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Posté : mar. avr. 28, 2015 2:51 pm
par Kim
Conseil des ministres

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Bae Dong Chul
Président de la République chosonne
Pour terminer, nous aborderons rapidement la question des tensions entre nos deux alliés du Mayong et du Wapong. La situation pourrait trouver une solution diplomatique rapide et durable, nous l'espérons, grâce à la médiation du Raksasa qui organise une réunion de crise en urgence. L'article neuf du traité du pacte de Kanton prévoit la possibilité de réunir un conseil pour régler ce genre de questions, or ce n'est pas l'option qui a été retenue et nous nous trouvons aujourd'hui exclu d'une médiation entre nos principaux alliés où nous aurions eu tout intérêt à nous trouver. Alors qu'un représentant du Nankin est invité à participer aux négociations.

Son So Youn
Ministre des Affaires Étrangères
Il ne faut pas voir une mise à l'écart de notre diplomatie par nos alliés du pacte dans ce dossier, nous venons tout juste d'accueillir un sommet d'une grande importance qui a vu la signature du protocole de Cheongpul et qui prouve toute l'importance de notre présence au sein de l'alliance. L'empire du Raksasa est le meilleur garant de la stabilité régionale au sud-makara et il reste dans son rôle en proposant sa médiation et non celle du pacte.

Bae Dong Chul
Président de la République chosonne
Je n'ai aucun reproche à faire au gouvernement du Raksasa, c'est votre ministère qui est responsable de notre absence autours de la table. Vous vous êtes montrée trop timorée et trop en retrait sur cette affaire. Vous aviez peur de vexer les sensibilités de nos alliés du Mayong et du Wapong en prenant contact avec leurs chancelleries pour condamner leurs actions respectives, et vous attendiez après le Raksasa en espérant qu'il assume son statut de leader. Vous auriez dû la première solliciter une réunion du conseil du pacte de Kanton dans cette affaire afin d'organiser une médiation entre les deux parties. Je n'ai pas à vous rappeler, vu notre position particulière dans le monde, l'importance pour notre république d'avoir une diplomatie forte et influente. Nous devons devenir un interlocuteur incontournable pour nos partenaires.

Son So Youn
Ministre des Affaires Étrangères
Je vous présente mes excuses monsieur le président. Peut être puis-je encore discuter la présence de notre délégation à Jiyuan, les discussions seront nécessairement longues. Je pourrais y être dans à peine quelques heures, je ne devrais manquer que la cérémonie d'accueil, les échanges informels et le récapitulatif de la situation actuelle que je connais déjà.

Bae Dong Chul
Président de la République chosonne
Non, le faire maintenant me semble mal venu. Vous ferez publier une déclaration de soutien à l'initiative du Raksasa d'organiser une réunion de sortie de crise avec nos vœux de réussite et de paix. Et vous tâcherez à l'avenir d'être plus prévoyante dans ce genre d'affaire.

Son So Youn
Ministre des Affaires Étrangères
Bien monsieur le président.

Posté : lun. mai 25, 2015 3:07 pm
par Kim
Préserver le mode de vie nomade : l'exemple du clan Sunlog


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Les Sunlog sont un clan nomade vivant au nord du Choson dans une des régions les plus hostiles du pays. Ainsi, ces nomades domestiquent des animaux assez particuliers puisqu'ils ne possèdent aucun chevaux mais des rennes. Ces derniers leur apportent à la fois du fromage, du lait et de la viande, mais les aident également à se déplacer dans les zones inhospitalières. Cette culture particulière était encore considérée l'an dernier comme étant en train de disparaître. Grâce à la politique menée actuellement par le gouvernement, le déclin de ce peuple des steppes tend à s'inverser et les individus composant le clan sont de plus en plus nombreux. On compte aujourd'hui une quarantaine de familles et deux milles rennes, bien loin encore de la grandeur passée du clan. Aujourd'hui les principales sources de revenus des Sunlog sont le commerce des produits de l'élevage et le tourisme, les étrangers venant acheter leur artisanat, monter leurs rennes et s'essayer le temps des vacances à la vie nomade.

