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Posté : mer. avr. 02, 2014 3:47 pm
par Umbre
<center>CONFEDERATION DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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Nom officiel
Confédération des quatre nations de Terre-Île
Nom courant
Terrile
Devise
Déterminisme et sélection
Hymne national
LUCINE
Dans la mer je me dessine
Et mon mystère se devine.
Je suis mère Lucine,
Mère humaine, mère divine.
Mère-Lucine l'on me nomme,
Fée Lucine j'épouse l'homme.
Je prend l'homme en mariage
Lui offrant la terre en partage.
On me nomme mère porteuse,
Je suis mère bâtisseuse,
Je suis image de l'unité
Des ténèbres et de la clarté
Avec ma queue de serpent
Et mon front orné du diamant.
Je suis mère Lucine,
Mère humaine, mère divine,
Je suis mère lumière
dans le ciel et sur la terre.
Gentilé
Terre-îlien(ne)s, terriliens, confédérés
Capitale
Terrilville
Plus grande ville
Castelucine
Population totale
61 255 000
Monnaie
La livre
Langue officielle
Français terrilien
Posté : jeu. avr. 03, 2014 4:04 pm
par Umbre
<center>CARTOGRAPHIE DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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La Confération des quatre nation de Terre-île se situe sur la plus grande des îles du nord-vicaskaran (D28), territoire dont elle tire son nom depuis sa découverte par les colons almérans, et plus connue sous la forme contractée de son nom à savoir Terrile. La Confédération possède aujourd'hui toutes les terres de l'île et ne possède donc aucune frontière terrestre, étant seulement bordée au nord par l'océan nordique et au sud par l'océan Altevum nord.
L'île de Terrile se situe au niveau d'une zone de subduction où la plaque d'Avenbach plonge sous la plaque vicaskarane (cf carte des plaques tectoniques). Cela entraîne une activité sismique relativement importante et un volcanisme toujours actif. Cette zone de subduction est à l'origine de la formation de chaînes de montagnes dont les plus anciennes sont la chaîne des monts Bergottes et des monts Joux au nord-ouest, et les plus récentes étant la chaîne des Monts Argentières – une petite cordillère en expansion – et la chaîne des monts Bannes situées sur la côte est. Au sud-ouest, le parc du Crémadou est le plus grand parc naturel de l'île et l'un des plus grands au monde. Il est célèbre pour ses phénomènes géothermiques, il contient plus du tiers des geysers de la planète et de nombreuses sources chaudes. Son immense caldeira est également surveillée de près par les scientifiques qui craignent le réveil de ce supervolcan.
Faisant la jonction entre les montagnes et les grandes plaines du sud-ouest, les nombreux plateaux de Terrile sont célèbres pour leurs canyons et gorges mais leur intérêt principal est d'abord économique. En effet, les hauts-plateaux de Planisse, Balèche et des Caumes renferment de nombreuses mines de titane, d'or, de plomb ou encore de fer et en plus faible quantité de l'uranium. Situées sur la face ouest de l'île, les grandes plaines des Arribères, de Lanaba et de Chaumoué sont le grenier du pays mais également une réserve alimentaire d'échelle mondiale. Terrile est en effet l'un des plus gros producteur mondial de produits agricoles, et son cheptel en fait également un producteur important en viandes et produits laitiers.
A cause des fortes activités sismiques du nord et de l'est, les principales villes se trouvent dans la partie sud et ouest de l'île. La capitale Terrilville est une ville récente et simplement située au centre de l'île par facilité administrative plus que par réel intérêt stratégique. La ville ne bénéficie d'aucun avantage et n'est que l'accumulation des services nécessaires au bon déroulement des affaires politiques. Castelucine est la plus grande ville et ancienne capitale, elle se situe à l'embouchure de la Pigouille et doit sa richesse à son activité de principal port. La ville de Vieux-Bourbon est une ville de basse montagne dont la renommé vient de ses sources chaudes et de ses thermes. Bellac, sur les rives du lac bleu, est la seule grande ville du nord dont la prospérité vient du fleuve Fentonne par lequel remonte les denrées alimentaires qui sont ensuite revendues aux habitants des montagnes. Les villes de Branderois et de la Fierté-sur-Bronne se situent à des carrefours de communications stratégiques et contrôle à la fois le commerce fluvial et terrestre entre les différentes grandes plaines. Havrefranc, Bellaigue et Richebaie sont trois grands ports du sud, les deux premiers vivant des produits de la mer et le troisième étant un port marchand international. La ville de Conflans se trouve à la confluence de trois cours d'eau importants qui se rejoignent là pour former le puissant fleuve Blaunanse.
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([url=http://img15.hostingpics.net/pics/908022nations.png]carte des nations[/url]) ([url=http://img15.hostingpics.net/pics/824419climats.png]carte des climats[/url])</center>
La Confédération de Terre-Île se compose de quatre nations, qui ne sont pas et n'ont jamais été des nations indépendantes, mais qui correspondent aux territoires des tribus.
La première nation historique est celle de Lucignan, premier territoire conquis par les colons francophones d'Alméra. Son nom vient de la Déesse-Mère Lucine qui a donné son nom à la famille des Lucinéan, francisé Lucignan, qui ont eux-mêmes donnés leur nom à leur première patrie. La seconde nation, rattachée tardivement à la confédération mais dont le sud a été occupé par les premiers colons fiémançais avant l'arrivée même des schlessois, est Arrebente, dont le nom signifie les terres de l'est ou les terres tournées vers l'est. La troisième nation est Târacelle, elle se situe au nord de l'île et doit son nom au climat subarctique qui y règne puisqu'il signifie littéralement les terres enneigées ou les étendues de neige. La quatrième et dernière nation est Ackerfeld, territoire le plus récent de la fédération et dernier bastion schlessois, son nom qui signifie les plaines fertiles, ou les terres arables, est resté sous sa forme germanisée et est le territoire où vivent les dernières populations germanophones de l'île.
Posté : ven. avr. 04, 2014 4:25 pm
par Umbre
<center>SOCIETE DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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Symbole de la Déesse-Mère représentant les trois vies d'une femme.
