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Posté : mar. avr. 14, 2015 8:39 pm
par Iles-MJA V3
[i8] - Boaterra
Superficie : 30000 hectares
Habitants : communauté portugaise
Ressource : Argent


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Convaincu qu'on ne choisit ni ses parents, ni sa famille, ni son îlot, l'Amiral Vatseiev comprit qu'il venait de retrouver les fameux émigrants perdus du XVème siècle. Ces derniers, quelques peu ensauvagés, offrirent des sacs d'argents aux premiers humains aperçus depuis... très longtemps. Ophrone fut immédiatement prévenu.

Posté : mar. avr. 14, 2015 10:26 pm
par Alexei
[img]http://th06.deviantart.net/fs70/200H/i/2012/247/f/7/yugoslavia_grunge_flag_2_0_by_syndikata_np-d5dm1k8.jpg[/img]

Un îlot oublié habité par des sauvages lusitaniens, baignant dans l'argent, en plein milieu de l'Océan Altevum découvert par une escadre kirépienne en manoeuvre... c'était à peine si le camarade-sergent des transmissions Karel Jović avait pu masquer ses éclats de rire lorsque l'amiral Vatseiev était entré en contact, en urgence, avec la base Slobodan Milošević d'Eone abritant la Flotte de l'Altevum à laquelle l'escadre appartenait. Devant l'insistance de l'officier, le subordonné s'exécuta, et la nouvelle arriva jusqu'au Quartier-général militaire suprême d'Ophrone, à partir de laquelle on envoya les consignes suivantes :

- L'escadre de l'amiral Vatseiev doit se maintenir à son poste et assurer la sécurité de l'îlot découvert jusqu'à l'arrivée de renforts.
- Les marins kirépiens reçoivent pour strict ordre de respecter les indigènes et de les traiter d'égal-à-égal -en gardant une certaine distance de sécurité néanmoins-, tout en cherchant à établir un semblant de contact entre eux, et notamment avec les chefs locaux. Ceci dans le but de présenter ces hommes comme des amis ou des "envoyés des dieux", comme les superstitions autochtones pouvaient le prophesser.
- Des renforts sont envoyés depuis l'Eone et auront pour but de sécuriser, et d'établir une base avancée sur la nouvelle terre. Des traducteurs et interprètes parlant le portugais sont dépêchés, ainsi qu'une équipe scientifique qui fera partie du voyage.
- L'on plante le drapeau kirépien sur l'île qui est baptisée, en serbo-croate, "Dugi otok"
- Un avion, décollant d'Eone, a pour ordre de survoler et de cartographier l'île.

L'argent dont les sous-sols de l'île semblait regorger, ainsi que la position de celle-ci, faisaient d'elles un lieu stratégique pour l'Etat yougoslave. Celui-ci comptait sur les uniformes et drapeaux émaillés d'étoiles rouges, ainsi que sur la rakia, pour s'assurer de l'hospitalité de ces indigènes du XXIème siècle, au moins pour les jours à venir.

Posté : dim. avr. 26, 2015 3:33 pm
par Alexei
Cartographie de l'île de Boaterra ("Dugi otok")

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/243276i8boaterra.png[/img]

Merci à Giorgios !

Posté : ven. mai 01, 2015 4:11 pm
par Iles-MJA V3
Les indigènes demandent activement des nouvelles du reste du monde, et notamment de leur antique patrie le Valacida.
Ils souhaitent savoir si les colonies du nouveau-monde ont encore de la place pour eux, ou si elles sont toutes peuplées.
Enfin, le Prêtre (qui est également chef de tribu, et possède les pleins droits sur ses semblables), appelle l'autorité kirépienne à livrer l'île au Roi du Valacida.

Dans l'entourage des officiers kirépiens au fait de la découverte, certains vont à suggérer la vente de l'îlot.

Le Kirep reste maître de la situation.

Posté : lun. mai 11, 2015 7:10 pm
par Alexei
Les interprètes -répétant ce qu'on leur a dit-, expliquent que le Royaume du Valacida n'est plus, et est tombé dans les "affres du satanisme" tandis que l'Eglise a été reléguée au second plan par les "alliés de Lucifer", représentant la clique capitaliste de Juan Carlos. Même chose pour le Nouveau monde qui était peuplé de crapules. L'on espère que ce langage parlera à ces égarés d'un autre temps, auxquels les quelques marins croyants montrent leurs croix orthodoxes ou catholiques côtoyant étrangement les étoiles rouges et les autres symboles marxistes.

