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Posté : mer. févr. 26, 2014 9:07 pm
par Steve
En-dessous du tapis présidentiel présenta diverses petites conversations, sans liens apparents entre celles-ci, qui ont lieu sous le tapis présidentiel.

Posté : mar. mars 25, 2014 3:48 am
par Steve
<center>En-dessous du tapis présidentiel
«Conversation téléphonique entre Larry Calvin et Rob Bradley»</center>


Rob Bradley, gouverneur de l'État d'Alezik sans interruption depuis 2013, sollicitera un quatrième mandat en 2025. Bradley gouverne sur un État qui n'a jamais toléré la magouille politique du président shawiricois Christopher Passah qui, en 1899, signe aux côtés du président alezikois l'entrée de l'Alezik dans la fédération shawiricoise. Alors que de nombreuses recherches d'historiens ont démontré que le gouvernement conservateur shawiricois de l'époque avait trafiqué le référendum sur la question de l'entrée de l'Alezik en Shawiricie, les alezikois se sont vite soulevés pour faire annuler cette adhésion. Chose qui ne sera jamais fait, la Constitution étant amendée pour rajouter l'Alezik à ses territoires acquis. Dans une récente conférence de presse, le gouverneur alezikois avait annoncé que la prochaine élection étatique de l'Alezik, en avril 2025, serait une élection référendaire. Dans une conversation téléphonique, Rob Bradley demande au président Calvin d'accepter la décision des électeurs de l'Alezik, sans quoi la sécession pourrait se faire unilatéralement.


Larry Calvin : Monsieur Bradley, c'est un plaisir de pouvoir discuter à nouveau avec vous. Dites-moi, les investissements fédéraux destinés à la reconstruction du Congrès alezikois ont-ils été appréciés?

Rob Bradley : Monsieur le président, il pourrait être considéré comme une atteinte à mon intelligence d'utiliser cette formule de salutations avec moi. Peut-être n'êtes-vous pas au courant, mais ce ton ingrat que vous utilisez envers moi était le même ton employé par le président Blackburn durant ces estimables mandats. J'ose les qualifier d'estimables, car j'estime profondément son héritage comme étant l'un des pires héritages reçus depuis le regretté Willows. Les investissements fédéraux, dont je refuse que vous preniez le mérite, ont été très appréciés, et j'ose espérer de la part du gouvernement de la Shawiricie une collaboration tout aussi honorable pour l'avenir.

Larry Calvin : J'ai accepté cette conversation téléphonique avec vous pour vous démontrer mon ouverture, mais je peux très bien vous référer à la ministre Smith, si vous désirez poursuivre dans cette voix. Vous comprendrez que vous n'êtes pas en état de négocier, et que vous n'avez rien de votre côté. La Constitution est contre vous. Les lois sont contres vous. Le pays est contre vous. L'opinion publique est contre vous. Le président de la Shawiricie est contre vous. Oui, ça, c'est moi. J'imagine que vous souhaitez discuter avec moi de cette saugrenue idée d'élection référendaire et vous pouvez être assuré que le gouvernement de la Shawiricie n'acceptera pas de modifier la Constitution pour permettre à ses États de faire sécession. Je comprends qu'il est politiquement payant pour vous d'adopter cette position, mais vous devez comprendre l'essence-même de la volonté shawiricoise de garder dans ses rangs l'État de l'Alezik. Vous êtes importants pour nous, et votre présence est incontestable dans le paysage politique de notre pays. Je suis fédéraliste, vous êtes sécessionniste, cela ne risque pas de changer, mais n'oubliez pas qu'avant tout, nous sommes démobloquistes et la seule lutte dans laquelle nous devrions y mettre de l'énergie est la sauvegarde de notre parti au pouvoir, tout en s'assurant que les conservateurs resteront bon deuxième. Je comp...

Rob Bradley : S'il-vous-plaît! Ce discours est dépassé depuis des lunes. Nous avons tenté de discuter avec vous dans la dignité, et ce depuis plusieurs décennies. C'est terminé. Vous avez raison, lorsque vous dites que je suis démobloquiste. Vous devriez savoir, en tant que démobloquiste vous-même, que nous sommes de grands combattants et que nous encaissons durement les échecs. Ma principale mission est de mener mon État à la souveraineté complète. C'est notre dignité qui est piétinée par le gouvernement fédéral depuis déjà plus de cent ans, et je ne peux laisser les choses aller ainsi. Monsieur le président, je vous respecte beaucoup et j'espère que votre mandat sera parsemé de succès afin que vous puissiez solliciter et remporter un nouveau mandat dans trois ans, mais je vous appelle aujourd'hui à la raison. Permettez à l'État d'Alezik de choisir enfin sa destinées en 2025. Permettez, à tout le moins, que les Alezikois puissent envoyer un message au Congrès de l'Alezik, puis au Congrès de la Shawiricie d'étudier et de négocier avec respect notre sécession...

Larry Calvin : C'est impossible, je suis désolé. Cela mènerait au non-respect de notre Constitution. Vous ne pouvez décider unilatéralement de votre sécession. La Constitution ne permet pas à un État de se séparer, et quand même bien que la Constitution serait amendée, il vous faudrait non seulement le deux-tiers des voix de votre Congrès, mais le deux-tiers du Congrès de la Shawiricie. Et ça, vous ne l'obtiendrez jamais. Vous ne pouvez pas changer les règles du jeu comme bon vous semble, c'est tout bonnement impossible. Votre élection référendaire ne sera que de la fumée...

Rob Bradley : Je suis motivé, monsieur le président, à mener un combat public sur la question. Je suis prêt à faire du porte à porte auprès des soixante-quinze millions de Shawiricois pour que leur opinion change en notre faveur. Je suis prêt à mettre les clous finaux à votre cercueil. Oui, monsieur le président, je suis prêt à tout pour réussir le mandat que mon concitoyens m'ont octroyés.

Larry Calvin : Je n'aime guère vos menaces, monsieur Bradley. Je suis désolé, je refuse d'en entendre davantage, c'est ridicule.

