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Posté : jeu. mai 28, 2015 1:48 pm
par Amaski
[bask][center]UN PLAN DE LOGEMENT COMME AUCUN AUTRE[/bask]
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Introduction
La Fédération d’Aquanox fait partie des états les plus peuplés et aussi les plus pauvres du monde. Ce fabuleux orient, héritier de trois millénaires, a été frappé au plus fort par la destruction des USP. Avant que les bombes tombent sur les villes pelabssiennes, deux-tiers des emplois dans la Fédération étaient dans des entreprises liées aux grands groupes financiers composé d’expatriés tarnois et ayant leurs sièges aux USP. Chaque jour, des millions de litres de pétrole étaient importés via les océanss sur les tankers, ravitaillant les centrales électriques, les voitures et camions. Une heure avant le début de la guerre, la Fédération n’avait jamais été aussi moderne et prospère. Mais ceci se termina brutalement avec le Grand Chaos, ce moment de l’histoire quand les USP et la Rostovie entamèrent leur combat titanesque.
La destruction des villes de USP ruinèrent en l’espace de quelques heures la plus part des instituts financiers du monde. Comment pouvait-il être autrement quand le principal pourvoyeur de fonds sur le marché des finances et détenteurs des plus puissantes bourses disparaissait sous les bombes ? Le Baal Group et la Scylla Corporation étaient en quelques minutes en faillite, emportant avec eux la plus grande partie des industries de la Fédération. La guerre maritime mit un terme au commerce océanique. Les tankers restèrent au port, laissant la Fédération sans ravitaillement pétrolier et alimentaire.
Ce qui arriva ensuite fut prévisible mais inimaginable. Sans essence, il était impossible de faire marcher les camions amenant quotidiennement des milliers de tonnes de nourritures dans les métropoles tarnoises. L’essence restant fut nationalisé par l’armée pour défendre le pays contre une possible attaque d’un pays voisin. Un jour après le début du Grand Chaos, les civils n’avaient plus rien pour remplir leurs voitures alors que jamais ils avaient tant eu besoin de véhicules.
Les centrales, sans ravitaillement, arrivèrent à l’arrêt, plongeant non seulement les cités dans le noir, mais mettant à l’arrêt les trains. Des millions de gens qui n’avaient pas compris la nécessité de fuir dès les premières heures, furent coincés dans les villes. Deux semaines plus tard, la famine et la dysenterie se répandirent dans les grandes agglomérations. Les gangs commencèrent à régner dans les métropoles alors que des millions de gens marchaient à pied vers les campagnes, affamés et apeurés avec un hiver en approche.
L’ordre céda au chaos. Panique, famine, épidémies et anarchisme se répandirent dans la contrée comme un fléau antique. Ici et là, surtout à l’Est, des cités-états se formaient qui au fil des mois se réunirent dans une nouvelle Fédération s’appuyant sur des technologies du passé. Il n’y avait pas d’électricité, mais des trains à vapeur. Les chevaux firent leur grand retour et on arriva même à produire de l’essence à partir de la canne à sucre ou des algues pour faire marcher une ou deux camions. Le 19ème siècle renaissait au milieu des décombres du monde moderne.
Aujourd’hui, les grandes villes des années dix sont en ruines. Borisk n’est qu’une ombre de son passé et même des villes de Namikon ont de la peine à ne pas succomber au pessimisme. Mais le chaos est un sol fertile pour la création. Un homme nommé Bas Markeson prit le pouvoir et permit de restaurer un semblant d’ordre et de rétablir un minimum de commerce avec l’extérieur. Mais il est désormais mort et enterré. C’est Mirk Valahr qui l’a succédé et qui doit désormais prendre en main la destinée de la nation.
Le premier acte légal avait établi des mesures pour reprendre le contrôle sur la croissance démographique galopante. En cette époque de ressources manquantes, il fallait inciter une baisse de la croissance démographique pour stabiliser la population sur le long terme. Il était inutile de vouloir créer des emplois et des logements, si on devait faire une course contre la montre contre une démographie en explosion. La stabilisation démographique était un but à moyen terme, mais vital pour permettre que l’oeuvre engagée en suite soit durable. On n’avait pas de place pour cinq cent millions d’habitants. On ne l’avait pas eu pour trois cent, mais on est déjà à quatre cent millions d’âmes.
Mais les lois ne suffisent pas en vue la situation du pays. C’est ainsi que le gouvernement de Mirk Valahr a décidé d’engager un plan massif de construction de logements. Pourquoi ? Car les entreprises du BTP privées n’étaient pas assez nombreuses et fortes pour subvenir aux besoins du pays. Hors de question bien évidemment d’engager des entreprises étrangères. Le pays avait été trop longtemps spolié de ses ressources pour financer un empire thalassocratique ingrat. Le temps était désormais à la priorité nationale. Produire tarnois, consommez tarnois. Voilà la devise du nouveau gouvernement. Le mondialisme n’était plus imaginable dans un monde en ruines, pas quand on parlait de logement et de nourriture.
Le nombre de gens sans abris était tel, qu’il faudrait des années voire des décennies pour donner à chacun un foyer de manière conventionnelle. Sauf que le gouvernement ne peut pas attendre. Il faut des solutions rapides et efficaces. Ceci demande donc de déployer des ressources considérables. A première vue, un ministre alméran dirait que c’est une tâche impossible. Ceci est une réponse bien occidentale car elle considère l’homme comme une créature ingrate, coupable et asociale. La société en Occident n’est pas vue comme un collectif interagissant, mais un cumul d’égoïsmes. Mais la civilisation tarnoise avait intégrée depuis des siècles les valeurs du bien-être commun. L’individu était une ombre, obscure et socialement indéfinissable dans une société construite autour le concept de trois races formant un vaste complexe égalitaire et unitaire.
Présentation du plan
L’Etat fédéral va baser son plan de construction de logements sur le nombre de mal-logés et sans-abris fixes. Les gens en besoin de logement pourront s’adresser aux autorités fédérales pour intégrer le programme de construction de logements. Ces gens seront alors intégrés dans des équipes de travail destinés à ravitailler les chantiers pour la construction d’immeubles à plusieurs étages dans les villes fédérales. Le principe sera simple : il aura aucun salaire, mais une prise en charge des besoins minimaux. En échange, les ouvriers engagés construiront leur propre logement. Ceci veut dire que des équipes d’ouvriers construiront un immeuble et que cet immeuble leur sera donné comme salaire. Chacun aura droit à un appartement pour lui et sa famille voire même plus. La Nation donne à ses fils et filles les marteaux avec lesquels ils érigeront leur foyer.
Cette stratégie a plusieurs avantages :
- Une manœuvre de base presque gratuite
- Une réelle motivation pour les ouvriers de faire un bon travail et sans perdre du temps
- La possibilité de travailler à très grande échelle en atomisant le plan de construction global
Le travail sur les chantiers sera surtout destiné aux hommes. Pour les femmes, anciens et enfants, il existera la possibilité d’intégrer des usines de production de matériaux de construction. On les payera en nature (nourriture, soins médicaux pour la famille, tentes et chauffage) , mais ils auront droit à un salaire s’ils dépassent avec leurs équipes les quotas minimaux. Le quota sera fixé de telle façon à être facilement atteignable en travaillant sept heures par jour, dans la perspective qu’il s’atteigne en moyenne Vendredi matin. Ainsi les travailleurs auront au minimum un jour à deux de salaire payé. Les quatre premiers jours, ils œuvreront le plus efficacement que possible pour atteindre le moment du travail payé. Les matériaux de construction produits dans une usine, iront vers le chantier des familles des gens engagés dans l’usine. Ainsi on permet d’assurer l’existence d’une motivation à faire du bon travail, vu que le matériel produit ira dans le logement des travailleurs.
Les logements seront construits dans un style traditionnel tarnois donc avant tout avec des briques, de la pierre et du bois. Ceci aura l’avantage de pouvoir rapidement et facilement produire les matériaux de base sans avoir un seuil de formation nécessaire trop important ni dans la construction ni dans la production des matériaux. Egalement, ce sera l’occasion de revaloriser la culture traditionnelle tarnoise en revitalisant les styles classiques. La Nation a trop longtemps été gouvernée par les doctrines étrangères et il est temps qu’elle remette sa culture au centre de l’action quotidienne.
Application du plan
Chômage : 62%
Nombre de chômeurs : 130 millions de personnes
Population mal logée : 200 millions de personnes
En partant du principe que la moitié de la population manque de logements, on est face à une population à loger de 200 millions d’individus. On peut partir du principe qu’en moyenne, il y a un homme et une femme pour cinq enfants. Ceci signifie donc que la famille tarnoise moyenne est de sept personnes. Il y a donc en tout 28 millions 500 mille familles à loger. En imaginant des larges immeubles à six étages et deux appartements par étages, on vient à avoir un besoin de 2'375'000 immeubles en tout.
