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Posté : dim. août 16, 2015 4:22 pm
par Otto
[justify]Le gouvernement de la République n'était pas habitué à recevoir des dignitaires étrangers : depuis l'indépendance de la République vis-à-vis de la Sekopia Impériale, une seule délégation étrangère avait été reçue, celle en provenance de Thaliboz. La rencontre avait alors était faite dans la hâte à l'intérieur des locaux du palais du gouvernement encore en désordre. Cependant aujourd'hui, la République était indépendante depuis plus d'un an. Elle était pérenne et les dangers extérieurs semblaient s'être éloigné. Le Royaume du Maok était resté silencieux au moment de l'indépendance de la République et n'avait pas plus réagi au retour du Viertenstein dans les affaires politiques du continent. Il semblait judicieux pour la chancellerie républicaine d'inviter le royaume à se rapprocher d'elle au plus vite. Ce royaume chrétien au Zanyane avait tout pour être un partenaire de choix.

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Quartier traditionnel de Salormion ; au premier plan, l'église catholique hellène Saint-Paul[/center]

La délégation royale arriva le premier par bateau à Salormion, capitale de la République. Elle fut accueillie par une secrétaire de la Chancellerie qui, après avoir pris en charge les bagages, fit découvrir à la ministre maokienne la capitale de l'Agorsa'a. Elle fit visiter la Cathédrale Orthodoxe Sainte-Marie/Myriam, siège religieux du pays, présenta la Place de la République et le palais du Lieutenant-Général, centre du pouvoir du pays, avant de passer par le Conseil des Simoeniens. La journée se termina par la visite des quartiers traditionnels de la ville qui ne comptait pas plus de 200.000 habitants. Le soir, la ministre et les diplomates découvrirent leurs chambres et se reposèrent jusqu'au lendemain.

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Palais de la Lieutenance-Générale de Salormion[/center]

Le deuxième jour, la rencontre entre la ministre des affaires étrangères du Royaume Maok et la Lieutenant-Général a enfin lieu. Celle-ci se tient dans un des salons du palais de la lieutenance. C'est le chancelier qui accueille son homologue devant le palais et qui l'accompagne jusque devant Mme Aldermann. Le chancelier Tsandrepos était entouré par deux gardes républicains qui saluèrent la ministre du Maok en présentant leurs armes. Le chancelier adressa à la femme quelques mots en alémanique puis l'invita à le suivre dans le palais. L'intérieur de celui-ci était assez simple et pouvait au fond ressembler à l'intérieur de n'importe quelle demeure bourgeoise de l'Alméra. Ils arrivèrent enfin dans un petit salon. La pièce était aux murs blancs, une sculpture en plâtre ornait le plafond et laissait pendre en son centre un chandelier. Le sol était un parquet de bois sombre. Les deux fenêtres de la pièces étaient grandes ouvertes vers les jardins du palais et on pouvait entendre et sentir la mer, le son comme l'odeur étant peu pollué par la ville. Trois fauteuils entouraient une petite table basse. Dans un coin de la pièce se trouvait un petit bureau. Enfin, tout au long des murs, des bibliothèques accueillant essentiellement des dossiers.


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« S'adressant à la ministre en alémanique. Bonjour Madame, je suis Gerhild Vogtermann, Lieutenant-Général du Protecteur en Agorsa'a. Je représenterait lors de cette rencontre les intérêts du Viertenstein. J'ai d'ailleurs reçu du Conseil Princier l'autorisation de renégocier des accords en son nom, la chancellerie viertensteinoise se chargera seulement de relire ce que j'aurai signer. L'homme qui vous a accompagné jusque ici est monsieur Andreas Tsandrepos, chancelier de la République, et représentera avec moi l'Agorsa'a dans cette rencontre. »

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Posté : dim. août 16, 2015 5:27 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Après la première visite diplomatique reçue par le Royaume de Maok depuis son ouverture, qui avait eu lieu quelques temps plus tôt, était maintenant venu le temps de la première visite diplomatique conduite par le Royaume du Maok dans un autre pays, sur un sol étranger. Une grande première pour cet état tout juste sorti de l’isolationnisme, et qui serait suivit bientôt d'autres premières, comme la première visite d'un membre de la famille royale, puis la première visite officielle d'un Roi de Maok depuis des temps immémoriaux.

Pour cette fois toutefois, la Ministre Royale des Affaires Étrangères, Malinia Namalik Balioko était le personnage principal de la délégation. Elle venait accompagnée de quelques secrétaires chargés de l'aider à accomplir sa tâche, mais aussi et surtout de mettre par écrit le voyage pour satisfaire la curiosité de Sa Majesté, ainsi que de quatre gardes, deux hommes et deux femmes. L'idée était d'envoyer une délégation sobre, modeste, sur le modèle qui leur avait été montré lors de la visite du Prince-Héritier de Kaiyuan, mais aussi d'afficher la confiance qu'ils avaient pour leur nouveau partenaire, même s'il s'agissait d'un état républicain, par la faiblesse de l'escorte.

