Capitaine Sikina Malida Kagné commandait le Flèche Royal qui, avec le reste de l'escadrille dirigée par le Chasseur de Mosoaï, venait de [url=http://www.simpolitique.com/sans-nom-t12189.html#p269586]prendre possession de l'Île Saint-Théodore[/url]. Suite à la nouvelle que la République Populaire Arabe de Tchoconalie acceptait de céder l'île qu'elle avait découverte, toute proche de la nouvellement nommée Saint-Théodore, elle avait été envoyée, avec son vaisseau et deux petits navires civils, pour prendre officiellement possession de cette seconde île. Ordre était donné de ne pas faire trop de vague, en attendant un communiqué officiel de la Tchoconalie qui devait venir dans les prochains jours, mais de bien marqué le côté officiel et définitif de cette prise par le Royaume de Maok, histoire que nul ne puisse profiter du vide pour tenter de coiffer les maokoriens au poteau sur ce coup. Du genre discrète et efficace, la Capitaine trouva vite l'île qu'elle cherchait, où les traces du passage de la République Arabe étaient moins évidentes que celles laissées, intentionnellement, par l'Aiglantine sur Saint-Théodore, mais néanmoins visibles.
Après avoir débarqué avec une petite troupe, elle planta le drapeau maokorien sur l'île et en prit officiellement possession au nom de Sa Majesté Ménélok IV, Roi du Maok, la nommant, selon le modèle déjà adopté pour Saint-Sévère et Saint-Théodore, d'après le nom d'un saint chrétien fêté en ce jour du dix-huit avril, lui donnant officiellement le nom d'Île Saint-Eusèbe. Au Maok, on se chargea de faire enregistrer tout cela, sans faire trop de vagues pour le moment, attendant la proclamation de la Tchoconalie et, avec discrétion, la Capitaine Sikina Malida Kagné commença les mêmes opérations de reconnaissance et de premières constructions qui avaient également lieu parallèlement sur Saint-Théodore...
Posté : mer. oct. 07, 2015 11:05 am
par Alwine
La première affirmation :
[right]21 Avril 2028, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Des trois îles revendiquées en quelques jours à peine par le Maok, suite à une vague de cession de la part de trois états distincts, celle où la présence s'était faite la plus discrète était Saint-Eusèbe, où les autorités de la République Populaire Arabe de Tchoconalie avaient demandé de les laisser communiquer elles-mêmes officiellement avant de faire trop fortement sentir la présence maokorienne. Heureusement, Lokaroum venait tout juste de contacter la Capitaine Sikina Malida Kagné pour lui transmettre ledit [url=http://www.simpolitique.com/viewtopic.php?f=493&t=11640&view=unread&sid=bcd61d90a3303968dc8693d129916bdb#unread]communiqué officiel[/url] qui annonçait publiquement le transfert de souveraineté de la République Arabe au Royaume de Maok. La Capitaine avait donc maintenant pleinement les mains libres pour mettre en œuvre les instructions reçues à propos de l'île.
En trois jours, des choses avaient déjà été faites. Le Flèche Royal avait fait le tour de l'île, et il semblait bel et bien qu'elle n'avait pas d'habitants indigènes, conclusion qui était confirmée par les premiers résultats des patrouilles. Saint-Eusèbe étant tout de même plus grande que ses deux voisines maokoriennes réunies, la Capitaine restait prudente avant toute affirmation catégorique, mais du moins il semblait raisonnable de penser qu'il n'y avait ici nuls incroyants perdus au fin fond de l'océan à qui apporter la Parole de Dieu. Ce n'était pas pour cela que la présence du Seigneur allait être négligée, toutefois, et la construction de la première chapelle au saint-patron de l'île avait déjà commencée, sitôt après que le premier campement de tente avait été édifié. Une fois la chapelle finie, on bâtirait un premier village en dur, puis on pourrait rayonner à partir de là.
Un ruisseau donnant de l'eau en abondance avait été trouvé non loin de la plage de débarquement, et l'expédition avait emporté les vivres nécessaires pour un petit moment, mais on allait bien entendu étudier également les possibilités de se nourrir sur l'île elle-même, ce qui était le but premier à long terme. La Capitaine Sikina Malida Kagné restait en contact régulier avec ses deux collègues, qui chacun avait maintenant la responsabilité, mais aussi en contact direct et tout aussi régulier avec Lokaroum, dans le but de tenir la hiérarchie au courant de ce qui se passait, et de recevoir continuellement de nouvelles instructions si nécessaire. Théoriquement, l'ensemble des trois îles restait placé sous l'autorité du Capitaine Mogaro Dombark, mais dans les faits l'ambiance était bonne entre les trois officiers et chacun se concentrait sur l'aménagement et l'exploration primaire de « son » île, de façon à avancer vite et bien sur l'ensemble de l'archipel.
