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Posté : mar. sept. 01, 2015 10:29 pm
par Alwine
[center]Les Palais de Lokaroum :[/center]
Quand on parle des Palais de Lokaroum, on désigne généralement trois édifices distincts, situés dans ou à proximité de la capitale du Royaume de Maok. Ces trois Palais sont :
I. Le Palais Royal :
Le Palais Royal, aussi appelé Palais Neuf ou encore Grand Palais, est la résidence principale du Roi de Maok. Situé au nord de la capitale, dominant la mer du haut d'un promontoire rocheux. D'un style tenait à la fois des influences alméranes, et plus précisément alémaniques, et d'éléments purement maokoriens, c'est autant une forteresse qu'un palais, puisqu'il est prévu pour soutenir un siège en cas de besoin, mais n'est pas dénué pour autant, de loin, d'une certaine beauté. Il fut bâtit au XIXe siècle, et est encore aujourd'hui considérer comme le plus vieil exemple véritable de la nouvelle architecture du Maok une fois qu'il fut soumis à l'influence venue du Viertenstein. C'est là que siège le Conseil Royal, quelque soit sa composition, et que sont prises les décisions les plus importantes. C'est également là, bien en sécurité, que sont conserver les bijoux et trésors de la Couronne et, bien évidemment, que sont conduits et reçus les visiteurs royaux.
II. Le Petit Palais :
Le Petit Palais, aussi appelé Palais du Protecteur ou Palais des Ministres, est le siège du gouvernement civil du Royaume de Maok. C'est au rez-de-chaussée que se réunis le Parlement de Maok, qui siège dans une grande salle prenant la majeure partie de l'étage, le reste étant consacré à des salles plus petites et des bureaux notamment pour les travaux parlementaires. Les étages sont dévolus aux Ministres Royaux et à leurs collaborateurs. C'est également là, au premier étage, que se trouvent les salles aménagées pour les rencontres diplomatiques entre ministres maokoriens et étrangers. D'un style plus clairement alémanique que le Palais Royal,quoique datant de la même époque, le Petit Palais, loin d'être un édifice nain, son nom venant du fait qu'il est considérer comme moins prestigieux, plus "petit" que le Palais Royal, présente tout de même des éléments propres au Maok. Il s'agit de l'ancien palais du gouverneur du Maok qui dirigeait plus ou moins le pays au nom du Protecteur du Maok, à savoir le Prince de Viertenstein, avant d'être dévolus, après la chute de la République, aux représentants du peuple.
III. La Citadelle Royale :
La Citadelle Royale, aussi appelée le Vieux Palais ou le Palais des Gardes est l'ancien Palais Royal de l'époque pré-colonial, abandonné quand la ville c'est déplacée vers la côte et vers l'est. Aujourd'hui, il protège Lokaroum des attaques venant de l'ouest, par voie de terre, et est le siège d'une puissante garnison. C'est également le siège officiel du gouvernement militaire du Maok, mais il arrive souvent que le Conseil des Généraux se réunisse ailleurs et que la Généralissime travaille avec les Ministres au Petit Palais en fonction des moments. Restauré et fortifier au XIXe siècle, il a néanmoins gardé un style massif, foncièrement maokorien pré-colonial, et forme une forteresse puissante, plus rude que le Palais Royal. On y organise peu de réception de dignitaires, mais il peut parfois servir de centre de commandement et, malgré tout, reste un lieu où les hauts officiers de l'Armée Royale se réunissent assez souvent.
Posté : mer. sept. 02, 2015 12:18 am
par Alwine
Grand Conseil Royal de début d'année 2028 (1) :
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]3 Janvier 2028, Palais Royal du Maok, Lokaroum.[/right]
En ce début d'année 2028, le Palais Royal était particulièrement actif. C'était que, comme tous les débuts d'année, il s'agissait de préparer la politique du Royaume pour l'année à venir, mais aussi de faire le point sur l'année écoulée. Pour cela, Ménélok IV avait fait réunir, comme de coutume, son Grand Conseil Royal. Celui-ci rassemblait son Conseil des Ministres, mais également une partie de son Conseil des Généraux, dont la Généralissime bien sûr, et plusieurs conseillers et officiers indépendants du gouvernement proprement dit, ainsi, en plus de ceux qui faisaient partie du gouvernement, plusieurs prêtres supplémentaires.
