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Posté : dim. avr. 12, 2015 8:54 am
par Viktor Troska
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828042-dzerjinvo.jpg[/img]
Vue de Dzerjinvo, capitale de la Fédération[/center]

[justify]Petit évènement pour la Fédération en ce jour. Contacté par voie diplomatique par la nation du nom de 'La Culture', cette dernière souhaitait pouvoir rencontrer les officiels de la Fédération et pouvoir discuter d'une possible entente entre les deux nations. Sans doute que le système politique mise en place en Oustrie, laissait également perplexe et peu habituel dans une République Socialiste. L'annonce avait été discrète et quelques badauds intrigués étaient venu assister à l'arrivée du représentant de la Culture dans la capitale. Pas de fioriture, pas de fanfares en grandes pompes, aucun besoin de gonfler les pectoraux pour montrer que l'on était dans un pays socialiste. Juste de la simplicité et beaucoup de franchise. Le Président du Conseil des Délégués du Peuple Volodia Daganovitch, regardait sa montre de temps à autre dans l'attente de l'arrivé de son hôte, dont il ne savait absolument rien. De quoi angoisser pour une première visite officielle dans le pays, n'est-il pas ? Quoi qu'il en soit, il restait confiant quand à ce qui allait se dérouler.[/justify]

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

Posté : dim. avr. 12, 2015 1:59 pm
par Sovana
Progressivement, depuis quelques temps, le Contact se faisait, certes interface entre sa population et les territoires extérieurs, mais également entre le monde socialiste et le monde libéral, via les technocrates qui rassemblaient des politiques traditionnelles ou libérales, fondées sur l'humanisme. Cela c’était fait notamment grâce à l'arrivée sur la scène internationale de nations communistes plus modérées ou innovantes, tel que le Sébastov et sa probable future économie dynamique constituée de coopératives surveillées par l’État, et maintenant l'Oustrie, et ses idées syndicalistes proche des valeurs de la Culture anarchiste. Ainsi, bien que la capitale économique (n'ayant pas d’État et donc pas de capitale politique), était farouchement nationale-capitaliste inspiré du Wapong, les campagnes alentours étaient dotées de corporations de métiers où la vie locale était l'échelon politique dominant.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/51/1387316974-zepp-fede.png[/img][/center]

Comme à l'accoutumée au sein de la Fédération Transnationale, la délégation arriva en dirigeable. L'Oustrie avait été évaluée par la Cellule Est-Alméra de Contact comme HPTS ("Heureusement Pas Trop Sérieuse").
L'abus de sérieux était pour Contact un symptôme des États qui, se prenant eux mêmes trop au sérieux, ne pouvaient pas supporter ce qui ne l'était pas. Un symptôme très présent chez les pays communistes (alors que ce qu'ils faisaient n'était qu'une vaste farce), et quelques États libéraux gargantuesques tel que l'Empire du Raksasa. Ainsi, Contact avait pu envoyé en Oustrie son habituel Agent Diplomatique Ath Jöth, véritable figure de proue de Contact (et par extension de la Culture), classé comme un peu Excentrique par les services de Contact. Celui-ci ayant accepté avec plaisir cette mission toutefois importante, il partit donc jusqu'à Dzerjinvo.

Arrivant en vue de la capitale, il fut partiellement, mais agréablement, surpris de ne pas apercevoir cette esthétique de béton dégueulasse bon marché propre aux pays communistes.
La grande sobriété, ou plutôt simplicité, fut de même grandement accepté. A coté, la sobriété azudéenne faisait strict, quoique heureusement ils ne se prenaient qu'assez peu au sérieux malgré leurs protocoles particulièrement élaborés. Somme toute, une présentation qui laissait présager d’honnêteté et franchise, ce dont Ath Jöth ne manquais pas, raison pour laquelle il n'avait pas été envoyé au Sebastov, jugé trop sérieux dans sa politique très antagoniste avec la Culture.
Le dirigeable atterrit, et Ath Jôth en dessendit, accompagné de son éternel sourire et d'une délégation minimaliste.


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Ath Jöth, Agent de liaison de Contact
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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]Fédération Transnationale[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduire et subvertir." Ath Jöth, chef d'État de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]

Posté : dim. avr. 12, 2015 2:56 pm
par Viktor Troska
[justify]En fait, les officiels de la Fédération ne savaient que peu de choses sur la délégation de La Culture, qui allait arriver. Si ce n'est qu'ils avaient quelques sympathies communes au niveau de leurs prises de décisions politiques et un peu également, sur le domaine économique. Alors que les minutes passaient et que Daganovitch scrutait ce qui se passait autour de lui, c'est par un imposant dirigeable que la délégation fit son entrée par les airs, à Dzerjinvo. Bon, au moins ils faisaient preuve d'un peu d'inventivité dans leur approche et leur manière de se dévoiler à la Fédération. C'est une petite délégation qui descendit de l'appareil, mené par un personnage quelque peu loufoque dans sa manière de... s'habiller. Mais cela n'était pas le sujet de la présente rencontre et de toute manière, la mode était un sujet de café du commerce qui n'est jamais traité avec assez de sérieux. S'avançant flanqué de quelques délégués Oustrien, Volodia Daganovitch tendit sa main à l'intention de l'agent de Contact, pour le saluer.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Avant toute chose, je vous souhaite la bienvenue en Oustrie, en espérant que vous avez fait un beau voyage. Ne soyez pas surpris par l'austérité que vous pouvez voir autour de vous... -Daganovitch se penche vers son interlocuteur pour lui souffler- Mais pour être totalement franc, les honneurs et les cérémonies nous ennuient au plus haut point. J'espère que notre rencontre sera fructueuse et mènera vers une entente cordiale entre nos deux nations. »

Sur ces mots, Daganovitch fit signe en s'écartant légèrement à ses hôtes de bien vouloir le suivre, ainsi que ses collaborateurs, afin de rejoindre un lieu propice pour parler d'affaires qui elles, sont beaucoup plus sérieuses que quelques poignées de mains à la descente d'un dirigeable. A quelques mètres de là, se trouvait le siège d'un des principaux syndicats des camionneurs du pays, où la rencontre allait avoir lieu. L'endroit avait été choisi pour sa simplicité d'accès et surtout, pour montrer l'un des organes vitaux dans l'administration de la Fédération.[/justify]