Partout, quoique avec un certain retard initial sur l' Île Saint-Marcien, étant donné que le Capitaine Kiguré Narak venait seulement d'y arriver le jour précédent, la progression était régulière et satisfaisante. Partout on avait trouvé de l'eau, on était en train de reconnaître les côtes et d'explorer la terre ferme. Partout on avait au moins posé la première pierre de la Chapelle et, ce vendredi 21 avril, on avait partout sur les trois îles célébré une messe, où les prêtres de chaque vaisseau militaire avait officié, parfois la première, parfois déjà la deuxième ou la troisième, marquant le fait que les maokoriens plaçaient ces découvertes sous le regard bienveillant et protecteur du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et où chacun remerciait le saint-patron de l'île mais aussi le Christ de les avoir guidés vers ces îles, si tôt après Pâques, signe certainement que c'était là une faveur faite par le Ciel au pieux et religieux Royaume du Maok, du moins à leurs yeux.
Les choses avançaient donc, doucement mais sûrement. Pendant ce temps, au Maok, on menait des recherches pour savoir combien d'îlots exactement avaient été découverts aux alentours, et à qui ils appartenaient au juste, histoire de savoir avec quels voisins allait devoir compter ce nouvel ensemble de petites terres maokoriennes et de déterminer si des coopérations étaient envisageables sur le long terme avec eux, le cas échéant...
Posté : ven. oct. 30, 2015 8:05 pm
par Alwine
Une affirmation renforcée :
[right]29 Juin 2028, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Si, au départ, l'affirmation sur l'Île Saint-Eusèbe avait été quelque peu timide, du fait des circonstances de son entrée dans le giron maokorien, on pouvait dire que les choses avaient été bien rattrapée en deux mois. Les maokoriens s'étaient à présent solidement établis sur l'île et, peu à peu, l'évidence voulant que l'île la plus vaste des trois îles actuellement dans le giron du Maok dans l'archipel proche devienne également le centre d'où rayonnerait la présence du Maok dans ladite archipel semblait peu à peu se confirmer. Ainsi, Saint-Eusèbe avait bénéficié des plus gros apports des vaisseaux venus, peu à peu, aider à consolider la présence maokorienne dans la région, et semblait bien partie pour devenir la première des trois communautés venus du Royaume zanyanais et peut-être, à terme, une sorte de chef-lieu pour l'ensemble du territoire maokorien dans la région.
Pour l'heure, l'île était toujours placé sous la responsabilité militaire de la Capitaine Sikina Malida Kagné, qui exerçait l'autorité directement au nom de Sa Majesté Ménélok IV, et avait également en charge la défense de l'île le cas échéant, via son bâtiment, le Flèche Royal, mais aussi en commandant l'ensemble des soldats présents sur l'île. Sans faire de l'île une immense garnison, loin de là, une petite troupe avait été amenée, comme sur les îles voisines, pour sécuriser la zone. Il avait été confirmée définitivement que, sauf éventuellement s'ils se cachaient quelque part sous terre, il n'y avait aucun habitant indigène ou « d'origine », de sorte que les menaces intérieures étaient réduites, mais il convenait tout de même de faire respecter l'ordre et, le cas échéant, de pouvoir se défendre un minimum contre une agression externe.
Les militaires n'avaient pas été les seuls à arriver, toutefois. Puisque l'île était bel et bien vierge de toute présence indigène, les premiers colons, si l'on ne comptait pas ceux qui, venus sur les premiers vaisseaux civils, avaient finalement décidé de rester sur place, charmés par l'île ou bien désireux d'aider à son développement, étaient également arrivés. Il ne s'agissait pas, bien entendu, de transformer l'île en une sorte de grosse colonie de peuplement, ou de la sur-peupler tout court – cela, le [url=http://www.simpolitique.com/index-diplomatique-royaume-maok-t12117.html#p270624]Traité de Lokaroum sur les îles[/url] le garantissait, en proclamant qu'il était nécessaire de respecter la faune et la flore présentes sur l'île au départ – mais bien simplement d'assurer à l'île une population stable qui, comme au Maok continental, peuplerait l'île de façon harmonieuse et sereine, et permettrait à ses ressources d'être utilisées au mieux, comme cela était en place depuis un peu plus longtemps sur l'[url=http://www.simpolitique.com/topic12180.html]Île Saint-Sévère[/url], quoique, ici, on ne sache pas exactement s'il y avait une ressource aussi précieuse que le sable en abondance et à haute qualité à disposition.
