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Posté : sam. juin 13, 2015 7:15 pm
par Alex Scker
La Cité de l'Opium
Sulfureuse cité...


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  • Crédits : Chris Otrowski (DA : najtkriss)
« Stalagmanque de l'Orient [...] nid de contrebandiers, cité de l'opium, paradis de la débauche et enfer du jeu. Madakota, repaire de la drogue. » - Colin Banks

C'est en ces mots que l'explorateur adelien Colin Banks qualifiait en ce XVIIIe siècle, la situation de la paradoxale cité marchande, aux portes de l'Orient. Un portrait peu flatteur que l'on dirait presque inchangé, miroir des réalités de ce microcosme.
Bien loin des bras de Mère Adelie, le Madakota avait progressivement évolué, conscient que ses seules forces consistaient en sa position stratégique au « croisement des eaux, mers et océans [...] telle une passerelle entre Makara, Jeekim, Alméra et Zanyane ».

C'est un univers bien singulier qui attendait les voyageurs posant pour une première fois le pied sur l'archipel. Kais en grand nombre, s'agglomérant aux alentours et dans le cœur même du quartier géant de Kaiyuantown dont les nombreux lampions se balançaient selon les caprices des vents.
Étonnant, ces hommes et femmes en costumes ou en habits traditionnels d'après coutume, se croisant, se saluant et se côtoyant quotidiennement dans les rues parfois tortueuses de l'état insulaire.
Almerans, makarans et jeekimois, chrétiens, bouddhistes, musulmans et hindouistes coexistaient, regroupés entre communautés paisibles, la plupart du temps.
Terre de contrastes, de petites merveilles et de curiosités, Madakota attirait, laissant s'organiser autour d'elle riches quartiers, bidonvilles, habitations moyennes et marchés à tout va.

Et dans ces districts dominés par le peuple de « l'Île Continent », les Sionvingiens suivaient en nombre, après les Kais, devant les Môngs, Lahôms et Simboks*.
D'autres communautés makaranes en drapaient le tout, tel un voile délicat ajoutant avec subtilité les particularismes de leurs pays d'origine.
Loin du sixième district, vers le verdoyant onzième de la même dénomination, la diversité almeranne produisait quotidiennement des réalisations etonnantes. Cathédrales, parcs où se réunissaient fiémançophones, adeliens, numanciens, valacides et hyléens autant que certaines peuplades slaves plus minoritaires, mais aussi d'Ouest-Almera, qui étaient propices à toutes les inspirations.

« Sentiments m'étreignent, alors
Que loin de Madakota, l'envoutante;
Mes larmes coulent encore. »

A. DV.

Aymon De Vail, jeune poète des Terdus du XIXe siècle composait, trouvant ressources à puiser afin de nourrir l'imaginaire chatoyant de l'œuvre de sa vie. Et nombreux sont les hommes de lettres à avoir exprimés de toute leur fougue et passion leurs désirs, leur enchantement pour Madakota, pour sa mouvante atmosphère, son ambiance hétéroclite et hors du commun.

Au-delà des poètes et des couleurs locales diverses et variés, Madakota attirait, concentrait les échanges, porte sur le Makara et de nombreux autres continents.
C'était sa seule richesse ainsi que sa grande force. Attirant flux licites et illicites, visiteurs de passage, ponctuels ou persistants, curieux et intrigués de toutes sortes et de toutes sensibilités.
Un paradis pour le développement des triades et mafias de toutes sortes, qu'il s'agisse des tentaculaires Triades dorées s'étendant sur l'ensemble du continent, mais aussi des mafias kaiyuanaises bien implantées, raksasanes et mayongaises, se partageant le vaste empire de la nuit.
Tantôt rivaux, tantôt amis, le monde de l'impitoyable était en perpétuel mouvement, tant les sentiments qu'il nourrissait en captivaient les victimes, les marionnettistes, les servants. Et un gâteau est bien souvent trop gros pour être divisé en parts.