Tous étaient arrivés quand le Roi fit son entrée à son tour dans la salle de réunion, un garde ouvrant les portes de bois et annonçant d'une voix claire l'entrée de Sa Majesté Royale, Ménélok IV, Roi incontesté du Maok. Drapé dans une peau de léopard surmontant une toge verte, le monarque ne s'était pas embarrassé d'ornements pour ce qui était après tout une réunion privé. Les divers personnages présents le saluèrent à son entrée, avant qu'il ne gagne le bout de la longue table qu'il présidait, bien entendu, avec à sa gauche son Premier Ministre et à sa droite sa Généralissime. Ménélok IV s'assit, imité par ses Ministres, puis, une fois que tous eurent pris place, prit la parole.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, nous y voici. La première chose à faire, avant de tirer des plans sur la comète pour l'année à venir, est de tirer le bilan de l'année qui vient de s'écouler. Quels sont les principaux points à voir pour commencer, Ogmoba ? »
Son Excellence Ogmoba Nbalari : « Nous devons aborder un grand nombre de sujets, Votre Majesté, mais celui qui est peut-être le plus majeur, et en tous cas certainement le plus important vis-à-vis de la pertinence de votre politique, est la diplomatie. »
Sa Majesté Ménélok IV : « Bien. Je vous laisse donc la parole, Malinia, tâchez de nous présenter la situation de façon à la fois précise et concise. »
Cette atmosphère, détendue, et la façon du Roi d'appeler ses ministres par leur prénom, était propre à ce genre de réunions, et particulièrement celles du Conseil Royal. Pour autant, le respect restait de mise, et aucun ministre ne se serait laisser aller à oublier le « Votre Majesté ».
Son Excellence Malinia Namalik Balioko : « Je vais tenter de l'être, Votre Majesté. Pour commencer, je peux le dire sans fausse modestie, car tous nos analystes sont d'accord avec moi : l'ouverture diplomatique effective est un franc succès. Dès que nous avons pu concrètement ouvrir nos lignes diplomatiques, nous avons attirés de nombreuses propositions de prises de contact, et celles que nous avons pris l'initiative d'envoyer à notre tour ont également toutes remportés un franc succès au près des nations contactées.
Actuellement, le Maok a des relations pacifiques et plus ou moins fortement officialisées avec neuf pays différents, contre un seul il y a encore quelques mois, chacun de ces pays étant un acteur actif et parfois majeur de la politique mondiale. De plus, deux autres pays ont programmés des visites pour bientôt, dont le Royaume de Perlian, dont nous attendons la royale visite pour dans deux jours. En résumé, les liens diplomatiques se sont multipliés rapidement, et le phénomène n'est pas en train de s’essouffler, mais au contraire se perpétue. »
Autour de la table, les différents officiels hochèrent la tête, visiblement satisfaits des propos de la Ministre. L'un des auditeurs, un homme visiblement assez âgé en uniforme de Général, fit un signe pour demander la parole, que le Roi lui accorda d'un autre signe de la main et de quelques paroles.
Sa Majesté Ménélok IV : « Oui, Magork ? »
Général Magork Valkor : « Merci, Votre Majesté. Je félicite Son Excellence pour son excellent bilan. Néanmoins, j'aimerais savoir qui sont toutes ces nouvelles nations. Il y a une inquiétude dans la population à ce propos, et il serait bon que nous puissions y répondre. De plus, j'avouerai sans honte que moi aussi, je suis inquiet, et que j'aimerais disposer de plus d'éléments pour dissiper cette inquiétude. »
Plusieurs autour de la table hochèrent la tête, surtout parmi les militaires, mais pas seulement. Magork Valkor était un général très respecté, dirigeant l'Armée de Terre et étant le haut officier le plus expérimenté de l'état-major, ce qui donnait du poids à ses paroles. De plus, il était vrai que, dans un Maok tout juste sorti de l'isolationnisme, ces craintes étaient forts présentes. Sur un signe royal, la Ministre entreprit de répondre.
Son Excellence Malinia Namalik Balioko : « Je comprend parfaitement vos craintes, Général. Par un soucis de facilité, je vais diviser nos nouveaux partenaires par catégorie, en commençant par les plus évidents et en finissant par ceux qui sont sans doute les moins évidents. La première catégorie est, bien entendu, celle des monarchies.
En tout premier lieu, comme le plus populaire au près de la population, il y a bien entendu le Royaume du Thorval, et sa Reine Très Chrétienne, Annabelle II. Vous savez tous aussi bien que moi, je pense, ce que Sa Majesté ici présente a choisi de nous dire de leur rencontre, et vous conviendrez qu'on peut difficilement trouver allié plus digne et plus chrétiens.
Et pourtant, cela est en fait possible, fit-elle avec un sourire presque malicieux, puisque à l'occasion de sa rencontre avec la Reine Très Chrétienne, notre bon Roi ici présent a jeté les bases des relations formalisées entre le Maok et la Terre Sainte. Notamment, nous y enverrons bientôt des troupes destinées à y garantir le maintient de la paix et des prêtres pour y participer à la vie du pays comme ils le font ici.