Les autorités chosonnes ont pris conscience depuis peu seulement que le pastoralisme est non seulement le meilleur moyen de tirer bénéfice des immenses territoires arides du pays mais qu'il représente également un cas exemplaire de production écologiques. Les exemples d'élevages intensifs ayant donné naissance à de nouvelles maladies et l'intérêt accru d'une partie de la population mondiale pour les produits sains et écologiques ont fait comprendre aux hommes et femmes politiques chosons qu'ils avaient intérêt à encourager l'élevage nomade. Grâce à une production élevée, l'élevage peut rapidement contribuer pour un tiers au produit intérieur brut par l'exportation de viande mais aussi et surtout par l'exportation de laine, de cachemire et de cuir. La diversité biologique et culturelle de produits issus de l'élevage choson repose entièrement sur les éleveurs et leur mode de vie. Le gouvernement, les entrepreneurs, les chercheurs et les éleveurs travaillent ensemble autour de la question de la revalorisation des produits naturels en vue de leur exportation à l'étranger. Ce nouveau marché d'exportation de la culture chosonne à l'étranger est un nouvel avenir qui se dessine pour les éleveurs chosons et de nouvelles perspectives concernant l'élevage nomade. Les Sunlog participent ainsi activement à la production de yaourts destinés à l'union fiémançaise qui recherche des produits artisanaux.

Les principaux enjeux de la pérennité de l'élevage choson sont : une meilleure gestion des différentes composantes de l'activité d'élevage, tant des troupeaux (taille, composition, qualité sanitaire et zootechnique) que des ressources naturelles indispensables à leur subsistance (pâturages, eau) ; une meilleure valorisation des productions, à l'aide de débouchés nouveaux et plus de rémunérations, et la mise en place de filières solides ; la représentation de la vie nomade au sein de la société chosonne afin de prendre part à l'élaboration de la politique d'élevage. Le gouvernement organise des sessions de formation et de sensibilisation aux différents enjeux permettant de fournir un appui technique à certaines activités innovantes génératrices de revenus comme la fibre de yack et des actions concrètes d’amélioration de la santé du cheptel.

Posté : lun. juin 15, 2015 9:33 am
par Kim
Les enfants des rues de Cheongpul


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«Je déteste vivre ainsi, mais je n’ai plus le choix. Même nos vêtements crasseux se font voler ici, explique Eun-Hee, 12 ans. J’aimerais travailler, n’importe quel travail, mais personne ne peut m’employer, parce que je n’ai ni acte de naissance, ni carte d’identité.»

Eun-Hee est l’une des quelque 5 000 enfants des rues de Cheongpul, la capitale chosonne. En 2026, elle s’est enfuie de l’orphelinat catholique où elle n’était pas heureuse pour rejoindre son frère aîné, Hyun-Ki. Ce dernier est considéré comme le propriétaire du tunnel où vit la petite bande d’enfants. Il a cessé de travailler, c’est-à-dire de faire les poches, en 2021, pour diriger un gang de 4 enfants qui volent pour lui, dans les foules des marchés ou dans les autobus bondés. L’un d’eux, Min-Ho, 16 ans, s’est enfui de chez ses parents, installés au nord-est de Cheongpul, en 2017. A 8 ans, il a quitté l’école afin de soulager ses parents et a fini par rejoindre les rues de la capitale où il a d’abord assuré sa survie en mendiant.

«Si je n’ai plus d’autre solution, je recommencerai, mais maintenant je n’ai plus à le faire, Hyun-Ki m’a appris à voler. Mendier, c’est bon pour les filles, pas pour les garçons. Par contre, tout le monde fume et boit, filles et garçons.»

S’ils sont visibles dans la journée, quand il ne fait pas trop froid, les enfants des rues disparaissent la nuit venue dans les galeries souterraines des villes construites sous la période communiste. Des kilomètres de tunnels où courent les conduites d’eau, chaude et froide, alimentant le chauffage collectif des immeubles. Des boyaux étroits, peu aérés, qui protègent du long hiver, soit six mois durant lesquels les températures se situent couramment entre moins 30°C et moins 40°C. L’air y est confiné, la lueur des bougies éclaire aussi les rats et les cafards, compagnons des enfants des rues. On raconte, qu’il y a trois mois, une conduite d’eau bouillante a éclaté, tuant un enfant réfugié au chaud.

