Page 1 sur 2

Posté : mar. juin 16, 2015 5:28 pm
par Iles-MJA V3
[i21] - île Unawi
Superficie : 27 000 hectares
Habitants : communautés d'Indiens guarani ou proches
Ressource : or


---

Prospectant dans la région à la recherche d'île pour construire une boîte de nuit d'envergure, des Cyrénéens trouvent leur bonheur... ou presque, car l'île est peuplée d'une large communauté de natifs.

Posté : lun. juin 22, 2015 8:55 pm
par Iskupitel
Suite à la [url=http://www.simpolitique.com/post262373.html#p262373]ratification du traité Cyrénanie-Sébaldie[/url], les cyrénans quittent l'île et ne sont remplacés que par Bâtisseurs Tel-éribains et Peintres, qui lance la construction d'une base militaire dans une baie de l'île, loin des populations indigènes.

Posté : mar. juin 23, 2015 6:47 pm
par Sébaldie
[center]Unawi, paradis (fiscal) sur Terre
Découverte de l’île et arrangements entre amis[/center]
        • [justify]Découverte par les marins cyrénéens, l’île d’Unawi est situé au nord de la Cyrénanie, au cœur d’un archipel comprenant notamment l’île Guara (Kaiyuan), l’île Naawi (Hokkaido), l’île Kaiowa (Empire Makan) et Nok Island (Tel-Erib). Voulant marquer sa patte dans cet océan visiblement acquis au continent makaran, la Sébaldie a proposé un marché avec son allié cyrénéen. L’objectif final est de faire de cette petite île un paradis fiscal et ressouder la communauté juive mondiale.

          CONTEXTE DE LA TRANSACTION. Depuis la mise sous tutelle tel-éribaine de Nok Island, les locaux d’Unawi ont décidé de marquer leur hostilité quant à toute emprise tel-éribaine ou cyrénéenne sur leur île. Les Unawiis (habitants de l’île du même nom) refusent catégoriquement le projet de boîte de nuit.

          Ayant eu vent de cette hostilité entre Cyrénanie et Unawi, la Sébaldie a lorgné sur ce grand îlot. Le contexte politique sébalde a ici son importance. Reconduite dans ses fonctions, la Première ministre Dana Liesder doit bâtir une nouvelle coalition gouvernementale avec les sionistes de l’Union des Juifs Sébaldes, qui demandent depuis une dizaine d’années l’indépendance de leur province, estimant « payer pour les autres ». Se refusant d’accéder à leur requête, Dana Liesder a néanmoins fait plusieurs gestes à l’égard de la communauté juive de Sébaldie, notamment en leur accordant une certaine autonomie sur certains sujets. Insuffisant pour la communauté, qui se plaint d’être assujetti à des « impôts socialistes ». Pour s’assurer à la fois du soutien politique des sionistes, tout en évitant leur départ du pays, Dana Liesder a ainsi réfléchi à un dispositif lui permettant d’accéder à sa requête. L’idée est toute trouvée : établir un paradis fiscal à Unawi, qui est en outre la copropriété de la juive Cyrénanie. L’occasion est idéale.

          La Cyrénanie entend quant à elle établir sur cette île non plus une boîte de nuit mais une base militaire. Devant l’hostilité de la population locale, cette base sera probablement installée dans une région de l’île peu habitée.

          [img]http://img15.hostingpics.net/pics/544013unawi.png[/img]

          ARRIVEE SUR LES LIEUX. Les marins sébaldes accostent sur Unawi en juin 2027 et se posent en sauveurs contre l’envahisseur cyrénéen. L’îlot est plus grand qu’il n’y paraît, et surtout il est beaucoup plus peuplé. Sur cette terre de 270 km² se sont établis environ 9 000 habitants, dont l’immense majorité dans la partie orientale. La partie occidentale de l’île est plus hostile : entre les montagnes, les forêts denses, cette moitié ouest est plus difficilement accessible, même si elle semble regorger de ressources très intéressantes. Les explorateurs sébaldes n’ont cependant pas trouvé la mine d’or, localisée entre les massifs de basse altitude et ceux de moyenne altitude. Il faut dire que l’esprit était connecté ailleurs. L’île doit être agréable à vivre pour des banquiers et recenser une population soumise et silencieuse. C’est l’essentiel pour un paradis fiscal.

