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Posté : mer. avr. 08, 2015 9:53 pm
par Viktor Troska
[center]Siège du Quartier Général de l'Armée Populaire Communale

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Bâtiment officiel du Quartier Général de l'Armée Populaire Communale

Délégué du Peuple aux Affaires Militaires : Valerian Toulganine (En poste depuis le 24 octobre 2026)

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Chef d'État-Major de l'Armée Populaire Communale : Aleksandr Viazon (En poste depuis le 24 octobre 2026)

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Posté : jeu. févr. 18, 2016 12:34 am
par Viktor Troska
SECRET(of course)

[center]LA GRANDE MUETTE...

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[justify]L'Armée Populaire Communale, force militaire principale de la Fédération, était connu pour son manque d'implication dans la politique du pays. Non pas que cette dernière ne voulait pas participer, mais elle jugeait qu'elle pourrait sans doute faussée grandement la bonne démarche de la démocratie au sein de la Fédération. Pourtant, la réalité venait lui rappeler qu'elle ne pouvait pas se cantonner à être éternellement la "Grande Muette", qui ne prenait position sur rien. Les évènements qui se sont produit à Rabov ont pris de cours beaucoup de personnes, d'organismes et l'ensemble du gouvernement de la Fédération. Que fallait-il faire dans ce cas ? Condamner, agir, critiquer, suivre, prendre les devants ? Le milieu politique semblait se cantonner à quelques paroles dans ces cercles et rien n'était fait. Du côté de l'Armée Populaire Communale, on saluait volontiers le courage du XVIIème Bataillon de la Garde National, on l'enviait presque pour tant de hardiesse. Au sommet de l'APC cependant, la situation restait assez confuse. En cette fin d'après-midi, le Chef d'État-Major de l'Armée Populaire Communale Aleksandr Viazon a demandé une rencontre avec le Délégué du Peuple aux Affaires Militaires Valerian Toulganine. Peu de choses les opposaient, mais sur la question de la Jeune Garde Socialiste et maintenant de Rabov, ils n'étaient vraiment pas d'accord. Quand Viazon se présenta au bureau de Toulganine, ce dernier était entrain d'écrire et il lui fit signe de s'asseoir pendant qu'il finissait d'écrire. Une fois cela terminé, il referma son stylo plume et se pencha légèrement en arrière sur son fauteuil, croisant les bras.

VALERIAN TOULGANINE | « Alors Aleksandr, qu'est-ce qui t'emmène ? Non, ne me dit rien. Tu es sans doute venu me parler de ce qui se passe à Rabov, c'est ça ? »

Le Chef d'État-Major acquiesça rapidement de la tête sans rien dire.

VALERIAN TOULGANINE | « Sans aucun doute, c'est un sujet épineux. Cependant, je pense que tu connais le ressentiment général de la troupe vis à vis de ce qui s'est passé à Rabov. Tout le monde ne parle plus que du fameux "Brave XVIIème de la Garde Nationale". Si ils arrivent à soutenir de telles actes, c'est bien qu'il y a un problème dans notre pays non ? Nous sommes des soldats, nous sommes même plus que ça. Nous représentons l'Armée du Peuple, sans quoi notre peuple n'aurait absolument rien. »

ALEKSANDR VIAZON | « Tu essayes de me dire, que cela rend légitime ce qu'à fait le dit "brave" XVIIème de la Garde Nationale ? Tu n'es pas sérieux tout de même ? Par leurs actes, ils viennent simplement de prouver qu'ils se mêlent de choses qui ne les regardent pas. C'est de l'aventurisme, du militarisme et du gauchisme, rien de plus. Du pain péni pour les excités de tout les bords. »

Le Délégué du Peuple se tourna légèrement sur le côté, faisant face à une grande fenêtre en face de lui, regardant par cette dernière le ciel.

