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Posté : dim. avr. 27, 2014 2:51 pm
par Alexei
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SURIGIMI
Direction Centrale de la Sûreté de l’État
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La Surigimi prend ses racines en 1963, sous les ordres de Taulent Roustam qui la nomme d'abord Comité de sureté révolutionnaire (CSR). Puis, en 1967, à la prise de pouvoir des communistes, le CSR devient l'organe officiel de renseignement général de la jeune république populaire. En 1989, au moment du coup d'état, ils sont ensuite interdits et considérés comme organisation terroriste par le nouveau régime en place.
Vliduj Gak, père de la reconquête communiste, fonde alors la Surigimi (Sureté, en kirépien), et leur attribue un pouvoir particulièrement important : ses espions se révèlent bien plus efficaces que ceux des fascistes, et les historiens contemporains les donnent pour indispensables à la victoire des gakistes sur les communistes. La Surigimi fut remplacée durant l'intermède royal de 2021 à 2023 avant d'être recréée, désormais sous le commandement d'Alexey Nikita. Elle est l'un des services de renseignement les plus puissants au monde en terme d'homme et de moyen. Elle agit surtout à l'intérieur du Kirep où son rôle est de réprimer toute "création d'esprit révisionniste".
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Le Quartier-Général Suprême (QGS) de la Surigimi. Situé dans l'aile-ouest même du Palais de la Révolution, où réside le Grand-secrétaire du Peuple. Outre le fait de posséder plusieurs étages, quelques salles de réunions et plus d'une centaine de bureaux, le QGS s'étend jusqu'aux sous-sols du palais...
Le "QGS" de la Surigimi occupe depuis 1991 l'aile-ouest du célèbre et gigantissime Palais de la Révolution, résidence des présidents kirépiens. Abritant des centaines, voir des milliers de bureaux, pas moins de cinq salles de réunions, des geôles aux sous-sols et même une pièce dédiée à l'écoute de toutes les conversations vers l'étranger -tous les téléscripteurs étant espionnés-, ce quartier-général abrite aussi le bureau du Président-suprême de la Surigimi : Alexey Nikita. Sa proximité avec le coeur même du pouvoir politique kirépien en fait un instrument ultra-centralisé au service de Franjo Tadac. Sa dimension pléthorique et les secrets qu'il recèle font de ce "QGS" un endroit tout aussi, même voir plus, mystérieux que la Place Loubianka du NKRD à Novgorod, Rostovie.
La Surigimi possède plus d'une centaines de bases à travers tout le Kirep, Pesak compris. Il est facile d'y sortir, mais compliqué d'y entrer. En effet, la Surigimi se divise en deux branches bien distinctes : la police politique appelée Direction centrale de la Sûreté Politique (
Središnja Upravljanje Sigurnosne Politike, abrégé "SUSP") et les services secrets nommés (
Središnja Uprava za Nacionalnu Sigurnost" abrégé "
Supnasigur"). Pour entrer dans la seconde -directement contrôlée par la première-, il n'est pas essentiel d'être membre de l'AFPJ (bien que ce soit fortement recommandé...). Ses agents bénéficient d'une formation sur tous les terrains qui puissent exister : des monts Tvrđava au désert de Metenica, ces agents sont formés durant des mois à survivre et à accomplir leur(s) mission(s) dans les endroits les plus extrêmes. Assassins, espions, pirates, saboteurs, etc... les agents de la
Supnasigur sont formés dans tous ces domaines puis admis dans celui où ils sont les plus performants. La Supnasigur possède ses propres départements et ses propres chefs. La SUSP, elle, se charge de repérer et de neutraliser tous les éventuels opposants politiques. Pour l'intégrer, il faut obligatoirement être membre de l'AFPJ mais à un degré supérieur puis être désigné par les seuls Alexey Nikita et Franjo Tadac. Les agents sont ainsi triés sur le volet et peuvent collaborer avec la Supnasigur. Espionnage, chantage, saccage, corruption, arrestation, autant de cordes sur l'arc de la SUSP qui possède elle aussi ses propres départements, dont celui de la direction des camps.
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Président-suprême : Alexey Nikita
Budget annuel : 3 milliards de Y
Hiérarchie de la Supnasigur :
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Predsjednik (Président) : Radoslav Petković
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General-pukovnik (Lieutenant-général)
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General-bojnik (Major-général)
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Pukovnik (Colonel)
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Potpukovnik (Lieutenant-colonel)
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Zapovjednik (Commandant)
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Kapetan (Capitaine)
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Poručnik (Lieutenant)
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Potporučnik (Sous-lieutenant)
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Aspirant (Aspirant)
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Glavni (Major)
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Glavni-časnički (Adjudant-chef)
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Ađutant (Adjudant)
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Glava-vodnik (Sergent-chef)
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Vodnik (Sergent)
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Glava-kaplar (Caporal-chef)
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Kaplar (Caporal)
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Agenti (Agents)
Hiérarchie de la SUSP :
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Predsjednik (Président) : Brajko Klobučar
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Povjerenik-a (Commissaire-général)
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Regionalni-povjerenik (Commissaire-régional)
- Povjerenik-županije (Commissaire-départemental)
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Zamjenik-povjerenika (Vice-commissaire)
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Pukovnik (Colonel)
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Potpukovnik (Lieutenant-Colonel)
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Zapovjednik (Commandant)
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Poručnik (Lieutenant)
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Glavni (Major)
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Kaplar (Caporal)
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Agenti (Agents)
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DEPARTEMENTS DE LA SUPNASIGUR :
- I - Izvršni odbor (Comité de direction)
Dirigeant : Radoslav Petković
Effectif : 10 direktori (directeurs)
Description : Le Comité de Direction est la plus haute instance de la Supnasigur. Elle dispose d'une grande liberté d'action mais ne dépend que d'Alexey Nikita. C'est ce comité qui prévoit les grands axes de cette branche, détermine le budget, organise les missions, etc...
- II - Odjel za strane obavještajne (Département du renseignement extérieur)
Dirigeant : Radoslav Jozić
Effectif : ~ 3112 agents
Description : Le département du renseignement extérieur se charge de collecter des informations sur les autres pays du monde et y mener des missions si cela s'avère nécessaire. Outre des agents, ce sont des machines qui y travaille avec des "radars intercepteurs" et des mises sur écoute.
