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Posté : lun. oct. 27, 2014 9:59 pm
par Alex Scker
[center][img]https://lh6.googleusercontent.com/-9rOk5YeDfD4/VE6_Wb_hz0I/AAAAAAAAFgI/SdokRpmfJBs/w523-h143-no/paysage%2Bhong%2Bkong%2Brogn%C3%A9.jpg[/img]
Nagwon-City, capitale de la République du Mayong[/center]
« Le pays du matin calme », autre nom du Mayong, réalité perçue au-delà des mers orientales qui cernaient le pays ; alors que les premières lueurs du soleil réchauffaient déjà les campagnes endormies, accompagnant dans une lente ascension les gens de cette terre, multiples fourmis qui s'activaient depuis bien longtemps, il semblait qu'elles ne se soient jamais arrêtés, la capitale ne dort jamais.
Hwang Jun attendait patiemment sur le parvis de l'aéroport, son petit sourire habituel soulevant légèrement, de manière naturelle, ses joues rebondies, témoins de sa bonne humeur habituelle. Son blazer gris était à peine légèrement bombé en avant, son caractère bon vivant se remarquant quelque peu. Il réajusta lentement sa cravate pourpre, se passa une main sur sa masse de cheveux poivre-sel avant d'accepter le verre d'eau que lui tendait poliment un jeune assistant de la petite délégation. Hwang Jun était ce genre d'homme affable, sympathique et prévenant, calme et zen autant pour gérer des affaires d'Etats que ses propres affaires. Il attendait patiemment, sourire aux lèvres, l'arrivée du Prince-héritier de l'Empire Kaiyuanais. Inutile de rappeler l'importance de cette première rencontre, comme de toute première impression en soi. L'importance géopolitique du Kaiyuan, à l'échelle du Makara, était incontestable.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« Je vous souhaite la bienvenue, c'est un plaisir de vous accueillir en personne, en ces lieux. Veuillez excuser votre altesse impériale l’absence du chef de l'exécutif monsieur Yoon Shin ainsi que de monsieur Anh Jin-Sang, d'importantes affaires d'Etat requerraient impérativement leur attention en ce jour. Je me ferai un plaisir de représenter les directeurs absents. J'espère que vous avez fait bon voyage ? Des rafraîchissements ainsi qu'une modeste collation devraient nous être apportées un peu plus tard, lorsque nous nous rendrons dans les salons préparés pour nos entretiens. »
Posté : mar. oct. 28, 2014 8:07 pm
par Rumy
Comme à son habitude, Zhao Huan, Prince-Héritier de l'Empire et Ministre des Affaires Étrangères, descendit seul de l'appareil qui venait d’atterrir sur le tarmacadam. Il salua le Directeur Hwan Jun à la manière de tout les Makarans avant d'afficher un sourire sincère.
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[Zhao Huan]: Monsieur le Directeur, c'est un honneur pour moi et mon pays de vous rencontrer en personne. L'absence de vos collègues est compréhensible, ne soyez pas désolé. Une telle situation est assez fréquente pour ceux siégeant à la tête d'un État.
Il fit une pause.
[Zhao Huan]: Mon voyage a été assez calme je dois l'avouer. Cela faisait longtemps que je n'avais mit les pied au Sud-Makara. En réalité, je n'ai visité que le Raksasa à mon souvenir. Je n'ai pas eut l'occasion de mettre les pieds en URCM, en Roumalie et même au Wapong. Il faut avouer que le climat est plus froid ici, nous sommes en hiver dans l'hémisphère sud à se que j'ai pu comprendre. Mais il ne fait pas assez froid pour qu'il tombe de la neige. Provenant d'un pays chaud, je crois que ce simple facteur reste déterminant sur ma motivation de participer à une rencontre diplomatique!
Zhao éclata de rire.