Les interprètes, jouant encore sur la crédulité de ces demi-sauvages, font ainsi passer les découvreurs kirépiens pour des "envoyés de Dieu", suivant notamment les principes de Saint-François d'Assise.

L'on espère ainsi que la communication se fera d'elle-même et que des liens se créeront entre les deux peuples, probablement autour de nuits autour du feu où bouteilles de vodka et rakija seraient partagées avec le vin entre deux chansons et danses typiques.

Au final, la présence yougoslave ne se ferait pas trop pesante et se limiterait à du troc et à des contacts cordiaux dans les villages de l'île. Cependant, sur l'île au nord d'Agordela (si elle est inhabitée) est posée le premier tronçon de la construction d'une base navale, essentielle pour la Marine populaire dans cette zone du globe.

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Parallèlement, Ophrone contacte la République du Valacida pour entamer des tractations quant à la vente éventuelle de l'île à celle-ci.

Posté : dim. août 02, 2015 11:12 am
par Alexei
En l'absence de réponse de la République valacide et de l'instabilité que celle-ci connaît, le Kirep annule la vente de l'île à cette dernière et entame des négociations avec la République d'Eone dans le but de lui rétrocéder l'îlot principal habité moyennant certaines conditions.

Posté : mer. nov. 25, 2015 6:22 pm
par Sir_Ulric
[bmt][justify][center]Sous les battements d'un chaleureux zéphyr et de l'idyllique
écume, une nef vogue vers Ilha de Marinheiros (Île des Moussaillons)
[/bmt]

[f25]Conformément au Traité d'insertion Rouziwu-Ophrone entre le Grand-Royaume de Roumalie et la République
Populaire du Kirep
, l'Ilha de Boaterra (I-8) est instamment concédé à la Roumalie en échange de ressources
et d'un bail d'une décennie relatif à une base navale kirépienne en périphérie insulaire. Ainsi, un cuirassé (croiseur de bataille)
de la Marine royale de Roumalie largua les amarres et jetta à même la rade de Padeirinha deux canots. Les matelots
ramèrent jusqu'à la berge et présentèrent leurs salutations auprès de la population grâce au diplomate et interprète Jia Pu-Yi,
parlant fluidement et sans accent le lusitain.

Avec M. Jia, il y avait exactement un sociologue, un anthropologue, un géographe, un biologiste et six fusiliers marins, dont
un lieutenant chargé de commander les militaires.

Si officiellement, l'île est devenue une propriété de la Roumalie, bénéficiant à ce titre de son intégrité nationale, elle endossait
le statut de province particulière, à l'exemple de Jiyi.

Les Roumaliens, via les rapports des découvreurs kirépiens, savaient que la communauté lusophone de l'île était originellement issue
de naufragés du XVème siècle. Ils avaient aussi conscience que ces héritiers de marins, en l'absence de contact avec l'extérieur,
s'étaient organisés en une société théocrate basique.

Le diplomate et sa suite avaient, spécialement pour l'événement, revêtu des tenues cérémonielles et traditionnelles, venant avec
humilité saluer les aborigènes, offrant des salutations révérencieuses et préservant des cadeaux particulièrement irréguliers. En
effet, puisque la Roumalie avait négocié avec assurance pour l'obtention de l'île, elle avait déjà étudiée et fabriquée de dignes
présents à l'intention de ce peuple désarçonné. En ce sens, une fois que les émissaires roumaliens finirent de présenter leur respect,
ils sollicitèrent une audience auprès du Fidalgo, précisant chef, en cas de mésentente.

Dès lors, une fois devant le meneur, les Roumaliens eurent l'obligeance de se présenter courtoisement, firent montre de bienséance
et révélèrent les cadeaux jusqu'alors camouflés: Un assortiment de vêtements masculins comme féminins, authentique reproduction
des tenues ibériques du XVème siècle, dont quatre soutanes avec la paramentique catholique d'époque. Ceci, avec quelques
chef-d’œuvres d'orfèvrerie et de joaillerie, tels des bagues, des pendentifs, de l'argenterie (vaisselles et services) et des lanternes
à bougie. Quelques chevaux, des genets, viennent également pourvoir aux présents, avec les étriers, les selles, baudriers à sabre,
sacoches de voyage et bien sûr, des fers.