Au premier croissant sa vie de jeune fille.
A la pleine lune sa vie de mère.
Au dernier croissant sa vie de vieille femme.</center>
Une société matriarcale
Le matriarcat de Terrile est fondé sur trois concepts importants : la matrilinéarité (la transmission se fait par le sang maternel), la matrilocalité (la vie sociale s'organise autour de la mère) et l'avunculat (la paternité sociale est assurée par l'oncle dont on est sûr qu'il est du même sang que l'enfant car du même sang que la mère, contrairement au père biologique présumé). La société se structure en familles élargies collectivistes – ou clans – matrilinéaires, dirigées par la mère puis par sa fille aînée et ainsi de suite. La paternité biologique n'étant pas reconnue, le mariage n'a pas la même fonction quand dans les sociétés traditionnelles et on parle surtout de contrat d'union. C'est la femme qui choisit l'homme et leur union peut durer un soir, une semaine, une année ou plus rarement toute la vie au bon vouloir de la femme. Il n'y a donc pas de fidélité ni de jalousie, pas de possessivité ni de violence sexiste ou conjugale, la prostitution et la marchandisation du sexe n'existent pas non plus, les mœurs sexuelles restent permissives et laxistes.
Les affaires internes au clan sont gérées par les mères, il s'agit d'un système matricentré dans le sens où la mère n'est pas au-dessus mais au centre de la société. Les mères possèdent les enfants, les foyers, la terre, les commerces etc... et redistribuent équitablement les ressources entre chaque membre. Elles élisent et révoquent les chefs mâles et ont un droit de véto sur toutes leurs décisions. Le système clanique s'organise autour de trois piliers : le droit (co-propriété et jouissance du matrimoine indivisible du clan), le devoir (de protection et d'aide à tous les membres du clan, dont le devoir de vendetta) et l'interdit (tous les membres du clan étant considérés comme étant du même sang, les relations sexuelles sont interdites pour éviter la consanguinité). La division sexuelle des rôles est certes stricte mais reste égalitaire car elle ne repose pas sur l'exploitation d'un sexe par un autre (contrairement aux sociétés modernes où l'homme domine la femme, malgré une hypocrite politique de parité) mais sur la coopération entre les sexes.
La société de Terrile s'organise en confédération tribale, gérée par des conseils. Un clan regroupe un ensemble plus ou moins vaste de familles, suivant qu'il soit un clan mineur ou majeur. Une tribu est un ensemble d'une dizaine de clans qui s'organisent ensuite en nation, qui est un regroupement de dix tribus. Chaque clan, généralement désigné par un animal comme le clan du Loup, est dirigé par une mère. Une tribu est dirigée par un conseil tribal des mères regroupant les mères de chaque clans qui élisent les hommes au conseil tribal chargé des affaires entre tribus. Une nation est dirigée par un conseil national des mères regroupant les mères des clans majeurs de la tribu et qui élisent les hommes qui les représenteront au conseil des nations, chargé des affaires de politique nationale et internationale, et qui élisent le chef de guerre de la nation. Il existe également un conseil supérieur des mères, composée des mères du clan principal de chaque nation, qui se réunit de façon exceptionnel lorsque le conseil des nations ne peut les résoudre.
La tribu possède toutes les terres et attribue des territoires aux différents clans qui les répartissent ensuite entre les différentes familles. Le terrain est redistribué entre les familles régulièrement et une famille voir un clan peut se voir retirer un terrain en cas de mauvaise gestion. Les villes en revanche ne ressortissent à aucun clan. Il n'existe pas de forces de l'ordre car il n'existe pas de tribunaux, les mères règlent entre elles les problèmes. Il existe cependant des milices locales mais dont le rôle est limité puisqu'il n'existe pas de loi, si ce n'est celle du plus fort. En effet, la milice n'intervient pas si l'on se fait agresser (sauf rares exceptions si la victime est un enfant, ou une femme par un homme), chacun doit commander le respect qui lui est dû (voir chapitre sur l’eugénisme).
L'attachement des femmes aux propriétés de leur clan est remarquable. La terre appartient aux femmes du clan, les hommes nés de ce groupe ont le droit de cultiver les champs et de participer aux récoltes, mais ce sont les femmes qui décident de la répartition du produit de leur travail ainsi que des cultures à mettre en place, où et dans quelles proportions. Les hommes n'ont pas de lieu d'inhumation particulier et l'on confie le plus souvent leur corps à la mer, mais les femmes doivent reposer dans les champs de leur clan, on honore les tombes une année durant au cours de laquelle on laisse en jachère le terrain d'ensevelissement puis on reprend le labour et la première récolte est servie lors d'un banquet spécial. Les hommes peuvent s'absenter longtemps mais les femmes s'éloignent rarement des terres de leur naissance, et lorsqu'elles se lient il est entendu que leurs compagnons habiteront avec elles le temps de leur liaison. Si une femme meurt loin de la propriété de son clan, on mettra en œuvre des moyens extraordinaires pour rapporter sa dépouille chez elle.
Il s'agit donc d'une société non sexiste, collectiviste et égalitaire, sans état, sans gouvernement et sans forces de l'ordre. Des rapports égalitaires régissent les relations entre membres d'une même tribu car les terriliens réprouvent la subordination. Ainsi, les chefs nommés par les mères jouent avant tout un rôle de porte-parole et leurs fonctions sont symboliques. De plus, ils n'en retirent aucun privilège.
Une société eugéniste
« Si l'on unissait les hommes de talent à des femmes de talent on pourrait, génération après génération, produire une espèce humaine supérieure en donnant aux souches convenables une plus grande chance de prévaloir rapidement sur celles qui ne le sont pas ».