Posté : dim. avr. 12, 2015 3:17 pm
par Sovana
Le diplomate serra fermement -mais pas brutalement- la main du Président.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Premier Administrateur Suprême Absolu, Total, et Intemporel Ad Vitam Aeternam de l'Espace Culturel Anarchique et Compassionnel, chef d'État de Tel-Culture, et agent de liaison de la section Contact"]Bonjour ! Je suis ravi d'être dans votre pays. Votre capitale est resplendissante.
Oh, je vous rassure, cela ne m'ennuie pas. Haha ! Je sens que nous allons bien nous entendre. Notre organisation, le Contact, cultive une certaine culture de l'informel sur certains plans, et nous ne nous embarrassons que du minimum, relativement à notre interlocuteur.
J’espère de même, mais je suis confiant.

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Ath Jöth fut encore une fois surpris du lieu choisit pour la rencontre. Décidément, il se sentait à l'aise dans ce pays, cela changeait des aristocraties électives pompeuses.

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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]Fédération Transnationale[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduire et subvertir." Ath Jöth, chef d'État de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]

Posté : dim. avr. 12, 2015 3:47 pm
par Viktor Troska
[justify]Mieux vaut ne pas se focaliser sur les éloges et rester droit dans ses bottes. Entrant dans l'imposant édifice, Daganovitch salua furtivement les différentes personnes à l'accueil ainsi que les nombreuses personnes qui étaient entrain de travailler à l'intérieur. Au deuxième étage, se trouvait une grande salle spacieuse, généralement utilisé pour les réunions syndicales. L'on avait pris la peine de décrocher certains symbole ou drapeau, pour rendre l'endroit un peu plus commode. Une fois installé autour de la grande table, la discussion put commencer.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Bien. Avant toute chose, je pense que nous sommes d'accord sur le fait que nous sommes ici pour aller vers l'essentiel. Donc comme nous en avons déjà rapidement discuté à l'extérieur, il serait inutile de nous faire des amabilités sans cesse. Étant donné que vous représentez les intérêts de votre nation et organisation, nous vous laissons le choix de commencer et d'exposer les buts et projets de votre visite. Ceci pour nous éclaircir et pouvoir discuter mutuellement de ce que nous pourrons retirer de bénéfique dans notre échange, pour l'un comme pour l'autre. »

Daganovitch se redressa légèrement et fit un léger signe pour que l'on apporte des rafraichissements.[/justify]

Posté : dim. avr. 12, 2015 8:04 pm
par Sovana
Ath Jöth s'installa tranquillement, et demanda simplement un jus de fruit.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Premier Administrateur Suprême Absolu, Total, et Intemporel Ad Vitam Aeternam de l'Espace Culturel Anarchique et Compassionnel, chef d'État de Tel-Culture, et agent de liaison de la section Contact"]Certes, mais inutile de nous précipiter toutefois.
Je propose que nous présenter en premier lieux nos pays, puis nos vues diplomatiques, avant d'envisager, selon ce qui en ressort, des discussions économiques, culturelles et scientifiques.

Commençons simplement.
J’appartiens à la section Contact, en tant qu'agent diplomatique. Contact est une organisation professionnelle gérant les pouvoirs diplomatiques de la Culture. Notre but est de permettre à la Culture de parlementer avec des États d'égal à égal, de défendre et promouvoir nos valeurs. Les Circonstances Spéciales sont plus ou moins une partie de Contact, agissant lorsque plus de subtilité est requise.
La Culture n'est pas une nation, dans le sens où nos populations ne se reconnaissent pas dans ce terme, encore plus avec la récente intégration de la ville anarchiste d'Oro au Sâawâaliya au Zanyane.
Et il y existe plusieurs territoires. Nous nous définissons donc par une culture commune, d'où notre dénomination : Culture.
La Culture est définie par des valeurs principalement humanistes, anarchistes, libérales et hédonistes.

Notre courant de pensée est issue d'un syncrétisme entre la technocratie (humaniste, accès sur les sciences sociales), et les valeurs libérales.
Plusieurs économies et modes de vies coexistent. Halek-Ma, capitale économique, est national-capitalisme. C'est-à-dire que la majorité des actions sont possédés par les salariés, ou en passe de le devenir au fil des ans via la production d'actions envers les salariés. Ce qui a pour effet de rendre le consommateur acteur par des revenus bien plus élevés (et ainsi la disparition des biens de luxe d'ailleurs) permettant des dons et investissement à titres privés, tout en encourageant des projets plus éthiques (fin de l'obsolescence programmée par exemple), du fait d'une large base démographique des décideurs économiques. Les ruraux de Haut-Culture Ouest vivent en revanche de manière plus calme, avec des corporations de métiers entre autres.

Au niveau politique, hormis le Contact et les Circonstances Spéciales, une Assemblée Représentative peut être invoquée via pétitions, afin de répondre à une problématique, débattre et voter un texte, puis être dissoute. Ces textes sont des cadres généraux. L'assemblée est tirée au sort parmi les populations. Un referendum sur un sujet peut également être proposé via des pétitions.