Cette démonstration de générosité a pour objectif de permettre un dialogue positif axé sur la vassalisation du territoire. Le diplomate,
en cette occasion de négociations, initie la réunion avec l'intention de faire entrevoir au ''fidalgo'' que le suzerain de la Grande-
Roumalie
incorporerai le fief insulaire dans son royaume et protégerai au mieux le domaine lusitain et ses habitants, prenant même
en compte leur particularité régionale. Le négociateur informe le chef de ce que projette accomplir le Grand-Roi Cheng Bu-Jian:
Bâtir une église, un château, des chaumières, une hospice, etc.[/f25][/center][/justify]

Posté : mer. déc. 16, 2015 10:07 pm
par Lychaka
18 Novembre 2028

[center][img]http://www.terdav.com/Content/img/HC/LR_V4/Destination_TypeCircuit/MWI_1.jpg[/img][/center]

[justify]Kim, Jin et Lu se tenaient sur le bord de la plage de sable fin lorsque le cuirassé roumalien, bâtiment militaire antique s'il en était, repartit vers le sud, désireux sans doute de faire escale sur les côtes vicaskarannes avant de retrouver son port d'attache en Roumalie. La présence du vieux rafiot n'avait été qu'une affaire de quelques jours, et, dans les rangs des soldats éonais et kirépiens, présents dans les bases militaires situées sur les îlots autour de l'île principale, les rumeurs allaient bon train. La plupart des témoignages s'accordaient à dire que l'émissaire roumalien avait reçu un très mauvais accueil de la part des indigènes boaterriens. Ce qui prêtait beaucoup à rire et poussait même les plus imaginatifs à inventer des histoires de passage à tabac et d'humiliation publique du diplomate roumalien même si la véracité de tels faits ne pouvait pas être vérifiée.
D'autres rumeurs, elles, plus fâcheuses, circulaient également dans la troupe, que ce soit chez les soldats professionnels kirépiens ou chez les conscrits du service militaire éonais. Non content de s'être vu humiliée par les indigènes lusophones la Roumalie aurait déjà cédé l'île à un autre état en l'Empire d'Hokkaïdo. Chose tout bonnement incroyable pour les soldats à qui, déjà, on avait fait entendre que l'obtention de l'île par le Royaume makaran ne s'était fait qu'aux frais d'un forcing diplomatique jamais vu de la part des autorités roumaliennes.
La nouvelle des derniers débats de l'assemblée nationale d'Hokkaïdo n'avaient fait que donner la confirmation que ces rumeurs étaient bien exactes et le même jour le niveau d'alerte des forces éonaises et kirépiennes sur les bases était passé du niveau 1 au niveau 2 sans qu'aucune menace ne semble pourtant se profiler.
Mais pour l'heure les trois conscrits éonais observaient le paisible navire roumalien, qui offrait à leurs yeux un rare spectacle au XXIè siècle. Leur crainte était toutefois réel, qu'arriverait-il si un navire hokkaïdien arrivait ? Comment réagiraient les militaires kirépiens ? L'Éone était tenue, tout comme l'Hokkaïdo, par ses lois d'auto-défense et de neutralité géopolitique comment une telle crise serait-elle désamorcée ? Ces questionnements quittèrent leurs esprits lorsque le navire moyenâgeux disparu, non pas vers le sud comme ils s'y attendaient, mais de l'autre côté de Boaterra, les laissant songeur sur le départ réel du navire roumalien. N'était-ce qu'une vulgaire manoeuvre de patrouille autour de l'île ?
Ils reprirent néanmoins ce qu'ils étaient venus faire sur cette plage.
Dans le civil Kim était urbaniste, collaborateur des communes de Tirkiz sur leurs choix en matière d'aménagement urbain. Mais pour l'heure, sous les drapeaux, on se servait de sa compétence et de sa formation de géographe afin d'affiner la cartographie de l'île et de ses îlots. Même s'il avait repris en main ses cartes et demandé à ses camarades de continuer leur travail de photographie cela ne dura pas.
Cinq hélicoptères de transport kirépiens ne tardèrent pas à les survoler. Ils venaient de la base kirépo-éonaise et se dirigeaient clairement vers l'île principale de Boaterra pourtant officiellement cédée à la Roumalie.
A bord de l'hélicoptère qui se situait à l'arrière de la formation, Dimitar Vojvodanić, sergent de l'armée kirépienne, adressa un grand signe des bras aux trois soldats éonais qui les regardaient passer. Même si les hélicoptères volaient bas ils ne l'aperçurent sans doute pas, mais pour le kirépien ce grand geste signifiait quelque chose comme "Salut les gars ! C'est fini la rigolade !". Il souriait depuis qu'il avait reçu l'ordre de rétablir une présence kirépienne sur l'île principale, même sans confirmation du départ effectif des roumaliens étant donné la suspension du traité par les autorités d'Ophrone. "A la bonne heure !" avait failli s'écrier Dimitar devant ses supérieurs, mais il s'en était abstenu pour des raisons évidentes. Il trouvait néanmoins ce soudain regain d'action très intéressant, lui qui avait l'impression de perdre son temps depuis trois mois sur ces îlots paumés au beau milieu de l'océan Altévum, et de surcroît sans la moindre distraction à l'horizon. Voilà enfin de quoi réveiller son goût d'adrénaline.
Il se retourna pour observer les dix hommes qu'il avait sous son commandement, dans les quatre hélicoptères quarante autres soldats s'apprêtaient également à atterrir sur l'île. Dimitar décida de leur rappeler une dernières fois ce qu'il appelait ses "bons principes" :
- Alors écoutez-moi bien mes louloutes. Dans dix minutes on sera à terre, sur Boaterra, on sait pas si les bridés sont encore...
Il s'interrompit en voyant les regards de deux soldats éonais s'allumer.
- Pas vous, les autres bridés. Donc je disais, on sait pas s'ils sont encore là, mais le but n'est pas de les allumer. Je tiens à ce que vous soyez mesurés et prudents, en un mot je veux que vous soyez pro. C'est clair ? Notre seul et unique but est d'occuper le terrain, pas de lâcher une rafale de nos beaux joujous dans du makaran qui tire au coup par coup. Ca serait pas fair-play et le colon de la base risquerait de pas apprécier. Alors discrétion, prudence et mesure seront nos mots d'ordre.
Quelques minutes plus tard cinquante soldats kirépiens et éonais foulaient le sol de Boaterra pour y établir un point d'ancrage pour l'armée kirépienne.[/justify]