- III - Odjel protiv špijunaže (Département du contre-espionnage)
Dirigeant : Joško Pavić
Effectif : : ~ 4 000 agents
Description : Le département du contre-espionnage est le plus important département de la Supnasigur et même de la Surigimi. En tout, ce sont plus de 4 000 agents opérationnels qui se chargent de dénicher toute menace étrangère au sein du Kirep et de Pesak, outre des hommes, ce sont aussi des machines qui le composent, dont énormément d'appareils de mise sur écoute.
- IV - Prijenos i šifriranje (Transmission et cryptage)
Dirigeant : Pálffi Fodor
Description : Le département des transmissions et du cryptage gère toutes les communications de la Surigimi, les crypte et les décrypte.
- V - Odjel granične policije (Département des garde-frontières)
Dirigeant : Krunoslav Marković
Description : Le département des garde-frontières s'occupe principalement de la surveillance de toutes les frontières du Kirep et de Pesak. Outre les préserver d'immigrants non-désirables, le département surveille ainsi ses voisins et tout ce qui se passe en général à la frontière.
- VI - Odjel za špijunažu protiv vojske (Département du contre-espionnage militaire)
Dirigeant : Matej Bošnjak
Effectif : Non spécifié
Description : Le département du contre-espionnage militaire garantie la sécurité dans tous les centres majeurs de l'Armée Populaire du Kirep, afin de la prévenir de tout piratage ou intrusion. Il travaille en direct collaboration avec l'APK.
- VII - Odjel za zaštitu državnih stanje stranice (Département de Protection des sites d'état)
Dirigeant : Timofey Modya
Description : Le département de protection des sites d'Etat s'apparente presque au département du contre-espionnage militaire. À la différence que celui-ci assure la protection direct des centres de recherches militaires et des bases secrètes de l'APK.
- VIII - Zavod za elektroničke Informacije (Département du renseignement électronique)
Dirigeante : Niko Obronek
Description : Le département du renseignement électronique fut le premier département au monde à traiter de la guerre informatique. Etant l'un des plus performants du Simpomonde, il est capable de pirater et infiltrer les réseaux ennemis et sécurise les réseaux kirépiens.
- IX - Intervencije Jedinice (Unités spéciales d'interventions)
Dirigeant : Stjepan Zagorec
Effectif : ~ 1500 hommes
Description : Les unités spéciales d'intervention sont les unités les mieux entraînées de la Surigimi. Similaires aux Forces Spéciales, elles peuvent intervenir n'importe où dans le monde et possède 1500 soldats bien équipés et bénéficiant d'un entraînement complet.
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DEPARTEMENTS DE LA SUSP :
- I - Izvršni odbor (Comité de direction)
Dirigeant : Brajko Klobučar
Effectif : 5 direktori (directeurs)
Description : Le Comité de Direction est la plus haute instance de la SUSP. Calqué sur celui de la Supnasigur. Elle dispose néanmoins d'une moins grande liberté d'action et dépend directement d'Alexey Nikita et de Franjo Tadac. C'est ce comité qui prévoit les grands axes de cette branche, détermine le budget, organise les missions, etc...
- II - Praćenja upravljanje disidenti (Direction de surveillance des dissidents)
Dirigeant : Ozren Crnić
Description : Le département de Surveillance des dissidents se charge de trouver les éventuels contrevenants au régime et de prendre les mesures nécessaires selon leur dangerosité. Cela va de la simple écoute téléphonique à l'assassinat. Cette direction dipose de moyens considérables et se fait l'oeil et les oreilles du pouvoir.
- III - Uprava za industrijsku sigurnost (Direction de la Sécurité industrielle)
Dirigeant : Danko Đurić
Description : La direction de la sécurité industrielle de la SUSP contrôle les entreprises étatiques et les coopératives contre la corruption, l'exploitation illégale des ouvriers et le vol. Malgré son nom, elle intervient aussi en campagne pour les Kolrovanje (fermes collectives).
- IV - Podružnica nadgledanje logori (Direction de surveillance des camps)
Dirigeant : Jetmir Zijan
Description : La direction de surveillance des camps est la dernière instance de la SUSP. Elle gère les gardiens et sait tout ce qui se passe dans ces camps de travail qui constituent une réserve de main d'oeuvre gratuite où l'on envoie les "révisionnistes" et autres ennemis.
Posté : lun. avr. 28, 2014 4:04 pm
par Alexei
Note du 23/12/23 - Ophrone
6ème direction — Surveillance des dissidents
Comme convenu par le camarade-président de la Surigimi Nikita, la direction de la surveillance des dissidents a pris ses fonctions à Ophrone, Pregrada, Koman ainsi que dans la plupart des villes kirépiennes.
La direction de Surveillance des dissidents, qui aura des antennes dans tout le Kirep, comme pour les autres départements, a pour mission de mettre sous surveillance les dissidents du régime préalablement identifiés par le biais de témoignage/dénonciation/enquête menée sur une cible bien définie. Les premiers visés sont les principaux leaders des manifestations durant les Révolutions tant de 2021 que celle d'il y a moins d'un mois. La direction n°6 a déjà dans son collimateur une centaine de personnes suspectées d'avoir des liens avec l'ancien régime ou d'être opposées au socialisme. Ce qui est parfaitement inacceptable. Et le nombre va en augmentant plus les enquêtes avances. À ce jour, nous avons déjà établis plusieurs listes dans le but de classer ces dissidents. La première liste concentre les dissidents religieux , politique, bien entendu, et économiques, ces-derniers, sont en général des capitalistes et des paysans riches refusant de voir leur usine nationalisée ou transformée en coopérative ou leur(s) ferme(s) collectivisées dans le second cas. Il est évident que des personnes telles sont des éléments contre-révolutionnaires qu'il faut à tout prix placé sous bonne surveillance. Dans la seconde liste dite des "dissidents religieux" sont concentrés les hommes et femmes désirant plus d'autonomie religieuse, presque à outrance, les témoins de Jehovah et autres sectes, ainsi que les ultra-athées gakistes. Bien que ces-derniers aient eu une légitimité sous le régime de Gak, ils n'en ont plus aucune désormais où la religion est reconnue même dans les plus hauts niveaux de l'Etat. C'est un principe du gakisme qui doit être renié. La liste des dissidents politiques est, sans surprise, la plus grande. Elle est composée majoritairement de révolutionnaires anarchiques et/ou libéraux. Si certains doivent être surveillés, d'autres sont à éliminés sur le champ car ayant acquis trop de charisme et de pouvoir sur les masses. C'est le prix à payer pour que nous puissions revoir un Kirep fort et uni.