Accueillie par une secrétaire de la Chancellerie, la Ministre avait commencé par passer une première journée à visiter la capitale, découvrant cet état méconnu au Maok. Du fait de sa longue politique isolationniste et ouvertement neutre contre les conflits du Zanyane, le Royaume n'avait pas suivit les événements locaux plus que violents des dernières années, ni ne s'était prononcé sur la reconnaissance des états qui en étaient issu. Cette visite était donc l'occasion de découvrir, avant les discussions, à quel genre de pays le diplomate aurait affaire.

La station la plus marquante fut sans nulle doute celle de la grande Cathédrale Orthodoxe, où tous les maokoriens ne manquèrent pas de se signer et de se recueillir quelques instants en prière, comme il était de coutume au Maok, où le peuple ne pouvait imaginer fouler un lieu saint, qu'il soit orthodoxe, catholique ou même protestant, comme un simple lieu touristique. Globalement du reste, la visite se passa bien, et l'impression laissée sur la Ministre fut positif. Leur nuit fut reposante et, le lendemain, la diplomate pu se mettre en route vers la rencontre diplomatique proprement dite.

Pour celle-ci, elle avait choisi de laisser le gros du groupe à l’hôtel, libre de visiter un peu plus la cité de façon plus libre pour le plus grand enrichissement des récits destinés à Sa Majesté, et ne s'était faite accompagnée que par ses deux Amazones du Maok. Les trois femmes furent conduit jusqu'au Palais de la Lieutenance-Générale, déjà présenté le jour précédent. Jusque-là, rien qui trouble la Ministre, qui travaillait après tout en temps normal dans ce qui était jadis l'équivalent au Maok, et qui était depuis devenu le siège du gouvernement civil.

Accueillie par le Chancelier de la République, la Ministre lui sourit et lui rendit ses saluts, alors que ses deux Amazones rendaient le leur, sur un ton plus militaires, aux deux gardes de l’accueil. D'un geste et de quelques mots en alémanique, qu'elle maîtrisait parfaitement, la Ministre indiqua que ses gardes resteraient avec lesdits soldats, preuve supplémentaire de la totale confiance des maokoriens envers leurs hôtes, avant de suivre le Chancelier à l'intérieur, découvrant un bâtiment très beau mais sobre, plus que celui qu'ils avaient au Maok, jusqu'à finalement atteindre le salon visiblement destiné à accueillir leur rencontre, où attendait une femme qui se présenta rapidement.

La femme se présenta rapidement, et présenta plus formellement son guilde jusqu'ici. La Ministre leur adressa un sourire et un salut de la tête à tous les deux, avant de répondre aux paroles de la Lieutenant-Général viertensteinoise, elle aussi en alémanique, qui était la deuxième langue, presque la « deuxième langue maternelle » de bien des maokoriens encore aujourd'hui.

« Vos Excellences, je suis ravie de vous rencontrer tous les deux aujourd'hui pour discuter de l'avenir et des relations entre nos trois pays. Je suppose que vous le savez, mais je suis moi-même la Ministre des Affaires Étrangères du Royaume de Maok, et je parlerai ici au nom de Sa Majesté Royale Ménélok IV de Maok.

Je suis heureuse de pouvoir commencer l'élaboration et le rétablissement de nos relations formelles avec le reste du Zanyane par l'Agorsa'a, un pays avec lequel, par l'intermédiaire de la Principauté de Viertenstein, nous avons indubitablement des choses en commun. Au point d'ailleurs que si vous aviez fait le voyage inverse, je vous aurais reçus dans le bâtiment qui, après avoir été usurpé par la République puis récupérée par le Roi et attribué au gouvernement civil, remplissait autrefois les mêmes fonctions que celui-ci.

Mais justement, avant d'entamer les discussions peut-être plus sérieuses, je voudrais vous demander si nous pourrions nous pencher un peu sur cette notion de République qui prévaut ici, en Agorsa'a ? C'est vous-mêmes qui me proposiez cette discussions il y a quelques jours, par voie diplomatique, Monsieur le Chancelier, et je dois dire qu'il serait sans doute plus facile de négocier pour moi en l'aillant eut avant toute chose.

Il faut bien comprendre que pour le maokorien moyen, le mot de « République » est largement maudit, et renvoie aux heures sombres qui agitèrent jadis le Royaume de Maok, à l'époque où, vous vous en souviendrez sûrement, Madame la Lieutenant-Général, le Viertenstein était également dans la tourmente. Nous avons beaucoup de mal à voir comment, lors de sa libération, un peuple du Zanyane a pu choisir librement ce mode de gouvernement.

Mais nous sommes aussi bien conscient que, dans le monde et le contient actuel, les républiques ou leurs dérivées sont monnaies courantes. Je serai donc heureuse d'en apprendre plus sur ce régime tel qu'il existe en Agorsa'a, pour porter ce savoir à mon peuple, et en même temps pouvoir discuter ensuite sereinement. Mais peut-être pourrions nous, avant de commencer à discuter véritablement, prendre place ? On discute toujours avec plus de tranquillité quand on est confortablement installés, ne pensez-vous pas, vos Excellences ? »

Posté : dim. août 16, 2015 7:14 pm
par Otto
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« Bien sûr Excellence prenez place.

