Posté : mer. mai 06, 2015 9:50 am
Et le continent , dans tout ça ?
Eh bien le continent a suivi sa propre route . Naotokan II meurt en Avril 1947 à 83 ans et à la suite de la convention de Juin 1947, l'Empereur Naotokan III continue , à 29 ans , de régner sur le Grand-Empire d'Hokkaido qui a changé de nom pour se démarquer de l'ile républicaine , hérétique . On choisit de reprendre le terme de Nijiin , royaume en bas-Hokkai , pour appeler cette partie continentale d'un pays morcelé , éclaté .
Alors que la République , de son coté , prend son envol et voit son PIB gonfler d'année en année , l'Empire reste quant à lui figé dans le modèle traditionnel .
Le Bushido et l'aristocratie guerrière reste de mise . Le pays s'isole , ne digérant pas que l'Hokkaido soit de son coté reconnu par le Kaiyuan , le Quantar , les USP ou encore la Shawiricie et le Schlessien , et mène une guerre diplomatique de déni contre la République .
En 1959 l'Empereur Naotokan III tente toutefois de modifier le statut de la noblesse militaire pour l'évincer du gouvernement et y faire ainsi entrer des technocrates qui redresserait le Nijiin par un véritable traitement de cheval , ce à quoi les intéressés répondent par un coup de sabot ! Perdre le gouvernement , c'est perdre l'ascendant sur la population et surtout la bourgeoisie , garantes à elles deux de la pérennité de la noblesse . Les réformes s’accélèrent dans la tête de Naotokan III , la menace se précise semaine après semaine pour la noblesse et c'est à la Noël 1964 que la poudrière explose : il devient urgentissime de remercier l'empereur , il prévoit de faire ouvrir les hauts-postes de l'armée aux technocrates ! Les dossiers préparés durant les 2 décennies de pouvoir sont en passe de concrétiser , Naotokan n'attends que la fin de l'année fiscale pour avancer ses pions , or la fin de l'année fiscale est pour fin-Mars !
Il se trouve , que pendant ce temps-là , il y en a un qui n'apprécie pas , mais alors pas du tout , ce délire réformiste , c'est Fujisawara , le frère de l'empereur .
En effet , il suffit d'analyser brièvement la situation pour comprendre qu'il a tout à perdre : le seul à ne rien perdre dans l'histoire , ce serait l'empereur lui-même .
Il continuerait de régner sur un état saigné de sa substance nobiliaire puisque l'administration et l'armée seront confiées à des technocrates et demeurera de la sorte la seule personne de sang au sein de l'état , disposant ainsi de tout l'ascendant pour sanctionner les lois des-dits technocrates , et assure son siège pour les décennies à venir .
La noblesse , au contraire perdrait son ascendant sur ses deux adversaires que sont le peuple et la bourgeoisie puisque n'ayant plus ni le glaive , le haut-commandement de l'armée , ni la balance , le gouvernement et le reste de l'administration . Dépourvue de ses armes , rien n’empêcherait alors les shonin , les riches mais méprisés marchands , de la submerger puisque la seule source de revenus de la noblesse est précisément son rang !
Panique à bord , et en particulier chez le frère de l'empereur , noble parmi les nobles , mais pas gouvernant ... Et donc celui qui va le plus perdre au passage ...
Le 22 Mars 1965 , Fujisawara profite de l'absence de son frère pour massacrer toute sa suite : sa femme , ses enfants , ses serviteurs et ses conseillers les plus fidèles sont décapités au sabre . Viennent ainsi de mourir ceux qui aiguillait l'empereur vers la voie réformiste ! Mais ce n'est pas assez à Fujisawara : il fait traquer , veut retrouver Naotokan pour l'éliminer définitivement . Malheureusement , cette traque ne fut pas assez discrète : depuis la campagne Naotokan apprend ce qui est arrivé à sa famille et à ses proches collaborateurs et parvient à s'enfuir vers le Kaiyuan , puis rejoindre la Roumalie ou Sa Majesté Cheng Tsu-Tao accepta ensuite de l'héberger en exil .
Cela signe ainsi la fin du réformisme nijiinais , qui revient aussitôt à l'ancien régime . Les fouilles des demeures impériales révèlent les projets de Naotokan III et sont brulés en public pour symboliser la destruction physique du délirium tremens progressiste de la décennie des années 50 . Les privilèges accordés sont révoqués et les quelques technocrates déjà entrés dans l'armée et l'administration sont eux aussi décapités sur-le-champs . La noblesse retrouve sa pleine possession des domaines sus-cités et recouvre son ascendant sur la bourgeoisie qui dégoutée se réfugie dans un mutisme navrant , pour sauver sa tête ...
Naotokan III , né en 1918 , meurt à 79 ans en 1997 en exil en Roumalie . Son fils lui succède à 21 ans sous le titre Naotokan IV , mais meurt de tuberculose en 2005 .
C'est donc son deuxième fils né en 1978 qui porte désormais le titre d'Empereur Naotokan V , à 45 ans aujourd'hui .
Quand à Fujisawara , né en 1935 et âgé de 30 ans lors de son coup de force contre Naotokan , il gouverne toujours le Nijiin du haut de ses 88 ans ...
