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Posté : ven. déc. 19, 2014 9:12 pm
par Sébastov
[center]26 novembre 2025, Etat Communautaire Tarriste du Sébastov (ECTS), aéroport de Sevatorosk.[/center]
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Sevatorosk était un aéroport international de l'ECTS, le seul aéroport international à vrai dire. Ce souhait de n'avoir qu'un seul aéroport de ce type avait été pris récemment, le but de n'avoir qu'un seul aéroport international était simple, le contrôle des flux migratoire et touristique. En effet étant le seul du pays à être international rendait le passage par ce dernier obligatoire avant de se rendre dans une autre partie du pays. Cet aéroport permet ainsi le contrôle des bagages et colis, des identités, des passeports et des visas.
Cet aéroport n'était pas en bon état, près de 5 décennies sans utilisation l'avait rendu insalubre. Seul une piste à peut prêt potable avait été réservé pour l'événement, la rencontre avec la Fiémance, première rencontre officielle de l'état depuis son ouverture vers le monde extérieur. Bien que le Directoire et le parti aurait préféré recevoir un état communiste afin de pouvoir parfaire son plan de bascule vers le modèle Kiroviste ou Kirépien, les deux symboles du communismes en Alméra mais la Fiémance restait un possible allié de poids et surtout la nation ayant donnée naissance à son grand maître, le Grand Frère Sébastien Tarrieux. La Fiémance et l'Etat Communautaire Tarriste du Sébastov semblait être très proche dans leurs façons de voir le monde économique malgré d'autres différences flagrantes.
Le Gardien des Libertés avait tenu à être personnellement présent pour cet événement important, c'est lui qui mènera les débats côté ECTS. Sur le Tarmac les journalistes du pays étaient présents en nombreux, ainsi que le groupe de cameraman et photographe personnel du frère Vassili Patrechenko. A ses côtés se trouvait également le Haut-Directeur chargé des affaires étrangères Igor Zubov mais ce dernier n'aura aucun rôle à jouer dans cette affaire. La délégation attendait patiemment dans le froid hivernal ses homologues, par chance le temps leurs avaient épargnés la neige en ce mois de novembre.
Posté : sam. déc. 20, 2014 10:56 am
par Arios
Le ministre des affaires étrangères, Gaston Mauyon, avait fait le déplacement.
Au-delà de l'intérêt de rencontrer un pays se réclamant de l'anarchisme pour des motivations souvent concordantes avec le volontarisme politique de la chorocratie, le Sebastov était situé à la limite entre les pays slaves du nord et les slaves du sud-est-Alméran.
Il constituait, dans cette zone gagnée par le panslavisme le moins structuré, un point d'ancrage de la défense des nationalités, et pourrait à terme servir d'alliance de revers utilisable, avec le Kirep et la Fiémance, contre la CESS et ses prétentions enfantines.
Mais avant la stratégie, c'était bien l'idéologie qui avait invité le gouvernement à prendre contact rapidement avec le Sebastov, afin d'observer les modèles d'une mise en place efficace de l'anarchie parmi les populations slaves, traditionnellement moins proches de la terre que les Occidentaux pour de probables raisons de climat, et d'observer les promesses d'une telle organisation de la société ainsi que ses limites économiques.
Il s'agirait d'un échange donc courtois, d'idées et de principes, qui pourrait s'appuyer sur une collaboration économique forte autour de la Mer bleue. Si la Fiémance n'y participait pas directement, les nouveaux Juvniens pourraient le faire, et servir aussi de point de liaison dans ces échanges. Un accord écologique, notamment, sur l'usage de cette mer pouvait voir le jour, quand il n'y a pas si longtemps encore ces eaux étaient sur-polluées par les activités industrielles.
Gaston Mauyon, habillé à l'occidentale, avait longtemps était la vitrine de respectabilité du gouvernement paysan. Il était désormais concurrencé par le Premier ministre lui-même, aussi sortable.
Mais c'était le ministre des affaires étrangères qui atterrissait au Sebastov, dans l'atmosphère brumeuse rendant les équipements des années 80 encore plus déprimants sur cet aéroport communautaire...
Posté : dim. déc. 21, 2014 12:18 am
par Sébastov
Lorsque Vassili Patrechenko, vêtu de son magnifique uniforme de la marine nationale, vit arriver l'avion de la délégation Fiémançaise arrivé une sorte de stress qu'il n'avait jamais connu le gagna. Son partenaire du jour Igor Zubov vécu exactement la même chose, il fallait dire que cet état était le premier à posé le pied sur le sol de l'ECTS depuis longtemps. Cette rencontre était importante pour plusieurs raisons, montrer la culture du pays, montrer sa politique intérieure et extérieure, montrer la force de caractère des dirigeants afin 'avoir une place de décideur et non de mouton dans ce monde, avoir des accords économiques afin de montrer à la population l'importance de ces visites pour que le peuple ne vote pas une nouvelle fermeture du pays et prouver que le Sébastov était une grande puissance en devenir.