Vous nous avez interrogé sur la notion de République. Je laisserai monsieur le Chancelier vous expliquez avec le plus de détail possible la nature républicaine de notre régime et vous pourrez librement constater que notre régime n'a absolument rien de comparable avec les républiques qu'ont pus connaître votre pays ou d'autres. Monsieur Tsandrepos est bien plus capable que moi de vous parlez de ce pays et de ses peuples car il est un simeoniens, un natif de ce pays, tandis que je ne suis qu'une alémanique venue ici pour représenter le Protecteur de la République au sein des institutions. Monsieur le Chancelier, à vous la parole. »

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« Merci madame. Madame la Ministre, je voudrai d'abord vous résumer l'histoire récente de l'Agorsa'a, non pas que j'imagine que vous l'ignorez totalement, mais simplement car je pense qu'il est essentiel d'y revenir dessus pour expliquer la nature républicaine de notre régime. Tout commence en 2026 lorsque le Saint-Empire se révèle incapable de mettre fin aux troubles qui secouait alors la Sekopia Impériale. Partout dans le pays, des populations grondaient contre le gouvernement en place et des manifestations de plus en plus importantes se formaient. Dans ces manifestations, énormément de personnes soutenant le départ des almérans du continent, afin de laisser aux natifs le pouvoir. Ce but était louable, mais soutenu par des États voyous comme les républiques du Volta et de l'Ampalo, les manifestants se sont mis en têtes d'éliminer tout les blancs du continent, simeoniens compris, faisant fi du fait que notre peuple n'est pas une nation colonisatrice mais un peuple vivant sur ce continent depuis cinq cents ans et ayant également subit la colonisation. Des actions anti-blancs avaient été organisés sur le continent, comme dans l'ancienne principauté de Strohorie où les voltais ont persécutés les descendants des colons valacides. Par ici, il y eu des victimes de violences dans certaines villes où les simeoniens étaient minoritaires (par chance, nous étions majoritairement regroupés dans le sud de la Sekopia Impériale et avons pus rester à l'abri). Le gouvernement impériale dus néanmoins abandonné la Sekopia face aux troubles en 2026. Dès le départ de l'Empire, les territoires du nord furent envahis par la République du Volta tandis que d'autres prônèrent le rattachement à la Cécopie Fiémançaise. Cependant, aucune de ces solutions ne pouvaient convenir aux simeoniens : même en Cécopie certains annonçaient vouloir renvoyé les blancs outre-mer. C'est alors qu'une dépêche arriva d'Hochburg. Le prince a annoncé qu'il ferait tout son possible pour protéger les populations locales et a engagé des négociations entre notre peuple et le gouvernement fiémançais. Cette discussion a mené à un accord formant un territoire indépendant et simeoniens : la République de l'Agorsa'a. Pourquoi une République ? Parce que il ne pouvait être envisageable pour notre peuple de se trouver un monarque parmi les siens : nous n'avons jamais eu notre propre noblesse ni nos propres dynasties, en créer une aujourd'hui n'aurai eu aucune légitimité. La République fut donc adopté en tant que régime politique pour diriger le peuple simeoniens. De plus, il a été décidé par l'Assemblée Constituante de reconnaître au prince de Viertenstein le titre de Protecteur de la République pour son action envers nous. Il est notre chef d’État et il a des prérogatives importantes comme le pouvoir de dissoudre ou de proroger le Conseil des Simoeniens, nommer et limoger les membres du gouvernement, et est l'autorité suprême en ce qui concerne les affaires étrangères. Toutefois, comme vous le constater, le prince-régent Heinrich, âgé de quatre-vingt ans, a décidé de ne pas régner directement sur ce territoire et a nommé un lieutenant-général, Madame Vogtermann ici-présente, pour le représenter et occuper ses prérogatives.
Ainsi, si l'Agorsa'a est une république de nom, c'est par le fait de son histoire, car ce pays n'a jamais connu de roi et ne serait s'en donner aujourd'hui. Néanmoins, le régime est quant à lui foncièrement monarchique et est ainsi plus proche dans ses institutions du royaume du Thorval ou de la principauté de Viertenstein que de république comme l'Océania ou l'Androvie.

Je ne sais pas si j'ai été assez clair, avez-vous besoin d'être éclairé sur un point particulier ? »[/justify]

Posté : dim. août 16, 2015 9:22 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La Ministre prit place comme on l'y invitait, puis écouta ses deux interlocuteurs. Elle ne pu qu'approuver d'un hochement de tête l'idée que le Chancelier, étant originaire d'Agorsa'a, contrairement à la Lieutenant-Général, était le mieux placer pour répondre à ses questions. Une fois que cela fut établit, elle tourna donc son attention vers celui-ci, et écouta son explication avec l'attention qui la caractérisait dans les discussions diplomatique. Quand ce fut fini, elle eut un sourire devant la dernière question, avant de répondre.

« Vous avez été parfaitement clair, ne vous en faites pas. Le rappel des faits n'était d'ailleurs pas superflue car, comme je vous l'ai dit, nous n'avons suivit les événements que lointainement, vu du Maok. Même si je ne regrette pas la décision de ne pas nous êtres impliqués, vu le charnier indigne que la guerre dans ces régions a été, sachez que vous et votre peuple avez toute ma sympathie pour les épreuves que vous avez traversé dans cette sombre période.