En s’appuyant sur la masse de gens en chômage et sans logement, il est estimé qu’on peut s’appuyer sur 28 millions d’ouvriers potentiels pour les chantiers. Pour les usines, le potentiel semble d’être entre 28 à 50 millions avec un potentiel moyen de 39 millions de travailleurs. Pleinement opérationnel, le plan pourrait donc réduire temporairement le chômage de 67 millions de personnes, faisant passer le taux de chômage de 62 à 32%.
En devant construire 2'375'000 immeubles, on a donc par immeuble environ douze ouvriers disponibles en se basant sur la population masculine. Ceci n’inclut pas les électriciens, plombiers et ouvriers qualifiés qui feront les tâches techniques. Ce chiffre est à considérer comme un minimum vu qu’il est possible que des femmes s’engagent aussi sur le chantier et donc augmente la moyenne d’ouvriers non-qualifiés sur place.
Pour l’industrie, l’augmentation temporaire du nombre de travailleurs devrait permettre de rouvrir un grand nombre d’usines. L’Etat fédéral s’occupera de la remise en fonction de ces industries en assurant la gestion dans un premier temps et jusqu’à la fin du plan de construction de logements. Une fois le plan fini, les usines seront réorganisés sous forme de coopératives à destination des travailleurs qui voudront continuer à s’engager dans l’industrie au-delà du plan. Sur la durée du plan, on devrait constater un triplement de la production de matériaux de construction. Au-delà du plan, les niveaux de production devrait correspondre environ à 150% de la production d’avant le plan. Une partie de la force industrielle réactivée devrait être reconvertie dans d’autres secteurs industriels. En partie du principe que 50% des emplois crées soient conservés ou adaptés, on peut estimer sur le long terme une baisse de la population sans emploi de 20 millions de personnes. Ceci signifierait une baisse de 15% pour atteindre un taux de chômage de 47% après la réalisation du plan.
Effets sur la croissance économique
Actuellement, la répartition actuelle des emplois est de 6 postes dans l’agriculture pour 3.5 dans l’industrie et de 1 dans le domaine des services. Le potentiel avec un plein emploi et avec la répartition actuelle serait donc de :
Primaire : 120 millions
Secondaire : 70 millions
Tertiaire : 20 millions
Pour le moment, la situation suivante existe :
Primaire : 60 millions
Secondaire : 15 millions
Tertiaire : 5 millions
En considérant qu’il y a actuellement 15 millions de personnes engagés dans le secteur secondaire, la croissance des emplois devrait favoriser une augmentation de la richesse créée dans ce domaine. La contribution au PIB est actuellement la suivante :
Primaire : 199 milliards de dollars
Secondaire : 100 milliards de dollars
Tertiaire : 48 milliards de dollars
En considérant une croissance linéaire et relative aux emplois crée, le PIB fourni par l’industrie devrait passer de 100 milliards de dollars à 233 milliards de dollars dans les années à venir. En considérant la transition sur cinq ans, la contribution à la croissance de l’économie fédérale sera de 26.6 milliard de dollars par an (ceci étant une moyenne, il est attendu une croissance plus faible au début et plus forte à la fin). Ceci correspond par rapport à l’index de la croissance de 2025, une contribution annuelle de 7% au PIB. Ce taux sera effectivement plus bas, car il sera mis en rapport aux nouveaux PIB à venir.
Coût du plan
Le coût du projet est au total de 287 milliards de dollars. Ceci correspond à un investissement à la hauteur de 82% du PIB annuel. Le coût est permis par l’usage de main-d’oeuvre presque gratuite, une industrie productrice locale et l’écroulement du marché mondial rendant le commerce peu attractif. Les conclusions suivantes ont été faites dans le cadre de l’analyse de l’analyse de coût.
Coût en monnaie locale d’un immeuble = 1'500’000
Coût en dollar de l’immeuble = 250'000 dollars (rapport monétaire)
Coût total sans mesures = 593 milliards de dollars
Coût total avec mesures = 287 milliards de dollars
Il n’est pas attendu un revenu de la part la construction des immeubles. Néanmoins l’incitation à l’industrie engendra une hausse sur cinq ans de 133 milliards de dollars. En partant du principe que dix pour cent de cette richesse sera accessible au trésor public, l’Etat pourra compter avec un minimum de 13.3 milliards de dollars de recettes fiscales supplémentaires. En assumant donc un emprunt à bas taux, idéalement sous 1%, le remboursement pourra se faire en 22 ans au plus.
Posté : ven. mai 29, 2015 9:21 am
par Amaski
[bask][center]PROMENADE DANS UN MUSEE TARNOIS[/bask][/center]
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L'Automne de la civilisation
- Borisk avant le Grand Chaos -
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La Révolution oubliée
- La statue du Progrès près de Titanua -
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L'Aube de la vapeur
- Le port de Borisk en 2024-
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Le Sommet de la Liberté
- Le Meeting en Osmanistan -
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Le Commonwealth
- Une cérémonie à Aghdapur -
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Posté : dim. mai 31, 2015 2:23 pm
par Amaski
[bask][center]UNE NOUVELLE AGRICULTURE[/bask]
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/614118agriculturesketch30minbymuriloaraujod756yix143308214070971.jpg[/img][/center]
Constat
Les objectifs d'autarcie alimentaire du gouvernement fédéral ne sont pas une simple lubie idéologique, mais une nécessité. Dans un monde où le commerce mondial est précaire, l'autonomie alimentaire semble plus que jamais primordiale, surtout pour un pays comme la Fédération qui doit tirer ses forces non des colonies, mais de son territoire national. La réalisation peut sembler ambitieuse, mais une première analyse de la part du Ministre de l'Industrie a permis de faire un constat réjouissant.
En considérant qu'il faut un hectare pour nourrir quatre personnes, les besoins en terres agricoles pour la Fédération d'Aquanox sont à hauteur de 105 millions d'hectares cultivables. Les territoires de la Fédération d'Aquanox contiennent en tout 4'480'000 km2 de terre ferme, ce qui correspond environ à 450 millions d’hectares. Ainsi donc l'exploitation agricole du territoire dans un objectif d'autarcie alimentaire pèsera à hauteur de 23% du territoire national. Considérant que l'agriculture pèse sur 50% des territoires d'un pays alméran standard, l’agriculture autarcique de la Fédération pèserait deux fois moins sur l'environnement que celle des pays de l'Alméra et des autres continents. D'un point de vue purement agricole, on peut même partir du principe que les territoires de la Fédération sont peu peuplés en vue de la grande capacité de la péninsule à nourrir sa population. Les objectifs d'autarcie alimentaire ne sont non seulement possibles, mais semblent facilement atteignable en vue de l'effort nécessaire à faire.
En moyenne, un agriculteur peut entretenir et cultiver 25 hectares de terres agricoles. Ceci signifie que pour atteindre les objectifs d'autarcie, il faudra une population paysanne de 4.2 millions de personnes dans le cadre d'une agriculture moderne. Actuellement, environ la moitié des exploitations agricoles ont des machines modernes, un héritage de la première période l'ancienne Fédération. La population actuelle nécessaire devrait donc s'élever autour de 7 millions de personnes. Ce qui semble être une bonne nouvelle pour la réalisation des objectifs d'autarcie, est une mauvaise pour les objectifs de lutte contre le chômage. Une modernisation croissante de l'agriculture, inévitable sur long terme, aura pour conséquence de diminuer le nombre de paysans nécessaires. Le gouvernement fédéral comptait sur le secteur agricole pour diminuer drastiquement le chômage via des emplois rapidement crées et peu coûteux. Néanmoins l'agriculture ne saura pas être la solution pour diminuer le nombre de chômeurs. A l'aube de 2030, l'agriculture emploiera au mieux 4.5 millions de paysans.
La décision d'adopter une stratégie de culture biologique va renforcer ce phénomène. Au contraire de la croyance populaire, l'agriculture biologique est loin d'être moins productive que l'agriculture dite classique. Les pertes de productivité sont marquantes dans les pays avec des sols très riches, donc surtout vers le Nord. Les contrées avec des sols plus pauvres, souvent plus proche de l'équateur, voient la productivité augmenter jusqu'à un. C'est par l'engrais naturel et la pratique biologique que la fertilité des sols s’accroît davantage qu'avec des produits chimiques. La stratégie biologique pourrait donc favoriser la diminution du nombre d'agriculteurs et faire tomber leur nombre sous la barre des 4.5 millions.
Stratégie
Le gouvernement fédéral dispose légalement le contrôle sur les territoires agricoles de la Fédération. Même s'il faudra faire usage de force dans certains cas, surtout par rapport au Culte, une redistribution partielle des terres est désormais possible. Environ deux-tiers des terres agricoles sont déjà utilisées par des paysans et donc l'Etat ne voit aucune raison d'y intervenir davantage. Le reste sera cédé à des personnes avec de l’expérience dans le domaine agricole ou prête à suivre une formation dans ce domaine. Ceci permettra donc d'avoir en toute une masse de terres agricoles entre 105 à 110 millions d’hectares.