Les moyens mis en oeuvre pour réaliser la tâche de la Sixième direction sont quasiment illimités et une grande liberté d'action nous est garantie. Cela va de l'intimidation jusqu'à l'assassinat en passant par le chantage et la spoliation de biens, autant de cordes à notre arc que nous devons exploiter dans notre mission. De même, beaucoup d'anciens agents, ayant réussi les tests psychologiques et physiques, seront réutilisés dans ce dessein, comme de nouveaux provenant, pour la plupart, d'une couche relativement supérieure du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat (AFPJ) pour garantir la pureté idéologique de nos services. [...] La liste des "politiques" fait l'objet d'une plus grande attention de notre part, c'est d'ores et déjà plus de la moitié de la liste qui a été placée sur écoute et même suivie (pour les plus dangereux) aucune mesure de chantage ni d'intimidation n'a pour le moment été formulée par nos services mais il ne saurait tardé au vue de l'étendue des opposants. Des mesures plus expéditives sont en préparation contre les plus influents de la liste telles qu'un emprisonnement en camp de travail ou même l'assassinat du fait de leur autorité certaine sur le peuple.
La mission de la 6ème direction de la Surigimi est ainsi de garantir la pérennité du "nouveau" régime communiste, désormais en place, face à ses éventuels opposants [...] Nous pouvons dès maintenant affirmer que, sous peu, le Kirep sera débarrassé de cette véritable vermine interne qui ne demande qu'à ronger l'Etat et combattre son pouvoir.
Posté : sam. mai 03, 2014 9:13 pm
par Alexei
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Note du 08/01/24 - Kalup
Rapport général
Les bureaux de la Surigimi à Kalup, Makarska, Devetak et Metenica ont tous été ouverts. Au total, ce sont plus d'un tiers de nos effectifs qui seront mobilisés à Pesak dans le but de poser à l'archipel un contrôle accru. D'ores et déjà, Gustav Svatzek est sous notre surveillance totale. Ses appels sont filtrés, et tout ce qu'il fait est connu de nos services. De même pour une liste très longue de parlementaires et hommes politiques. La plupart d'entre eux étant protégés par divers accords, nous ne pouvons pas les faire disparaître purement et simplement malgré la nécessité qui s'impose face à nous. Par ailleurs, les miliciens de "l'Armée Pésakienne", déloyaux, ont tous été arrêtés et sont en cours de jugement par des tribunaux dont nous avons pris le contrôle rapidement et avec une facilité déconcertante. [...] Selon les ordres du camarade Nikita, nous devons nous déployer dans l'archipel telle une pieuvre. Cet objectif est actuellement en cours ; la rédaction du journal Naša Pesak a intégralement été arrêtées et discrètement fusillée du fait de ses propos diffamatoires et immondes envers le Kirep. Une nouvelle rédaction, "cent pour cent pésakienne", a été constituée et placée sous les ordres du camarade Mađar, le fait que ce journal soit le seul de l'archipel accroît notre pouvoir sur celui-ci.
Conformément aux ordres, une nouvelle direction a été instaurée au sein de la police pésakienne. Grâce à ce changement de tête, la police pésakienne pourra nous seconder dans l'arrestation des éventuels suspects, etc... les officiers-supérieurs de cette police ont, pour ne pas prendre de risque, tous été renouvelés avec des hommes de nos services. Des divers tests auront lieu sur les agents de police et les officiers dans une moindre mesure. Ceux-ci auront pour but de dresser un profil de ces-derniers et de tester leur loyauté envers le Kirep. L'administration pésakienne s'est elle aussi vue remplacée ; désormais, tous les haut-fonctionnaires de l'île sont kirépiens, mais s'expriment en pésakien et se feront passer pour des Pésakiens, pour ne pas heurter le peuple. Cette haute-administration est déjà en train d'accomplir sa mission de centralisation de tous les pouvoirs, notamment par la corruption et divers menaces orchestrées par nos services sur divers entrepreneurs et propriétaire terriens, pour prévenir toute entrave aux futures nationalisations et collectivisations de l'économie pésakienne. Cette dernière, encore au stade d'économie de marché, compte encore diverses entreprises étrangères qui n'échapperont pas aux mesures socialistes [...].
Concernant les élections législatives qui arrivent à grand pas, nous nous sommes assurés de notre présence dans le KNS conservateur : celui-ci a vu ses dignitaires discrètement remplacés par des communistes, dans le but de nous garantir la victoire en toute circonstance. Un trucage des voix s'imposera également en cas de problème, mais nous ne pensons pas que les Pésakiens votent majoritairement pour le KNS. Le cas échéant, cela bien évidemment doucement camouflé par nos services [...]. Nous devons nous assurer d'une mainmise sans seconde sur la politique pésakienne et le nouveau président de l'Assemblée du Peuple, Adil Radan, rempliera parfaitement cette tâche : prétendu comme sans étiquette politique, il se montre très coopératif avec nos services et a le soutien du peuple du fait de sa stricte origine pésakienne. Il est donc, nous en conviendrons tous, un élément phare dans notre mission qui progresse de jour en jour.
Posté : sam. mai 17, 2014 11:31 pm
par Alexei
<center>[img]http://thevelvetrocket.files.wordpress.com/2012/01/parliament-house.jpg[/img]</center>
Franjo Tadac : Entrez.