Nul ne savait donc encore précisément ce qui pourrait exactement être mis en place sur l'Île Saint-Eusèbe, mais qu'importait, tous étaient convaincus que le futur, quelque soit la nuance qu'il prendrait, ne pourrait qu'être radieux. Même si, finalement, il s'avérait qu'il n'y avait nulle ressource à « exploiter », ce n'était pas bien grave, car les maokoriens n'étaient pas venus en « exploiteurs », avides de richesses, se faisant colon en espérant se tailler, dans les îles, la fortune que Dieu ne leur avait pas accordé sur le continent, le tout en pillant leur nouvelle terre d’accueil. Dans tous les cas, Saint-Eusèbe deviendrait du moins un relais important pour le Maok, et peut-être pour d'autres encore, car c'était là, bien entendu, que l'on avait résolut d'aménager le port principal de l'archipel pour le Maok, en grande partie parce que c'était là qu'il y avait le plus de place, et qu'on y avait aussi découvert une crique idéale, bien abritée et permettant sans problème de faire venir les vaisseaux, qui pourrait facilement être aménagée, très bientôt, pour être fonctionnelle sans porter atteinte à la faune et la flore locale.
En attendant, les choses avançaient déjà très bien. La première chapelle avait été terminée, et on était déjà en train d'élever tout à côté une église, dédiée également à Saint-Eusèbe, où la chapelle serait finalement intégrée. Les choses évoluaient pareillement sur chaque île, et l'espoir était bon que, quand les églises seraient finalement prête, on pourrait faire venir des vitraux directement de Saint-Sévère, célébrant ainsi, en quelque sorte, la communion et l'entraide entre les îles maokoriennes, même séparées par de nombreuses lieux d'océans. En attendant, la piété n'en était pas moins forte, et c'était avec une grande ferveur que les habitants de l'île avaient fêté leur première Saint-Jean, ou, de façon plus complète, Nativité de Saint-Jean le Baptiste, élevant notamment de grands feus, dont l'un, sur une structure qui était en fait une maison encore en construction, avait été visible des Îles Saint-Théodore et Saint-Marcien, tout comme on avait pu voir les feux homologues élevées sur ces deux îles, ce qui avait été une occasion de grande joie pour tous les habitants sur les trois petits morceaux de Maok perdu outre-mer, perpétuant une tradition qui leur avait été enseignée jadis par les évangélisateurs venus du Viertenstein.
En somme, les choses semblaient plutôt bien parties, sur l'île, comme dans tout l'Archipel. La seule source d'inquiétude véritable était la question des autres îles allentours, particulièrement de l'île où des combattants du Nord-Ouest Zanyane, mais aussi des natifs de l'Île Fotamba, se combattaient, aux dernières nouvelles. On espérait que le conflit ne déborde pas jusqu'aux îles maokoriennes en tous cas, et on était toujours un peu inquiet de ne pas avoir pu confirmer qu'il n'y avait pas d'autres îles dans les parages plus ou moins immédiats. En attendant d'en savoir plus, les militaires étaient parfois un peu à cran, mais cela n'entachait en rien la bonne humeur du gros des habitants, ni n'empêchait lesdits militaires eux-mêmes de se détendre la plupart du temps. Après tout, tous s'en remettaient entre les mains de Dieu, prié avec peut-être plus de ferveur encore maintenant, sur Saint-Eusèbe, que jadis, au Maok continental, peut-être parce que, aux yeux de beaucoup, ces îles restaient un don du Seigneur au pieu Royaume zanyanais.
Posté : dim. déc. 06, 2015 9:15 pm
par Alwine
Des ondes positives :
[right]18 Octobre 2028, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Sur l'Île Saint-Eusèbe, comme cela avait été le cas ailleurs aussi dans l'ensemble des îles placées sous la protection de la Couronne du Maok, comme par exemple l'[url=http://www.simpolitique.com/post273212.html#p273212]Île Saint-Sévère[/url], l'actualité avait été riche en nouvelles, qui, en grande partie, étaient semblables. Ainsi, l'émotion à l'annonce de la mort du Pape, puis de l'élection d'un nouveau souverain pontife, issu de plus du clergé du Maok, et certes pas parmi ses membres les moins illustres, que du contraire, avait également été présente. De même, on avait été confronté, et même « plus directement », puisque l'Île Saint-Théodore était voisine, et donc, forcément, bien plus proche, à l'idée de cultures sur les toits. Ici, où les constructions et surtout les exploitations étaient moins développées que sur Saint-Sévère, au nord, l'idée avait même eut plus de succès encore, et on avait déjà commencé à la mettre en application, quoiqu'on ne renonce pas pour autant, en complément, aux jardins « traditionnels » sur le flanc des maisons, là aussi dans le respect de l'île, de sa faune et de sa flore.