Au repaire des ombres, dans ce vaste empire nocturne, petites mains comme gens d'influence agissaient, édictaient. Le Madakota avait beaucoup à offrir, tout type de biens, matériels ou non, à saisir à la volée, ou à préméditer. La Cité Marchande avait bien des mets, richesses et curiosités à offrir, pour qui savait se mouver dans les courants de la foule changeante d'acteurs qui en parcouraient la surface.
___________

*Au-delà de l'analyse de surface visant à la reconnaissance de nationalités, la composition ethnique du Madakota invite à un regard plus nuancé. Les Môngs composent en grande majorité (66,5% des mayongais; 17,38% des wapongais) le Mayong tandis que les Lahôms (39,39% des wapongais; 11,3% des mayongais) et Simboks (25,49% des wapongais) sont plus fortement présents au Wapong. Ces ethnies qui traversent les frontières sont majoritairement représentées et implantées au Makara Sud.
Les Kais (44,92% des kaiyuanais) quant à eux, ont donnés leur nom au Kaiyuan, et en sont donc une pièce maitresse. Le grand empire est implanté au Madakota depuis longtemps.
Suivent les Sionvingiens et autres ethnies raksasanes qui voyagèrent au-delà des eaux furieuses, trouvant cette terre, cette cité accueillante pour la poursuite de leurs activités.

Posté : sam. août 08, 2015 12:36 pm
par Arios
Deux Raksasans entrent dans un bar, lumineux, chaleureux, visiblement rempli de gens bien-aise, des expatriés pour moitié occidentaux, mais également de nombreux makarans propres sur eux, dans les affaires visiblement, comme tout le monde l'était ici bas.

Au comptoir le patron, Lambert, et l'un de ses seconds, réagissent à cette arrivée tout en nettoyant les verres et préparant les cocktails.


"-Oh non, regarde qui va-là.
-C'est normal, bientôt la fin du mois... ils viennent chercher leurs étrennes."

Les deux hommes se rapprochent du comptoir et saluent le barman.

"-Bonjour Lambert, les ancêtres t'accompagnent. Sers nous à boire, mais évidemment pas d'alcool.
-Comme d'habitude les amis. Alors, vous venez plus tôt que d'habitude ce mois-ci.
-Et oui ; les affaires tournent bien ? C'est parce-que nous augmentons l'impôt, ne nous en veut pas Lambert..."

Le second intervient ; du nom de Régoux, c'était un Vandaronnais d'à peine 30 ans, lancé dans les affaires au Madakota avec son désormais mentor, et il avait placé une bonne partie de ses économies réalisées du temps d'une mission au Bardaran, dans l'affaire de son pote Lambert.

"-Qu'est-ce que vous dîtes ?
-Nous parlons à Lambert ; désormais l'impôt est fois deux, c'est le prix à payer pour rester ici.
-Pourquoi ça les amis ?" demanda le patron tout en leur servant leur thé, fortement augmenté d'une dose de whisky.

L'ambiance dans le bar continuait d'être au beau fixe, des clients sortaient et davantage en rentraient ; c'était le sens de la soirée et tous les soirs, de nombreux almérans aimaient se retrouver là.

"-Tu sais maintenant, la Fiémance tout ça, c'est un peu fini ici. Vous êtes déjà parti du Nankin, avec un beau bas-de-laine...
-Oula, attend attend Gunaki, le Nankin ce n'était pas moi. Moi je suis privé, je ne suis pas la Fiémance, je n'ai rien à faire ; mon affaire est réglementaire, par rapport à la législation de Madakota, elle l'est même beaucoup plus que votre milice... Je veux bien payé, car nous sommes amis, et car vous protégez ce lieu également... certes. Mais il ne faut pas exagérer, vous n'êtes pas la seule société de défense ici, et je peux me tourner vers beaucoup d'autres.
-Ce n'est pas nous qui décidons, Lambert, l'impôt a été augmenté sur décision collective des milices de défense. Si tu te tournes vers les Kaïs, ce sera la même chose, mais le talent en moins.
-Ce n'est pas vrai, à Kaiyuantown, les impôts de tolérance sont bien moindres... Et l'argent est même plus propre, à ce qui paraît.
-Si tu déménages ton bar, Lambert, tu perds ta clientèle, à commencer par les pétroliers. Et tu devras racheter un droit d'installation dans un autre quartier...
-... Ok, ok, passez demain, que je réunisse l'argent, je ne vous attendais pas avant le 27.
-C'est d'accord Lambert, et pas de bêtise. Vous n'êtes plus du tout les bienvenus ici, souviens-toi.
-C'est pas nouveau, merci les amis, à bientôt."