          ELABORATION DU REGIME POLITIQUE ET FISCAL. La Sébaldie souhaite pouvoir s’entretenir avec un représentant de l’île, compte tenu de sa population importante. Elle soumet donc l’idée d’un conseil local, élu par tous les habitants d’Unawi tous les cinq ans. Le conseil local serait ainsi chargé de traiter les questions posées par la République Sébalde et d’élire en son sein un président de conseil, qui pourrait s’entretenir directement avec le Premier ministre sébalde. Le reste relève du droit coutumier de l’île. La République Sébalde ne peut agir que sur les questions fiscales d’Unawi, les textes de lois en vigueur ou votées continuent à ne s’appliquer qu’en Sébaldie.

          Le régime fiscal s’adresse uniquement aux particuliers et non aux entreprises. Un impôt fixe sur les revenus est décrété : 3 % des revenus annuels. La moitié des recettes fiscales revient à l’Etat cyrénéen et l’autre à la République Sébalde. Les autres taxes (sur les transactions financières, sur le patrimoine, sur la valeur ajoutée…) n’existent pas sur Unawi.

          Pour éviter que n’importe qui puisse bénéficier de cette fiscalité avantageuse, est créé le statut de « domicilié non-résident ». Le contribuable n’est pas tenu d’habiter sur Unawi mais il doit avoir un lien avec un Unawii. Ce lien peut être marital (avoir un époux ou une épouse Unawii) ou filial (reconnaître mutuellement un enfant issu d’un parent Unawii). De telle sorte, les Unawii pourront « choisir » les personnes qui bénéficieront de ce régime. La démocratie en sort victorieuse et les Unawii auront l’opportunité d’être lié à une personne fortunée, capable (et légalement tenue) de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur progéniture.

          PROJETS FUTURS. La Sébaldie entend à moyen terme de démarcher les fortunes de tous les pays du monde afin de les inciter à venir jouir d’un impôt sur les revenus symbolique. Si cette situation crée des conflits entre ladite fortune et son pays d’origine, la Sébaldie et la Cyrénanie s’engagent chacune à faciliter leur demande d’asile ou de naturalisation. La copropriété fiscale sébaldo-cyrénéenne d’Unawi protège ses contribuables des impôts socialistes et de l’autoritarisme de leurs pays d’origine. Les contribuables lésés par leur pays d’origine pourront ainsi jouir d’une nouvelle nationalité dans un Etat libre et soucieux de leurs intérêts.[/justify]

Posté : sam. juil. 04, 2015 9:53 pm
par Sébaldie
[center]Unawi, paradis (fiscal) sur Terre
Catalogue de l’agence matrimoniale : le profil du peuple Unawi

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/723301CDataUsersDefAppsAppDataINTERNETEXPLORERTempSavedImagesnGUARANIKAIOWAlarge570.jpg[/img][/center]
        • [justify]Une équipe de plusieurs anthropologues sébaldes a parcouru pendant plusieurs semaines l’île d’Unawi. Pour éviter de troubler la routine des locaux, ils s’installèrent non loin de la base militaire de Cyrénanie, dans une région reculée de l’île. L’accès à Internet y est encore difficile mais leur permet tout de même d’entrer en liaison avec la République Sébalde, à plusieurs milliers de kilomètres de là. Le gouvernement sébalde entend mieux cerner le peuple de cette île qu’il a achetée, pour éviter le moins de conflits possibles. Etablir un paradis fiscal exige d’accorder au peuple qui l’habite une liberté maximale et ne pas entraver les affaires locales. En contrepartie, le peuple s’engage à ne pas entraver les affaires de la Sébaldie et celles des évadés fiscaux, pour certains très peu recommandables. Les premières constations sont arrivées.



          UNE SOCIETE SANS ETAT, TRÈS PEU HIERARCHISEE. Le peuple unawi reconnaît difficilement la hiérarchie et semble se dispenser de chef pour gérer les affaires de l’île. L’autorité parentale n’est pas plus forte que dans les sociétés dites occidentales, elle s’exerce le temps nécessaire et pas davantage. Les enfants sont en effet incités à s’émanciper assez jeunes et sont considérés comme adultes dans leur puberté, vers 13 ans. Le respect des parents est inculqué, au même niveau que celui des membres de la communauté : il n’est pas plus important de respecter ses parents que ses voisins, cela l’est autant. Etant donné l’absence de hiérarchie, il y a peu de conflits entre les différentes communautés villageoises unawies. L’île étant assez grande, les Unawis ont pu se disperser sur son ensemble et n’ont pas ressenti le besoin de se regrouper en localités grandes, pour peser de leur poids numérique. Le gouvernement sébalde a proposé l’instauration d’un conseil local élu pour avoir un représentant unique avec lequel parler. Cette proposition, que le gouvernement érige comme « nécessité » peut être vouée à l’échec, le processus électif étant assez méconnu par les Unawis. Néanmoins, le gouvernement a fait le bon choix de faire d’Unawi un paradis fiscal, qui n’aura que des répercussions « virtuelles » sur l’île. L’absence d’Etat, de constitution, tend à manifester une absence de régulation des activités économiques, idéale pour l’établissement d’un paradis fiscal.


