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Posté : sam. mai 23, 2015 6:04 pm
par Iles-MJA V3
[i16] - île Warlalapi
Superficie : 6000 hectares
Habitants : communauté aborigène
Ressource : Pétrole


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Un groupe de dignitaires de la FROPT, en vacance sur la mer, s'arrêter pour se baigner dans une crique du sud du continent tout en dégustant des petits canapés à la gloire du peuple. Ils constatent vite, montant sur les hauteurs, qu'il s'agit d'une île... Contactant le PC, ils prennent conscience qu'ils ne se trouvent pas non plus à Pitjama...

Posté : dim. mai 31, 2015 1:37 pm
par Giorgios Kestandis
Les marins de la FROPT étaient réputés pour être de grands marins... le sang Hellène surement.
Seulement que cette fois ci l'île semblait plus petite et encore moins habitée.
La F.R.O.P.T. fera les même actions qu'avec l'île de Pitjama. L'idée que cette île soit un nouveau un haut lieu touristique du Thyroptis passa par la tête des politique.
Mais pourquoi ne pas en faire profiter tous les Membres de l'Union du Thyroptis ? En effet, le gouvernent central souhaitait prouver que cette île proche de ces côtes soit accessible à tous les membres de l'Union du Thyroptis.

La FROPT demanda avec l'aide de Noel Roach, le représentant de la communauté aborigène de la FROPT, avocat au barreau de Déchko et parlementaire national. Si la communauté aborigène locale accorderait une bande de terre avec la possibilité de faire venir des touristes...

Posté : lun. juin 29, 2015 7:37 pm
par Giorgios Kestandis
Les hommes de la FROPT quitte l'île. Pour cause la mission d'étude de l'île a été un désastre. Peu de volontaires semble heureux de cette île qui est peuplée d'une ethnie qui leur est très étrangère... Pitjama semble avoir attiré plus de monde du fait de son climat et de ses plages mais Warlalapi, semble dépourvue de côte où de gros navires peuvent accoster et de plus la mer est souvent assez agitée dans les parages... Les marins essaye d’éviter cette zone au sud très proche de la ZEE de la FROPT..

HRP : L'île peut être remise en jeu.[/i]

Posté : mar. juil. 14, 2015 9:29 am
par Iles-MJA V3
[i16] - île Warlalapi
Superficie : 6000 hectares
Habitants : communauté aborigène
Ressource : Pétrole


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Prenant de vitesse les scientifiques de l'Oceania, un riche homme d'affaire wapongais et ses équipes retrouvent la fameuse île de Warlalapi...

Posté : mar. août 04, 2015 2:04 pm
par Johel3007
Mémoires de Warlalapi

« -… et ainsi Analunandisi, toujours à la seule force de ses bras, amena Walimataruna, mère de Yuliwanala sa promise, sur le rivage avec les autres de la tribu. Cela faisait déjà beaucoup de fois que Analunandisi avait fait la traversée à la nage, bravant la fureur du Monde-Rivière et des bêtes qui vivaient sous sa surface. Mais il restait encore beaucoup de monde sur la plage, de l’autre côté, et Warlalapi, la Tortue sur laquelle marchent les Hommes-Qui-Rêvent, avait prévenu Analunandisi qu’elle devrait bientôt plonger à son tour pour chasser le mal qui la rongeait. Elle se retenait depuis longtemps, implorant les pères des pères des pères d’Analunandisi et puis chacun de leur fils. Aucun, pas même Analunandisi le Brave, Analunandisi le Fort, n’avait compris les signes avant qu’Analunandisi ne plonge pour chercher la perle qui guérirait Yuliwanala du Mal Noir qui empoisonnait les coquillages et les autres bêtes du Monde-Rivière. Warlalapi le lui avait dit directement. Elle avait dit à Analunandisi qu’elle ne donnerait plus qu’une journée et une nuit aux Hommes Qui Rêvent pour partir. Alors Analunandisi reparti à la nage vers sa promise, chassant la fatigue dans ses bras. Et il fit la traversée encore une fois. Et encore une fois. Et encore, et encore jusqu’à ce que le soleil soit très bas dans le ciel. Là, sur le bord de la Tortue sur laquelle marchent les Hommes-Qui-Rêvent, il tomba de fatigue. Il ne restait que lui et sa promise, encore faible du Mal Noir. Il décida de se reposer car, après tout il avait encore une nuit !! Mais Analunandisi dormit trop longtemps et, à son réveil, Warlalapi avait déjà dérivé très très loin de la tribue. Analunandisi appela la Tortue sur laquelle marchent les Hommes-Qui-Rêvent mais Warlalapi dormait déjà, prisonnier d’un rêve comme seuls les esprits en ont et qui durerait bien au-delà de celui d’ Analunandisi, de ses enfants et des enfants des enfants des enfants de ses enfants. Yuliwanala était fâchée sur Analunandisi car elle avait perdu sa famille et que, bientôt, Warlalapi plongerait, les noyant tous les deux. Alors Analunandisi sauta dans les flots. »

L’ancien se tut, prenant une gorgée d’eau, puis une autre, assis en tailleur et fixant l’horizon, laissant son jeune public dans l’attente. Il fallut plusieurs minutes avant qu’une petite voix téméraire ne s’élève.

