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Posté : jeu. août 06, 2015 12:51 am
par Alwine
[center]Encyclopédie Royale du Royaume de Maok :
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Sommaire :
I. Généralité
II. Histoire du Maok
III. Lois du Maok
IV. Organisation intérieure
V. Religion
VI. Géographie
VII. ... (en construction)
Posté : jeu. août 06, 2015 1:09 am
par Alwine
I. Généralités sur le Royaume de Maok :
Le drapeau national :
[img]http://img.xooimage.com/files110/4/3/b/___drapeau-4c3d20d.png[/img]
D'un quart de gueule aux trois étoiles de sable à senestre, qui est de la Maison Royale de Maok, et de trois quart de sinople à dextre.
Nom officiel de royaume : Le Royaume de Maok
Nom courant du royaume: Le Maok
Gentilé: Maokorien/maokorienne
Langue officielle du royaume : Le Maokorien moderne unis (abrégé en maokorien)
Autres langues reconnues : L'Alémanique, plusieurs dialectes maokoriens anciens (le Malao, le Batsu, le Raok et le Taosk), le Katangala et le Latin.
Devise nationale du Maok : « Fraternité, foi, fidélité »
Devise du règne de sa Majesté Ménélok IV: « Ouverture et Tradition »,
Hymne national : Le Chant des Loyalistes, adopté lors de la brève période républicaine par les royalistes et devenu ensuite l'hymne de la nation toute entière.
La monnaie : Le maokaï
La capitale : Lokaroum
Les plus grandes villes du royaume : Lokaroum (la capitale, ville portuaire du centre de la côte), Mosoaï (ville portuaire du nord du pays), Nelarek (cité forestière de l'ouest du pays) et Mojaro (cité minière du centre du pays).
Régime national : Monarchie de droit divin
Chef de l'état : Sa Majesté Royale Ménélok IV
Religion d'état : La Sainte Église Catholique d'Urba
Posté : lun. août 10, 2015 10:22 am
par Alwine
II. Histoire du Royaume de Maok :
A. L'époque pré-coloniale (1000-1812) :
L'histoire du Royaume de Maok commence peu après l'an mil, où, selon les traditions de la monarchie et le folklore national, la famille royale maokorienne prend ses racines. C'est en effet à cette époque que, selon la tradition, un jeune guerrier du peuple malao, Maok à la Longue Lance, après avoir défié le chef de sa tribu en combat singulier, le défait et le tue avec sa grande lance, qu'il maniait aisément en dépit de sa grande taille grâce à sa force exceptionnelle puis, avec ses partisans, parvient à prendre le contrôle de la tribu, qu'il renomme « Grande Tribu de Maok », posant la première pierre du royaume du même nom que ses descendants dirigeraient encore aujourd'hui. Il passa ensuite sa vie à agrandir le territoire de sa tribu, remportant, toujours selon la légende, de nombreuses victoires, et prenant pour femmes les filles des chefs alliés ou vaincus pour solidifier son pouvoir. Après sa mort sur le champ de bataille, son territoire se serait fragmenté entre ses différents fils, l’aîné d'entre eux, le fils de sa première femme, garda le commandement de la Grande Tribu de Maok, et celle-ci se préserva à travers les âges.
Même si les récits autour de la vie de Maok Longue Lance, ou Maok le Premier, sont sans doute largement légendaires, ils constituent encore aujourd'hui une part importante de l'imaginaire du passé des maokoriens qui, à l'exceptions de certains cercles intellectuels, ne remet pas en cause sa réalité profonde. Quoi qu'il en soit, on trouve bel et bien des traces de la « tribu de Maok » dans les récits des différents peuples de l'actuel royaume, avec une influence et une puissance fluctuante au fil du temps, mais qui semble constante. Aussi, sauf dans quelques cercles de sceptique, ne remet-on pas en cause l’existence historique d'un homme nommé Maok qui fonda sa propre tribu, mais certains remettent plus facilement en question le nombre et la portée des exploits qu'on lui attribue, ou encore la période à laquelle il a vécu, une partie des intellectuels considérant que la date choisie, vers l'an mil du calendrier chrétien, qui ne fut introduit sur le territoire que bien plus tard, fut sans doute fixée à posteriori, vraisemblablement à l'époque coloniale.
Quoi qu'il en soit, la tribu de Maok se maintint et fini par gagner en importance au fil du temps, s'implantant solidement dans la région côtière, proche de l'actuelle ville de Lokaroum, puis conquérant de plus en plus de territoires, par les combats ou par les alliances. La datation précise est difficile pour cette époque en Maok, mais on s'accorde généralement à situer au XIVe siècle environs le moment où un chef de cette tribu, après avoir unis, par le mariage de sa fille, son peuple à celui d'une puissante tribu batsu voisine, se proclama Manarok I, Roi du Royaume de Maok, et fonda le premier village de Lokaroum, situé sans doute plus à l'intérieur des terres par rapport à la ville actuelle. Manarok I le Fondateur, et son beau-fils Baluak I après lui, vont fonder les premières bases solides et durables de la royauté maokorienne et du peuple maokorien. Ils vont notamment mettre en place le système de transmission de la couronne, qui se fera du beau-père au beau-fils ou de l'oncle ou neveu, mais jamais, normalement, du père au fils, selon les coutumes essentiellement matrilinéaires de leurs tribus, mais aussi interdire la partition du royaume entre différents candidats, en appelant à l'acclamation populaire, guidée par les esprits, dans le cas où le roi n'aurait pas désigné son héritier et que plusieurs d'entre eux feraient valoir des droits égaux.
Dans les siècles suivants, le Royaume de Maok va se stabiliser et se solidifier durablement, tout en conquérant certains de ses voisins, notamment à l'intérieur des terres, la résistance étant plus grande le long des côtes, notamment au nord, où diverses tribus taosks désunies mais féroces résisteront plusieurs fois à des tentatives d'annexions, pour finalement laisser s'instaurer une paix émaillée parfois de quelques escarmouches mais surtout d'échanges commerciaux, alors qu'au sud le climat plus chaud et rude décourage les rois maokoriens de pousser plus en avant, préférant s'approprier les terres plus fertiles de l'ouest. Le royaume grandit donc vers l'intérieur du continent, parfois pacifiquement, avec des territoires s'alliant par le mariage ou se soumettant au royaume, parfois par la conquête plus ou moins violente en fonction des endroits. L'évolution fut assez lente, caractérisée par des révoltes et parfois des invasions venues de l'extérieur, mais, globalement, le royaume continua d'avancer au cours des premiers siècles de son existence, fonctionnant grâce à un système plus ou moins féodal, les chefs des différents villages ou zones du royaume jurant fidélité au Roi de Maok et lui apportant leurs guerriers, en échange d'une part sur les pillages.
L'un des grands moments de l'histoire royale se déroula au début du XVIe siècle, lors du siège de tribus rassemblées dans la région du centre de l'actuel Maok, non loin du site de l'actuelle cité de Mojaro, qui avait alors attiré les opposants au royaume pour sa géographie rocheuse et plus facile à défendre. Cette bataille, dénommée de nos jours, quoique de façon pas tout à fait exacte, car la ville moderne se trouve un peu plus loin au nord, plus proche des sites miniers de la région, la Bataille de Mojaro, fut l'une des plus grandes dont on a conservé le souvenir au Maok pour l'époque pré-coloniale, mais elle fut surtout un tournant important car, pour pouvoir continuer l'assaut, et alors qu'une bonne partie de ses guerriers étaient loin du front, pour partie en train de réprimer une révolte et pour partie occupés à repousser des raids venus du nord de la côte où les relations étaient à nouveau tendues, le roi Bomarok III fut obligé, pour ne pas reculer en abandonnant de larges portions de son territoire à ses ennemis, d'accepter la proposition de sa sœur Bamalia l'Amazone de faire combattre les larges groupes de femmes privées d'époux que celle-ci avait rassemblé derrière elle.
Après une rapide formation par les troupes royales régulières, et aillant été armées, les femmes furent un élément capital de l'assaut et de la victoire maokorienne. Les hommes virent en l'intervention de ces guerrières, dont beaucoup étaient des vierges qui n'avaient pas encore trouvé d'époux à cause de la guerre, comme un miracle des esprits qu'ils vénéraient, et si Bomarok III dispersa la troupe après la victoire, la faveur populaire dont les guerrières bénéficiaient, le peuple les voyant comme l'agent de la victoire grâce au récit des guerriers, poussa son successeur, Bomarok IV, son neveu, à restaurer la troupe de femmes-guerrières quelques années plus tard, de manière permanente cette fois, d'autant plus que le nouveau roi n'était autre que le fils de Bamalia, la fondatrice de ce groupe – qui n'était donc pas vierge, elle, contrairement à ce que prétendirent pas la suite certaines légendes. Il laissa les choses assez floues, mais ses successeurs stabilisèrent par la suite ce corps de l'armée, en n'y autorisant notamment que les vierges ou du moins les femmes sans enfants, une guerrière, dès qu'elle devenait mère, devant rendre les armes et obéir à l'impératif supérieur de la femme dans la culture maokorienne, à savoir s'occuper de ses enfants pour former la génération future.