Ensuite vient l'Empire du Kaiyuan, un puissant empire oriental. Bien que n'était pas chrétienne, cette monarchie respecte notre religion et compte plusieurs millions de chrétiens parmi sa population. C'est de plus un Empire très généreux, puisque, grâce à eux, nous avons gagné de nombreux avantages, dont le plus immédiat est une forte réduction des prix grâce à la vente au prix de production. J'ai un avis très positif sur le Kaiyuan, et je suis fermement persuadée qu'il peut être un partenaire sur le long terme, d'autant qu'il a plusieurs fois montré son respect pour notre neutralité. Bien qu'il faille rester prudents, pour ne pas nous faire happer dans la guerre capitalo-communiste qui couve, je pense que c'est actuellement un partenaire de valeur.
Enfin, la République d'Agorsa'a. Oui, je sais, le nom dit « république », mais il s'agit en fait d'une terre où le Prince de Viertenstein, avec le titre de Protecteur, règne sur un second peuple, différent du sien mais unis sous une même personne. Ce sont d'excellents alliés, et, après les très bons articles publiés dans la presse, tirés de mon rapport notamment, je pense n'avoir plus rien à vous apprendre sur eux. Nous avons déjà commencer notre collaboration, et tout porte à croire que l'Agorsa'a sera un partenaire aussi précieux que le Viertenstein. »
À ce stade, la Ministre marqua une pause pour boire une longue gorgée d'eau, laquelle était généreusement mise à disposition de tous dans le conseil, et laisser le temps à ses auditeurs d'intégrer tout ce qu'elle venait de dire, avant de reprendre la parole.
Son Excellence Malinia Namalik Balioko : « Viennent ensuite les « vraies » Républiques, si j'ose dire. Tout d'abord, l'Androvie. Il s'agit d'une république fortement capitaliste et libérale, de ce que j'ai compris, fondée jadis par des colons blancs qui ont conquis leur terre de haute lutte et qui, dépourvu de Rois, ont préféré former une République. À leur crédit, notons qu'ils sont chrétiens, bien que Protestants, ce qui constitue notre principal point de rapprochement. Il faudra encore attendre pour voir le véritable potentiel de cette alliance, mais gardons à l'esprit qu'il s'agit avant tout ici de renforcer la paix au Zanyane.
Ensuite, la Sébaldie, République elle aussi. C'est un pays du nord, qui a l'étrange coquetterie d'avoir destitué ses Rois, avant, ces dernières années, d'élire l'héritier légitime du trône comme président de la République. Ils sont majoritairement chrétiens, mais doivent cohabiter avec juifs, musulmans et, pire, athées. C'est sans aucun doute cette relation étrange, entre nostalgie visible du temps royal et désire de cette soit disant « modernité universelle », entre ses racines chrétiennes et les sirènes de religion dans l'erreur ou, pire d'un dogme du Prince du Monde. Actuellement, nous avons conclus un accord principalement sur la vente de café au près de leurs entreprises, non sans difficultés, car ils semblent attachés à un principe sacro-saint d'entreprise. Il y a là un potentiel de revenir à quelque chose de bien, mais actuellement, je préconise la prudence. Plusieurs milliers de personnes se sont d'ailleurs envolés là-bas pour tenter de convertir ou de reconvertir ce pays au christianisme, qu'il soit catholique, orthodoxe ou protestant.
Après, nous avons l'Aiglantine. Bien que républicain et païen, ce pays est plein de potentiel, la population païenne vit en bonne intelligence avec la population chrétienne. Surtout, leur désire de paix semble fort, presque autant que le nôtre. Il y a bien des différences entre nous, oui, mais je pense qu'ils pourront devenir des partenaires fiables sur le long terme, et envoyer une image positive a tous les païens du monde sur l'amitié possible avec les enfants du Christ. Nous pourrons aussi faire en sorte d'appuyer et de revitaliser la communauté chrétienne et, par l'exemple que nous donnerons, que les chrétiens de leur propre île donneront, leur montrer que la véritable foi n'est pas dans leur culte en plein paganisme, mais dans l'adoration de Dieu et de la Sainte Trinité. Une fois convertis, quels formidables alliés ils seront, plus encore ! Cela prendra peut-être des décennies ou des générations, mais en attendant, je pense que nous avons tout de même nouer des relations fortes avec ce peuple plein de rêves de paix.. près tout, l'esprit saint souffle où il le veut, même dans la tête des païens.
Enfin, il y a la République d'Endo. Comme le Kaiyuan, c'est un état non chrétien, mais où la minorité chrétienne est parfaitement intégrée au reste du peuple. Nous avons principalement conclu avec eux, outre la paix, des accords commerciaux, qui vont nous permettre de remplir nos besoins en viande. Il convient de rester prudent avec cet état républicain et païen sans être un était proche ni voisin de nos aspirations, mais ils semblent être à première vue des partenaires fiables et honorables.