Posté : mar. oct. 28, 2014 9:54 pm
par Alex Scker
Il faut dire que la bonne humeur et l'entrain de son altesse Zhao Huan plu fortement à Hwang Jun dont le sourire et les attentions n'en furent que redoublées. Il arbora une expression amusée.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« Honneur partagé, votre altesse. Bien malheureusement oui, voyons le bon coté des choses, notre entretien sera sans doute plus confortable en tête à tête. Oh je n'aurai jamais pensé pour le Wapong, pour la Roumalie et l'URCM, je comprends bien qu'au vu de certaines tensions...Le Mayong devrait vous changer du Raksasa, bien différent. Ahah, en effet vous apprécierez le temps doux qui poursuit son règne depuis le début de la saison. Le temps est bon il faut en profiter...Décidément votre altesse je crois que nous allons nous entendre. » Dit-il en souriant, riant avec sincérité à la plaisanterie de Zhao Huan.
Un petit groupe de femmes en uniforme, jupes mauves sombre mi-longues assorties à un chemisier blanc classique, aux couleurs de la République du Mayong, invita les deux hommes à monter dans les voitures diplomatiques mises à disposition. Escortés, ils circulèrent la plupart du temps dans les beaux quartiers de la capitale, sauf quand cela n'était pas possible, prenant soin de laisser de coté les quartiers défavorisés et bidonvilles de la capitale ou tout ce qui s'y rapporterait. Les passagers eurent tout loisir d'observer pendant un assez long moment les grandes tours de bureau du quartier des affaires, qui s'était admirablement développé ces dernières années.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« Rassurez-vous, nous ne sommes plus très loin. »
Le cortège s’arrêta non loin du quartier des ambassades, remontant l'allée d'une résidence à l'aspect traditionnel, communément appelée « La Maison Céladon », maison d’accueil des invités du Triumvirat, lieu de réunions ou entretiens diplomatiques, elle était entourée d'un agréable jardin dont les nombreux cerisiers encerclaient presque le bâtiment aux tuiles vernissées vertes. Hwang Jun conduisit son invité dans un aménagement extérieur, une sorte de serre qui offrait une très jolie vue sur le petit lac et jardin intérieur qui donnait en définitive un caractère très idyllique au lieu. Le directeur invita son altesse à prendre place dans un confortable fauteuil non loin de lui, une jeune femme leur apporta une petite collation ainsi que de l'alcool de riz.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« Le lieu est confortable, les mets sympathiques, soyez à votre aise altesse. »
Posté : mer. oct. 29, 2014 6:52 pm
par Rumy
Zhao n'était pas étonné de Nagwon-City. Elle avait des airs de ressemblance avec Wapong City, bien qu'il n'ait eut l'occasion qu'admirer des images de celle-ci. Les beaux quartiers étaient propre, les mélanges architecturaux se côtoyaient, tout semblait neuf, voir inhabité. C'était sûrement parce que l'on avait réservé certaines rues pour le passage du cortège. Zhao ne s'attarda pas sur les gratte-ciel du centre ville, le Kaiyuan n'était pas friand des tours de verres, ayant sauvegarder ses normes d'architecture traditionnelles, tout en y permettant des ajouts modernes. Seul la télévision d'État possédait un immeuble possédant une architecture moderne makarane, ladite tour avait des airs d'une pagode. Il fut toutefois ravi lorsqu'il vit la résidence à l'aspect traditionnel et lorsqu'il s'installèrent dans les jardins, sous une serre, pour discuter.
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[Zhao Huan]: J'ai toujours été très grand amateur de jardin. Il faut dire que la Cité Impériale à Fuxianji en possède un énorme.
Zhao prit une gorgée de l'alcool de riz. Bien qu'il en ait déjà but, il avait toujours constaté que leur goût différait d'une région à l'autre du Makara, il avait toujours apprécié cette subtilité. Mais évidemment, il préférait le thé, simplement par tradition dans son pays.
[Zhao Huan]: Votre récentes ouverture internationale a donné l'opportunité à mon pays d'envisager de renforcer ses liens avec le Sud-Makara que nous avons trop longtemps délaissé après nos accords avec le Raksasa, le Wapong et la Roumalie il y a près de 10 ans. De ce fait, l'on peut considérer votre nation comme une bouffé d'air frais si je puisse m'exprimer ainsi.
Posté : mer. oct. 29, 2014 8:28 pm
par Alex Scker
Des oiseaux piaillaient, il faisait doux, une légère brise faisait frémir l'habillage sylvestre du lieu.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
Cela change du reste de la capitale, un milieu urbain si dense...les héritages fiemançais et adeliens ont fortement influencés notre architecture, ce qui devrait vous éclairer sur les quelques différences, avec le reste du Makara, que vous avez peut-être pu remarquer.