Avec le temps, le corps des femmes-guerrières devint une des troupes d'élite de l'armée maokorienne, et le royaume continua son expansion, s'étendant sur une bonne partie du moderne du Maok, moins des endroits qui résistaient à l'unification maokorienne, surtout le long de la côte, au nord, mais aussi à l'ouest, et en quelques autres endroits. Surtout, à cette époque, le royaume avait déjà atteint une belle superficie, et les rois étaient plus occupés à sa gestion et à sa défense qu'à l'agrandir encore, et les derniers gains de cette époque se firent surtout suite à des absorptions suivant une attaque repoussée sur le royaume, ou via des mariages. Les premiers contacts suivit avec les almérans le long de la côte furent assez amicaux, et les maokoriens firent parfois du commerce avec les marchands blancs, notamment du commerce d'esclaves tirés des tribus ennemies, mais, globalement, ils restèrent relativement tranquilles jusqu'au XIXe siècle, repoussant parfois les tentatives isolées pour établir un comptoir permanent contre leur volonté, mais n'étant jamais confronté à l'impérialisme d'un grand pays d'Alméra, ce qui lui permis de conserver son indépendance.
B. L'époque coloniale (1812-1963) :
De fait, la première véritable présence alméranne au Maok s'établit vers 1800, quand des marchands et négociants originaires du Saint-Empire, et plus précisément de la Principauté de Viertenstein, vinrent mouiller non loin de Lokaroum. Contrairement aux marchands précédents, qui n'avaient jamais fait que passer, et prendre des livraisons ponctuelles, ils réussirent à nouer des relations cordiales avec le roi de l'époque, Ménalok II, et notamment à l'intéresser à la religion chrétienne, grâce à la présence d'un prêtre sur l'un des vaisseaux, venu de sa propre initiative pour tenter de convertir les païens de Zanyane. Il rencontra un succès inattendu, et qui devait prendre un poids considérable dans l'histoire, puisque le père Hansal réussi après plusieurs années de discussion sur les miracles accomplis par le Christ et son message universel, à convertir Ménalok II, qui, simplement curieux au départ pour cette étrange religion venue d'Alméra, fut peu à peu convaincu au fil de leurs discussions, percevant dans les paroles du prêtre, qui appris sa langue en quelques années pour mieux communiquer avec lui, une vérité plus profonde et plus véritable que celle des multiples esprits et totems tribaux que vénéraient alors les maokoriens.
Ménalok II le Chrétien se fit baptiser en 1812, et en même temps, comme, avec les années, les marchands, dont certains étaient déjà repartis et revenus entre temps, étaient devenus appréciés du roi et de ses notables, ainsi que du peuple, friand des produits qu'ils étaient prêts à échanger, proclama que tous ces hommes étaient des amis de son pays, et fit envoyer ses amitiés et ses respects à leur souverain. Les marins, plutôt que de faire remonter ces salutations au Saint-Empire, comprirent ce gage d'amitié comme destiné au Prince de Viertenstein, qui y répondit favorablement. Le Prince accepta d'envoyer plusieurs autres prêtres au roi zanyanai et établit des relations commerciales suivies avec lui. Ce fut également lui qui fit porter au roi sa première grande bannière et son premier écu porteur des armées qu'avait choisi Ménalok II, les trois étoiles de sables sur fond de gueule, qui sont encore à l'époque moderne le symbole de la Maison Royale de Maok, l'écu originel, plusieurs fois restaurer, étant toujours une pièce maîtresse de la collection du Palais Royal à l'époque moderne. Pour fêter l'arrivée des prêtres et l'arrivée de ces symboles, le roi fit construire la première église en dur du royaume, l'Église Sainte Marie de Maok, qui, plusieurs fois restaurée, existe encore aujourd'hui, proche de la Citadelle Royale.
Avec les années, une première colonie proprement dite, sous la forme d'un gros comptoir d'abord, vit le jour au Maok, d'abord constitué de prêtres venus évangéliser la capitale puis le pays, protégés par le pouvoir royal, puis de marchands aillant décidé de s'établir sur place pour réguler le commerce, ensuite de petits nobles et de notables venus administrer tout cela au nom de leur souverain, et enfin de tout un monde venu graviter autour de ces trois groupes. Les étrangers furent bien acceptés, et la foi catholique, qui prêchait des valeurs pleines d'espoirs et une espérance simple en un personnage central, le Christ, prit étonnamment bien dans la population, surtout, dans les premières années, autour de la capitale. La Vierge devint aussi très vite un personnage populaire au près du peuple et des corps féminins de l'armée, prenant la place des multiples esprits féminins au part avant adorés, la simplicité et la pureté de la nouvelle religion, protégée de plus par le roi, séduisant beaucoup de gens, au point que quand, en 1841, Boarok I, le neveu de Ménalok II, monta sur le trône et tenta de bannir la religion chrétienne, il fut rapidement renversé et tué par le peuple et les troupes féminines, qui impressionnèrent fortement les almérans, lesquels leur donnèrent le nom d'Amazone, en parallèle avec les femmes guerrières de la mythologie hellène.
Pendant tout ce temps, les relations du Maok étaient assez floues dans l'absolu, vu que ses relations se faisaient uniquement avec le Viertenstein, et jamais avec le Saint-Empire. Les choses se clarifièrent en 1854, quand la Principauté accéda à l'indépendance. Les colons blancs au Maok, quasiment tous issus du Viertenstein, prêtèrent massivement hommage au prince, et le nouveau roi, Ménalok III, beau-fils de Ménalok II monté sur le trône après la mort de Boarok I, envoya ses félicitations au Prince pour s'être libéré d'un joug qu'on lui avait décris comme injuste et excessif. Après cela, les relations s'intensifièrent encore entre les deux états, le commerce du Maok avec l'Alméra se faisant exclusivement avec la Principauté, et des prêtres arrivant toujours plus nombreux pour convertir la population. Avec le temps, des notables furent envoyés en visite dans la métropole, et un prince de Maok, fils de Ménalok III devint ainsi le premier prêtre noir issu du royaume en 1868, avant d'être nommé Évêque de Maok sur demande de son beau-frère, le nouveau roi Ménélok II.
Entre 1854 et 1902, les relations se firent sur une relative égalité, et l'aide du Viertenstein, aux armes plus modernes, permit de régler enfin la menace des vieux ennemis situés au nord sur la côte, et qui avaient entre temps formés le petit Royaume de Toraok, entre 1780 et 1871. Ce territoire fut intégré au Maok, de même que d'autres terres, surtout à l'ouest mais aussi au nord et au sud, formant, à peu de choses prêt, le territoire du Maok actuel. Ainsi furent conquis les sites de ce qui allaient devenir les cités de Nelarek, fondées officiellement vers cette époque sur le territoire d'une communauté forestière qui avait longtemps résisté aux maokoriens pour garder l'ouest du royaume, et de Mosoaï, qui devait émerger au fil des ans sur le cite portuaire le plus propice et densément peuplé de l'ancien royaume de Toraok. Ce fut aussi à cette époque que le site de Lokaroum se déplacera peu à peu un peu plus vers l'est et vers la côte, jusqu'à devenir un port proprement dit, et que fut fondé en dur le Palais Neuf, devenu aujourd'hui le Palais Royal dans la langue courante, alors que le site du Palais Vieux, maintenant à l'ouest de la ville, était restauré et fortifier pour garder la cité pour devenir aujourd'hui la Citadelle du Roi dans la langue courante.
La christianisation du pays fut alors complète, bien qu'il faudrait longtemps avant que les rites anciens ne disparaissent vraiment, et que certains ne le feraient jamais tout à fait. Malgré tout, le pays fut structuré en plusieurs évêchés, avec un Archevêque pour l'ensemble du Royaume, et les paroisses commencèrent à s'installer peu à peu de manière systématique. Ce fut aussi lors de cette période que, sous l'influence de la Principauté et l'exemple des autres monarchies d'Alméra, la couronne de Maok devint peu à peu héréditaire par les hommes, sans que l'hérédité par les femmes ne soit annulée, aboutissant aux règles de successions qui sont encore en vigueur aujourd'hui, et accordant le trône à l'aîné des héritiers du souverain, qu'il masculin ou féminin, le premier roi à accéder au trône de la sorte étant Mosaorak I, le fils de Ménélok II. Globalement, la culture venue du Viertenstein imprégna en partie le royaume, sans pourtant effacer ses propres traditions, formant généralement un mélange qui, du point de vue du Maok, reprenait le meilleur des éléments apportés d'au-delà de l'océan.
