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Posté : jeu. janv. 22, 2015 10:10 pm
par Pazu
Présentation en cours

Posté : jeu. janv. 22, 2015 10:55 pm
par Pazu
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Dépression[/center]

Cela faisait des années qu'il travaillait dans une agence de comptabilité, à quelques kilomètre de la capitale Danuboise. Quand il ne passait pas ses journées à consommer, travailler ou dormir, c'est la télévision ou l'ordinateur qui prenaient le relais en captivant son temps libre. Les informations du monde, sur ses divers écrans, se succédaient les unes aux autres : La croissance du Danube, la chute du régime fasciste d'Hohensteinhart, L'Union du Vickaskaran, la scission de la Cabalie, l'animosité Tchoconalo-Agounisimen, les procédures judiciaires du Khaldidan, les élections présidentielles, les scandales de caricatures, etc etc... Le monde ne cessait de se mettre en mouvement pour un oui ou un non... mais au final, quel est l'objet de cette incessante agitation ? Pourquoi tant de mouvements ? Pourquoi ce monde court ? Court-il pour atteindre un endroit ou n'est-ce que l'acte de courir qui importe ? Est-ce la course en soit qui fonde l'objet de son existence ou n'est-ce qu'un prétexte pour masquer un manque de sens profond à l'existante ? Ce travailleur Danubois ne pourrait y répondre mais la question le rongeait de jour en jour. Lors de son ping pong quotidien entre le bureau et l'appartement, il ne pensait qu'à la course qui l'entour. Car en effet, tout court : les humains, certes, mais également les planètes, les étoiles, les atomes. Serait-ce la loi ultime de notre univers : courir ? Pendant qu'il était plongé dans ses pensées, la radio cracha ses actualités quotidiennes ; le Thorval remporte l'épreuve de cross pour la course équestre, Allessandro Natta continue sa course électorale en lançant une nouvelle campagne de porte à porte nationale, le Valaryan se lance avec l'aide Tarnoise dans la course à la production de Zeppelin, la course diplomatique qu'est le second congrès de l'Union du Vicaskaran va démarrer dans quelques jours ... un enchaînement de nouvelles mondiales qui ne sont qu'autant d'illustrations aux tourmentes du cadre Danubois, au gens qui vont sans savoir pourquoi, voguant dans un océan d'incertitude. Le monde n'est qu'une mécanique dont nous sommes des rouages parmi tant d'autre, et cette mécanique n'a de but que d'user de ses roues. C'est vide de sens qu'elle s'agite mais n'existe que par son agitation. La course permet-elle l'existence ? Mais qu'est-ce une existence de vagabond courant vers nul point ? Le Danubois en était désormais certains : l'univers n'a aucune finalité. La vie et l'existence ne sont que des illusions. Il est temps de mettre fin à cette folie mais, la course peut-elle mourir ? Oui, elle le peut, elle ne peut que le pouvoir, elle le doit. Quoi qu'il advienne, les personnes meurent, les civilisations disparaissent, les étoiles explosent, les atomes se décomposent, la course mondiale court vers sa fin. C'est l'unique destin d'un monde qui n'a de sens que lui même. C'est ainsi que ce comptable, fuyant le tumulte totalitaire d'une existence sans raison, se tenait au bord d'un pont, droit, face au vide. Sa course prendra bientôt fin. Il n'ouvre que le chemin de l'avenir. Il est l'avant-garde du monde. Celui qui a compris que tout était vain.

Posté : ven. janv. 23, 2015 8:57 am
par Pazu
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Dieu[/center]

