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Posté : jeu. août 14, 2014 5:59 pm
par Alex Scker
Les trois singes - Partie I. Chap I | Janko Lyapine

Chaque matin, du 20 mars au 22 septembre la rue de Tcherkava offrait aux résidents et aux passants en une explosion de couleurs florales, un véritable chef d'oeuvre syvestre pictural et impressionniste pour le plus grand plaisir des locaux. Chaque matin, un jeune menovien de 32 ans, silacien d'origine répondant au nom de Janko Lyapine s’arrêtait au bar du coin, saluait avec un sourire la serveuse, discutait quelques cinq minutes avec le patron et s'asseyait en terrasse, buvait un café noir, fort et épais, tout en grignotant distraitement deux ou trois biscuits à la menthe. Les yeux vagues, il prenait plaisir à regarder la rue, ses passants, ses rites réguliers et matinaux. Certains les yeux fixes, l'observaient du coin de l'oeil, légèrement insistants, mais cela ne durait pas, il est vrai que le pin's violet des conseillers étatiques se détachait formidablement sur le coté gauche de son costume noir, affichant tout de suite aux yeux des passants son appartenance, son rang, son niveau de responsabilités envers la société. Janko n'y faisait guère plus attention. Prenant une cigarette kirepienne de la poche intérieure de son costume, il l'allumait en bouche, payait l'addition tout en glissant un dernier sourire à la serveuse puis repartait d'un pas léger, remontant lentement la rue de Tcherkava. Un vieil ami d'enfance, Mikhaïl Ekel l'attendait au bout de la rue, généralement aux alentours de 8h20. Mikhaïl s'était empatté avec le temps et sa chemise ne masquait guère son embonpoint, il restait cependant toujours aussi dynamique et énergique comme si le poids des ans ne l'avait pas affecté. Il gratifia Janko d'un large sourire et lui fit une accolade, avant de l'inviter à monter dans sa voiture, sa vagon (bagnole) comme il l’appelait. Les deux bratiya (frères) se rendaient aux réunions d'une association pro-technocratie anarchiste à l'image de La Culture. La réputation du conseiller étatique rendait sa participation aux réunions, très attendue. En petits groupes, ils refaisaient le monde, menant discussions de fond sur discussions de fond portant sur des thèmes divers et variés comme l'éducation, la place de l'Etat, l'auto-régulation d'une société humaine, sans autorité centrale, avec le moins d'Etat possible. Le regard interne de Janko, lui-même pilote de l'administration étatique rendait les débats et réflexions du petit groupe extrêmement intéressantes. Ils repartaient des locaux de l'association vers 11h00, les deux amis se quittaient, Janko se rendant au siège du Conseil Étatique en voiture de fonction. Comme à chaque fois, un cycle sans fin qui se répétait et se répétait. Mais ce matin n'était pas comme chaque matin.

« Lyapine...hey Lyapine ! Viens, on te d'mande. »

C'était Andrey Aliev, la soixantaine, un vieux conseiller étatique, ténor des pro-culture du Conseil, il était très apprécié et respecté par une majorité de conseillers étatiques. Il avait pris Janko en sympathie, sous sa protection même, et lui parlait souvent de choses plus ou moins sues et plus ou moins à savoir, lui filait quelques combines et partageait son expérience du fonctionnement des diverses institutions, organisations, personnages influents de la société menovienne. Sa voix modulée, grave , un peu sifflante par moment attisa la curiosité de Janko qui s'approcha un peu plus rapidement du vieux conseiller. Celui-ci l'amena à l'abri des regards indiscrets, la main sur l'épaule, le bras d'Aliev reposant sur son cou, dans un petit salon du bâtiment. Il invita Janko à s'asseoir dans un fauteuil confortable, se dirigea vers le mini bar en ébène, rapportant deux verres d'alcool tcherkessien.

« Y'a un type, un contact qui a surpris des conversation...Tu as entendu parler du programme national d’accueil d'orphelins internationaux ? »

Janko Lyapine prit le verre de la main ridée du vieux conseiller, il but quelques gorgées avant de répondre. L'alcool fort lui brûla la gorge.