Afin de moderniser tout le secteur agricole, le gouvernement met en place un plan de soutien agricole. Celui-ci consistera à la création de coopératives agricoles soutenues par l’État. Les paysans pourront librement rejoindre une coopérative sans aucun coût financier. Les agriculteurs rejoignant ces coopératives pourront utiliser des machines agricoles mises à dispositions par l’État et jouir de soutiens techniques divers. L’État fédéral dotera ces coopératives lui-même. Les agriculteurs ne voulant pas rejoindre une coopérative, pourront recevoir un prêt à taux zéro pour l'achat de machines et l'application de techniques modernes. Ce prêt pourra être remboursé en nature.
L’État fédéral adopte officiellement la stratégie de « Produisons tarnois, mangeons tarnois ». Ceci signifie que l'alimentation de la population doit avant tout d'être d'origine local. C'est ainsi que les coopératives et exploitations agricoles mises en place devront avoir la priorité d'assurer le ravitaillement des villes comme prévus par le décret sur l'agriculture. Le gouvernement impose par conséquence une taxe de 1% sur le prix des produits agricoles vendus en dehors d'un rayon de 100 kilomètres. En même temps est instaurée une taxe « Alien » qui vise les produits agricoles en abondance dans la Fédération et importés depuis l'étranger. Tout produit remplissant ces critères, se fera imposé d'une taxe de 12%. Les bénéfices de cette taxe serviront à financer l'achat de machines agricoles et de financer des programmes de modernisation dans l'enceinte de la Fédération d'Aquanox.
Dans l'esprit de permettre un traitement adéquat de la production agricole, le gouvernement fédéral décide de lancer la construction de 700 usines de type agro-alimentaires dans tous les territoires de la Fédération d'Aquanox. Le coût par usine est estimé à 10 millions de dollars et ils auront pour objectif d'assurer la production de denrées basiques pour la vente aux particuliers et aux commerces des agglomérations de la Fédération. En tout, il est estimé que cet investissement coûtera 7 milliards de dollars. Les usines seront organisées sous forme de coopératives. Celles-ci entretiendront une dette sans intérêt envers l’État fédéral à hauteur du coût de construction de l'usine. En cas de refus de rembourser la dette sous présence de forts bénéfices, l'Etat fédéral se prendra le droit d'intervenir dans la gestion de l'entreprise en nommant un directeur jusqu'à la fin de la situation de dette ou d'engagement de la part des ouvriers de l'usine.
Conséquences
Les mesures prises devront permettre de relancer l'agriculture fédérale et de garantir que les objectifs d'autarcie soient atteints. Également la stratégie biologique devrait contribuer à augmenter la rentabilité des sols et donc aussi permettre un enrichissement des agriculteurs. En même temps, l'agriculture fédérale devrait être pleinement modernisée aux alentours de 2030. Celle-ci aura néanmoins pour conséquence de diminuer le nombre de personnes engagés dans l'agriculture fédérale. 2.5 millions de postes seront donc supprimés au fil des années, même si sur court terme, 3 millions d'emplois seront créés.
Néanmoins la perte d'emplois dans le secteur agricole direct, pourra être compensée dans d'autres domaines. La modernisation favorisera l'industrie de production de machines agricoles et aussi les emplois de service comme ceux de mécanicien, réparateur et ingénieur. La hausse de la demande en essence, contribuera à renforcer le secteur de production de bio-essence national, même si ceci demandera à réglementer la production de moteurs pour les machines agricoles. On peut estimer la création d'emplois jusqu'à 2030 autour de 2 millions.
Dans le domaine de l'industrie agricole, l'ouverture des usines devrait engendrer sur le moyen terme une création d'emplois à hauteur de 3 millions, création directe et indirecte comprise. Ce chiffre pourrait être revu à la hausse en cas de production plus grande qu'attendue dans le domaine agricole.
En tout donc, la réforme de l'agriculture devra contribuer à la création de 5.5 millions de postes, la mise en place d'une agriculture biologique et moderne ainsi que d'une industrie agricole diversifiée et forte. Ceci en favorisant la création d'emplois annexes autour de l'agriculture modernisée. Egalement, la politique d'autarcie tiendra la Fédération à l'abri d'une nouvelle famine comme elle eut lieu en 2022 et 2023.
Posté : mar. juin 09, 2015 1:33 pm
par Amaski
[bask][center]REVOLTE DANS LA CESS[/bask]
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/416629comm143385674041944.jpg[/img][/center]
Les flammes s’élevaient vers le ciel, lâchant une fumée noire et menaçante dans l’air matinal de la capitale de la CESS. Un vieil immeuble était devenu la proie à l’ardeur d’un feu d’une puissance rare dans une ville moderne. Les sirènes de pompiers résonnaient au loin alors que l’ambassade tarnoise brûla, offrant un spectacle sinistre aux gens du quartier. La peur s’installa dans le regard de ces habitants qui tentaient aussi bien que possible d’évacuer leurs possessions des maisons menacés par l’immeuble enflammé. Au contraire des autres ambassades, le feu n’avait pas était mis par les vandales, mais par le service diplomatique fédéral lui-même. En voyant les ambassades tomber les unes après les autres, on avait vite compris que l’immunité diplomatique avait été violée à une échelle sans pareille comparaison. Le protocole était donc simple : il fallait détruire les archives de l’ambassade afin d’éviter qu’elle tombe entre les mains des autorités locales. Le temps avait néanmoins tellement manqué et le sort de l’ambassade sembla si certain, que l’ambassadeur donna l’ordre d’incendier l’immeuble en entier. C’était la seule chose à faire pour protéger les secrets de ce lieu. Le personnel avait pris la fuite, une fois certain que le feu était assez fort pour accomplir son office.
Partout dans la ville, les violences avaient éclatés en grand nombre. Dans l’ombre de la politique anti-étrangère du gouvernement confédéral, des pogroms avaient surgis, inévitables dans un tel contexte. Une partie de minorité tarnoise avait alors commencé à monter des barricades dans son quartier et d’expulser les autochtones de leurs immeubles, créant ainsi un foyer de résistance au gouvernement socialiste. Les cris de « Vive la commune » et des drapeaux rouges se hissaient sur les édifices tenus les rebelles. Ils formaient qu’une poignée de familles, mais leur volonté de survie se montra plus forte que le désespérant rapport de force auxquels ils étaient confrontés. C’était une ironie de l’histoire que la minorité tarnoise se rebella, car elle avait été celle qui fut la plus dévouée au gouvernement avant que ce dernier décide que le temps était venu d’expulser les « étrangers ». Mais le mal était fait et c’est au cœur du socialisme universel qu’avait émergé une commune rebelle.
Mais la plus part des Tarnois avaient commencés par prendre la fuite à la place de se battre pour leur foyer. Non en direction des ports, suspectés d’être un piège et surchargé, mais vers le Sud en direction du Kirep. On pouvait ainsi rencontrer sur les grandes routes de la Confédération des caravanes de voitures et camions prenant la route du Sud. Ingénieurs, scientifiques, étudiants, artisans et ouvriers s’entassaient dans des voitures et camions agricoles dans une communauté de destin multicolore. La plus part avaient quittés la Fédération durant la période libérale et étaient des sincères communistes ou socialistes. Il avait parmi eux beaucoup d’intellectuels et cadres, des gens qui n’auraient jamais trouvés d’emploi dans un pays ayant rompu avec le socialisme. Mais en ce jour, un terrible avec la Confédération des Etats Slaves Socialistes les avait frappés.
La conséquence des actions de la CESS ne s’étaient pas fait attendre dans le reste du monde et surtout dans la péninsule tarnoise. Les Slaves devenaient victimes d’agressions répétées, verbales ou physiques. L’’ambassade de la CESS à Sayakon avait mise sous quarantaine et surveillance militaire. Plus personne n’y entrait ou y sortait. C’était une tentative plus ou moins désespérée de canaliser les violences autour du bâtiment diplomatique. Alors que les préfets et maires appelaient la population au calme, les prêtres de toute confession dénonçaient la violence du communisme slave et appelait à la guerre sainte contre les confédérés. C’était la sainte communion dans l’appel au sang. Heureusement, l’atmosphère de pogrom peina à s’installer. Il n’y avait tout bêtement pas assez de Slaves et ceux qui étaient là, affichaient fièrement des drapeaux rostoves et kirepiens à leurs balcons. Comme le sang de l’agneau sur le seuil des portes de l’Israël exilé, ces drapeaux avaient une aura protectrice.
L’atmosphère électrique frappa le palais présidentiel de plein fouet. Le président Valahr était à l’étranger et inatteignable en cet instant. On prétendait qu’il était à Yellowknive sans que personne n’ait une confirmation de ces faits. Voilà donc à Aya Melvel, nouvelle vice-présidente de prendre les choses en main. Le son des talons aigus marqua ainsi les corridors d’un rythme effrayant et on pouvait entendre ce rythme s’accélérer en fonction des nouveaux développements.