La base de notre politique est la contractualité et le pouvoir judiciaire.
Tout contrat non respecté par un citoyen pourraient engendrer une rupture du contrat, ou une plainte, et un jugement si elle est acceptée. Cela faut aussi pour les engagements d'une personne, l'on considère que le second contractant étant la société.
En fait, plus précisément cela est le second axiome juridique. Le premier est les droits fondamentaux.
Par la suite, le secteur associatif joue un rôle extrêmement important. Ce secteur est toujours développé chez les technocrates, mais ici il est fondamental. Ce sont des associations (généralement proches de l'autogestion) qui gèrent les services publics, une association différente pou chaque service. Elles-mêmes surveillées par d'autres associations. Théoriquement, une seconde association pourrait par exemple se développer dans le domaine de la santé si l'on jugeait la gestion actuelle des hôpitaux insatisfaisant. Toutefois cela prendrais du temps et nécessiterait des capitaux, donc un fort soutient citoyen.
Concernant les acteurs économiques, ce sont les associations qui proposent certaines règlementations, des labels et autres joyeusetés, afin de permettre une communication et classification claire des entreprises, encourager les plus éthiques et écologiques entre autres (quoique le fait que les salariés soient actionnaires à part égales joue déjà en partie). L'indépendance des associations entre elles et surtout vis à vis de leur objet d’étude par exemple, est garantie par des axiomes juridiques depuis février 2023, sachant que nous existons toutefois depuis assez récemment, seulement depuis 2020, suite à l'indépendance de technocrates anarchistes au Tel-Erib.
De même, en janvier 2026 nous avons réaffirmer notre attachement à certains secteurs qui devaient rester non marchands, tel que le travail (activité humaine) ou l'alimentation notamment, et qui devaient donc être soumis aux lois de la société et non celles du marché, et donc être tenus par des associations.
Ainsi, le secteur associatif, gérant entre autres les médias, informe les consommateurs, tandis que les entreprises étiquettes leurs produits, par exemple. Une entreprise mal notée par les associations serait presque mieux vu qu'une entreprise qui ne communique pas à celles-ci ceci dit.
Globalement, cela fonctionne relativement bien du fait de la taille réduite de la Culture (moins d'un millions d'habitants), et auprès des grandes et moyennes entreprises.
L'efficience baisse beaucoup auprès des petites entreprises, ce qui fait songer à rajouter un axiome sur la véracité des informations fournies sur un produit par exemple, quoique cela soit délicat, encore en travaux.

Ainsi, nous avons un pouvoir législatif ponctuel faisant office de cadre général, un système judiciaire relativement classique, si ce n'est plus indépendant encore, et les associations qui jouent d'une certaine manière le rôle d'un État via la surveillance, les propositions de règlements et chartes, et les sanctions (plaintes) en cas de non respect, mais de manière dynamique (les associations n'étant plus soutenues par les citoyens disparaissent, d'autres apparaissent), tandis que les pouvoirs fédératifs sont aux mains de Contact. L'avantage de la professionnalisation dans le domaine, plutôt que la représentativité, qui est du domaine législatif, est un organisme plus dynamique, et plus vindicatif dans la promotion de nos valeurs, et également plus à même de gérer des situations particulières.

Avez vous des questions, ou des points sur lesquels j'ai été confus, avant que je n'aborde le sujet de la Fédération Transnationale ?

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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]Fédération Transnationale[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduire et subvertir." Ath Jöth, chef d'État de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]

Posté : dim. avr. 12, 2015 10:01 pm
par Viktor Troska
[justify]Une fois les rafraichissements arrivé, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Pensant que son alter-égo allait simplement faire un résumé très rapide, Daganovitch se rendit compte que non, ce dernier était partie pour une explication plus en profondeur. De manière poli, il fit un geste pour faire comprendre à son vis à vis qu'il allait avoir besoin de quoi prendre des notes, pour ne pas se perdre. Puis, le Contact repris sa longue tirade, sous les acquiescements de Daganovitch, qui faisait des gestes de haut en bas de la tête, ou levait les yeux vers son interlocuteur pour mieux cerner ce qu'il disait. Une fois qu'il eut fini, il posa son style et croisa ses doigts, les coudes posés sur la table.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Le moins que l'on puisse dire, c'est que je reste admiratif devant l'introduction qui commençait par "Commençons simplement". - Quelques rires discrets, avant de reprendre, rien de bien méchant là dedans - Je dois vous avouer que c'est un système peu commode que vous venez de décrire et bien que ne partageant pas nécessairement toutes les lignes, notamment au niveau sans doute du libéralisme ou encore de certaines traces du capitalisme, nous trouvons que les concepts de contrat, de l'Assemblée Représentative, des pétitions et tout autre contrôle par les associations sur la vie politique et économique, est un pas en avant vis à vis du cafouillage d'une économie de marché pure. Certes, ce système marche sans doute très bien également parce que vous disposer d'une population qui reste peu importante, donc qui peut privilégier des rapports plus directs, moins centralisé. Il est facile de comprendre maintenant, pourquoi est-ce que nos institutions vous intéressent tant. C'est à mon tour d'essayer de brosser un portrait assez simple, de notre fonctionnement au sein de la Fédération.

Il y a trois piliers important dans la structure de notre nation : La Fédération, les Communes, les Syndicats. Comme vous le savez sans doute, nous ne cachons pas notre appartenance aux idées socialistes, nous n'en voyons d'ailleurs que peu d'intérêt de ne pas le montrer. Notre système s'oriente de façon assez simple, basé sur un pouvoir qui émerge de la base du corps de citoyens, qui élisent directement le Président du Conseil des Délégués du Peuple, moi en l'occurrence, ainsi que les Maires Communaux. Ces derniers envoient alors en députation 720 d'entre eux, représentant les 36 000 Communes qui font partie de la Fédération. Ces Députés se retrouvent au Congrès des Communes, qui élit les Délégués du Peuple, au sein du Conseil des Délégués du Peuple. Le Président du Conseil des Délégués du Peuple nomme un Secrétaire du Comité Exécutif qui est chargé de coordonner l'action de l'ensemble des trois organismes pré-cités auparavant. Afin de pouvoir chapeauter tout cet ensemble, les citoyens d'Oustrie ont à leur disposition un Conseil Populaire, qui tire au sort des citoyens pour composer des Tribunaux chargé d'analyser les actions des élus, allant des Maires jusqu'aux Délégués du Peuple et pouvoir les destituer pour faute grave, ou par pétition/référendum atteignant plus de 66% des suffrages. Ceci dans un soucis démocratique et d'éviter qu'il n'y est pas de contre-pouvoir efficace au sein de la population. Dernière choses importante : Tel que vous me voyez, je suis entrain de remplir mon premier mandat. Notre Constitution stipule que dans sa vie, un citoyen ou une citoyenne de la Fédération ne peut briguer que trois mandats politique, ne peut pas les cumuler en même temps et qu'après ces trois mandats politique, il ne peut plus participer à la vie politique en tant qu'élu. Il peut tout au plus, participer au sein de sa Commune ou de son Syndicat, pour faire profiter de l'expérience donc il dispose. Fédéralisme, Démocratie et Ordre Socialiste, c'est comme ça que nous nous définissons. »