« Ouep, comme tout le monde, le gouvernement veut booster notre croissance démographique. Si tu veux mon avis, on devrait éviter...une petite population a ses avantages, surtout que 14 millions suffisent. »

Andrey fit, tout en buvant, un signe de main vague, en l'air, signifiant que cette question importait peu.

« Il y a plus intéressant que ça...Mon contact, il est au courant de certaines pratiques dans ces orphelinats. Tu sais il y a des orphelins atajevois (C37) des foroliens (C38), des ubériens (C41), des radoriens (C44) et des Bavajoviens (C39). On est tous slaves, c'est vrai...mais y'a des différences morphologiques quand même et...faudrait faire une étude plus poussée mais ils ressemblent tous vachement à des menoviens, c'est subtil mais ça se voit sur certains. Mais ça encore ça passe, c'est peu troublant, c'est surtout la validité de leurs papiers, d'un point de vue administratif. On a un couple qui avait adopté un enfant de trois ans, le père a cherché à trouver les parents biologiques de l'enfant, pour plus tard au cas où l’enfant en ressentirait le besoin tu vois ? L'enfant avait été signalé comme donné par ses parents biologiques qui n'avait pas les moyens de le garder. Sauf que...c'est pas qu'il ne pouvait pas accéder au dossier, il connaissait des gens à l'orphelinat, ils lui ont donnés toutes les infos qu'ils possédaient, il a remonté la piste, est allé dans le pays en question sauf que les organismes chargés d'envoyer les enfants en Menovie n'avaient pas de sièges ou étaient parfaitement introuvables, faux numéros, fausses adresses...Il m'en avait parlé, c'est un vieil ami. »

Janko prit le temps de digérer les infos qu'il venait d'entendre avant de le questionner.

« Te connaissant tu as voulu tester ? Tu as envoyé de tes amis vérifier si c'était comme ça pour plusieurs orphelins...? »

Andrey Aliev acquiesça.

« Tous, absolument tous, sur une trentaine d'orphelins qu'on a pisté, tous proviennent de...nulle part. Ou du moins aucun organisme local n'existe pour eux...tous faux. »

Les sourcils de son interlocuteur se froncèrent, Janko leva un doigt interrogateur, se massant un instant, l'arrière de la tête.

« Quel serait l’intérêt de... »

Aliev le coupa, sa voix se fit plus basse, plus plate.

« Nous n'en savons strictement rien. Pour ça je te propose de travailler avec un contact, je sais que tu n'as jamais été tourné vers le gouvernement, je te fais confiance. C'est un type des services secrets menoviens, plus ou moins affilié à Circonstances Spéciales avec qui il collabore...oui La Culture. C'est peut-être rien mais il faut au moins chercher, il n'y a pas de fumée sans feu tu vois. Tiens, prends ça, le perd pas, tu sauras où le trouver, après le boulot, plus tard. »

Janko rangea dans sa poche le petit bout de papier qu'Aliev lui avait mis dans les mains, le salua de la tête et repartit à son invitation, se dirigeant quelque peu troublé vers la salle du Conseil, la séance allait bientôt commencer.

Posté : jeu. août 14, 2014 6:00 pm
par Alex Scker
Les trois singes - Partie I. Chap I | Aleksey Jdanine

[spoiler="Aleksey Jdanine"][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/31/1406857215-monsieur-pas-centre.jpg[/img][/spoiler][/center]

L'Administrateur National attendait, un verre de whisky à la main. récemment installé dans un nouveau bureau au cœur de l'ancien Palais Jelena à Snina. Il attendait avec impatience la montée de certains dossiers classés au rang de secret d'Etat que devait lui remonter certains responsables de la Preiskava Komicija, sous peu. Un léger battement bref contre le haut de sa porte résonna dans la vaste pièce.

« Entrez et asseyez-vous. » Dit-il avant de porter à nouveau le verre à sa bouche.

Un homme, vêtu d'un costume gris, tourna le loquet de la porte, entra, s'assit tout en déposant sur le bureau deux énormes chemises pleines à craquer de feuillets, notes et autres paperasses. Ouvrant légèrement la bouche, l'administrateur Jdanine regarda d'un œil circonspect le tas de feuilles de 70 cm se tenant orgueilleusement devant lui.