Posté : lun. août 24, 2015 8:53 pm
par Amaski
[bask][center]EMEUTE A SAYAKON[/bask]
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Préambule
Les autorités de la ville de Sayakon ont approuvé il y a plus d’un mois un nouveau plan d’urbanisme révolutionnaire. Celui-ci prévoit de raser l’ancien centre-ville de la capitale pour créer une ville ultra-moderne avec des grands gratte-ciels. Beaucoup de voix se sont levées en faveur du projet. Celui-ci mettrait fin au chaos de la cité et serait le début d’une nouvelle ère, une véritable renaissance et en même temps l’entrée dans la modernité. Cependant, les autorités n’ont pas compté sur les effets de la révolution secouant la ville d’Opermont en Fiémance.
Les nations sont comme unies dans une grande toile d’araignée englobant la planète. Chaque révolution, chaque mouvement populaire déstabilise ce grand tissu global et favorise la naissance de contestations dans le reste du monde. Le Printemps des Peuples a secoué toute l’Europe, plongeant des pays entiers dans la guerre civile. Des ruines fumantes de la Révolution avortée sont nées les nations modernes. Il ne faut pas sous-estimer l’effet d’une révolution dans une capitale mondiale comme Opermont sur le reste du globe.
Que serait-il donc passé si les ouvriers d’Opermont n’avaient pas pris les armes ? Sans aucun doute que l’histoire se serait tenue à une contestation féroce, mais sans plus. Cependant, l’avenir a changé par le simple fait qu’un peuple ait donné l’exemple aux autres. On avait montré qu’une ville pouvait se soulever à l’encontre de son gouvernement. C’était désormais une chose possible au 21ème siècle. C’était au moins l’exemple que donnait la cité d’Opermont, un véritable cri de guerre traversant les océans et les airs.
Histoire d'un entrepôt
Tout commença dans un des quartiers les plus puants de Sayakon autour d’un vieux entrepôt ne méritant pas ce nom. C’était un antre de rats et des créatures les plus nuisibles que pouvait abriter la ville. Ce n’était donc pas une surprise, si c’était le premier édifice à se trouver parmi ceux à devoir être rasé afin de réaliser le nouveau plan urbain. Cependant, la Commune d’Opermont avait agité bien d’esprits et plusieurs travailleurs à l’entrepôt, ne croyant pas les vagues promesses de compensation du gouvernement, décidèrent de s’opposer à la destruction de leur lieu de travail. Ils se tenaient au matin, débout, entre l’édifice et les grandes machines de démolition qui ronronnaient, prêtes à faire leur œuvre destructrice. Furieux, les responsables du projet de démolition arrivaient, protestant contre cette obstruction et menaçant de faire appel à la police. Les ouvriers ne bougeaient pas, levant au ciel des pancartes fustigeant le projet de raser le vieux centre-ville. On pouvait lire des mots comme « Vive Sayakon ! A mort les gratte-ciels ! ». Les chefs de chantiers firent alors, comme promis, appel aux autorités et une petite escouade de policiers débarqua dans le quartier.
Les ouvriers commencèrent à monter des barricades de fortune autour de l’entrepôt avec l’aide de vieilles tables et de quelques malheureuses chaises. La police s’approcha, tentant au début de persuader le groupe de travailleurs de se disperser, mais ceux-ci refusèrent de manière obstinée. Personne ne sait qui a lancé la première pierre ou si c’était une matraque, mais les forces de l’ordre et les ouvriers engagèrent rapidement le combat. Unis, les ouvriers se retirèrent dans l’entrepôt et se barricadèrent dans l’édifice. La police tenta plusieurs assauts, mais fut à chaque fois repoussée par une pluie de pierres et d’objets lourds. La nouvelle du « siège de l’entrepôt de la rue Zaldora » se répandit dans toute la ville. Partout des groupes d'artisans, d’ouvriers et de commerçants s'unissaient pour faire front contre les machines de démolition. La police fut rapidement débordée et contraint d'évacuer les quartiers populaires, surtout ceux du centre-ville.
La ville de Sayakon comptait des très nombreuses ruelles serrées et dans lesquelles, il était très facile d'ériger une barricade pour bloquer le passage. Il existait en vérité qu'une seule grande avenue, traversant la ville de part en part, mais même celle-ci n'était pas assez large pour permettre le déploiement de matériel militaire lourd ou d’une force militaire conséquente. L'arrivée massive de réfugies depuis l'Ouest avait contribué a accentué l'étroitesse des rues de la capitale déjà fortes peu larges. Les gens n'hésitaient pas à construire des maisons de fortune dans chaque espace libre et d'ouvrir des échoppes dans des ruelles mal délimitées. Certaines rues qui avaient eu cinq mètres de largeur avant le Grand Chaos, possédait désormais plus que deux à trois mètres d'espace libre. La cité, au contraire des capitales alméranes, était le terrain idéal pour une rébellion. Elle avait encore ce caractère hétéroclite et dense des villes médiévales.
A peine trois heures plus tard, la ville était en pleine émeute. Partout les habitants édifiaient des barricades et scandaient contre les autorités, dénonçant pour la plus part le projet de raser la ville et de la remplacer par des gratte-ciels. Cependant, des nouvelles revendications naissaient dans cette atmosphère de révolte bouillonnante. Beaucoup de groupes politiques avaient été réprimés durant le Grand Chaos et la période républicaine suivante. Parmi les groupuscules les plus notables, on pouvait compter les monarchistes pro-Tarnos, les démocrates et les blackwoodistes (fascistes). Chacun de ces mouvements avait été forcé depuis des années à la clandestinité. Les plus importants entre eux, les démocrates et les monarchistes, pouvaient compter sur une diaspora forte, qui permettait de financer les cellules dans la péninsule tarnoise. Cependant, la Fédération était dirigée d'une main de fer depuis des années et toute action publique semblait suicidaire jusqu’à aujourd’hui. L'émeute avait donc un côté libérateur, car il offrait à ces mouvements politiques une occasion d’avoir une tribune.
Forces politiques présentes chez les émeutiers
Les blackwoodistes ont pris position dans les quartiers nord de la ville, autour des usines d'armement. Ils contrôlent plusieurs groupes de miliciens bien formés et composés de soldats ayant fait la Grande Guerre du Vicaskaran. Leur principal atout est donc de nature militaire. Leur chef est l'ancien directeur des Robes noirs, J.C Pooda, qui compte une centaine de soldats Robes noirs, l’ancienne police politique de Gorun Sun, comme troupe d’élite. Le nombre de soldats ne dépasse pas mille guerriers, mais ce sont des excellents combattants. Ils sont le groupe le plus proche du Palais présidentiel, qui est situé à deux kilomètres de leur base principale.
Les monarchistes sont peu présents dans la ville, mais contrôlent plusieurs personnalités clés parmi le clergé catholique et du Culte. Ce sont surtout des prédicateurs errants qu'on peut voir travers les ruelles, proclamant la fin de la tyrannie et le retour de la juste monarchie. Beaucoup d'artisans et d'ouvriers sont susceptibles à leur message et n'hésitent pas à hisser le drapeau impérial sur quelques une des barricades contrôlées. Cependant, les monarchistes souffrent d'un handicap majeur : aucun membre de la famille impérial n’est présent dans la ville. L'héritier au trône, de surcroît, semble avoir réussi à restaurer la monarchie tarnoise dans la lointaine terre astaranne. La seule personnalité qui pourrait avoir un fort impact sur les émeutiers serait une des princesses Tarnos. Celle est cependant à l’heure actuelle dans le Grand-Royaume de Roumalie.
Et à la fin, on compte les démocrates. Au contraire des époques précédentes, ce mouvement est le plus puissant et le mieux organisé. Cependant, il est divisé entre un mouvement politique élitaire, composé de sénateurs progressistes, décidé à faire progresser la cause démocrate via des réformes et un mouvement populaire, bien plus radical et prêt à faire une révolution. L'émeute de Sayakon provoque une profonde inquiétude parmi la majeure partie des sénateurs progressistes, pendant qu'une minorité considère ceci comme une occasion rêvée d'agir. Le mouvement populaire, lui, est majoritaire parmi les émeutiers, mais l'objectif principal ne semble pas être à l'heure de viser une révolution politique. Beaucoup veuillent surtout voir le nouveau projet d’urbanisme de la ville être mis à l'arrêt.
Tous ces mouvements peuvent profiter de la crise, mais le temps est compté. L'atmosphère insurrectionnelle peut s'estomper en tout moment, surtout si la Commune d'Opermont, qui inspire les émeutiers, devrait être renversée par les autorités de la Fiémance. Également, le gouvernement fédéral peut décider d'annuler la mise en place le projet d'urbanisme. Ceci ne signifie pas automatiquement que l'insurrection se terminera, à condition que les mouvements politiques sachent en tirer profit.