Rob Bradley : Monsieur le président...

Larry Calvin : Oui?

Rob Bradley : Je vous souhaite une lamentable chute politique.

Rob Bradley, gouverneur de l'Alezik, raccrocha.

Posté : ven. sept. 05, 2014 11:39 pm
par Steve
[center]En-dessous du tapis présidentiel
«Conversation entre Larry Calvin et Frank Lewis»[/center]


Frank Lewis, un homme plutôt maigre et portant d'épaisses lunettes, était le chef de cabinet du Palais présidentiel. Un homme embauché par le Président en fonction à la suite de la recommandation de celui-ci par feue Monica Himbab, lors des présidentielles de 2023. Frank Lewis n'a qu'une seule crainte : perdre le boulot le plus puissant de la Shawiricie, soit celui d'avoir le contrôle sur les décisions les plus grandes -et les plus banales- du Président de la Shawiricie. Derrière l'homme politique public se trouvait Lewis. Triste de n'avoir jamais eu ce qu'il fallait pour devenir Président, il s'était rendu à la raison que la fonction la plus prestigieuse qu'il pourrait obtenir était celle de chef de cabinet du plus haut fonctionnaire shawiricois. Les récents sondages, laissant prévoir la perte de la majorité démobloquiste au Congrès, ennuyaient au plus haut point Frank Lewis. Car si les démobloquistes perdaient leur majorité, ils pourraient dire adieu à la présidence deux ans plus tard, en avril 2027. Dans le prestigieux bureau présidentiel, Lewis était devant le bureau du Président, n'hésitant pas à gesticuler de toutes les façons possibles, quitte à frapper sur le bureau aux mille aventures.


Frank Lewis : Si vous ne... Si nous ne faisons rien, monsieur, vous pourrez définitivement tirer un trait sur tout ce que nous avons acquis ces deux dernières années. Oh! bien sûr, pouvons-nous vraiment nous féliciter du bilan merdique que nous avons proposé? Si vous étiez un tant soit peu fonceur, monsieur, la réponse serait positive. C'est le moment d'enfoncer le clou chez le clan conservateur. Il est temps de mettre ce bilan sur leur politique désaxée et désintéressée et il est grand temps que ça se fasse sans plus attendre. On ne peut se permettre de perdre notre appui du Congrès, vous ne pouvez pas vous le permettre! Nous ne sommes pas dans une démocratie, monsieur, nous sommes dans une putain de république qui aspire à soumettre le peuple à nos volontés et nos idéologies! C'est ce que nous sommes, monsieur! Et si vous n'appuyez pas sur le bouton panique immédiatement, vous passerez à côté de la plus belle, non, pas la plus belle, la seule! La seule chance de votre vie de marquer l'histoire de notre nation! On s'en fiche, monsieur, des actions commises dans le présent. Ce que les historiens regarderont, c'est l'ensemble de l'oeuvre et c'est uniquement sur cet ensemble qu'il jugera le Président que vous êtes, que vous étiez! Je ne vous demande pas de tuer Decker, je ne vous demande pas de mettre une bombe à la permanence conservatrice, bordel! Je vous demande d'utiliser tous les atouts que nous avons en main pour forcer le peuple à voter pour nous, monsieur!

Larry Calvin : Le peuple, Frank, n'est pas dupe. Le peuple de notre pays est fier et informé. Cessez de dénigrer à tout vent ce peuple qui nous a amenés ici, dans ce bureau. Je n'ai pas besoin de ces magouilles pour remporter quoi que...

Frank Lewis : Oh! Ne jouez pas à ce jeu avec moi. Cela fait longtemps, monsieur, que le jeu de la vierge offensée ne fonctionne plus avec moi! Ce peuple si extraordinaire que vous louangez est en train de vous ridiculiser comme jamais il n'a ridiculisé un Président. Ouvrez-vous les yeux, monsieur! Nous ne pouvons plus nous permettre d'attendre que le peuple devienne aussi con qu'il l'était dans les années soixante-dix. Cela ne se produira pas, parce que comme vous le dites, il est informé. Le peuple ne fera qu'une bouchée de ce que nous sommes et jamais nous ne pourrons mettre en oeuvre ce plan merveilleux de reprise économique qui fera de vous l'homme le plus influent de l'histoire de notre Nation. Nous avons suffisamment de gens à notre service pour témoigner des années de calvaire de Brian Blackburn... Nous avons suffisamment de moyens pour tout lui coller sur le dos, nous avons de quoi ruiner son héritage. Monsieur le Président, si nous ruinons Blackburn, nous grimperons dans les sondages. Si nous écorchons au passage Decker, nous vaincrons sur tous les fronts. Nous devons agir.

Larry Calvin : Je vous interdis de faire quoi que ce soit. J'ai toujours dit que je ferais de la politique autrement, proprement. Et c'est ce que nous ferons. C'est ce que vous ferez. Je n'en demande pas plus de vous. Peut-être bien que Blackburn était un homme malhonnête, mais chose certaine, jamais nous avons entendu parler de son chef de cabinet. Parce qu'il faisait le travail pour lequel il était payé. Pas plus.

En colère, Frank Lewis se dirigea vers la porte de la sortie. Il mit la main sur la poignée, puis se retourna vers le Président Blackburn.

Frank Lewis : Vous savez pourquoi nous n'entendions pas parler de son chef de cabinet, monsieur? Parce que Brian Blackburn était un homme qui avait des couilles. C'était un salopard, il n'y a aucun doute là-dessus, mais il avait par-dessus tout une énorme paire de couilles qu'il n'hésitait pas à brandir d'un côté comme de l'autre. Il fouettait son bureau à coups d'énormes couilles bien joufflues, monsieur le Président. Il prenait les décisions qu'il devait prendre et n'hésitait pas à faire ce qui fallait être fait pour avancer. Oh! Il avait toute une paire de couilles, monsieur. C'est pour ça que son chef de cabinet était invisible : il travaillait pour une paire de couilles indestructible. Or, avec tout le respect que je vous dois, vous n'en avez pas. Et ce n'est pas une attaque, c'est un fait. Vous êtes incapable de prendre les décisions nécessaires pour assurer que votre présidence ne soit pas un lamentable échec comme elle est actuellement en train de se dessiner. Et c'est justement pour cette raison que vous me payez. Pour prendre à votre place les décisions qui doivent être prises. Et vous pouvez compter sur moi pour être les couilles que vous n'avez pas, monsieur.