Quand les deux raksasans furent partis, le patron et son associé purent se remettre à discuter plus librement, tandis que dans la salle et autour de la piscine les cris d'expatriés alcoolisés et de jeunes madakotans prenant leur première cuite avançaient, comme chaque soir, avec la nuit qui s'approfondissait.

"-On en peut plus de payer, le double ce n'est pas possible, ou alors on ne fait plus de marge... dit Régoux.
-Ouais, ouais... On va faire appel à quelqu'un, il faut inverser le rapport de force ici."

Posté : ven. sept. 11, 2015 10:05 am
par Thunderoad
[right]Any Colour You Like[/right]

Dans un bar à la tombée de la nuit , dans les quartiers " sensibles " de Madakota .
Deux hokkais parlent anglais avec un local ; on comprends à leurs attirails que le business qu'ils sont venus faire ici n'a rien de glorieux ...


Écoutes , tu sais , des makaranes on en a plein les tiroirs ! C'est légèrement moins demandé de nos jours car les gens veulent de l'exotique , du " qui vient d'ailleurs " ... Tu m'aurais amené une barebjalienne mignonne j'aurais pas dis non , mais là ta frangine , elle vaut quoi ? Une cinquantaine de dollars à peine !

Et encore , grand maximum , moi j'aurais plutôt dit 35/40 ...

Oui mais elle est encore vierge !

Ah bah encore heureux ! Sinon j'aurais même pas pris la peine de te laisser entrer !

Non là on est désolé , mais elle entre pas suffisamment dans nos critères . Pour le marché hokkaidien c'est clair que c'est non . Peut-être pour le marché au Talequah ?

Bof, à voir...

Mais pour l'heure , c'est non . Refusé , suivant !

Un homme entre en tenant en laisse une jeune fille , le revolver sur la tempe .

Ah , bah voilà ! Là c'est de l'exotique ! Elle a quelle age , la frangine ?

Elle vient d'avoir quinze ans la semaine dernière !

Hmmmh , un peu jeune quand même ... Ito , qu'en penses-tu ?

Effectivement pour une basanée , ça risquerait de faire suspect , mais à coup de maquillage on peut peut-être arriver à lui donner 2 ans de plus ...

Bon , ok . Elle vient d'où ? Machrek , je suppose ?

Oui voilà , exactement .

Bon j'en demande pas plus ni mieux , ce n'est pas mon affaire . Elle est évidemment vierge ?

Bien sur. Tandis que le second hokkai vérifie par lui-même ...

Combien t'en veux ?

Disons 120 dollars ?

135 dollars et elle est à vous .