          UNE LANGUE A FORTE MUSICALITE PROCHE DE L’ESPAGNOL. La langue unawie est une langue parlée avant d’être une langue écrite, et est elle-même transmise oralement, souvent en chanson. Etant donné l’absence d’organisation en Etat, les Unawis n’ont jamais du rédiger de « constitution ». Les traces écrites de la langue sont donc peu nombreuses, la langue est peu standardisée et n’appelle pas à des règles précises de déclinaisons, de cas, de genres ou de syntaxe. Le genre et le nombre peuvent être distingués mais cela est facultatif. Les essais de retranscriptions écrites de la langue unawie montrent la forte présence d’accents. La « grammaire » unawie est donc assez facile mais la prononciation l’est beaucoup moins. En réalité, l’unawi s’apparente à un espagnol parlé en Esmark ou en Khaldidan simplifié. Oralement, certains sons resteront toutefois très difficiles à reproduire, y compris pour les locuteurs de ces deux pays. La communication peut se révéler difficile entre Unawi et la Sébaldie : les Unawis disposent d’un vocabulaire politique très pauvre. En revanche, les mots relatifs à la nature (plantes, animaux, éléments naturels) sont abondants et variés, ce qui peut intéresser les scientifiques. Relativement ouverts aux étrangers, les Unawis bénéficient d’une très bonne connaissance du squelette humain, comme en témoignent leurs échanges avec les anthropologues.


          UN PEUPLE FORESTIER ET ANIMISTE. Le rapport à la nature est sacré chez les Unawi. Systématiquement, avant de consommer, les Unawis donnent une portion de ce qu’ils mangent ou boivent à la terre pour la « nourrir ». Déroger à cette règle est très impoli. Il semblerait que ce soit également une manière d’attirer les espèces animales ou les insectes, en quête de nourriture, dans le but de les capturer. Ce rituel peut déconcerter de nombreux Occidentaux, qui peuvent être dégoutés par la prolifération de morceaux de légumes ou de viandes gâtés sur le sol. Animistes, les Unawis accordent à chaque être animal, végétal et même minéral une âme et peuvent même être qualifiés anachroniquement « d’antispécistes » en ce sens où ils ne concrétisent pas la suprématie de l’être humain sur les autres êtres. Un des anthropologues a été intrigué par la présence d’un tibia humain, encore enveloppée de chair cuite, à la lisière du bois, au centre de l’île. Il semblerait que des actes de cannibalisme soient occasionnellement commis, ce qui peut expliquer en outre la très bonne connaissance unawie du squelette humain. Les Unawis ont ainsi, dans une certaine mesure, des points communs avec leurs colons sébaldes, qui ont légalisé la consommation de viande humaine. Peuple forestier enfin, les Unawis ne semblent pas ignorer l’existence de la soupçonnée mine d’or sur leur île mais ils se défendent d’en parler et surtout, d’en informer de sa localisation. Ils craignent que son exploitation n’anéantisse leur environnement. La Sébaldie ne pourra donc pas exploiter les ressources d’Unawi.


          CONCLUSION : EXPLOITER LES RESSOURCES HUMAINES. Il est impossible d’exploiter les ressources naturelles d’Unawi, même riches et prolifiques. Le crime de la terre est plus grave que celui du sang, le colon qui viendrait souiller le sol de manière irréversible deviendrait le pire ennemi de ce peuple du sud-Vicaskaran. Large communauté de 9 000 habitants, les Unawis sont respectueux les uns envers les autres mais autonomes. La relative grande superficie de l’île les dispense de s’entasser et d’organiser une hiérarchie. Cela ne signifie pas pour autant que les grandes fortunes, désireuses de jouir du régime fiscal d’Unawi, ne se confronteront à aucune opposition de la part d’un(e) local(e) en cas de mariage ou d’enfantement.[/justify]

Posté : mar. juil. 14, 2015 9:42 am
par Iles-MJA V3
Les Unawi apprécient le travail des anthropologues, prêtres et sages du peuple Sébalde.
Après la première vague, enthousiastes, de mariages avec les "hommes de la mer", les familles des hommes de la forêt commencent à se soucier des modes de la nouvelle population, et du manque d'enfants unawi à venir dans les tribus.