Frank Lewis tourna la poignée, puis ouvrit la porte.

Larry Calvin : Je vous interdis d'aller à l'encontre de mes directives, Frank!

Frank Lewis : Vous me remercierez.

Lewis sortit, puis referma la porte derrière lui.

Posté : mar. oct. 21, 2014 1:32 am
par Steve
[center]En-dessous du tapis présidentiel
«Conversation entre Larry Calvin et John Richardson»[/center]


John Richardson, sans doute l'un des membres les plus influents du gouvernement démobloquiste de Larry Calvin, était le ministre des affaires extérieures et du commerce. Appelé en renfort suite au décès de la Présidente Himbab, Richardson avait un curriculum vitae impressionnant, fort de ses quarante années de service pour la Shawiricie. Richardson, considéré comme un homme qui n'avait pas sa langue dans sa poche, avait en horreur plusieurs choses. Il détestait la nourriture de restauration rapide, il détestait les chats et, par-dessus tout, il détestait ceux qui brimaient la liberté des humains. Un peu comme la Fédération d'Aquanox. Un pays que Richardson avait en horreur et c'était principalement à cause de cet infâme pays que Richardson avait imposé son droit de veto au conseil des ministres quant à l'Union du Vicaskaran. Jamais le ministère des affaires extérieures et du commerce ne travaillera de concert avec les tarnois tant et aussi longtemps que Richardson sera à sa tête. Et fort de ses expériences en politique, mais également de la peur qu'il dégageait au conseil des ministres, personne n'osait aller à son encontre. Personne n'osait défier ses décisions. Voilà cependant que le ministre venait d'apprendre d'un ministre qu'il avait été tenu à l'écart de discussions entre la Fédération et la Shawiricie, et pire encore, que la Shawiricie avait signé une entente militaire de dix milliards de dollars sans cligner des yeux. Une trahison du Président Calvin qu'était loin d'accepter Richardson.

John Richardson se présenta au bureau du Président, et força sa secrétaire à lui ouvrir la porte avant qu'il l'a balance par la fenêtre. Affolée et épeurée, elle accéda à sa demande. De toute manière, John Richardson était un ministre et il avait le niveau d'accès lui permettant d'entrer dans le bureau présidentiel.


Larry Calvin : Vous semblez en colère, John. Que se passe-t-il?

John Richardson : Nous pourrions appeler ça «La nuit où Calvin a détruit sa carrière»... Non! J'ai mieux! «La Nuit de la déchéance démobloquiste»... Ah oui! J'aime bien ce titre-là. Qu'en dites-vous? Nous sommes déjà sur le seuil de la porte, attendant de se faire littéralement sortir par le peuple dans deux ans!

Larry Calvin : John, calmez-vous deux minutes et expliquez-moi ce qui se passe!

John Richardson : Mirk Valahr était sympathique?

Larry Calvin : Oh. Écoutez, John, ce n'est pas contre vous, et je veux que vous le sachiez. J'ai mené moi-même ces négociations pour qu'elles ne soient pas menacées par les sentiments que vous portez à la Fédération. J'ai agi dans l'intérêt de la Shawiricie et, surtout, du Bloc démocratie. C'est une entente à deux volets, John, qui permettra à la Shawiricie de se réaffirmer diplomatiquement et qui permettra à notre gouvernement d'avoir une réelle chance de conserver notre siège au gouvernement. Vous voyez les apparences, moi je vois la machine intérieure. Vous êtes aveuglé par la haine que vous portez envers ce pays, moi j'ai les yeux grands ouverts sur les perspectives d'avenir.

John Richardson : Entendez-vous parler. Aveuglé par trois-quatre fusils et des gros camions! Vous êtes inconscient! Vous financez un pays qui défèque sur notre pays et sur ce que nous sommes. Vous financez un pays qui...

Larry Calvin : John, ferme ta gueule, deux minutes. Voici comment se passent actuellement les choses : Je suis le Président de la Shawiricie. Cette entente nous fournira une force militaire supplémentaire, c'est incontestable. Et en retour de ce droit de construire sur notre sol, ma campagne électorale recevra un second souffle. Tous les Shawiricois verront à quel point notre gouvernement s'est ouvert sur le monde et que le Président que je suis, intègre et fier, mérite une seconde chance. Nous travaillerons main dans la main à la recherche du salut des fidèles et des indécis qui comprendront que le Bloc démocratie est la seule alternative. Et que je suis un bon Président. Tu quittes en 2027, John, mais moi, je serai toujours là. Je chercherai sans relâche à me faire réélire et tous les moyens seront bons. Tous les moyens. Tout ce qui se dira dans cette pièce sera confidentiel, John. Je t'accorde ma confiance au nom de notre parti et de notre mission commune : Faire de la Shawiricie un pays meilleur. Cette entente renflouera nos coffres de cent millions de dollars. Penses-y, John. Cent millions de dollars! C'est un montant extraordinaire qui assurera mon avenir, notre avenir!

John Richardson : Vous êtes fous. Vous avez vendu votre âme au diable pour cent millions de dollars?!?

Larry Calvin : Je n'ai pas vendu mon âme au diable, j'ai vendu le rêve Shawiricois, John. Et ce rêve, que je semble partager avec les dirigeants tarnois, est de reconduire notre gouvernement au pouvoir, quoi que cela coûte. Je connais cette intégrité qui t'habite. Je reconnais en toi l'homme du peuple, mais sache qu'en démocratie, ce qui compte le plus, ce n'est pas la voix du peuple. Ce qui compte le plus, c'est de leur faire croire que leur voix est entendue. Et le moment venu, ils auront devant eux, dans leur assiette, la plus belle preuve de notre appui incontestable : une Shawiricie forte ouverte sur le monde avec un gouvernement fort!