Sa modernité et son dynamisme en font une ville très agréable à mes yeux mais je dois vous avouer que rien ne m'apaise plus que ce grand jardin, légèrement à l'écart, veillant sur ce petit domaine. Je m'occupe beaucoup du domaine contrairement à mes collègues, pour tout ce qui en est relatif. J'ai une certaine passion pour les cerisiers comme vous avez pu le remarquer ; j'ai entendu parler du jardin impérial de Fuxianji, toutefois je n'en ai qu'une idée assez vague, cela me plairait beaucoup de le visiter, un jour peut-être...
Oui je comprends parfaitement ; le Mayong a réussi à se stabiliser, et nous estimons le climat économique, politique et social plus propice désormais à une ouverture sur le Makara dans un premier temps. Je suis ravis de voir que nous constituons une source d'un regain d'intérêt de votre part pour le sud-Makara votre altesse. Peut-être devrions-nous commencer par converser tranquillement sur nos pays respectifs avant de passer à la signature de traités de reconnaissance et de non-ingérence ?
Posté : jeu. oct. 30, 2014 1:41 pm
par Rumy
Zhao s'empara d'une des collations avant de poser une question
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[Zhao Huan]: J'ai crus comprendre que votre pays avait certaines similitudes avec la République du Wapong? Je parle évidemment au niveau politique et sociétal. N'ayez crainte, je ne juge point. L'humanité a la fascinante particularité d'avoir créer une quantité innombrable de régimes politique et de modèles de sociétés. Et malheureusement, elle a aussi la fâcheuse habitude de croire leur modèle comme étant le seul et unique modèle viable. Ce qui a semé à travers l'histoire de l'humanité une quantité innombrable de discorde, de conflits et de guerres. Causé par le désir d'imposer son modèle, mais aussi la peur de celui du voisin. Ce même raisonnement s'applique à la culture et à la religion.
Le continent Makara représente parfaitement cette diversité des régimes politiques et des modèles de sociétés. Les démocraties libérales tel que le Wapong, le Raksasa ou l'Hokkaido. Les vieilles Monarchies Makaranes tel que la Roumalie, le Kaiyuan ou le Nihongo. Ou bien les Républiques Populaire communistes telles que l'URCM, le Hanguk ou le Wilal Memkile. Cette diversité a été source de déchirement sur le continent, mais cette époque est révolu. La paix continentale tacite entre les nations du Makara permet maintenant de nous assurer un continent en paix.
Je soutiens une telle vision du monde, c'est pourquoi nous ne jugeons généralement pas les régimes politiques ou les modèles de sociétés de nos interlocuteurs. Un modèle de société est généralement le fruit d'un processus social collectif, alors qui sommes-nous, étrangers à ce modèle, pour juger? C'est pourquoi, mon pays pratique une politique étrangère pragmatique et axé sur une certaine neutralité. Nous privilégions le commerce, les partenariats et la coopération, sans sombrer dans le libéralisme toutefois. Bref, je m'égare, parlez moi de votre pays? Je dois dire que ce Triumvirat m'intrigue énormément.
Posté : ven. oct. 31, 2014 8:06 pm
par Alex Scker
Hwang Jun saisit un petit chocolat.
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« En apparence, bien que nous partageons des similitudes avec notre voisin, notre histoire, notre régime est différent. Oh je ne le crains point. Personnellement je suis d'avis que chaque peuple dispose d'un régime, d'un système de gouvernance, à lui de changer les choses selon ses inspirations, j'estime que chaque population dispose d'un gouvernement précis pour une période de son histoire. Les modèles politiques sont inspirants, cependant si propagation il y a, elle doit venir de l'intérieur, afin d'adapter le modèle de contrées lointaines. Je comprends parfaitement votre position, sans une telle politique le Makara sombrerait dans de sanglantes guerres au nom d'idéaux et de volontés destructrices, au détriment de tout avenir prospère.