Daganovitch en profite pour vider son verre d'eau, avant de prendre dans la foulée

VOLODIA DAGANOVITCH | « Oh oui, notre système judiciaire est représenté par le Comité de Sûreté Général, qui est composée de douze membres nommé par le Conseil des Délégués du Peuple. Toutes les décisions sont collégiales et bien évidemment, la Constitution limite son pouvoir à celui de la justice et non de l'abus. Nous devons être cependant clair là dessus : La contre-révolution rôde toujours dans notre pays. Nous ne pouvons pas simplement l'ignorer, nous devons l'affronter quand elle se montre. Nous pensons que les méthodes démocratiques sont les plus sûrs et les meilleurs. Mais... Vous comprenez très bien ou nous voulons en venir. Ces méthodes sont parfois déplaisantes, mais elles sont nécessaires. La démocratie dans l'absolu, n'existe pas. Elle est garante d'un ordre social et politique précis. La nôtre, est clairement en faveur du plus grand nombre. Nous ne pouvons pas y inclure ceux qui veulent voir notre disparition. Nous pensons que vous le comprendrez aisément. »

Il quitte son air quelque peu grave, pour recommencer à sourire, tapotant son stylo contre la table

VOLODIA DAGANOVITCH | « Mais je parle beaucoup. J'espère que cet exposé bref vous sera d'une grande utilité pour mieux comprendre comment nous souhaitons fonctionner. Nous sommes prêt à vous écouter sur la question de la Fédération Transnationale, en faisant valoir tout d'abord que nous faisons officiellement partie depuis peu, de l'Internationale Communiste. Que ce choix de notre part, ne remette pas en cause l'avenir de notre discussion présente et nos relations futurs. Nous tenions à nous en assurer. La parole est à vous, après ce monologue de ma part, Citoyen Contact. »[/justify]

Posté : lun. avr. 13, 2015 6:49 am
par Sovana
Ath Jöth sirota son jus de pomme en écoutant son homologue.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Premier Administrateur Suprême Absolu, Total, et Intemporel Ad Vitam Aeternam de l'Espace Culturel Anarchique et Compassionnel, chef d'État de Tel-Culture, et agent de liaison de la section Contact"]
Ah, et j'oubliais, pour ce qui est sécurité sociale et ce genre de choses, la mutualisation volontaire prévaut, par une succession d’échelons allant du local au national, ou directement national via une association, une mutuelle nationale de sécurité sociale. Les entreprises peuvent aussi offrir certains avantages parfois.

[Ath Jöth sourit] Oui, on a beau tourner les choses dans tout les sens, rien n'est jamais simple avec des mouvances issues de la technocratie. La Fédération Transnationale est encore pire, un bijou d'administration digne de l'empire byzantin.

Oui, à histoires différentes, données différentes, conclusions différentes. Pour nous la grande erreur est de décloisonner le marché de la sphère sociale, le croire autonome et auto-régulé. C'est le marché qui doit se plier aux lois de la société, non l'inverse. Et nous rencontrerons surement des problèmes au cours de notre croissance, mais je ne doute pas que nous soyons prêt à y faire face.

[Le diplomate prit des notes manuscrites sur sa tablette]

C'est intéressant. Je suis étonné qu'un pays utilisant l’élection, encore plus de manière indirecte dans le cas des délégués, soit aussi socialiste et participatif en ce qui concerne les contre pouvoirs. Ce sont des méthodologies très conservatrices, je suppose que votre pays est marqué d'une forte histoire. Pour notre part l’élection nous a toujours fait grincer des dents. Trop élitiste. Le tirage au sort est plus fondamentalement démocratique. Mais à chaque histoire son système, si le votre fonctionne nul raison de le juger.

Hum. [sourire en coin] Je suppose que vous parlez d'assassinats ou autres moyens coercitifs tels que l’emprisonnement ? Je suppose aussi que cela ne s'applique qu'aux groupes souhaitant agir de manière plus ou moins violente ? Cette ambiguïté de la démocratie qui ne tolèrerait pas d'autres que les démocrates m'a toujours amusé. Enfin, si vous parlez de hmm, sortes de terroristes, et non de simples opposants politiques envers le système actuel, cela est compréhensible.
C'est ce genre de raisons qui nous fait rechigner à adopter un État. Pas assez dynamique, parfois trop partisan. Nous nous arrangeons pour que la liberté rende impraticable l'exercice d'un pouvoir à grande échelle via une culture de l'autogestion et d'une subsidiarité forte partant du bas des échelons. L'ordre sans l'autorité, en partant du bas, tout ça. Les grands classiques. M'enfin, je précise nos divergences, mais je vous rassure que cela ne remet pas en cause ma présence. Comparé aux canons communistes qui dominent, votre pays est un sain, pour nous. [Large sourire] J'aime simplement à ce que les choses soient claires, mais emprunt de respect mutuel. Cela prend parfois du temps, il m'est arrivé de débattre durant des heures avec le Président du Danube, une petite république élective et libéral-compétitive (nous nous définissons comme libéraux-coopératifs), sur le bien fondé de nos régimes respectifs haha ! C'était amusant.

[Il hocha la tête.]

Cela est clair je vous remercie. Comment fonctionne votre économie toutefois ? Est-elle planifiée ? J'ai bien sur entendu parler des syndicats, mais quel est leur rôle, et leur moyens de constitutions ?
Oh, nous avons peu d'alliés, et l'intégrisme diplomatique est bon pour ceux qui ont les moyens de rester isolés. Nous ne nous rapprocherons probablement jamais des communistes classiques, mais apprécions de traiter avec des pays plus modérés ou innovants, quoique Contact subissent parfois des pressions populaires à contresens. Mais nous pensons que le temps de la guerre froide est révolue, et qu'il faut mieux projeter des ponts que des murs.

Hm, Contact est une organisation professionnelle, l'on dit Culturien ou citoyen de la Culture, mais quand on vois que certains confondent Azude et la Culture, on ne s'en formalise plus haha ! Quel camouflet ce fut !