Êtes-vous satisfait Général ? Certes, tous ces états ne sont pas les partenaires idéaux du Maok, mais tous ont fait l'effort de tendre une main ou d'accepter la nôtre avec enthousiasme. Tous ont aussi eu à cœur de lier la paix entre nos deux pays. Je pense que nous pouvons donc tous leur laisser le bénéfice du doute pour le moment, qu'en pensez-vous ? »
Tous approuvèrent, y compris le vieux général, visiblement satisfait, peut-être parce qu'il y avait là de nombreux états royaux, chrétiens, ou les deux, à moins qu'il ait été convaincu par les derniers mots de la Ministre. Le Roi remercia Malinia pour son exposé, puis continua sur les détails diplomatiques pour cette réunion qui s'annonçait plutôt fournie. Ce n'était certainement pas le dernier sujet sur lequel ils allaient devoir s'arrêter.
Posté : mer. sept. 02, 2015 4:14 pm
par Alwine
Grand Conseil Royal de début d'année 2028 (2) :
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]3 Janvier 2028, Palais Royal du Maok, Lokaroum.[/right]
La discussion se poursuivait au Grand Conseil Royal. Après divers commentaires sur la diplomatie et sur les liens qu'il convenait de renforcer et ceux avec lesquels il fallait se montrer prudent, ainsi que des discussions sur les futurs liens qu'il faudrait tisser dans temps à venir, et notamment de la visite du Roi de Perlian deux jours plus tard, le Conseil avait, comme toujours, laissé la décision finale à Ménélok IV, qui l'avais parfois exprimé clairement, alors que d'autres fois il s'était réservé le droit de garder pour lui le fond de sa pensée, comme c'était son droit. Après tout, le Conseil, comme son nom l'indiquait, n'était là que pour conseiller le souverain, qui restait, en dernier ressort, le seul maître des décisions. Néanmoins, un Roi sage prenait en comptes les différents avis, qui représentaient les différents acteurs de la société qu'il était chargé de gouverner, avant de prendre lesdites décisions, ce que faisait l'actuel monarque maokorien.
Une fois ce sujet clôt, et après qu'on ait ravitaillé le Grand Conseil en eau fraîche, car toutes ces discussions donnaient soif, le souverain passa à un nouveau point de bilan, qui lui tenait au moins autant à cœur que la diplomatie. Si cette dernière était un outil incontournable pour maintenir la paix au Maok, et l'établir à travers tout le Zanyane, ainsi que pour assurer le rayonnement international du pays, le bonheur du peuple lui-même passait aussi par d'autres vecteurs.
Sa Majesté Ménélok IV : « Bien, je suis satisfait de notre avancée diplomatique, et je vous encourage tous, en premier lieu Malinia mais aussi tous ceux qui s'impliquent dans les accords, à continuer dans cette voie. Ce n'est qu'en développant des liens nombreux et solides que le Maok pourra préserver et propager la paix dans et hors de ses frontières, et notamment dans notre continent, qui n'a déjà que trop connu de guerre.
Mais toutefois, ce n'est pas le seul sujet sur lequel j'aimerais obtenir un bilan. Je pense que vous savez lequel, Ogmoba, n'est-ce pas ? Où en sommes-nous de ce côté-là ? »
Son Excellence Ogmoba Nbalari : « Je suppose que Votre Majesté parle de l'amélioration de la qualité et de la sécurité élémentaire, n'est-ce pas ? Nous avons là aussi bien avancé, et j'ai le plaisir de vous annoncer que le bilan est plutôt positif de ce côté-là également. »
Le Premier Ministre Royal prit le temps de faire une pause, le temps de prendre ses notes afin de pouvoir présenter au souverain des chiffres précis. Comme tout cela relevait en soit de plusieurs domaines, il poursuivit lui-même, présentant l'ensemble des chiffres alimentaires.
Son Excellence Ogmoba Nbalari : « Comme vous le savez, Votre Majesté, et comme le savent également la plupart des personnes présentes, notre pays est loin d'être en situation de famine, mais les choses n'étaient pas parfaites non plus. Notre production alimentaire nous permettait de nourrir la population dans son ensemble, mais avec des apports parfois assez faibles pour certaines régions. De plus, au moindre problème, comme une grande tempête ou une sécheresse, nous étions à la merci d'une potentielle famine.
Un des principaux objectifs lors des négociations avec nos nouveaux partenaires était de remédier à ces problèmes, et je peux dire sans risquer de faire œuvre de flatterie que Madame la Ministre Namalik Balioko a brillamment réussi. En effet, grâce aux contrats alimentaires que nous avons passé, nous avons pu redresser notre situation alimentaire, de sorte que maintenant les apports pourront être garantit partout dans le pays et que, même en cas de coup dure, nous ne connaîtrions pas la famine, peut-être simplement un taux d'approvisionnement moindre. Néanmoins, l'important est que personne ne risque de mourir de faim.