Posté : dim. oct. 11, 2015 3:54 pm
par Amaski
[bask][center]LA RECONQUETE DE l'OUEST[/bask]
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Introduction
Durant la guerre entre la Rostovie et les USP, la péninsule a été plongée dans le chaos, provoquant une fuite massive des populations des milieux urbains côtiers vers les territoires agricoles de l'Est péninsulaire. Le résultat a été flagrant en provoquant la scission de la péninsule entre ce qui deviendra la nouvelle Fédération d'Aquanox à l'Est et des territoires abandonnés à leur sort à l'Ouest. En 2028, presque toutes les contrées à l'Ouest de l'Argon sont entre le mains de quelques seigneurs de guerre locaux ou sont devenues des cité-états auto-proclamés. Namikon, elle, reste la seule agglomération occidentale encore rattachée à l'autorité centrale de la Fédération. Cependant, elle doit faire face à des attaques systématiques de bandes de pillards et de bandits de grand chemin, affaiblissant cette ville qui fut jadis un des principaux ports de la péninsule. La Nouvelle Mongolie, située à l'Est, s‘est aussi affranchie du pouvoir central dans le cadre du chaos provoqué par l'émeute de Sayakon.
Avec le retour de la monarchie, la question du sort de ces territoires laissés-pour-compte se pose. Le Gouvernement décide au cours du printemps de 2028 d'engager la « reconquête » des zones perdues. Celle-ci doit se faire avec l'aide de la Garde nationale, troupes qui se sont montrées les plus efficaces et loyales durant l'émeute de Sayakon. C'est aussi, en secret, un choix militaire devant favoriser sur moyen terme la colonisation des territoires occidentaux. C’est ainsi que le Gouvernement envisage de récompenser les miliciens pour leur service avec des terres et des zones à bâtir à l'Ouest. Également, les autorités du Tarnosia préfèrent garder l'armée régulière à disposition en cas où la situation avec le Khaldidan devrait s'aggraver de manière brutale, surtout au Java.
Troupes engagées
Les forces militaires engagées sont distribués dans 13 troupes, chacune comprenant 2000 soldats. Chaque troupe est accompagnée par des unités de mortiers et se déplace dans des camions. L'objectif est de pouvoir déplacer de manière rapide et efficace les soldats d'Est à l'Ouest. On sait que le terrain n'est pas favorable à une intervention motorisée. Les stations d'essence et les réserves de carburants doivent être presque entièrement vides dans ces régions en vue des conséquences qu'a eu la guerre sous-marine entre la Rostovie et les USP. Il sera donc indispensable d'assurer un ravitaillement rapide et efficace. Le choix de tenir le nombre de soldats réduit s'inscrit donc en partie dans cette logique logistique.
En même temps, l’État-major estime que la plus part des anciennes villes dans cette zones sont largement abandonnées et qu'il devrait être assez aisé de reprendre le contrôle de celles-ci sans devoir engager de combats contre les potentiels résidents. Les habitants devraient même se montrer favorables au retour d'une autorité centrale après des nombreuses années d'isolation, pouvoir public pouvant leur apporter une sécurité alimentaire et un confort minimal. La principale mission des miliciens envoyés sur place consistera donc à établir un service de sécurité et policier de base, qui luttera contre le banditisme et la criminalité organisée. La seule cité pouvant potentiellement faire une résistance organisée sur long terme, est celle d'Irfan, tenue entre les mains d'exilés libéraux. Ceux-ci ont quitté Sayakon récemment pour échapper à la justice fédérale en s'établissant dans cette ville et en fondant un contre-pouvoir à la Couronne tarnoise.
Mouvements
Techniquement parlant, les opérations de reconquête se feront sur deux fronts. Deux troupes s'engageront vers l'Est pour reprendre le contrôle de la Nouvelle Mongolie en saisissant Wartown et en reprenant ensuite le contrôle des ponts de Nimek qui conduisent vers l'Icario. Cette opération correspond surtout à une volonté de sécuriser la frontière orientale et de garantir l'accès vers l'Icario en cas d'invasion du Ranekika ou du Khaldidan. On ne pense pas qu'une résistance particulière sera faite par la population locale, mais on n'est pas encore au clair ce que sont les véritables motivations du préfet local. La prise d'indépendance semble à première vue être surtout un geste défensif, comme celui fait par les autorités de la Nueva Esperanza durant le Grand Chaos.
Le deuxième front est nettement plus important. 11 troupes seront engagées au bord de l'Argon pour entrer dans les territoires occidentaux. La plus importante des opérations sera la prise de Titanua, centre religieux et politique de l'ancien empire. La cité est actuellement entre les mains de troupes paramilitaires s'étant taillés un fief autour de l'ancienne capitale. 6000 soldats devront donc prendre cette ville qui compte un système de défense de huit enceintes et qui ne peut pas être attaquée directement que depuis l'Ouest. Sa reconquête est d'une grande importance car aucun monarque tarnois ne peut régner sans s'être fait sacré au moins à Titanua. La deuxième plus importante opération militaire consistera dans la prise d'Irfan. 4000 soldats seront déployés vers l'Ouest pour prendre la ville en tenaille et la mettre sous siège. Une autre troupe aura la mission de reprendre Maelar, ville permettant le passage sur un des principaux bras de l'Argon et l'accès à Namikon. Si Irfan ne peut pas être conquise directement, on envisage d'affamer les libéraux en leur empêchant de pouvoir faire venir du ravitaillement depuis le Sud via Maelar.
Les troupes restantes auront pour mission de rétablir l'ordre dans les villes secondaires de l'Ouest, évitant tout affrontement avec les locaux sauf si le conflit est provoqué par ces derniers. En même temps, les troupes devront favoriser le rétablissement des services publics et surtout le retour des communications avec l'Est. On ne se fait pas trop d'espoir en ce qui concerne l'état des infrastructures. Une grande partie des autoroutes seront impraticables en raison des dizaines de milliers de voitures abandonnées durant le Grand Chaos. La plus part des magasins et entrepôts ont dû être pillés voire même être détruits par les incendies provoqués durant la chute de l'ordre social. Les monuments ont certainement aussi pris un rude coup et il faudra envisager sur le moyen et long terme des investissements coûteux et importants pour remettre en état les agglomérations reconquises. En somme, la prise de contrôle militaire des territoires occidentaux sera que le début d’une longue reconquête politique, économique et sociale de l’Ouest.
Cartes
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Posté : lun. oct. 19, 2015 9:47 pm
par Amaski
[bask][center]LA GUERRE CONTINENTALE - 1[/bask]
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Front oriental
A la grande surprise des autorités fédérales, le préfet de la Nouvelle Mongolie semble vouloir poursuivre une politique de résistance face à la Couronne tarnoise. Ce dernier refuse de reconnaître l'autorité de la Couronne sur sa préfecture. Cette nouvelle inquiète le Gouvernement, car la Nouvelle Mongolie possède une importance stratégie au regard du fait qu’elle est le seul point d'accès terrestre continu vers le Vicaskaran. La perte durable du contrôle du fleuve Nim est inacceptable en raison de son rôle de première ligne de défense contre les peuples du Vicaskaran. Heureusement, les troupes de la Couronne avancent rapidement dans les steppes orientales et n'ont pas de difficulté à défaire les rares troupes levées en urgence par le préfet. La Nouvelle Mongolie a toujours été une zone rurale et peu peuplée à l'exception de la ville de Wartown. La terre natale de Gorun Sun tremble donc sous les bottes des milices de la Garde Nationale et les troupes de la Couronne prennent Wartown par le Nord et le Sud. Un émissaire est envoyé entre temps à Wartown pour négocier un possible accord de reddition avec le préfet et ainsi éviter de devoir prendre la cité par la force.
Front occidental
A l'Ouest, la Garde Nationale fonce vers l'Occident et assure après une semaine le contrôle de la région de l'Argon. Seule la ville de Titanua reste indépendante après sept jours d'opération dans le cœur de la péninsule.
Les troupes de Howkan entrent dans la ville de Borisk, cité largement abandonnée. Les quelques bandes de bandits vivant dans la zone urbaine sont maîtrises après plusieurs combats et la Garde nationale sécurise le centre-ville. Comme les autoroutes vers Borisk sont bloquées par les milliers de voitures abandonnées, on ravitaille les troupes de la Garde nationale stationnée à Borisk par voie maritime depuis Howkon.
Titanua se retrouve assiégée par trois armées. La cité aux neuf murailles est tenue à l'heure actuelle par un seigneur de guerre local. Il compte que quelques centaines de mercenaires à son service, mais les fortifications massives de la cité lui donnent un avantage certain face à toute attaque. L’État-major fédéral hésite entre assiéger la cité ou la prendre d'assaut. Après décision du prince Oroskon, l'ordre est donné de prendre la ville militairement. La cité comporte une importance majeure pour la Couronne. Après l'échec de la restauration diplomatique de l'Empire tarnois avec l'Icario et le Java, la ville de Titanua devient indispensable pour procéder au sacre du prince Oroskon. La prise de la cité et du Grand Temple Bleu sont donc les nouvelles priorités du Gouvernement et doivent ouvrir la voie à la restauration officielle du pouvoir royal sur la péninsule tarnoise. Vers 3 heures du matin, deux armées prennent donc d'assaut le quartier extérieur de Titanua, pendant que la troisième armée assure le contrôle de la rive Sud de l'Argon et empêche ainsi toute sortie de la ville par les tunnels passant sous le fleuve.