VALERIAN TOULGANINE | « Tu parles comme Cagska et tout ce joli monde. Vous croyez que tout peut se faire en se réunissant autour d'une table, par des moyens bureaucratiques sans jamais avoir besoin de se confronter au réel. Personne ne nous interdit de faire de politique, nous avons refusé d'en faire parce que nous considérions que cela pouvait être mal interprété. Or, le soutien grandissant du XVIIème Bataillon montre très bien que nous avons un choix à faire. »

ALEKSANDR VIAZON | « Je préfère l'ordre à la chienlit de tes copains de la Jeune Garde Socialiste. »

VALERIAN TOULGANINE | « Nous y voilà. Tu parles comme tout ces petits fonctionnaires, comme tout ces petits planqués. Dès que quelque chose ne va pas dans votre sens, b'est pas entièrement régimenté, il faut que vous le taxiez de façon vulgaire. »

ALEKSANDR VIAZON | « Insulter tout le monde de révisionniste, c'est sans doute plus intelligent d'après toi ? Arrête Valerian, tu sais très bien que nous sommes dans une impasse et que nous devons intervenir, intervenir pour... »

VALERIAN TOULGANINE | « ...Aider le Comité Central de la Garde Nationale et les éléments sûrs de la Fédération, d'en finir avec le passéisme et avec ces charlatans qui se prétendent révolutionnaire et du côté de notre peuple. Non camarade, je ne te laisserai pas utiliser l'Armée Populaire Communale pour qu'elle devienne un instrument de répression. Je suis encore ton supérieur. »

Le Chef d'État-Major de l'Armée Populaire Communale semble particulièrement vexé, mais ne dit rien de plus. Il se lève, fait un salut militaire et sort rapidement, claquant la porte derrière lui. Le Délégué du Peuple aux Affaires Militaires se retourne en face de la porte, l'air un peu dépité par la tournure de la situation. Alors qu'il se remettait à son travail d'écriture, l'on vint frapper à la porte. Il ordonna d'entrer et un garde en faction dans le couloir, après avoir salué le Délégué du Peuple, lui fit savoir qu'une délégation de soldats voulaient le voir personnellement. Un peu surpris, Toulganine pris la multitude de feuille de papier qu'il avait sur son bureau, les rangea dans un porte-document et sortit de son bureau.

VALERIAN TOULGANINE | « Bien, merci soldat. Mais c'est moi qui vais aller à eux et non l'inverse. C'est mieux ainsi. »[/justify]

Posté : ven. août 05, 2016 8:54 pm
par Viktor Troska
SECRET(of course)

[center]MON SEUL AMI ?

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/31/1470428418-mil.png[/img][/center]

[justify]VALERIAN TOULGANINE | « Désolé et avec tout le respect que j'ai pour toi Nadezhda, je ne peux pas croire de tels sornettes devant de ta part. Merci malgré tout d'être venu pour tenter de m'informer à ce sujet. Je prendrai les dispositions nécessaires. »

NADEZHDA FREDERICOVA | « Valerian Konstandinovitch, ne crois pas que je me suis déplacé ici juste dans l'intention de te faire perdre ton temps. Tu sembles prendre à la légère les informations que je viens t'apporter. Toi aussi, commencerais-tu à penser que le Comité de Sureté Général ne serait qu'un instrument pour nuire à notre valeureuse armée ? »

VALERIAN TOULGANINE | « Veux-tu bien arrêter d'insinuer de tels choses ? Cela me met mal à l'aise et tu sais très bien que je ne remet le travail de personne en cause, mais tu dois comprendre ma position. »

NADEZHDA FREDERICOVA | « Tu refuses de voir la réalité, voilà quel est ta position pour le moment. Tu n'as même pas pris la peine de regarder correctement les dossiers que je t'ai fait parvenir. Tout au plus, tu les as survolés et tu n'a voulu y voir que ce que tu voulais. Je te demande de remettre ton actuel point de vue en reconsidération. »

Les yeux de la Délégué du Peuple aux Affaires Internes fixèrent pendant un moment ceux de son interlocuteur, avant qu'une bouffée de fumée ne vienne s'entremêler entre leur duel de regard. Croisant les jambes sur son fauteuil, la Délégué du Peuple croisait et décroisait ses jambes en attendant une réponse franche de son vis à vis mais qui ne semblait pas venir.