De jeunes Unawi, notamment, sont soupçonnés de chercher à acquérir des armes, pour défendre certains hameaux qu'ils refusent de partager avec le peuple Sébalde ; pour ne pas avoir à faire avec le terrorisme, des politiciens au Jeekim suggèrent de mettre en place des réserves intégrales sur une partie de l'île, en compensant si besoin est le manque d'espace par des subventions...

En Sébaldie, les rangs politiques écologistes/verts ou équivalents pointent du doigt les partis "complices" de ce début d'"ethnocide".
mais la droite n'a pas peur de critiquer "l'assistanat" en naissance là-bas, et le déficit de méritocratie, de même que d'autres veulent des réserves le plus grand possible.

Dernièrement, l'arrivée de la FEPUVI à quelques lieux au nord de l'île Unawi, a ranimé la conscience unitaire entre les populations des deux îles, et si pour l'instant la population est encore majoritairement favorable à la Sébaldie (en Unawi, comme en Uki), le discours nationaliste de la FEPUVI, s'il est habile, pourrait ternir ce tableau rapidement.

Posté : ven. juil. 17, 2015 4:06 pm
par Sébaldie
[center]Mr. Yamaho
Jeune inséminateur hokkaidien[/center]
        • [justify]Les Hokkaidiens sont un peuple aussi complexe que complexé. Originaires d’un Etat qui n’a d’empire que de nom, ils transpirent une certaine arrogance et un désir de soumettre quiconque à leur autorité. L’annonce de l’établissement d’un paradis fiscal au large du Vicaskaran, géré par la Sébaldie, a suscité l’intérêt de quelques-uns… dont Mr. Yamaho.

          Mr. Yamaho fils vient d’obtenir son « bachelor » en commerce international. Chacune des trois années de ses études coûtait l’équivalent de trois années de salaire d’un ouvrier spécialisé en Hokkaido. Trois années durant lesquelles il a « appris » la rhétorique commerciale. En réalité, son inscription à l’école lui donnait le droit à participer aux soirées privées organisées par les grands keiretsus du pays, ces grands consortiums qui organisent l’économie oligopolistique de l’Hokkaido. Lui-même était le fils du président-directeur général du keiretsu Yamaho, grand groupe d’assurance civile.

          Durant ces soirées, il rencontrait les filles d’autres grands patrons du pays. De belles plantes aussi squelettiques qu’un cyprès, aussi décharnées qu’un bonsaï et aussi blanches qu’un cerisier hokkaidien en fleur. Elles avaient pour l’habitude de ne jamais sourire, sauf pour demander un « extra » à leur « sugar daddy ». Aussi froides qu’une végétation de toundra, elles étaient également très frigides au lit. Mr. Yamaho fils, qui avait tenté l’expérience avec l’une d’elles, a failli briser les reins de ce corps maigrichon de 37 kilogrammes.

          Mr. Yamaho fils ne voulait pas seulement tirer son coup, il voulait aussi que cela lui profite. Hors de question de se faire une prolétarienne hokkadienne, même si elle répondait davantage à ses critères physiques. De son côté, son père, vieillissant et fatigué, souhaitait qu’il reprenne le keiretsu. Désespéré par les frasques de son fils, il l’avait menacé de lui couper les vivres pour lui apprendre « le sens du travail ». Yamaho fils ne voulait rien entendre : à quoi bon bâtir une fortune lorsqu’on en possède déjà une ? Dans sa famille, les mariages étaient arrangés et ne lui en déplaise, il devait épouser l’un de ces sacs d’os. Cette perspective le déprimait.

          Unawi parut alors comme une évidence. Cet îlot, co-géré par la Sébaldie et la Cyrénanie, permettait à quiconque ayant un lien avec l’un des autochtones, de jouir d’un régime fiscal très avantageux. Désobéissant une fois de plus à son père, il partit en cachette à destination de cet îlot l’affaire de deux ou trois jours, officiellement il s’agissait pour lui de « rencontrer des investisseurs potentiels ». Paranoïaque, il n’avait emporté aucun de ses téléphones portables, ordinateurs sur lui. Il craignait d’être pisté. Son plan était écrit à l’avance : il allait engrosser l’une de ces autochtonnes, de préférence de gré et attendre neuf mois, sans que son père n’en sache un mot. Yamaho père était très proche du pouvoir hokkaidien. Si l’acte anti-patriotique de son fils était révélé, les conséquences seraient terribles pour l’entreprise et la famille, toutes deux damnées par l’Etat. Il ne pouvait donc pas se marier puisqu’il était promis à une autre.