La Fédération... Par où commencer.

[Le Culturien eu le regard perdu dans le vide quelques instants, réfléchissant]

La Fédération Transnationale est un agglomérat de traités harmonisés, sur différents plans de coopérations. Politique, militaire, économique, scientifique, pour simplifier. Tous les membres ne font pas partit de tout les espaces, mais le politique est le plus important.
Pour résumé à l’extrême, il existe trois hmmm... types d'institutions, à l’échelon fédéral.

Le Parlement SupraNational, composé de citoyens des pays membres, selon des méthodes propres à chaque pays membres.
Azude, première technocratie historiquement, dans sa tradition si particulière tire ses députés au sort mais selon une présélection conservatrice d'un point de vue culturel.
Centralia et la Culture, fervents démocrates, anarchistes pour nous, participatifs pour eux, tirent leurs députés au sort. De même que la Menovie, quoiqu'un peu plus accès sur l’exécutif, mais démocrate et libéral.
Le Duché Stalagmantin lui, envoie carrément des sénateurs.
Le Parlement débat de manière assez complexe des lois dites consensuelles, selon ses prérogatives. Des trucs du genre environement, libertés, etc. Des sujets peu culturels, mais politiques, sommes toutes.
Il élit, de même je vous passe les détails techniques, basés sur des petites échelles, un président du comité exécutif, et diverses commissions, qui élisent des commissaires. Ces commissions, ou le président de la commission exécutive, peuvent jouer un rôle diplomatique sur des sujets consensuels, comme la recherche scientifique par exemple, ou impulser des lois au parlement.

Le Conseil Administratif SupraNational est composé de hauts fonctionnaires, qui surveillent l'application des traités (avec une foule d'autres institutions administratives), et interagissent au niveau diplomatique avec les partis technocratiques des autres pays, de manière relativement neutre, afin d'encourager des politiques adaptées à la culture locale, et l'humanisme plus qu'une rationalisation absurde, la sociologie plus que la technique, au sein des partis.

Enfin, le Conseil des États est lorsque les chefs d’États se réunissent pour décider, par exemple de la politique diplomatique consensuelle : interventions militaires extérieures, reconnaissance ou non d'un État, sanctions diplomatiques, etc.

La majorité du pouvoir diplomatique et politique reste toutefois aux mains des États individuellement, qui sont libre de mener leur propre réseau diplomatique, et leur propre politique. La Fédération est surtout un cadre pour prévenir de dérives, et définir ce qu'il est important de protéger (libertés, environement, etc), et également permettre de rassembler plusieurs pays de poids moyen pour une meilleur visibilité internationale, via mutualisation si j'ose dire.
Ce qui rassemble les pays au sein de la Fédération, bien qu'elle eu été historiquement technocrate en premier lieu (ce qui est toutefois trèèèèès vaste et général, je vous invite à lire les [url=http://www.simpolitique.com/post252038.html#p252038]écrits des Écoles politiques Technocrates[/url] pour en savoir plus), est un ensemble de valeurs fondamentales communes. Contre-pouvoirs ancrés dans la société, refus de la coercition comme outil politique, coopération volontaire plutôt que compétition, refus de logiques partisanes au profit d'adaptation culturelles et de dialogue citoyen, démonstration par l'exemple, se baser sur des valeurs puis la logique, que des dogmes, promotion de l'empathie. Ce sont les principaux traits. Un refuge des pays les plus humanistes et sensibles dans un monde secoué par la barbarie, somme toutes.

C'est assez écorché, mais cela vous donne un aperçu général. Y-a-t-il des points d'incertitudes, des parties peu claires ?


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[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/21/1400951810-banniere-culture-text.png[/img]

[url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]Fédération Transnationale[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduire et subvertir." Ath Jöth, chef d'État de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]

Posté : lun. avr. 13, 2015 12:07 pm
par Viktor Troska
[justify]Un vrai moulin à parole ce Ath Jöth, pensait Daganovitch. Mais ce qu'il disait restait néanmoins fort intéressant, malgré la quantité d'informations qui lui venait. Bien qu'il ne partageait pas la vision technocratique que représentait la Culture et la Fédération Transnationale, il devait néanmoins reconnaître que cet structure était unique et devait sans aucun doute, être étudié au maximum pour en cerner toutes les possibilités, ou les défauts qui pourraient se profiler.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]

VOLODIA DAGANOVITCH | « Pour résumer très brièvement la Fédération Transnationale, elle serait une sorte de fédération panarchique, qui regrouperait plusieurs systèmes politiques et économiques au sein d'une entité fédérative qui permettrait de les faire marcher ensemble, vers un but commun ? Encore une fois, l'atout de tout ceci est avant tout dans le nombre et dans l'espace que cela occupe. Il nous semble qu'appliqué à plus d'une dizaine de millions de personnes, ce système comporterait des failles. La liberté, oui parfaitement. Mais la discipline et l'organisation est l'autre facette de cette liberté. Ne pensez-vous pas qu'à terme, cela devrait conduire malgré tout à une centralisation, même si cette dernière se retrouvait contrôlée 'démocratiquement' ? Votre système est intéressant à bien des égards, car il démontre une volonté d'union au delà des simples confrontations idéologiques et politiques. Mais comme vous devez sans doute le savoir, nous sommes en guerre. Oh cette guerre n'est pas nécessairement militaire, elle est avant tout politique, économique et idéologique. Nous ne pouvons pas baisser notre garde, car cela signifierait que nous pourrions nous retrouver désarmé. La liberté à un prix... N'est-elle pas un bagne tant qu'un seul homme reste enchaîné ? »

