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Posté : mar. avr. 14, 2015 8:42 pm
par Iles-MJA V3
[i9] - île Kaniba
Superficie : 23000 hectares
Habitants : communauté Indiens Caraïbes
Ressource : Platine
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En vacances sur l'eau, des jeunes militants du parti conservateur de Shawiricie s'égarent prés de côtes inhospitalières, poussés par la soif du fait d'un épuisement des stocks de coca. Sauvés par les habitants de ce qu'ils pensent être une réserve, ils contactent leurs parents. Le père d'un des garçons, militaire, comprend l'enjeu et avertit sa hiérarchie, une fois l'hélicoptère posé sur la plage, au milieu d'indigènes effrayés.
Posté : jeu. avr. 16, 2015 2:47 am
par Steve
Gordon S. Phillips marchait d'un ton à la fois décidé et pressé. Phillips était un homme respecté et bien connu au Complexe Hays. Agent de liaison de la Garde côtière auprès de la défense shawiricoise, l'homme gradé Lieutenant était chargé d'assurer la livraison de messages importants entre la Garde côtière et le ministère de la Défense. Marchant dans le couloir principal de l'aile Richards, Phillips n'avait qu'une seule destination : le bureau du Général Anthony Balk. Le Général Balk était le militaire le plus haut gradé du Complexe Hays et considéré comme le troisième homme le plus puissant des forces armées shawiricoises tout juste derrière le Président de la Shawiricie et le ministre de la Défense. Rares étaient les situations où le Lieutenant allait directement à la source de l'armée shawiricoise, mais Phillips était convaincu que cette fois-ci, il ne pouvait se permettre de remettre les documents qu'il avait en main à un militaire moins gradé. Lorsqu'il arriva au secrétariat du bureau du Général, la femme chargée des formalités lui indiqua qu'Anthony Balk n'était pas disponible et qu'il était en réunion. Elle l'invita à prendre un rendez-vous dans la case horaire disponible la plus rapprochée de la date actuelle, soit dans environ trois semaines, puis lui demanda de partir. Le Lieutenant Phillips n'avait nullement l'intention de partir puis lui indiqua, ni plus ni moins, qu'il attendrait le temps qu'il faudrait qu'il revienne de sa réunion. Gordon S. Phillips prit donc un siège, et sans se soucier de la directrice administrative, contemplait les nombreux portraits sur les murs. Les minutes défilèrent, et une heure trente plus tard, le Général Balk se pointa le bout du nez, salua son employée puis s'apprêta à entrer dans son bureau sans se soucier du Lieutenant de la branche administrative de la garde côtière.
- Mon Général, je demande une audience.
- Voyez cela avec Megan, merci.
- Je crains de ne pouvoir, Mon Général.
- Votre identité, monsieur?
- Lieutenant Gordon Phillips de la Garde côtière. J'ai des documents à vous montrer, et sauf votre respect Mon Général, ça ne peut pas attendre trois semaines.
- Lieutenant Phillips, j'ai beaucoup entendu parler de vous. Je suis désolé, mais je suis pressé. Alors à moins qu'il s'agisse d'un attentat terroriste meurtrier mettant en danger la vie du Président ou qu'il s'agisse d'une découverte extraordinaire nous permettant de compétitionner avec les plus grandes armées du monde, vous allez devoir prendre un rendez-vous.
- Sauf votre respect, Mon Général, vous n'êtes pas assez exceptionnel à mes yeux pour que je me déplace de l'Aile Eddy-Jackson jusqu'ici pour que de simples pacotilles. Une fois de plus, Mon Général, je respecte au plus haut point l'homme que vous êtes, mais si vous ne m'accordez pas ne serait-ce que dix minutes, j'irai plus haut que vous.
- Attention, Lieutenant, vous nagez en insubordination. Faisons une entente : je vous accorde dix minutes et si cela ne les vaut pas, je m'occupe personnellement de votre avenir au sein des Forces.
- Merci, Mon Général.
Le Général Balk indiqua d'un faible signe de la main à sa directrice administrative (un genre de titre honorifique pour une secrétaire plus qu'ordinaire) que tout était correct. En plus de mots, cela voulait dire de lui donner dix minutes et de retarder ses rendez-vos à l'horaire le temps qu'il règle le compte de ce Lieutenant de la Garde côtière qui comptait en mener un peu trop large devant le grand chef des militaires shawiricois. Les deux hommes entrèrent dans le bureau, et prirent place sur deux fauteuils alignés un en face de l'autre, quelque peu de biais, aux côtés d'un foyer sûrement faux. Sans s'attarder au décor sans saveur du bureau, le Lieutenant Phillips s'attaqua immédiatement au vif du sujet. Après tout, il n'avait que dix minutes.