John Richardson : Je suis sans mot. Je ne me reconnais plus dans ce gouvernement. Vous venez de détruire notre parti. vous venez de détruire l'intégrité qui restait à votre bagage politique. Vous venez de vendre ce gouvernement aux tarnois. Que pensez-vous qu'ils avaient derrière la tête? Une simple entente cordiale? Voyons! Je ne suis pas étonné d'avoir té mis à l'écart, êtes-vous à ce point bête? Ils marchanderont la sécurité de nos frontières! Ils joueront avec vous comme avec une vulgaire marionnette! C'est pitoyable!

Larry Calvin : John, John... Croyez-vous sincèrement que je serai à leur solde? Nous avons procédé à une entente militaire hors du commun et ils financent notre parti par respect pour notre ouverture. Jamais je n'accepterai quelque chose de leur part qui mette en péril notre sécurité nationale. Jamais la Fédération d'Aquanox n'aura ce qu'il faut pour me tenir acculé au mur...

John Richardson : Personnellement, je vois au moins cent millions de façons de vous coincer entre le cann d'une arme et un mur. Je suis dégoûté, vous recevrez ma démission demain matin! Et comptez sur moi pour tout dévoiler à la presse!

Larry Calvin : Vous ne dévoilerez rien et vous ne démissionnerez pas non plus, John...

John Richardson : Qu'est-ce qui vous fait dire cela?

Larry Calvin : Votre goût à la vie. Je sais que vous souhaitez profiter des années qui vous restent. Néanmoins, jusqu'en 2027, vous serez membre de ce gouvernement et vous afficherez publiquement une mine exemplaire. Parce que la mort n'est jamais aussi loin qu'on le pense, et comme vous le dites, j'ai au moins cent millions de raisons de vous tuer. Vous êtes désormais dans la confidence, et j'aurai au moins une vingtaine de témoins prêts à dire que cette entente était conjointement dirigée par vous et moi. Si je coule, vous coulez. Et la seule chose que vous tenez le plus au monde, c'est cette réputation qui vous précède. Ne l'entachez pas.

John Richardson : Qu'êtes-vous donc devenu?

Larry Calvin : L'homme qui rendra à ce pays sa grâce. Faites-moi confiance.

Posté : ven. oct. 24, 2014 7:31 pm
par Steve
[center]En-dessous du tapis présidentiel
«Conversation entre Larry Calvin, James Hull et Helen Smith»[/center]


Larry Calvin, James Hull et Helen Smith se trouvaient dans le Salon des souvenirs du Palais présidentiel afin de discuter concrètement d'un rapport secret commandé auprès de la Shawirician Intelligence Agency. Le rapport avait été commandé par le président, le ministre intérimaire de la défense et la ministre des affaires intérieures afin d'en connaitre davantage sur ce qui se tramait en Alezik, à peine cinq mois avant que le gouverneur Rob Bradley tienne un référendum sur la sécession de l'État de la Fédération shawiricoise. Le Président Calvin se devait d'empêcher la réussite d'un tel référendum, non pas par crainte que l'Alezik fasse sécession -car cela était impossible, mais par crainte de perdre la seule petite chance qui lui restait de conserver le pouvoir en 2027. Étant donné que le service de renseignement était sous la supervision du ministère de la défense, James Hull se retrouvait dans les confidences alors que Helen Smith, ministre sensée maintenir l'unité au sein des Shawiricois, se voyait dans l'obligation d'y être mêlée pour pouvoir agir de la bonne manière.

Il n'était pas rare que le gouvernement shawiricois demande des rapports auprès de la SIA, mais rarement un rapport était aussi attendu et important que celui-ci. Un rapport qui permettrait au gouvernement shawiricois de considérer à quel point le pays allait être fracturé, rapidement, par le fruit d'une politique intérieure négligée au fil des deux cent dernières années. Président après président, on croyait que l'unité de la Shawiricie était acquise par l'Acte de l'Indépendance, mais qu'en était-il vraiment? Et où les Alezikois se situaient-ils en ce moment-même à ce niveau?


Larry Calvin : J'imagine que nous avons tous pris connaissance du contenu de ce rapport. Je dois admettre que je ne croyais pas la situation aussi critique qu'elle l'est actuellement. Je prévoyais évidemment que l'appui à la sécession de l'Alezik serait supérieure aux chiffres avancés par les firmes de sondages, mais jamais je croyais que ce chiffre atteindrait 64% aussi facilement, sans réelle mobilisation des deux parties au sein de la Fédération entière... Qu'en pensez-vous, James?

James Hull : Ce rapport ne doit pas être rangé dans une boite à sceller. S'il l'est, nous pouvons dire adieu à la Shawiricie telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce dont je prends connaissance à la lecture de ce rapport, c'est que la situation est sur le point d'être catastrophique. Et si cela continue ainsi, un retour en arrière ne sera pas possible et la Shawiricie se dirigera tout droit vers un mur. Le mur de la déchéance. On pourra s'estimer heureux si le sort qui nous attend n'est pas semblable à celui du Pelabssa, quelques mois avant son invasion et son anéantissement. Ce que je pense, donc, monsieur le Président, c'est d'appliquer les recommandations du rapport. On se sert du spectre de la Présidente Himbab, on demande au Président Blackburn d'appuyer Helen dans la lutte à l'option du Oui, on sort notre chéquier et, hors de tout doute, on commande l'assassinat de Bradley.

Helen Smith : Je suis contre. Si vous me le permettez, monsieur le Président, j'aimerais nous mettre en garde contre l'utilisation de la force ultime pour arriver à nos fins. Je crois que ce rapport est biaisé par le sentiment fédéraliste de l'agent Langdon et qu'il oublie de calculer les risques de l'assassinat politique de Rob Bradley. Je ne porte pas cet homme dans mon coeur, c'est un fait, mais je crois que le tuer porterait de lourdes conséquences sur notre gouvernement. Les soupçons seraient palpables contre notre gouvernement et cela mettrait une fin directe à notre aspiration au pouvoir et non pas seulement pour 2027, mais pour les vingt prochaines années au minimum. C'est un risque qu'on ne peut prendre, je ne peux que désapprouver une telle vision des choses.