Daganovitch tourne une de ses pages pour relire ce qu'il y avait écrit.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Nous avons fait le choix de donner à nos citoyens, les moyens de pouvoir s'exprimer et de pouvoir contrôler ceux et celles qui vont les représenter. On ne nait pas 'rouge', on ne nait pas révolutionnaire Citoyen Culturien, mais on le dévient avant tout dans la pratique et par la lutte des idées qui se font jour, ainsi que par l'expérimentation sociale. C'est pour cela que nous considérons qu'il faut que chaque ouvrière et ouvrière de notre Fédération, puisse être apte à un moment donné à pouvoir exercer un mandat politique et qu'il prenne par à la gestion de la Fédération. La gestion professionnelle n'existe pas et la politique peut très vite devenir un refuge de bureaucrates et de personnes incompétentes, qui peuvent se cacher derrière un maillage important d'organismes et d'une hiérarchie qui fera tout pour les couvrir. Nous avons connu pendant trop longtemps le pouvoir arbitraire, le pouvoir militaire et le fascisme pour nous permettre aujourd'hui, de lui laisser une seule germe dans notre Fédération. Voilà pourquoi nous avons décidé de mettre en avant une forme d'organisation pour et par le peuple. Certes, les élections peuvent toujours et nous en sommes conscient, faire élire des personnalités fourbes, lâches ou traîtres. Mais c'est également au peuple de pouvoir se mobiliser et critiquer ces même personnes, quand elles n'accomplissent pas leurs mandats. »

Il sourit légèrement, avant de reprendre.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Il y a deux façons de résoudre des contradictions dans notre société. Il y a la manière antagonique et la manière non-antagonique. La manière antagonique, vise celles et ceux qui doutent de notre régime, doutent du socialisme et en posent les limites et leurs désapprobation. Devons-nous les tuer, ou les emprisonner ? Non, nous devons les convaincre, par la démocratie, par la lutte de ligne politique mais pas par des moyens coercitifs. La manière non-antagonique vous y conviendrez, est avant tout utiliser contre la contre-révolution, les éléments bourgeois qui eux, ne veulent pas du socialisme, veulent le détruire et sont prêt à utiliser n'importe quel méthode pour renverser un système qui ne leur convient pas. Alors oui, nous devons leur empêcher de s'exprimer, nous devons si il le faut, les emprisonner. Mais encore une fois, nous ne devons pas les tuer, sauf si ils commettent des actes terroristes très grave. Nous ne pouvons pas éliminer simplement des individus en pensant que cela suffira à faire disparaître ce qu'ils représentent, ce à quoi ils aspirent. Nous devons les briser sur le terrain politique et idéologique, pour ensuite dire aux larges masses de nos citoyens : Voilà ce qu'ils représentent, voilà pourquoi ils sont malfaisant pour nous cause ! Tout au plus, ils auront des travaux d'intérêts généraux, ou une rééducation politique par le travail, en allant travailler dans les campagnes par exemple pour une période de trois ans. Une fois cette période révolue, ils seront libre de pouvoir regagner la vie civile. Nous ne souhaitons pas reproduire des erreurs passé, ou nous mettre à dos notre propre population, car nous agissons de manière brutale et désordonnée. La révolution n'aime pas qu'on l'utilise à son profit personnel. »

Daganovitch se saisit de son stylo et griffonne quelque chose à la va-vite sur sa feuille.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Notre économie est entièrement planifiée et socialisée, c'est-à-dire qu'elle est avant tout gérée par des organismes locaux, comme les syndicats, les coopératives agricoles et les différents conseils dans les usines et entreprises. Nous avons longuement réfléchi à la manière de centrer nos économie et nous en sommes venu à la conclusion qu'il ne serait à rien de la faire reposer sur un Plan d'État qui était décidé par le haut, sans jamais se référer à ce dont la base demande, ce que notre population travailleuse peut réclamer de légitime. Ce qui fait que la Fédération propose un Plan pour un certains nombre d'années et ce Plan est suivi dans les grandes lignes de manière nationale. La subtilité repose dans le fait que, selon les besoins propres de tout à chacun, les coopératives, les communes, les syndicats et les conseils peuvent modifier si elles le souhaitent, le rythme auquel le Plan doit être atteint, ou si il faut recalibrer certains paramètre de fabrication. Nous dédaignons la centralisation politique, mais la centralisation économique est pour nous une nécessité, par des petites brigades de productions qui sont modulables, qui sont réactives. Nous sommes entrain de travailler sur un modèle de gestion nouveau, qui utiliserait l'immense potentialité de l'informatique afin de relier en temps et en heure, une réelle économie planifiée qui permettrait d'ajuster sans arrêt, les demandes et les besoins qui se ferait jour. Plus de rapidité, plus de centralisation aux échelons locaux et bien évidemment, une gestion plus dynamique de l'ensemble de notre économie nationale. Voici les grands axes principaux, qu'il nous faudra encore améliorer avec le temps.

Les syndicats peuvent être formée librement, par branches de métiers plus exactement. Ils sont l'organe de décision principal au niveau des Communes et des entreprises. Dans des petites et moyennes coopératives par exemple, il n'y a pas des syndicats, mais il y a des conseils qui jouent le même rôle, qui est une sorte de subdivision au sein de l'appareil syndical. Nous pensons qu'il est essentiel que les travailleurs puissants avoir des centrales syndicales puissantes, qui sont capable de défendre leurs intérêts devant un Parti, devant la Fédération ou devant le Congrès des Communes. Ces jeunes hommes et femmes, sont les producteurs de la richesse de notre nation. Nous ne pourrions pas nous revendiquer socialiste, simplement parce que nous avons aboli l'économie de marché et nationalisé les moyens de productions. Les syndicats sont une structure importante, fondamentales pour construire le socialisme dans le pays. Sans eux, sans leur bravoure passé et sans leur organisation, peut-être serions nous encore sous le fascisme militaire, sous la domination de possédant avare et cruel. Nous leur devons beaucoup, ils méritent pour cela énormément. Ne serai-ce que pour les martyrs et ceux qui se sont battus pour que nous puissions nous trouver face à vous, aujourd'hui. »

Daganovitch cesse immédiatement d'avoir cet air solennel sur le visage, pour poursuivre la discussion.

VOLODIA DAGANOVITCH | « Et de votre côté Citoyen Culturien, que faîtes vous pour limiter et réguler le marché ? Avez-vous des coopératives ? Pratiquez vous l'autogestion ? Quelle régime de propriété avez-vous ? »[/justify]

Posté : lun. avr. 13, 2015 2:40 pm
par Sovana
Un air étonné se peignit sur son visage, lui donnant un peu plus l'air d'un clown ou d'un mime.