Du point de vue du Maok, les raisons de faire la guerre des uns et des autres étaient assurément mauvaises, et plus encore que toute autre cette idée de « purifier » le Zanyane de la présence « blanche ». Pour que vous soyez rassuré, même si les maokoriens sont un peuple à la peau noire, nous sommes très loin de ce genre d'idées, qui nous semblent les plus stupides qui soient.

Après tout, si on peut justifier de rejeter à la mer des colonisateurs mauvais, comme nous le fîmes en notre temps – ceci sans vous offenser Madame la Lieutenant-Général, je ne parle ici que des sombres républicains, et pas de tout le peuple du Viertenstein, qui nous apporta bien des lumières, à commencer par celle du Christ – il est stupide de réduire le Zanyane aux noirs.

Ceux qui voudraient une telle idéologie oublient des nations comme l'Androvie, que les blancs ont peuplés depuis des siècles et où ils sont un peuple nombreux, ou plus encore la Terre Sainte. Jésus n'était-il pas un homme blanc né au Zanyane, un fils du Zanyane à la peau blanche ? Je ne comprendrai jamais comment dès lors ceux qui se prétendent les soldats du Christ peuvent défendre de tels points de vue... »


Elle marqua une pause, le temps de pousser un léger soupir et de secouer la tête, puis, reportant son regard sur ses deux interlocuteurs, esquissa un léger sourire un peu désolé.

« Mais je me rend compte que je m'éloigne beaucoup du sujet, je m'en excuse, ce genre de question a tendance à m'enflammer quelque peu... enfin. Quoi qu'il en soit, je comprend mieux la question de la République en Agorsa'a. Le fait que le Prince de Viertenstein y soit appelé Protecteur, comme jadis au Maok, m'a induit en erreur et m'a fait pensé que, comme chez nous jadis, le Prince collaborait avec un autre souverain temporel, ici une sorte de président.

Il est vrai que si vous n'avez jamais eu de nobles en votre sein, il est difficile de vous donner un Roi. Peut-être cette explication peut-elle aussi résoudre la question d'autres républiques, même celles qui n'ont pas été aussi sage que la votre en se choisissant un noble Protecteur. Il faudra que je réfléchisse à la question une fois revenue chez moi... »


Une nouvelle fois, la Ministre marqua une pause, semblant réfléchir à la question. C'était en tous cas une clé de lecture qui pourrait lui être utile pour présenter certains projets qu'elle envisageait ces derniers temps. Secouant légèrement la tête, elle eut à nouveau un léger sourire.

« Pardonnez-moi, je me laisse à nouveau happer par d'autres questions. Vos explications étaient très claires et satisfaisantes en tous cas. À la lumière de celles-ci, il ne fait aucun doute qu'un rapprochement entre le Royaume de Maok et l'Agorsa'a est possible, et même souhaitable, puisque vous vous êtes placés sous le sceptre de la Principauté de Viertenstein, qui est depuis de bien longues années l'amie de notre Royaume.

Puisque vous avez bien voulu éclairer ma lanterne, et à moins que vous aillez vous aussi des questions, auxquelles je suis toute prête à répondre le cas échéant, je vous propose peut-être de passer à des choses plus sérieuses ? C'est vous qui avez initié cette rencontre, Monsieur le Chancelier. Qu'avez-vous exactement en tête comme proposition entre nos deux pays ? »

Posté : lun. août 17, 2015 6:13 am
par Otto
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« En effet madame, c'est moi qui ai voulu initier cette rencontre car je pense que nos deux États ont beaucoup à faire pour collaborer. Tout d'abord, il me paraît évident que nous devons signer un accord de reconnaissance mutuelle, de non-agression ainsi qu'un échange d'ambassade. Ensuite, nous voulons ouvrir des négociations plus économiques. Nous sommes sur le point d'ouvrir les importations de l'Agorsa'a aux entreprises étrangères, et nous sommes prêt à donner des patentes à vos corporations. Nous savons que votre pays est un grand producteur de bois, contrairement à notre État ou au Viertenstein, nous sommes donc prêt à laisser vos guildes vendre leur bois et leurs produits manufacturés chez nous. Madame le Lieutenant-Général me coupera si je me trompe, mais je pense que la Principauté est également ouverte à l'importation de vos produits. Je crois me souvenir que vous vendez déjà des épices à la Principauté, peut-être vous serez possible de nous en vendre directement car pour l'instant, nous devons passer par la Compagnie Commerciale du Maok, de l'Agorsa'a et du Zanyane Orientale*, la compagnie viertensteinoise qui possède le monopole de l'importation vers le Viertenstein et pour quelques semaines encore vers l'Agorsa'a. Il en va de même pour le café. Quant à nous nous pouvons vous proposer un partenariat éducatif (nos facultés donnent des cours en hellène mais aussi en alémanique) ainsi que des céréales. »

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« J'ai également une question concernant vos ressources : tel le Viertenstein, vous posséder des ressources pétrolières, comptez-vous les développer, malgré les coûts écologiques, ou envisagez-vous de les laisser peu exploités, afin d'éviter d'entrer dans le cercle vicieux du pétrole ? »

*Le nom date du temps des colonies, mais la Compagnie n'a plus grand chose à voir avec le Maok, sauf si tu veux qu'on en fasse un jeu commun ^^[/justify]

Posté : lun. août 17, 2015 7:07 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La discussion avançait bon train et était dynamique, ce qui était une bonne chose aux yeux de la Ministre, qui voyait ainsi les questions importantes êtres rapidement mises en avant, sans que cela soit trop précipité non plus. Elle écouta les propositions du Chancelier, puis la question de la Lieutenant-Général, avant de commencer à répondre.