« Vous n'avez rien de....plus....court ? »

Son interlocuteur grimaça quelque peu puis sortit de sa mallette quelques carnets à la couverture de cuir qu'il posa sur le tas, ridiculement épais par rapport aux carnets. Prenant ses lunettes, Aleksey le remercia d'un signe de tête et prenant celui qui était intitulé « Projet Baby Boom » il débuta sa lecture.

« Hmmm...c'est moche tout ça...les résultats ? »

« Amplement satisfaisants monsieur, les wapongais sont très...productifs. »

« Bien, bien...A l'avenir il faudra sans doute délocaliser tout cela du territoire métropolitain...si nos autres opérations fonctionnent, afin de peupler d'autres rivages. Rangez-moi tout ça, nous ne nous sommes jamais vus. »

« Parfaitement monsieur. »

Posté : jeu. août 14, 2014 6:00 pm
par Alex Scker
Les trois singes - Partie I. Chapitre II | Nemanja Silaïev

Nemanja écrasa son mégot dans le cendrier, absolument hideux avec sa couleur jaune poussin, d'un minable petit « bar-restaurant » qui n'avait pour seul et unique intérêt d'être isolé du centre-ville, disposant d'un emplacement situé dans de vieux quartiers peu fréquentés de Tehoja. Le quarantenaire resserra les pans de son long manteau brun, il faisait froid dans cette rue battue par les vents. Nemanja ou Nem' comme l’appelait son entourage détestait...haïssait le froid, il se prenait souvent à rêver...de partir loin dans le sud Numancien, au Zanyane ou sur une petite île aux tropiques, isolé de tout, au soleil et des gens qui lui foutraient la paix. Pour l'instant il était coincé ici, soutenant Circonstances Speciales, travaillant pour la Preiskava Komicija, tout du moins officiellement pour cette dernière. L'approche d'un jeune homme drapé dans un long manteau noir le tira brusquement de ses rêveries, il était là, enfin ! Le jeune homme s’arrêta regardant l'étrange cravate verte couverte de trèfles à quatre feuilles colorés, que portait Nem', s'approcha de lui prêt à lui serrer la main. L'agent se leva rapidement serrant énergiquement la main de son interlocuteur, un contact révélant le coté parchemineux, altéré par les différents jobs qu'avait fait l'agent à la cravate verte avant d’atterrir ici, en face du jeune conseiller étatique, deux êtres, deux mondes, deux parcours totalement différents. Les deux hommes s'assirent, Janko leva la main pour appeler le serveur lorsque son interlocuteur le coupa :

« Ne commande rien c'est dégueulasse ! Surtout pas ! »

Désignant la tasse à moitié vide à coté de lui, sur le bord de la table, il reprit sur un ton qui respirait l'énervement :

« Leur café est liquide, on dirait qu'ils l'ont coupés avec de l'eau, je t'assure sans goût, absolument pas fort comme je les aime, un vrai scandale de proposer un café pareil ! »

le jeune homme fit un petit sourire gêné et baissa rapidement sa main avant de demander furtivement :

« Tu as les lettres de tante Elana ? »

Nemanja sourit en entendant le nom de ce personnage fictif, il répondit :

« Parfaitement, ce sont de longues lettres un peu vagues mais très complètes, elle n'avait plus toute sa tête mais bon je les ait prises discrètement...Et toi tu as...ce qu'il me faut ? »

Le jeune conseiller chercha à l'intérieur de ses poches pour en sortir une grande enveloppe en craft bien remplie il s'approcha un peu plus de son interlocuteur tout en échangeant les lettres de l'agent contre son enveloppe. Il lui montra rapidement le contenu de l'enveloppe gonflée des billets de banque qu'elle renfermait.

« Le reste sera viré sur un compte, sur le territoire de la Culture, quelques centaines de milliers. »

« Merci, tu verras, c'est assez vague mais il y a des infos intéressantes, ouvre les...ailleurs...pas ici. Si tu veux bien m'excuser. »

L'agent à la cravate verte lui serra la main, se leva, repartit tranquillement en remontant la rue.