Posté : jeu. déc. 17, 2015 4:31 am
par Sir_Ulric
18 novembre 2028

[justify][center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/113933MediterraneanSubtropicalClimateZone.jpg[/img]
Bordure fluviale lusitaine de Ilha de Marinheiros
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/586306Croiseurdebataille.jpg[/img]
Croiseur de bataille à la silhouette ancienne, mais bel et bien modernisé
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/242225Parodie.jpg[/img]
Bulle imaginative qui passa momentanément dans l'esprit du diplomate roumalien
[img]http://img11.hostingpics.net/pics/556173farway1.jpg[/img]
Fusiliers marins mettant en sûreté Jia Pu-Yi après avoir été informé par radio de mouvements suspects en approche

[f25]Depuis le retour de la régence en Roumalie, des bouleversements imminents gravitaient autour des activités
internes de l'État makaran, dont des concessions parfois ''loufoques'' aux yeux des étrangers, synonymes que tout ne tournait
pas rond dans la tête de certains fonctionnaires ou dirigeants du Grand-Royaume. En effet, s'il y avait une chose qui, même
viscéralement camouflée, pouvait se remarquer extérieurement, c'était le soudain chamboulement de la politique roumalienne, ce,
depuis quelque temps déjà...

Quoi qu'il en retournait, plusieurs apparats manifestaient localement leur succès et le stéréotype dans la conscience collective, que la
Roumalie endossait à défaut d'une véritable volonté de le démentir, brouillait souvent les interactions entre un Roumalien et un
éminent membre d'une autre civilisation. Dans le cas de la réalité de Boaterra, six fusiliers marins avec quelques experts résidaient
provisoirement dans une modeste chaumière dont les matériaux étaient assimilables à de la pierre des champs et de terre cuite, ceci, en
attendant près d'une radio les derniers paramétrages devant la résolution du pouvoir central de finalement abandonner le territoire, pourtant
plein de possibilités scientifiques.