« Si vous le permettez, vos Excellences, je vais d'abord m'intéresser aux points soulevés par Monsieur le Chancelier, avant d'en venir à votre question, Madame la Lieutenant-Général, qui mérite assurément que l'on s'y attarde un moment plus à part.

Tout d'abord, il me semble en effet élémentaire que nos deux nations établissent les relations de bases en matière de diplomatie. Ce sera de grand cœur que le Maok reconnaîtra l’existence, la légitimité et les frontières de l'Agorsa'a. Quand à ne pas l'attaquer, nul doute que Sa Majesté considérerait qu'elle est déjà tenue à une telle promesse de par la Protection que vous accorde la Principauté de Viertenstein, mais nul doute qu'il sera ravis de ratifier un traité formel dans ce sens.

Pour ce qui est de l'échange d'ambassadeurs, cela se ferait avec plaisir également. Malheureusement, je crains de n'avoir, dans mon corps diplomatique, aucun candidat potentiel parlant l’hellène, mais il n'y aura aucun problème à fournir quelqu'un parlant parfaitement l'alémanique, qui est la langue numéros deux dans notre pays. Je peux néanmoins vous garantir que la personne choisie fera tout pour apprendre votre langue dans les meilleurs délais.

Ce serait également un plaisir que d'aider au re-développement de votre pays en y ouvrant les exportations de nos guildes et fraternités, qui seront heureuse d'avoir du travail à destination de frères chrétiens. Même s'il n'est pas un des plus grands producteurs mondial, le Maok produit en effet de bonnes quantités de bois, surtout dans l'Ouest, et serait tout à fait disposer à vous en fournir, en forme brute ou sous forme d'objets déjà travaillés.

Nos relations avec la Principauté, très réduits bien que n'aillant jamais vraiment cessé, seront bien entendu maintenus et revus à la hausse avec grand plaisir. Il est vrai que nous vendons toujours de petites quantités de produits dits, en Alméra « exotiques » à la Compagnie, et nous serions ravis d'une part d'augmenter les produits exportés vers le Viertenstein et d'autre part de livrer directement l'Agorsa'a, soit directement par des livraisons effectuées par nos guildes, soit par une Compagnie, comme c'est le cas avec le Viertenstein.

Notre pays produit en grande abondance des épices, comme vous l'avez relevé, et est également compétitif dans la production de café et de cacao. Je serai donc ravis de signer avec vous des partenariats pour l'exportation de certaines de ces denrées, et particulièrement les épices. Cela ne pourra que profiter à la prospérité de nos deux pays.

De notre côté, nous serions heureux de profiter d'un partenariat éducatif, car l'un des grands buts de notre sortie de l'isolationnisme est de permettre la promotion des savoirs au Maok, pour élever le bonheur du peuple. L'alémanique est une langue très souvent parler dans nos écoles, et je ne doute donc pas que cela puisse se faire dans de très bonnes conditions. Dans quelles matières pourriez-vous, à votre avis, aider l'éducation maokorienne ?

Pour ce qui est des céréales, par contre, je ne vais pas vous cacher qu'un des buts de ce développement dont je vous parlais il y a peu est d'élever légèrement les productions de nourriture affin de donner l'abondance au peuple, sans pour autant porter atteinte à la terre qui le nourrit. Actuellement, le maokorien moyen est loin de mourir de faim, mais en effet peut-être pourrions-nous importer un peu de céréales, néanmoins ce ne serait qu'une action sur le court terme, il faut bien en être conscient, et j'en suis d'ailleurs désolée.

J'ignore quelles sont exactement les autres productions de l'Agorsa'a indépendante, mais si vous avez, maintenant ou plus tard, des marchandises susceptibles d'intéresser le Maok, je serai ravie d'établir avec vous si elle peut y être vendue facilement et, je l'espère, rééquilibrer au mieux la balance commerciale entre nos deux pays. »


Aillant répondu au Chancelier, la Ministre marqua une légère pause, le temps de reprendre son souffle, puis se tourna un peu plus vers la Lieutenant-Général, dans le but de répondre à sa question, une réponse à laquelle elle n'eut guère à réfléchir.

« Pour en venir à votre question, Madame la Lieutenant-Général, le Maok dispose en effet de réserves pétrolières, qui à l'heure actuelle sont peu exploitées. Les sondages semblent même indiquer que le Royaume posséderait de très fortes réserves, et donc, potentiellement, de quoi se lancer dans une longue exploitation.