Janko feuilleta rapidement les rapports que lui avait transmis l'étrange personnage qu'il venait de rencontrer, rapports écrits de la main d'autres agents bien entendu, copiés par divers moyens, le processus comptait peu et ne l’intéressait pas, seules les informations qu'il détenait méritait tout son intérêt. Appelant un taxi, le jeune conseiller étatique rentra chez lui, modeste appartement au cœur de l'ancienne capitale, il avait refusé les appartements officiels, par convenance mais aussi par intérêt personnel, trouvant son chez-lui bien plus tranquille et agréable que ceux qui étaient proposés par les services officiels. Il grignota rapidement puis se ressaisi des rapports pour une lecture plus approfondie. Sur une petite note il releva les quelques noms ou pseudonymes utilisés, entreprises ou organismes intéressants qu'il allait pouvoir transmettre au vieux Andrey.

[quote="prise de notes"][center][alb]« Karla », probablement un responsable, en lien avec le centre. Mais il y a plus intéressant, [graphiques démographiques], « importations » de quelque chose, de vivant j'imagine. Un numero XXXXXXXXXX, un certain Alan W. Envoi à un responsable de Département. Responsable tel-eribain : Aaron quelque chose, numero [XXXXXXXXXX].[/alb][/center][/quote]

Posté : dim. oct. 19, 2014 11:38 am
par Alex Scker
Les trois singes - Partie I. Chapitre III | Nemanja Silaïev

Nem' avait tranquillement remonté la petite rue de ce quartier insalubre de l'ancienne capitale menovienne, jeté sa cravate couverte de trèfles à quatre feuilles colorés, froissée et tachée, dans une poubelle du voisinage. De toute façon, il en avait un tiroir entier chez lui. Déboutonnant le haut de sa chemise, il prit la direction de ces petites rues à l'aspect misérable, qui cachaient toutefois bien des trésors, pour les yeux habitués de ceux qui flirtaient avec ces vies du monde parallèle. Il s'avança jusqu'à ce qui semblait être depuis l'extérieur une vieille bâtisse à l'aspect extérieur délabré, peut-être avait-elle servi d’hôtel en un temps lointain. Poussant le petit portillon, il toqua, quelques mètres plus loin, à la vieille porte en chêne de la maison. Une jeune femme, aux vêtements extrêmement « raccourcis », au décolleté plongeant, soutenus par les « arguments nécessaires », le fit entrer avec un grand sourire, faussé bien entendu mais elle était suffisamment bien entraînée pour rien n'y faire paraître. A force d'exercices répétés le ragoutant métier rentrait profondément dans ce vide, que chacune d'entre-elles devait créer au sein de leurs esprits, afin d'échapper à leur ragoutante exploitation nocturne. L'intérieur était bien plus agréable que l'aspect extérieur, coussins rouges, canapés, duvets, teintures à foison et bien sûr...filles, enfin filles, pas pour les clients, objets de plaisir dirons-nous. Nemanja parcoura du regard la vaste pièce avant de s’arrêter sur une jeune brune en guêpière noire qui lui faisait de petits signes, tout en passant de manière sensuelle sa langue sur ses dents et sur ses lèvres. S'avançant vers l'objet de son plaisir, le parjure prit par la taille sa « compagne », il la laissa le guider lentement mais surement vers une des chambres de la bâtisse. L'acte fut rapide, un de plus parmi les nombreuses entrées depuis le début de la journée, ou le milieu de la nuit la « dame à conversation » comme on l’appelait ici ne savait plus. Toutefois, ce client avait quelque chose que les autres n'avaient pas.

Nemanja Silaïev était connu pour son comportement...son altitude, hors de ce qui était considéré comme habituel, même dans le large champ de tolérance des menoviens avait toujours laissé chez ses collaborateurs ou supérieurs une certaine méfiance latente. La Preiskava Komicija avait des budgets suffisants pour opérer sur de larges espaces, dans l'espace métropolitain. Les Devushkitins étaient réputées pour constituer des agents dormants, prêtes à se réveiller. Certaines vivaient des vies tranquille de famille, travaillaient comme employées ci ou là, tandis que d'autres...pratiquaient aussi des métiers moins gratifiants. Alcool, plaisir et désespoir, déprime habituelle ces soirs là de certains clients dont Nem' qui rêvait avec obsession d'un coin tranquille, d'une île isolée loin de tout, permettait aux filles de joie d'en apprendre sur leurs clients, et parfois bien des infos confidentielles ou sensibles. Les quelques mots que celui-ci laissa s'échapper de sa bouche attisèrent la curiosité de la Devushkitin, enivré dans des plaisirs abrutissants, Nemanja s'était montré agréablement bavard. Comprenant la valeur de ce qu'elle entendait la jeune femme, Jena, administra une petite dose de narcotique à son client avant de contacter le siège de la Preiskava.