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/886996Chapelierhorloge.png[/img][/center]

[quote="Premier Administrateur Suprême Absolu, Total, et Intemporel Ad Vitam Aeternam de l'Espace Culturel Anarchique et Compassionnel, chef d'État de Tel-Culture, et agent de liaison de la section Contact"]
Houla houa houla ! J'ai du bien mal m'exprimer. La Fédération Transnationale n'est pas panarchique ni même anarchiste. La Culture en fait partit, qui elle l'est, mais c'est tout.
La Fédération regroupe plusieurs pays de culture humaniste et tournée vers les sciences sociales ou le social disons, allant de farouches traditionalistes à libéraux, en passant par quelques entre deux.
Il y la Culture, le Duché Stalagmantin, Azude, la Menovie, et Centralia. Tout cela est au contraire d'une grande institutionnalisation, et je ne vous ai cité pour ainsi dire qu'une infime partie des institutions existantes. Il existe de nombreuses divergences entre les pays, mais en l’occurrence ce n'est pas la taille qui joue au consensus, mais bien des institutions huilées, définies, et une culture du consens, reposant sur des valeurs communes entre ces pays. Qui eux ont entre 14 et 90 millions d'habitants je crois. Et des politiques et économies qui leur sont propres. Et même, comme vous le constatez, une diplomatie propre.

[Il bu une gorgée et reprit son calme.]

Effectivement !
Même à l'heure actuelle au sein de la Culture, les associations commencent par exemple à mutualiser leurs services de coms. Par exemple, une entreprise pour être certifiée de finances transparentes et/ou éthiques, ne doit plus envoyer un dossier à chaque association qui traite des finances, mais bien un seul au secteur associatif concerné. Il y a donc diverses mises en communs qui sont une forme de centralisation, oui. Mais qui n'enlèvent rien, pour le moment en tout cas, au caractère dynamique et potentiellement évolutif du secteur associatif. Il existe également une administration pourrait on dire "nationale" qui s'occupe simplement de délivrer en bon et due forme la citoyenneté.
Cela n'est pas encore le cas du fait de l'absence de besoin, mais à l'avenir par exemple il se pourrait que certains acteurs sectoriels se rapprochent, comme par exemple les auto-écoles, afin de consciencieusement harmoniser le code de la route, leurs règles de bases et pédagogies. Je trouve qu'il serait abusif de parler de centralisation, mais cela se rapproche de votre idée.

En guerre ? Vous voulez parler de guerre froide ?
[Ath Jöth fit un geste de la main] Boh, ce n'est pas notre optique. Nous respectons les pays qui, dans une forme ou une autre respectent la liberté et la démocratie. Pour nous, votre pays en fait clairement partit. Les systèmes économiques nous importent peu tant qu'ils ne mentent pas. Bon, okay, on est un peu en froid avec les tradis, mais un peu de coopération avec ceux qui y sont ouvert ne fait pas de mal.
Non, vraiment, ce que nous avons en exergue c'est bien les systèmes électifs aristocratiques, et le capitalisme classique, méritocratique, où les salariés doivent se vendre eux-mêmes à un employeur qui dictera la conduite de l'entreprise et leurs conditions de travail avec une faible contrepartie, mais surtout en essayant de légitimé ça par un vocable des plus mensonger, basé sur une vision de l'humain qui n'est pas la notre. Nous ne sommes ni rationnels ni égoïstes, ni nécessairement cupides. La curiosité et l'envie d'améliorer son environnement, tout en favorisant l'empathie, sont de bien meilleurs facteurs motivants, de notre point de vue.
Mais nous n'avons pas d'ennemis autre que ceux qui nous considèrent eux-mêmes comme tel, et encore, puisque nous les ignorons. Nous avons quelques alliés, et beaucoup d'adversaires. Un adversaire est quelqu'un que vous respectez et avec qui vous jouez fair-play sans porter atteinte à son intégrité par exemple. Ainsi, si Contact à soutenu officiellement la ville libre d'Oro, jamais nous n'irons envoyer des agents des Circonstances Spéciales en Azude, ou même dans le Duché Stalagmantin. Ce sont des pays que nous ne convaincrons que par l'exemple, par soucis éthique. Et encore, il est des modèles différent du notre avec lesquels nous pouvons être à l'aise.
Dans l'absolu, je vous accord que vous pourriez m'objecter que ce serait des opérations trop risquées, ou que ces pays sont des bastions culturels, mais tout de même. C'est impropre de faire ça à des nations respectables.

Et pour nous ce jeu que nous pouvons mener contre nos adversaires, qui sont bien plus le Danube, la Franconie, ou la Biturige, ne se constitue pas d'agressions avant tout, mais de coopérations. En nous rapprochant, nous faisons reconnaitre notre modèle, ou bien il gagne en visibilité. Il est donc plus à même de séduire des populations désabusées par l'aristocratie élective et l'impuissance économique, alors que le capitalisme classique prétend apporter liberté et pouvoir. Alors que des populations de pays socialistes, qui ne subissent pas de coercition pathogène, sont déjà bien plus proches de la liberté et d'un réel pouvoir politique, que le système économique soit dynamique ou ordonné, ou substantialiste. Pour nous les guerres idéologiques sont dépassées. L'affrontement fair-play de valeurs, par contre, est d'actualité.

Je vois. C'est intéressant. Cela recoupe nos pensées sur l’expérimentation sociale.

[Ath Jöth soupira de soulagement] Vous me rassurez ! Nous avons tellement l'habitude des soupes de propagandes journalistiques couplés aux camps de travaux abusifs, que je m'attendais à bien plus arbitraire ou sévère. Vous faites preuves d'une subtilité que nous observons rarement chez les communistes, vous gagnez du capital prestige et diplomatique auprès de Contact, si j'ose dire !

Une telle planification me rappelle beaucoup celle d'Azude... Avant qu'ils n'incorporent les corporations de métiers, (ce qui quelque part se rapproche des syndicats d'ailleurs), puis des entreprises, quoiqu'elles doivent se laisser dominer par les corporations.

[Ath Jöth sourit.]