NADEZHDA FREDERICOVA | « Je sais parfaitement quels sont tes sentiments à l'égard de tout ceci. Si demain, l'on venait m'apprendre que l'un de mes plus proches collaborateurs avait des liens suspects avec les milieux monarchistes et contre-révolutionnaire, je pense que je le prendrai très mal. Mais je ferai avec, car j'ai avant tout un devoir révolutionnaire à remplir en priorité. Toi et moi, nous ne pouvons pas laisser nos sentiments dicter notre conscience. Je ne suis pas là pour te nuire et ne t'avise même pas de le penser. »

VALERIAN TOULGANINE | « Tu peux garder tes insinuations, je ne fais de procès à personne comparé à ce que tu es entrain de faire à l'instant même. Tu dois comprendre que Aleksandr a été plus qu'un simple collaborateur pour moi, nous avons lutté dans les mêmes tranchées, nous avons fais coulé le même sang ensemble. Je connais son intégrité, en tant que soldat et en tant que révolutionnaire. »

NADEZHDA FREDERICOVA | « En es-tu si certain ? Apparemment, ce n'est pas ce que disent ses multiples rapports. »

VALERIAN TOULGANINE | « Au diable tes rapports, tu ne marches donc que suivant le règlement ? »

D'un geste d'énervement, le Délégué du Peuple aux Affaires Militaires fit voler la pochette contant les documents et rapport que lui avait apporté son homologue en charge du Comité de Sureté Général. Énervé et extrêmement pensif, il avait peine à croire ce qu'il avait survolé dans ses notes : Selon toute vraisemblance, l'ancien Chef d'État-Major de l'Armée Populaire Communale serait mouillée dans plusieurs affaires graves en lien direct avec un vaste réseau contre-révolutionnaire. Pour Valerian Toulganine, cela le visait également et expliquait sa réaction. En face de lui et impassible, la Délégué du Peuple aux Affaires Internes se contenta de sortir une autre cigarette de son étui et l'alluma avant de la porter à ses lèvre, expirant longuement.

NADEZHDA FREDERICOVA | « Tu es en colère Valerian Konstandinovitch. J'aimerai que tu puisses te calmer et que l'on puisse discuter sans effusion de sentiments grotesques. Je comprends ce que tu ressens et j'arrive même à pardonner ton comportement car il est tout simplement humain. Seulement, tu ne peux pas laisser passer des preuves et des accusations graves, simplement parce que tu ne veux pas y croire. Je te demande de reconsidérer ta position. »

VALERIAN TOULGANINE | « Tu as un cœur de pierre, Nadezhda. »

NADEZHDA FREDERICOVA | « Je n'ai pas le luxe dans mes fonctions, d'avoir de l'empathie pour tout et n'importe quoi. L'on m'a fixé un objectif précis et il est de défendre la Fédération contre ses ennemis externe comme interne. Je me dois de le remplir, même si cela doit me faire passer pour un être froid. Il y a des luxes que nous ne pouvons pas nous permettre et que je refuse de me permettre. Valerian Konstandinovitch, pour la dernière fois... »

VALERIAN TOULGANINE | « Très bien, très bien ! Fais donc ce que tu as à faire puisque cela est plus important que ta propre existence. Je sais très bien qu'après toute cette mascarade, tu reviendras ici à la même place pour m'arrêter à mon tour avec un énième 'rapport' que tu me présenteras. Quels seront mes crimes ? »

NADEZHDA FREDERICOVA | « Tu es quelqu'un d'irréprochable, Valerian. Je ne doute absolument pas de toi, ni de tes actions. Cette procédure n'est pas tournée contre toi, mais contre nos ennemis. Si tu penses que je fais tout ceci uniquement pour t'atteindre, c'est que tu te trompes lourdement sur ma personne ainsi que sur le caractère de notre profonde amitié. Je la croyais sincère, mais puisque tu préfères me faire passer pour une personne immonde, considère que nous n'avons plus besoin d'entretenir une telle relation. »

La Délégué du Peuple aux Affaires Internes se leva de son fauteuil après avoir terminé sa cigarette, qu'elle écrasa dans le cendrier juste à côté d'elle. Elle ramassa les papiers éparpillés et jeté au sol et en présenta un au Délégué du Peuple aux Affaires Militaires qui d'un geste de la main, signa dans l'angle droit du document. Ce dernier leva ses yeux vers sa voisine de table, mais il n'arrive pas à trouver son regard. D'un geste martial, cette dernière le salua militairement et s'en alla sans dire un mot de plus, quittant la pièce sans un bruit, sans un fracas. Prostré dans son fauteuil, le Délégué du Peuple aux Affaires Militaires était entrain de méditer sur tout ce qui lui tombait dessus depuis plus d'une semaine.[/justify]