- Merci, Monsieur. Tôt cette nuit, à deux heures trente-huit, un appel de détresse a été fait auprès du Sergent James Carter du corps des Marines d'une île à l'est de la Shawiricie. Bien que rocambolesque comme scénario, il semblerait que de jeunes shawiricois âgés entre dix-neuf et vingt-six ans se seraient égarés à plusieurs centaines, voire des milliers, de kilomètres de la limite du Golfe de Shawiricie. L'appel de détresse a été émis par Jason Carter, fils du Sergent Carter, de l'île jusqu'ici non répertoriée par les autorités shawiricoises et voisines. La Garde côtière a immédiatement envoyé une flotte à la rescousse des jeunes égarés avec à son bord le Sergent Carter. Vous pouvez voir d'ailleurs un rapport très complet du Sergent dans cette pochette. Si je suis venu vous voir cet après-midi, c'est que le Sergent Carter est venu à moi pour m'indiquer que l'île est habitée par ce qui semble être une communauté caraïbo-indienne et que celle-ci semble complètement isolée.
- Ce n'est pas la première fois qu'on nous rapporte des îles habitées par des communautés quelconques, Lieutenant, je ne crois pas...
- Vous êtes dans l'erreur, Mon Général. Le Sergent est ferme dans ses propos : l'île représente une opportunité incontestable pour la Shawiricie. Comme l'indique le rapport du Sergent Carter, la communauté semble impressionnée d'être face à la civilisation évoluée de 2026 et semble très ouverte à un dialogue. Le Sergent Carter explique dans son rapport avoir discuté, avec le langage des signes avec ce qui semble être le chef de la communauté, afin de tenter de les rassurer : ils avaient l'air effrayés. Le Sergent Carter croit que la Shawiricie devrait s'y déplacer sans attendre pour tenter un dialogue et constater à quel point cette île représente plus qu'une simple rencontre avec des aborigènes.
- Et qu'est-ce qu'elle représente, cette île?
- Le Sergent Carter est un militaire expérimenté qui a été envoyé au front dans plus de vingt-et-un pays pour diverses opérations de tout genre. Selon le Sergent Carter, cette île reposerait sur un gisement de platine, Monsieur.
- Du platine, dites-vous? Bien, laissez-moi ces documents. Ce sera tout pour cette rencontre, Lieutenant. Nous allons vous recontacter.
Le Général Balk se leva, puis sans dire un mot de plus, reconduisit son invité jusqu'à la porte. Il le salua une dernière fois et le pria de laisser ses coordonnées à Megan. Aussitôt, il referma la porte. Il leva les yeux vers le plafond, puis laissa échapper un long soupir. Il alla s'asseoir à son bureau puis feuilleta quelques minutes le rapport du Sergent Carter. Puis il déposa les documents et prit le combiné du téléphone.
- Oui, Megan, annulez mes rendez-vous pour la journée. Oui, c'est ça, les annuler. Merci.
Le grand patron de l'armée de terre redéposa le combiné puis ouvrit le troisième tiroir à la gauche de son bureau. Dans le tiroir se trouvait un coffre-fort. Il y composa un numéro à cinq chiffres, puis en ouvrit la porte. Il prit un téléphone portable avec sa main gauche, puis composa un numéro.
- Monsieur le Président...
[...]
La Situation Room était une pièce très imposante, sous forme de salle de conférence, avec divers écrans et technologies de toutes sortes. Il s'agissait de la plus grande pièce d'opération du Complexe Hays. Il n'était pas rare, lors des grandes opérations, de voir les plus grands noms réunis autour de cette table pour discuter de ce qui ne se discutait pas ailleurs. Autour de la table de la Situation Room se trouvaient le Général Balk, le ministre de la Défense, le Président Decker, l'Amiral-en-chef de la flotte shawiricoise, l'Amiral de la Garde côtière et divers intervenants et conseillers des hommes présents dans la Situation Room.
- (Jimmy Decker, Président) Bien. Nous sommes réunis aujourd'hui à ma demande à la suite d'une information divulguée au Général Balk. Vous avez tous été mis au courant de la situation, et votre rôle aujourd'hui est de déterminer la marche à suivre pour une approche pacifique. Je ne veux pas entendre d'opinion contraire à cette formalité, la décision étant prise tant sur le plan politique qu'historique. Allez-y.