Pendant ce temps, la ville de Bella est reprise par la Garde Nationale et des miliciens sont en route vers Novaparte. La ville de Bella est habitée par une petite communauté d'écologistes qui ont bâti dans l'ancien temple de la cité, un autel à une divinité en forme de chèvre et portant le nom de Zottel. Le grand-prêtre du culte de Zottel, un certain Kris Bloker, dirige cette petite communauté d'altruistes multiculturalistes depuis plusieurs années. Après deux heures de négociation, les écolos acceptent de venir dans le giron de la Couronne si celle-ci s'engage à garantir l'octroi de certains droits d'autogestion dans le domaine religieux et politique. Ces demandes sont acceptées par le prince Oroskon qu'y voit une occasion de reprendre le contrôle sur Bella sans verser du sang inutilement.
Egzonkon et Vivikon sont repris pacifiquement. Les miliciens font dans les heures après la reconquête davantage office de force de police que d'une force d'occupation. Les deux villes étaient déjà largement associées avec les territoires fédéraux avant la reprise du contrôle de la rive occidentale de l'Argon. Cependant, ces deux villes permettent d'envisager une avancée rapide vers l'Ouest en servant comme base logistique, tout particulièrement en direction de la région située entre Irfan et Novaparte.
Maelar tombe également entre les mains des troupes de la Couronne après une bataille mineure entre le seigneur de guerre local et les miliciens de la Garde Nationale. Cette ville, située sur le bras de l'Argon allant vers Namikon, permet de couper la préfecture d'Irfankan du Sud-ouest de la péninsule. Les forces militaires entrant dans Maelar auront ensuite pour mission de se diriger vers Irfan pour mettre un terme à la république sécessionniste. Entre temps, le préfet de Namikon engage la mobilisation de la Garde nationale dans la cité marchande. Cette action ne se fait pas sans arrière-pensée politique, car le préfet ambitionne d'étendre le territoire de la préfecture de Namikon au-détriment des territoires sauvages.
Le Gouvernement fédéral n'a toujours pas répondu officiellement à la déclaration de sécession de la cité d'Irfan, mais l'avancée des troupes de la Garde Nationale permet de suggérer que les autorités de la cité-état devront bientôt se poser la question de l'avenir de leur état face à la progression de l'opération de reconquête en cours. Des rumeurs courent que la Couronne envisage des actions radicales à l'encontre des libéraux barricadés à Irfan. Est-ce que le sort d'Ymhall touchera également la cité d'Irfan ? Il semble peu probable qu'une ville aussi ancienne qu'Irfan puisse être rasée, mais il ne fait pas de doute que les forces libérales ne risquent pas de recevoir le même traitement que celui accordé aux habitants de Bella.
Contagion sacrée
Depuis la fin des émeutes à Sayakon, la scène religieuse de la péninsule est en pleine ébullition. Le christianisme avance à grand pas, se diversifiant et s'appuyant sur des mouvement religieux de type populaire. A l'heure actuelle, pas moins qu'un tiers de la population a rejoins la foi chrétienne et le nombre de croyants ne cesse de grandir chaque jour plus vite. Malheureusement, ça fait depuis plusieurs semaines que le clergé catholique de Nueva Esperanza a perdu la main-mise sur le mouvement, car le nombre de missionnaires et prêtres auto-proclamés ne cesse d'augmenter chaque jour, confiant les outils de la mission à des gens sans lien avec les autorités catholiques légitimes. Ceci profite grandement aux mouvements d'inspiration orthodoxe qui peuvent assumer la rupture avec l’Église de Nueva Esperanza et avancer l'idée d'une église autocéphale .
L'absence d'action de la part du Saint-Siège et des pays catholiques rend le mouvement encore plus imprévisible, car le dogme catholique urbain se dissout dans une multitude de variantes et d'innovations théologiques, les unes plus radicales que les autres. Cependant, le christianisme semble garder ses fondamentaux les plus précieux, car les prêtres et missionnaires s'accordant tous au moins sur les principes établis durant le Concile de Nicée. A nouveau, ce consensus ad minima joue en faveur des mouvements voulant imposer l'orthodoxie dans la péninsule.
Cartes
Bataille de Titanua
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Opérations militaires
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Posté : mar. oct. 20, 2015 8:18 pm
par Amaski
[bask][center]LA GUERRE CONTINENTALE - 2[/bask]
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Front oriental
Un coup d'état à Wartown provoque la chute du préfet local et la reddition de la cité aux forces de la Garde Nationale. Les tensions politiques suscitées par la défaite des troupes préfectorales ont fini par avoir raison du préfet et de sa politique sécessionniste. En même temps, la ville de Nimek annonce sa volonté de se soumettre à la Couronne tarnoise. Par ceci, tous les territoires de la Nouvelle Mongolie retombent sous le contrôle du Gouvernement fédéral. Aucune action n'est engagée contre les autorités de Nimek qui ont aux yeux de la Couronne agit sous la contrainte. Les élites de Wartown se voient aussi confiés une amnistie générale, sauf pour le préfet qui est fait prisonnier et conduit par des soldats de la Garde Nationale vers Koloria. Arrivé vers le Nim, les deux armées de la Garde Nationale reprennent le contrôle des fortifications et des ponts du fleuve, sécurisant ainsi le passage terrestre vers la péninsule.
A Wartown, les stocks militaires sécurisés de la Fédération sont mis sous contrôle de la Couronne. Ces stocks sont considérés comme stratégiques car contenant plusieurs bombes théodoniques. Celles-ci sont chargées dans un train qui prend la route vers Nortokon. Ce transfert est gardé sous secret afin de ne pas réveiller les soupçons de certains acteurs géopolitiques.
Front occidental
Après la prise de contrôle de la région de l'Argon, les troupes de la Garde Nationale s'enfoncent toujours davantage vers l'Ouest, passant par les anciennes routes impériales afin de contourner les autoroutes bouchées. Au Nord, la cité de Novaparte tombe sous le contrôle des troupes fédérales après deux jours de combat entre la garnison locale et les troupes de la Garde Nationale. Les combats ont été particulièrement rudes en raison de la muraille entourant l'ancienne ville, une des plus épaisses et hautes de la péninsule. C'est uniquement grâce à l'artillerie qu'on a fait venir depuis l'Est, que les fortifications ont pu être suffisamment détruites pour permettre de prendre le dessus sur les miliciens du seigneur de guerre de Novaparte.
Au Sud, Avanon et Kompton sont conquises par les armées de la Couronne. Les deux villes ont été très durement touchées par le Grand Chaos et les troupes de la Garde Nationale tombent, au mieux, sur quelques poches de survivants, groupes ayant réussi à créer une agriculture primitive dans les entourages des anciennes métropoles. Le préfet de Namikon a en personne conduit les troupes de Namikon durant la conquête d'Avanon. Sans surprise, ce dernier exige désormais que l'ancienne préfecture orientale soit intégrée dans celle de Namikon. En même temps, la libération de Kompton permet à la Couronne de mettre la main sur les chantiers militaires de la ville, augmentant la capacité de production de navires de type militaire du pays. C'est ainsi que le Sud-ouest tombe rapidement entre les mains du Gouvernement fédéral, offrant l'accès aux anciennes mégapoles désormais vides et abandonnées.
A l'Ouest, deux armées se mettent en marche en direction d'Irfan. Une entre elles a même déjà franchi les frontières de la préfecture homonyme. Cependant, le pire ne vient pas par voie terrestre, mais depuis les cieux. Durant les nuits, l'aviation fédérale se lance depuis Namikon dans les airs pour lâcher des bombes incendiaires dans les zones industrielles d'Irfan. Ces régions ne sont pas habitées, mais chaque bombe détruit encore plus un potentiel industriel pouvant servir à assurer la défense de la cité. L'objectif officiel de ces pilonnages n'est pas de tuer des civils, mais de mettre la pression sur les autorités d'Irfan ainsi que sur l'industrie locale. Chaque nuit et pendant plusieurs heures, le son des bombardiers-chasseurs résonne ainsi dans le ciel de la cité.
Entre temps, les combats font rage à Titanua. Les morts se comptent déjà par dizaines et la bataille pour la cité se tient sans répit. Néanmoins, le sacrifices ne sont pas vains car les troupes de la Garde Nationale ont conquis le quartier de la Ney Stat et s'enfoncent dans le quartier de Liber et du Mur. Depuis la rive Sud, la troisième armée a fait venir de l'artillerie qui bombarde les murailles de la cité, permettant aux deux autres armées d'avancer dans la cité. Les défenseurs se battent vaillamment, mais sont contraints de céder du territoire et de se replier, lentement mais sûrement, en direction de la Bastille. L’État-major fédéral envisage de lancer dans les heures à venir un assaut général en direction du quartier de Templum.