Certes, des moyens modernes sont nécessaires pour exploitées ces réserves efficacement, mais le cas de l'Androvie, qui n'a eu qu'à parler de son désir d'exploiter ses propres réserves, tout aussi difficiles d'accès et apparemment moins fournies, pour voir débarquer des investisseurs, montre assez que dans le monde moderne trouver quelqu'un prêt à donner toute la technologie nécessaire en échange d'une part du gâteau est la chose la plus facile qui soit.

Le débat n'est pas fermé, mais actuellement, ceci dit, le Maok n'est toutefois pas désireux d'exploiter toutes ces ressources car, comme vous l'avez dit vous-mêmes, les risques écologiques sont grands, et le pétrole devient vite un cercle vicieux. Combien d'états, si fiers de leurs productions, ont dû pour la développer laisser s'implanter de grosses entreprises étrangères qui ont grignoté leur souveraineté ? Combien de guerre déclarée ou non pour le contrôle de ces ressources ?

Non, même s'il est possible que nous changions d'avis par la suite, si les risques pour la terre du Maok, qui nous nourrit et que nous cherchons toujours à protéger, devaient baisser par exemple, ou si le pays venait à avoir un véritable besoin de ces exploitations, actuellement le Royaume préfère laisser dormir cette ressource au fond de son sous-sol. J'espère que ma réponse aura été complète et répondra pleinement à votre curiosité, Madame la Lieutenant-Général, et n'hésitez pas à m'en poser d'autres, je suis totalement ouverte à vos questionnements. »

Posté : lun. août 17, 2015 9:04 am
par Otto
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« Nous comprenons aisément vos propos sur les céréales. Au demeurant, la République est un territoire bien pauvre en ressource, et hormis les céréales, nos ressources se limitent à la laine... et aux diamants. Un peu de bauxite également, mais celui-ci est envoyé dans les industries du Collegia Defensionis Industriatis, le conglomérat fiémanco-thorvalo-viertensteinois de l'armement, pour produire justement armes et véhicules. Pour tout ce que nous pouvons produire nous-mêmes, nous faisons appel au Viertenstein mais globalement nous nous en sortons assez bien. Notre mode de vie, contrairement à ceux des puissances industrielles, est assez sobre et ne nécessite pas d'importer des affaires des quatre coins du globe. Cependant, le bois est une ressource toujours nécessaire, et si vous ne pouvez nous échanger le bois contre les céréales sur le long terme, acceptez tout du moins un échange financier.

Concernant les échanges éducations, nous pensons pouvoir vous proposer d'accueillir au sein de la Faculté de Salormion des étudiants du Royaume. A Salormion, nous enseignons notamment la Littérature Alémanique avec des professeurs venu expressément du Viertenstein. Nous disposons d'une faculté de médecine établie sous l'époque impériale (avant 2026) et disposant d'une assez bonne réputation, ses professeurs ayant été formés au Schlessein. En outre, il serait possible de créer un cursus bi-national, un baccalauréat* humaniste regroupant à la fois l'histoire du Zanyane, de la théologie, des mathématiques et de la littérature, le tout en alémanique et en trois ans, dont une devant obligatoirement être passée dans une faculté de l'autre pays. En outre, je crois qu'il existe actuellement des discussions pour la création d'un programme universitaire commun entre l'Université Catholique d'Hochburg et celle de Salormion : le programme Omnes Gentes. Je ne suis pas dans les négociations, celle-ci ayant lieu entre les régents des deux universités concernés, mais il semblerait qu'à partir de la prochaine rentrée universitaire, un programme d'éducation entièrement en latin soit proposé dans ces universités pour les cursus d'histoire, de droit, de théologie ou encore de médecine. Ce programme se veut être international puisque sans restriction de nationalité pour les inscrits (les étudiants de chacune des facultés participante pourra participer au programme dans n'importe quelle autre université du programme sous réserve des services de l'immigration des pays concernés) et les diplômes (baccalauréats, licences et doctorats) seront reconnu au Viertenstein comme en Agorsa'a. Il paraît évident que ce programme se veut être un programme d'excellence chargé de former des élites humanistes dans nos pays. Nous pouvons demander à ce que la direction d'une de vos universités soit mêlés à ces négociations. »

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« En ce cas, vous êtes bien sage. Le Viertenstein, qui possède également des réserves pétrolières, les avaient fait développés par des compagnies étrangères mais sous un contrôle ferme de la principauté. Les compagnies étrangères doivent quitter le territoire princier cette année avec la fin du contrat que notre prince a décidé de ne pas renouveler.

Monsieur le Chancelier a abordé la question de l'éducation, et j'aimerai à mon tour aborder la question de la recherche, mais prenez d'abord votre temps pour parler de l'enseignement avec monsieur Tsandrepos. »

*équivalent de la licence française[/justify]

Posté : lun. août 17, 2015 10:04 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

Une nouvelle fois, puisque la dynamique de la discussion semblait bonne en agissant de la sorte, la Ministre commença par répondre au Chancelier avant de revenir sur les propos de la Lieutenant-Général dans un second temps.