« -Et après ? »

L’ancien parut hésité. Il se gratta la tête puis haussa les épaules en souriant de ses rares dents restantes.

« -Je ne sais plus… mais quoi que Analunandisi ait fait, cela a empêché Warlalapi de plonger. Et comme nous sommes là et qu’il n’y avait plus que lui et Yuliwanala sur le dos de Warlalapi, on peut se dire qu’il a survécu.»

« -Et la famille de Walimataruna aussi, non ? Il parait que de l’autre côté, il y a des Rêveurs qui sont venus par-delà le Monde-Rivière sur de grandes tortures blanches et grises. Ils ont demandés qu’on leur donne un morceau de Warlalapi en échange de jolis cadeaux. »

« -Pourquoi veulent-ils un morceau de Warlalapi ? Et pourquoi veulent-ils que nous le prenions pour eux ? Comme si on savait le faire ? »

« -Ils voulaient peut être dire qu’ils voulaient vivre sur un morceau de Warlalapi ? »

Le débat était lancé entre enfants et adolescents alors que l’ancien faisait son possible pour garder l’air serein et détaché qu’il affectait pour exprimer une sagesse dont il n’était pas trop sûr de disposer pour ce genre de questions nouvelles. Au fil des ans, nombreux avaient été les histoires de jeunes sots cherchant à traverser la Rivière-Monde à la nage ou sur un bout de bois pour explorer. Tous étaient revenus, les plus chanceux déshydratés, les moins chanceux avec de l’eau dans les poumons, leur corps rongé par les crabes. Mais jamais de jeunes sots d’une autre tortue géante n’était venu. Qu’ils soient repartis peu après laissait le mystère entier. Leurs frères de par-delà les flots reviendraient-ils un jour ?
Cette question trouva une réponse dans les minutes qui suivirent, avec un chasseur courrant à perdre aleine pour répendre la nouvelle…


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Le Thyroptis était un « continent » dans sa notion la plus laxiste du terme, rassemblant deux gigantesques îles qui, par leur étendue réciproque, auraient aisément pu former un continent à elles seules. Foyer de cultures aborigènes issus des peuplements originaires des grandes migrations humaines voici plus de 40.000 ans, le duo gigantesque accueillait aussi quantité de petites îles, principaux reliquats volcaniques d’une époque où les glaces polaires s’étendaient bien plus loin, entrainant une baisse globale des niveaux des mers et transformant les plus étroit bras de mer en ponts de terre opportuns pour les ancêtres de l’Homme moderne. Perdue dans les brumes aux larges du détroit séparant les deux sœurs-continents, Warlalapi est une de ces îles.

Découverte jadis par des tribus humaines en quête d’eau poissonneuse et de forêts couvertes de fruits, elle fut redécouverte en 2027 par un navire de la F.R.O.P.T., laquelle avait cherché à faire les choses dans les règles des tendances humanistes récentes, accordant d’amblée un droit de propriété à la population locale sur l’ensemble des terres et entamant avec elle des négociations pour obtenir des aborigènes qu’ils donnent, louent ou vendent quelque chose que nombre d’entre eux ne considéraient pas leur appartenir pour commencer. La palabre enthousiaste des premiers jours avec un avocat « spécialiste de la question aborigène » avait été source de nombres d’histoires au sein des familles de l’île, aussi heureuse de découvrir d’autres humains que curieux quant à leur apparence bizarre. Elle avait ensuite fait place à une franche rigolade quand l’avocat avait initialement chercher à leur expliquer ce que la FROPT voulait. La rigolade avait ensuite fait place à la confusion puis à l’ennui quand les questions juridiques avaient fini par occuper la totalité de la discussion.

Au final, les barrières linguistiques et culturelles avaient eu raison de la patience de la FROPT, qui avait plié bagage en déclarant, pour sauver la face, vouloir en fait faire de l’île une réserve naturelle sous l’autorité de la population locale. Si le but est fort noble et « généreux » (de la même manière qu’offrir à quelqu’un ce qui ne vous appartient pas peut être généreux), il n’en demeurait pas moins qu’une population ayant perdu tout contact avec le reste de l’Humanité depuis plusieurs millénaires venait d’être exposée aux yeux du monde. L’information avait été assez discrète que pour éviter une ruée médiatique, surtout quand le G9 mobilisait toute l’attention des journalistes, mais pas assez discrète que pour empêcher les opportunistes de venir voir. Le bateau qui mouillait au large de la pointe sud-est de l’île appartenait à l’un d’entre eux.