Plus précisément, nous avons pu obtenir un important contrat avec le Viertenstein et l'Agorsa'a, qui nous assure un très gros approvisionnement en nourriture, majoritairement des légumes et des fruits, mais également de la viande et même du poisson. Comme cela restait tout de même un peu trop faible, nous avons également pu négocier un approvisionnement plus modeste avec la République d'Endo, nous permettant, au total, de passer d'une situation alimentaire décrite comme « faible » sur l'échelle d'évaluation standard à une situation alimentaire « bonne ». Cela nous assure une certaine tranquillité et permettra au peuple d'être nourrit correctement et de façon certaine partout au Maok, même s'il reste toujours une marge d'amélioration potentielle. »
Le Premier Ministre Royal inclina la tête pour marquer qu'il avait terminé son exposé, et but à son tour un grand verre d'eau. Autour de la table, l'humeur était plutôt positive, et la plupart souriaient. Quelques-uns avaient visiblement quelques interrogations, mais aucun ne les exprima tout de suite, d’autant que le Roi reprenait déjà la parole.
Sa Majesté Ménélok IV : « Voilà qui est très satisfaisant, une fois encore. Qu'en est-il néanmoins du coût de tout cela ? Bien entendu, il ne faut pas regarder à la dépense pour le peuple, mais sur le long terme l'approvisionnement ne doit pas devenir un gouffre financier. Quelle est la situation, Pierre ? »
Le Ministre Royal de l'Économie, qui sentait venir la question, était prêt pour y répondre, d'autant que sa réponse était plutôt positive, et que ce fut avec un sourire qu'il la formula, visiblement satisfait de ce qu'il avait à dire.
Son Excellence Pierre Ozkala Gomalir : « Merci, Votre Majesté. Hé bien, la situation est bonne, en fait. Aussi bien pour le Viertenstein et l'Agorsa'a que pour l'Endo, nous exportons des biens en échange des importations de nourriture. Du côté de la Principauté, nous sommes au final en bénéfice, même si nous avons accordé une réduction dans le prix total à payer, par solidarité à la fois envers une autre Couronne, un autre pays chrétien et un vieux partenaire.
Du côté de l'Endo, par contre, nous sommes visiblement en déficit, même si les prix sont moins clairs du fait de leur économie moins réglée que la nôtre. Néanmoins, un troisième contrat, conclu, lui, avec la République de Sébaldie, à qui nous fournissons du café, permettra de rentrer dans nos frais, et d'équilibrer nos importations de nourriture avec nos exportations. Là encore, les prix sont sujets à fluctuations, mais celles-ci ont été délimitées dans une certaine fourchette.
Au total donc, nous sommes même légèrement en bénéfice, qui pourra fluctuer en fonction des années, mais nous assure néanmoins de ne pas avoir à injecter d'argent du budget ordinaire dans l'achat de nourriture, du moins pas tant que nous maintiendront les importations actuelles. »
Une nouvelle fois, le Roi adressa ses félicitations à ses divers Ministres pour leurs actions dans ce domaine, qui allait leur permettre d'atteindre leurs objectifs sans créer un déséquilibre dans les finances du royaume. Les discussions se poursuivirent un moment sur ce sujet, notamment sur la façon dont il convenait d'organiser l'apport en nourriture ou sur l'opportunité de développer encore les importations, les divers conseillers donnant leur avis, aussi bien dans leur domaine de prédilection qu'en-dehors, car chacun, s'il était admis au Grand Conseil, avait le droit d'éclairer le monarque de ses remarques, afin qu'il ait la meilleure image possible de la situation.
Posté : ven. sept. 04, 2015 9:49 am
par Alwine
Grand Conseil Royal de début d'année 2028 (3) :
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]3 Janvier 2028, Palais Royal du Maok, Lokaroum.[/right]
La discussion se poursuivit pendant un bon moment, et le Roi fini par arrêter ses décisions sur la façon dont serait distribuée la nourriture au peuple, par l'intermédiaire des Guildes légitimes, bien entendu. Il s'agirait de donner forme à tout cela pour finalement présenter l'ensemble au peuple, mais c'était une tâche à laquelle étaient rodés les conseillers royaux. Après quelques autres discussions, et une légère pause, le groupe sembla avoir fait le tour de la question, et le monarque orienta l'ensemble vers de nouveaux sujets.
Sa Majesté Ménélok IV : « Très bien, vraiment. Si nous continuons comme cela, je suis persuadé que nous pourrons rapidement apporter plus de qualité et de sécurité alimentaire au peuple. Je vous fais confiance à tous pour faire de votre mieux sur cette question. Bien, quel est le point suivant au programme du jour, Ogmoba ? »
Son Excellence Ogmoba Nbalari : « Hé bien, Majesté, nous devons aborder la question de l'armée, et notamment des achats de matériel militaire. »
Sa Majesté Ménélok IV : « C'est un sujet indispensable, je suppose. La parole est à vous, Alwine, présentez-nous la situation et vos propositions. »
La Généralissime rassembla ses notes, afin de disposer des chiffres précis, et consulta une dernier fois du regard ses subordonnés, les Généraux présents, qui semblèrent ne rien avoir à redire en dernière minute. Elle prit donc la parole, comme le Roi l'y invitait.