Les choses changèrent après 1902 et l'arrivée sur le trône maokorien de Ménalok IV, un souverain faible et de peu de caractère, très influencé par son confesseur, un prêtre du Viertenstein, et par les nobles et les marchands venus de la Principauté. Rapidement, la monarchie tomba de plus en plus sous le pouvoir des Princes, au point qu'en 1907 le Prince de Viertenstein fut nommé Protecteur du Royaume, et envoya rapidement un gouverneur qui assuma la réalité des pouvoirs royaux, bien que le peuple, surtout dans l'intérieur du pays, croit encore fermement obéir au roi. C'est à cette époque que la Principauté se met à exploiter certaines ressources naturelles, notamment le fer, dont une partie des dépôts fut pillé à cette époque, mais aussi que l'alémanique commença à être parlé par toute une partie de la population, particulièrement autour de la capitale et des principales mines du pays. Non loin de la plus importante zone minière se développa d'ailleurs à cette époque la ville de Mojaro, qui grandit pour abriter les mineurs, leur famille et les administrateurs venus du Viertenstein qui les dirigeaient. Pendant la Grande Guerre, le Maok se rangea naturellement du même côté que le Viertenstein, mais son territoire ne fut guère inquiété par le conflit.
La situation se maintint pendant une cinquantaine d'années, le Maok attirant bon nombres de notables du Viertenstein désireux de s'enrichir loin d'une trop grande influence princière, et notamment beaucoup de ceux qui étaient gagnés par des idéaux démocrates, et même républicains. Et ainsi, en 1952, alors que d'importants troubles éclatent dans la métropole, les républicains, qui ont gagnés le gouverneur de l'époque à leur cause, en profite pour renverser le pouvoir royal, qui n'avait de toute façon plus qu'un pouvoir tout symbolique et une autorité ne dépassant pas les portes du palais, tous les ordres données « au nom du roi » venant en fait du gouverneur ou des notables, déclarèrent caduc le titre de Protecteur du Royaume et proclamèrent la République de Maok. Ils s'attendaient à ce que le peuple, qu'ils croyaient très largement gagné à leur cause, les rallie ou du moins soit incapable de les chasser, et de fait ils ne furent d'abord pas inquiétés, mais, le ralliement complet se faisant attendre, et une partie de l'armée, majoritairement composé des Amazones, aillant fuit la capitale, les autorités de la jeune république firent massacrer le roi d'alors, Mogan II l'Impuissant, ainsi que toute sa famille proche résidant dans la capitale, espérant, en supprimant le dernier symbole de l'ancien régime.
C'était fort mal connaître le peuple maokorien, qui était resté très attaché en vérité au symbole du roi, et qui n'obéissait aux ordres des colons, surtout dans l'ouest du pays, en partie parce qu'ils étaient donnés en son nom. Mais en supprimant Mogan II et les siens, et surtout en le faisant savoir, les républicains, en plus de s'attirer l'hostilité d'une grande partie de la population, permis que celle-ci se fédèrent sous une nouvelle figure, Bénélak III, issu d'une branche cadette de la famille royale. Beaucoup plus dynamique que ses cousins, qui étaient devenus très mous et profitaient surtout du confort de leur palais en se satisfaisant de laisser l'administration de son territoire à ceux qui régnaient au nom du Protecteur du Royaume, il réussi à rallier le peuple et l'armée derrière lui, et son droit au trône fut confirmé par acclamation, non plus guidée par les esprits mais bénies par l'Église, en la présence de l'Archevêque lui-même, échappé de la capitale lors de la proclamation de la République et hostile fortement aux idées républicaines.
Ainsi commença la guerre civile, ou guerre de restauration, qui opposa la République de Maok au Royaume de Maok. Si la première pouvait compter sur une grande partie des colons, ainsi qu'une portion des indigènes gagnés à ses idées ou aux faveurs que leur accordaient les blancs, et aussi sur un armement supérieur et la meilleure position stratégique, autour de la capitale et dans le centre du pays surtout, le second, lui, avait le soutient de l'écrasante majorité de la population, mais aussi d'une partie des blancs, surtout issus de l'Église mais aussi de certains groupes restés fidèles à leur Prince. En quelques années, la République fut balayée par la force, et le pays fut « nettoyé » des républicains, qui étaient généralement sauvagement mis à morts. Ils perdirent Mojaro, l'un de leur grand fief, en 1954, grâce à une révolte des mineurs, puis furent définitivement évincés de la capitale en 1956, un assaut furieux des Amazones réussissant à ouvrir les portes du Palais Royal où ils s'étaient réfugiés. Aucun quartier ne fut fais, et les républicains furent presque tous massacrés. Quelques uns réussirent à fuir en mer, mais on n'entendit plus parler d'eux ensuite au Maok, et beaucoup jugent que Dieu à dû les couler en mer, ou que leur équipage s'est chargé de les punir avant de rentrer au pays, au choix.
En dehors des prêtres, il resta ainsi peu de blancs au Maok, et la majorité d'entre eux acceptèrent l'offre de Bénélak III de retourner au Viertenstein par la mer avec certains des vaisseaux laissés par la République, ne laissant guère sur place que ceux qui avaient de la famille soit dans le clergé soit dans les indigènes même, mariés à un ou une maokorienne. Bénélak III le Restaurateur reproclama le Royaume de Maok comme pleinement souverain et, s'il faisait porter par ceux qui partaient ses vœux au Prince de Viertenstein pour qu'il ait pu repousser le fléau du républicanisme, il ne restaura pas le titre de Protecteur du Royaume et indiqua qu'il souhaitait réduire l'ampleur des liens entre eux, même s'il ne tint pas rigueur à la famille princière des « renégats républicains ». Cela ne l'empêcha pas, en 1963, de refermer presque totalement le Maok sur lui-même pour éviter de telles influences et événements à l'avenir, et se protéger des idées « républicanistes et soit-disant démocrates » venues d'Alméra.
C. L'isolationnisme (1963-2026) :
Ainsi s'ouvre une soixantaine d'années d'isolationnisme pour le Maok, qui se replie sur lui-même. Après cette date, le Royaume va non pas couper toutes ses relations avec l'extérieur, mais les réduire au maximum. Il va maintenir des rapports minimums avec les pays voisins, dans le but de maintenir la paix entre lui et eux, et d'ailleurs avec succès, en dépit des conflits qui agitèrent plusieurs fois la région, mais sans plus, cessant notamment son rôle de partenaire commercial. En dehors du continent, il garda également des liens avec son ancienne métropole, mais là aussi grandement diminués, se résumant principalement à des messages saluant ou déplorant les morts, les naissances, les couronnements et les conflits, et enfin avec le Saint Siège, bien entendu, mais dans un cadre strictement lié à la religion. Le fait que les prêtres aient quasi-unanimement soutenu l'action des royalistes et que l'Archevêque lui-même ait bénit Bénélak III et ses hommes contribua d'ailleurs à renforcer la position de l'Église, qui ne fut pas remise en cause malgré le départ de la grande majorité des blancs, la piété populaire se renforçant au contraire, car le nouveau roi était très chrétien et attribua au soutient divin la victoire du Royaume sur la République.
Pendant cette période, le pouvoir royal retrouva toute sa force, presque effacée pendant les dernières décennies, et redevint l'autorité centrale du pays. La royauté conserva toute une série de choses instaurées par les colons de Viertenstein, notamment le système des guildes et des fraternités de métier, qu'il épura et refaçonna, car elles avaient surtout été utilisées par les colons pour mieux diriger les indigènes, confinés au rang d'apprenti ou rarement de compagnons, et avancés seulement s'ils étaient gagnés aux idées des blancs. Une fois rendue à sa juste destination de possession en commun et de transmission du savoir et des capacités, l'institution fut étendue à tout le pays, et permis d'en renforcer la stabilité, les différentes guildes et fraternités se plaçant sous la protection de la couronne et aillant besoin de la bénédiction royale pour continuer à pratiquer leur art, ce qui permettait au roi de consolider son pouvoir et sa capacité à gérer la société. De fait, de manière générale, le pouvoir de la monarchie se renforça partout, sans que cela ne soit vu comme une tyrannie, mais plutôt comme une façon pour le roi de guider son peuple, ce qui était d'autant plus facile dans l'économie et la vie politique maokoriennes, qui évoluaient largement en vase clôt.
Globalement, le peuple de Maok ne fut pas malheureux durant cette période, surtout après la première décennie d'adaptation, où il dû apprendre à fonctionner sans les échanges qui étaient devenus importants avec son ancienne métropole. Mais après cela, le fait de se tenir en-dehors des guerres et des conflits en tous genre fut sans doute très bénéfique pour le royaume, où les habitants apprirent à subvenir à leurs propres besoins du mieux qu'ils pouvaient et à faire avec leurs conditions de vies plus ou moins difficiles. Ils ne bannirent pas pour autant toute innovation, au contraire, la couronne s'efforçant notamment, au travers des rares liens qu'elle conservait avec l'extérieur, de garder une armée aussi efficace que possible en la modernisant chaque fois qu'elle le pouvait, affin d'éviter à ses voisins ou aux puissances mondiales la tentation d'un territoire trop faiblement défendu, tout en renforçant la cohésion nationale.