Jena : Oui je sais bien que ce n'est pas conforme à la procédure mais passe moi un directeur c'est urgent...

Opératrice : Bien bien je te le passe dans un instant, ne pars pas.

Jena : *grogne* je vois pas tellement où je pourrais aller...

Jurij Serov : Oui, vous cherchiez à me parler...d'un problème urgent, agent ?

Jena : Veuillez m'excuser pour la violation des différentes procédures mais le sujet me semblait sensible. j'ai un...client..il m'a assuré être un agent de la Preiskava, oui...Nemanja Silaïev, j'ai pu vérifier dans ses papiers, il était dans un état semi-conscient disons. Il m'a raconté quelques informations intéressantes au sujet d'affaires qui vous concerne...

Jurij Serov : Continuez, je vous écoute. Vous avez toute mon attention.

*phase d'explications*

Jurij Serov : Bien, vous serez récompensée pour vos services, je vous remercie.

[center]°°°°°°°°°[/center]

Nemanja ouvrit difficilement les yeux, une forte lumière l'aveuglait, il avait la tête qui tourne, des vertiges et...se trouvait attaché à une chaise. Un type aux cheveux gris et gras, tirés en arrière comme dans les vieilles années, lui lança un regard froid et sadique. D'après ce qu'il voyait, il se trouvait dans une bâtisse délabrée, un entrepôt sans doute, d'après les murs en briques...sur d'anciens docks...le léger clapotis des vagues le confortant dans ses impressions. L'homme debout en face de lui sourit une nouvelle fois avant de s'exprimer dans un menovien avec un fort accent pelabssabien.

Aaron : Helllow darling, tu te demande qui je suis ? Aaron, ancien de l'armée des Etats-Unis eux-même, je servais à des missions bien précise à longueur de journée sur les différents fronts, exportation du savoir pelabssabien vois-tu. Et...j'ai quelques outils dont j'ai envie de me servir tu vois...ça me démange vraiment tu ne peux pas savoir...une vraie...ahahah torture !

L'homme montrait à l'attaché les divers couteaux, scies à métaux et autres joyeusetés qu'il avait étalé sur une table derrière lui. Nemanja écarquilla les yeux, il avait l'air d'un animal apeuré.

Aaron : Bien sûr, si tu nous raconte tout...et en détail ça m'évitera de me salir les mains...

Nemanja : Je...je vais parler, je ne veux pas d'ennuis, laissez-moi ! Ce sont des gens, des pan-anarchistes voilà, un certain Andrey Aliev, vous savez leur leader...l m'a contacté par l'intermédiaire d'un ami pour récupérer des infos sur le projet Baby Boom en échange d'argent, j'ai tout remis à un conseiller, Janko...Janko...je vais m'en souvenir...Lyapine voilà ! mais je n'en sais pas plus...laaaissez-mooi.

Aaron : Je suis ravi, vraiment...malheureusement on aime pas beaucoup les traites à la Preiskava...désolé.

Souriant et triomphant, fier de sa petite mise en scène, suffisamment impressionnante pour le pauvre et pathétique agent, Aaron saisit un pistolet semi-automatique, transperçant par ses tirs, deux à trois fois la poitrine et la gorge du malheureux qui émit un gargouillis aussi ridicule que déplorable. Une flaque de sang ne tarda pas à se former à la base de la chaise maculée.

Posté : lun. oct. 20, 2014 8:02 pm
par Alex Scker
Les trois singes - Partie I. Chapitre III | Il est un passant...