Enfin, si des vitraux n'étaient pas encore présents, ils étaient en vue, et les travaux de l'église avançaient bien. Bientôt, on en était sûr, l'Île Saint-Sévère, justement, leur fournirais les fameux vitraux, et on en était que plus impatient après avoir entendu les descriptions qui étaient venues de là-bas, très élogieuses sur ce qu'ils avaient produits. En somme, la vie suivait son bonhomme de chemin au même rythme que dans l'ensemble des îles qui étaient maintenant devenues maokoriennes, et qui vivaient tous plus ou moins au même rythme, un rythme calme et paisible qui permettait à ses occupants de s'épanouir tranquillement, dans la paix du Christ et du Roi. Même s'il n'y avait pas encore d'église proprement dite, dans la chapelle et devant celle-ci, ainsi qu'ailleurs, les prières n'en étaient pas moins ferventes, et le peuple n'en était pas moins pieux. Une piété qui, avec l'élection papale, était plus que jamais partie pour durer.
Et pourtant, chaque île avait aussi sa petite vie propre, ses petites particularités. En l'occurrence sur Saint-Eusèbe ce qui faisait particulièrement sa singularité, c'était bien entendu sa statue de pour ainsi dire « chef lieu » de la partie maokorienne du petit archipel où elle se trouvait. Pour l'Archipel Mokanga, les choses étaient différentes, car la situation n'était pas vraiment aussi claire : d'un côté, Saint-Sévère était la plus ancienne et la plus développée des îles maokoriennes, et avait été pensée à l'origine comme une île indépendante, à l'époque où le Maok n'imaginait guère un telle développement îlien, ce qui lui donnait un rayonnement particulier. De l'autre côté l'Île Fotamba, de par la présence d'une population indigène, d'une culture originale, avait également une aura jusqu'ici unique dans les possessions îliennes du royaume zanyanais, et il ne paraissait guère imaginable de la subordonner à une autre île. La situation restait donc égale, alors qu'au sud, au contraire, les îles avaient été rapidement pensées comme un ensemble unique, ce qui donnait à son « chef lieu » une importance plus grande et des efforts à l'avenant.
C'était ainsi qu'on avait décidé d'installer sur l'île un émetteur radio qui permettrait d'émettre facilement sur l'ensemble des îles maokoriennes dans la région, et serait également un relais utile pour les vaisseaux du Maok – et alliés – qui croiseraient dans les parages ou s'arrêteraient sur les îles. Bien entendu, pas question de mettre en place un énorme pilier de fer qui défigurerait l'île, de façon « classique », mais plutôt une installation discrète, bâtie sur une petite colline rocheuse qui se trouvait à l'intérieur de l'île, et qui pourrait facilement disparaître sans impact pour l'environnement au besoin. En profitant de la hauteur de l'éminence où elle avait été placée – qui aussi de ne pas déranger l'environnement outre mesure par son caractère rocheux et assez désolé – elle aurait malgré tout une portée satisfaisante, suffisante en tous cas pour remplir les objectifs qui lui étaient fixées. Ainsi, la radio pourrait être relayée sans aucun problème entre les trois îles, et faciliterait encore les communications entre elles.
L'île était aussi celle où les habitations se développaient le plus, et où on pensait de plus en plus regrouper toutes les choses nécessaires à la communication avec le continent et à la gouvernance des îles, autant que faire se pouvait. Cela ne rendait pas l'île « plus exploitée », tout simplement parce que celle-ci était beaucoup plus grande que ses voisines, et même, en fait, que toutes les îles maokoriennes à ce jour. De cette façon, tout comme sur l'Île Saint-Théodore, par exemple, on était respectueux de l'environnement, et le développement de la petite colonie insulaire se faisait de façon paisible, sans troubler outre mesure l'écosystème local. Il ne s'agissait pas de sanctuariser artificiellement celle-ci, mais tout simplement de faire en sorte que l'homme, et plus particulièrement les maokoriens, en l'occurrence, s'intègre paisiblement dans le système écologique local, jusqu'à trouver un nouvel équilibre avec lui.
Et via à tout ce qui était globalement mis en place, des pépinières destinées à permettre l'utilisation des forêts à la cueillette raisonnable en passant par les jardins sur les toits ou la pêche traditionnelle, les choses progressaient bien dans ce sens, dans la bonne humeur, dans le respect envers la patrie, qui restait toujours bien présente dans leur cœur, et dans l'amour du Christ.