          Arrivé sur Unawi, il posa malencontreusement son mocassin sur un œuf fermenté, que les Unawis avaient laissé à terre comme offrande au sol. Il tenta ensuite d’approcher une Unawi. Les sourires des filles ne cachaient pas leur puanteur, qui incommodait Yamaho fils. Il choisit la plus timide d’entre elles. Dotée d’une gentillesse à laquelle il n’avait jamais été témoin, cette fille Unawi ne savait pas dire non aux avances du baratineur d’Hokkaido. Il se focalisa surtout sur ses défauts physiques et lui demanda de se mettre à quatre pattes après lui avoir enfilé un sac en papier sur la tête pour éviter de voir son visage – « une tradition hokkaidienne » feignit-il. La fille Unawi se plia au jeu sans se poser de questions. Yamaho fils pouvait maintenant s’en donner à cœur joie, sans craindre de briser les reins de sa partenaire, beaucoup plus en chair que ses amies hokkaidiennes. L’acte avait maintenant été commis, l’Unawi mettra bas dans neuf mois et ne reverra sans doute plus jamais son prince makaran, sauf pour signer la reconnaissance de parentalité à la naissance de l’enfant. Après quoi, il demandera le statut de « résident non-domicilié » et placera sa fortune à la banque locale, sans devoir un centime à l’Hokkaido et laissant son épargne travailler, sans travailler lui-même. Profiter de la vie, quoi.


          (À suivre)

          ----------------------------------------------------------------------------------------------------
          HRP : Vous pouvez aussi envoyer vos profils d'évadés fiscaux en remplissant le formulaire [url=http://www.simpolitique.com/unawi-paradis-fiscal-pour-vos-fortunes-t11981.html]à cette adresse[/url].[/justify]

Posté : jeu. juil. 23, 2015 2:14 pm
par Sébaldie
[center]Ryouki Chensou
Baiser sous le « Guī »[/center]
        • [justify]Le capitalisme d’Etat est un régime très commun au Makara. Il est également le pourvoyeur de nombreux évadés fiscaux à Unawi. Après l’Hokkaido, la République d’Endo y va de ses propres candidats. Cette république, située au sud du Kaiyuan et aussi grande que le continent du Thyroptis, tente de survivre désespérément à la mondialisation en accordant contre son gré des libertés individuelles et économiques. Quasiment enclavé, c’est un pays qui n’a pas eu d’autre choix que de s’ouvrir à ses voisins et au reste du monde. Son régime autoritaire tente de canaliser une corruption galopante et un crime de mieux en mieux organisé. Ryouki Chensou a fait le choix de s’exiler avant que le Service de Sécurité Républicain ne s’attaque de plein fouet au problème.

          Ryouki Chensou est un Endoa très prudent, qui doit son immense fortune à son calme, sa patience et sa radinerie légendaire. À l’approche de la quarantaine, il a déjà une vue aussi bonne qu’un sexagénaire. La monture de ses épaisses lunettes est rafistolée par du ruban adhésif qu’il a lui-même acheté via sa propre société écran, quelques centimes au lieu de 2$ RAK. C’est la même marque de ruban adhésif qu’il utilise pour bâillonner ses ennemis : il est à ce point résistant qu’aucun d’entre eux n’a réussi à s’en détacher même après 24 heures de cris et de pleurs de douleur.

          Il faut dire que Ryouki a ingénieusement pensé son système économique. Il peut se fournir aussi bien en matériel de bricolage, en jouets, en textile, en ustensiles de cuisine, en électroménager, en multimédia… Le fruit de dix années de travail certes acharné mais rigoureux et minutieux. Il a réussi à monter ce système sans l’aide de l’Etat qui, au contraire, n’a fait que lui mettre des bâtons dans les roues. Pour armer ses troupes, la méthode est simple : il commande 200 pistolets factices pour enfants dont la moitié est remplacée par des vrais. La société écran intercepte le colis et fournit les troupes. Le vide est compensé par les armes factices qui feront la joie des enfants endoas, lesquels s’amuseront à singer leurs ancêtres lors des conflits inter-ethniques qui ont bousculé l’histoire de l’Empire d’Ena.

          Subsiste toutefois un problème : sa corporation a beau être prospère, il reste à titre personnel toujours redevable auprès de la République d’Endo. Il n’entend pas faire l’objet d’une fiche du Service de Sécurité et préférait encore se donner la mort que de leur devoir quoi que ce soit. De manière très méthodique : pendaison par rupture de la vertèbre C2, avec une corde en polyamides résistantes, achetée dans le rayon sport, après une remise de 90 % sur son prix grâce à la société écran « Textile ». Il a déjà tout pensé à tout et entend régler cette besogne avant sa mort pour éviter que l’Etat ne lui vole son héritage par une taxation abusive.