Larry Calvin : Je suis de votre avis, Helen. Je n'ai jamais utilisé ce pouvoir divin qui est accordé au Président et je ne compte pas l'utiliser de ci-tôt, mais reste qu'il faut appliquer certaines recommandations de ce rapport pour s'assurer un pied bien ancré dans la campagne. Sur ce point, je rejoins James et je crois qu'il faut contacter Blackburn...

Helen Smith : Je n'aurais aucun problème à unir mes forces avec Brian Blackburn pour lutter sur le terrain contre la victoire de ce référendum. En ce qui me concerne, cette recommandation est faisable, tout comme l'utilisation de précédents propos de Himbab et le financement de la campagne du Non.

James Hull : Je suis ravis de cette entente rapide, croyez-moi, mais je tiens à insister sur la première recommandation du rapport. Vous souhaitez faire échec à ce référendum sans débourser des milliards de dollars? Alors investissons des millions dans la disparition totale de Rob Bradley. Il est impératif qu'on frappe un grand coup et qu'on déstabilise le mouvement sécessionniste alezikois. Il faut éliminer la tête dirigeante pour avoir une chance de diviser l'opinion publique et obtenir une réelle probabilité d'échec référendaire. Lisez le rapport à nouveau... 64%. Dites-moi comment vous allez arracher à ce mouvement 14% de fidèles à coups de slogans, d'affiches publicitaires et de promesses qu'ils jugeront vides? Rendez-vous à l'évidence que ce sentiment humain qui nous habite tous les trois se doit de créer une brèche au sein de sa forteresse. Plier sur une valeur pour sauver la Shawiricie, est-ce vraiment un prix élevé? Lorsque la Shawiricie sera en déchéance et que nous subiront le même sort de le Pelabssa, est-ce que vos valeurs vous sauveront la vie dans cette cellule, en attendant d'être décapité sur la place publique?

Helen Smith : Ce ne sont pas des arguments, monsieur Hull. Ce que vous faites là, c'est de la création de peur!

Larry Calvin : Mais ça fonctionne, Helen. Si Rob Bradley était assassiné, que feriez-vous, Helen?

Helen Smith : Je prierais pour que ça fonctionne, monsieur le Président, et pour que notre gouvernement survive.

Larry Calvin : Bien. Faites ce qui doit être fait, James.

James Hull : Ce sera fait, monsieur.

Helen Smith : Que Dieu bénisse la Shawiricie, dans son ensemble, et qu'il accorde son pardon et sa grâce à la plus grande nation démocratique de ce monde...

Posté : mar. oct. 28, 2014 12:18 am
par Steve
[center]En-dessous du tapis présidentiel
«Conversation entre Larry Calvin et James Hull»[/center]


À la suite d'un rapport alarmant du Shawirician Intelligence Agency mettant en garde le gouvernement de la Shawiricie quant à un référendum sur la sécession de l'Alezik gagnant, le Président Calvin avait mandaté le ministre de la défense de commanditer l'assassinat du gouverneur alezikois Rob Bradley. Il s'agissait d'une recommandation comme une autre du rapport classé défense nationale et malgré la réticence du Président Calvin, son application était nécessaire, disait-on, pour équilibrer les forces. Voilà cependant que les hommes de James Hull, ministre de la défense, avaient lâchement échoués, créant sur leur passage un carnage que n'encourageait pas du tout le président démobloquiste. Dans cet attentat, plus de douze civils étaient morts sous les balles, et parmi la trentaine de blessés se retrouvait le gouverneur. Celui qui devait mourir. Il était bien tout sauf décédé.

Le Président Calvin avait demandé que le ministre Hull le rencontre à son bureau. La ministre Smith, également dans les confidences, ne pouvait être présente car elle préparait son voyage en Alezik pour soutenir les victimes. Hull était beaucoup moins confiant que lors de leur dernière rencontre, il en allait de soit. Faisant les cent pas devant le bureau présidentiel, la secrétaire de Larry Calvin l'invita à entrer; le Président était prêt à le recevoir.


James Hull : Monsieur le Président, laissez-moi vous éclairer la situation actuelle, bien qu'elle soit à mille lieux de ce que nous avions convenus, j'en suis conscient. Je ne peux absolument pas expliquer ce qui s'est produit aujourd'hui en Alezik, que ce soit comment ou pourquoi. Je vous assure que les ordres reçus étaient plus que précis et que l'objectif principal et unique de l'opération était l'assassinat de Rob Bradley. J'attends moi-même qu'on me rende des comptes à ce sujet puisque inutile de vous expliquer à quel point c'est un gâchis et une terrible nouvelle pour notre gouvernement, mais pour la Shawiricie toute entière. Je ferai en sorte que les comptes soient rendus et vous serez le premier à être au courant des développement de notre enquête interne!Je vous jure que...

Larry Calvin : Assoyez-vous, James. Qu'on se comprenne bien, parce qu'en cas contraire, je vous assure que cette discussion sera la dernière dans votre carrière politique. Je ferai en sorte qu'on ne vous engage même pas dans un casse-croûte pour flipper des burgers, j'espère que vous me comprenez très bien. Le résultat de cette opération est une aberration. Une erreur monumentale de mon gouvernement et de votre mandat comme ministre de la défense. L'entièreté des dégâts causés aujourd'hui est de votre responsabilité, et si mon gouvernement doit payer pour votre incapacité à coordonner une telle opération, vous serez le seul responsable. Que savez-vous, à l'heure actuelle?