Une ombre noire filait dans les rues menoviennes, nombreux étaient ces ombres noires dans ces beaux quartiers, vêtus d'un classique costard cravate, ils parcouraient les rues de la capitale à ces heures. Aucun pins mauve, aucun signe distinctif des autres, en apparence il semblait être un employé de bureau lambda. A quelque chose près qu'il s'agissait de Janko Lyapine, jeune conseiller étatique « flirtant » dangereusement depuis quelques mois avec Andrey Aliev, leader de longue date des pananarchistes au Conseil Étatique et plus officieusement un des plus important parrain des différents trafics de marijuana ou d'autres matières illicites en Menovie. Celui-ci continua sa marche dans les rues de Snina, qui se faisaient au fil de sa progression, de plus en plus vides et calmes. Il prenait son temps, laissant son regard se perdre sur les façades des vieilles bâtisses de la capitale. Au détour d'une rue, il pris à droite, toqua à la porte d'une maison quelque peu à l'écart de la rue, dans une simili-impasse et entra à l'invitation du propriétaire des lieux. Un homme fin, au visage blafard, une fine moustache lui couvrant le bas du menton, l'accompagna jusqu'à un petit salon assez confortable. Andrey Aliev l'attendait, affalé dans un fauteuil, cigare fumant en bouche. Le vieux conseiller lui lança sur un ton enjoué :

Andrey Aliev : Et bien Janko ahah...tu as ce qu'il nous faut ?

Avec un petit sourire en coin le jeune Lyapine lui remit la liasse de documents qu'il avait soigneusement rangé dans sa mallette. L'expression du visage de son mentor devint grave et il mis plusieurs minutes à parcourir les différents dossiers et documents qu'il avait désormais sous les yeux. Andrey Aliev sourit toutefois à la fin de sa lecture.

Andrey Aliev : Bien c'est parfait, nous avons des éléments très intéressants...seuls nous ne pouvons pas grand chose bien sûr mais...dis-moi tu as déjà joué au baseball ?

Janko parut surpris, interrogateur.

Janko Lyapine : Au...baseball ?

Andrey Aliev : Mais oui ! tu sais bien ce sport pelabssabien...avec une batte justement. Tiens, Alexei file-lui en une.

L'homme qui l'avait accueillit et accompagné tout à l'heure lui lança d'une main une batte en métal que le frêle et jeune conseiller rattrapa in-extremis.

Andrey Aliev : Attends avec nous, elle te sera utile, je présume...que tu sauras pourquoi vers deux à trois heure du matin...question vie privée...tu n'as rien laissé derrière toi j'espère ?

Janko Lyapine : Rien de particulièrement important...non.

[center]°°°°°°°°°

2h23 du matin, dans un van non loin du domicile d'Andrey Aliev. Trois hommes cagoulés s'introduisent discrètement dans la petite impasse, ils se préparent à crocheter la serrure. L'un d'eux chuchote.[/center]

Agent opérationnel n°1 : Bon ils doivent dormir à cette heure, on va d'abord aller les endormir à l'étage, ensuite il faudra trouver les...documents.

Agent opérationnel n°2 : Aucun soucis j'ai ce qu'il faut avec moi. - appuyant sur le coté de son oreillette - Nous allons entrer.

Les agents, remarquablement bien formés, ne firent que peu de bruits en « chatouillant » la serrure qui émit un léger cliquetis annonçant son déverrouillage. Les trois agents entrèrent sans bruit dans la pièce plongée dans l'obscurité, avançant de quelques mètres, l'un d'eux prit soin de refermer consciencieusement la porte d'entrée avant de suivre ses compagnons. Un bruit de cassure retentit suivit d'un cris strident, les deux agents partis plus en avant que le troisième se retournèrent brusquement avant de recevoir eux aussi, de l'obscurité de violents coups. Le premier agent opérationnel, tout en se tordant de douleur, saisit sa lampe torche qu'il alluma fébrilement. La seule image consciente qu'il conserva fut le visage élargit par le sourire, conséquence du plaisir sadique d'Andrey Aliev, lui apparut, démoniaque, dans l'obscurité, avant que la batte en métal que tenait au-dessus de sa tête le vieux conseiller ne lui fracasse les cotes. Le petit groupe, laissant les intrus pour inconscients, filèrent, quelques valises en main hors de la pièce, s'engouffrant dans les portes ouvertes de la voiture du vieux conseiller.

Janko Lyapine : Rappelle-moi où nous allons ?

Andrey Aliev : A la ville culturienne la plus proche de la frontière. La première chose à faire après avoir franchit la frontière sera d'accéder à la citoyenneté culturienne afin d'obtenir la protection juridique et physique suffisante...ensuite nous prendrons contact avec les contacts justement que j'ai...avec Circonstances Spéciales.