          Surnommé « Guī », qui signifie « Tortue » dans la longue locale¹, Ryouki Chensou prend son temps. Il prépare depuis plusieurs mois un voyage sur l’île d’Unawi au large du Sud-Vicaskaran, depuis l’annonce de l’établissement d’un paradis fiscal là-bas, dont on peut bénéficier des avantages si on a une affiliation avec l’un des autochtones. Pour ce faire, il a payé un billet d’avion low-cost, sans possibilité d’échange ou de remboursement. Plutôt que de se ruiner dans un trajet direct, il a préféré un trajet en trois correspondances, 42 % moins cher. Auparavant, grâce à la société écran « Décoration – Maison », il a acheté une tringle à rideau de 2.18 centimètres en guise de bague de mariage pour la femme Unawi qu’il épousera. Tringler le doigt d’une Unawi était son objectif. Pour ce faire, il devait choisir une femme à carrure plutôt forte, avec des doigts suffisamment gros pour supporter la « bague ».

          Chensou a gardé une conception très traditionnelle de la loi du Talion et n’utilise la violence qu’en ultime recours. Le mariage doit être motivé par les sentiments. Méthodique, Chensou n’est pas un très bon comédien ni un grand sentimental. La tâche risque donc ardue pour convaincre une femme de tomber dans son escarcelle. Mais cela prendra le temps nécessaire… enfin, tant que cela ne dépasse la date inscrite sur le billet d’avion du retour non échangeable, non remboursable…


          (À suivre)



          ----------------------------------------------------------------------------------------------------
          ¹ HRP : J'ai ici utilisé le mandarin.

          HRP : Vous pouvez aussi envoyer vos profils d'évadés fiscaux en remplissant le formulaire [url=http://www.simpolitique.com/unawi-paradis-fiscal-pour-vos-fortunes-t11981.html]à cette adresse[/url].
          [/justify]

Posté : mer. août 05, 2015 4:21 pm
par Sébaldie
[center] Unawi, paradis (fiscal) sur Terre
Unawi, un ami qui vous veut du bien, oh oui !

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/383276582.jpg[/img]
Interdiction de toucher à la forêt jusqu'en 2077.[/center]
        • [justify]Ces derniers temps, le ministre des Finances, Asaf Kaufman, président de l’Union des Juifs Sébaldes, s’est davantage préoccupé du sort d’Unawi que celui de son pays. L’îlot était devenu incontournable auprès d’évadés fiscaux, souvent solitaires et célibataires. Mais surtout, il constituait une formidable source d’argent pour la Sébaldie et la sioniste Cyrénanie. Le ministre des Finances était donc inquiet vis-à-vis des sentiments d’indépendance qui animaient quelques autochtones.

          Les revendications du peuple Unawi étaient de deux sortes : d’une part, il exigeait que le colon respecte sa terre natale et d’autre part, ils voyaient dans la FEPUVI un colon plus « naturel ». Le ministre des Finances concocta la politique gouvernementale de communication.

          UN MORATOIRE DE 50 ANS SUR LES FORÊTS D’UNAWI. Prochainement, le Parlement sébalde discutera et votera un moratoire interdisant à la Sébaldie d’exploiter toute ressource naturelle d’Unawi jusqu’en 2077. Autrement dit, si la Sébaldie ne peut pas les exploiter durant les 50 prochaines années, les autres Etats le feront si on ne les empêche pas. Le pouvoir sébalde invite donc Unawi à soutenir le contrôle sébalde de l’îlot et est même prêt, si besoin, à rallonger cette durée de vingt ans. Seule la base militaire de la Cyrénanie, à l’extrême nord-ouest d’Unawi, reste souveraine mais le contrôle de l’île, lui, reste bien sébalde. De toute évidence, la Sébaldie n’a que faire des forêts d’Unawi, et même de son or. L’intéresse davantage sa population.

          UNE ASSURANCE SANTE GRATUITE ET UNIVERSELLE. Les ressources d’Unawi sont humaines avant tout. « Le peuple d’Unawi vaut tout l’or du monde » peut-on lire sur des tracts plus ou moins bien traduits dans la langue locale à destination des autochtones. Néanmoins, le pouvoir sébalde est inquiet : la population unawie doit être en suffisamment bonne santé pour être fécondable ou épousable. Les anthropologues ont averti les autorités sébaldes du risque sanitaire qu’ils pouvaient craindre en déposant des denrées alimentaires périmées à même le sol en guise d’offrande. Il sera difficile de contrer ce rituel millénaire. Aussi, le gouvernement sébalde préfère-t-il offrir à l’ensemble de la population unawie une des meilleures couvertures santé du monde. Littéralement choyés, les autochtones sont suivis par une brigade de médecins compétents, qui ont immigré sur Unawi pour l’occasion. Ils adresseront régulièrement un bilan de santé général de la population unawie auprès des autorités sébaldes.