James Hull : Un seul agent était du groupe. Richard Carlson. Un agent expérimenté qui s'est monté une histoire abracadabrante pour recruter trois complices. C'était un professionnel, il s'est fait passer pour un membre important d'un nouveau groupe terroriste en émergence en quête d'une identité et d'une notoriété sans précédent. Je ne me rappelle plus du nom de cette fausse organisation, mais les trois membres recrutés y ont cru, et on souhaité faire partie de l'organisation criminelle. L'objectif était simple : abattre Rob Bradley pour exterminer l'idéologie sécessionniste qui sévit en Alezik depuis nombre d'années. Le message a probablement mal été perçu par les recrues et cela a donné ce que nous avons vu à Lloydminster. Quand l'agent a compris, il s'est suicidé. Ça met un terme au lien entre l'agence et l'attentat. Ça met donc un terme au lien entre notre gouvernement et l'agence. De ce qu'on peut déduire, c'est que les recrues seront le centre de l'enquête. Et ils ne savent rien.

Larry Calvin : Que fait-on pour Bradley? On envoie quelqu'un terminer le travail?

James Hull : C'est beaucoup trop risqué. Il risque de toute manière la mort... Sa survie n'est pas assurée.

Larry Calvin : Et si Dieu lui accorde la vie?

James Hull : Nous verrons en temps et lieux, mais commanditer un second assassinat serait risqué pour nous. Lorsque les autorités réaliseront que l'organisation terroriste de Carlson n'existe pas, ils se douteront bien qu'il y a quelque chose qui cloche si une seconde attaque a lieu...

Larry Calvin : Donc on ne fait rien et on laisse Bradley s'en tirer comme un martyr qui canalisera sa tentative d'assassinat pour remporter ce putain de référendum?

[...]

Posté : sam. janv. 10, 2015 11:13 pm
par Steve
[center]Bureau du président
«Il vous faut un homme»[/center]


David Bell était ce qui se rapprochait le plus du chef de cabinet idéal pour un résident shawiricois. Recrue lors de la première élection présidentielle du président Brian Blackburn, Bell avait fait ses classes parmi les plus grands, et qui plus est dans une équipe vainqueur. David Bell adorait le pouvoir. La fonction de chef de cabinet du président de la Shawiricie était l'une des fonctions les plus prestigieuses au pays, et ses actions pouvaient parfois même faire changer d'idée l'homme le plus puissant de l'union shawiricoise. Soucieux de l,image du président, mais encore plus soucieux de conserver le pouvoir -et la majorité venant avec-, David Bell avait bien l'intention de trouver un petit copain au président homosexuel de la Shawiricie. Qu'il soit d'accord ou non, le peuple s'impatientait de voir la résidence du président sans présence autre que le président et ses employés. Et niveau popularité, il avait tout à gagner, son homosexualité étant approuvée par les électeurs... David Bell approcha de la porte du bureau présidentiel puis frappa. Il attendit qu'on lui donne la permission d'entrer.


Jimmy Decker : David? Depuis quand frappez-vous avant d'entrer dans mon bureau?

David Bell : J'ignorais si vous étiez occupé, monsieur le président.

Jimmy Decker : Vous avez pourtant accès à mon agenda...

David Bell : Certes. J'ai frappé, je ne le ferai plus, promis (rires)

Jimmy Decker : Que me vaut votre visite aujourd'hui? La couleur de ma cravate n'était pas adéquate? J'ai bafouillé dans mon discours de ce matin? J'ai créé la polémique en serrant la main à des séropositifs?

David Bell : Je dois admettre que votre choix de cravate était douteux, surtout en prenant en considération le décor devant lequel vous vous trouviez, mais non. Monsieur, j'aimerais plutôt vous parler d'un sujet plus... personnel. Plus intense. Dites-moi, monsieur le président : Qu'avaient en commun les présidents Blackburn, Booth et Wilmore, pour ne nommer que ceux-là?

Jimmy Decker : Heum... Ils étaient démobloquistes? Ils avaient tous des politiques sociales marquées pour leur époque? Ils étaient bruns?

David Bell : Ils avaient tous une femme adorée du public qui permettait de hausser la popularité de leur homme d'au moins dix points en souriant et en saluant des enfants malades, monsieur le président.

Jimmy Decker : David... Je ne suis pas...

David Bell : Je ne vous demande pas de le devenir, monsieur le président. Soyez fier de ce que vous êtes, et justement, soyez-en fier au point de le démontrer à toute la nation.

Jimmy Decker : Soyez plus clair, David.

David Bell : Il vous faut un homme, monsieur le président.

Jimmy Decker : Il n'en est pas question! Je refuse catégoriquement qu'on entre dans le sujet, je vous préviens David. Ma vie privée ne vous regarde strictement pas et jamais je ne vous permettrai de vous insérer...

David Bell : Que vous le vouliez ou non, monsieur le président, je suis l'homme qui sait tout et, s'il ne sait pas tout, doit tout savoir. Nous sommes une équipe, nous sommes une famille. Nous devons nous entraider pour mener à bien ce pays, monsieur, et sauf votre respect, j'exige des efforts de votre part pour réussir cet objectif!

Jimmy Decker : Pardonnez-moi, David. Je suis un peu à cran, ces temps-ci. Je n'ai pas vraiment le moral à vouloir discuter de relations. Je suis loin d'être sur le point d'y songer, d'ailleurs. Il est impératif qu'aucun homme n’entre dans ma vie et je ne tiens absolument pas à ce que vous vous mêliez de cela.

David Bell : Il faudra, monsieur le président, se pencher rapidement sur le sujet. Les Shawiricois ne doivent pas éteindre leur flamme de sympathie à votre égard concernant votre homosexualité. Les propos d'Anderson étaient cinglants, et tous les Shawiricois se sont mobilisés pour affirmer votre droit d'être en relation de couple avec un homosexuel.

Jimmy Decker : Pas aujourd'hui.

David Bell : Bien, monsieur.