Mais l’information est restée discrète, le pays ne souhaitant probablement pas trop médiatiser la misère qui le touche. Le gouvernement reconnaît aujourd’hui officiellement 300 enfants dans les rues de Cheongpul, mais les associations présentes sur place estiment leur nombre à environ 5 000. D’autres villes du Choson, nées avec l’industrialisation à la soviétique, connaissent le même phénomène. Pour l’instant, les enfants survivent grâce au vol à la tire, aux petits boulots sur les marchés ou dans la rue et à la prostitution. Ils souffrent de maladies de peau, d’allergies et de problèmes digestifs essentiellement. Cependant, les drogues circulent peu parmi eux, sauf l’alcool.

Si le climat extrêmement rude du Choson oblige les enfants à vivre sous terre pour ne pas mourir de froid, il est aussi l’une des causes de leur situation : des hivers très rigoureux ont provoqué une situation dramatique avec une migration massive d’anciens nomades dans les villes où ils ne trouvent pas à s’employer. D’où également une paupérisation des familles où les bouches à nourrir sont un poids insupportable. Les associations qui s’attachent à résoudre le problème des enfants des rues avancent aussi que l’alcoolisme est l’une des causes majeures de la situation. Les enfants qui ont fui leur famille avancent souvent comme raison la violence, liée à l’alcoolisme. Dans un contexte aussi difficile, il n’est pas rare que les divorces et les remariages se fassent avec l’abandon pur et simple des enfants du mariage précédent.

Une petite dizaine d’associations œuvrent à Cheongpul pour trouver des solutions. Soutenues par le gouvernement choson, qui gère lui-même un centre public pour enfants des rues, elles travaillent en coopération et mènent une politique commune, qui vise à réunir les familles et leurs enfants. Plusieurs refuges gèrent les enfants dont la famille ne veut plus entendre parler ou dont on ne retrouve pas les parents ; le gouvernement se charge de campagnes de vaccinations dans les tunnels et les moines recrutent des novices, éduqués ensuite au monastère de Damanjihye, dont l’activité renaît depuis quelques années avec la fin des persécutions communistes.

Posté : jeu. sept. 03, 2015 1:59 pm
par Kim
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Note de service – secret


Les récentes décisions politiques en Endo ont provoqué un exil de population idéologiquement attachée au communisme. Ils sont déjà nombreux à avoir rejoint le Wapong et plus probablement les districts contrôlés par le SSP. Des milliers devraient encore effectuer ce voyage dans les jours à venir. Or, la route la plus directe pour rejoindre le Wapong depuis l'Endo passe par notre territoire. Certains éléments représentent une menace sérieuse pour notre sécurité et pour celle de nos alliés. Deux cas de figure sont alors possibles :

1. Les communistes en exil transitent légalement par notre territoire : ils doivent être systématiquement contrôlés par les forces de l'ordre aux frontières et orientés vers la solution qui leur permettra de quitter le territoire national le plus rapidement possible (via le transmakaran qui les conduira sans halte au Wapong). Des agents de l'ARC en civils doivent les accompagner discrètement en effectuant le même voyage que les groupes communistes endoas et confirmer leur sortie réelle du territoire. Les identités ainsi que le lieu de destination de l'ensemble des communistes endoas en exil via le Choson seront ensuite transmises au services secrets endoas avec lesquels nous coopérons, et aux services secrets wapongais pour signalement.