Posté : dim. janv. 31, 2016 7:23 pm
par Alwine
Une île bien défendue :
[right]31 Mars 2029, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Comme le reste de l'archipel, et notamment sa voisine l'[url=http://www.simpolitique.com/post275953.html#p275953]Île Saint-Martien[/url], l'île Saint-Eusèbe avait connu sa part de réjouissance lors de la fin de l'année 2028 et du début de l'année 2029, notamment autour des fêtes de la Noël, qui ici aussi avait été la première occasion de cette grande fête sur l'île nouvellement peuplée par les colons maokoriens, ou des progrès des travaux de l'église. Celle-ci, d'ailleurs, avait depuis lors bien avancé, et les vitraux avaient déjà été mis en place, éblouissant les habitants par la beauté de la douce lumière qui se diffusait au travers d'eux, et rendait plus belles encore les scènes tirées de la Sainte Bible qui y étaient représentées. Tous sur l'île s'étaient mis d'accord pour louer la virtuosité des artisans de l'Île Saint-Sévère, plus au nord, et on avait d'ailleurs composé une lettre de remerciement collective qui avait dûment été envoyée à la communauté de la plus ancienne des îles maokoriennes. Ne restait plus que quelques finitions sur le toit et l'église pourrait ouvrir définitivement, chose très attendue par la population.
Pour le reste, les choses suivaient leur petit bonhomme de chemin tranquillement. Les jardins « à l'aiglanaise », c'est à dire sur les toits, avaient leur petit succès, sur les maisons qui étaient maintenant presque toutes finalisées. D'autres pourraient s'ajouter plus tard, bien entendu, mais pour l'heure chacun était loger correctement, dans une habitation à la fois fonctionnelle et, par ses matériaux comme par son implantation, respectueuse de l'environnement qui l'entourait. L'émetteur radiophonique installé plusieurs mois plus tôt, maintenant, était totalement opérationnel et continuait de retransmettre les programmes venus du Maok continental, mais aussi parfois produits sur place par une petite station de radio, et qui donnaient, dans toute la partie maokorienne de l'archipel – et sans doute un peu au-delà de la partie maokorienne pour qui était à l'écoute, quoique ce ne fut pas le but premier – des nouvelles mondiales, nationales et locales qui évitaient au colons de se sentir couper du monde.
Ces derniers temps, on avait aussi vu un renforcement de la défense de l'île. Là où au part avant elle était gardée en permanence par un unique patrouilleur, on avait entamé quelques semaines plus tôt un programme qui faisait tourner les vaisseaux gardiens entre les différentes îles maokoriennes, de façon à ce que chacune ait toujours un gardien à disposition. Parfois, il arrivait encore que ce soit un patrouilleur, mais pour l'heure c'était par exemple une corvette flambant neuve, venue tout droit des chantiers du Kaiyuan et livrée tout récemment au Royaume de Maok, qui assurait de ses canons la tranquillité de l'île contre les menaces extérieures. De plus, on parlait, à plus long terme, de stationner une force de défense aérienne sur l'île pour la protéger, ainsi que ses voisines, et on avait commencé, sur un site adapté, à savoir une bande rocheuse vers le centre de l'île, à construire les hangars qui abriteraient plusieurs hélicoptères de combat, d'ici quelques mois, quand ceux-ci auraient été livrés par la Rostovie. D'ici là, les hangars seraient finalisés, sans défigurer l'île ni porter atteinte à la nature qui y était présente.
Les habitants accueillaient très bien ces nouvelles, qui, sans porter atteinte à leur quotidien, permettaient d'augmenter leur sécurité. Le spectre de voir ne fut-ce que des pirates être tentés par les proies que pouvaient représenter les îles maokoriennes était ainsi considérablement diminué. Ici comme sur les autres îles, les capitaines de vaisseaux en place, chargés de protéger l'île, avaient été laissé sur place en dépit du nouveau système, toujours chercher de protéger les populations des îles, celle dédiée à Saint-Eusèbe comme les autres. Loin des spectres de guerre qui agitaient d'autres parties du monde, on était bien tranquille en ce moment, au sud-ouest du Zanyane, ce qui permettait aux habitants de rester tranquille, convaincus de la protection que leur procurait la Couronne Maokorienne et leur monarque bien-aimé, Ménélok IV, qu'ils n'oubliaient pas en dépit de leur établissement en outre-mer. Que du contraire, l'attachement au Maok restait fort, tout comme celle à la religion chrétienne.