Cette célèbre phrase pourrait résumer la société eugéniste de Terrile à elle seule et expliquer les nombreuses pratiques existantes encore aujourd'hui. Cette idéologie s'est développée sur un constat simple, celui que les progrès de la civilisation et les grands principes des sociétés modernes nuisent et entraînent la dégénérescence de l'espèce humaine. L'eugénisme terrilien est né de la révolution industrielle qui a initié un mouvement d'urbanisation et de prolétarisation de la population et la prolifération désordonnée des maux sociaux et sanitaires (comme la tuberculose, la syphilis, l'alcoolisme...) et qui apparaissent comme autant de contaminations de l'espèce humaine par les tares congénitales qui se multiplient de façon désordonnées et facilitées par les valeurs morales issues de la religion. En effet, alors qu'il faudrait laisser faire la sélection naturelle au sein de la société, permettant une régénérescence de la société par elle-même en éliminant les moins adaptés, les valeurs de charité ou d'altruisme, les dispositifs de protection sociale ou médicale enrayent ces mécanismes de sélection naturelle en permettant aux individus inadaptés de survivre et surtout de proliférer plus vite que les individus adaptés.
Pour les eugéniste, le salut de la civilisation passe par la soumission aux principes scientifiques, et plus particulièrement aux principes de la science biologique. Puisque les règles sociales de la civilisation parasitent le processus de sélection naturelle, il faut donc exercer des mesures sélectives de substitution indispensables à l'évolution. Il existe pour cela deux voies possibles, dites négative ou positive. La première est la mise en œuvre de moyens directs pour éliminer les gènes indésirables de la société avec par exemple la stérilisation forcée des individus indésirables, voir leur élimination physique pure et simple (par exemple dans les sociétés modernes qui se disent pourtant choquées par l'eugénisme, l'avortement légalisé lorsqu'on diagnostique une malformation chez un enfant à naître est pourtant bien de l'eugénisme négatif). La seconde est la mise en œuvre de moyens indirects pour favoriser la reproduction des individus désirables avec par exemple la restriction des unions, la procréation médicalement assistée ou encore les techniques médicales moderne permettant de faciliter l'apparition de certains caractères chez l'enfant à naître comme le sexe ou la couleur des yeux etc...
La société terrilienne est donc une société où règne, d'une certaine manière, la loi du plus fort. Il n'existe pas de loi pour protéger les plus faibles, la médecine accessible à tous n'existe pas non plus, les soins étant destinés aux individus désirables. Le dernier point important à noter est que l'idéologie eugéniste de Terrile s'oppose au bellicisme. Si la guerre est un facteur de sélection efficace chez les peuples peu civilisés, les plus faibles succombant les premiers, au contraire, dans les guerres modernes les techniques de destruction massive font que la chance d'être éliminé par une mort prématurée est également encourue par les individus les plus sains et les plus aptes. Les eugénistes terriliens avaient prophétisé au début du XXème siècle « qu'au siècle prochain on s'égorgera par millions » et le déclin de la civilisation.
Posté : mar. avr. 08, 2014 4:59 pm
par Umbre
<center>HISTOIRE DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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Première période : la domination des Irinakhois
en cours d'écriture
Seconde période : de la colonisation à l'indépendance
1513 : les premiers navigateurs almérans découvrent les îles du nord-Vicaskaran et commencent l'exploration de la grande île en pensant avoir découvert un nouveau continent. C'est en s’apercevant qu'il ne s'agit en réalité que d'une île qu'elle prendra le nom de Terre-Île ou parfois de l'Île Continent. Les almérans tissent des relations commerciales avec les populations autochtones qui dominent alors l'île, les Irinakhois, et les scientifiques affluent à la découverte de nouvelles espèces animales et végétales à étudier.
1541 – 1590 : ce n'est qu'en 1541 que l'union de Storhelm, actuel Quetelann, tente de s'y implanter durablement après la découverte de la présence d'or en quantité importante. Les populations natives de Terre-Île découvrent alors les almérans sous un tout nouveau jour et sont chassées par les armes de leurs terres du nord. La guerre éclate alors entre les tribus unies et les armées technologiquement supérieures du Storhelm qui parviennent à conquérir la partie nord-est de l'île, correspondant à une partie de l'actuel Târacelle.
1590 - 1603 : vers la fin de XVIème siècle la Fiémance s'aventure également au nord-Vicaskaran et fonde sur l'île juste au sud de Terrile sa colonie de Nouvelle-Fiémance. Ce nouveau monde, synonyme de nouvelle vie est également l'occasion pour certains de laisser derrière eux leur passé ou d'échapper à la justice du roi de Fiémance. Depuis les ports de Fiémance embarquent aussi des criminels en tout genre, déserteurs de l'armée et autres issus des quartiers mal famés des villes portuaires ou qui se retrouvent embarqués de force sur les navires. Les eaux du nord-Vicaskaran deviennent alors le terrain de chasse de ces renégats qui feront de la piraterie l'un des grands fléaux de la colonisation vicaskarane. C'est en 1603 qu'ils fondent la ville de Port-aux-pirates au sud de Terrile qui deviendra la base arrière de tous les pirates et de toutes les âmes damnées de l'Alméra francophone.
1603 – 1653 : méfiants après la trahison des almérans venus conquérir leurs terres au nord, les Irinakhois accueillent cependant sans hostilité les pirates fiémançais venus s'installer au sud de leur île. Malgré quelques accrochages, les deux peuples apprennent à se faire confiance et le commerce se développe. Les pirates tournent avant tout leur activité vers la mer et le commerce et ne cherchent pas à prendre possession des terres avoisinantes par la force. Une alliance voit même le jour lorsque les colons du nord tentent de conquérir d'avantage de territoire, tentative mise en échec par les guerriers Irinakhois équipés d'armes à feu que les pirates ont subtilisé en attaquant les navires militaires venus du vieux-continent. Pendant ce temps, les pirates fiémançais et maintenant également biturigeois fondent de nombreux ports-francs sur les côtes vicaskaranes et s'enrichissent sur le dos des navires marchands débordant des richesses obtenues par la force des armes.