Le maokorien, une espèce de langue autrefois utilisée pour les dialogues nationaux qui reprenait des mots venus des quatre grandes cultures du territoire de façon assez brouillonne, et qui avait presque disparu en tant que langue de communication entre les communautés, fut restaurer et modernisé, pour devenir une véritable langue, avec des règles précises et un vocabulaire défini, qui fut promue en tant que langue royale et bientôt utilisée dans tout le pays. Les jeunes générations furent éduquées dans les écoles, encore largement sous la direction des prêtes, dans cette nouvelle langue, et elle devint également la langue utilisée pour la messe, pour ce qui n'était pas en latin, ces deux facteurs finissant de faire du maokorien moderne unis la langue usuelle du royaume. Les anciens dialectes des différents peuples continuèrent d'être parlés dans les familles, mais étaient appris aux enfants plus comme une seconde langue, un patois porteur de tradition, et les « peuples » eux-mêmes étaient largement mélangés par de nombreuses années de cohabitation et l’inexistence de quelque tabou que ce soit sur les mariages entre eux. L'alémanique continua également à être utilisé, notamment dans certaines zones de la capitales et du centre du pays, mais là encore plus comme une langue secondaire, les monarques réussissant à imposer la langue nationale pour renforcer l'unité du peuple, et les autres langues majeur d'Alméra continuèrent d'être connues par certains intellectuels, surtout dans un but académique, et des rares communications avec l'extérieur.
Malgré tout, l'isolement favorisait de plus en plus l'instauration de traditions qui se faisaient de plus en plus forte, et il devenait difficile de faire prospérer le peuple sans presque aucun échange, de même que l'arrivée d'éventuelles technologies était presque impossible. Après de longues années d'existence, et de belles réussites, le système isolationniste commença à être remis en cause par certains membres de la famille royale. Finalement, à la mort sans enfant de la reine Mabolania I, encore très hésitante sur la conduite à tenir, son neveu monta sur le trône sous le nom de Ménélok IV. Convaincu que la prospérité du Maok passait par une réouverture du pays au monde, il proclama ainsi, en 2026, la fin de l'isolationnisme maokorien.
D. L'ouverture (2026- ) :
Proclamée en 2026, l'ouverture ne se fit néanmoins pas avec effet immédiat, mais progressivement. Il fallu communiquer sur la question, préparer la population et s'assurer notamment du bon état des défenses nationales, pour éviter que l'ouverture ne soit traduite par certains comme une invitation à l'invasion. Même s'il était habitué à vivre isolé, le peuple accepta l'ouverture comme un décret royal, la couronne aillant fait la preuve, en soixante ans, de sa capacité à le guider correctement, et l'obéissance au roi étant en elle-même devenue une sorte de tradition. Finalement, l'ouverture réelle à la diplomatie extérieur se fit en 2027, et les conséquences de tout cela restent encore à découvrir...
Posté : mer. août 12, 2015 6:55 pm
par Alwine
III. Lois du Royaume de Maok :
Droits fondamentaux :
Liberté d'expression : garantie (sauf lèse-majesté et blasphème)
Liberté de culte : garantie (mais la foi non-chrétienne est très mal vue socialement, et doit rester strictement privée)
Liberté de rassemblement : garantie
Liberté d'association : garantie (mais nécessite l'enregistrement au près de la Couronne)
Droit de grève : garantie sous condition (interdiction des grèves sauvages et interdiction de recourir à la grève sans d'abord avoir essayé le dialogue)
Droit d'entreprendre : non garantie (système de guildes et de fraternités)
Droits des femmes : garantie
Droits des enfants : garantie
Droits des animaux : aucune loi (toute maltraitance animale est néanmoins très mal vue socialement)
Droit d'héritage : garantie (exclusion des bâtards non légitimés)
Législation sur les mœurs
Mariage civil : inexistant (tout mariage passe par les autorités ecclésiastiques)
Métissage : autorisé
Divorce : interdit (possibilité d'annulation du mariage par l'Église pour de très rares cas, relevant seulement des autorités religieuses)
Relation sexuelle hors-majorité : interdite
Relation sexuelle hors-mariage : interdite
Relation extra-conjugale : interdite
Relation et mariage consanguin : interdite (possibilité de Dispense Ecclésiastique par l'Église pour le mariage)
Polygamie : interdite
Contraception : interdite
Avortement : interdit
Euthanasie : interdite
Homosexualité : interdite (dans les faits, on ne traque pas les homosexuels, mais ils ne peuvent le montrer en public, sous peine d'amande ou en cas de récidive d'emprisonnement, toutefois l'Église propose toujours à chaque arrestation de les prendre en charge dans un monastère pour leur éviter la tentation)
Mariage homosexuel : interdit
Adoption homosexuelle : interdite
Transsexualisme : interdit
Exhibitionnisme : interdit
Prostitution : interdite
Pornographie : interdite
Jeux de hasards : interdits
Sectarisme : interdit pour les sectes non-reconnues (toutefois il existe une possibilité pour une secte chrétienne d'être régularisée au même titre qu'une église protestante)
Législation sécuritaire
Arme à feu : autorisée (mais demande de posséder un permis)
Espionnage domestique : interdit (mais pratiqué en cas de besoin par l'Œil de Maok)
Torture : droit réservé à la Couronne et à ses représentants (peut-être délégué à l'Église dans des circonstances spéciales)
Offense au Souverain(e) : interdite
Peine capitale : pratiquée (les civils sont pendus, les militaires et les nobles qui en font la demande fusillés)
Posté : lun. août 17, 2015 4:17 pm
par Alwine
IV. Organisation intérieure et institutions du Royaume de Maok :
A. La Royauté :
La première et la plus importante des institutions du Maok, tant dans les faits que dans l'esprit de ses populations, c'est la Royauté. Le Maok est en effet un royaume depuis sa création et, malgré la brève période où une République de Maok fut proclamée unilatéralement à côté de la Monarchie, créant de fait une guerre civile, les institutions royales ne furent jamais abolies dans les pays des maokoriens. Le peuple est d'ailleurs, encore aujourd'hui, fortement attaché à la royauté et à tout ce qu'elle implique.
Le rôle de la Royauté au Maok est très vaste puisque pratiquement toutes les autres institutions émanent de l'autorité royale et exercent en son nom, la seule exception notable étant l'Église, qui ne relève que du Christ et du Pape. Le gouvernement gouverne au nom du Roi, l'armée est menée sous l'autorité du Roi, toute justice émane du Roi, et ainsi de suite. Sur le plan théorique et symbolique, toute autorité non ecclésiastique dépend du Roi et est exercée en son nom.
Sur le plan pratique, le Roi dispose également de vastes pouvoirs. C'est lui qui nomme le Premier Ministre, le Généralissime, les ministres, les généraux et les Juges Royaux, et il possède le pouvoir de révoquer n'importe lequel d'entre-eux, ainsi que les Parlementaires, qui sont élus mais peuvent être démis de leur fonction par le Roi. C'est aussi lui, bien entendu, qui reçois les hommages des nobles, peut les destituer ou au contraire créer de nouveaux nobles. Virtuellement, il contrôle donc, par ses nominations et ses renvois, toutes les institutions du pays, encore une fois à l'exclusion de l'Église.
Toutes les lois et les traités sont ratifiés par le Roi, et considérés comme nuls si celui-ci refuse de les signer. Il est également le seul à pouvoir les révoquer au nom du Maok. Il en va de même pour les déclarations de guerre et les armistices, ainsi que de toutes les actions les plus importantes de l'état. C'est lui qui fixe les lignes de la diplomatie, qui est le supérieur direct du Généralissime au niveau de l'armée, et qui est le protecteur du peuple, de ses libertés et de ses droits, ainsi que de l'Église et les autres fois chrétiennes dans son royaume.
Plus largement au niveau législatif, non seulement le Roi signe les lois, c'est également lui qui les promulgues toutes ou presque toutes, ainsi que les décrets, régissant de fait directement la vie du Maok. Les lois émises par le Roi doivent être enregistrées par le Parlement, mais on n'a jamais vu dans l'histoire celui-ci refuser de le faire. Dans les faits, même s'il remet des avis, positifs ou négatifs, dont le souverain peut ou non tenir compte, comme il le souhaite, le Parlement se soucie en effet surtout d'enregistrer officiellement la loi.
C'est au nom de la Couronne que sont enregistrées les Guildes et Fraternités de Métier, ce qui lui donne également une forte influence morale sur les acteurs de l'économie, et, de manière plus générale, le monarque prend généralement les grandes décisions économiques du Royaume, les grandes entreprises privées n'existant de facto pas vraiment au Maok, principalement car, pendant son isolationnisme, le pouvoir royal n'a fait que se renforcer.
Le Monarque est donc le personnage central du Royaume, tant sur le plan symbolique que pratique, et jouit d'un énorme prestige au prêt de son peuple. On évite généralement de donner des fonctions gouvernementales directes aux membres proches de la Famille Royale, mais ceux-ci disposent également d'une forte influence, et se voient souvent confier des responsabilités ponctuelles mais aussi spéciales dans certains domaines.
Concernant le mode de succession royale, le successeur du Trône est l'enfant aîné du monarque en titre, sans distinction de sexe, et cela suite à une harmonisation entre les traditions ancestrales matrilinéaires et les traditions venues d'Alméra patrilinéaires. À défaut d'un enfant royal, l'héritier du trône est le frère ou la sœur aîné du roi, puis les enfants de celui-ci. Si le monarque n'a, au moment de sa mort, ni enfant, ni frère et sœur, ni neveu et nièce, le trône passe au plus proche cousin, là encore sans distinction de sexe ni du candidat ni dans sa lignée.