« Nous comprenons pleinement le fait qu'un mode de vie simple vous demande moins de choses que certains territoires plus industrialisés. Le Royaume de Maok lui-même vise avant tout à la prospérité de son peuple, plutôt qu'à une quelconque industrialisation potentiellement malvenue.

Et bien entendu, nous sommes totalement disposés à vous vendre du bois, ou toute autre ressource que vous voudrez nous acheter d'ailleurs, comme les épices ou le café dont nous avons déjà parlé. Tous les territoires ont des richesses et des besoins différents, et c'est après tout là le principal intérêt de la monnaie que de pouvoir échanger des choses sans êtres obligé de forcément passer par le troc, n'est-ce pas ?

Pour ce qui est de l'éducation, nous serions ravis de mettre en place des échanges d'étudiants, et notamment d'envoyer chez vous certains de nos futurs médecins. Même si le Royaume a fait de son mieux pour profiter des bienfaits des évolutions de la médecine, nous ne nous faisons pas d'illusion, et savons que, vu son faible niveau technologique, notre pays a sans doute bien du retard sur d'autres à ce niveau, malheureusement. Pouvoir profiter du savoir de vos estimés professeurs serait donc une chance pour ceux de nos étudiants que nous pourrions envoyer.

Bien sûr, nous serions également ravis de mettre au point ce cursus bi-national dont vous parlez. Au Maok, l'éducation est entre les mains de l'Église, ou plutôt des Églises, car nous avons aussi des établissements orthodoxes et protestants, et vous pouvez être sûr qu'elle est de bonne qualité, notamment dans les matières que vous proposez d'inclure, et pour lesquels les professeurs maokoriens sont de bon niveau. L'alémanique semble du reste en effet une langue d'évidence pour ce programme, et je suis certaine que les étudiants de nos deux pays ne pourraient que profiter de cet échange, à la fois pour disposer d'un savoir plus complet car nourrit à plusieurs sources, et pour découvrir nos pays respectifs pendant un ou deux ans, participant ainsi à forger l'amitié entre nos nations, puisqu'elles se connaîtrons mieux.

Enfin, nous serions bien entendu honorés d'être inclus dans un programme d'excellence tel que vous l'évoquez, dispensé en latin, la seule véritable langue neutre et internationale. Nul doute qu'un tel projet intéresserait l'Université Catholique de Lokaroum. Si vous aviez la bonté de demander à inclure ses autorités dans les discussions, cela ne pourrait que bénéficier au Maok comme aux autres partenaires, j'en suis certaine. »


L'éducation n'était pas la matière dans laquelle la Ministre était la plus experte, mais elle était certaine que les ouvertures dont elle parlait aujourd'hui pourraient concourir à améliorer les élites du Maok de demain, autant qu'à renforcer les liens entre les trois pays. Aillant fait le tour de la question, à ce qui lui semblait, elle revint à nouveau à son autre interlocutrice.

« Je pense que vous avez choisi le meilleur choix pour celui qui veut se lancer dans cette exploitation, Votre Excellence. Je ne suis pas surprise de voir tant de sagesse chez les Princes de Viertenstein. En effet, strictement contrôler ceux qui apportent la technologie, et les mettre dehors au terme de leur contrat, semble être la meilleure solution.

Du côté du Maok, vraiment, je ne peux prédire ce qu'il en sera demain, mais actuellement, le pétrole n'est pas notre priorité, loin de là. Si un jour nous avions besoin de cette technologie, sans doute agirions-nous comme vous, à moins de trouver un allié prêt à nous l'offrir... mais nous verrons bien ce qu'il en sera si le cas se présente un jour.

Je serai ravie de parler avec vous de recherche, ou d'aborder le point de l'éducation. J'espère que vous êtes d'accord avec le fait de demander de faire entrer une université maokorienne dans le programme prévu entre le Viertenstein et l'Agorsa'a ? Et si vous avez vous-mêmes des propositions de partenariat sur ce point, le Maok y est bien entendu ouvert.

Concernant la recherche, beaucoup est encore à faire au Maok, où le niveau technologique est encore très bas comparé à certaines nations du monde. Mais nous sommes convaincus que nous pourrons remédier rapidement à cela, et acceptons bien sûr toute discussion et toute aide potentielle en ce domaine, cela va sans dire. »

Posté : lun. août 17, 2015 12:19 pm
par Otto
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« Bien, nous ferons savoir à madame la régente de la faculté de Salormion que l'Université Catholique de Lokaroum est intéressée par le projet Omnes Gentes. Nul doute que cela enthousiasmera la régente ainsi que le régent de la Faculté Catholique d'Hochburg. Je suis aussi heureux de voir que vous acceptez ma proposition de laisser des étudiants maokiens venir étudier en Agorsa'a. Je sais que le coût de la vie peut être différent entre nos deux pays, c'est pourquoi je vous affirme dès à présent que la République offrira une bourse aux élèves décidant d'étudier en Agorsa'a. La bourse sera mensuelle et sera composée de coupons permettant l'achat de nourriture, le payement d'un loyer moyen pour une chambre étudiante à Salormion ainsi que l'achat de quelques livres. Un peu d'argent sera également donné aux étudiants pour les frais supplémentaires. Cet échange permettre à votre jeunesse de pleinement profiter de l'ouverture de votre pays pour découvrir le reste de la Chrétienté !