Eh bien le continent a suivi sa propre route . Naotokan II meurt en Avril 1947 à 83 ans et à la suite de la convention de Juin 1947, l'Empereur Naotokan III continue , à 29 ans , de régner sur le Grand-Empire d'Hokkaido qui a changé de nom pour se démarquer de l'ile républicaine , hérétique . On choisit de reprendre le terme de Nijiin , royaume en bas-Hokkai , pour appeler cette partie continentale d'un pays morcelé , éclaté .
Alors que la République , de son coté , prend son envol et voit son PIB gonfler d'année en année , l'Empire reste quant à lui figé dans le modèle traditionnel .
Le Bushido et l'aristocratie guerrière reste de mise . Le pays s'isole , ne digérant pas que l'Hokkaido soit de son coté reconnu par le Kaiyuan , le Quantar , les USP ou encore la Shawiricie et le Schlessien , et mène une guerre diplomatique de déni contre la République .
En 1959 l'Empereur Naotokan III tente toutefois de modifier le statut de la noblesse militaire pour l'évincer du gouvernement et y faire ainsi entrer des technocrates qui redresserait le Nijiin par un véritable traitement de cheval , ce à quoi les intéressés répondent par un coup de sabot ! Perdre le gouvernement , c'est perdre l'ascendant sur la population et surtout la bourgeoisie , garantes à elles deux de la pérennité de la noblesse . Les réformes s’accélèrent dans la tête de Naotokan III , la menace se précise semaine après semaine pour la noblesse et c'est à la Noël 1964 que la poudrière explose : il devient urgentissime de remercier l'empereur , il prévoit de faire ouvrir les hauts-postes de l'armée aux technocrates ! Les dossiers préparés durant les 2 décennies de pouvoir sont en passe de concrétiser , Naotokan n'attends que la fin de l'année fiscale pour avancer ses pions , or la fin de l'année fiscale est pour fin-Mars !
Il se trouve , que pendant ce temps-là , il y en a un qui n'apprécie pas , mais alors pas du tout , ce délire réformiste , c'est Fujisawara , le frère de l'empereur .
En effet , il suffit d'analyser brièvement la situation pour comprendre qu'il a tout à perdre : le seul à ne rien perdre dans l'histoire , ce serait l'empereur lui-même .
Il continuerait de régner sur un état saigné de sa substance nobiliaire puisque l'administration et l'armée seront confiées à des technocrates et demeurera de la sorte la seule personne de sang au sein de l'état , disposant ainsi de tout l'ascendant pour sanctionner les lois des-dits technocrates , et assure son siège pour les décennies à venir .
La noblesse , au contraire perdrait son ascendant sur ses deux adversaires que sont le peuple et la bourgeoisie puisque n'ayant plus ni le glaive , le haut-commandement de l'armée , ni la balance , le gouvernement et le reste de l'administration . Dépourvue de ses armes , rien n’empêcherait alors les shonin , les riches mais méprisés marchands , de la submerger puisque la seule source de revenus de la noblesse est précisément son rang !
Panique à bord , et en particulier chez le frère de l'empereur , noble parmi les nobles , mais pas gouvernant ... Et donc celui qui va le plus perdre au passage ...
Le 22 Mars 1965 , Fujisawara profite de l'absence de son frère pour massacrer toute sa suite : sa femme , ses enfants , ses serviteurs et ses conseillers les plus fidèles sont décapités au sabre . Viennent ainsi de mourir ceux qui aiguillait l'empereur vers la voie réformiste ! Mais ce n'est pas assez à Fujisawara : il fait traquer , veut retrouver Naotokan pour l'éliminer définitivement . Malheureusement , cette traque ne fut pas assez discrète : depuis la campagne Naotokan apprend ce qui est arrivé à sa famille et à ses proches collaborateurs et parvient à s'enfuir vers le Kaiyuan , puis rejoindre la Roumalie ou Sa Majesté Cheng Tsu-Tao accepta ensuite de l'héberger en exil .
Cela signe ainsi la fin du réformisme nijiinais , qui revient aussitôt à l'ancien régime . Les fouilles des demeures impériales révèlent les projets de Naotokan III et sont brulés en public pour symboliser la destruction physique du délirium tremens progressiste de la décennie des années 50 . Les privilèges accordés sont révoqués et les quelques technocrates déjà entrés dans l'armée et l'administration sont eux aussi décapités sur-le-champs . La noblesse retrouve sa pleine possession des domaines sus-cités et recouvre son ascendant sur la bourgeoisie qui dégoutée se réfugie dans un mutisme navrant , pour sauver sa tête ...
Naotokan III , né en 1918 , meurt à 79 ans en 1997 en exil en Roumalie . Son fils lui succède à 21 ans sous le titre Naotokan IV , mais meurt de tuberculose en 2005 .
C'est donc son deuxième fils né en 1978 qui porte désormais le titre d'Empereur Naotokan V , à 45 ans aujourd'hui .
Quand à Fujisawara , né en 1935 et âgé de 30 ans lors de son coup de force contre Naotokan , il gouverne toujours le Nijiin du haut de ses 88 ans ...