Les règles de succession du Maok sont fermes et inaliénables. Ni le gouvernement ni l'armée ne possèdent le pouvoir de choisir un héritier plutôt qu'un autre. Seul le successeur peut, s'il le désire, refuser la Couronne, qui passe alors au suivant dans l'ordre de succession. Dans le cas, presque impossible à l'époque moderne, où on ne pourrait savoir qui de deux cousins est le plus légitime au trône, ce serait au peuple, guidé non par le gouvernement mais par l'Église, de trancher entre les deux, et une fois le choix fait il est inaliénable.
Une fois sur le trône, le Roi ne le perd qu'à sa mort, son abdication volontaire, ou sur demande du successeur et par approbation du parlement, en cas de folie ou de sénilité certifiée seulement, et le trône passe alors à son héritier légitime. La personne du Roi est bien entendu inviolable, et cela même dans le cas où il n'est plus sur le trône.
B. Le Premier Ministre :
Le Premier Ministre est le chef du gouvernement civil du Maok, sous l'autorité directe du monarque. Il est le numéros deux du pays, juste derrière le Roi lui-même, et dispose d'une grande influence. Bien qu'aillant moins de pouvoir que ses homologues dans des monarchies au pouvoir royal moins fort que le Maok, logiquement, il est néanmoins un personnage important, qui a la charge, de manière générale, de faire tourner le pays au jour le jour, mais est également le premier conseiller du Roi, recueillant les avis des ministres et du parlement, notamment.
C'est lui qui sert notamment de conseiller au Roi pour la nomination des Ministres, et généralement c'est également lui qui propose la composition du futur gouvernement qu'il dirigera. Le monarque reste bien entendu celui qui décide finalement des nominations en question, mais il suit le plus généralement les avis et propositions de son Premier Ministre, qu'il a après tout mis en place pour cela, ce qui donne un grand poids à celui-ci. Il peut également déposer des avis sur la nomination des Juges Royaux, bien qu'il ne soit pas le seul.
Il est celui à qui le Roi délègue directement ses pouvoirs civils, même s'il agit toujours en son nom et est toujours soumis à la sanction royale. En accord avec le Roi, il décide de la politique du pays, reçois les rapports des différents ministres, réparti les aides financières et les investissements de la Couronne, etc... bref il est le premier délégué du Roi pour le pouvoir exécutif, et dispose du droit de déposer des projets de lois parfois très aboutit au près du Roi et du Parlement.
Le Premier Ministre est généralement très respecté du fait de la confiance que lui accorde le souverain, et généralement un Premier Ministre qui arriverait à se rendre impopulaire aurait de fortes chances d'être démis de ses fonctions par le Roi, même si cela n'a rien d'obligatoire ou de contraignant.
En effet, comme pour le reste du gouvernement, la seule chose qui fait ou défait le Premier Ministre c'est la volonté royale. Le Premier Ministre est nommé directement par le Roi, qui prend conseil au près du Parlement mais est seul juge final. De même, il est le seul à pouvoir le démettre de ses fonctions, la seule autre façon de quitter la charge étant la mort. Le Premier Ministre ne peut en effet pas démissionner de lui-même, mais seulement faire part au Roi de son désir de se retirer, le souverain choisissant ensuite d'accéder ou pas à cette envie.
C. Le Conseil des Ministres :
Le Conseil des Ministres est l'ensemble des Ministres Royaux, compris ici sans le Premier Ministre. Ils sont le gouvernement civil de la Couronne, dirigés par le Premier Ministre sous l'autorité du monarque. Il constitue l'organe « pratique » du pouvoir exécutif, chaque Ministre Royal disposant d'un champ précis de compétence dans lequel il assume le pouvoir au nom de la Couronne. Le cumul des charges et des portefeuilles est une chose inconnue au Maok, où l'on pense que chaque domaine digne d'un ministère mérite également, par essence, de recevoir la pleine et entière attention de son Ministre.
Le nombre de ministres, leurs fonctions et leur importance est variable dans le temps et selon les besoins du Maok. Par exemple, durant la période isolationniste, le poste de Ministre des Affaires Étrangères, s'il était généralement toujours pourvu, était assez anecdotique, et se limitait à des relations minimales avec les pays voisins pour éviter toute guerre. Au contraire, quand l'isolationnisme prit fin, ce même poste prit une importance cruciale du fait de grand nombre de traités et de contacts à prendre ou à restaurer dans le monde.
Contrairement à des systèmes de partis, où les « portefeuilles » sont souvent figés pour un temps assez long, au Maok, les ministères peuvent se faire ou se défaire à tous moments au gré des besoins du Royaume et des volontés du souverain. Ainsi, à tout moment si cela lui semble nécessaire, le Roi peut créer un nouveau ministre avec des compétences précises, ou au contraire supprimer un poste dont l'utilité n'est plus d'actualité. L'idée est que chacun soit compétent pour ce qu'il doit faire, et qu'il ait le temps de le faire.
Comme le Premier Ministre, les Ministres Royaux sont nommés directement par le Roi, généralement sur proposition que lui fait le Premier Ministre, et même si théoriquement le monarque est seul à désirer il se réfère souvent aux propositions de son Premier Ministre, qui est après tout là pour formé le gouvernement, entre autres choses. Et comme lui, ils ne peuvent sortir de charge qu'en étant démis de leur fonction par la Couronne, ou par la mort, et n'ont pas le choix de démissionner, juste de faire savoir leur désir de se retirer.
Il est à noter enfin que si les domaines sur lesquels agissent les ministres, des gens souvent populaires et respectés dans ce qu'ils doivent accomplir, car on considère que le Roi les a choisi pour cela, il ne figure jamais sur cette liste des postes telle que la Guerre, la Défense ou l'Armée. Le travail de responsable de l'armée est directement assumé par le Généralissime, sous l'autorité du Roi, et il n'y a pas de ministre référent. Le Généralissime, bien que n'étant pas ministre en titre, peut par contre parfois participer aux réunions du gouvernement civil pour cela.
D. Le Parlement Royal :
Le Parlement Royal de Maok est la chambre législative qui assiste le Roi, tout comme le gouvernement est l'organe qui l'assiste sur le plan exécutif. Dans les faits, il est rare que le parlement légifère de lui-même, et la majorité des lois viennent du Roi, plus rarement de son gouvernement – rare non parce que le gouvernement ne propose jamais de lois, mais parce que généralement il les propose directement au monarque. La première fonction du parlement est plutôt de discuter et d'enregistrer les lois, éventuellement en rendant un avis sur leur contenu, avis que le souverain est néanmoins libre de suivre ou pas, à sa discrétion.
En dehors de cette fonction d'enregistrement, le parlement dispose aussi et peut-être même surtout de la faculté de donner un avis sur toute question qui attire son attention, ou alors sur les sujets que la Couronne ou le gouvernement choisi de leur soumettre. Dans tous les cas, l'avis du parlement reste purement consultatif, et le Roi est libre d'en tenir compte plus ou moins fortement, ou de l'ignorer, mais cet avis a le mérite de toujours être attendu. Son but premier est de relayer l'avis du peuple et de la noblesse dans leur ensemble au près de la Couronne. Il rend notamment traditionnellement un avis sur les candidats au poste de Premier Ministre et peut aussi le faire pour les Juges Royaux, bien que dans ces domaines aussi le Roi reste libre, et l'avis consultatif.
L'établissement du Parlement sous sa forme actuelle remonte à l'époque qui suivit directement la guerre civile et la chute de la République. C'est une des œuvres de Bénélak III le Restaurateur, désireux de prouver au peuple que, contrairement aux mensonges républicains, le maokoriens étaient bel et bien entendus dans l'état royal, et avaient le droit et même le devoir de donner leur avis et de faire savoir au Roi leur sentiment, dans une structure juste et raisonnée, au contraire de la République elle-même, sombre et dévoyée, qui ne servait qu'à une confiscation du pouvoir par une poignée d'élite, souvent les plus riches.
Bien que siégeant en une seule et unique chambre, le Parlement est issu de deux modes d'élections différents, donnant deux groupes de sénateurs, séparées dans l’hémicycle. Du côté droit de la salle siègent cinquante membres de la noblesse du royaume, principalement des chefs ou anciens chefs de provinces ou de villes, élus par leurs pairs dans un scrutin direct, tandis que du côté gauche siègent cinquante représentants du peuple non-noble, élus au suffrage direct national, pour un total de cent parlementaires chargés de conseiller la Couronne et le gouvernement.
S'ils ont tous le même poids, les mêmes charges et les mêmes occasions d'agir et de parler, les deux catégories de parlementaires diffèrent également sur la durée de leur mandat. Alors que les nobles sont élus à vie, ou jusqu'à ce que le Roi les relève de leur charge. Contrairement aux ministres, ils disposent également du droit de démissionner. Quand un poste se libère, les nobles se réunissent pour élire un nouveau représentant, qui prend la place du précédent.