2. Les communistes en exil transitent illégalement par notre territoire : c'est une probabilité à ne pas exclure vu la faible densité de notre territoire, un passage clandestin via le Choson peut apparaître comme une solution facile pour ces gens. Ces éléments représentent un risque à trois niveaux : ils pourraient décider de mener des actions de représailles (guérilla, action terroriste) en territoire endoa depuis notre sol, mener des actions hostiles sur notre propre territoire ou rejoindre les milices du SSP et menacer le Wapong. La sécurité aux frontières sud et nord est donc temporairement renforcée afin de tenter de contrer ces passages clandestins, et les patrouilles à l'intérieur du territoire doivent également s'intensifier. Tout clandestin doit être immédiatement interpellé et/ou mis hors d'état de nuire s'il représente une menace. Tout citoyen endoa capturé clandestinement devra être remis aux autorités endoanne à la frontière.

Posté : mer. oct. 14, 2015 7:13 pm
par Kim
Enquête d'opinion
(résultats partiellement tirés au sort)

Soutenez-vous l'action du gouvernement en général ?

Oui : 58 %
Non : 38 %
NSPP : 4 %

Approuvez-vous la gestion des révoltes par les autorités ?

Oui : 20 %
Non : 76 %
NSPP : 4 %

Selon vous, le ministre de la justice et de la police doit-il présenter sa démission après cette affaire ?

Oui : 77 %
Non : 13 %
NSPP : 10 %

Faites vous confiance au gouvernement pour apporter des solutions concrètes à la crise actuelle ?

Oui : 54 %
Non : 40 %
NSPP : 6 %

Avez-vous une bonne opinion des personnalités politiques suivantes :

Bae Dong Chul, président de la république
53 %43 %4 %

Choi Dae-Ho, ministre de l'éducation, de la formation et de la recherche
73 %25 %2 %

Gwon Tae-Hyun, ministre de la défense et du renseignement
66 %27 %7 %

Jeon Jung Wan, ministre de l'économie, des finances et du travail
72 %27 %1 %

Kim Jin Kyung, ministre de la justice et de la police
14 %85 %1 %

Park Chin-Ho, ministre de l'environnement et de l'aménagement du territoire
68 %28 %4 %

Son So Youn, ministre des affaires étrangères
93 %6 %1 %

Song Phil Soon, ministre de la santé et des sports
63 %31 %6 %

Pour qui voteriez-vous en cas d’élection législative demain :

Union Démocratique Chosonne : 71 %
Guggadang : 21 %
Parti Révolutionnaire du Peuple Choson : 8 %

Analyse :

Si l'action du gouvernement dans son ensemble, sa capacité à apporter des solutions et la popularité des membres du gouvernement à l'exception du ministre de la justice et de la police sont encore majoritairement bien perçus dans l'opinion public, l'ensemble de ces indicateurs sont néanmoins en baisse depuis la dernière enquête d'opinion. On constate notamment une baisse importante d'opinions favorables dans les milieux ruraux et nomades qui se sont révoltés ces derniers jours. C'est le ministre de la justice et de la police qui semble en faire les frais et porte le chapeau des événements dramatiques de ces derniers jours.

On constate qui si des élections devaient avoir lieu demain, le parti du président Bae Dong Chul conserverait une majorité confortable mais avec tout de même un recul important de 14 points par rapport aux élections précédentes. Un revers qui semblerait profiter au jeune parti nationaliste et identitaire Guggadang qui deviendrait par l'occasion le second parti du Choson devant des communistes en baisse dans l'opinion. Ces derniers sont en effet en partie pointée du doigt dans les événements tragiques de ces derniers jours, accusés d'être les meneurs des actions violentes perpétrés par des groupes ultra-violents de manifestants.

Seule ministre a être épargnée dans son image auprès de la population chosonne, Son So Youn fait encore l'unanimité dans toutes les catégories de population, jeunes et séniors, sédentaires et nomades, fonctionnaires ou privés. Populaire déjà avant son entrée dans la vie politique chosonnne, les chosons semblent lui attribuer, à tort ou à raison, l'entière responsabilité des réussites de ce gouvernement. Son travail qui a permit de renforcer la coopération avec le Raksasa, de consolider la position du pays au sein du Pacte de Kanton et de développer des relations avec le Kaiyuan et l'Endo, est vu comme le moteur principal de la croissance économique et de l'amélioration des conditions de vie au Choson. Si elle semble aujourd'hui plébiscitée pour briguer le poste de chef de la majorité aux prochaines élections, Son So Youn dément toujours avoir une quelconque ambition présidentielle et les rumeurs suggèrent qu'elle pourrait envisager sa candidature à la tête de l'organisation mondiale pour le développement. Quoi qu'il en soit, elle apparaît aujourd'hui comme le dernier gage de confiance du gouvernement Bae et le dernier rempart contre la montée des nationalistes.