Posté : mer. août 05, 2015 8:03 pm
par Johel3007
Paradis contesté

[center][img]http://s9.postimg.org/tc6w4jlpr/032.jpg[/img][/center]

"-Monsieur ? Nous sommes arrivés."

Tiré de ses songes par la voix du capitaine, Lo Fan s'étira en baillant, lâchant au passage un pet grassouillet tandis qu'il se levait de sa couche, posant un regard encore endormi sur la baie d'observation au vitrage teinté qui occupait l'un des murs de ses appartements privés. Délaissant sa couche et le duo de Kaiyuanaises qui allait avec, il enfila un peignoir de soie Roumalienne tout en tapotant sa montre, envoyant ainsi le signal à l'ordinateur de bord de diminuer le filtrage lumineux de 60%, laissant ainsi la pleine magnificence du paysage pénétrer dans la pièce. Même pour un homme comme lui, ce genre de spectacle restait charmeur. Après tout, qui ne s'émerveillerait pas devant une famille d'orques jouant à travers les vagues ?

[center][img]http://s28.postimg.org/ivt2x3ogt/03diapo2015.jpg[/img][/center]

Bien entendu, le jeu" ici consistait probablement à pourchasser une banc de poissons ou une bande de mammifères marins en vue de les dévorer ou de simplement les massacrer. C'était dans la nature de tout être vivant : la capacité à s'amuser était automatiquement liée à un goût pour la destruction, en partie car l'amusement sous-entendait souvent de gâcher de l'énergie et donc des ressources pour un autre but que la seule survie. Qu'il s'agisse de simplement passer le temps, de poser un défi à leurs capacités connues ou juste de flatter leur égo, les créatures intelligentes ne perdaient jamais une occasion de créer ou détruire sans autre but fondamental que celui de créer ou détruire. Lo Fan en savait quelques choses : jadis nommé à la tête du projet "Space Dream", il avait dirigé le Centre Spatial de Fehz, sur l'île de Shish, pendant une bonne partie de sa vie d'adulte. Une position avant tout politique, obtenue grâce à son clan et à son influence au sein de l'Organisation du Traité d'Hellington. Le projet avait visé à conquérir les étoiles pour nul autre but que celui de prouver que la civilisation Pelabssienne et ses filiales pouvaient le faire. Il avait aussi visé à s'assurer que, même si cette civilisation était détruite par l'envie et la haine du reste du monde, ses assassins ne s'en sortiraient pas indemnes. Les ressources englouties par ce projet auraient sans mal pu améliorer sensiblement l’existence de centaines de millions d'êtres humains mais elles avaient été malgré tout allouées en connaissance de cause à la réalisation d'un grand rêve, d'une fantaisie luxueuse et largement inutile. Mais ça avait été drôle, au moins...

Aujourd'hui, les circonstances avaient fait que le centre spatial de Fehz était à la Fiémance et que celle-ci, si elles appréciaient les ingénieurs et autres spécialistes du Pelabssa, n'avait pas de place pour un parvenu politique. Lo Fan avait senti le vent tourné et avait plié bagage. Après tout, il était riche au-delà de ce que la majorité de ses compatriotes ne pouvaient rêver et il n'avait plus de raison de végéter dans un emploi de bureau sans avenir. Sa présence ici, au large du Thyroptis, était en quelque sorte son plan de reconversion professionnel : une île vierge, sur laquelle la nation la plus proche avait abandonné toute revendication et dont la population d'origine n'avait pas les moyens de s'opposer aux projets du jeune homme si elle l'avait voulu. Et Lo Fan doutait que la poignée de familles aborigènes vivant sur ce rocher battu par les vents ait la volonté de se battre contre une bande de mercenaires armés. Alors que ses pensées passaient de la famille d'orques à la côte devant lui, le Wapongais fut tiré de sa rêverie matinale par le cracha de l'interphone.


"-La température extérieure est d'environ 11°C avec un soleil timide. La météo devrait être clémente et aucune averse n'est à craindre dans les prochaines 48 heures. J'ai tout de même pris la liberté de faire préparer des vêtements de pluie au cas, le climat pouvant être capricieux dans cette région. Le détachement est prêt et le petit déjeuner sera servi sous peu au bord de la piscine."

Lo Fan activa un canal de communication sur sa montre.

"-Parfait, Capitaine. Je serai sur le pont dans dix minutes.
Oubliez le petit déjeuner et que l'hélicoptère se tienne prêt : je tiens à inspecter mon nouveau domaine au plus tôt."


Un peu tôt peut être pour assumer que cette île était sienne mais au diable la modestie : quand un enfant du pays de Wa savait ce qu'il voulait, peu de chose pouvait l'empêcher de réussir, à part une superpuissance militaire et une aide divine.