La double-porte massive du bureau bien gardé de Franjo Tadac s'ouvrit, laissant entrevoir deux uniformes bleus gantés de blanc au garde-à-vous de chaque côté. D'un pas sûr, dirigé par sa traditionnelle paire de lunettes fumées. Comme à son habitude, il ne tenait pas de rapport dans les mains. Il n'en avait pas besoin. À la première lecture d'un dossier, il retenait les moindres détails, du grain de peau au numéro de carte de crédit, lorsqu'il s'agissait d'individus. Son formidable esprit d'analyse -quasi-mécanique- faisait de lui un homme très compétent dans ses fonctions de Président de la Surigimi. Il était loyal, déterminé et connaissait le sens du devoir, en somme, c'était un boulon irremplaçable dans les rouages de l'Etat kirépien. Ce bureau, il le connaissait par coeur. Il savait qu'il marchait actuellement sur le tapis persan appartenant anciennement à Vliduj Gak. Si il tournait la tête à gauche, il pourrait voir le portrait de Franjo Tadac accroché au mur et cerclé de fleurs. Et enfin, face à lui, le bureau en noyer massif d'où le président kirépien semblait rédiger une lettre. Il n'avait pas levé les yeux vers son invité, attendant que celui-ci soit assez prêt.
Alexey Nikita : -prenant une pose martiale- Bonjour, camarade-leader. Pardonnez-moi de vous importuner mais je viens vous faire état de ce que vous m'avez demandé.
Franjo Tadac jeta son regard sombre sur le chef de la Surigimi qui ne cilla pas. Un léger sourire sembla se dessiner sur son visage à la morphologie typiquement yougoslave. Calmement et avec méthode, il écarta le manuscrit qu'il était en train de griffonner ainsi que le stylo. Le bureau était à la fois bien rangé mais légèrement en désordre. Ce qui créait la dualité du personnage : un homme à la fois calme et minutieux, mais également énergique et impulsif. Ce même homme sembla se détendre dans son siège de bureau et posa ses deux mains sur le bureau, avant de reprendre quelques secondes plus tard :
Franjo Tadac : Je t'écoute, assieds-toi, je t'en prie, camarade.
Bien que les deux hommes se connaissent bien entre eux, le travail restait le travail. Et le salut martial restait de mise comme le vouvoiement. D'un mouvement net et précis, il tira le siège trônant face à lui et s'y posa. Conformément à la politesse, il retira son képi et le prit sous son aisselle droite. Il se mit à réciter presque machinalement.
Alexey Nikita : Le Kirkstan, ou "Confédération des Etats Socialistes Slaves" est un pays, ou une fédération "socialiste", rassemblant au total quatre nations fantoches contrôlées en réalité par Kritev, dans l'ordre : l'Upajie, le Pasjonstan et la Kasovie, plus récemment. Depuis peu de temps, Vladimir Stramine semble enchaîner les conquêtes, malgré la défaite en Vespasie. Les Kirkstanais vont sans aucun doute prendre l'Impériak et Juvna, malgré les pertes terrifiantes qu'ils ont essuyé. Ils possèdent, de manière quasi-certaine, des agents dormants partout en Alméra de l'Est encore libre de son influence : Herria, Danmaya, Bvaldoj. La Confédération ne semble pas prête de s'arrêter car personne ne l'arrêtera puisqu'elle a la bénédiction de la nation qui fut sa principale ennemie mais qui semble avoir retournée sa veste : la Fiémance. Cette alliance déconcertante prévoit en outre une amitié large entre Kritev et Opemont, et le développement d'un nucléaire "civil".
Franjo Tadac avait écouté attentivement son interlocuteur, ses yeux plongés sur ses verres noirs comme si il pensait voir à travers. Suite à cet exposé, il resta perplexe quelques secondes.
Franjo Tadac : Du nucléaire civil n'est-ce pas ? -rire- Foutaises. Deux nations mégalomanes et expansionnistes comme la Fiémance et le Kirkstan ne s'arrêteront pas au nucléaire civil, c'est une certitude. Si ils obtiennent la Bombe A, ils pourront s'étendre en toute impunité et personne ne les arrêtera, c'est parfaitement inconcevable.
Alexey Nikita : Exactement, camarade-leader. Si je puis me le permettre, leur hostilité tacite, mais palpable, envers nous est une menace bien plus importante que toutes celles que nous ayons connues. Une fois que l'Alméra-Orientale sera sous le joug kirkstanais, le Kirep sera totalement encerclé et cela ne m'étonnerait pas qu'ils cherchent à nuire à notre sécurité.
Franjo Tadac : C'est un risque que nous ne pouvons prendre, camarade Nikita. La "CESS" n'a plus rien de socialiste ni même de slave : elle préfère s'allier avec un ancien ennemi radicalement opposé idéologiquement et culturellement, sans même nous prévenir ni même nous contacter. Le Kirkstan, la Fiémance et leurs satellites sont désormais des ennemis du peuple kirépien et du socialisme en général. Aucune concession ne doit leur être adressée. Je veux que vous preniez les mesures nécessaires contre cette menace.
Alexey Nikita : À vos ordres, camarade.
Alexey Nikita se releva et se mit au garde-à-vous devant un Franjo Tadac calme mais pensif, éclairé par un faible rayon de soleil filtrant à travers le store présidentiel (il n'aimait guère la lumière). Le Président Suprême de la Surigimi tourna les talons et franchit de nouveau la double-porte du bureau du Président kirépien que les deux gardes en faction refermèrent dans un geste théâtrale.
Posté : mer. juil. 23, 2014 10:34 pm
par Alexei
Lieu secret, aux environs de Provjilski
[center][img]http://maplanete.blogs.sudouest.fr/media/01/01/4049505574.jpg[/img][/center]
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Pour l'amour du ciel, mettez une blouse !"
