Posté : sam. juin 13, 2015 7:15 pm
La Cité de l'Opium
Sulfureuse cité...
[img]https://lh3.googleusercontent.com/5K5lkp00oo9aYm9D9PPAfbjvPltD5P5vynIn9d_wWQ=w523-h143-no[/img]
C'est en ces mots que l'explorateur adelien Colin Banks qualifiait en ce XVIIIe siècle, la situation de la paradoxale cité marchande, aux portes de l'Orient. Un portrait peu flatteur que l'on dirait presque inchangé, miroir des réalités de ce microcosme.
Bien loin des bras de Mère Adelie, le Madakota avait progressivement évolué, conscient que ses seules forces consistaient en sa position stratégique au « croisement des eaux, mers et océans [...] telle une passerelle entre Makara, Jeekim, Alméra et Zanyane ».
C'est un univers bien singulier qui attendait les voyageurs posant pour une première fois le pied sur l'archipel. Kais en grand nombre, s'agglomérant aux alentours et dans le cœur même du quartier géant de Kaiyuantown dont les nombreux lampions se balançaient selon les caprices des vents.
Étonnant, ces hommes et femmes en costumes ou en habits traditionnels d'après coutume, se croisant, se saluant et se côtoyant quotidiennement dans les rues parfois tortueuses de l'état insulaire.
Almerans, makarans et jeekimois, chrétiens, bouddhistes, musulmans et hindouistes coexistaient, regroupés entre communautés paisibles, la plupart du temps.
Terre de contrastes, de petites merveilles et de curiosités, Madakota attirait, laissant s'organiser autour d'elle riches quartiers, bidonvilles, habitations moyennes et marchés à tout va.
Et dans ces districts dominés par le peuple de « l'Île Continent », les Sionvingiens suivaient en nombre, après les Kais, devant les Môngs, Lahôms et Simboks*.
D'autres communautés makaranes en drapaient le tout, tel un voile délicat ajoutant avec subtilité les particularismes de leurs pays d'origine.
Loin du sixième district, vers le verdoyant onzième de la même dénomination, la diversité almeranne produisait quotidiennement des réalisations etonnantes. Cathédrales, parcs où se réunissaient fiémançophones, adeliens, numanciens, valacides et hyléens autant que certaines peuplades slaves plus minoritaires, mais aussi d'Ouest-Almera, qui étaient propices à toutes les inspirations.
« Sentiments m'étreignent, alors
Que loin de Madakota, l'envoutante;
Mes larmes coulent encore. »
A. DV.
Aymon De Vail, jeune poète des Terdus du XIXe siècle composait, trouvant ressources à puiser afin de nourrir l'imaginaire chatoyant de l'œuvre de sa vie. Et nombreux sont les hommes de lettres à avoir exprimés de toute leur fougue et passion leurs désirs, leur enchantement pour Madakota, pour sa mouvante atmosphère, son ambiance hétéroclite et hors du commun.
Au-delà des poètes et des couleurs locales diverses et variés, Madakota attirait, concentrait les échanges, porte sur le Makara et de nombreux autres continents.
C'était sa seule richesse ainsi que sa grande force. Attirant flux licites et illicites, visiteurs de passage, ponctuels ou persistants, curieux et intrigués de toutes sortes et de toutes sensibilités.
Un paradis pour le développement des triades et mafias de toutes sortes, qu'il s'agisse des tentaculaires Triades dorées s'étendant sur l'ensemble du continent, mais aussi des mafias kaiyuanaises bien implantées, raksasanes et mayongaises, se partageant le vaste empire de la nuit.
Tantôt rivaux, tantôt amis, le monde de l'impitoyable était en perpétuel mouvement, tant les sentiments qu'il nourrissait en captivaient les victimes, les marionnettistes, les servants. Et un gâteau est bien souvent trop gros pour être divisé en parts.
Au repaire des ombres, dans ce vaste empire nocturne, petites mains comme gens d'influence agissaient, édictaient. Le Madakota avait beaucoup à offrir, tout type de biens, matériels ou non, à saisir à la volée, ou à préméditer. La Cité Marchande avait bien des mets, richesses et curiosités à offrir, pour qui savait se mouver dans les courants de la foule changeante d'acteurs qui en parcouraient la surface.
___________
*Au-delà de l'analyse de surface visant à la reconnaissance de nationalités, la composition ethnique du Madakota invite à un regard plus nuancé. Les Môngs composent en grande majorité (66,5% des mayongais; 17,38% des wapongais) le Mayong tandis que les Lahôms (39,39% des wapongais; 11,3% des mayongais) et Simboks (25,49% des wapongais) sont plus fortement présents au Wapong. Ces ethnies qui traversent les frontières sont majoritairement représentées et implantées au Makara Sud.
Les Kais (44,92% des kaiyuanais) quant à eux, ont donnés leur nom au Kaiyuan, et en sont donc une pièce maitresse. Le grand empire est implanté au Madakota depuis longtemps.
Suivent les Sionvingiens et autres ethnies raksasanes qui voyagèrent au-delà des eaux furieuses, trouvant cette terre, cette cité accueillante pour la poursuite de leurs activités.