1653 – 1799 : mais les choses vont changer lorsque les états du Schlessien vont décider de prendre leur part du gâteau et viennent concurrencer les puissances alméranes en se lançant à la conquête du nouveau monde. C'est justement sur les îles du nord-vicaskaran qu'ils vont jeter leurs armées, attirés par les rumeurs en partie justes parlant de l'existence de rivières d'or. Le Schlessien débarquera au nord, accueilli à bras ouverts par les colons blancs alors harcelés par les natifs de l'île et leurs alliés pirates depuis la disparition politique de l'union du Storhelm. Le rapport de force va s'inverser brutalement en faveur des colons almérans non seulement sur terre mais également sur mer. Dès 1700, le Schlessien revendique déjà l'intégralité de l'île comme étant sa possession depuis plusieurs années déjà. Dans les faits, la situation est un peu différente puisque les tribus Irinakhois contrôlent toujours certains territoires et que Port-aux-pirates tient toujours. Mais la paix est imposée par la force aux natifs, paix régulièrement trahie par les almérans lorsque le besoin de posséder plus de terre se fait sentir avant d'être de nouveau imposée, et les schlessois n'ont jamais de mal à saisir les terres voulues, la résistance étant devenue plus symbolique que réelle. Pendant plus d'un siècle, le Schlessien imposera sa volonté sur l'île et fera de Handelshafen sa capitale et son principal port de commerce entre ses colonies du nouveau monde et la métropole almérane.
1799 : l'âge d'or de la piraterie est terminé depuis longtemps, les flottes alméranes se sont adaptées à la menace, les ports-francs sont reconquis les uns après les autres, et de trop nombreux pirates ont terminé leur aventure au bout d'une corde. Beaucoup de pirates fiémançais en activité ou à la retraite, mais aussi des indésirables en provenance de Fiémance ou de ses colonies, affluent à Port-aux-pirates pour y trouver un nouveau refuge et prennent possession de d'avantages de terres au schlessois au sud pour accueillir cette population. Dans le même temps Robert de Lucignan, noble biturigeois dépossédé de ses terres et reconverti dans la piraterie, parvient à rassembler sous ses ordres une flotte impressionnante de ses compatriotes : pirates en fuite, criminels recherchés, alcooliques embarqués de force dans un port, déserteurs des armées etc... Il sèmera le trouble dans les mers du nord-vicaskaran pendant plusieurs mois, comme une sorte de tournée d'adieu de la piraterie. Gavée de richesses mais lasse de sa longue expédition, la flotte pirate arrive en vue de la rive ouest de Terrile et d'un port fortifié schlessois. Robert de Lucignan aurait alors déclaré à ses hommes épuisés : « Si nous y trouvons un feu et un repas nous n'en repartirons plus ». Il les y trouva, chassa la garnison et n'en repartit plus. Il renomma sa nouvelle capitale Castelucine, en hommage à la déesse-mère Lucine dont le mythe veut qu'elle soit la mère de la lignée des Lucignan, et la forteresse deviendra au fil des ans une ville imposante.
1799 – 1806 : très vite de nombreux colons almérans, principalement biturigeois mais également fiémançais, toujours issus de ces populations indésirables que leurs nations d'origine laissent partir de bon cœur, ou originaires des anciens ports-francs pirates, viennent grossir les rangs des Lucignan en quête d'une nouvelle terre peu regardante de leurs passés. Pour accueillir tout ce monde, les Lucignan ont besoin de plus de terre et les prennent de force aux maîtres des lieux. Les troupes schlessoises, composées de conscrits ou de jeunes recrues fraîchement formées, se trouvent confrontées à de vieux loups de mer et leurs années de rapines et d'escarmouches qui n'ont plus de patrie où s'en retourner et n'ont donc plus rien à perdre. La progression des Lucignan est implacable et les germains sont repoussés de plus en plus loin à chaque bataille. De plus, les guerriers Irinakhois se joignent à eux dans la lutte contre le Schlessien et reprennent la lutte armée qu'ils avaient abandonné au cours des décennies de domination du colonisateur alméran. Après six années de lutte, les Lucignan ont repoussé l'ennemi et ont atteint les rives de la Fentonne à l'est, menaçant ainsi directement les plaines fertiles de Lanaba, la capitale Handelshafen et par là le commerce entre le Schlessien et ses colonies. Raison pour laquelle ce dernier remplace ses jeunes recrues par des soldats vétérans afin de garder le contrôle sur les ressources du sud, ce qu'il parvient à faire rapidement. Les Lucignan sont repoussés derrière le fleuve de la Fentonne et ne parviennent plus à remporter de victoires décisives. Le front se stabilise et la paix est signée l'année suivante : Les Lucignan gagnent la liberté en fondant leur nouvelle patrie, correspondant à peu de chose près aux frontières de la nation Lucignan actuelle, et le Schlessien garde le contrôle des riches terres du sud de l'île et ses mines d'or, son principal intérêt dans le maintien de sa présence sur l'île.
1806 – 1895 : au nord ouest, la jeune province de Lucignan prospère et connaît une longue période de paix. La population croît rapidement et les colons vivent en relative harmonie avec les tribus autochtones dont la population a au contraire drastiquement baissée ces deux derniers siècles et continue à diminuer, ravagée involontairement par les colons eux même et les nouvelles maladies rapportées du vieux-continent. En 1829, Guillaume de Lucignan, alors gouverneur de la province, décide de s'unir avec la fille aînée d'un clan Irinakhois. Pour cela, il doit se plier aux coutumes du clan matriarcal et renoncer à ses titres. C'est à partir de ce moment là que la transition vers un modèle matriarcal va s'engager presque naturellement pour ces colons à l'esprit libre et réfractaires à toute forme de gouvernement ou d'autorité, souhaitant ne pas reproduire les sociétés autoritaires qu'ils venaient de fuir en Alméra et préférant se conformer au modèle Irinakhois proche de l'anarchie. Au sud-est, cette période de l'histoire est un peu plus agitée. La communauté de l'ancien Port-aux-pirates, renommé depuis la fin de la piraterie en Havrefranc, connaît également une croissance démographique importante, conséquence d'une natalité forte et d'une immigration d'indésirables fiémançais toujours plus massive. Cette situation les pousse à réclamer toujours d'avantage de terres et les affrontements avec les colons schlessois et leurs armées sont fréquents. En 1857, la communauté de Havrefranc s'est étendue jusque sur les rives de la Blaunanse et les colons jettent les premières fondations de la ville de Conflans, qui deviendra en quelques années l'une des villes les plus importantes de l'île. C'est également durant cette période, en 1883, que les premiers travaux sur l'eugénisme sont publiés et commencent à influencer la société.
