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Posté : lun. avr. 14, 2014 9:24 pm
par Orès
Le Département des Affaires Étrangères était sur le pied de guerre. Le premier ministre A.O. Neville avait personnellement convoqué Winnifred Paranga pour la former sur les questions relatives au Polao, au Raksasa et à la Fiémance. Les Adélaïdes ne pouvaient se permettre aucune tension avec la première puissance mondiale, qui plus est frontalière.
À l'aéroport d'Adélaïde, un officier de contrôle dans la tour de l'aéroport attendait avec fébrilité l'arrivée du petit point bleu sur son écran qui signalerait la présence de l'avion raksasan. On avait sécurisé l'aéroport, les rues d'Adélaïde, et encore une fois la passion sécuritaire et policière des Adélaïdiens transparaissait. On se serait cru à une rencontre au sommet entre président pelabssien et président rostov au beau milieu d'Hellington, et pourtant la visite portait plus sur des enjeux locaux que sur un conflit international et nucléaire.
Winnifred Paranga avait donc été dépêchée à l’aéroport alors que le premier ministre se débattait avec un projet de loi qui brisait l'unité nationale entre Moriori et blancs "Pakeha".
À la surprise générale, il faisait beau aujourd'hui à Adélaïde. La capitale, quotidiennement fouettée par des vents à plus de cent kilomètres à l'heure profitait d'un grand soleil et d'un ciel bleu.
<center>[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/16/1397510647-aeroport.png[/img]</center>
Posté : lun. avr. 14, 2014 9:36 pm
par Siman
Bien qu’au fait de l’actualité récente des Adélaïdes, le département d’Etat n’avait pas noté la féminité du chef de la diplomatie de cet archipel aux frontières directe du Raksasa, voisin maritime de la province insulaire du Polao. Conscient de cette erreur, la diplomatie raksasanne n’avait pas pour autant envoyer d’excuses ou l’expression de ses regrets. Pour autant, le sous-secrétaire aux Affaires politiques, M. John R. Wu avait été dépêché par le département d'Etat pour traiter avec la ministre des Affaires étrangères des Adélaídes. Le Secrétaire d’Etat Koizumi était occupé à motiver les troupes au Plarel et il n’avait pas pu faire le voyage jusqu’à Port-Louis. Pour autant, la présence du numéro deux de la diplomatie impériale signifiait l’intérêt que portait le Cabinet impérial pour l’archipel voisin.
Posté : lun. avr. 14, 2014 9:48 pm
par Orès
W.Paranga (parlant mandarin)
Votre Excellence, c'est un honneur et un plaisir de vous recevoir aux Adélaïdes. Nous espérons que vous avez fait bon voyage. Inutile de vous dire que notre gouvernement espère passer un cap avec le Raksasa pour devenir un réel partenaire régional stratégique. Nous en parlerons plus amplement lors des tractations diplomatiques. Nous nous rendrons immédiatement au sein de la Maison du Gouverneur Général où vous pourrez profiter d'une large collation. Nous verrons ensuite les médias pour une courte conférence de presse. Avez-vous une objection quant au programme ?
On fit monter les deux diplomates dans une berline de luxe adélienne escortée par de nombreux SUV et de nombreuses voitures de police aux sirènes hurlantes et aux leds lumineuses. La route avait déjà été toute tracée et on avait bloqué le trafic, de telle sorte que le trajet dura moins de dix minutes pour rejoindre la Maison du Gouverneur Général qui n'était pas pourtant en centre-ville.
W.Paranga
Bien ! Asseyez-vous, je vous prie, prenez vos aises, n'hésitez-pas à demander pour vous ou votre délégation quelconque collation ou requête à nos huissiers, ils sont ici pour cela.
Nous avons eu vent d'une intense mobilisation des forces raksasannes au Polao. Inutile de vous dire que cette nouvelle fut relativement inquiétante. Nous avons cru comprendre que ce sursaut provenait d'une crainte d'une alliance entre Fiémance et Adélaïdes, n'est-ce pas ?
Posté : lun. avr. 14, 2014 9:56 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires politiques
Votre Excellence, Madame le Ministre, c’est un honneur pour le Raksasa que de rencontrer pour la première fois depuis de très nombreuses années les autorités officielles des Adélaïdes. Nos objectifs sont les mêmes que vous à l’exception près que nous souhaitons en savoir plus sur les orientations de la politique étrangère de votre Etat pour les temps à venir. Nous n’avons pas d’objection quant au programme de cette journée.
Une fois confortablement installé dans un des salons d la Maison du Gouverneur Général.
S’agissant de la mobilisation de quelques unités de nos forces maritimes, nous ne nous cachons pas de notre grande inquiétude vis-à-vis de l’arrivée de la Fiémance aux portes du Raksasa. Nous ignorons encore de quelle nature seront les accords signés entre la Fiémance et votre Etat mais nous y accorderons la plus grande attention afin de veiller au respect de notre intégrité et de nos intérêts. Ceci ne vous empêche en rien de conclure tout type d’accord avec la Fiémance, seulement, il est nécessaire de rappeler la détermination de notre Cabinet de lutter contre les intérêts économiques, politiques et militaires de cet Etat xénophobe dans la région.