Petit pays du Sud-Makara, le Mayong a été colonisé il y a de cela des siècles, tout d'abord par la Brestange à qui notre pays à concédé un morceaux de territoire, le Nankin, puis par l'Adelie qui avait étendu sa mainmise sur l'ensemble du territoire. Ce passé colonial explique aujourd'hui les influences alméranes, aussi bien fiémançaises que, en grande majorité, adeliennes qui sont facilement remarquables...Comme vous avez peut-être pu le constater nombre de Mayongais parlent l'adelien, intervertissent les deux langues passant facilement de l'une à l'autre.
Le Mayong sort de plusieurs longues années de guerre civile, suite à la chute de la junte au pouvoir, les différentes factions en présence dans le pays se sont violemment opposées. Pour faire court, un compromis a finalement été trouvé entre les différentes factions, permettant ainsi la proclamation de la République. Le projet avait été fortement encouragé par les mouvements national-capitalistes alors en position de force.
Les milices de diverses factions contrôlent encore une certaine partie du Mayong ce qui complique une application efficace des décisions du gouvernement. Cependant la situation tend à se stabiliser et à évoluer de manière positive. Le pouvoir mieux réparti entre les mains des parlementaires de chaque district, élus au suffrage universel direct par districts, permet un contrôle plus efficace sur l'ensemble de pays, du moment qu'un certain consensus, un équilibre est respecté, celui-ci ayant généralement la mainmise sur les milices et sa formation politique au niveau local. Il dispose de pouvoir étendu dans la gestion de son district, toutefois il n'a aucun pouvoir judiciaire contrairement aux délégués wapongais. Chaque district dispose d'une autonomie relative, les populations s'organisent seules ou bien avec l'impulsion des délégués du parlement. Celui-ci élit trois directeurs afin que ceux-ci forment le Triumvirat, l'organe exécutif qui dirige la République du Mayong selon les missions qui lui sont attribuées par le parlement. Il ne dispose pas de mandat à durée limitée mais son intégrité dépend fortement du vote de confiance annuel. Le reste du gouvernement est de même élu par le parlement, il est composé de différentes formations politiques, de membres de la société civile, parfois de représentants d'importants groupes d’intérêts, d'entreprises...Aujourd'hui, la Coalition National-Capitaliste est majoritaire au sein de notre assemblée, Mr Yoon Shin en est le leader. Pour ma part je suis une personnalité indépendante mise en avant pour ses qualités de médiateur selon les dires, je n'appartiens pas à un mouvement particulier. Anh Jin-Sang est du même mouvement que Mr Yoon Shin. Les autres formations politiques disposent de quelques postes gouvernementaux. Souhaitez-vous des précisions ou des éclaircissements sur d'autres domaines plus précis ? Le sujet est vaste et difficile à traiter en si peu de temps votre altesse. »
Posté : dim. nov. 02, 2014 10:51 am
par Rumy
[center][img]http://www.s9.com/images/portraits/22264_Norodom-Sihamoni.jpg[/img][/center]
[Zhao Huan]: Non aucunes, je vous remercie. Je vois que tout comme le Wapong, votre République à surgit des cendres d'une guerre civile. Cela nous montre inefficacité des dictatures dont la stabilité est étroitement lié à la personnalité à la tête de celle-ci. Seule la confiance en ses institutions permet une stabilité durable, contrairement à un règne imposé par la peur qui n'incite guère à la confiance et à la loyauté. Se qui oblige les dictateurs à rester vigilant, paranoïaque et répressif, puisque à la moindre faiblesse c'est le soulèvement. Mon pays n'est pas une démocratie à proprement parlé, ni même une Monarchie Constitutionelle et elle ne se rapproche plus d'une Monarchie absolue traditionnelle à la Roumalienne. Je qualifierais celle-ci de Monarchie en pleine mutation, mais qui tend à se transformer en Monarchie Constitutionelle, ayant toutefois un Monarque détenant le pouvoir exécutif. Certaines de nos institutions datent de deux millénaires, alors que d'autres sont le fruit de réformes lors du siècle dernier ou bien des changements qui se sont effectué sur de longues périodes. Nous avons tenté de moderniser des institutions archaïques afin de les adapter à l'ère du temps, sans pour autant jeter à terre nos traditions et nos coutume. Et ce, en mettant de l'avant deux concepts propre à l'ère moderne, la bonne gouvernance et la primauté du droit. Ce processus est toujours en cours, la séparation du pouvoir législatif et exécutif n'existe que depuis 8 ans et devrait être complète d'ici une décennie.