1895 – 1901 : avec au sud une agrégation de villes franches et au nord-ouest une province sans gouvernement central, le Saint-Empire pense pouvoir tenir sa revanche et reconquérir l'île. Ses troupes franchissent les fleuves de la Blaunanse et de la Fentonne et reprennent l'une après l'autre les villes ennemies. Après deux années de lutte, les Lucignan sont repoussés derrière la Bronne et les colons fiémançais du sud ne tiennent plus que Havrefranc et sa région. Les populations autochtones qui tentent de lutter elles aussi subissent de lourdes défaites, de nombreuses tribus disparaissent complètement et leur nombre devient dérisoire. Le front se stabilise alors autours des villes de Havrefranc et de la Ferté-sur-Bronne, et les colons francophones vont adopter une nouvelle tactique de combat, ne pouvant affronter les germains de front, et multiplier les embuscades, les attentats et les pillages. Pendant deux nouvelles années aucune grande bataille ne s'engagera mais de petites escarmouches en petites escarmouches, les troupes impériales peu préparées à affronter un ennemi qu'elles jugent « lâche et sans honneur » et plus habituées au combat en ligne vont subir de lourdes pertes et le rapport de force va s'équilibrer. Les schlessois vont alors décider d'organiser une grande retraite afin de se regrouper et de diminuer la ligne de front qui les oblige à étaler leurs troupes sur des centaines de kilomètres, une opération qui les obligera à abandonner les terres enneigées du nord dont les Lucignan vont s'emparer. Les colons fiémançais du sud récupèrent Conflans et profitent de la retraite des schlessois au sud pour s'emparer d'une partie du littoral de l'est. En 1901, le front se situe donc sur les frontières actuelles de la nation Ackerfeld, mais les forces coalisées des Lucignan et des villes franches du sud n'ont toujours pas les moyens d'affronter le Saint-Empire de front, et le Saint-Empire pour l'emporter serait obligé de déployer d'avantages de troupes, ce qui représenterait un coût que la métropole ne veut pas assumer ayant d'autres priorités. C'est donc sur ce statut-quo que la paix est signée entre les deux belligérants.
1901 – 1906 : dès la fin de la guerre, le Lucignan qui se retrouve maître d'un territoire beaucoup plus vaste qu'au départ du conflit puisqu'il s'étend maintenant sur les terres du nord et occupe les terres à l'est jusqu'au rive du fleuve Elle, décide de redistribuer ses terres. Les négociations qui s'engagent entre les différentes tribus vont durer près d'une année entière afin de redéfinir les zones d'influence de chacun et finalement sera créée la nation de Târacelle avec son propre Conseil des mères et son propre Conseil National. Dans le même temps, des négociations s'engagent avec les villes franches du sud alliées de circonstance lors de la guerre contre le Saint-Empire. Les discussions seront difficiles et longues car si les villes franches ont une culture commune issue de Fiémance, elles sont indépendantes les unes des autres et il n'y a pas d'interlocuteur qui puisse parler au nom de tous. Il faudra donc cinq années de tractation pour parvenir à la signature de la Constitution de la toute nouvelle Confédération des Trois Nations de Terre-Île. Les villes franches du sud sont alors unies pour former une nouvelle nation qui se nommera Arrebente et se voient attribuer également une large bande de territoire le long de la côte est au delà des rives du fleuve Elle. Pendant le même temps, le Saint-Empire qui a gardé le contrôle des grandes plaines mais perdu son accès aux riches gisements d'or quitte peu à peu l'île et rapatrie ses colons soit au proche Nordland soit sur la métropole, si bien qu'en 1906 le Saint-Empire ne revendique plus officiellement la possession de Terrile. De très nombreux germains restent cependant sur leurs terres qu'ils cultivent maintenant depuis plusieurs générations et qu'ils ne veulent pas abandonner.
1906 – 1909 : ambitionnant le contrôle total de l'île suite au retrait de l'autorité impériale, le Conseil Supérieur des Mères décide de lever ses armées et d'attaquer les dernières possessions germaines. Si les colons schlessois n'ont plus la protection impériale, ils ont cependant conservé de nombreuses pièces d'artillerie et autres équipements militaires de grande qualité. Aussi, en tout juste quelques jours de conflit, on compte déjà plusieurs centaines de milliers de morts d'un côté comme de l'autre. Terrile découvre les horreurs de la guerre moderne qui fondent encore aujourd'hui l'anti-bellicisme des théories eugénistes. Choquées par les lourdes pertes, les deux armées s'immobilisent et campent l'une en face de l'autre, faisant entrer le conflit dans une nouvelle phase. Les troupes confédérées décident alors d'une autre stratégie et mettent le siège autour des positions ennemies. Suite au départ des troupes impériales, la confédération a retrouvé la maîtrise des mers et en profite pour mettre également le siège sur la baie des marchands, coupant ainsi le commerce entre Handelshafen et le vieux-continent, privant ainsi les germains de ravitaillement notamment en armes et munitions et surtout les privant de leur principale source de revenus. Après trois années de siège sans combat et sans solution envisageable pour une sortie de crise, les anciens colons schlessois n'ont d'autre choix que de capituler mais parviennent à négocier de nombreux points avant de se rendre et d'intégrer la confédération : l'enseignement de leur langue à leurs descendants en plus du français et possibilité de former leurs propres clans et tribus qui conserveront la possession de leurs terres actuelles sont les deux principales revendications accordées par la confédération qui devient alors en 1909 la Confédération des Quatre Nations de Terre-Île. Les populations germaines nomment alors leur nation Ackerfeld et leur capitale sera officiellement francisée Richebaie.
Troisième période : le triomphe de l'eugénisme moderne
en cours d'écriture
Posté : ven. avr. 11, 2014 2:12 pm
par Umbre
<center>CONSTITUTION DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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La Constitution de Terre-Île, signée en 1909 et reprenant le droit Irinakhois dans les grandes lignes, comprend 120 articles en tout et définit notamment les fonctions et prérogatives des quarante chefs qui siègent au Conseil des nations.