Bien que les protocoles diplomatiques ne soient pas la "tasse de thé" de l'ECTS car non enseigné dans le cursus scolaire de l'académie politique (car le pays n'avait pas prévu cette ouverture) et fermé depuis trop longtemps le frère gardien des libertés Vassili Patrechenko avait jugé bon de faire flotter les drapeaux des 2 nations au sommet de la salle qui servirait de conférence (salle de l'aéroport réservé à cet effet) mais également d'apprendre l'hymne Fiémançais au corps musical de l'armée. Un groupe de soldat était également là pour effectué une haie d'honneur, haie d'honneur qui n'était pas prévue pour l'ambassadeur étranger mais pour Patrechenko, chose qu'il se cacherait bien de dire à la Fiémance. Quelques personnes du parti avait également été invité sans compter la présence en nombre d'hommes et femmes de la police politique revêtu d'habits civils pour l'occasion afin de créer l'illusion d'un amour inconditionnel du peuple pour sa nation.
A la descente de l'ambassadeur le groupe militaire se mis en marche rapide pour former sa haie, Vassili jeta un dernier coup d'oeil autour de lui. Tout semblait parfait et merveilleusement organisé, il fit un signe de la tête à son équipe de propagande. Les caméras se mirent en marche et les flash des appareils photos pleuvaient de tout les côtés, Vassili traversa la cohorte militaire et attendit son homologue étranger. C'est lors de l'ouverture de l'appareil et le début de la descente du ministre Fiémançais que l'hymne de la Fiémance fût joué. Vassili Patrechenko suivit de Igor Zubov s'approchèrent de monsieur Mauyon et lui serrèrent tout deux la main, une poignée de main chaleureuse.
Vassili Patrechenko : "Bonjour monsieur le ministre, c'est avec plaisir que nous vous accueillons sur notre terre. Pardonner la vétusté de nos installations, notre pays ne c'est pas encore vraiment préparé à recevoir des hommes de votre rang. Afin de ne pas vous fatiguer d'avantage nous avons préparé une salle au sein de l'aéroport pour cet événement important (Naturellement la raison réelle était la méfiance et la protection du pays). Je vous invite si vous le voulez bien à me suivre."
Sur ces mots l'hymne de l'ECTS commença à être joué rapidement cet hymne fût repris par les chants des personnes présentes, toutes les personnes présentes. Le but de cette manœuvre était de montre l'amour du peuple pour sa nation et son dirigeant, tenter d'en mettre "plein la vue" au ministre des affaires étrangères, monsieur Gaston Mauyon.
La salle prévue pour la rencontre était dans même état que le reste de l'aéroport bien que redécorée et ornée de drapeau de l'ECTS, ses armoiries ainsi que de cadre dans lesquels se trouvaient les photos des grands dirigeants du pays.
Vassili Patrechenko : "Monsieur le ministre je vous invite à vous asseoir. Si vous désirez quoique ce soit nous nous ferons dans la mesure du possible pour vous l'apporter."
Deux rangs de table avaient été formé pour l'occasion, d'un côté les représentants du Parti, Igor Zubov et Vassili Patrechenko avaient pris place. L'autre côté lui était réservé à la délégation de la Fiémance. Autour d'eux les hommes de la propagande se déplaçaient caméras à la main pour ne rien rater de cet événement important pour le futur de la nation.
Vassili Patrechenko : "Monsieur le ministre je vous laisse prendre la parole, en tant qu'inviter nous vous laissons les premiers mots de cette rencontre".
Posté : lun. déc. 29, 2014 10:30 am
par Arios
Mauyon se délectait en imaginant le visage de Stramine, à l'idée que la Fiémance posait le pied au Sebastov, à l'Est encore du Bvaldoj, dans ces climats froids éloignés des oliviers juvniens, étant reçue par de tels honneurs.
Gaston Mauyon : La Fiémance, amie des peuples libres, est très intéressée par la rencontre avec votre pays, un modèle expérimental pour la libération la plus cohérente des populations, vis-à-vis de l'État, vis-à-vis des intérêts bourgeois qui trop souvent le gouvernent, vis-à-vis du quand dira-t'on. Combien de nations peuvent se vanter d'une telle originalité, qui est l'expression du vouloir, à partir du rêve, quant à leur gouvernance ? Aucun modèle n'est parfait, ni l'anarcho-communisme du Sebastov, ni bien sûr la chorocratie fiémançaise, mais ensemble les régimes qui décident de placer la liberté du peuple comme la matrice suprême de leur gouvernance, ont beaucoup à apprendre, à construire, et à enseigner, dans le concert de leurs idées. Nous venons pour apprendre, pour modestement enseigner, et surtout pour construire ensemble. Non pas sur la terre volée à ceux qui s'en nourrissent et s'en nourriront, mais dans les esprits.