C'était donc une vie tranquille que menaient les citoyens maokoriens, comme leur voisin des îles Saint-Théodore et Saint-Martien. Les trois îles étaient toujours étroitement en contact, depuis le point central que représentait Saint-Eusèbe, sorte de chef-lieu local, sans que ses habitants en retire une fierté particulière, d'ailleurs. Et la vie continuait d'y couler paisiblement, alors que les gens s'y installaient plus solidement, toujours dans le respect de l'île et de la nature qui s'y trouvait, véritable cadeau de Dieu au sein duquel les hommes se plaisaient à s'épanouir.
Posté : jeu. mars 17, 2016 5:07 pm
par Alwine
Une développement paisible :
[right]21 Août 2029, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Les choses avançaient tranquillement mais sûrement sur l'Île Saint-Eusèbe, au rythme paisible des gens qui ont tout le temps d'avancer tranquillement vers des buts raisonnables qu'ils se sont eux-mêmes fixés. Les conditions étaient sans doute parfois un peu rude sur l'île où la présence humaine est encore toute récente, mais en contre-partie les habitants jouissaient d'une grande liberté sur la façon dont ils organisaient leurs vies, favorisés par le fait que beaucoup de choses, justement, étaient à construire. Mais pourtant, certaines étaient déjà achevées, ce qui n'était pas une mauvaise chose, d'ailleurs, tous en convenaient. C'était particulièrement vraie pour l'église de l'île, dédiée, comme ladite île toute entière d'ailleurs, à Saint Eusèbe, dont le lieu avait pris le nom. Les travaux étaient finis depuis plusieurs mois maintenant, mais les habitants n'en étaient pas moins toujours aussi ravis de pouvoir admirer l’œuvre finale des artisans qui y avaient travaillé pour la gloire et l'amour de Dieu.
La première messe en ses murs avait bien entendu été l'occasion de grandes réjouissances saluant la sacralisation et l'inauguration du lieu saint, à laquelle avaient assistés des représentants des îles voisines, venus admirer l'église de Saint-Eusèbe. Pareillement, on avait également envoyé de petites « ambassades » de la même nature quand ces îles avaient inaugurés les leurs, le tout s'étant passé dans la bonne humeur, et ayant été l'occasion de resserrer encore un peu plus les liens entre les trois îles maokoriennes que comptait l'archipel, et qui savaient toujours se montrer solidaire l'une de l'autre en cas de besoin. Dans le cœur des habitants de l'Île Saint-Eusèbe, leur propre église restait bien entendu la plus belle, celle qui savait le mieux rendre grâce à la Sainte Trinité, à la Vierge et à tous les Saints, mais ceux qui avaient vu les autres édifices n'en convenaient pas moins que eux aussi étaient très réussis, ce qui ne manquait pas de réjouir les habitants, d'ailleurs.
Sur le plan de la défense, on attendait toujours le matériel qui devait être livré depuis le territoire continental du Maok, mais sans que cela ne déclenche de mécontentement, d'une part parce que la population savait que ce n'était pas par mauvaise volonté de l'armée royale, qui attendait toujours la livraison – pourtant promise comme rapide – du matériel par la Rostovie, et d'autre part, ce qui avaient sans doute encore une plus grande importance, parce qu'il n'y avait nul sentiment d'insécurité dans le cœur des habitants de l'Île Saint-Eusèbe. Bien sûr, on s'inquiétait parfois des îles voisines, dont on avait fort peu de nouvelles, et notamment de celle où l'on disait que les puissances du Nord-Ouest Zanyane s'étaient livré une guerre d'influence, mais ce manque d'échos était en soit rassurant, et surtout l'île était toujours bien gardée grâce au roulement des navires de guerre qui la protégeait, elle et ses voisines, en permanence, de sorte que les habitants avaient toujours de bonne raison de se sentir en sécurité, qu'ils soient ou non pourvus d'hélicoptères rostovs.
Pour le reste, la vie suivait tranquillement son cours sur l'île, rythmée par les saisons et le calendrier chrétien, au rythme des averses, du soleil, des fêtes religieuses et des messes, entre autres choses. On s'y souciait peu des nouvelles du monde extérieur, y compris celles qui parfois déclenchaient un certain intérêt au Maok. Par exemple, on n'y avait suivit que de loin les débats autour du Saint-Empire ou les nouvelles venues depuis l'Alméra à son propos depuis lors. On se contentait, pour certains, de prier pour la bonne gouvernance des chrétiens du nord, et pour que « le Saint Pape » trouve en lui un interlocuteur ouvert et non un despote – vœux qui revenaient particulièrement dans les prières de ceux qui venaient de la région de Mojaro, et avaient un attachement tout particuliers pour ce pape qu'ils révéraient, bien entendu, mais qu'autrefois ils avaient connus, parfois de près, comme étant un évêque bon et compétent, qu'ils ne manquaient pas de souvent recommander à Dieu quand ils joignaient les mains en prière.