L'organisation repose sur un système de prise de décision fondé sur le principe de subsidiarité et qui veut que seules les questions ne pouvant être tranchées au niveau inférieur de décision soient portées devant l'instance supérieure. Le peuple terrilien est organisé en famille, clan, tribu, nation et confédération. Ce n'est pas un système hiérarchisé car les chefs n'ont pas de pouvoir à exercer : ils sont seulement les porte-paroles des décisions populaires. Par contre ils doivent avoir des compétences humaines et une honnêteté profonde pour discuter et négocier les problèmes qui sont portés devant les instances supérieures. Chaque niveau d'organisation a son propre conseil au cours duquel les décisions se prennent selon un même processus : le conseil forme trois groupes, dont deux débattent et le troisième arbitre. Toutes les décisions doivent être prises à l'unanimité à chaque niveau d'organisation. Ce fonctionnement présente des risques de blocage, pour cela le pouvoir ultime de trancher et le pouvoir de veto sur les décisions votées à l'unanimité est accordé au Conseil des Mères du niveau supérieur. Les Mères détiennent aussi le pouvoir de nommer de nouveaux chefs ou de les destituer.
[quote]article 36 : "Les mères sont les héritières des titres des chefs, aussi bien que de ceux des chefs de guerre".
article 37 : "Lorsque les mères, détentrices du titre de chef, choisissent un de leurs fils comme candidat, elles doivent en choisir un qui inspire une confiance totale, qui est bienveillant et honnête, qui sait s'occuper de ses propres affaires, qui soutient sa famille et qui a obtenu la confiance de sa nation".[/quote]
Les mères peuvent ainsi casser un chef politique, en cas de défaut de confiance, d'erreur politique ou d'injustice sociale. Le vol, le mensonge, l'irrespect des lois ou l'accumulation de richesses sont durement réprimés.
Le Conseil des nations est composé de quarante membres nommés à vie, appartenant généralement à une famille ancienne de lignée maternelle. Ce Conseil des nations est tripartite. Lors des assemblées, les chefs sont répartis en deux corps délibérants : le premier corps se situe à l'est de la table, le second se trouve à l'ouest et le troisième corps délibérant de cette assemblée est au nord et correspond aux chefs qui tranchent en cas de divergence entre les deux autres corps.
[quote]article 9 : "Toutes les affaires de la Confédération des Quatre Nations seront traitées par l'action combinée de deux corps délibérants de chefs confédéraux. D'abord la question sera discutée et votée par les chefs de l'est, puis elle sera discutée et votée par les chefs de l'ouest. Les décisions seront alors soumises aux chefs du nord pour l'arbitrage définitif".[/quote]
Les chefs de guerre sont au service des chefs de la Confédération mais sont nommés par le Conseil National des Mères. Il y a un chef de guerre par nation qui est chargé de diriger les forces armées de sa nation et de faire respecter la Constitution et les décisions des Mères.
[quote]article 77 : "Il n'y aura qu'un chef de guerre par nation, et son devoir sera d'être l'émissaire des chefs de cette nation, de brandir les armes de la guerre en cas de nécessité. Le chef de guerre ne participera pas aux débats du Conseil, mais aura le rôle de garant quant à leur bon déroulement. En cas de comportement répréhensible de la part d'un chef, il recevra pour lui les plaintes du peuple et les soumettra au Conseil des Mères".
article 79 : "Un chef de guerre qui agit contrairement aux lois de la Paix peut être déposé par les mères de sa nation. Après cela les mères, détentrices des titres, choisiront le nouveau candidat".[/quote]
Les clans sont aux nombres de mille dans toute la confédération et en sont la plus petite organisation. Chaque clan est dirigé par une mère qui gère la terre et les ressources du clan.
[quote]article 42 : "Le peuple des Quatre Nations sera divisé en clans. Les clans forment chaque tribu, ils devront être les seuls responsables du territoire qui leur est accordé par la tribu".
article 43 : "Les membres d'un clan devront reconnaître comme leurs parents tous les autres membres de ce clan. Les hommes et les femmes d'un même clan ne pourront jamais s'unir".
article 44 : "La descendance se fait par le lien maternel. Les mères sont la source de la Nation, elles possèdent le pays et sa terre. Les hommes et les femmes sont d'un rang inférieur à celui des mères".[/quote]
Les clans s'organisent ensuite en tribus qui comportent généralement vingt à trente clans. Les tribus sont propriétaires de la terre qu'elle partage ensuite entre les clans et qu'elle réattribue régulièrement. Le Conseil Tribal des Mères se composent des Mères de chaque clan composant la tribu.
[quote]article 51 : "Les clans des Quatre Nations se regrouperont en tribu. Les tribus forment chaque nation, elles devront être les seules propriétaires du territoire".
article 52 : "La gestion du territoire est confié aux clans. Les terres sont redistribuées entre les familles de façon périodique et équitable. Un clan peut se voir retirer la terre en cas de mauvaise gestion".[/quote]
Les tribus enfin s'organisent en nation. Chaque conseil tribal des mères désignent la mère qui la représentera au conseil national des mères, généralement il s'agit de la mère du clan principal de la tribu. Puis chaque conseil national des mères désigne la mère qui la représentera au Conseil Supérieur des Mères qui se compose donc de quatre mères et qui est le plus haut niveau de décision.
[quote]article 63 : "Quand un sujet grave ou de grande urgence est présenté au Conseil des nations et que ce cas concerne la Confédération dans son ensemble, alors les chefs de la Confédération ont le devoir de soumettre le problème à la décision du Conseil Supérieur des Mères".[/quote]
En cas de conflit avec une autre nation, la Constitution met en avant le rôle que doit jouer la diplomatie et n'envisage la guerre que dans un but défensif et dont l'unique objectif est la préparation rapide des discussions de paix.