Marché conclu ! Dit-il en jetant une liasse de billets par terre

Posté : lun. sept. 14, 2015 2:10 pm
par Johel3007
Un nouveau pouvoir se lève…

11/02/2028
Madakota
1er District


À Madakota, si les lois étaient originales, elles étaient néanmoins claires : si la possession d’armes à titre personnel est interdite, l’achat et la vente sont pour leur part autorisé, rendant la possession d’armes par des entreprises à titre de « stock de marchandises » parfaitement acceptable. C’est à ce titre que Pui Yu arrivait à Madakota à la proue d’une frégate de combat « Kami ». Officiellement vendue par la marine du Wapong à une société établie à Madakota, elle-même propriété d’une société Wapongaise dont le Directoire nouvellement nommé avait acheté 99% des parts, le 1% restant allant à Pui Yu qui, en tant que nouveau représentant du PML, était jugé digne de confiance.
Le prétexte officiel de sa présence, en tant que PDG de cette entreprise, était de trouver un acheteur pour cette frégate « de démonstration » parmi la foule diverse présente à Madakota. En cela, il se faisait à la fois ambassadeur officieux du Wapong mais aussi délégué commercial pour la Yamato Heavy Weapons. Le fait que la frégate transporte également plusieurs tonnes d’héroïne était un détail anodin et Pui Yu n’aurait aucun problème à déclarer cette cargaison aux douanes si besoin. L’entreprise avait simplement décidé de faire d’une pierre deux coups en jouant les livreurs pour Sugar Daddy Ltd. Une livraison à qui ? Mystère pour l’heure, la frégate servant simplement au stockage en attendant la mise en place à Madakota d’un échelon supplémentaire dans la future « autoroute sous-marine » qu’envisageaient les Triades Dorées pour leurs trafics.
Là était le second prétexte de la présence de Pui Yu à Madakota, inconnus des autorités de l’île, à peine soupçonné par le Directoire Wapongais et autorisé par l’ensemble des clans de la vallée de Wa. Et pourtant, là aussi, il s’agissait d’un demi-mensonge, le prince déchu étant aussi à Madakota pour une troisième raison, plus personnelle et en lien avec les évènements en cours au Beysin Austral. Entre un ancien truand en passe de devenir monarque, un monarque mort avec une ligne de succession fragile, un autre monarque assassiné par les terroristes qu’il soutenait, un ancien comptoir colonial balayé par une révolution socialiste, une autre révolution socialiste brimée par des élections mais renforcée par les exilés d’une dictature, le tout avec sa dose d’incidents frontaliers entre des états cachant des rivalités entre des organisations criminelles et politiques tellement liées qu’elles en deviennent impossible à distinguer, comme diraient les Numanciens, c’était le Wapong dans cette région…
Et tout ce chaos encourageait Pui Yu à tenter sa chance par lui-même pour une fois plutôt que comme simple associé de son oncle désormais trop respectable que pour mouiller dans de telles affaires. La Main Noire, pilier de la mafia juvnienne, était en cours de désintégration partout, laissant ses différents doigts amputés du soutien logistique, financier et militaire dont ils avaient besoin pour survivre. Les barbares Rostovs s’étaient repliés dans leurs steppes gelées et ne seraient plus un souci avant longtemps alors que l’hémisphère Sud basculait lentement sous la coupe de l’Axe Impérial, sorte d’agglomérats d’États bureaucratiques dont la seule ambition affichée était d’accroitre leur contrôle sur plus de territoires et plus de populations dans le seul but d’en dénier le contrôle aux autres États. Pui Yu, pour sa part, avait des ambitions bien plus personnelles et marquées.

Alors que l’équipage arrimait le navire à son quai, deux hommes s’approchèrent pour accueillir le passager. Au vu de leurs tatouages, leur appartenance à l’un ou l’autre syndicat criminel ne faisait aucun doute mais ici, à Madakota, ce genre d’évidences implicites n’étaient pas relevées, chacun ayant bien mieux à faire que de porter un jugement, d’autant que plusieurs membres du gouvernement étaient en ligue avec ce genre d’individus.


Pui Yu :
Prince héritier
« -Je m’attendais à voir le vieux en personne. Un problème ? »

Homme n°1
« - Le vieux ?!… »

Homme n°2
« -Le patron est retenu par des affaires urgentes et vous prie de l’excuser, « Zhu » Yu. Il met toutefois un point d’honneur à vous recevoir dès que possible. Dans l’intervalle, il met à votre disposition cette voiture et nous-même pour la durée de votre séjour. »