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Je vous remercie, Votre Majesté. Hé bien, la situation de notre armée n'est d'abord pas catastrophique, autant vous le dire. Nous sommes, au niveau régional, capable de nous défendre. Néanmoins, face à des menaces extérieures, notre armée actuelle pourrait rapidement se retrouver dépassée, si grande que soit sa bravoure. Notre équipement individuel est clairement dépassé, bien qu'il ne soit pas un des pires de la planète, et nous manquons aussi de divers équipements plus lourds.
C'est pourquoi le Conseil des Généraux, et moi la première, estimons que la première priorité doit être d'actualiser un peu plus l'équipement de nos troupes, de leur fournir de meilleures armes, qui leur permettront d'être plus efficaces sur le terrain en cas de conflit, mais aussi plus dissuasifs vis-à-vis de toute potentielle attaque ennemie. C'est de plus un poste des dépenses qui reste relativement léger, pour un grand bénéfices, aussi le pensons-nous incontournables.
Deuxièmement, il est également nécessaire de gonfler les effectifs de nos flottes, notamment de notre flotte aérienne, très limitée à l'heure actuelle, et notre infanterie manque encore d'appuis lourds. Nous ne disposons que de deux chars, et ce ne sont que des modèles légers ! En cas de combat contre une artillerie fournie, nous risquerions d'être rapidement dépassés.
Si nous voulons être capables de nous défendre, nous devons regrouper une armée digne de ce nom, soit fournir du matériel supplémentaire à nos trois corps d'armée, mais cela est une priorité plus faible, même si l'échéance ne pourra être éternellement repoussée. De plus, nous soulignons que la situation mondiale étant particulièrement tendue en ce moment, et notamment au Barebjal, pas si éloigné de nos côtes, nous ferions mieux de ne pas repousser trop longtemps. »
Quand sa Généralissime eut terminée, le Roi prit quelques instants pour considérer la question, songeur. Il faisait confiance aux analyses de ses conseillers, mais restait à savoir comment répartir l'effort d'achat. Pour se faire une meilleure idée de la situation, il demanda des précisions.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hummm, je vois. Et où achèterions-nous tous ces équipements ? Nos anciens fournisseurs ont, à ma connaissance, cessé leurs activités. »
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Vous avez raison, Votre Majesté, néanmoins, parmi les alliés que Son Excellence la Ministre des Affaires Étrangères nous a détaillé plus tôt dans la réunion, deux, principalement, sont des fournisseurs possibles, et qui nous semblent tout à fait corrects. Il s'agit de la Principauté du Viertenstein et de l'Empire du Kaiyuan.
Dans le cas du premier, il faudrait passer par le Collegia Defensionis Industriatis, un consortium qui regroupe, outre le Viertenstein, le Thorval et la Fiémance. Si nous n'avons pas de relations officielles avec cette dernière, la présence des deux premiers semble être une caution morale suffisante pour que nous fassions appel à ce fournisseur, qu'en pensez-vous ? »
Sa Majesté Ménélok IV : « Je suis d'accord. Les Princes de Viertenstein sont nos alliés depuis bien longtemps, et je fais toute confiance à la Reine Très Chrétienne du Thorval. Leur caution me suffit. De l'autre côté, l'Empire du Kaiyuan semble également être un partenaire fiable et solide, et nos premiers contacts se sont très bien passé. J'approuve les deux fournisseurs potentiels. Ont-ils proposé des conditions ? »
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Ils l'ont fait, Votre Majesté. Le Kaiyuan s'est engagé à nous fournir l'armement sans faire de bénéfice dessus, ce qui nous dégage une marge de trente pourcents. Néanmoins, cela n'est valable que pour l'armement terrestre, fournis par une entreprise d'état, et non plus l'armée de l'air ou la marine, qui seront sans rabais.
De son côté, le Viertenstein s'est engagé à ce que le C.D.I. nous accorde un rabais de dix pourcents sur toutes les commandes, sans restriction. C'est moins, certes, mais cela s'étale sur toutes les catégories et, autant que nous puissions en juger, n'est pas limité dans le temps, alors que pour le Kaiyuan cela n'est vraisemblablement qu'à durée limitée. »
Sa Majesté Ménélok IV : « Je vois... et en tenant compte de ces éléments, quel fournisseur recommandez-vous pour chaque cas ? »
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Hé bien, Votre Majesté, pour l'armement individuel, je recommande sans hésiter le Kaiyuan. Son matériel est plus varié, et nous obtenons dessus une grosse réduction. De plus, l'Empire s'est engagé à nous envoyer un petit groupe d'instructeurs qui pourront transmettre leurs savoirs à notre armée. En choisissant leurs armes, nous avons donc l'avantage supplémentaire d'être très rapidement entraînés à nous en servir.