Posté : lun. avr. 14, 2014 10:10 pm
par Orès
W.Paranga
Je comprends vos inquiétudes. Vous comprenez les nôtres. Elles semblent donc être bilatérales, et doivent être réglées par la discussion et la transparence.
Voici notre politique étrangère. Les Adélaïdes sont un pays libéral, démocratique et modéré. Nous cherchons à améliorer nos relations diplomatiques avec les pays qui seront les puissances de demain. Cela inclut des partenariats avec la Fiémance et le Thorval, notamment. Il est possible que nous négocions avec eux quelques accords, portant notamment sur le pétrole, avec des restrictions et des contre-parties. Assurez-vous néanmoins que nous souhaitons aussi et surtout ouvrir des accords pétroliers avec les entreprises raksasannes. En réalité, nous cherchons à devenir une plaque tournante entre tous les pays du monde impliqués dans la nouvelle Triade géopolitique qui se dessine autour de l'océan barebjalien : est-Alméra, Jeekim et Makara. Nous sommes au centre de cette Triade et espérons en tirer profit. Nous pouvons devenir des partenaires commerciaux avec la Fiémance, mais nous souhaitons devenir des partenaires stratégiques du Raksasa. Certains Adélaïdiens ont longtemps craint que votre silence diplomatique qui ne fut brisé que par le déploiement de vaisseaux de guerre au Polao démontre que vous puissiez poursuivre des politiques expansionnistes en Polynésie, mais mon gouvernement pense que nous pouvons créer de sérieux partenariats et que ces volontés d'expansion appartiennent aux fantasmes. En tant que pays frontaliers, en tant que pays poursuivant plus ou moins les mêmes idéaux de liberté et de paix mondiale, nous nous devons de coopérer ensembles sur tous les domaines. C'est tout du moins nos intentions.
Les Adélaïdes ne souhaitent pas pour le moment entrer en conflit avec un quelconque pays. Nous souhaitons devenir une terre de consensus où les investisseurs du monde entier, qu'ils soient fiémançais ou que sais-je, puissent trouver la liberté et les opportunités.
Posté : lun. avr. 14, 2014 10:25 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat
Le Raksasa n’a pas remis en cause votre présence à la Conférence d’Inverbie, par conséquent, nous avons pour projet de ne pas créer des situations conflictuelles avec vous. Nous rappelons la totale liberté qui est la vôtre concernant votre politique étrangère. Si nous concevons qu’elle peut être libre et indépendante de toute influence, nous considérons aussi et surtout qu’elle doit se faire dans le respect des pays voisins. En l’occurrence, nous ne pouvons concevoir une présence fiémancaise autre que civile aux portes du Raksasa. Nous pouvons prendre des engagements concernant votre projet de faire de votre Etat une plaque tournante de la nouvelle Triade économique mondiale en signe de respect mutuel.
Nous avons déjà fait du Polao un territoire à la fiscalité très favorable aux entreprises et aux particuliers puis nous avons également mis en place un ambitieux programme de valorisation touristique de notre province insulaire. Nous considérons, compte tenu de votre projet, que nous gagnerions mutuellement à travailler ensemble sans se tirer des balles dans les pieds. Le Cabinet impérial ne remettra rien en cause sur votre territoire souverain si votre Etat reconnait notre inquiétude quant à l’arrivé de troupes étrangères, officielles ou non officielles, à nos portes.
Posté : lun. avr. 14, 2014 10:35 pm
par Orès
W.Paranga
Ces troupes n'arriveront pas. Nous intégrerons une telle clause dans le traité. Actuellement, les seules troupes prévues aux Adélaïdes sont une centaine de soldats thorvaliens qui bénéficieront d'une formation de la part d'instructeurs adélaïdiens sur le combat insulaire en vertu d'un traité qui nous permettra nous aussi d'envoyer un nombre limité de soldats chez eux pour des entraînements. Voyez donc que nulle troupe étrangère ne sera déployée sous autorité étrangère au sein de notre archipel.
Sommes-nous donc d'accord sur ce point ?
Posté : mar. avr. 15, 2014 1:09 am
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat
Cette information nous rassure.
Nous sommes d’accord sur ce point tant que la parole donnée sera tenue.
Posté : mar. avr. 15, 2014 9:25 am
par Orès
W.Paranga
Toujours dans cette optique de coopération active et de partenariat stratégique, nous aurions souhaité vous questionner sur la possibilité de l'extension du bouclier anti-missiles raksasan aux Adélaïdes. Nous écoutons attentivement vos requêtes et vos contre-parties vis-à-vis de cette demande. Évidemment, ce traité irait de pair avec un traité de défense mutuelle et de coopération militaire au niveau d'actions communes et de services de renseignements.
Posté : mar. avr. 15, 2014 2:11 pm
par Siman
S.E M. John R. Wu
Sous-Secrétaire aux Affaires Politiques du Département d'Etat
De qui les Adélaïdes souhaitent ils se protéger ?