Eh bien, cela dépend de l'endroit. Les campagnes de Haut-Culture Ouest ont pour principaux acteurs des corporations de métiers. C'est-à-dire basées sur l’expérience individuelle, où le but est de "bien" faire, de manière artisanale, ainsi que transmettre son savoir. Cette partie rurale est très mutualiste. Par exemple, il existe assez peu d'ordinateurs individuels, sauf cas particuliers, mais les médiathèques sont très développées, ainsi que divers systèmes de partages par exemple. L'agriculture y est manuelle. Toutefois, dans l'absolu, il s'agit de propriété privée. Cela n’empêche pas la mutualisation, dans le sens où cela devient une propriété collective appartenant à la personne morale du village par exemple.

A Halek-Ma (Haut-Culture Est), capitale économique, la mutualisation des biens est moindre, mais existante. Plusieurs situations et institutions régulent les entreprises.
Déjà, dans la grande majorité des cas les salariés deviennent rapidement actionnaire à part égale de l'entreprise. Ce qui, de fait, conduit à l'autogestion. C'est une situation qui rend le salarié producteur, consommateur certes, mais surtout acteur. Son salaire bien plus élevé lui permet d'investir dans des entreprises qui lui semblent bénéfique ou lucrative, ou encore faire des dons aux associations qui lui semblent bénéfiques. (Les dons aux associations ne sont pas anonymes et très règlementés, entre autre par les axiomes juridiques). Lorsqu'ils quittent une entreprise, ladite entreprise peut racheter les parts d'actions de l'ex salarié. En fait, généralement, c'est obligé car inscrit sur le contrat de travail. Ça évite que les actions s'éparpillent et que l'autogestion n'en soit que par l'absence des actionnaires externes par exemple.
Dans le cas d'entreprises nécessitant de lourds investissements, il y aura effectivement un déséquilibre entre investisseurs initiaux et salariés. mais qui se règlera au fur et à mesure par l'émissions d'actions envers les salariés chaque année. C'est, de même, généralement un engagement inscrit sur le contrat de travail. Mais cela pourrait devenir un axiome juridique, sait-on jamais. Nous n'avons pas vraiment beaucoup d'entreprises de cette sorte.
Globalement, cette autogestion de fait rend obsolète les biens de luxe, et favorise des projets plus éthiques via une large base démographique des décisionnaires, puisqu’il y aurait par exemple autant des ingénieurs qu'ouvriers. Nous ne soufrons donc pas, par exemple, d’obsolescence programmée. Et si cela venait à être le cas, un axiome juridique contre serait rédigé.

Un autre mécanisme important est bien sur la surveillance des associations. Le secteur médiatique est associatif, et a donc des facilités pour relayé certains informations, tels que des scandales économiques.
Mais surtout, chaque association, composée donc de citoyens engagés, peut demander à enquêter sur une entreprise, et noter celle-ci, sur un secteur. Par exemple, les associations soucieuses de l'environnement vont harmonisés leurs critères, labels, et autres, puis demander des informations aux entreprises, des investigations. Celles qui refuseraient se voient directement attribué la mention "suspecte". Ce qui incite à penser les pires scénarios, et donc personne n'en veut, donc peut boycotter l'entreprise. Une fois les notes ou autre attribués, l'association va communiquer cela sur son site internet, et via les médias. Il existe un portail permettant au consommateur de trier et comparer les entreprises locales ou nationales sur de nombreux critères, ce qui est aussi, une forme de centralisation.
Somme toute, nous asseyons de faire en sorte que le marché soit ancré dans les lois de la société via une prise constante avec les associations, qui doivent elles-mêmes arrivés à des harmonisations relativement consensuelles. Bien entendu, la plupart des entreprises prennent les devants, en s'engageant à respecter certaines chartes que les associations proposent. Un engagement qui leur vaut un jugement possible s'il n'est pas respecté.

Les services publics sont géré également par une (ou plusieurs, mais généralement une du fait de l'énormité des capitaux nécéssaires) association par secteur, proche de l'autogestion. Ils sont financés par les dons habituels, mais également généralement des appels au financement en début de chaque année, avec des données très précises. Par exemple, les routes adjacentes à des bâtiments doivent être entretenues par le propriétaire du bâtiment. Le reste est laissé à la gestion d'une association, qui lance chaque année une campagne de financement. Cela est possible car d'une part les salaires dans le "privé" sont bien plus élevés qu'au sein du capitalisme classique, et d'autre part par des habitudes culturelles ou chacun est investit de responsabilité envers le collectif. Il existe également concernant par exemple la santé, une association nationale de mutualisation, permettant une couverture en cas d'accidents, car une partie des soins reste payante. En Haut-Culture Ouest se rajoute à cela des niveaux locaux de mutualisations, tandis qu'à Halek-Ma certaines entreprises prennent en charge certains soins de santé de leurs salariés.

Dans la pratique, il existe bien quelques entreprises qui ne délèguent pas le pouvoir décisionnaire à leur employés, quoiqu'elles les écoutent. C'est par exemple le cas de Lens [HRP : Google de simpo], mais qui compense par de hauts salaires, et des conditions de travail généreuses.

J’espère avoir été plus clair cette fois ? [sourire]
Et veuillez m'excuser mes longues tirades, j'aime à rentrer dans les détails afin que l'ensemble soit compris, j’espère ne pas vous ennuyer. [dit-il en faisant une moue]

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[url=http://www.simpolitique.com/federation-technocratique-f459.html]Fédération Transnationale[/url]
[url=http://www.simpolitique.com/azude-f351.html]Azude[/url] [url=http://www.simpolitique.com/tel-azude-f457.html]La Culture[/url] [url=http://www.simpolitique.com/republique-sunniste-de-stalagmanque-f444.html]Duché Stalagmantin[/url] [url=http://www.simpolitique.com/menovie-f474.html]Menovie[/url] [url=http://www.simpolitique.com/centralia-f436.html]Centralia[/url]

"Les États, les libéraux-compétitifs, sont nos adversaires, et non des ennemis. Il arrive même que nous ayons des points communs avec les seconds. Et pour cela nous devons travailler avec eux, afin de séduire et subvertir." Ath Jöth, chef d'État de Tel-Culture et agent de liaison de Contact.[/center]