Posté : mar. janv. 13, 2015 11:39 pm
par Steve
[center]Bureau du président
«Vous le saviez que cette promesse était bidon»[/center]


Le chef de cabinet du président Decker était tout sauf conciliant avec les sondages. Voilà que le président Decker perdait déjà quelques points après la saga sur ses intentions quant au plan de réarmement de la Shawiricie. Les services secrets shawiricois avaient d'ailleurs noté quelques agitations à ce sujet à l'ambassade du Raksasa à Stepro, sans être en mesure d'en savoir plus pour le moment. David Bell, un homme qui n'hésitait pas à utiliser le pouvoir dont il avait hérité avec sa nouvelle fonction, avait mandaté un «ami» de s'infiltrer à l'ambassade pour tâter le pouls. Sachant que le président était actuellement en train de travailler dans son bureau, Bell se permit une petite intrusion.


David Bell : Monsieur le président, nous perdons des points.

Jimmy Decker : Heureusement que je ne m'en fais pas avec ces sondages...

David Bell : Peut-être devriez-vous, si vous ne voulez pas tondre des pelouses l'été prochain pour arrondir vos fins de mois.

Jimmy Decker : Allez, David, que se passe-t-il?

David Bell : Je comprends les rôles qui me sont attribués. Je sais de quoi me mêler et, évidemment, je sais de quoi ne pas me mêler. Et si j'ai fais la promesse solennelle de ne jamais me mêler de vos politiques, et bien je crois que je m'excuse d'avoir failli à cette promesse. Je ne serai pas celui qui vous dirai si oui ou non vous devez lancer ce plan de réarmement, mais à tout le moins, il faut être précis dans ce dossier. Les Shawiricois ne nous le pardonnerons pas et j'ai entendu parler d'agitations suspectes à l'ambassade raksasanne...

Jimmy Decker : Vous connaissez mon opinion sur le Raksasa. Je place petit à petit mes pions pour dévier la Shawiricie du chemin du Raksasa. Les ententes signées entre nos deux pays n'ont pas raison d'être, du moins certaines d'entre elles, et c'est notre devoir d'actualiser cette honte pour notre nation. Si les Raksasans sont en colère face à cette décision, qu'il en soit ainsi, mais je ne me rappelle pas avoir mentionné qu'ils obtiendraient quelque contrat qui soit de ce plan de réarmement. Vous le saviez que cette promesse était bidon, que nous n'en avions ni les moyens, ni les raisons. C'est à vous de régler ce problème, c'est à vous de trouver une solution. À ce sujet, les fuites publiées dans le...

David Bell : Ne vous en faites pas, une enquête suit son cour et le coupable sera hors d'état de nuire. Rapidement comme cela, si vous souhaitez que le plan de réarmement soit derrière vous, créez quelque chose qui aura un impact médiatique plus imposant que celui-ci. Il me semble qu'à l'heure actuelle, le gouvernement de l'Alezik est devant les tribunaux pour contester la loi sur le processus de sécession d'un état. Peut-être devriez-vous songer à passer à l'offensive. Faite en sorte que les Alezikois sortent de leur calme, créez un conflit qui saura nuire à leurs requêtes. Et surtout, faites amender la Constitution au plus tôt, merde!

Jimmy Decker : Je sais, je sais... Avez-vous eu des nouvelles de Finerpapi?

David Bell : Son chef de cabinet m'a laissé entendre qu'il serait parti en Oceania. Si vous voulez mon avis, je ne crois pas qu'il puisse...

Jimmy Decker : Je ne le crois pas non plus, David, et j'ignore comment nous allons nous en sortir... Pouvez-vous...

David Bell : Ce sera fait, monsieur.

Posté : ven. janv. 16, 2015 4:06 am
par Steve
[center]Bureau du président
«Une belle merde, monsieur le président»[/center]


Le chef de cabinet du président Decker était furieux. La nomination de Mary Barnes à la tête de la vice-présidence de la Shawiricie n'était pas du tout une bonne nouvelle pour les politiques modérées que souhaitait mettre en place le président Decker. Et surtout, David Bell détestait au plus haut point Mary Barnes qui incarnait, à sa façon, la chute future du président en poste.


David Bell : Mary Barnes!?! Vraiment? Êtes-vous tombé sur la tête, merde? N'avez-vous pas conscience de ce que vous venez de faire? N'avez-vous pas conscience des moyens que possède cette chipie pour nous faire mettre à genoux devant ses moindres désirs? Ça y est, vous êtes devenu fou. Le pouvoir vous a rendu complètement cinglé, monsieur! Mais putain! Êtes-vous à ce point faible pour faire la seule chose qui vous affaiblira encore plus jusqu'à vous tuer?!?

Jimmy Decker : David, s'il-vous-plaît! Ne croyez-vous pas que j'ai étudié toutes les options possibles avant de la nommer? Savez-vous que Barnes est la seule qui puisse nous donner une certaine crédibilité auprès des conservateurs réticents? Je ne suis pas plus enchanté que vous, et je sais bien qu'elle fera tout pour nous faire chier, mais il n'y avait pas d'autres solutions. Finerpapi a causé une belle merde en Oceania, et si j'avais appuyé ses actes, j'aurais été lapidé. C'est peut-être une chipie, David, mais elle possède des voix que nous n'avons pas et elle possède le morceau qui nous manque pour rester au pouvoir encore longtemps.

David Bell : Ça va être beau, quand elle sortira ses déclarations de connes sur l'immigration, les génocides et sa volonté de tuer tous les petits chatons! Vous venez de donner des munitions aux lobbys des armes. Vous venez de donner des munitions au gouvernement du Raksasa pour nous forcer à lancer le plan de réarmement... Quelle merde!

Jimmy Decker : Personne ne forcera personne...

David Bell : Quelle naïveté, monsieur le président, quelle naïveté! Imaginez le petit scénario suivant : le lobby des armes contrôle le Raksasa. C'est évident. Tous les lobbys contrôlent leur gouvernement. Si nous n'y échappons pas, eux non plus! Barnes est à la tête de la diplomatie. Elle rencontre le premier ministre Raksasa qui lui dit : «Hey! Ce serait cool que votre pays lance son plan de réarmement rapidement, histoire que mon pays puisse envoyer une offre...» Que croyez-vous que Barnes va dire? Qu'elle se range derrière son président frileux sur la question? Bien sûr que non! Barnes appui ce plan de réarmement. Alors évidemment qu'elle répondra : «Je vais voir ce que je peux faire...» Quelle merde. Oh, je vous le dis, quelle merde!