Le lieutenant Ćurčić obtempéra. Il ne se sentait pas du tout à l'aise ici, lui, officier de la Surigimi. Ou "officier de liaison" plutôt, cela incluait donc qu'il voyagerait partout pour faire son compte-rendu ensuite. C'était vraiment une tâche ingrate, aujourd'hui en particulier. Le lieutenant, qui avait la trentaine était arrivé il y a vingt minutes dans ce qui était un bunker, un bunker scientifique et militaire. Dedans, les rats de laboratoires côtoyaient toute sorte de produits divers, parfois inoffensifs, parfois causant une mort atroce. Et à un moment, le lieutenant cru que c'est ce qui l'attendrait ; une mort effroyable d'ennui. Surtout avec le petit laborantin chauve à lunettes qui s'était présenté comme son guide. Ce-dernier avait dès le début exigé qu'il enfilât une blouse blanche. Demande qui avait été ignoré par l'officier en uniforme, qui paraissait très incongru dans cet univers immaculé et stérile, du haut de son bon mètre 80 et de ses 75 kg. Sa prestance et son assurance, se traduisait sur un visage dur et des yeux bleus aciers. Toutefois, il ne quittait jamais sa casquette. Sa calvitie naissante le complexait légèrement, et surtout dans ces circonstances, il ne voulait pas s'imaginer comme son guide. Ce-dernier, voyant que le gratte-papier de la Surigimi avait obéit, avait repris son calme et on sentait son excitation croître alors que l'objet de la visite de l'officier se rapprochait.
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Je suis sûr que vous êtes aussi pressé que moi de le voir !"
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"-Pour être franc ; non pas vraiment..."
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Hum.. ce n'est pas la peine d'être si désagréable."
Le rat de laboratoire tourna une manivelle de ce qui semblait être une écoutille. En réalité, c'était une porte métallique, nue, blindée, probablement conçue pour résister à une attaque nucléaire, à l'image du bunker. Et derrière la porte, un énième couloir, coupant la zone à la verticale et sectionné en son milieu par sa réplique à l'horizontale, comme une croix. Le lieutenant reconnu aux murs des panneaux indiquant clairement ce que les petites pièces vitrées jouxtant l'allée contenaient. Les deux hommes empruntèrent une porte menant à une sorte de salle d'observation, sombre, avec des vitres donnant sur un laboratoire où s'activaient des individus en tenue NRBC. En voyant cela, le laborantin semblait au comble de l'excitation. L'officier, lui, levait des yeux interrogateurs sur ce qui se tramait.
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Hmm, bien, nous y sommes. Voilà ce que je voulais vous montrer.
C'est la dernière prouesse du labo et nous en sommes tous fiers ici, hmm.
Je suis sûr que vous avez entendu parler du sarin, camarade-lieutenant ?"
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"-Bien entendu."
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Hmm et bien nous avons réussi à créer une souche trois fois plus mortelle !
Son nom officiel est "Cyclohexyl methylphoshonofluoridate".
Il appartient à la famille des fluorés, on le surnomme "(Fluoro-methyl-phosphoryl)oxycyclohexane"
même si c'est un gaz, il se présente sous forme d'un liquide incolore,
ce sont les émanations et le contact avec ce liquide qui sont mortels.
Pour tuer un adulte, il faut 5 mg de sarin, pour celui-ci, il ne faut seulement qu'1,2 mg !
Il peut être utilisé partout, au pôle nord comme dans le désert.
Les recherches ont débuté il y a longtemps, mais elles ont connu des... difficultés
aujourd'hui tout est achevé. Il est moins puissant que le VX mais tout aussi nuisible."
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"Stupéfiant... quels sont ses effets ?"
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Eh bien, l'extrême létalité de ce produit fera énormément de dégâts...
La cible connaît une hypersalivation, une dyspnée, un myosis, des nausées, des convulsions
et enfin une mort terrible par asphixie. Il y a peu de moyens de survivre.
Auquel cas, le sujet aurait des séquelles irrémédiables.."
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"Et... y-a-t'il un antidote ?"
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Un antidote, c'est un grand mot -rire-
Hmm, il est recommandé de prendre de l'atropine, du diazépam ou du pralidoxim...
mais cela suppose d'être rapide, 30 secondes après contamination.
Pour être franc, les rats n'ont jamais survécu."
Le lieutenant était stupéfié, derrière la vitre, les hommes en combinaison NRBC débarrassaient le cadavre d'un macaque mort, sûrement un sujet de test. Il sentait le malaise croître de minutes en minutes.
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Nous le surnommions "Gogo", mais tout le monde doit partir un jour..."
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"Vous ne l'avez jamais testé que sur des animaux ?"
Slobodan Santrač
Scientifique - Responsable de recherches
"-Disons que cela vient de sortir.
Des tests sur l'être humain n'ont jamais été effectué ; il faut l'aval du camarade-leader pour ça.
Mais cela ne semble pas nécessaire. L'armée a déjà demandé qu'on le produise en masse.
Du moins, cela est secret..."
Lieutenant Ćurčić
Officier de liaison de la Surigimi
"Quel engin de mort...
La Surigimi y veillera, soyez-en sûr."
Posté : ven. sept. 05, 2014 5:00 pm
par Alexei
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538694surigimi.png[/img]
Note du 14/01/25 - Vuzvushen
Rapport interne sur la situation au Barebjal[/center]
Avec les récentes provocations -jusque dans les médias- du Raksasa à l'encontre du Kirep au sujet du Barebjal, la situation se complexifie sur le continent-arabe. En effet, un accord tacite avait été conclu, au plus fort des relations diplomatiques, entre les deux nations, sur un "partage" équitable du Barebjal, déterminant l'influence des deux pays sur l'île-continent. Partage, que les dirigeants raksasans oublient sciemment, dans un esprit belliqueux et peu responsable, si ils ne sont pas devenus amnésiques en l'espace de quelques mois.
En effet, le Kirep, en soutenant la révolution harakatienne de Tchoconalie et en saluant l'élection du président alamutien Mohammed Rohani et en offrant sa protection au Roi d'Andaral, a fait tout ce qui était légitime pour conserver sa zone d'influence au Barebjal, et si aucun des trois Etats sus-cités n'est un Etat-satellite (l'Alamut n'étant pas assez proche du Kirep, la Tchoconalie refusant catégoriquement toute présence militaire sur son sol et l'Andaral possédant des relations cordiales avec l'Occident) restent des partenaires privilégiés, dans lequel le Kirep investi et aide au développement, en échange de la maigre compensation d'acheter la majeure partie de leurs produits dans la nation yougoslave. Part du contrat qui est tout autant respectée. Par ailleurs, le Kirep n'a jamais cherché à s'ingérer dans les affaires des pays de l'Est barebjalien, que le Raksasa devait prendre sous sa houlette.