Posté : jeu. avr. 14, 2016 9:57 am
par Kim
Religions : un commerce florissant


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Le nouveau Choson libéral a renoué avec l’un des traits caractéristiques du royaume de Taego Wang : une grande tolérance religieuse. Pourtant la pratique religieuse fut longtemps très encadrée au Choson. Le bouddhisme seon, qui constituait une donnée structurante de la société chosonne au début du xxe siècle fut fortement réprimé pendant la période socialiste. La pratique religieuse ne disparut cependant pas totalement et perdura discretement, dans l’intimité des familles. La libéralisation et la quête d’identité qui accompagnèrent la transition démocratique provoquèrent une recrudescence de la pratique religieuse. Cette libéralisation de la pratique religieuse s’accompagna logiquement d’une nouvelle demande de moines dont Min-ho fait partie.

Âgé de 22 ans, Min-ho a quitté sa steppe natale pour venir étudier a Cheongpul a l’université religieuse de [url=http://www.simpolitique.com/cheongpul-froide-capitale-t11515.html]Birojeon[/url]. Après en avoir été diplômé, il a été nommé moine au sein du principal monastère de la capitale, Damanjihye, qui trône non loin du centre de Cheongpul au-dessus d’un léger vallon que le développement urbain a progressivement absorbé. Min-ho explique son engagement par la souffrance qu’il éprouva pendant son adolescence et par sa volonté de servir les gens, d’être utile. Malgré les promesses liées a la construction d’une nouvelle société libre et démocratique, Min-ho affirme que la souffrance est de plus en plus répandue au Choson. Alors que beaucoup considèrent que le boom minier est en partie responsable de ces souffrances du fait qu’il brise l’harmonie qui peut exister entre l’homme et son environnement, ce jeune moine le considère pour sa part comme indispensable au développement.

Il en veut pour preuve que certains moines effectuent parfois des cérémonies pour le compte des entreprises minières avant le début des campagnes d’exploration. Ces cérémonies doivent permettre d’apaiser les esprits, et sans doute aussi les employés. Le fond du problème n’est pas là, selon lui. Le problème, c’est que les entreprises exploitent les ressources sans que cela ne bénéficie réellement a la population. A cela, Min-ho ajoute un autre problème, lié a la nouvelle mentalité qui s’est développée après la transition. Aujourd’hui, les gens veulent toujours plus d’argent. Or plus on a d’argent, plus il y a de souffrance, car on se demande toujours comment conserver cet argent mais aussi comment en acquérir davantage. Cette attitude se retrouve également dans la pratique religieuse des chosons. Si ceux-ci ne voient pas leurs vœux ou leurs demandes exaucés, alors ils n’hésitent pas a aller voir un chamane, le chamanisme restant très présent dans le pays, voire les missionnaires chrétiens. Ce comportement, somme toute rationnel, témoigne du pragmatisme des chosons qui n’hésitent pas a changer d’endroit si l’herbe paraît plus verte ailleurs. Si Min-ho dénonce la nouvelle mentalité des chosons et leur appétence pour l’argent, le comportement des moines suscite également un certain scepticisme au sein de la population.