- (James Suber, ministre de la Défense) En tant que Général des forces armées de la Shawiricie, je tiens à ce qu'on opte pour une tactique fluide nous permettant une approche axée sur le dialogue. N'oublions pas que l'île représente une opportunité en or en ce qui concerne l'extraction du platine, si les premières analyses du Sergent Carter sont exactes.
- (Charles Green, Amiral de la Garde côtière) Les allégations du Sergent Carter ne sont pas isolées, si vous me permettez l'intervention. Plusieurs matelots envoyés pour secourir les échoués ont confirmé qu'ils croyaient eux aussi en cette possibilité. Selon les rapports reçus sur mon bureau, les aborigènes semblent extrêmement craintifs, mais curieux. Je crois qu'il faut rester modeste sur la flotte à envoyer au point qui nous intéresse, sauf si la Shawiricie désire frapper un grand coup.
- (Jimmy Decker, Président) Il n'en est pas question.
- (Mack Jackson, Amiral-en-chef de l'armée navale) Alors envoyons deux navires de la Garde côtière au large de l'île et gardons-nous au loin la réserve de quelques croiseurs qui ne seraient pas visibles de l'île...
- (James Suber, ministre de la Défense) Et pourquoi garderions-nous en réserve une flotte prête à combattre? Faut-il à ce point craindre dix ou douze Indiens qui dansent autour d'un feu de camp en invoquant des sortilèges voodoo?
- (Anthony Balk, Général de l'armée) Monsieur, je crois que l'Amiral Jackson n'a pas tort. Nous ignorons tout de ces êtres. Prenons la situation avec précaution. Je n'enverrai pas d'hommes là-bas s'ils n'ont pas l'impression qu'ils sont protégés derrière.
- (Charles Green, Amiral de la Garde côtière) Je suis en faveur d'un tel procédé. Dans le pire des cas, ou plutôt dans le meilleur des cas, ces croiseurs ne seront qu'inutiles. Je suis disposé à envoyer deux navires de la Garde avec mes meilleurs éléments, mais je crois que tout le monde ici sait comment se déroulera l'opération sur les eaux. La grande question, c'est que se passera-t-il arrivé sur place?
- (James Suber, ministre de la Défense) Général Balk, c'est votre moment de gloire.
- (Anthony Balk, Général de l'armée) Bien. Nous allons nous charger de cartographier l'île. Je veux que deux patrouilleurs de la Garde côtière accostent l'île. Il faut à son bord des médecins -ne sait-ont jamais-, et deux ou trois traducteurs comptant à eux seuls le plus de langues indigènes possibles. Si jamais ils parlent le Klingon, on s'arrangera en conséquence. Il serait bien qu'un grand dirigeant du gouvernement y soit, monsieur le Président, afin de démontrer votre sérieux. Je veux, et c'est impératif, que nos hommes fouillent l'île et écartent tout danger possible...
- (Jimmy Decker, Président) James, peut-être pourriez-vous faire le voyage?
- (James Suber, ministre de la Défense) Sauf votre respect monsieur le Président, je ne crois pas qu'il soit...
- (Jimmy Decker, Président) Si vous n'y allez pas, j'envoie Barnes.
- (James Suber, ministre de la Défense) Sacre Dieu! C'est bon, je vais me mouiller...
- (Jimmy Decker, Président) Bien, messieurs. Je dois vous quitter. Je tiens à ce que le ministre Suber agisse à titre de représentant officiel de la Shawiricie sur cette île. Nul besoin de vous rappeler qu'il s'agit du Général des forces armées shawiricoises et que vous êtes tous sous son commandement. Messieurs, merci de m'avoir accueilli.
[...]
Posté : ven. mai 01, 2015 3:59 pm
par Iles-MJA V3
Les locaux ne donnent pas de nouvelles particulières, et ont quitté les premiers étudiants égarés sur leurs côtes dans la cordialité. Ils ont laissé une carte aux militaires de la Shawiricie, qui ont agi avec retenue, pour que ces derniers reviennent les voir à leur convenance, en leur apportant, ils l'espèrent, des femmes blanches.
Posté : dim. sept. 13, 2015 1:46 pm
par Iles-MJA V3
[i9] - île Kaniba
Superficie : 23000 hectares
Habitants : communauté Indiens Caraïbes
Ressource : Platine
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Après 15 mois sans nouvelles des Shawiriciens, la peuplade Kaniba a repris une vie traditionnelle, portant néanmoins un intérêt plus accru qu'avant au platine, grâce auquel 8 femmes blanches avaient été achetées au dernier passage de Shawiriciens (très vulgaires cela dit).