Posté : lun. déc. 29, 2014 9:06 pm
par Sébastov
Vassili Patrechenko : Vous nous remercions pour les éloges faites sur notre nation, nous prenons cela pour un compliment. Nous sommes également heureux de voir que vous voyez notre nation comme un modèle expérimental car qui dit modèle expérimental dit expérience qui deviendra un concept accessible à tous. Nous vous rejoignons sur la gouvernance, mal-saine, de la bourgeoisie, cette gouvernance bourgeoise ne peut conduire qu'à une chose, la mort des peuples et la décadence des nations.
Pour nous chaque système politique naît d'une utopie, notre nation elle même est basé sur un rêve, un rêve devenu réalité. Pour nous seul les plus fort passent du rêve à la réalité, les autres préfèrent à rester dans leurs conforts quitte à s'autodétruire.
L'apprentissage et l'éducation sont également la base de notre société, le changement par la force est utile au début mais avec le temps il faut éduquer les esprits et changer les modes de pensée sinon un système n'est pas viable. Je pense que notre force provient de cette façon, nous avons éduqué notre peuple avant de faire avancer notre nation. D'ailleurs nous nous considérons toujours en révolution, mais cette une révolution de la pensée et non une révolution par les armes, le sang et les larmes. C'est par la pensée et l'éducation que les consciences s'éveilleront et ainsi notre nation, nos nations, et plus tard le monde évoluera vers un avenir plus radieux pour les peuples.
Pour nous la terre appartient à tout le monde et elle est faite pour tout le monde. Non pas pour quelques uns qui exploitent les autres et cette terre afin de s'enrichir, assouvir leurs désirs renforcer leurs pouvoirs et se faire nourrir par le peuple. Notre société est une société de besoin et non une société de désir et de plaisir. Nous devons répondre au besoin de chacun, ceci est la clef vers le bien-être, le bonheur et la paix sociale absolue. Pour nous le petit nombre ne doit pas être nombre par le plus grand nombre mais le plus petit nombre doit veiller et garantir au plus grand nombre d'être nourrit. C'est pour cela que nous avons banni le capitalisme, la monnaie, la surproduction et la surconsommation et que nous avons introduit le concept de communauté, collectivité, autogestion et autosuffisance.
Posté : mar. déc. 30, 2014 10:48 am
par Arios
Gaston Mauyon : Hélas les pays communistes ont tous, sans exception aujourd'hui, troqué l'idéal de communauté libre, contre celui de société asservie. Derrière des mots tels que l'éducation, la construction, la paix, ils cachent l'instrumentalisation, la destruction, l'enfermement. Les pays communistes de la scène internationale, lorsqu'ils n'agissent pas par nationalisme, le font au nom d'un État gargantuesque qui s'infiltre jusqu'aux plus petits espaces de liberté de l'individu et de la famille, du clan, pour imposer sa loi, imposer sa voix, offrir des largesses qui sont autant de chaînes pour tout le peuple.
Comme vous le dîtes très bien, la terre est le bien de tous et elle doit être commune, à une échelle macro, et privée pour des raisons d'efficacité à une échelle micro, du moins nous le pensons ainsi.
Aussi, si vous préférez penser que la vérité vient de l'État vers la masse, qui nous semble une idée dangereuse tant elle autorise les États à abuser de ce pouvoir, par arrogance, nous pensons que le peuple livré à sa seule, et grande, expérience empirique, atavique, incontestablement supérieure à celle des bibliothèques, est le seul maître légitime à la conduite de son gouvernement.
Mais nos régimes se rejoignent sur l'idée maîtresse qui est celle de la libération, libération de toutes les dominations, qu'elles soient celles du marché ou celles de la nation. Notre rêve, pour reprendre votre formule, serait celle de l'union générale des communes, rurales et autosuffisantes, commerçant à leurs marges.
Posté : jeu. janv. 01, 2015 9:51 pm
par Sébastov
Vassili Patrechenko : Nous nous rejoignons en effet sur certains points, celui de la libération des peuples est le plus important mais certaines idées diffèrent dans nos discours je vais d'ailleurs vous exposer notre point de vue sur nos divergences.