[quote]article 80 : "Quand le conseil des nations se fixe pour objectif de proposer la Paix à une nation étrangère et que cette nation refuse cette proposition, alors les Quatre Nations en font un cas de guerre contre cette nation".
article 81 : "Quand les hommes des Quatre Nations, appelés à la guerre, sont prêts à se battre contre une nation obstinée à refuser la Paix, ils devront choisir, parmi les quatre chefs de guerre, celui qui mènera la bataille. Ce dernier les exhortera, leur rappellera la discipline à tenir, l'obéissance aux ordres, la bravoure et le courage dont ils devront faire preuve et les incitera surtout à ne jamais céder à la lâcheté".
article 84 : " Chaque fois qu'une nation étrangère est conquise ou bien a accepté la Paix de son plein gré, son propre système de gouvernement est conservé, mais elle devra cesser d'être agressive envers les Quatre Nations ou rejoindre la Confédération".[/quote]
Posté : dim. avr. 13, 2014 11:50 am
par Umbre
<center>CULTURE DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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Correspondance des langues régionales</center>
Profondément enraciné en terre vicaskarane et fier de son héritage alméran, Terrile est le fruit d'un métissage harmonieux entre le nouveau et l'ancien monde. Sa culture découle principalement de la culture almérane francophone et chrétienne, en plus des emprunts à la culture irinakhoise et à la culture schlessoise qui s'est imposée pendant plus de 200 ans et qui reste encore bien vivante au sein de la nation d'Ackerfeld. La culture fiémançaise est surtout présente au sud-est et au nord-est, la culture biturigeoise domine à l'ouest, la culture schlessoise ne survit plus qu'au sein de la nation d'Ackerfeld, tandis que diverses cultures d'Alméra francophone vivent encore au centre et centre-est de l'île.
La culture terrilienne se définit avant tout par sa langue. A l'époque de la colonisation almérane, l'île n'a pas d'unité linguistique : les colons schlessois importent avec eux différentes langues germanique, principalement moyen-allemand et allemand supérieur, tandis que les colons francophones importent chacun des langues régionales diverses. C'est en 1909 avec la signature de la première Constitution et avec la fondation de la capitale Terrilville qu'il est décidé d'imposer une langue commune comme langue de l'administration, du commerce et des services. L’Office de la Langue Française sera alors créé avec pour mission de définir les règles et les codes du français terrilien et de l'enseigner, le défendre et le promouvoir. La francisation des campagnes sera relativement lente, chaque tribu ayant son propre dialecte et le mouvement de populations étant assez restreint. Aujourd'hui encore, les langues régionales sont toujours enseignées et parlées au sein de chaque tribu et le français terrilien est parlé par environ 78% de la population. De plus, les français terrilien est avant tout parlé et enseigné par les hommes dont le rôle dans la société les amène plus facilement à bouger et à cotoyer les hommes d'autres tribus, tandis que les langues régionales sont surtout enseignées et parlées par les femmes qui restent fortement attachées à la terre.
Concernant l'héritage chrétien de la culture terrilienne, la progression de l'idéologie eugéniste l'a fait voler en éclat. Il n'existe pas de statistiques précises sur ce point mais il est fort probable que les chrétiens représentent aujourd'hui moins de 5% de la population et qu'ils sont principalement issus de la communauté schlessoise dont la déchristianisation a tout juste un siècle. Il n'existe pas de religion à proprement parler sur l'île, même s'il subsiste un culte sans dieu qui est celui de la déesse-mère Lucine, importée par la famille biturigeoise des Lucignan. Ce culte consiste principalement en une vénération de la Terre et de la Nature ainsi que de la fertilité et de la fécondité qui mettent ainsi en avant le rôle de la mère. C'est la vénération de ce culte par la famille des Lucignan, dont le nom même dérive de celui de Lucine, qui avait valut l'exil à la famille des Lucignan et à leurs sujets. Certaines fêtes chrétiennes ont cependant survécus bien que dépouillée de toute signification religieuse, la principale d'entre elle étant la fête de la Saint-Jean Baptiste qui célèbre l'arrivée de l'été et qui est un événement majeur sur l'île chaque année.
Pour le reste, la culture de Terrile est marquée par son mélange entre traditionalisme et modernisme. Au niveau architectural, les bâtiments les plus anciens datant des premiers temps de la colonie sont d'une grande simplicité, puis les colons francophones apporteront avec eux leurs propres traditions architecturales qui se marieront graduellement aux traditions germaniques pour donner naissance à un nouveau style. La littérature terrilienne fait l'éloge de la vie rurale, loin de la ville et de ses tentations et ses dérives, mais depuis peu le modernisme s'affirme de plus en plus dans le roman, la poésie ou le théâtre et la ville devient graduellement le cadre de ces œuvres. Enfin, avec l'arrivée des nouvelles technologies, la musique ou les arts visuels connaissent un nouvel essor et, bien qu'encore méconnus, ne demandent qu'à s'épanouir.
Posté : lun. avr. 14, 2014 10:58 am
par Umbre
<center>INSTITUTIONS DES QUATRE NATIONS DE TERRE-ÎLE
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Armée
L'armée est la seule institution a être gérée au niveau des nations puisque c'est le Conseil National des Mères de chaque nation qui nomme les chefs de guerre qui sont au nombre de un par nation, soit quatre au total. Le chef de guerre d'une nation est en charge de toutes les composantes à savoir armée de terre, armée de l'air et la marine.
La marine est la principale force de l'armée terrilienne et est l'héritière du passé pirate des colons francophones. Étant une île sans frontière terrestre, l'entretient d'une flotte de guerre s'est toujours justifié et représente le premier rempart défensif. L'infanterie de marine représente également le gros des troupes, leurs effectifs étant bien supérieur à ceux de l'armée de terre, et les commandos marine représentent l'élite de l'armée terrilienne.
L'armée de terre est un peu plus récente et est née durant la guerre de 1895 contre le Schlessien. Elle était composée à l'origine de compagnies franches et de francs-tireurs qui ont survécus jusqu'à ce jour. Hormis les corps spécialisés comme l'artillerie ou la cavalerie blindée qui demandent un entraînement bien spécifique, le reste des compagnies n'est pas une composante fixe de l'armée et elles ne se forment qu'à l'appel du chef de guerre. Tous les hommes suivent une formation au métier de la guerre et seuls les plus aptes sont envoyés par les mères répondre à l'appel du chef de guerre. Seul quelque milliers d'hommes sont de garde à tour de rôle pour maintenir une première force capable de répondre à une menace imprévue.