Après ces semaines d'isolement, c'est à l'hiver suivant que les Kaniba virent arriver de nouveaux navires, appartenant au Khaldidan.
Posté : dim. sept. 13, 2015 4:36 pm
par Lukas
Passerelle de Commandement du Vaisseau Patrouilleur "Gak", le Capitaine, Apt'kop Pok, est interpelé par un officier radio, le petit navire disposait d'une douzaine de membres d'équipages seulement, mais d'une bonne capacité militaire, surtout orienté dans la défense et l'interception maritime.
"-
Capitaine, c'est confirmé, les rumeurs sur l'existence de l'île étaient fondées.
Le Capitaine Apt'kop Pok décide alors de prévenir l'amirauté Impériale de la nouvelle et de procéder au débarquement d'un zodiaque après la vérification de l'absence d'une autre force navale dans la région.
L'embarcation légère emmène alors une équipe de reconnaissance de 5 hommes armés et équipé pour débarquer et en savoir plus sur l'île avec l'ordre d'être pacifique et de ne pas afficher un air trop hostile si le constat de la présence d'indigène est faites.
Le Sergent en charge de l'équipée dispose de fiches de contacts au besoin.
Apt'kop Pok ordonne alors de faire décoller des drones de reconnaissance pour cartographier le bout de terre tout en maintenant le contact avec l'équipe a terre.
Ordre est donné de prendre contact et non d'agresser, des grenades paralysantes peuvent être utilisées en cas d'agression caractérisée.
Posté : mer. sept. 16, 2015 12:26 pm
par Lukas
Les militaires localisent sans peine le village principal de cette île, une prise de contact est faite de manières pacifique ( l'arme au coté et les doigts non sur les gachettes ). Une fois l'identification linguistique réalisée une demande est envoyé au QG pour décider de la suite à donner.
Si le contact de la part des indigènes est pacifique, le Capitaine Apt'kop Pok, descend à terre et demande à rencontrer le chef de tribu pour faire connaissance et demander quels sont les besoins de la tribu.
Posté : sam. oct. 03, 2015 7:39 am
par Lukas
D'autres navires, plus uniquement militaire, sont arrivés sur l'île pour établir, avec l'autorisation du chef local, une bâtisse proposant aux habitants ce que l'Empire peut leur offrir. Et leur faire découvrir l'Empire et ses merveilles ( les mauvaises habitudes de sacrifices, de totalitarisme par excès de surveillance étant naturellement occultées sinon ce ne serait pas de la propagande ) afin d'encourager lors de discours des représentants impériaux ( avec quelques menus cadeaux utiles aux habitants mais pas de femmes blanches pour le moment) les habitants à se prononcer le moment venu en faveur de l'Empire.
Des militaires ont également établi un campement à quelques kilomètre du village, dans la jungle, et établi une station d'écoute et de surveillance, d'ici quelques jours une antenne s'élèvera en attendant la venue de matériels lourds pour établir un vrai camp.
Posté : ven. oct. 16, 2015 9:21 am
par Lukas
Un commerce de denrées encouragé par les locaux et développé par des émissaires impériaux commence à s'établir de manière régulière et constante, permettant aux locaux d'être influencés par la culture impériale. Même si ce n'est pas au goût de tout les membres de la tribu.
Les émissaires impériaux s'évertuent en politesse et marque de respect pour encourager le développement de l'idée d'une appartenance par traité au pouvoir de Padisha.
Posté : mar. oct. 27, 2015 7:59 am
par Lukas
Le commerce se poursuit dans l'attente d'une évolution des mentalités ( réponse Ile MJA
).
Des propositions de projets de modernisation, à l'image de construction d'une jetée pour accueillir plus facilement les navires, ainsi que l'implantation de fabriques de cuirs végétaux ( grâce aux palmiers de l'île, qui fournissent du matériel en quantité infinie ou presque ) pour développer un commerce responsable et fructueux pour l'île.
Des rumeurs, évoquent les gisements de platine, mais les émissaires de l'Empire n'abordent jamais la question.
Posté : sam. nov. 21, 2015 5:40 pm
par Iles-MJA V3
Les indigènes ne voient aucun inconvénient aux modalités actuelles d'échange avec les Khaldidanais. Les personnes désireuses de faire du commerce profitent du jeune port, les autres demeurent dans les nombreuses vallées du pays et perpétuent, presque sans changements, leur mode de vie traditionnel.