Plus encore que le simple niveau universitaire, je pense qu'il serait aussi bon de parler des échanges dans le secondaire. En Agorsa'a, les établissements secondaires (les gymnases) sont tenus soit par les Églises pour les institutions générales soit par les Corporations pour les établissements techniques. Il pourrait être intéressant pour nos jeunes présent dans les institutions générales de pouvoir correspondre avec des jeunes de leurs âges, soit en alémanique (cette langue n'étant pas la langue natale ici; beaucoup de simeoniens parlent seulement le schlessois en plus de l'hellène), soit en latin, soit en Maokorien moderne uni, qui n'est que peu enseigné ici mais qui est parfois étudié en tant que troisième langue après l'alémanique et le latin. De même, on peut envisager des échanges d'élèves pour des écoles techniques afin de participer à l'échange des savoir-faire. »[/justify]

Le Lieutenant-Général quant à elle reste silencieuse, préférant ne pas interférer dans la discussion sur l'éducation avec ses propositions sur la recherche.

Posté : lun. août 17, 2015 1:04 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]

La Lieutenant-Général semblait vouloir choisir de rester silencieuse, se satisfaisant de laisser le Chancelier conduire la discussion sur les échanges éducatifs avant, sans doute, de passer à d'autres sujets. Respectant cela, la Ministre se concentra donc sur les propos de l’Hellène, ainsi que sur les réponse qu'il convenait d'y apporter.

« Il est très généreux de votre part de proposer cette bourse, et bien entendu le Maok ne peut qu'accepter avec honneur. J'ignore en fait quel est exactement la différence de niveau de vie entre nos deux états, si différence il y a, mais sachez que, bien entendu, les étudiants venus d'Agorsa'a recevront, le cas échéant, toutes les aides nécessaires de la part du Royaume de Maok pour vivre sereinement leur scolarité chez nous et découvrir notre pays. De plus, ceux qui viendront dans la capitale n'auront pas de mal à trouver des églises de leur propre foi où prier, soyez en assuré.

Vous me voyez flatter d'apprendre que le Maokorien Moderne Unis est parfois enseigné en Agorsa'a, c'est une chose que notre Royaume ne peut que prendre comme un compliment, si faible la proportion soit-elle. Quand à l'idée même d'échanges et de correspondances entre nos écoles secondaires, je pense que c'est là aussi une très bonne idée. Cela ne pourra, encore une fois, que permettre aux savoirs de circuler plus librement entre nos deux états, et de les irriguer tous les deux, mais aussi de renforcer l'amitié et l'envie de coopération entre nos peuples, dont une partie de la jeunesse apprendra à se connaître et donc à mieux s'apprécier.

Le volet le plus facile est assurément celui qui concerne les... gymnases, c'est cela ? Les gymnases donc, dits « généraux ». Non seulement le type de direction y est semblable entre nos deux pays, et devrait faciliter les choses, particulièrement avec nos établissements orthodoxes mais, je l'espère, également avec les autres, dans la grande famille chrétienne, mais en plus ce genre de correspondance sera j'en suis sûre jugée bénéfique. La plupart de nos élèves en général seront capables de correspondre en alémanique et en latin, mais je suis certains que ceux qui auront la chance d'avoir un correspondant en maokorien seront proprement ravis. À terme, nous pourrons peut-être imaginer des voyages d'un pays vers l'autre pour permettre aux jeunes de rencontrer leur correspondant et concrétiser les belles relations qui, j'en suis sûre, se construiront.

Pour ce qui est de l'enseignement technique, je suis bien entendu ouverte au projet, mais il sera sans doute plus long à mettre en place. En effet, au Maok cet « enseignement technique » n'existe pas en tant que telle, et les Guildes se chargent de former leurs apprentis sur tout l'aspect technique. Dans certains métiers, l'Église se charge de l'enseignement général nécessaire à côté de celui que donne la Guilde, dans des classes rassemblant souvent des apprentis de plusieurs guildes, tandis que dans d'autres métiers, l'Église n'intervient plus du tout à ce stade.

Des échanges sont donc possibles, peut-être plus faciles dans certains métiers que dans d'autres, mais il faudra voir avec chaque guilde au cas par cas. Ces négociations pourront se faire directement entre vos gymnases et nos guildes, mais je suis certaine qu'au final des accords pourront être trouvé, et vaudront assurément la peine. Déjà au sein du pays, les apprentis voyageant souvent entre plusieurs maîtres dans certains métiers, et je suis certaine que le bénéfice ne pourrait qu'être plus grand dans un voyage entre nos deux contrées.

Je pense, si cela vous conviens, que nous pouvons conclure un accord de principe sur tous ces points éducatifs, et laisser nos écoles, mises au courant de tout cela, nouer entre elles des liens plus naturels que tout ce que les gouvernements pourraient mettre en place de l'extérieur, ne pensez-vous pas ? Sauf si vous êtes en désaccord, ou que vous avez d'autres points à voir au sujet de l'enseignement, je proposes donc que nous passions à la suite. »