Bref, la vie se déroulait paisiblement sur l'Île Saint-Eusèbe qui, au cœur de la partie maokorienne de l'archipel, continuait de servir de petite capitale régionale, et d'où partaient notamment les ondes qui, par la magie de la radio, gardaient les habitants des trois îles en contact avec le continent, entretenant la conscience de leur appartenance inchangée à ces ensembles plus grands qu'étaient le Royaume de Maok et la grande famille de la chrétienté.
Posté : sam. juil. 02, 2016 10:13 am
par Alwine
Une année tranquille :
[right]5 juillet 2030, Île Saint-Eusèbe, sud-ouest du Zanyane.[/right]
Comme dans les îles voisines, l'année avait été paisible, et même tranquille, pour l'Île Saint-Eusèbe. Même s'il était vrai que celle-ci était plus ou moins la « capitale » des îles maokoriennes de l'archipel, si un tel concept pouvait véritablement avoir de la valeur, au milieu de trois îles perdues dans l'océan, cela n'empêchait pas la vie d'y suivre un cours calme, en toute tranquillité. Oh il y avait du travail, oui, bien entendu, cela ne faisait aucun doute. Beaucoup de travail, même, car il fallait beaucoup d'efforts au quotidien pour bâtir une vie prospère sur l'île, en respectant celle-ci tout en développant harmonieusement la vie et les œuvres des habitants. Mais le temps des habitants, partagés entre ces tâches, le dialogue et la prière, ne semblait pas mal employé, au contraire : il donnait cet impression de plénitude que l'on ne pouvait ressentir que lorsqu'on savait que ses journées étaient remplies de choses saines, qui donnaient plein épanouissement.
Là aussi comme sur les îles voisines, le temps au cours de l'année écoulée avait été rythmée par des célébrations : célébrations de leur arrivée sur l'île, de la bénédiction de l'église, ainsi que de fêtes chrétiennes ou nationales pratiquées au Maok et même de quelques fêtes régionales rapportées avec eux d'au-delà des mers. Ces moments de célébrations étaient bien nécessaires pour pouvoir tenir le rythme, et entretenir la bonne ambiance au sein de l'île, permettant de ressouder les liens entre les différents membres de la communauté et de se rappeler les liens qui les unissait aussi au reste de leur pays ainsi qu'au reste de la Chrétienté. Cette combinaison entre les liens au passé, au reste du simpomonde, et les particularités qu'ils développaient ici, sur l'île, au fil du temps qui passait, cette façon de prendre en main leur futur et de le bâtir certes pas en pleine autonomie mais en pouvant largement choisir la direction qui leur plairait, c'était cela le secret du bonheur qui régnait sur Saint-Eusèbe, ou une partie de ce secret, en tous cas.
Il fallait bien avouer tout de même qu'ils étaient loin d'être vraiment coupés du monde, puisque leur île accueillait souvent des navires faisant escales. Certains venaient tout simplement ravitailler l'île en certaines choses qu'on ne pouvait pas y trouver, certes, mais nombreux étaient aussi ceux qui faisaient tout simplement halte sur le chemin qui faisait le tour du Zanyane par le sud. Souvent l'un complétait l'autre pour les navires maokoriens qui, après avoir fait escale en Agorsa'a et avoir doublé la pointe sud du continent, s'arrêtaient quelques jours sur l'archipel avant de repartir vers le nord, que ce soit pour le Kweku où les îles maokoriennes du nord, et puis au-delà l'Aiglantine et le reste du monde, ou parfois, aussi, de continuer vers l'ouest. Il arrivait aussi que des vaisseaux viennent du nord ou de l'est, et suivent la même route dans l'autre sens. En bref, c'étaient des nouvelles de partout qui arrivaient à Saint-Eusèbe, ne manquant pas de toujours fournir des sujets de conversations nouveaux aux locaux.