En effet, si les chosons se sont rapidement adaptés aux nouvelles règles de l’économie de marché, il en a été de même pour l’église bouddhiste. Un panneau est souvent accroché a l’entrée de chaque monastère afin de présenter le prix des services qui y sont prodigués et les moines ne se contentent pas de leur activité quotidienne mais exercent également leurs talents a domicile. Dans ce nouveau Choson libéral, si le bouddhisme et le chamanisme restent très implantés dans les steppes, l’offre est de plus en plus concurrencée a Cheongpul par celle des missionnaires chrétiens. Leur succès est particulièrement marqué dans les quartiers déshérités de la capitale. Min-ho affirme que leur succès résulte avant tout des avantages matériels qu’ils offrent a la population. En s’occupant des pauvres, en organisant des tournois sportifs ou encore en offrant des livres, ils adoucissent un peu la vie de leurs habitants. Comme on peut le voir dans un secteur d'activité où les entreprises rivalisent d'innovation pour dominer un marché, les différentes religions se livrent une concurrence acharnée pour attirer le fidèle consommateur.

Posté : dim. avr. 17, 2016 4:50 pm
par Kim
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/341384Sanstitre.gif[/img]



Gestion des frontières terrestres
Rapport commandé à l'Agence de Renseignement Choson
par les ministères de la justice et de la police et de la défense
et du renseignement dans le cadre de [url=http://www.simpolitique.com/post281645.html#p281645]l'insécurité aux frontières nationales[/url].



Contrôle et surveillance aux frontières

La tâche de gestion des frontières est double : d’une part, contrôler et surveiller afin de détecter et filtrer les risques en termes de sécurité, les individus et les biens indésirables et, d’autre part, permettre un équilibre entre ouverture et fermeture des frontières. Exécuter ces tâches requiert un éventail de compétences. Les agents travaillant aux frontières occupent de ce fait une place particulière dans l’appareil étatique car ils doivent être capables de remplir tant des fonctions de sécurité interne et externe que des fonctions plus fiscales. Face à un trafic profitant des spécificités des zones frontalières, le contrôle des frontières doit se concentrer sur trois dimensions : l’individu traversant la frontière, ses biens ou marchandises et son mode de transport. Aux postes frontaliers, les gardes-frontière jouent un rôle important dans le contrôle des personnes. Des moyens spécifiques sont requis : des moyens humains (un personnel qualifié, en nombre suffisant avec des formations spécifiques) mais aussi des moyens techniques (des bases de données, un équipement de détection...) ou encore l’usage d’unités canines. En outre, la surveillance entre les postes frontaliers peut également bénéficier des moyens technologiques : radars de longue portée, capteurs de mouvement, patrouilles aériennes.

Porosité des frontières terrestres

Un facteur pouvant faciliter le trafic à travers une frontière est la présence de communautés frontalières, comme cela est le cas pour l'ethnie myrohanne qui est présente de part et d'autre de la frontière avec l'Eran ou de l'ethnie roumalienne à l'est. Des liens ethniques ou économiques existaient avant l’imposition des frontières actuelles, les populations locales ont souvent construit des coopérations formelles et informelles dans divers domaines sans prendre en compte les contraintes liées à l’existence de la frontière politique. En outre, en situation difficile, le trafic à petite échelle est vu comme un moyen de survie pour les populations locales. Faisant partie intégrante des économies transfrontalières informelles, le trafic illicite local peut se normaliser. Cela peut expliquer la réticence des communautés locales à coopérer avec les autorités dans la lutte contre les activités de trafic transfrontalier. Certaines régions frontalières peuvent devenir des zones de refuge pour des malfaiteurs et des lieux de criminalité et de trafic où les déplacements des trafiquants et criminels sont éventuellement facilités par les complicités ethniques des populations des régions frontalières. Les routes de trafics contournent les points de contrôle à la frontière, utilisant des parties de territoire où les solidarités entre populations locales priment.

Défi de la corruption

Un des plus gros problèmes rencontrés est la corruption car elle affecte tant l’efficacité que l’existence même de la gestion aux frontières. De plus, la présence de ce phénomène aux frontières peut avoir des répercussions sur la capacité d’autres agences étatiques de mener leurs activités à bien (la police, le secteur de la justice…). Les agents aux frontières sont particulièrement sensibles à ce phénomène car ils constituent la première interface rencontrée par la criminalité transnationale organisée. Les problèmes d’infrastructure, des institutions étatiques faibles, l’isolement social et géographique, les bas salaires contribuent souvent au découragement et à la frustration des agents. De plus, ce qui peut être demandé aux agents en termes de collaboration à des activités illégales est souvent minimal, et peut se limiter à regarder dans une autre direction ou être à un autre endroit lorsqu’un véhicule ou une cargaison douteux passe la frontière. Les conditions de vie et de travail difficiles des agents frontaliers sont par conséquent un terreau fertile pour le développement de la criminalité transfrontalière profitant des faiblesses de la situation.