Contagion sacrée
Le christianisme se répand désormais de manière épidémique et la virulence des mouvements ne cesse pas de croître. Parmi les groupes les plus radicaux se compte un groupuscule portant le nom de « Fils de Joseph ». Ce sont des chrétiens nouvellement convertis et décidés à en finir avec l'ancienne religion. Ils organisent des groupes armés et attaquent les temples du Culte, osant même se prendre physiquement aux prêtres et aux prêtresses. Partout dans la péninsule, les Fils de Joseph détruisent les autels dédiés aux anciens dieux et imposent la terreur parmi le clergé du Culte. Ces actions accélèrent encore davantage la décomposition de la foi polythéiste car beaucoup de prêtres du Culte se convertissent au christianisme par peur d'être attaqués par les Fils de Joseph.
Cependant, des forces de stabilisation s'impose. Des moines venus du Thorval en grand nombre sont entra de former des communautés monastiques près des grandes villes de la péninsule. Ces hommes de foi permettent de freiner la dislocation théologique et de rétablir dans leurs régions respectifs un minimum de cohérence dogmatique. Les prêtres autoproclamés peinent à s'imposer face à des moines portant avec eux la légitimité papale et une foi inébranlable. Néanmoins, ils ne sont pas assez forts pour endiguer les violences des Fils de Joseph. La péninsule ne compte aucun évêque à l'heure actuelle et l'archevêché de Nueva Esperanza n'est pas matériellement en mesure d'assumer la gestion de tout un continent. La situation semble encore plus inquiétante car le Pape est gravement malade et risque de bientôt mourir. Le potentiel sede vacante ne semble promettre rien de bon. Certains rumeurs courent ainsi au sujet de l'intention de la Couronne de faire nommer des évêques laïcs, le temps de pouvoir stabiliser religieusement la péninsule et éviter un vide politique dangereux sur le moyen et long terme. Néanmoins, cette mesure forte peu orthodoxe semble à l'heure actuelle être considérée comme une action d'ultima ratio. On espère toujours une action du Saint-Siège afin de contenir la situation.
Cartes
Bataille de Titanua
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Opérations militaires
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Posté : sam. oct. 24, 2015 7:09 am
par Amaski
[bask][center]LA GUERRE CONTINENTALE - 3[/bask]
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Front occidental
Après la chute du Sud-ouest, les troupes de la Garde nationale avancent vers Irfan depuis trois directions. D'autres troupes se mettent également en mouvement pour se diriger vers la cité sécessionniste en vue de ce qui sera sans aucun doute l'affrontement final entre la Couronne tarnoise et la dernière ville libre d'Occident.
Après une semaine d'avancée, la ville d'Irfan est encerclée par trois armées. La première arrive dans la campagne d'Irfan depuis le Nord pendant que les deux autres armées atteignent la périphérie de la cité depuis l'Ouest. Les officiers de la Garde nationale décident de ne pas encore prendre d'assaut Irfan, mais au contraire d'entamer des préparatifs pour établir un siège de l'agglomération. On suppose que les libéraux n'ont pas encore eu le temps de mettre sur pied une agriculture efficace et capable de créer des surplus alimentaires nécessaires à nourrir la population pendant des mois. En plus, après plusieurs années de chaos, les supermarchés et entrepôts ont tous dû être pillés par ceux qui n'avaient pas pris le chemin vers l'Ouest. Ce qui reste sur place ne devrait pas être suffisant pour soutenir l'alimentation de la population pendant longtemps. Cependant, la Couronne tarnoise préfère éviter un affrontement militaire si cela n'est pas indispensable. En conséquence, les autorités fédérales envoient auprès les autorités d'Irfan un émissaire pour proposer à la cité de se rendre en échange de la possibilité de négocier des conditions de capitulation. Le diplomate envoyé à l'encontre des autorités d'Irfan est un certain Topias Savela.
Pendant ce temps, la bataille pour Titanua continue. La plus grande partie des mercenaires à la solde du seigneur de guerre local ont soit déserté soit été vaincu par les troupes de la Garde Nationale. Il reste désormais plus qu'une centaine de soldats qui ont pris refuge dans la Bastille. C'est ainsi, après des pertes nombreuses, que les soldats de la Couronne prennent possession des quartiers de Poko, Borek et du Templum. Vers le crépuscule du dixième jour de la Bataille de Titanua, le Grand Temple Bleu est officiellement conquis et le commandement hisse le drapeau royal sur la coupole du temple. Avec le cœur religieux de l'Empire tarnois entre les mains des monarchistes, la voie vers la restauration de l'autorité royale est libre. La troisième armée, située au Sud de l'Argon, profite du chaos provoquée chez l'ennemi pour pénétrer dans le quartier de Kora via les tunnels souterrains. L'objectif est ainsi de pouvoir attaquer la Bastille depuis deux fronts, empêchant ainsi à l'ennemi de pouvoir se concentrer sur un point d'attaque.
Dans les territoires libérés, beaucoup de survivants sont pris en charge par les services sanitaires de l'Armée fédérale. Après des nombreuses années d'abandon, la plus part entre eux sont sous-alimentés et souffrent de problèmes médicaux. A la surprise générale, les survivants se comptent par dizaines de milliers, la plus part ayant réussis à se réfugier dans des fermes ou à vivre de le pêche, la chasse et la cueillette. Des véritables communautés agricoles ont émergé en bordure des grandes métropoles, isolées de tout et ayant repris les mœurs de leurs lointains ancêtres. Quelques-uns se sont même regroupés dans des gratte-ciels vitrés de Borisk et ont créé des serres en profitant de l'exposition favorable des édifices. L'Armée entame systématiquement l'enregistrement des survivants et on compte déjà des nombreux cas où des parents ayant réussi à fuir vers l'Argon durant le Grand Chaos découvrent la survie de cousins, oncles ou même fils dans les territoires sauvages.
Plus discrètement, la Couronne envoie des ingénieurs dans les territoires libérés pour s'occuper des centrales nucléaires. Beaucoup d'entre elles ont été désactivées dans l'urgence, laissant des tonnes de matériel radioactif sur place. Il convient désormais de procéder à leur élimination et aussi à la remise en activité de ces centrales dont la production électrique pourra permettre de faire baisser le prix de l'électricité, le temps que les investissements dans les centrales à hydrogène soient amortis. Une partie des déchets radioactives seront aussi utilisés dans le cadre des programmes de recherche sur l'énergie atomique voire aussi permettront de laisser la porte ouverte à la production d'une hypothèque bombe atomique, si le contexte géopolitique devrait imposer un tel choix, politique dont on sait le prince Oroskon fortement opposé.
Contagion sacrée
Le Culte est dans l'agonie et le chaos se répand dans le clergé de la religion polythéiste. La peur est telle que beaucoup de prêtres procèdent à des obscures rituels devant faire venir les dieux sur terre. Ils sont convaincus que les immortels peuvent venir les secourir de ce qui leur semble être la fin du monde. Malheureusement, les Dieux restent sourds à leurs invocations. Pire, la police retrouve dans les souterrains des temples des tas de corps déchiquettés par ce qui semble avoir été un grand animal. Quelques témoins survivants et terrorisés parlent comment des démons auraient pris possession des corps des hommes sacrifiés durant les rituels d'invocation et tué les prêtres. Les autorités ignorent ces « témoignages » loufoques. La plus part des témoins, ne pouvant pas vivre avec l’horreur qu’ils ont vu, deviennent soit fous soit se suicident. Un mois après un tel massacre, un des témoins est retrouvé pendu dans sa cellule dans un asile de Sayakon. Au mur, on peut lire des mots écrits avec le sang du suicidé : « Le monde n’est qu’une simulation géopolitique et son administrateur suprême est Elgin. » La police ne tend pas à faire la lumière sur ces orgies sanguinaires et la série de suicides. Les forces de l'ordre ont largement à faire dans les quartiers défavorisés des grandes villes du pays.
De l'autre côté, le catholicisme acquière une victoire déterminante. A l'heure actuelle, la moitié de la population de la péninsule a adopté la nouvelle religion. Néanmoins, la vague de nouvelles conversions diminue grandement. L'arrivée de moines et prêtres du Viertenstein, du Thorval et du Saint-Siège a pour conséquence de stabiliser la situation religieuse. Les faux prêtres sont mis au ban par les religieux venus de l'Alméra. Si cela renforce le respect du dogme ainsi que la cause catholique en général, l'uniformisation dogmatique se fait au prix de l'élan missionnaire. L'avenir dira quelle sera la conséquence sur long terme de cette stabilisation.
Entre temps, des nombreux moines almérans profitent du vacuum créé par l'absence d'évêques. La péninsule tarnoise devient une terre d'accueil de prédilection pour le monachisme alméran qui se voit affranchi du contrôle des évêques et peut s'épanouir sans limite. Ce sont surtout les territoires sauvages qui offrent aux moines les plus belles opportunités pour fonder des monastères généreusement dotés en terres ainsi que zones de chasse et de pêche.