Vous parlez d'asservissement des peuples commis par certaines nation communistes, je vous réponds éducation. Certaines nations peuvent voir la politique des nations communistes comme de l'asservissement mais c'est parfois cet asservissement qui permet au peuple d'ouvrir les yeux sur la situation du monde et s'émanciper des principes capitalistes. Cet asservissement n'est en fait qu'une forme d'éducation nécessaire en temps de révolution, non plus une révolution par les armes mais cette fois de la pensée. Pour nous une révolution perdure encore de nombreuses années, pour nous 50 ans, après la fin de la guerre civile. Parfois s'infiltrer dans la vie du peuple c'est protéger le peuple d'ennemi intérieur et éviter qu'un élément malade perturbe la communauté et son équilibre. Certains maux sont parfois nécessaire. Nous ne sommes pas non plus d'accord sur la propriété à l'échelle micro car pour nous la propriété est à bannir quelque soit son échelle, la propriété est une perversion de notre monde, c'est l'homme qui s'approprie la nature. Mais la propriété divise également les peuples, détruit l'esprit de communauté par la jalousie et la haine de son voisin, donne goût au profit et à toujours plus de propriété ce qui conduit au capitalisme et empêche la paix sociale absolue créant la hiérarchisation des individus et la division de la société en différentes classes sociales.
Posté : ven. janv. 02, 2015 1:14 pm
par Arios
Gaston Mauyon : Enfin, nos histoires ne sont pas les mêmes et il est normal que s'en inspirent des visions du monde parfois inexactement assimilables.
J'aimerai que le Sebastov m'éclaire sur ses projets d'alliances, à l'échelle régionale et mondiale, sur les avis qu'il partage avec d'autres pays, ses volontés de développement économiques en accord avec sa réalité géostratégique également.
Posté : lun. janv. 05, 2015 12:43 pm
par Sébastov
Vassili Patrechenko :
Nous avons plusieurs projets d'alliances et de rapprochements aussi bien à l'échelle Régionale qu'internationale. Au niveau régional nos liens serons tournés vers les nations d'Alméra orientale et principalement nos voisins directs. Nous espérons même créer de véritable alliance avec les nations communistes et anarchistes respectant les principes socialistes. Nous n'écartons cependant pas les autres nations mais les liens ne seront pas aussi forts. Au niveau international nous respecterons les mêmes principes.
Nous souhaiterions devenir une plaque tournante de la politique internationale aidant à décanter de situations difficiles par la médiation et la négociation. Si nous devons, à terme, prendre le rôle de médiateur international nous le prendrons avec grand plaisir. Au niveau organisation nous pensons, peut être, nous rapprocher de l'OPS mais cette décision sera prise après une étude sérieuse de cette organisation.
Quant aux sujets internationaux et événements nous n'avons pas vraiment assez de recul pour prendre réellement position mais voici nos première intentions :
- Pour la Cabalie nous prônons la négociation et la négociation afin d'absolument éviter un conflit.
- Pour les îles créant un conflit entre le Viertenstein et l'Hokkaïdo nous sommes du côté du seul habitant qui, selon nous, devrait lui même choisir la nation d'occupation ou choisir son autodétermination.
- Pour la Bassaxe nous soutenons son indépendance car ici il s'agit de liberté et d'autodétermination.
- Pour votre situation interne nous ne voulons pas vraiment prendre de position car nous ne connaissons pas assez le problème.
Mais si vous avez un dossier dont vous aimeriez parler précisément nous sommes prêt à partager avec vous nos pensées.
Posté : lun. janv. 05, 2015 1:48 pm
par Arios
Gaston Mauyon : Votre reconnaissance de l'indépendance bassaxone est la preuve d'une ouverture d'esprit tout à fait remarquable, nous sommes heureux de vous compter parmi les défenseurs de l'autonomisme culturel.
Vos positions sur les autres sujets sont par ailleurs tout à fait sages, et nous les partageons en grande partie.
Quant à la volonté de développer des accords régionaux, au-delà de l'évidence bien-fondée, nous ne saurions que vous mettre en garde contre la tromperie trop facile de se laisser avoir par l'étiquette de communisme.
Nous ne disposons pas de cette étiquette et serions très proches de votre régime néanmoins.
Par contre, d'autres la possédant farouchement, font chaque jour la démonstration de leur nature autoritaire, oppressive, et même fasciste.
Vous devez pouvoir vous allier avec des nations socialistes sûres, comme le Kirep, mais faire plus attention à d'autres régimes et commencer par analyser leurs faits et geste, et l'expression de leur vigueur intellectuelle... Nous pensons évidemment à la dictature autocratique de la CESS, qui ne peut pas vraiment se vanter d'avoir une politique mettant les relations humaines au cœur de la politique.