          LA SEBALDIE DEMANDE « UN PEU DE TENUE » À SES EVADES FISCAUX. Alerté par quelques cas de violences sexuelles commises contre certains Unawi, le pouvoir sébalde a demandé, sans exiger, à ses évadés fiscaux une meilleure tenue. « Pour la cohésion sociale et la coopération des autochtones ». Il répond également aux inquiétudes quant au manque d’enfants Unawi, encourageant les autochtones mariés à un évadé fiscal à s’accoupler avec d’autres autochtones « autant de fois que nécessaire », rappelant que les évadés fiscaux, par leur lien marital, doivent légalement « subvenir aux besoins de leur conjoint ». « Aucun enfant Unawi ne manquera de rien » insiste de nouveau le tract du pouvoir sébalde.[/justify]

Posté : mer. août 05, 2015 5:09 pm
par Iles-MJA V3
Du point de vue des super-riches, la Unawi sébalde est de plus en plus intéressante... et si l'union avec un autochtone n'est pas toujours consentie, outre que dans les circuits de mariages blancs qui s'instaurent (et où les époux ne se voient parfois que quelques heures, en public, le temps du mariage), l'île attire et les villas commencent à se bâtir dans les zones attribuées ; du très grand luxe, qui satisfait quelques groupes BTP sébalde ayant renifler le bon filon avant les autres.

Du point de vue des natifs, les dernières mesures tout autant que la situation actuelle semblent convenir, et beaucoup de femmes mènent une double-vie, effectuant parfois même plusieurs mariages avec différents exilés fiscaux ce qui n'est pas sans mobiliser la justice.
Certains nourrissons métis ont été remis aux autorités par des tribus indésireuses de s'en occuper. D'autres retrouvés morts le long des nouvelles routes. D'autres raptés par la famille de la mère, et éduqués dans des conditions d'hygiène qui ne sont pas toujours du goût des géniteurs qui, parfois, en ont quelque chose à faire.

Posté : dim. sept. 13, 2015 2:40 pm
par Sébaldie
[center]Belegon Tarnos
Retraite aux flambeurs

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/3265018y0hcahq143535568030961.jpg[/img]
Un séduisant condamné à mort.[/center]
        • [justify]La Sébaldie et la Cyrénanie couraient un risque en abritant Belegon Tarnos sur le sol d’Unawi mais l’homme qui valait trois milliards valait également un conflit diplomatique avec l’Aquanox. En réalité, la Sébaldie s’attelait à ce que sa présence ne soit jamais découverte et pour ce faire, elle invita le Tarnois à choisir l’une de ses nombreuses identités pour officier sur Unawi. La république jeekimoise pourrait toujours se dédouaner en cas de problème avec l’Aquanox, prétextant avoir été dupée par un alias. D’autant que l’homme n’était pas du genre à faire dans la dentelle…

          Déjà, Belegon Tarnos pouvait allègrement mentir sur son âge. Ce néo-quinquagénaire avait été bien conservé par le temps. Même s’il était certainement génétiquement prédestiné à rester jeune, ce n’étaient pas pour ses qualités physiques et esthétiques que la Fédération d’Aquanox voulait son extradition, où la potence l’attendait. En réalité, son activité de spéculateur dans une banque hokkai de Nakano avait fait de lui un traitre à la Nation, d’autant que la génocratie tarnoise fonctionnait sur le principe même de l’interdépendance, selon le concept imagée de la Grande Roue. En desservant les intérêts de la Fédération et en quittant sa patrie, il était devenu le chainon manquant de cette roue. Son tort est de s’être fait des milliards sur le dos du vaste système corporatiste nationaliste qu’est la Fédération d’Aquanox. Il avait été condamné à mort par contumace de ce crime financier.