Technologie et formation appropriées aux besoins

La technologie est devenue incontournable dans la gestion de frontières, que ce soit pour la collecte et le partage d’informations sur les individus et les biens, la communication, l’analyse des risques ou les opérations de détection. Actuellement, le contrôle à la frontière physique est constitué tant de barrières technologiques, de l’exploitation de bases de données que de contrôle physique. Doivent être pris en compte le niveau de formation et les infrastructures existantes. Une stratégie de transfert en étapes, accompagnée d’un processus de formation à la technologie, doit être privilégiée. Une formation appropriée aux besoins des gardes-frontière est également essentielle afin de construire des capacités et compétences qui persistent après la formation en tant que telle.

Conclusion

Malgré le peu d’attention qui lui a jusqu’ici été accordée, la gestion des frontières terrestres est une dimension incontournable des efforts de lutte contre la criminalité transfrontalière. En effet, même si leur importance semble parfois remise en question, les frontières demeurent la marque la plus visible de la souveraineté de l’État sur son territoire. Les trafics illicites à travers les frontières terrestres se caractérise par des dynamiques qui lui sont propres et doivent être prises en compte dans les réponses que l’on peut lui apporter.

Posté : sam. mai 21, 2016 10:34 am
par Kim
Les nouveaux riches, l’agriculture et le développement


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Lors de la transition vers le capitalisme, le Choson a connu une profonde récession économique dont le pays a mit environ dix ans pour en sortir. Pourtant, certains ont su s’adapter plus rapidement que d’autres aux nouvelles règles du marché et en ont profité pour construire des fortunes conséquentes. Les nouveaux riches qui ont ainsi vu le jour constituent une nouvelle élite, au comportement parfois tapageur, mais qui rêve de transformer le pays pour en faire un îlot de prospérité et de modernité. Les richesses qui se sont construites après 2020 se sont fondées sur des processus de privatisation, sur la redécouverte du potentiel minier et agricole choson ou plus simplement sur l’importation de produits étrangers que les chosons découvraient petit a petit.

L’apparition de ces fortunes s’est accompagnée de celle de grands groupes qui ont progressivement diversifié leur activité pour être aujourd’hui présents dans quasiment tous les secteurs de la vie économique. Peu nombreux, ces derniers dominent l’économie et les tours vitrées qui ont récemment vu le jour a Cheongpul sont là pour rappeler leur nouvelle puissance. Certains chosons aiment affubler ces nouveaux dirigeants du titre peu flatteur d’oligarque, du fait du lien intime qui les unit au monde politique. Les grands groupes qui ont vu le jour possèdent une autre particularité : celle d’être restés, plus ou moins, des entreprises familiales ou le fondateur continue d’occuper une position centrale. Dix ans après la transition, la plupart sont dirigées par des quinquagénaires qui, s’ils restent dans la force de l’âge, commencent a se poser la question de leur succession. Beaucoup privilégient alors des membres de leur famille. A l’inverse de leurs parents qui ont vécu dans leur chair les difficultés de la transition, les enfants de ces dirigeants d’entreprise ont connu une jeunesse aisée.