Tandis que les ordres se faisaient attendre, le ''cuirassé'', pleinement opérationnel et n'ayant de vétuste qu'un héritage esthétique d'antan
(niveau intermédiaire pour l'armée roumalienne, et si je me réfère à l'ancien formulaire, technologie moyenne, non archaïque ou obsolète ;) )
intercepta la présence, grâce aux fonctionnalités d'un radar mer-air, de mouvements aériens en direction de l'île principale. Ainsi, lourdement
armé et voyageant avec 1 500 matelots en armes alertés préventivement, la tour de radiocommunication navale du vaisseau envoya deux
messages. Le premier à l'équipe au sol, afin que le lieutenant en charge puisse mettre en sécurité les spécialistes potentiellement en danger,
et le second à l'intention des appareils qui survolaient la zone aérienne, les incitant à décliner leur identité et leurs objectifs. Ponctuellement,
les moussaillons armaient leur navire, le préparant à toute éventualité. En direction des aéronefs, un canon avait été apprêté pour tirer des
coups de semonce en cas d'absence de coopération...

Pendant ce temps, sur le terrain, le groupuscule se rassembla et les militaires, avec leur radio transportable, revêtirent leur équipement
léger et s'armèrent de leur fusil d'assaut, le fidèle Shundian-15 ( http://www.simpolitique.com/post128498.html#p128498 ). La balle était
dans le camp de la base navale kirépienne. Qui sait, était-ce peut-être qu'un exercice d'entraînement...[/f25][/center][/justify]

Posté : jeu. déc. 17, 2015 9:57 am
par Lychaka
18 Novembre 2028

[center][img]http://www.lagons-plages.com/photos-plages-lagons/photo_plage_000530.jpg[/img][/center]

[justify]Les hélicoptères kirépiens atterrirent dans une clairière de l'île, apparemment calme et éloignée tant des possibles positions roumaliennes que des villages indigènes. Le but était d'assurer sa présence sans offusquer personne par une trop grande proximité. A peine les hélicoptères furent-ils repartis qu'ils reçurent un message radio du cuirassé roumalien.
A bord les pilotes se contentèrent de transmettre l'appel à la base navale kirépienne. Par un jeu et un système de hiérarchie bien huilés c'est finalement le colonel kirépien d'origine tcherkesse, Jernej Sredanović, qui reçut les revendications roumaliennes. Celui-ci répondit, non sans un certain agacement :
"Mon gouvernement attend du vôtre des explications qui ne parviennent pas. De plus vous ne devriez pas être sans savoir que le traité entre le Kirep et la Roumalie concernant Boaterra a été [url=http://www.simpolitique.com/post274084.html#p274084]suspendu[/url] ce matin par Ophrone après que l'Assemblée Nationale hokkaïdienne ait débattu d'une loi visant à annexer entre autres cette île dans le cadre de sa récente politique néo-colonialiste. Cette tentative d'annexion théorique par un tiers, avec semble t-il l'approbation de la Roumalie, est clairement une violation dudit traité. C'est un véritable acte de félonie. En somme mes hélicoptères sont dans leur bon droit, cette île est kirépienne, c'est votre présence qui est intruse, je ne fais que la tolérer parce que ce sont mes ordres. Vous feriez mieux de contacter votre gouvernement dans les plus brefs délais afin qu'il se mette sérieusement au travail."
Jernej allait terminer la conversation là, mais il ajouta finalement :
"Un dernier conseil. N'abattez aucun de ces hélicoptères ni aucun de mes hommes, il vous en coûterait cher."
Il s'arrêta là, sans attendre de réponse. Si les Roumaliens voulaient faire quelque chose pour inverser la situation ils n'avaient qu'à sommer à leur gouvernement de s'expliquer, c'était une affaire qui ne le concernait pas directement et de toute façon il avait ses ordres, avec lesquels il n'avait aucun problème. Soucieux de pouvoir répliquer si la marine roumalienne venait à faire la folie de s'attaquer à ses soldats il fit passer le niveau d'alerte de la base à 3 sur une échelle de 5, en préparant la flotte kirépienne présente sur la base navale à répliquer si besoin, avant d'informer Ophrone de la situation sur place et de demander un appui de la flotte kirépienne en Éone si la situation venait à dégénérer.[/justify]