Or, l'exécutif raksasan n'a, semble-t-il, pas saisi sa chance à temps et ses tentatives pour prendre ses quartiers sur le continent-arabe se sont toutes soldées par des échecs (le Machrek étant trop éloigné d'eux), excepté pour l'Agounisimen que l'élite sud-makaranne choie, en lui octroyant une aide "militaire" de cinq milliards de dollars. Connaissant l'instabilité et l'inexpérience des dirigeants capitalistes agounisimiens -qui se ressemble s'assemble comme dit le proverbe-, le Kirep doit reconduire sa politique de défense de ses intérêts sur l'île-continent, et les canons de la base "Wojciech Jaruzelski" se tourneront très probablement vers l'Etat berbèro-sioniste.
Avec le comportement, peu compréhensible, de la première puissance mondiale et de ses satellites (renvoi de l'ambassadeur tchoconalien pour un motif futile alors que les deux pays avaient amorcé une détente certaine, en ce qui concerne l'Agounisimen), le Barebjal s'arme dangereusement et au lieu de tenter d'unifier le continent pour lutter contre les "sauvages du Machrek", comme le ferait une nation digne de ce nom, le Raksasa semble vouloir diviser encore plus le continent en exacerbant les différences des pays le composant, alors qu'une guerre serait la dernière chose souhaitable pour quelqu'un de sensé (la Main Noire sortirait probablement de son pré-carré).
Ainsi, nous devons absolument coordonner la défense des populations barebjaliennes et de nos alliés dans l'éventualité d'une guerre provoquée par le Raksasa et ses satellites. Ceci met ainsi fin à la préparation d'une éventuelle opération pour la libération du Machrek et nous force à peut-être ouvrir le dialogue avec lui, qui hait plus le Raksasa que le Kirep. Une aide à la résistance plarelienne pourrait également être envisageable, si la situation continue à s'envenimer.
Posté : mer. janv. 07, 2015 4:18 pm
par Alexei
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538694surigimi.png[/img]
Note du 19/01/25 - Ophrone
Ordre secret à tous les départements de la Surigimi[/center]
Compte tenu de la situation en Cabalie, au Machrek et dans le monde et sur ordre du camarade Secrétaire du peuple Franjo Tadac et du camarade-président suprême Alexey Nikita, en vertu du devoir patriotique et de la sauvegarde de l'idéologie révolutionnaire marxiste-léniniste de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, ordre est donné de :
- Augmenter drastiquement la sécurité dans tous les aéroports, gares, bâtiments officiels et symboles kirépiens et socialistes.
- Arrêter toute procédure de don de visa aux ressortissants des pays-membres de la "Coalition pour la Libération de la Cabalie".
- Mise sous surveillance complète (communications, déplacements,utilisation de l'intranet kirépien...) de tout ressortissant des pays-membres de la "Coalition pour la Libération de la Cabalie".
- Mise sous surveillance complète (communications, déplacements,utilisation de l'intranet kirépien...) recherches de toutes les ambassades des pays-membres de la "Coalition pour la Libération de la Cabalie".
- Mise sous surveillance des bâtiments et des professeurs et élèves de la "Noshida Institute".
- Mise sous surveillance complète (communications, déplacements,utilisation de l'intranet kirépien...) des agitateurs et autres oisifs qui pourraient servir l'ennemi.
- Mise sous surveillance des rivaux du camarade-leader au sein du Parti.
- Mise en alerte de tous les agents et système de contre-espionnage pour éviter toute intrusion au Kirep.
Ces mesures s'appliqueront dans toutes les villes de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep ainsi qu'en République Prolétarienne Démocratique Populaire Semi-Autonome de Pesak et devront être scrupuleusement exécutées.
Le camarade-leader et le camarade-président suprême de la Surigimi offrent toute leur confiance et leur soutien total aux agents des services spéciaux yougoslaves, garants de l'unité nationale, et protecteurs de l'idéologie révolutionnaire marxiste-léniniste.
Posté : dim. févr. 15, 2015 2:49 pm
par Alexei
Rappel :
--> http://www.simpolitique.com/post238601.html#p238601
--> http://www.simpolitique.com/post238385.html#p238385
Lettre de Vladislav Dragana -ex-chef du gouvernement kirépien- à sa famille, interceptée par la Surigimi...
Mai 2026
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[quote]À ma Milica et à mes enfants,
Je sais que je prends un risque énorme en vous écrivant, mais si les sbires de Nikita ne vous ont pas mis la main dessus, il y a des chances qu'ils ne le fassent jamais.
Depuis ma fuite soudaine il y a quelques mois, la police, l'armée, la Surigimi, malgré ma disparition totale, me recherchent et écument toutes les villes, villages, forêts, montagnes où ils pensent que je me terre. Je ne peux évidemment vous dire où je suis exactement, mais je vous assure que je ne suis pas loin et que je viendrai vous retrouver dans peu de temps. Grâce à Dieu, il me reste des amis au Parti et au sein de l'Etat, ils ont su se montrer généreux, et je vous promets que je vis bien. Je n'ai presque plus peur et je commence à croire que je ne suis plus en danger, que Tadac a abandonné, mais je sais que c'est impossible, que Nikita et ses bouchers n'auront du repos que lorsqu'ils m'auront mis la main dessus, à moi et à ma famille... je suis donc en train de préparer notre fuite, dans un autre pays beaucoup plus sûr où nous aurons un nouveau foyer, une nouvelle identité, et une nouvelle vie. Peut-être le Thorval ou le Danube, voir l'Oceania. Encore une fois, je laisse mes amis discrètement s'en charger.