Jimmy Decker : Je suis le président de la Shawiricie. Je dirais même plus : je suis le trente-quatrième président de la Fédération des Nations-Unies de la Shawiricie et personne n'est plus puissant que moi dans ce pays. Il n'y a qu'un homme qui a le pouvoir de dire oui ou non dans ce pays, et cet homme, c'est moi. Dormez sur vos deux oreilles, Barnes ne sera pas un problème pour nous...

David Bell : Comme si vous régliez vous-même les problèmes...

Jimmy Decker : Non, mais vous, oui. Et je suis convaincu que vous n'aurez pas à régler quoi que ce soit.

David Bell : Une belle merde, monsieur le président. Une belle merde. Oh, elle ne nous coûtera aucune élection, mais elle vous coûtera votre programme, votre intégrité et votre fermeté.

Jimmy Decker : Vous savez quoi, David? Je vous apprécie. Sincèrement. (rires)

Posté : dim. janv. 25, 2015 4:18 am
par Steve
[center]Bureau du président
«Un président menteur et sans honneur»[/center]


Mary Barnes venait, de loin, de surpasser les attributions qui lui étaient octroyées en rappelant la délégation shawiricoise du Sommet de la sécurité du Vicaskaran. Pire, Mary Barnes avait franchi l'inacceptable en indiquant que le gouvernement conservateur de Jimmy Decker ne donneraient pas suite aux recommandations du Sommet. Jamais le président n'avait autorisé de tels propos, de telles actions et de telles ingérences dans un Sommet indépendant dont il s'était lui-même engagé à appliquer les recommandations. Décidemment, Decker était en colère et c'est principalement la raison pour laquelle il avait demandé à sa vice-présidente de se rendre à son fameux bureau.


Jimmy Decker : Votre intervention n'était pas nécessaire. Je crois même qu'elle était complètement à l'encontre des raisons de notre victoire présidentielle. De ma victoire présidentielle, plutôt. Le retrait de la Shawiricie à ce Sommet n'était pas envisageable. Notre pays se doit d'envoyer le message clair qu'il est prêt et motivé à sortir de son isolationnisme et la porte était grande ouverte pour en faire la démonstration en étant présent à ce Sommet. Muette, fort bien, mais présente. La Shawiricie était sur le point de démontrer que l'ère Blackburn est chose du passé et que désormais, notre ouverture serait sans faille. Tous ces efforts, tous ces beaux discours... Et pour quoi, à la fin? Pour que vous veniez réduire à néant mes promesses. Moi, Jimmy Decker, trente-quatrième président de la Shawiricie, désormais considéré comme un président menteur et sans honneur. Vous êtes définitivement allé trop loin, Barnes!

Mary Barnes : Sauf votre respect, monsieur le président, j'aimerais tout de même vous rappeler que la présence de la Shawiricie relève du ministère des affaires extéri...

Jimmy Decker : Et votre ministère relève de la présidence, Barnes! Et cette présidence se tient devant vous. Vous êtes allé trop loin, et c'est inacceptable!

Mary Barnes : Monsieur le président, j'estime que ma décision était la bonne. J'en conviens, j'aurais dû vous consulter avant de prendre cette décision, mais l'heure était très grave, monsieur le président. La souveraineté de la Shawiricie était en danger. La souveraineté de notre langue, surtout. La Shawiricie aurait été confrontée à l'assimilation du Sud, et personnellement, c'est quelque chose que je ne peux accepter. Et je sais que vous non plus. Le Sud entretient une très grande haine envers le Nord, et ce Sommet l'a plus que démontré. Nous sommes des terroristes, des inconnus, des intrus. La Shawiricie n'a pas sa place dans un regroupement de racistes qui ne méritent qu'on leur foute une bombe bien profond dans le rectum!

Jimmy Decker : Personne ne mettra de bombe dans le rectum de quiconque. La présence de la Shawiricie à ce Sommet était indiscutable. Nous aurions très bien pu adapter les recommandations et ententes conclues au système shawiricois dans le respect de nos valeurs et convictions. Vous n'êtes plus ministre de l'immigration, Barnes, il faudra bien vous y adapter. Toute décision qui dépasse les attributions ministérielles doivent avoir l'autorisation de ce bureau, de moi. Je suis votre président, Barnes, et bien que je comprenne vos opinions quelques peu marginales, je ne peux vous donner carte blanche sur tous les dossiers. Êtes-vous capable de vous soumettre à mon autorité?

Mary Barnes : Là n'est pas la question, monsieur le président. Je réitère l'importance que nous ne sombrions pas dans le chaos de l'assimilation et de l'irrespect de nos...

Jimmy Decker : Êtes-vous capable de vous soumettre à mon autorité?

Mary Barnes : Vous êtes mon président, monsieur. Cela va de soit. Permettez-moi de m'excuser, néanmoins, mais je suis ce que je suis et personne ne pourra...

Jimmy Decker : Personne ne vous le demande. Si vous devez brasser les cartes de manière aussi spectaculaire, obtenez mon aval à tout le moins.

Mary Barnes : Oui, monsieur.

Jimmy Decker : Comment vais-je régler votre merde, désormais?

Mary Barnes : Il n'y a rien à régler, monsieur. La Shawiricie s'est retirée. Concentrons-nous sur l'Union du Vicaskaran. Votre image sera redorée.

Jimmy Decker : Je ferai en sorte d'analyser toutes les options qui s'offrent à moi. Bien, pour ma part, je crois avoir été clair : ne dépassez pas vos attributions. De ce fait, je vous demande de ne pas partir à la rencontre de l'Esmark, du Khaldidan et du Tel-Érib. Vous en avez suffisamment fait les concernant...

Mary Barnes : Et qui sera changer de les approcher, si ce n'est pas moi?

Jimmy Decker : Je n'en ai pas la moindre idée.