Les parlementaires non-nobles, eux, sont élus au suffrage universel direct des hommes et des femmes majeurs du Maok. Il n'existe au Maok aucun parti politique, aucun système de report des voix, aucun découpage du peuple selon tel ou tel critère lors du vote, ou d'autres moyens de détourner la voix populaire. Chacun des candidats fait s'il le veut sa propre campagne, reçois ses propres voix, et les cinquante personnes qui ont reçu le plus de suffrages sont directement élus. Le mandat de parlementaire « civil » dure trois ans, renouvelable à l'infini, mais ces parlementaires peuvent aussi être démis par le Roi, ou démissionner. Dans ces deux cas, ou en cas de mort d'un parlementaire dans sa charge, les places qui se libèrent sont occupées par ceux arrivés à la cinquante-et-unième place et suivantes lors de la dernière élection.
E. Le Généralissime :
Le Généralissime est le chef de l'armée du Maok, sous l'autorité directe et exclusive du souverain. Il dirige l'ensemble des forces armées, et la police aussi se trouve sous son autorité, et il prend ses ordres directement de la Couronne, laquelle, bien évidemment, écoute ses avis, celui du Conseil des Généraux et éventuellement du reste des acteurs du Maok avant de prendre ses grandes décisions militaires. C'est un poste prestigieux, dont l'importance peut varier en fonction de la force du souverain en place, mais qui dans tous les cas est un personnage important. C'est également le Généralissime qui tient l'équivalent rôle de Ministre de la Défense, poste absent du Royaume, et c'est donc lui qui gère la politique de l'armée au nom du Roi. De plus, il est aussi celui qui gère le Conseil des Généraux, tout comme le Premier Ministre gère le Conseil des Ministres.
C'est aussi le Généralissime qui signe, au nom de la Couronne, les promotions de la plupart des officiers de l'armée, et il peut virtuellement nommer n'importe qui à n'importe quelle poste, ne pouvant être contesté en cela que par le Roi, qui possède d'ailleurs le même pouvoir. C'est également lui qui soumet au Roi les propositions pour le seul grade qui ne peut être conféré que par lui, celui de Général et donc membre du Conseil des Généraux, le Roi étant le seul à décider des nommination, et le Généralissime le seul à élaborer les propositions. Néanmoins, pour ce grade comme pour les autres, l'un et l'autre se réfèrent dans presque tous les cas à la liste logique des promotions en fonction du mérite et des actions des candidats.
Le Généralissime lui-même est nommé directement par le Roi, avec les conseils et les avis du Conseil des Généraux. Ces avis ne sont néamoins que consultatif, et le monarque peut parfaitement aller contre et nommer la personne qu'il estime la plus digne et adéquat pour le rôle. Tout comme le Premier Ministre et les Ministres Royaux, le Généralissime ne peut également sortir de charge que sur révocation royale, ou lors de sa mort, et ne peut pas démissionner de lui-même, mais seulement faire part à son souverain de son souhait de quitter son poste, le monarque décidant ensuite d'accéder ou non à sa demande.
F. Le Conseil des Généraux :
Le Conseil des Généraux est un conseil au nombre variable, mais de minimum six membres autant que faire se peut, qui reprend tous les généraux maokoriens. Il est l'organe suprême de l'armée, chargé de conseiller et d'épauler le Généralissime ainsi que le Roi dans son rôle de Chef des Armées. C'est lui qui, en temps de guerre, est l'organe principal de la stratégie militaire et tient le rôle de haut commandement pendant toute la durée du conflit. C'est là que sont élaborées les grandes lignes de la stratégie du Royaume, même en temps de paix d'ailleurs, les réunions étant souvent présidées par le Généralissime, ou parfois par le monarque, qui peut aussi choisir d'être simplement observateur de la réunion, et est particulièrement présent en période de guerre ou pour les grandes décisions à prendre sur l'armée.
De plus, le Conseil peut également fournir un avis consultatif sur toute question d'ordre militaire, à son initiative ou sur demande du roi ou du Généralissime. Il est en cela le pendant du parlement, et remplis pour le monde militaire le rôle remplis par celui-ci sur le plan civil. Il est à noter que le chef de la police a le grade symbolique de général et siège à ce Conseil avec les généraux militaires. De même, les différents corps d'armées ont généralement un général principal qui leur sont attachés, et on compte presque en continu un Général pour les Armées de Terre, de Mer et de l'Air. D'autres généraux peuvent avoir des « responsabilités spécifiques », comme la charge des écoles militaires par exemple, alors que d'autres restent polivalent et agissent en tant que conseillers et officiers. Certains des « sans spécialités » ont d'ailleurs parfois été soupçonnés de diriger en secret la police secrète du Royaume, mais rien n'en a jamais été prouvé.
Les membres du Conseil des Généraux sont nommés et révoqués par le roi sur proposition du Généralissime, lequel se base sur une liste de hauts-officiers éligible au poste par leurs mérites, leur expérience ou leurs exploits. Même si le roi peut en théorie nommer et révoquer n'importe qui, il suit généralement l'avis du Généralissime, lequel se fie le plus souvent à la liste des promotions de l'armée sur un modèle logique. Ils sont en place à vie ou jusqu'à révocation royale ou démission, auquel cas ils peuvent ou non être remplacés par une nouvelle nomination, en fonction des réalités du moment. De même, à tout moment, le Roi peut décider de créer un nouveau général s'il estime que le Royaume en a besoin, de son propre chef ou sur une proposition qu'on lui aura faite.
G. Les Juges Royaux :
Les Juges Royaux rendent la justice au nom du roi, et sous son autorité. Il y a généralement un certain nombre de juges par provinces, et également plusieurs juges spécifiques pour la capitale et les grandes villes, qui, de part leur densité urbaine, forment des juridiction propres et séparées pour plus de facilité. Ils sont les seuls à pouvoir rendre justice au nom de la Couronne, et toutes les affaires, à de rares exceptions prêt, passent forcément devant eux à un moment où a un autre. Il n'existe pas, comme dans d'autres états, de divisions entre différents types de juges et, si certains sont bien spécialisés dans tel ou tel domaine, tous forment un même corps et peuvent en théorie juger toute affaire si le besoin s'en fait sentir.
Une fois jugée, chaque décision de justice peut être portée en appel auprès d'un conseil de trois juges, appelé Conseil de Justice, qui ne peut contenir le juge à l'origine du premier jugement et rend ses décisions si possible à l'unanimité, sinon à la majorité de deux voix contre une. Quand elle a été prise, la décision de ces Conseils ne peut plus discutée par d'autres juges, et le seul moyen de faire changer le jugement est par un appel au près de la Couronne, qui reste souveraine en la matière, toute justice dans le Royaume de Maok venant après tout du Roi.
Ainsi le roi peut, s'il le souhaite, casser directement la décision d'un Juge Royal, ou rendre un jugement direct sur une question, mais le fait très rarement sauf parfois pour les questions tenant à la famille royale, respectant les compétences des juges qu'il a mis en place pour rendre la justice en son nom. De ce fait, les appels royaux n'aboutissent pas systématiquement, loin de là, mais quelle qu'elle soit une fois prise la décision royale est irrévocable. De plus, sans remettre forcément en cause le jugement, le Roi dispose aussi du pouvoir de commuer librement la peine, aussi bien positivement que négativement d'ailleurs, pouvant changer une peine de mort en exil, ou un emprisonnement en peine de mort, par exemple. Par ailleurs, la personne du roi est inviolable, même après une éventuelle abdication.
Les juges sont nommés par le roi, avec consultation possible du Premier Ministre, du Conseil des Ministres, du Parlement, de l'Église, de l'armée ou des autres juges en place, et restent en place à vie, ou jusqu'à leur révocation par le roi ou leur démission. Ainsi, tous les acteurs de la vie public du Maok peuvent donner leur avis sur la nomination des juges, ou d'ailleurs sur leur révocation, mais comme souvent au Maok le Roi reste le seul à décider en dernier ressort.
H. L'Église :
En plus de son rôle religieux, qui ne sera pas abordé ici, l'Église est également une institution dans la vie civile du Royaume, celle qui est le moins dépendante du pouvoir royal. Quand on dit l'Église, on pourrait dire aussi « les Églises », car, si l'Église Catholique assume la plus grande part, et de loin, des responsabilités décrites, tout comme elle possède le nombre le plus grand nombre de fidèle, là encore de loin, l'Église Orthodoxe ainsi que les différentes églises protestantes jouent également leur rôle, de façon plus ou moins proportionnelle à leur importance respective dans la société et donc à leur nombre de croyant, toutes étant légitimes car chrétiennes et unis dans la fraternité des disciples du Christ.
L'Église dispose tout d'abord bien entendu d'une forte autorité morale, chose qui est particulièrement vrai pour le Catholicisme Urbain. Protégée par la Couronne, celle-ci reçois dans une certaine mesure des instructions de la même Couronne, mais reste bien plus indépendante que les autres institutions, car elle dépend avant tout du Christ, comme les autres autorités religieuses d'ailleurs. Les Églises donnent ainsi leur avis sur toutes les questions relatives à la foi, au niveau local, national ou mondial, mais aussi sur toutes les questions de société qu'elles jugent bon de commenter. Il arrive aussi souvent que le Roi demande l'avis des prêtres, particulièrement des catholiques, sur toute une série de sujet.