Votre problème de milices me rappel les dernières décennies du deuxième Empire du Kaiyuan. Une période de deux siècles appelé l'Ère du trône vacant qui a vu l'affaiblissement du pouvopir impérial au profit des clans. À cette époque, tout comme l'Alméra et la majorité des pays du monde, les armées professionnelles n'existaient pas ou bien n'était composé que d'un petit nombre de soldats. Ainsi, chaque possédait ses propres forces militaires, utilisé pour maintenir l'ordre, ramasser les impôts et protéger les frontières et les routes. Ainsi, le Premier Empire qui dura 3500 ans est parsemé de guerres et de conflits militaires violents pour le trône impérial. C'est pourquoi, lors des réformes amorcé sous le deuxième Empire, notamment au 19e siècle, les armées claniques, le servage, la vassalisation et les titres terriens ont été abolit afin de mettre fin aux conflits entre clans et ainsi mettre les bases d'une société stable et moderne à la veille d'une vague d'industrialisation. Alors que le pouvoir des clans à cette époque était étroitement lié à la terre et les habitants qui y vivait, les clans ont recyclé leurs activités vers l'économie, le commerce et l'industrie. Se qui donnera naissance aux premiers chaebols (conglomérat industriel) du pays, permettant au Kaiyuan une industrialisation rapide. Ainsi, le vieux système féodale des clans a été réformé pour entrée dans l'ère moderne en éliminant la cause de l'instabilité intérieure impériale et sauvegarder le système politique clanique qui reste malgré tout important dans les milieux sociaux, économiques et politiques au pays.
En fait, une démocratie complète et totale ramènerait le pays à la période du premier Empire. Les affrontements politiques des clans au sommet de l'État ne pourrait jamais mener à une majorité régnante, au vu du nombre de clans et la prédominance des intérêts claniques sur les idéologies politiques. Regarder seulement notre conseil Impérial au Kaiyuan. Une dizaine de parti politique y siège et un seul d'entre eux atteint 20% de la totalité des sièges. Sans compter que certains partis on perdu du jour au lendemain la moitié de leurs sièges, simplement après avoir perdu le soutiens de plusieurs clans. Imaginez si nous leur donnons la responsabilité de former un gouvernement? Se sont des coalitions, des élections anticipés et des crises politiques qui nous s'enchaîneraient. C'est pourquoi, un pouvoir exécutif fort représenté par le Monarque permet de maintenir ce régime stable, sans pour autant éliminer le système des clans. Reflétant notre désir de concilier modernité et traditions.
Posté : dim. nov. 02, 2014 11:47 am
par Alex Scker
Hwang Jun :
Directeur mayongais, membre du Triumvirat
« Des périodes sanglantes, répressives, des années noires dont il nous faut encore tourner la page.
En effet, seule la confiance dans de solides institutions permet de suivre le chemin de la stabilité, de la prospérité. Les changements doivent être progressif, les bouleversements inscrits dans la durée. L'impression et le ressenti sont des points essentiels dans une société, le citoyen doit être en sécurité sans avoir l'impression d'être suivi ou protégé, surveillé selon les dispositifs. La confiance s'installe lorsque le ressenti est positif. Il en va de même pour les institutions, la confiance en leur fonctionnement, en leur jugement dépend de ce ressenti, de cette image profonde de la viabilité desdites institutions. Une société conservatrice, sans aucune évolution du système politique et social est vouée à une lente décadence, la conservation de traditions, de coutumes ainsi que de symboles, d'un certain ordre qui tend à changer par étapes progressives est signe de l'établissement d'un système sachant s'adapter en s'appuyant sur ce qui a été construit précédemment, ouvrir les yeux sur d'autres visions du monde sans renier les jugements portés jusqu'alors et ainsi perdurer durablement.