L'Île Saint-Eusèbe, en tant que centre de l'archipel, était celle qui voyait le plus souvent passer ces nouvelles têtes, qui rythmaient la vie des locaux d'interludes bienvenues mais ne devenaient pas le centre de leur monde pour autant. S'ils étaient toujours heureux d'accueillir les visiteurs, ils étaient aussi très heureux de retrouver leur tranquillité à leur départ, et le centre de leur vie restait la foi, la mise en valeur de leur île, bien avant une forme de thalasso-dépendance à l'extérieur. Les marins, eux, qu'ils soient maokoriens ou de nations pouvant également profité du mouillage, semblaient généralement heureux du bon accueille auquel ils avaient droit, de sorte que ces contacts se passaient bien, même quand ils avaient lieu avec des « étrangers ». Parfois, le bon père local était appelé pour tenter de faire un peu de traduction, mais généralement cela se passait plutôt bien. Cette tradition de l'accueille du voyageur, de toute façon, était solidement encré dans les mœurs maokoriennes, même si généralement il s'agissait de voyageurs moins nombreux... et plus terrestres.
Pour contrer les éventuels contacts moins pacifiques, de toute façon, l'île était toujours bien défendues. Trois vaisseaux veillaient toujours sur les trois îles, et pouvaient au besoin converger pour défendre ensemble l'archipel ou une de ses parties contre un ennemi hostile. De plus, les pilotes d'hélicoptère de Saint-Eusèbe étaient maintenant bien rodés, et pouvaient au besoin décoller rapidement pour aller frapper depuis le ciel tout ennemi trop mal intentionné. Cela aidait les citoyens de Saint-Eusèbe, tous comme leurs voisins des différentes îles maokoriennes de l'archipel, d'ailleurs, à se sentir en sécurité, sous la bienveillante protection de leur monarque. Ils ne manquaient pas non plus, bien entendu, d'élever aussi leurs prières pour recevoir la protection et la bienveillance divine, n'oubliant jamais, dans leurs prières, de remercier le Seigneur pour leur avoir accordé cette île et la vie paisible, épanouie, qu'ils y vivaient...
Posté : ven. oct. 28, 2016 6:59 pm
par Alwine
[center]Maok Première :[/center]
[right]La radio des îles, pour vous tenir informer de l'actualité insulaire maokorienne
Programme du 24 juin 2031, 10h30.[/right]
Et merci encore à la chorale de Saint-Marcien, qui nous a interprété un magnifique chant religieux remerciant le saint patron de leur île pour ses bienfaits. Et tout de suite sur l'antenne insulaire de Maok première, retrouvons notre bulletin d'information de dix heures trente, qui vous apporte directement les informations du monde insulaire maokorien ainsi que du reste du Royaume et bien entendu du monde !
Nouvelles du monde :
*Le Pape prolonge encore sa visite au Thorval, au plus grand plaisir sans doute de ses habitants. Beaucoup d'analystes n'hésitent pas à pointer du doigt un désir de Zosime II, outre de profiter de son séjour et de régler la situation interne un peu complexe ces derniers temps du Thorval, de se détacher de la curie urbaine, que l'on dit particulièrement gênante sur certains points pour notre bien-aimé souverain pontife...
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Nouvelles des Îles :
*L'information insulaire, également répercutée jusque sur le continent ? C'est déjà partiellement le cas pour notre chère station, qui entretient des relations suivies avec la « maison mère » de Maok Première, qui relaye les informations îliennes sur le continent, mais ce sera maintenant aussi le cas pour la presse papier ! En effet, nos collègues du Chant des Îles seront maintenant distribués jusqu'en Maok continental ! Une belle réussite pour eux, assurément, que nous ne pouvons que saluer !
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*Arrivée du père Magorak sur Saint-Marcien, qui remplacera le très apprécié père Bomalok, dont on se souvient du décès il y a quelques semaines, des suites d'une mauvaise chute depuis le toit de l'église. Le père Bomalok, comme à son habitude, mettait lui-même la main à la pâte pour réparer la toiture de l'édifice, quand il a glissé et a malheureusement été rappelé au près de Dieu. Comme on s'en doute, les habitants de Saint-Marcien, qui fonctionnaient jusqu'ici avec leur bon diacre, ont fait très bon accueil au père Magorak, à qui l'on souhaite de belles réalisations...
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Nouvelles du Continent :
*Une bonne nouvelle pour les voyageurs sur mer, avec la mise au pas par la marine maokorienne d'un nouveau groupe de pirates. Ce combat sans cesse recommencé contre les flibustiers ne s'achèvera bien entendu pas sur de simples actions militaires, mais celles-ci ont, entre autres, permis déjà de sécurisé considérablement les routes maritimes autour du continent, en partie grâce au concours des points de ravitaillement constitués par nos îles, sans doute...
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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur l'antenne insulaire de Maok Première, la diffusion d'un chant traditionnel de Fotamba enregistré pour nous directement lors d'une fête locale...