Pour le reste... dans la marine, en dépit des réductions offertes par le C.D.I., le Kaiyuan reste le plus compétitif, et de loin, pour presque tous les vaisseaux. Il n'y a que sur les frégates que le Viertenstein l'emporte au niveau du prix, et malheureusement la marine a déjà assez de frégates pour l'instant. Nous recommandons donc là aussi, moi et les Généraux, de nous adresser à l'Empire, les différences étant parfois très importantes.
Dans l'armée de l'air, la question ne se pose pas, car le Kaiyuan ne produit pas ses propres avions. De plus, ceux proposés par le C.D.I., tout comme leurs hélicoptères, semblent à la fois compétitifs et corrects. De même, nous recommandons de faire appel à eux pour les machines de guerre de l'armée de terre, car, outre la marge qu'ils nous offrent, leurs véhicules sont proches de ceux que sont habitués à manier nos hommes, et seraient donc idéaux. »
La répartition proposée par la Généralissime fut acceptée par le Roi, et la question passa aux quantités, ainsi qu'aux budgets alloués. La discussion fut longue, mais le monarque tomba finalement d'accord avec son Conseil sur le fait que le mieux était sans doute de fournir un achat important en une fois, pour qu'ensuite le budget militaire puisse se concentrer seulement sur l'entretient et de petits achats ponctuels. En contrepartie, on convint de post-poser les recherches militaires d'envergure à l'année suivante, rien ne pressant étant donnée que l'armée allait sur le moment recevoir un armement neuf. Le budget fut plafonné à moins de trois milliards, et il fut souligné que l'on pouvait s'arrêter plus bas, ce qui ne manqua pas d'en faire sourire certains autour de la table.
Posté : mar. janv. 26, 2016 10:47 pm
par Alwine
Grand Conseil Royal de Mars 2029 :
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]18 Mars 2029, Palais Royal du Maok, Lokaroum.[/right]
Bien entendu, la réunion du Grand Conseil Royal du début de l'année 2029 avait été bouclé depuis longtemps, dès le début du mois de janviers. On y avait parlé du budget de l'année à venir, de la diplomatie à mettre en place, et des achats armés qu'il faudrait faire une fois les commandes de l'année écoulée livrées, notamment. Mais le Roi avait jugé bon de réunir à nouveau le Grand Conseil pour une séance qui était un peu un « suivit » de celle-là. La première raison était qu'on avait enfin les chiffres précis de l'économie pour l'année à venir, après un petit retard inhabituel... dû principalement à la grande croissance de l'économie, qui avait grandit de plus de soixante pourcents ! De quoi confirmer les budgets prévus qui en fait avaient même pu être renforcés dans plusieurs cas, car le gouvernement ne s'attendait pas à bénéficier d'une telle marge de croissance. Une preuve, tous en avait convenu, que leur politique était la bonne, mais aussi un signal, car il ne fallait pas risquer de laisser l'économie s'embraser pour rien. On avait donc renforcé certains projets, et pris certaines mesures.
Mais ce n'était pas la seule raison de se réunir. En effet, la commande militaire passée à différents pays étaient enfin totalement arrivée dans les différents corps d'armée du Maok. Même si la chose était prévue, être confronté à la réalité de ces commandes demandait sans aucun doute de se réunir « sérieusement » une fois de plus autour de la table, et c'était justement la chose que le Roi voulait maintenant amener dans la conversation.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je pense que le point suivant est sans doute l'armée, n'est-ce pas, Ogmoba ? »
Son Excellence Ogmoba Nbalari : « En effet, Votre Majesté, et tout d'abord la question des commandes qui ont été livrées récemment. »
Sa Majesté Ménélok IV : « Bien... La parole est à vous, Alwine. »
Le monarque se tourna vers sa Généralissime, de même que la majeure partie des personnes présentes. Alwine, de son côté, relisait rapidement ses notes, comme toujours quand il était question de chiffres précis, et releva rapidement le regard, un léger sourire aux lèvres.
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Merci, Majesté. Les commandes sont toutes arrivées à l'heure où nous parlons, et par-là je veux dire qu'elles sont parvenues jusqu'à nos ports mais aussi qu'elles ont été prises en charge par l'armée... comme vous le savez, cette commande se voulait ambitieuse, du moins à notre échelle, et le résultat est à la hauteur de nos attentes. Notre flotte navale a presque doublée en terme numérique, et en terme de puissance je pense que nous pouvons enlever ce « presque ». Quant à la flotte aérienne, le nombre d'appareils a été multiplié par sept !
Sur le plan terrestre, nous avons aussi bien progressé, avec notamment un meilleur équipement individuel pour tous nos soldats, mais aussi un nombre de char de guerre qui devient enfin un peu moins ridicule comparé au reste de nos forces, si vous excusez ma formule... bref, sur tous les rapports, le Maok sort clairement renforcé de ces achats. »
Même si dans l'absolut, comparé à de grandes ou même à certaines moyennes puissances militaires, le Maok restait assez faible, si on comparait la situation actuelle à ce qu'elle était avant, le progrès était énorme. Si l'armée de terre, déjà bien fournie par rapport aux autres corps, avait eut un renforcement relativement modeste – quoiqu'il ne faille pas négliger l'armement personnel modernisé en masse – les autres corps avaient été largement boosté, surtout l'aérien.