Plus directement, l'Église a également la charge de veiller à l'éducation. Depuis le début de l'évangélisation du Royaume de Maok, les missionnaires s'étaient chargés de tenir les écoles qui avaient répandu la foi dans tout le territoire, et avec le temps la situation s'est formalisée et généralisée, jusqu'à finalement être officialisée sur tout le territoire par Bénélak III le Restaurateur, après la chute de la République et la pleine restauration des pouvoirs royaux, reconnaissant le rôle de l'Église qui était la mieux placée pour instruire et guider les fidèles à la fois vers le salut mais également vers le savoir. Encore aujourd'hui, l'Église gère ainsi tout l'enseignement, de la primaire à l'Université, sauf les enseignements techniques en eux-mêmes, laissés aux Guildes et Fraternités.
Chaque curé n'est néanmoins bien entendu pas lire d'enseigner ce qu'il veut comme il veut et sans contrôle. Les trois autorités du Royaume, que sont l'Archevêque et le Patriarche de Lokaroum, pour les Catholiques et les Orthodoxes, et le Conseil des Protestants de Maok pour les différentes églises protestantes, assurent en effet l'égalité de qualité de l'enseignement dans tout le Royaume, et établissent des programmes communs, chacun selon leurs modalités bien qu'ils se concertent également entre eux pour assurer une qualité égale d'enseignement dans tout le Maok. À noter que pour cette raison le Ministre de l'Enseignement est toujours un religieux, généralement un membre de l'Église Urbaine.
Posté : mer. août 19, 2015 12:13 am
par Alwine
V. La Religion au Royaume de Maok :
A. L'Église Catholique Urbaine :
La religion catholique urbaine est, de loin, le courant de foi majoritaire dans le Royaume du Maok, et cela depuis la conversion du peuple à l'époque coloniale. Depuis cette période, où la famille royale d'abord, puis ensuite la noblesse et peu à peu le reste du peuple se sont convertis, la religion catholique n'a fait que gagner en force, pour s'imposer clairement comme la religion de l'état et de la population lors de la guerre civile entre la République de Maok et le Royaume de Maok, aidée en cela par le soutient ferme et total que le clergé, son Archevêque en tête, apporta à la cause royaliste. Les armées, bénies par les prêtres, remportèrent de retentissantes victoires, que le Roi, plutôt que de s'attribuer, déclara comme accordées par le Ciel qui avait ainsi reconnu la justice de la cause royale et la vilenie de la République, qui de plus se voulait laïc. Ces différents facteurs renforcèrent l'idée de la justesse de la religion catholique dans les esprits et dans les cœurs.
C'est ainsi que l'Église Catholique Urbaine réunis, selon le dernier recensement officiel, 86% de la population, soit plus de quatre personnes sur cinq, et près de neuf personnes sur dix. La famille royale fait partie de ce pourcentage, de même que la quasi-totalité des nobles, qui se déclarent catholiques à de rares exceptions prêts, mais est également très fortement représentée dans toutes les couches de la population, et reprend quasiment la totalité des plus pauvres. Les églises sont nombreuses, on en trouve jusque dans les plus petites localités, et dans les villes plusieurs églises plus petites cohabitent entre elles, et parfois avec la cathédrale locale. La population maokorienne est également très fervente dans sa foi, et ces églises sont toujours bien remplies. Les chrétiens articulent surtout leur dévotion autour du dimanche, jour sacré, mais la messe se tient souvent tous les jours, avec des audiences moindre mais jamais avec une salle vide, loin de là.
L'Église Catholique Urbaine de Maok a à sa tête l'Archevêque de Lokaroum et Primat du Royaume. Il est le chef de tous les catholiques du royaume, sans exception, et en répond directement devant le Pape. On retrouve sous lui toute la hiérarchie classique de la foi catholique séculière, avec ses évêques, ses doyens et ses prêtres, mais également les monastères catholiques, les abbés étant placés sous son autorité directe depuis le XIXe siècle. Traditionnellement très proche de la Couronne, particulièrement depuis la guerre civile, il en reste toujours indépendant, mais est unie à elle par des liens de respects mutuels et de conseils, la Couronne accordant sa protection à l'Église et lui apportant son assistance, alors que l'Église offre non seulement ses prières pour le royaume, mais aussi ses avis éclairés à la Couronne et au gouvernement.
La vie monastique catholique est aussi la plus forte du pays, logiquement, mais est proportionnellement légèrement moins développée que le monachisme orthodoxe, très fort au Maok. Les monastères catholiques représentent ainsi 84% des monastères, sachant que les protestants maokoriens n'ont quasiment aucune présence dans ce domaine. Les effectifs de ces monastères sont stables, de nouvelles vocations apparaissant chaque année, chez les jeunes mais aussi chez les plus âgés, qui parfois ont fait leur vie et considère l'avoir assez remplie, décidant de laisser le monde derrière eux pour se retirer et terminer leur vie dans le calme et la sérénité monastique, tout en élevant leurs prières pour leurs enfants ou leurs amis restés dans le monde.
Fort logiquement vu son écrasante majorité dans la société, c'est l'Église Catholique Urbaine qui possède le plus grand réseau éducatif. La plupart des universités du pays sont soit catholiques, soit co-gérées par des catholiques, et ils sont également très présents au primaire et au secondaire. Le programme général des cours est décidé par l'Archevêché, avec des modulations laissées libres dans certains domaines pour les Évêchés, afin de mieux s'adapter aux réalités locales. La tradition de l'éducation par l'Église est bien encrée au Maok, et s'est développée en même temps que la conversion, l'une encourageant l'autre et inversement : les nouveaux convertis faisaient confiance aux prêtres pour former leurs enfants, et ces enfants, élevés dans la foi chrétienne, ne pouvaient que devenir à leur tour de bons chrétiens, qui ont envoyé leurs enfants également, et ainsi de suite jusqu'à l'époque actuelle.
La position de l'Église Catholique Urbaine de Maok est traditionnellement à l'ouverture envers les autres églises de la chrétientés, tant que celles-ci ne virent pas franchement dans une doctrine hérétique ou qui déformerait la foi. C'est en grande partie pour cela que la position de tolérance chrétienne du Maok a pu se mettre en place, permettant la coexistence pacifique et souvent harmonieuse entre Catholiques, Orthodoxes et Protestants, les deux dernières catégories étant vues comme « des frères dans le Christ » qui se trompent quelque peu. L'Église espère et prie pour qu'ils comprennent un jour leurs erreurs et revienne dans le giron de leur Sainte Mère, mais en attendant reconnaisse que le point commun de la chrétienté partagée est plus importante que les différences. Traditionnellement, l'Archevêque tient ainsi des discussions régulières et amicales avec le Patriarche de l'Église Orthodoxe du Maok.
Concernant les autres religions, ou encore des « déviations » comme l'homosexualité, l'Église Catholique Urbaine de Maok est beaucoup moins tolérante, mais ne prêche pas la violence. Les païens et autres homosexuels ne sont pas traqués, mais encouragés à garder cela pour eux, encouragement reflété dans la foi. Mais l'Église est aussi toujours prête à accueillir les homosexuels dans ses monastères « loin des tentations du Malin », en substitut aux peines prévues par la loi. Généralement, l'Église est très traditionaliste, et sa position a souvent fortement influé les rois et donc l'appareil législatif, même si elle préfère adopter une politique de « conversion », par le dialogue et l'interdiction légal, plutôt que violente. Elle préfère prêcher la paix, qui permet la conversion des infidèles, que leur extermination pure et simple, et sait se montrer ouverte aux contacts avec l'extérieur, persuadée de la solidité de la foi de ses ouailles qui ne peuvent, au sens des prêtres, que convertir les autres par leur piété.
B. L'Église Orthodoxe Autocéphale :
L'Église Orthodoxe Autocéphale du Maok est le courant de foi regroupant tous les orthodoxes du Maok, depuis longtemps unis dans une église unique et indépendante de toutes les églises orthodoxes du monde, pour pouvoir guider sa propre destinée. Elle s'est développée à l'époque coloniale, et beaucoup pensent que ses premiers établissements sont plus anciens que l'arrivée de la foi catholique et la conversion de l'ensemble du Royaume. Ses bastions traditionnels sont notamment dans l'ouest du pays, conquis tardivement, et qui fut christianisé par les orthodoxes avant la conquête, à ce qu'il semblerait, et dans certaines autres zones du pays, où l'orthodoxie est profondément ancrée, même si plus aucune de ces zones n'est exclusivement orthodoxe aujourd'hui, la plupart mélangeant des catholiques et des orthodoxes. Ces derniers se sont aussi plus largement diffusés, et se retrouvent un peu partout à travers tout le pays.