Mais avant que nous nous retrouvions, je souhaitais te donner de mes nouvelles et surtout t'expliquer ma disparition. J'étais chef du gouvernement, qu'ils ont rebaptisé en "Conseil Suprême" ou je ne sais quoi, mais je n'avais plus foi en rien, le socialisme, l'homme nouveau, le grand-Kirep, tout me semblait tellement lointain et déconnecté de la réalité... moi qui avait été l'un des plus proches compagnons de route de Vliduj Gak, je n'étais plus apte à la politique et le système communiste venait même à me répugner. Rassure-toi, je ne suis pas devenu libéral, mais ces étendards rouges ornés de la faucille et du marteau, les manifestations délirantes lors des grandes fêtes où le portrait d'un tueur était agité par les foules me faisaient mal au coeur. Ce-même tueur qui, entre deux sourires et discours grandiloquents, envoyaient des milliers de gens innocents à la mort dans ses glavkavi (équivalents du perelag rostov) et qui commençait à faire de-même contre de soi-disant comploteurs gakistes (ce qui était à moitié vrai) qu'il voyait partout avec le traître Alexey Nikita qui n'a pas sourcillé une seconde à mettre à prix la tête de ses anciens compagnons. Voilà comment ils me présentent, un terroriste gakiste, mais il n'en est rien.
Je suis plutôt nostalgique de la monarchie, les libertés que nous avions acquises et contre lesquelles je me battais paradoxalement aux-côtés du kraljévien (croate) Tadac. Et malgré qu'il ait mis un contrat sur moi, force est de constater que son parcours est exceptionnel : né un jour pluvieux de novembre dans une famille catholique, on raconte qu'il a toujours été communiste, bien que je sache qu'il ait été tenté d'exercer en tant que prêtre pendant son adolescence. Je l'ai rencontré la première fois dans le maquis, il était le numéro deux de sa colonne à moins de vingt-ans et on lui attribuait de nombreux faits d'armes. Pourtant, c'était quelqu'un de simple, mais élégant et affublé d'un regard sombre et perçant. Il était à la fois amical et froid, il riait et plaisantait de bon coeur avec nous, il avait déjà un réel charisme et sa détermination impressionnait. J'ai participé à quelques opérations à ses côtés, c'était un excellent tireur, il suivait les ordres et son instinct en même temps, et je dois avouer qu'il nous a tiré plusieurs fois d'une mauvaise phase. Comme on dit, "il aurait donné sa chemise pour ses amis". À son pessimisme initial s'ajoutait une confiance en lui à toute épreuve, et même quand tout semblait perdu il n'acceptait pas de s'avouer vaincu et cherchait des solutions. Je me rappelle aussi de sa culture et de sa mémoire extraordinaires, il était passionné par la Rostovie et déjà par Ovskorine, mais suivait aveuglément Vliduj Gak qu'il avait en très haute-estime, tout comme le communisme qu'il aimait plus que les femmes qu'il adorait séduire. Après la guerre civile, nous avons tout deux grimpés les échelons du Parti et de l'Etat et sommes restés en bon termes jusqu'à la révolution "démocratique", s'acquittant parfaitement de sa tache de Commissaire des médias, de la propagande et de l'Education.
À peine deux ans après ce que nous surnommions le "coup d'Ophrone", nous nous sommes retrouvés à Pregrada, prêts à en découdre, lui en particulier du fait de son jeune âge. La Révolution a commencé, nostalgiques de leurs meilleures conditions de vie, les Kirépiens nous ont rapidement rejoint et en quelques semaines nous avons gagné. Il était convenu que ce soit Vliduj Gak qui reprenne le pouvoir et que nous recommencions comme avant. Mais, cela ne s'est pas passé comme ça. Vliduj et Franjo se sont longuement disputés. Le premier se faisait vieux et comptait, une fois son poste de Secrétaire du peuple retrouver, s'arranger pour offrir plus de pouvoir au chef du gouvernement. Le second ne l'a pas entendu de cette oreille, et rejoint par Alexey Nikita et d'autres, a ordonné à Gak de s'en convenir à sa promesse de renoncer à toute vie politique. Résigné, il a accepté.
Voilà ce qui s'est réellement passé, voilà comment cet ex-Commissaire, charismatique et sombre à la fois, ambitieux et sanguinaire, s'est retrouvé à la tête de notre pays, en menaçant ses amis d'emprisonnements dans les camps ou même de mort. Dégoûté, j'ai tout de même accepté la tête du gouvernement après cet épisode, mais j'avais en réalité peu de pouvoir, le véritable gouvernement étant devenu le Politbiro, j'avais un rôle purement symbolique. Mais je pouvais tout de même voir ce qui se faisait au nom du socialisme, ce qui a renforcé mon écoeurement, et avec d'autres camarades, gakistes ou regrettant la monarchie, nous avons monté un petit groupe sans véritable but et idéologie. Sans la moindre cohésion, nous avons vite été réduits au silence et démasqués. La police politique était en route lorsque j'ai fui, certains n'ont pas eu la même chance et se sont retrouvés aussitôt morts ou derrière les barreaux. Il se peut même que je sois le dernier en vie. Je suis toutefois reconnaissant qu'ils ne t'aient fait aucun tort, à toi et aux enfants car vous êtes la dernière chose de ce pays qui me fait encore sourire.
Je vous promets d'être près de vous très bientôt, je vous demande encore un peu de patience.
Votre père qui vous aime.[/quote]
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Alexey Nikita -président suprême de la Surigimi- : C'est à la fois croustillant et larmoyant...
Vice-commissaire Danilović : Que faisons-nous, camarade président-suprême ? J'ordonne l'arrestation de sa famille ?
Alexey Nikita : Non, non, s'ils n'étaient pas importants je les aurais déjà mis au glavkava, il est dans notre intérêt de les avoir en liberté, mais sous le coude. Ils constituent un appât et un point de pression en or.
Vice-commissaire Danilović : Alors je prépare nos unités d'interventions pour lui tendre un piège ?
Alexey Nikita : Non plus, camarade -ricanant-, c'est plutôt ce con qui cherche à nous piéger, c'est trop facile, il y a une ruse. Dis juste à nos hommes de rester réveillés.
Vice-commissaire Danilović : À vos ordres, camarade.
Alexey Nikita : Ah, avant que tu ne t'en ailles, tache d'oublier ce que tu as lu dans cette lettre et cela marche pour les autres personnes l'ayant eu entre les mains. Il est inutile de préciser que les ennemis du peuple nous calomnieront toujours, mais je préfère m'assurer qu'il n'y ait aucun risque de corruption idéologique, je peux te faire confiance ? -sourire-
Vice-commissaire Danilović : Hmm.. oui, bien entendu, camarade président-suprême, vous pouvez compter sur moi.