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Concernant la prise en main, nous n'avons pas rencontré de problèmes majeurs, en partie grâce aux programmes mis en place avec le Kaiyuan. Il faudra bien sûr se familiariser avec le nouveau matériel, mais cela pourra être fait notamment via des entraînements et des manœuvres, d'une part seuls, mais aussi lors des entraînements communs prévus avec plusieurs de nos partenaires. En somme, je pense vraiment que nous sommes sur la bonne voie et nous ne devrions pas avoir de problèmes de ce côté-là. »
Sa Majesté Ménélok IV : « Voilà qui me semble excellent... et concernant les pistes pour de nouveaux achats dont nous avions parlé en janvier ? »
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Hé bien, Majesté, il y a justement quelque chose dont, je pense, nous devons parler à ce sujet, et qui concerne la Rostovie. Jusqu'ici, nous n'avons jamais eu de contacts avec ce pays d'Alméra Orientale, que je ne crois pas utile de présenter plus en avant, mais il y a une circonstance tout à fait spéciale qui pourrait, et je le dis franchement à mon avis qui devrait changer la donne : la Rostovie c'est lancé dans un vaste plan de revente d'une partie de son arsenal de guerre, et, de la façon dont je vois les choses, le Maok devrait saisir cette occasion au bond. »
Les réactions autour de la table furent diverses, mais assez calmes, l'un dans l'autre. Pas de vivat, mais pas non plus de personnes choquées ou scandalisées. Il fallait dire que le Maok avait vécu isolé pendant presque toute la période d'activité de la Main Noire, ce qui diminuait sans doute les réticences qui auraient pu exister dans d'autres pays plus touchés.
Généralissime Alwine Mnabinko Doumba : « Je m'explique. Le matériel proposé est de qualité, et le prix extrêmement bas. Cela est particulièrement intéressant pour nous dans le domaine naval : en choisissant cette voie, nous pourrions arriver largement à nos objectifs de développement de la flotte, pour un coût immensément moindre ! Rendez-vous compte qu'un destroyer rostov peut y être acquis moins cher qu'une frégate chez le plus compétitif de nos fournisseurs habituels, par exemple. En dosant bien notre achat, je pense vraiment que nous en ressortirions plus que gagnant.
Sur l'armée de l'air également, il faudrait modifier notre orientation de développement pour cette année, mais en nous orientant vers des hélicoptères de combat, nous pourrions obtenir une puisse de feu aérienne considérable a un coût très réduit. Tout cela nous permettrait de dégager des fonds non-prévus pour l'armée de terre et, en nous y fournissant partiellement également, d'augmenter notre puissance de feu défensive de façon considérable par rapport à nos capacités actuelles, le tout sans nous ruiner, en tous cas pas plus que prévu.
En résumé nous ne trouverons aucune de nos commandes « complètes » dans les catalogues d'occasion rostovs, du moins pas tels que prévus lors de notre dernière réunion, mais en nous adaptant à l'offre proposée et en nous fournissant partiellement chez eux, nous pourrions obtenir beaucoup plus au total pour la même « mise » de départ que nous étions prêts à fournir... en résumé vous l'aurez compris, Majesté, je recommande de saisir cette chance. »
La Généralissime avait parlé avec conviction, mais retenue. On était au Conseil du Roi, et ici tout le monde ne faisait que conseiller Ménélok, qui avait la haute main sur toute décision. Le monarque, le visage grave, considéra les arguments un moment, puis se tourna vers Malinia, la Ministre des Affaires Étrangères, pour qu'elle éclaire l'assemblée sur la Rostovie actuelle. Malinia en tira un portrait rapide mais complet, ne cachant pas le passé mouvementé et contestable du pays, ainsi que l'instabilité qui semblait y régner ces derniers mois, mais mettant aussi en avant le retour en force du christianisme orthodoxe dans cette région, et dégagea de nombreux points positifs. Après cela, on débattit longuement mais calmement de l'opportunité de faire appel au « catalogue d'occasion » de la Rostovie, mais aussi du budget et des détails.
Finalement, le Roi trancha pour l'appel à la Rostovie, assorti si possible de l'ouverture de relations minimales avec le lointain pays pour l'occasion, car on trouvait étrange, au Maok, d'acheter des choses à des gens qu'on ne pouvait même pas joindre par ambassade, mais aussi pour des achats à d'autres pays. Le budget resta inchangé, moins de trois milliards, comme en 2028, en fait, montant qu'on avait pensé originellement diminué, mais qui, vu la croissance de l'économie, avait été jugé comme raisonnable, puis on passa en douceur à d'autres sujets...