Si le ton outragé du premier individu révélait ses pensées de manière transparente et l’exposait comme un sous-fifre trop impulsif que pour être vraiment dangereux et trop loyal que pour être utile, le second était plus difficile à cerner. Sa politesse de façade cachait dans ses mots au moins deux insultes calculées.
L’usage du titre « Zhu » était une allusion à la rumeur concernant certains changements initiés par Bô Ka au sein du PML qui, après avoir inquiété les triades initialement, faisait à présent des gorges chaudes parmi tous les truands du Makara. Pui détestait qu’on lui rappelle l’affront subi et qu’il avait dû ravaler afin de se ménager un avenir. C’était précisément à cause de ce fait et du couronnement à venir de son oncle que le prince déchu avait décidé de bâtir son propre empire de l’ombre plutôt que de simplement renforcer celui de Bô Ka en espérant l’hériter. Il le faisait sans remord : le vieil homme avait été le premier à changer le rapport de force dans leur relation.
La seconde, impliquant qu’il y avait plus important à faire dans la Cité de l’Opium que de rencontrer le représentant du plus grand fournisseur d’héroïne de la planète depuis le chute de Juvna, était d’avantage une simple pique en réponse sans doute à la familiarité mal placée de Pui. Le prince choisit de ne pas escalader le conflit.


Pui Yu :
Prince héritier
« - Un homme comme l’honorable Wook a sûrement fort à faire et je peux moi-même trouvé à m’occuper de manière productive. Soit. Tu peux descendre, Liko. »

Une femme à la trentaine à peine dépassée s’engagea sur la passerelle, acceptant la main que lui offrait Yu même si, en jeans et baskets, elle n’avait clairement pas besoin d’aide pour descendre. Arrivés en bas, le duo se planta devant la voiture et « Liko » lâcha le bras de Pui pour étendre sa main vers le plus locace de leurs chauffeurs.

Liko Dinh :
« - Liko Dinh. Et vous êtes ? »

Homme n°2 :
Membre du clan Wook
« -Heu… Appelez-moi Tian… mais heu… C’est que… Il n’était pas prévu qu’vous ayez une… enfin, j’veux dire. Je suis pas sûr que le patron appréciera la présence de votre copine. »

Pui Yu :
Prince héritier
« -Oh ? Et pourquoi cela ? »

Tian :
Membre du clan Wook
« -Et bien, vous savez... Certains sujets sont mieux abordés loin d’oreilles indiscrètes. Et même loin des yeux. Surtout ceux d’une... euh… d’une dame comme elle. »

Liko Dinh :
« - Le terme que tu cherches, Tian, est pute et si tu l’avais trouvé, notre relation à venir s’en serait trouvé fortement compromise. »

Homme n°1 :
Membre du clan Wook
« -Hé dis voir un peu, toi !! Il s’est montré poli mais si tu veux te la jouer comme ça, j’peux m’assurer que t’ai plus trop les moyens de faire le tapin, ma grande !! »

Liko Dinh :
« -Et toi, c’est comment, au fait ? »

Homme n°1 :
Membre du clan Wook
« -C’est Pa. Pa Tê Ho Gnon, pétasse !! »

Pui Yu :
Prince héritier
« -Un nom des plus original que Liko Dinh, alias Dinh Liko, la fille de l’honorable Dinh Diep, ancien chef du Clan Dinh de la Nongju-Babaa, venue ici pour être les yeux et les oreilles de son clan dans les discussions à venir, ne manquera pas de se souvenir dans le futur. »

L’embarra était visible pour tous mais il s’alliait à présent à une franche terreur pour « Pa » et une fureur contrôlée pour Liko tandis que Tian et Pui échangèrent un regard entendu.

Tian :
Membre du clan Wook
« -Sûrement l’honorable Dinh comprendra-t-elle la méprise et acceptera les excuses de mon trop camarade trop zélé. C’est pas ça faute : il est à moitié Hokkai. »

Liko Dinh :
Observatrice du Clan Dinh
« -L’honorable Dinh comprend et pardonnera… peut être. »

Sur le regard insistant de Tian et très insistant de Liko, « Pa » s’excusa en s’inclinant bien bas et, sitôt cette formalité requise par l’honneur, tout le monde s’embarqua dans la voiture.

Tian :
Membre du clan Wook
« -Où allons-nous ? »

Pui Yu :
Prince héritier
« - 8ème District. J’ai des amis qui y résident et que je n’ai pas vu depuis longtemps. »