          Longtemps, il a été fugitif, courant d’un pays à un autre. Officiellement d’ailleurs, il était devenu apatride, l’Aquanox ne le reconnaissait plus comme Tarnois. Aujourd’hui quinquagénaire, il était fatigué de courir pour fuir le régime, mais non moins déterminé à continuer ses activités. Une nouvelle mit fin à sa fuite, celle de l’établissement d’un paradis fiscal à Unawi, non loin de l’Aquanox, propriété de la Sébaldie, qui en assurait la gestion des affaires courantes et du régime fiscal, et de la Cyrénanie qui en assurait la sécurité, grâce à une base militaire. Les conditions étaient souples pour prétendre à la domiciliation fiscale. La décision n’était pas facile à prendre : s’il s’installait à Unawi, c’était pour y rester et quitte à devoir gérer ses activités depuis son ordinateur portable avec une connexion Internet limitée, il ne pouvait pas prendre le risque de s’aventurer aussi régulièrement au Hokkaido comme il le faisait auparavant. Il devait donc demander un acompte nécessaire pour couler des jours heureux au moins jusqu’à sa mort, mais aussi pour subvenir aux besoins de la femme Unawie qu’il devra épouser. [url=http://www.simpolitique.com/post262583.html#p262583]Il demanda donc un acompte de trois milliards à sa banque, Meditsi, basée à Nakano[/url]. Celle-ci accepta et pour cause, Belegon était un client particulier : il était le créateur de Meditsi. En fin spéculateur, il s’était arrangé pour que cette perte d’argent pour Meditsi n’éveille pas les soupçons des autorités hokkaidiennes.

          Pouvait-il seulement faire confiance à la Sébaldie et à la Cyrénanie ? Les deux Etats n’avaient pas de relations officielles avec l’Aquanox, ils n’étaient donc liés par aucun traité de coopération quel qu’il soit et de toute évidence, ils avaient autant besoin de lui qu’il n’avait besoin d’eux. Des trois milliards de dollars, il dut en dépenser plus de 100 000 pour l’acquisition d’une vieille maison de pêcheurs au sud de l’île. Le foncier était rare et donc très cher à Unawi, en raison d’un moratoire sébalde sur la non-exploitation des ressources de l’îlot. Mais pour Belegon, cette somme était risible, il pouvait gagner dix fois plus en une seule journée de transactions financières. En plus, il avait fait un vieux pêcheur heureux.

          Comme pour symboliser ses multiples identités, il avait dissimulé ces milliards dans plusieurs malles d’artistes, prétextant être une vedette musicale des années 2010 auprès des locaux curieux qui les transportèrent jusqu’à son nouveau domicile. L’argent était placé dans des coffres blindés, eux-mêmes cachés dans les malles. Elles étaient bien trop lourdes pour être portées par un seul homme. Un pourboire de 250 $RAK à chacun de ses porteurs leur suffit pour ne plus poser d’autres questions sur sa vie passée. L’habitat était sommaire mais il était temporaire et comportait l’essentiel. L’urgent était de trouver un endroit pour se reposer et d'accomplir les formalités administratives qui l’attendait. Il était en train de remplir un dossier de naturalisation sébalde et un autre de naturalisation cyrénanne. Il avait entendu que la Sébaldie avait assoupli ses critères de naturalisation, la réponse ne devrait pas tarder et dans le meilleur des cas, il deviendrait sébalde d’ici six mois.

          Néanmoins, la précarité de son lieu d’habitation ne lui inspirait confiance. Les coffres avaient beau être blindés, rien ne valait un placement en banque et une assurance certaine contre les vols ou détériorations. De fait, il s’était attelé depuis quelques semaines à trouver une compagne unawie. Il avait repéré cette charmante jeune fille qui, chaque matin, accompagnait son père pour pêcher quelques anguilles. La jeune fille de 16 ans n’était guère consentante à épouser un vieillard de 50 ans même s’il en paraissait dix de moins. Son père l’était davantage mais le peuple unawi n’avait pas une obligation d’obéissance vis-à-vis de leurs parents comme dans certaines tribus aborigènes. Belegon l’apprit à ses dépens. Il aurait pu se résigner à épouser un boudin mais sachant qu’il ne pouvait pas guère quitter l’île, il lui fallait une fille de compagnie assez jolie pour répondre à ses besoins. Au moins quand il pleuvait. Belegon eut du mal à convaincre la jeune pêcheuse à passer à l’acte. Mais l’acier du colt du Tarnois sur le joli ventre de la fille unawie finit de convaincre cette dernière au bienfondé de l’union. Le mariage sera donc organisé très prochainement.


          ----------------------------------------------------------------------------------------------------
          HRP : Vous pouvez aussi envoyer vos profils d'évadés fiscaux en remplissant le formulaire [url=http://www.simpolitique.com/unawi-paradis-fiscal-pour-vos-fortunes-t11981.html]à cette adresse[/url].[/justify]