L'armée de l'air est l'arme la plus récente de l'armée terrilienne. La spécificité de cette arme a obligé les nations a former des corps professionnels d'aviateurs, de mécaniciens, opérateurs radar etc...
Enfin il existe également un service de renseignement dont la mission est principalement tournée vers le contre-espionnage. Ces missions de contre-espionnage sont facilitées par le système de clan où tout le monde se connaît et où la mère centralise toutes les activités du clan. Il ne s'agit pas exactement d'un organisme à l’échelon national ou confédéral, mais chaque clan entretien ses propres espions dont le nombre dépend de l'importance du clan, pouvant aller d'un seul à plusieurs dizaines. Ce système permet ainsi aux mères de garder un contrôle sur tout ce qui se passe à l'intérieur de leur clan.
Police
Contrairement aux autres nations, la confédération de Terrile ne dispose pas d'une police nationale ou fédérale pour la simple raison qu'il n'existe pas de loi à faire respecter, si ce n'est la Constitution. Là encore, ce sont les mères qui détiennent l'autorité sur les membres du clan, et s'il y a une brebis galeuse dans le lot elles trouveront le moyen de s'en débarrasser à l'aide des hommes du clan. La question du maintien de l'ordre se pose uniquement pour les villes qui ne sont pas la propriété d'un clan mais sont au contraire le lieu de rassemblement des clans de la tribu pour raison commerciale principalement. Pour cela, les clans entretiennent généralement des milices municipales dans ces cités qui sont surtout des milices privées au service du clan principal qui les emploie et de ses alliés. La mission des milices est un peu différente de celles des polices classiques puisque leur rôle consiste non pas à assurer le maintien de l'ordre public mais d'assurer la protection des intérêts des clans qu'elles servent. Il peut donc se trouver plusieurs milices privées dans une même ville selon son importance. Les miliciens peuvent très bien intervenir si un casseur s'en prend à la vitrine d'un magasin du clan, et se contenter de regarder un homme se faire rouer de coup s'il n'appartient pas au clan ou un clan allié.
Justice
Comme déjà dit il n'existe pas de loi dans la confédération de Terrile, il n'existe donc pas de tribunaux et encore moins d'avocat pour assurer la défense des accusés et des victimes. Le pouvoir de rendre la justice n'appartient qu'aux mères. Elles s'occupent de régler les conflits internes au clan et en cas de conflit entre membres de clans différents, les mères se rencontrent et se mettent d'accord sur la suite à donner. La victime et l'accusé n'ont absolument pas leur mot à dire et les mères s'arrangent entre elles en fonction de l'intérêt de leur clan respectif. Par exemple pour un meurtre, un clan peut exiger que le clan coupable lui donne plusieurs hommes en compensation ou du bétail. Lorsque les mères n'arrivent pas à s'entendre, il faut alors s'attendre à une terrible vendetta qui peut parfois durer sur plusieurs générations. A de très rares occasions, un clan principal peut s'imposer comme juge dans une querelle entre deux clans mineurs, ou alors le conseil des mères peut forcer deux clans à faire la paix si leur vendetta met en péril la paix au sein de la tribu dans son ensemble ou de la nation.
Pompier
La richesse principale de la confédération vient de la terre et de ses récoltes. Le corps des sapeurs-pompiers a été créé pour lutter contre les incendies, qui sont la grande crainte de tous les clans qui ne peuvent se permettre de perdre ainsi le fruit de leur travail. Au fil des années et comme dans beaucoup de pays du monde, les missions des sapeurs-pompiers se sont étendues à la gestion des catastrophes et des accidents. Cela est d'autant plus important sur l'île dont le nord est régulièrement victime de tremblements de terre à cause de la zone de subduction toute proche. C'est un des seuls corps de métier avec l'armée qui va réunir sous un même uniforme et dans une même caserne des hommes de clans différents.
Santé
C'est l'un des secteurs qui a été le plus influencé par la progression des idées eugénistes avec la fin de la protection des plus faibles, la fin de l'accès pour tous aux soins et le progrès de la science dans le domaine de la génétique. Il n'existe aucun hôpital public sur l'île mais seulement des cliniques privées et les soins sont à la charge du clan qui fait ainsi le tri entre les individus désirables et les individus indésirables. Par exemple un homme à la constitution relativement faible qui ne peut travailler aux champs à cause de maladie ou malformation ne se verra pas accorder l'accès aux soins par son clan, alors que les hommes et les femmes sains y auront un accès presque sans réserve. Les services de génétique disposent de la plus grosse part des subventions et ont la mission d'assurer la perpétuation des gênes désirables et la disparition des gênes indésirables de la société.
Education
Les principes eugénistes ne défendent pas seulement le corps sain mais également l'esprit sain, et c'est là le rôle de l'école terrilienne. Les enfants qui présentent des difficultés à l'apprentissage ou un retard mental sont vite repérés et écartés pour les empêcher de retarder la classe et permettre aux professeurs de se concentrer sur les éléments prometteurs qui disposent du soutien de tout le clan pour les amener au plus haut degré d'étude possible. L'école est du rôle de la tribu jusqu'à l'adolescence environ, puis les études supérieures sont du rôle de la nation voir de la confédération pour certains domaines d'excellence. Les enfants sont très vite répartis en fonction des compétences observées et de leur centre d'intérêt dès leur plus jeune âge et cela va conditionner tout leur parcours scolaire et leur futur métier. On ne choisit pas sa voie, c'est le clan qui place ses éléments en fonction de leurs compétences et en fonction de ses intérêts.
Economie et Finance
Dans ce domaine également il n'existe pas de contrôle d'un gouvernement qui de toute manière n'existe pas. Terrile fonctionne sur le système des banques libres et ne possède pas de banque centrale ni aucun régulateur financier. Une banque libre est généralement la propriété d'un clan majeur, il s'agit d'une société commerciale ordinaire qui émet sa propre monnaie privée. Les banques libres fonctionnent grâce à un contrat de monnaie qui définit la monnaie privée émise et le valorimètre de la monnaie.