Fait moins remarqué, mais pas moins remarquable, un érudit catholique de Sayakon publie la première bible traduite en tarnois impérial. Une première édition envahie les marchés des livres et beaucoup de catholiques achètent cet ouvrage. La bible tarnoise est vite surnommée la Vulgata, en raison de son style simple et concis, faisant abstraction des grands problématiques théologiques pour se contenter de transmettre les Saints Évangiles. Cela permet au livre de ne pas tomber dans le feu des nombreux débats théologiques qui commencent à enflammer la péninsule tarnoise.
Cartes
Bataille de Titanua
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Opérations militaires
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Posté : dim. déc. 13, 2015 9:46 pm
par Amaski
[bask][center]Voyage dans l'Espace[/bask]
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La fin de l'année 2028 voit la réalisation de plusieurs projets majeurs dans le domaine spatial et aéronautique. L'ouverture du spatioport de Wartown, le développement des avions à haute vitesse et l'envoi de satellites de communication dans l'espace sont des succès politiques majeurs pour le pouvoir en place dans la péninsule tarnoise. Ironiquement, le pouvoir royal profite des nombreux chantiers lancés dans ce domaine sous la Fédération d'Aquanox en récoltant les fruits politiques de cet engagement. Personne à Titanua ne s’en plaint car le prestige engendré par la création d'une compagnie aérienne, le lancement de fusées et la mise en orbite de satellites permet de satisfaire les partis nationalistes et de détourner leur attention de la retraite lente mais visible de l'influence géopolitique du Tarnosia au Java. En somme, le pouvoir royal peut constater un renforcement de sa position à l'intérieur du pays et se créer la marge politique nécessaire pour organiser en douceur le divorce avec le Vicaskaran central.
D'autres projets sont toujours en cours mais peu connu du public. Pendant que le Raksasa tend de mener une guerre économique contre le Tarnosia, les scientifiques tarnois œuvrent tranquillement sur le programme atomique national. Les avis divergent dans la classe politique tarnoise sur l'intérêt de développer l'arme atomique mais le compromis actuel consiste à dire que son développement théorique et la simple capacité de produire la bombe sans réaliser la dernière étape semble être acceptable à tous.
Dans d'autres circonstances, le programme atomique aurait certainement connu le même sort que toutes les autres tentatives : la fin du financement et son oubli. Néanmoins, les actions du Raksasa sont un précieux soutien pour les militants pro-bombe atomique car ils ont la possibilité d'insister sur le danger du « géant d'outre-mer » et d'affirmer faussement que « la bombe, c'est la paix ». Cependant, la peur du Raksasa reste un argument aux effets limités. Les fonds alloués au programme atomique sont encore relativement modérés comparé au programme spatial et le Parlement semble peu enclin à approuver l'octroi de nouveaux fonds, surtout que le budget pour 2029 peine à être bouclé. D'un autre côté, la reconquête de l'Ouest a eu un effet stimulant sur le programme atomique car l'accès aux centrales nucléaires a permis de mettre la main sur un plutonium tout à fait propice pour l'élaboration d'une arme atomique.
Entre temps, le Gouvernement tarnois s'apprête à lancer la deuxième phase de ses ambitions spatiales. Celle-ci doit consister dans deux expéditions stratégiques. La première est l'envoi d’une sonde en direction de la planète tellurique la plus proche du Simpomonde et la seconde consiste à un voyage de plusieurs jours en avion spatial de la Terre vers la Lune et retour. Tous les deux objets seront lancés au même jour dans l'espace afin de permettre de profiter de conditions optimales pour l'envoi. Il est nécessaire de savoir que depuis la « petite fête » organisée par la Main noire dans l'orbite terrestre, la planète est entourée d'une ceinture de micro-débris dangereux pour les fusées et les avions spatiaux. L'objectif est donc de profiter d'un « trou » naturel dans cette ceinture pour pouvoir lancer l'avion spatial et la sonde hors de l'orbite basse du Simpomonde.
C'est ainsi que le 9 novembre 2028, une fusée se lève depuis le spatioport de Wartown en direction de l'espace. Elle contient une sonde de production rostove de type « Persona », un satellite d'observation sophistiqué, que les autorités tarnoises veuillent amener auprès la voisine du Simpomonde pour conduire des observations de l'atmosphère et de la surface de ce monde extraterrestre. Selon le calcul des scientifiques tarnois, le voyage en soi durera environ quatre mois entre le départ du Simpomonde et la mise en orbite du satellite autour de la planète. Étant donné que l'objectif n'est pas de faire revenir le satellite mais de le garder sur place, la fusée est destinée à faire un trajet aller-simple ce qui permet d'économiser du carburant mais aussi rendra les communications entre le satellite et le Simpomonde plus fragmentaires car pendant tout le temps que le satellite se trouve « derrière » la planète, il ne pourra pas envoyer de signaux en direction du Simpomonde. On a donc prévu des unités de stockage de données pour conserver les informations récoltées, le temps que l'envoi de signaux soit possible. Durant la fenêtre de tir, les informations récoltées seront envoyées vers un des satellites de communication déjà mis en orbite autour du Simpomonde et de là vers le spatioport de Wartown où elles pourront être envoyées aux équipes de chercheurs spécialisés.
Durant cette même matinée, l'avion spatial quitte l’aérodrome militaire de Minas Mon pour se lancer dans les airs. L'avion comporte un équipage de six personnes. Parmi eux, il y a deux pilotes tarnois, un chercheur azudèen, un chercheur centralien et deux chercheurs du Khaldidan. Cet équipage international prendra une demie heure avant de quitter complètement l'atmosphère terrestre et d’engager un voyage de sept jours devant conduire l'équipage à environ 384'467 km de son point de départ et à accomplir un voyage d'environ 800'000 kilomètres.
Durant le trajet, l'avion spatial quittera le Simpomonde en se faufilant à travers les débris pour voler vers la Lune, la contourner et revenir en direction de la planète Simpo. Ce trajet sera donc non seulement l'occasion de voir comment l'avion spatial réagit à un voyage de plusieurs jours mais aussi de conduire des observations du côté obscure de la Lune, face qui est d'habitude invisible aux télescopes situés sur la surface terrestre. Pendant la durée de survol, l'objectif consistera à prendre un maximum de photos pour pouvoir ensuite les étudier une fois revenu sur la planète. Les chercheurs des différents pays seront bien évidemment libres de prendre des photos pour leur compte ou de ne pas saisir l'occasion s'ils jugent propice de faire autre chose.
L'avion spatial reviendra le 16 novembre sur le Simpomonde. Il est prévu qu'il atterrisse dans un aérodrome militaire près de la Mer intérieure orientale. Le site a été choisi pour que l'avion puisse en cas de problème sur la dernière ligne accomplir un atterrissage d'urgence dans la mer intérieure voisine. Celle-ci est un terrain propice pour une récupération rapide de l'équipage par les autorités tarnoises sans qu'il soit nécessaire de demander l'autorisation à un pays voisin pour entrer dans des eaux étant des eaux territoriales. Une fois l'équipage récupéré, il sera conduit vers Minas Mon où les pilotes et chercheurs pourront profiter d'une semaine de repos très certainement bien méritée. Ceux qui voudront pourront bien évidemment repartir avant afin de commencer le travail sur les données récoltées. Entre temps, les autorités tarnoises mettront les données récoltées sur un serveur qui sera accessible aux chercheurs du monde entier par simple demande d'accès au Ministère de la Science. Il n'aura aucune restriction en termes de pays d'origine pour les chercheurs car l'objectif est la diffusion le plus largement que possible du savoir acquis durant ce voyage dans l'espace.
En cas de réussite de la mission, les autorités tarnoises engageront la construction de trois avions spatiaux supplémentaires afin de préparer la troisième phase du programme spatial. Les renseignements obtenus durant le voyage devront aussi permettre de savoir quels aspects de l'avion doivent être améliorés et si un renforcement de la structure ou une amélioration des moteurs est nécessaire pour des voyages plus longs et plus loin de la planète. La conception d'un avion capable de voyager pendant plusieurs semaines voire mois n'est pas une priorité pour le moment mais devra être gardé à l’œil car il pourrait devenir important dans quelques années. Néanmoins, plusieurs ingénieurs pensent que le grand défi pour un trajet plus long consistera à trouver un moyen de stocker l'essence et le ravitaillement nécessaire pour une telle mission car plus la durée d'un voyage est grand, plus le besoin en ravitaillement est important, diminuant l’espace vital et encombrant l'avion avec un poids supplémentaire. Le poids est un aspect qui ne doit pas être sous-estimé dans le cadre de voyages spatiaux car chaque kilo ajouté est un kilo nécessitant de l'énergie pour être propulsé hors de l'atmosphère terrestre.
Ces contraintes font penser à certains que l'avion spatial restera au mieux un véhicule pour les voyages hors de l'atmosphère car il n'est ni capable d'un alunissage ni d'accomplir de manière efficace un trajet sur long terme et sur des très grandes distances. C'est la raison pourquoi des idées émergent parmi les ingénieurs tarnois de concevoir un autre véhicule, purement spatial et devant permettre le transport de sondes, matériel et robots en grande quantité entre les planètes du système solaire pour un avenir situé dans les dix à vingt ans à venir.