Il n'y a pas des églises orthodoxes partout, et seulement quatre grandes basiliques, mais les communautés sont toujours libres d'en construire quand elles deviennent assez nombreuses. Ailleurs, les messes se font en plein air ou dans la maison d'un particulier, voir parfois, selon la politique du curé local, dans l'église catholique à un moment où elle n'est pas utilisée par ses occupants premiers. Chaque prêtre catholique est laissé libre en ce domaine, ni l'Archevêché ni aucun Évêché n'aillant interdit la pratique, dans la ligne de sa politique tolérante et ouvert à l'égard des chrétiens. Malgré tout, il n'est pas si difficile de trouver une église orthodoxe, car il s'agit de la seconde foi du pays, qui rassemble, d'après le dernier recommencement officiel, 9% de la population, soit prêt une personne sur dix. Cela en fait une minorité forte, qui a une certaine influence, d'autant qu'elle est mieux structurée que les Protestants.
Néanmoins, la grande force des orthodoxes est leur fort monachisme, puisqu'ils représentent 15% de la vie monastique du pays, soit 5% de plus comparé à leur pourcentage total dans la population des croyants. Les orthodoxes sont peut-être encore plus croyants que les catholiques, pourtant déjà très pratiquants, ce qui se reflète dans leurs messes, plus suivies encore que celles des catholiques, et surtout, donc, dans leur vie monastique. Les sources de recrutement sont globalement les mêmes que dans les monastères urbains, mais la proportions d'orthodoxes estimant « avoir assez vécu dans le siècle», pour reprendre la formule consacré, est plus grande que chez eux, bien qu'il y ait globalement plus de moines et de moniales dans toutes les strates d'âges comparé aux catholiques.
Tous les Orthodoxes, qu'ils soient dans le siècle ou retiré de celui-ci, sont regroupés sous l'autorité d'un seul personnage depuis le début du Xxe siècle, quand l'Église Autocéphale de Mosoaï fusionna avec le reste de la foi orthodoxe pour se réunir en un seul courant dans tout le royaume. Cette personne n'est autre que le Patriarche Orthodoxe de Lokaroum, qui a sous son autorité, outre les abbés, toute la hiérarchie séculaire classique de sa religion. Les relations du Patriarche avec l'Archevêque sont traditionnellement ouvertes et cordiales, reflets de celles qui unissent les deux Églises majeurs du pays. Les Orthodoxes partagent la doctrine de fraternité entre tous les chrétiens prônés par leurs « frères » urbains, bien que, eux aussi, ils espèrent fermement qu'un jour les autres églises du Maok les rejoindront dans leur foi pour unifié totalement la grande famille chrétienne.
Le réseau d'écoles des Orthodoxes est le second du pays, et ils gèrent quelques universités, ainsi que plusieurs autres qui sont co-gérées avec l'Église Catholique. Ils sont également présents aux autres niveaux, bien que de façon moins homogène sur le territoire que les urbains. Pour ce qui est des valeurs, ils ont à quelques détails prêts les mêmes positions que l'Église Catholique Urbaine de Maok, et les deux sont généralement côte à côte sur les sujets de sociétés, ne faisant que renforcer la tendance l'état à s'aligner sur les mêmes idées, partagées par des courants qui, cumulés, peuvent prétendre parler pour 95% des maokoriens.
C. Les Protestants :
Le troisième groupe religieux du pays, celui des Protestants, est caractérisé au premier chef par son union beaucoup moins forte que les deux autres. Là où les catholiques et les orthodoxes ont chacun un chef unique, les protestants, eux, sont divisés entre plusieurs églises et sectes reconnues. Si, tous ensemble, ils représentes, selon le dernier recensement officiel, de 4 à 5% de la population, seule la première église protestante du pays, l'Église Réformée du Maok, regroupe environs 1% des habitants du Royaume, les autres se partageant des pourcentages plus petits. Ces différentes églises et sectes reconnues sont rassemblées au sein d'un seul organe, qui sert de « tête pensante » au protestantisme maokorien, le Conseil Royal des Protestants du Maok, qui reprend les chefs ou représentants de tous les courants reconnus officiellement par la Couronne.
L'autorité du Conseil est néanmoins largement symbolique, et s'étant surtout, en fait, sur la question de l'éducation. Les protestants ne gèrent aucune université, mais co-gèrent l'Université Chrétienne de Mojaro avec les deux autres courants, selon l'idéal de cette université qui se voulait reprendre les enseignements des trois grandes fois du pays, et attire de fait beaucoup de protestants de tous les courants. Néanmoins, chaque église ou secte reconnue gère au moins une école d'un niveau ou d'un autre, souvent au moins une filiale complète, du primaire à la fin du secondaire, rendant nécessaire une certaine harmonisation. C'est le rôle du Conseil, qui se charge de dialoguer avec les catholiques et les orthodoxes, mais aussi de fixer le programme commun à toutes les écoles protestantes, bien que chaque courant garde ses propres libertés, légèrement plus importantes que celles accordées aux subdivisions éducatives des deux autres Églises, mais pas de beaucoup.
Le monachisme est globalement très faible chez les protestants maokoriens, et ils ne représentent qu'environs 1% de la vie monastique du royaume. Leurs monastères sont principalement tenus par l'Église Réformée de Maok (environs 30%) et l'Église Recueillie Protestante (60%), qui se consacre presque entièrement à la vie monarchique, le reste se répartissant entre différents groupes qui ont souvent un ou deux monastères, lesquels résument parfois l'essentiel de leur activité. Il est difficile de dégager une hiérarchie claire, du fait du caractère très éclaté du protestantisme maokorien, aussi bien dans le monde monastique que dans les différentes congrégations séculaires, d'ailleurs, chaque mouvement aillant sa propre hiérarchie, plus ou moins structurée, souvent moins d'ailleurs, l'Église Réformée de Maok n'aillant aucune hiérarchisation entre ses pasteurs par exemple.
Tout cela ne participe pas à consolider l'influence protestante qui, faute de cohérence entre les mouvements, est souvent assez faible, mais peut peser quand le Conseil parvient à exprimer un accord. Leurs positions de société sont également diverses, certaines rejoignant les deux autres grandes Églises sur presque tous les points, d'autres sur presque aucun, avec tous les intermédiaires entre cela. Le Conseil, qui est un organe consultatif quand il s'agit d'officialiser une église ou une secte, veille à ce que le positionnement reste chrétien, mais ne cherche pas à uniformiser les points de vue, laissant parfois entrer des structures originales si elles sont jugées fidèles à l'idée du Christ – l'avis n'étant de toute façon, comme souvent au Maok, que consultatif, et les autres grandes fois consultée en cas de doute, d'ailleurs.
D. Autres :
Officiellement, il n'existe pas d'autre foi en Maok que les trois précédemment cités. Officieusement, on concède qu'il existe traditionnellement de faibles traces de non-chrétiens, qui forment moins d'1% de la population, représentant plus ou moins le 1% incertain dans les statistiques protestantes. N'aillant aucune existence officielle, toute autre fois n'a aussi aucune hiérarchie reconnue, et les différents petits groupes de non-chrétiens, qui doivent pratiquer dans une sphère strictement et totalement privés pour ne pas être inquiétés d'une part par la loi, mais surtout par les populations alentours, ne sont pas non plus unis entre eux, et forment au total un ensemble plutôt disparate et globalement assez peu équilibré, qui regroupe toute sortes de gens.
Le groupe le plus important, bien que totalement non structuré, est sans doute le paganisme, la survivance des rites anciens d'avant le christianisme. Ce sont de très petits groupes, formant des communautés autonomes dans une localité ou dans un petit groupe de localités – à chaque fois regroupant une toute petite partie des gens du lieu – qui adorent encore en secret les anciens esprits, dieux ou autres démons adorés au part avant dans cette région. Leur pratique est souvent fortement déformée par le contact du christianisme, et ils n'est pas rare qu'ils se camouflent comme chrétiens un peu originaux aux yeux de leurs voisins. Certains des mouvements les plus importants se sont d'ailleurs christianisés avec le temps jusqu'à devenir des sectes assez chrétiennes pour être reconnues par l'état. Pour ceux restés païens, ils se tiennent souvent d'une communauté à l'autre soit pour hérétiques soit pour ennemis servant des dieux rivaux.
On trouve aussi de petits groupes d'athées, qui le sont généralement en secret et sans forcément en parler hors de chez eux, car l'athéisme peut se pratiquer seul et surtout est particulièrement mal vu de la population, ainsi que de toutes petites congrégations de telle ou telle religion païenne venue de l'extérieure à un moment donné et pratiquant ses rites derrière les murs de sa maison. Leur poids politique ou moral est considéré comme nul, et leur existence non admise officiellement. Ils n'ont aucun établissement scolaire officiel ou autre, et ceux qui les reconnaissent officiellement les tiennent généralement pour quantité négligeable, surtout sur le plan de la foi.
Posté : lun. juin 13, 2016 2:33 pm
par Alwine
VI. La Géographie du Royaume de Maok :
A. Carte du relief :
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B. Carte des climats :
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C. Carte des biomes :
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Cartes réalisées par François de Callune, merci à lui !