Après avoir fréquenté les meilleures écoles du pays, ils ont effectué leurs études supérieures à l’étranger avant de revenir au Choson pour s’aguerrir au sein des différentes filiales du groupe de leurs parents. Les frasques de ces derniers font régulièrement la une de la presse people chosonne et nombreux sont aujourd’hui ceux qui s’inquiètent des effets de cette transition a la tête des grands groupes sur la bonne santé économique de ces derniers. Tae-yong est un représentant de cette seconde génération. Âgé d’une trentaine d’années, son parcours est classique. Diplômé d’un master au Raksasa, il a choisi de rentrer au Choson pour créer son entreprise dans le domaine de la finance. Un an après sa création, celle-ci fit faillite ce qui le conduisit a revenir dans le groupe fondé par son père. Après avoir travaillé pendant longtemps pour l’État dans le domaine de la construction, son père a tiré parti de la transition pour créer sa propre entreprise, aujourd’hui l’une des plus importantes du secteur. En 2026, il se vit proposer le poste de vice-ministre des Finances après la victoire de l'UDC aux élections législatives. Cette nomination le força a démissionner de la présidence du groupe. Il demanda alors a son fils de le remplacer. Tae-yong affirme cependant qu’il ne s’intéresse pas réellement au secteur de la construction, qu’il préfère laisser a son père. Lui préfère consacrer son énergie a un autre secteur porteur d’avenir pour le groupe comme pour le Choson, l’agriculture.

Fin connaisseur du secteur, Tae-yong rappelle que l’agriculture ne s’est développée que récemment au Choson. Après avoir connu une première période faste pendant la période socialiste, la transition vers le capitalisme a conduit a un effondrement de la production. Le pays est devenu dépendant de l’étranger pour l’importation de ses légumes, de sa farine ou encore de son lait, un paradoxe alors que le pays compte plus de cinquante millions de têtes de bétail mais qui s’explique par la difficulté à bâtir des circuits de distribution efficaces dans ce vaste espace. Le secteur a néanmoins connu un rebond important à la fin des années 2020 et il est aujourd’hui en plein développement. L’exportation est devenue un objectif et l’agriculture porte même la croissance économique chosonne alors que le prix des matières minérales a fortement baissé. Tae-yong est convaincu que l’avenir du pays passe par l’agriculture. De ce fait, il a choisi de développer une production d’argousier. Cet arbuste, typique du Choson, grandit dans les régions d’altitude marquées par un climat froid et sec. Il produit des fruits auxquels les chosons prêtent de multiples vertus.

Aujourd’hui, Tae-yong est devenu l’un des principaux producteurs d’argousier du Choson après avoir racheté une ancienne entreprise d'état de la période socialiste. L’entreprise était chargée d’approvisionner tout l’ouest choson en produits agricoles dérivés du blé. En proie à des difficultés financières importantes, elle fut privatisée au milieu des années 2020. Tae-yong choisit de la racheter et d’éponger ses dettes. Plus que l’entreprise en elle-même, ce sont les infrastructures qui avaient été construites par les communistes qui l’intéressaient, en particulier le réseau d’irrigation souterraine. Tae-yong décida d’y planter de l’argousier sur 600 hectares. Il entend aujourd’hui passer à 3 000 hectares pour, à terme, exporter sa production. Le succès qu’il a connu lui a permis de devenir le principal employeur de la région. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la mise en œuvre de ce projet n’a pas été simple. Le plus difficile a été de trouver des personnes qui croient au projet. « La plupart des gens que je croise me demandent quelle est la taille de ma production annuelle. Ils ne comprennent pas qu’un arbre met du temps a pousser et que le retour sur investissement ne peut être immédiat. »

L’attitude des chosons à l’égard du secteur agricole est d’ailleurs, selon lui, révélatrice des problèmes actuels. Le pays se concentre beaucoup trop sur le secteur minier et sur les profits de court terme. Le problème est qu’une fois que les ressources sont exploitées, il ne reste rien. Le Choson devrait plutôt s’inspirer de l’agriculture. En effet, à la différence de l’activité minière, l’agriculture permet de créer et de transformer au Choson, donc de produire de la valeur ajoutée. Tae-yong entend se démarquer de son père et apporter, lui aussi, sa pierre a cet édifice délicat qu’est le développement. Grâce à ses terres préservées et à sa proximité avec le marché austrobeysinois, l’agriculture fait aux yeux de Tae-yong figure de nouvel eldorado. Ce secteur pourrait devenir le nouvel or du Choson.