Rien. Il n'existait plus rien d'autre que lui. Il n'existait que lui ; sa conscience. Tout ce qui était palpable n'était plus. Sourd ? Muet ? Aveugle ? Comment être sourd s'il n'y a rien a entendre ? Comment être muet si personne ne peut écouter ? Comment être aveugle s'il n'y a rien à voir ? Le néant ? Non, il y avait ses pensées ; il n'y avait que ses pensées … mais que penser ? Comment penser si le seul objet de sa pensée ne peut-être que soit ? Mourir ? Il suffisait de se convaincre de ne pas exister pour le plus exister … mais comment se convaincre ? Ce simple problème est la preuve de son existence, il n'ai pas aisé de l'étouffer. Où était-il ? Nul part, il n'existait rien d'autre que lui. Les limites du monde étaient ses limites mais, les avait-il atteint ? Était-il infinie ? Comment des questions pouvaient avoir des réponses dont il ignorait tout alors qu'il était justement tout ? D'ailleurs, se connaissait-il lui-même ? Se comprenait-il ? Se saisissait-il ?
A force de penser et de créer des contradictions, un véritable débat se faisait avec lui-même. Cela allait si loin qu'une schizophrénie se développait. Les raisonnements, la logique interne, les opinions des deux pans de sa conscience fut si divergente que la schizophrénie donna naissance à une division de l'être. D'une seul personne, d'une seul pensée, seul réalité du monde, nous avions deux consciences distincts, deux personnalités, le monde était eux deux. L'un d'entre eux était néanmoins plus immense, plus complexe. Il englobait l'autre de sorte a être son dieu. Après avoir crée un autre semblable à lui-même, il en créa deux, trois, dix, cent, suffisamment pour être le dieu d'une communauté entière de consciences. Ces gens n'étaient pas le simple fruit de l'imagination, ils existaient réellement, disposaient d'un espace de pensée suffisamment vaste pour être des consciences indépendantes les unes des autres. La conscience originelle, la conscience-dieu était toujours la seul réalité dans l'univers mais englobait des milliers de personnes. Étant donné qu'il était le monde, il suffisait d'imaginer une chose et de se persuader de son existence pour qu'elle existe ; il imagina donc des planètes, des étoiles, il donna corps aux autres consciences. Ce fut comme un grand boom, le monde palpable était né.
Il pouvait entendre, parler, voir. Le monde était lui mais il n'était plus véritablement un simple être voguant dans ses pensées. Il était l'origine de tout … mais quel était son origine ?
Vint un temps où il ne pouvait plus créer sans détruire ; toute son énergie était déjà utilisée par les autres consciences et la réalité même des choses. Le monde était ainsi fini, limité ? Ne pouvait-il pas étendre d’avantage sa conscience comme avant ? Non. Pourquoi ? Il était le monde, il faisait le monde, toutes logiques, c'était lui ! Pourquoi une limite s'imposerait-elle ? Qui lui imposait ? Le dieu avait-il un dieu ?


Allongé sur un lit d’hôpital Danubois, un patient était en état végétatif depuis des années. Il ne pouvait voir, entendre, sentir, ressentir quoi que ce soit du monde extérieur à lui même. Pourtant, malgré cette absence totale de contacte entre son cerveau et le reste, l'activité cérébrale de ce patient s'était accélérée de manière inquiétante jusqu'à dépasser la normale. Toutes les zones cérébrale s'étaient ré-organisées. Pas un seul neurone ne restait inactif, ne serait-ce qu'un temps.
A force d'usure, sa capacité s'amenuisait, des cellules mourraient.


Alors que le monde n'avait fait que s'étendre, dieu découvrit la limite … et celle-ci se rétrécissait.
Il fallu détruire des données, c'est à dire des planètes, des étoiles, il se compressait sur lui-même.
Allait-il subir un big crunch ? Redevenir un simple point ? Qu'une simple conscience ? L’avènement du rien ?

Posté : dim. janv. 25, 2015 7:19 pm
par Pazu
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Folie[/center]

Le fou est en marge de la société. Quand celle-ci se trompe, la vérité se trouve chez lui.
Le fou, c'est celui qui perd la raison au yeux des autres. Le fou, c'est celui qui s'égard de la matrice.
Mais pourquoi donc suis-je fou, pourquoi personne ne veut voir la vérité que je présente.
J'apporte la flamme du savoir mais elle n'éclaire pas leur ténèbres.
Pourquoi haïr le flambeau ? Pourquoi la connaissance est tant méprisée ?
Le culte de la lumière est perçu pour eux comme une secte. Les illuminées sont bien seul ici bas.
Pourquoi Lucifer prométhéen est méprisé ? Le savoir fait-il si peur ?

Tout les jours je viens sur la Grande Place de Centralia. Tout les jours je suis pour eux un animal étrange, à contempler avec humour.
Pourtant je porte la vérité, pourtant je préviens ceux qui m'entourent. "Nous sommes dans une matrice" leur dis-je.
"Des dieux nous contrôlent" cris-je. "Mère-univers m'a prévenu" mais ils m'ignorent. Ils sourient et passent.

Entendez-moi ! Pitié ! Ne m'ignorez pas ! Ecoutez ce que j'ai à dire !
Les guerres, les famines, la pauvreté, tout cela en vain ! Pour divertir une bande de puissant qui vivent dans l'au-delà.
Ils nous contrôlent pour passer leur temps, ils jouent de nous comme de vulgaires pantins. Mère-univers m'a donné leur nom !
Pazuriuse, Sovinana, Iskonos, Lumias, Vinior Lom ... Tous des puissants nous plongeant dans les ténèbres ... Jouant de nous !
Pourquoi ne m'écoutez-vous pas ? Pourquoi ne réagissez-vous pas ?

Comme toujours, je cris la vérité à des sourds. Pourquoi n'entendent-ils pas ? N'écoutent-ils pas notre univers ?
Les dieux se jouent de moi. La vérité est un fardeau qui me pèse de jour en jour.
Ils punissent Prométhée et me punissent à mon tour. Pourquoi veulent-ils nous noyer dans l'obscurité ?
Veulent-ils le monopole de la connaissance ? Ont-ils le même vice que les ignares ont ici bas : l'égoïsme ?
Le monde est égoïste car nos dieux le sont. Destiné à amuser les foules, le fou fait totale abnégation.