Sulfureuse cité...
[img]https://lh3.googleusercontent.com/5K5lkp00oo9aYm9D9PPAfbjvPltD5P5vynIn9d_wWQ=w523-h143-no[/img]
- Crédits : Chris Otrowski (DA : najtkriss)
C'est en ces mots que l'explorateur adelien Colin Banks qualifiait en ce XVIIIe siècle, la situation de la paradoxale cité marchande, aux portes de l'Orient. Un portrait peu flatteur que l'on dirait presque inchangé, miroir des réalités de ce microcosme.
Bien loin des bras de Mère Adelie, le Madakota avait progressivement évolué, conscient que ses seules forces consistaient en sa position stratégique au « croisement des eaux, mers et océans [...] telle une passerelle entre Makara, Jeekim, Alméra et Zanyane ».
C'est un univers bien singulier qui attendait les voyageurs posant pour une première fois le pied sur l'archipel. Kais en grand nombre, s'agglomérant aux alentours et dans le cœur même du quartier géant de Kaiyuantown dont les nombreux lampions se balançaient selon les caprices des vents.
Étonnant, ces hommes et femmes en costumes ou en habits traditionnels d'après coutume, se croisant, se saluant et se côtoyant quotidiennement dans les rues parfois tortueuses de l'état insulaire.
Almerans, makarans et jeekimois, chrétiens, bouddhistes, musulmans et hindouistes coexistaient, regroupés entre communautés paisibles, la plupart du temps.
Terre de contrastes, de petites merveilles et de curiosités, Madakota attirait, laissant s'organiser autour d'elle riches quartiers, bidonvilles, habitations moyennes et marchés à tout va.
Et dans ces districts dominés par le peuple de « l'Île Continent », les Sionvingiens suivaient en nombre, après les Kais, devant les Môngs, Lahôms et Simboks*.
D'autres communautés makaranes en drapaient le tout, tel un voile délicat ajoutant avec subtilité les particularismes de leurs pays d'origine.
Loin du sixième district, vers le verdoyant onzième de la même dénomination, la diversité almeranne produisait quotidiennement des réalisations etonnantes. Cathédrales, parcs où se réunissaient fiémançophones, adeliens, numanciens, valacides et hyléens autant que certaines peuplades slaves plus minoritaires, mais aussi d'Ouest-Almera, qui étaient propices à toutes les inspirations.
« Sentiments m'étreignent, alors
Que loin de Madakota, l'envoutante;
Mes larmes coulent encore. »
A. DV.
Aymon De Vail, jeune poète des Terdus du XIXe siècle composait, trouvant ressources à puiser afin de nourrir l'imaginaire chatoyant de l'œuvre de sa vie. Et nombreux sont les hommes de lettres à avoir exprimés de toute leur fougue et passion leurs désirs, leur enchantement pour Madakota, pour sa mouvante atmosphère, son ambiance hétéroclite et hors du commun.
Au-delà des poètes et des couleurs locales diverses et variés, Madakota attirait, concentrait les échanges, porte sur le Makara et de nombreux autres continents.
C'était sa seule richesse ainsi que sa grande force. Attirant flux licites et illicites, visiteurs de passage, ponctuels ou persistants, curieux et intrigués de toutes sortes et de toutes sensibilités.
Un paradis pour le développement des triades et mafias de toutes sortes, qu'il s'agisse des tentaculaires Triades dorées s'étendant sur l'ensemble du continent, mais aussi des mafias kaiyuanaises bien implantées, raksasanes et mayongaises, se partageant le vaste empire de la nuit.
Tantôt rivaux, tantôt amis, le monde de l'impitoyable était en perpétuel mouvement, tant les sentiments qu'il nourrissait en captivaient les victimes, les marionnettistes, les servants. Et un gâteau est bien souvent trop gros pour être divisé en parts.
Au repaire des ombres, dans ce vaste empire nocturne, petites mains comme gens d'influence agissaient, édictaient. Le Madakota avait beaucoup à offrir, tout type de biens, matériels ou non, à saisir à la volée, ou à préméditer. La Cité Marchande avait bien des mets, richesses et curiosités à offrir, pour qui savait se mouver dans les courants de la foule changeante d'acteurs qui en parcouraient la surface.
___________
*Au-delà de l'analyse de surface visant à la reconnaissance de nationalités, la composition ethnique du Madakota invite à un regard plus nuancé. Les Môngs composent en grande majorité (66,5% des mayongais; 17,38% des wapongais) le Mayong tandis que les Lahôms (39,39% des wapongais; 11,3% des mayongais) et Simboks (25,49% des wapongais) sont plus fortement présents au Wapong. Ces ethnies qui traversent les frontières sont majoritairement représentées et implantées au Makara Sud.
Les Kais (44,92% des kaiyuanais) quant à eux, ont donnés leur nom au Kaiyuan, et en sont donc une pièce maitresse. Le grand empire est implanté au Madakota depuis longtemps.
Suivent les Sionvingiens et autres ethnies raksasanes qui voyagèrent au-delà des eaux furieuses, trouvant cette terre, cette cité accueillante pour la poursuite de leurs activités.