Les milices posent de nombreux problèmes, rendant certaines régions, certains districts plus stables que d'autres, des négociations sont nécessaires avec les responsables politiques locaux, qui ont évidemment une certaine mainmise sur ces groupes armés affiliés aux différentes formations politiques du Mayong. Toutefois, la prédominance de certains partis et leur présence au sein du gouvernement permet généralement d'éviter certains problèmes, l'un ne pouvant pas gouverner sans l'appui de l'autre, les intérêts finissant par converger. Le nombre de miliciens est en diminution, allant de pair avec la stabilisation progressive du pays.
Je comprends, le Kaiyuan a suivi une évolution progressive, bien plus positive et favorable à sa prospérité par autant de stabilité que s'il était passé par des périodes violentes, instables et révolutionnaires. Cela est pragmatique, assurer la gouvernance d'autant de groupes dont les intérêts multiples ne divergent que trop nuiraient profondément à la gouvernance du pays. Quel est le processus exact qui permet aux différents partis de disposer de sièges au Conseil Impérial ? J'imagine qu'il revient aux différents clans de "voter" pour l'un ou l'autre ? »
Posté : dim. nov. 02, 2014 10:25 pm
par Rumy
[center][img]http://www.s9.com/images/portraits/22264_Norodom-Sihamoni.jpg[/img][/center]
[Zhao Huan]: Les conseillers Impériaux sont élu par 66 753 Maires Électeurs qui sont élu eux-même par suffrage universel lors des élections municipales. Parfois, les clans imposent des directives de votes, mais généralement elle n'a pas besoin de le faire. Le clan en tant que tel est un puissant outil social, économique et politique. Elle tire sa puissance par l'influence qu'elle projette, une projection dépendant du nombre de membres qu'elle détient. Ces membres donnent leurs allégences en échanges de services et d'avantages que leur offre leur clan. Le tout financé par les activités économiques des entreprises de ces clans. Par exemple, le clan Faishan est dirigé par la famille Faishan qui a formé un Chaebol nommé la Faishan Group. Les employés de leur entreprise sont pour la plupart des membres du clans Faishan. Les emplois sont réservé à leurs membres. De plus, l'entreprise n'a pas pour but de faire du profit pour la croissance de l'entreprise, mais pour assurer les services et avantages offert au sein du clan. Puisque chaque chaebol possède une banque, celle-ci offre des services bancaires, d'assurance et financier avantageux à leurs membres. Le clan offre aussi des services de très bon avocats pour défendre ses membres ou bien ouvrir de larges portes pour de bonnes universités, offrir des bourses d'études, des services de garderies, etc. Les entreprises des membres d'un même clan s'offrent entre eux des avantages commerciaux et économiques, par exemple, des rabais sur les denrées alimentaires ou bien des services gratuits dans un centre de médecine traditionnelle Kaiyuanaise. Cela va même aussi loin que le système carcéral, géré par les clans qui y enferme leurs membres. Et ce, selon le principe ou commettre un crime déshonore le clan et le criminel doit payer sa dette envers ledit clan et non envers la société. Le tout dans l'optique de satisfaire leurs membres et de garder leur influence sur ceux-ci, puisque selon la loi, les membres d'un clan peuvent quitter un autre clan à n'importe quel moment. C'est pourquoi, tout est une question d'influence au sein de la société Kaiyuanaise. Les clans ont troqué leurs conflits militaires par des conflits d'influence au sein des élections municipales, puis lors des élections pour le Conseil Impérial. Cette guerre d'influence va même jusqu'à s’immiscer au cabinet des Ministres dont la composition prend en compte cette réalité. Le cabinet des Ministres est composé de 33 sièges, incluant l'Empereur, au moins deux membres de chacun des sept grand clans du pays détiennent 2 postes de Ministre. Ceux-ci représentent 14 des 33 membres du Cabinet Ministériel, alors que 10 postes ne sont occupés que pas des membres de clans intermédiaires. Les neufs postes restant sont occupé par la famille impériale, incluant l'Empereur, soit six postes et par des membres du clan Huan, soit trois postes. De ce fait, l'Empereur doit effectuer des nominations avec intelligence au sein de son cabinet afin de maintenir un équilibre entre les grands clans. Mais aussi de maintenir un équilibre entre les clans intermédiaires, les grands clans et la famille impériale. L'Empereur est donc celui qui maintiens l'équilibre et l'harmonie au sein de ce système.