Posté : mer. févr. 18, 2015 2:09 pm
par Alexei
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538694surigimi.png[/img]
Note du 23/05/26 - Casarhan (Andaral)
Rapport de situation au Machrek[/center]
[justify]L'ouverture de la Coalition internationale à tous les pays sans exception a permis, comme nous le souhaitions, au Raksasa et à ses alliés de dévoiler leur jeu. En effet, n'influençant les événements qu'en Agounisimen et au Plarel, la première puissance mondiale joue son va-tout et est prête à tout pour recouvrer sa suprématie dans ce point-clef qu'est le Lerminia, ou Machrek. Des informations offertes par Lermin à nos services, quelques mois avant les attentats et le blocus, indiqueraient même que le Raksasa ait tenté de prendre secrètement contact avec le Califat pour négocier avec celui-ci. Si cette information est séduisante et corrobore la théorie de l'arrivisme du géant makaran pour se réapproprier l'île-continent, elle reste néanmoins sujette à caution, si ce n'est périmée. Toutefois, les récentes déclarations de Jiyuan à l'encontre de la "coalition OPS" montrent l'impatience de celle-ci de voir la situation évoluer.
Cette évolution se traduirait par une offensive terrestre coalisée, qui s'enliserait certainement devant le renforcement du dispositif défensif ennemi à la frontière avec l'Andaral, et serait sûrement suivie d'une attaque raksasanne depuis le Plarel pour s'approprier la part du lion, et ainsi prendre la capitale et le pays au nez et à la barbe de la Coalition. Les ressources énergétiques restent, sans aucun doute, la motivation première de Jiyuan et de ses multinationales, sûrement accompagnées par les groupes khaldidanais qui auraient plus à gagner à agir de concert avec leur allié makaran ("Axe des trois royaumes") qu'avec une Coalition internationale rassemblant une majorité de pays anti-libéraux. Il ne serait donc pas étonnant de voir une seconde coalition émerger, guidée par le Raksasa et rassemblant les alliés bourgeois de celui-ci (Oceania, Agounisimen, Cyrénanie, etc...), dans laquelle certains membres de la Coalition originelle pourraient même se transférer, comme l'opportuniste Empire du Khaldidan, qui, caché sous sa neutralité de façade reste un allié de premier choix pour Jiyuan et dont l'expansion rapide dans tous les domaines laisse présager une malveillance future à l'égard des nations socialistes.
Il est donc primordial de déceler et de se prémunir de ces menaces, auxquelles les pays antilibéraux de la Coalition, chrétiens comme communistes, sont exposés dans cette future guerre énergétique et politique. Il est donc urgent de renforcer les liens des seconds avec les premiers pour déjouer les tentatives futures des pays bourgeois de s'approprier le Lerminia et ses ressources et d'y installer un gouvernement fantoche qui améliorerait sensiblement la position de Jiyuan au Barebjal-arabe. Il est aussi déterminant de s'assurer du soutien de celui-ci dans cette affaire, sa légitimité étant entière, des pays comme l'Osmanistan, l'Andaral, la Tchoconalie (ces deux pays étant membres de la Coalition) et Alamut (de manière plus discrète) poursuivent les mêmes desseins que nous.[/justify]
Posté : ven. mars 20, 2015 8:19 am
par Alexei
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538694surigimi.png[/img]
Note du 29/08/26 - Novigrad
Rapport de situation sur l'Alméra[/center]
[justify]La Fiémance semble confirmer son hostilité naissante au Kirep et son rapprochement avec les forces impérialistes du Raksasa en venant de vendre au prix de 4,5 milliards de Y la partie Ouest du Juvna au couple Plarel-Agounisimen. Il est inutile de rappeler que ce duo n'est qu'un prolongement de Jiyuan, qui rafle ainsi tout le pactole, au nez et à la barbe de nos alliés tchoconaliens, andaraliens et amis alamutiens du "bloc de Résistance" que nous encourageons bien évidemment. [...]
Ce pactole n'est autre qu'une terre en Alméra-centrale, aux portes de la zone d'influence légitime kirépienne, à partir de laquelle la nation yougoslave et l'ensemble de l'espace est-alméran peuvent être menacés par les forces belliqueuses et anticommunistes de Jiyuan, avec les compliments d'Opemont qui devient de plus en plus menaçante à l'égard du Kirep et du socialisme en agissant depuis trop longtemps comme Dieu en France ; en multipliant les expéditions coloniales au Barebjal, au Zanyane, au Makara et au Vicaskaran désormais, où elle cherche à étendre son influence par le biais des populations indigènes survivantes qui ont été, il est vrai, injustement exterminées par les Adéliens jadis. Tandis que son allié raksasan tente de s'emparer de l'île de Yellowknife, conquise par les troupes de la Fédération d'Aquanox. Il convient ainsi de prendre contact avec elle dans le but de l'aider d'une quelconque manière si un conflit venait à éclater.
Avec le basculement de l'URCM dans une forme de dictature militaire antisocialiste, l'implantation du Raksasa et de ses séides en Alméra-centrale, les divers problèmes auxquels les communistes ont à faire face au Saâwaâliya, l'instabilité interne que le Kirep subit, il convient de se tenir prêt contre toute intrusion impérialiste dans notre zone d'influence et de défendre celle-ci avec fermeté. Une alliance avec les forces révisionnistes de CESS doit ainsi être envisagée pour reformer, non pas une illusoire alliance mais une amitié basée sur la la préservation du socialisme et de l'Alméra slave contre le Raksasa et contre la Fiémance, ce à quoi Kritev sera probablement sensible. Le Kirep doit également faire un revirement diplomatique et stratégique vers l'Alméra, orientale comme occidentale, où il serait judicieux d'exploiter les contradictions internes du capitalisme en prenant parti pour l'union Quantar-Albion qui s'imposera comme LA puissance que l'Alméra-occidentale a perdu avec le Schlessien. Pragmatisme et realpolitik sont, dans cette situation, les meilleures armes pour relancer la révolution en Alméra-ouest (et aider les puissants communistes albionnais) et préserver le socialisme en Alméra-est, en attendant une corrélation des forces plus propice à un Kirep portant l'étendard du marxisme-léninisme.[/justify]