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Posté : mar. févr. 25, 2014 4:13 pm
par Arios
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La dynastie devait faire souche. Les efforts répétés du pays malgré sa prime et neuve jeunesse avaient leur pendant royaux, et chaque affrontement contre le monde rouge était un nouveau coup de semonce menaçant la renaissance fiémançaise au travers de la personne du monarque.
Une nouvelle fois, il y avait eu la énième marque suspecte d'un accord tacite entre une Rostovie terienkoviste en décadence et une ligne dure d'un fascisme rouge en essor : la Kasovie, puis le Bvadolj, se livraient à un diable pour en éviter un autre.
La chrétienté était muette, son acte de contrition après la compromission lochlannaise toujours pas terminé, à raison justement que son plus grand pays n'avait pas tourné la page d'une guerre raciale, grossière et luciférienne, dont les concepts s'étaient retournés contre le Lochlann éternel : on n'y enseignait plus la langue des pères, mais le pratique et industriel schlessois, qui s'accompagnant de toute la culture que véhicule une langue jusque dans la façon de penser, faisait le nouvel avatar d'un capital vainqueur jusqu'aux fjords du grand nord.
Pourtant le monde semblait avoir changé, malgré les coups de brides récurrents d'une infecte caste réactionnaire, restée bloquée dans le schéma de pensée d'une guerre froide synonyme de libération progressive des travailleurs, qui se parait désormais des atouts du pacifisme et du nationalisme sain, sans compter ses contradictions. Des dictatures dégoûtantes continuaient de couler de l'acier et d’emplâtrer des cerveaux, livrant comme un combat éternel, encore et toujours, bataille contre les défenseurs de valeurs humaines dont on ne s'encombre à l'évidence pas quand le leader est viril, la ligne politique tranchée.
Une agaçante mélopée revenait sans cesse s'écraser contre les ondes fiémançaises, les plus au contact parmi les civilisés de ce monde oriental de tous les pourrissements de l'âme et corruptions de la chair. On promettait le grand soir, à des malheureux encastrés dans des tours, et la révolution mondiale : en somme une radio, un appartement, et un drapeau du parti à chaque grouillot. Cela servait bien sûr des intérêts plus sombres, plus classiques, ceux de quelques familles, de quelques capitaux, de quelque racisme dissimulé.

Le Saint-Empire, dans sa valse folle vers un "national-capitalisme" autoritaire, méprisant et anti-chrétien, devenait chaque jour un plagiat au rythme de sa propre déstabilisation. Le vieux Schlessien du malheureux Luther, du juif avide et du général imbécile, avait détourné une institution vieille de Numance pour son intérêt "national" tel que certaines fins de race aristo-bourgeoises l'interprétaient.
La Fiémance n'avait ni l'histoire ni les idées nécessaires pour s'emparer du rôle de défenseur de la chrétienté, et souffrait toujours d'un recul ne serait-ce que scientifique face à la pragmatique administration des Braunschweig.
Mais elle avait la volonté aujourd'hui de faire d'une pierre deux coups. Affaiblir l'éternel barbare, et redonner des ailes à l'institution millénaire au service de l'Église et de l'Alméra.
C'est du monde germanique qu'était revenu l'espoir. Lointaines les années du Quantar débilitant. L'espoir était au Litzburg, il était au Viertenstein.
On voulait confier à de plus sages teutons la charge impériale, les aider à s'emparer d'une couronne qui ne serait plus l'étau au service d'un nationalisme dangereux, mais l'anneau de paix qui garantirait aux chrétiens une protection face à la maladie de certains dirigeants, à la maladie du communisme.

Hélène de Litsbourg, en tant que Grande-Duchesse, se rendait à la rencontre du Roi de Fiémance et de ses ministres, dans la capitale du Royaume des Fiémançais.
L'espoir du Roi était à cet instant qu'elle reparte convaincue de la nécessité de reprendre en main l'Empire. Il lui expliquerait bientôt que le Viertenstein était également intéressé. La famille d'Ardun ne montrerait pas sa préférence, mais devait d'abord trouver les soutiens nécessaires pour que le Pape rallie l'initiative fiémançaise : déposer les Braunschweig, avec ou sans leur accord, dans le but de muter les institutions du Saint Empire vers une monarchie élective, dont les pouvoirs du souverain, garanti par le Saint Père, se limiterait à la défense des territoires de l'Empire.

Et si la Fiémance se jugeait à sa place dans ces négociations, c'est qu'elle pouvait asseoir la réforme sur une augmentation importante des possessions de la couronne impériale, sans se rattacher elle-même au pouvoir temporel du Saint Empereur, fût-il symbolique et défensif.

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La Grande-Duchesse fut accueillie avec les honneurs qu'on réserve aux personnes de marque.
Dans un salon intemporel, on aborderait bientôt ces discussions.
Mais d'abord, le monarque souhaitait connaître l'avis d'Hélène sur la situation almérane ; il la laisserait parler à sa convenance, pour qu'elle se mette à son aise, cela n'était pas un interrogatoire.

Posté : mar. févr. 25, 2014 5:57 pm
par YenSid
Le monde change, c'est une évidence, l'immobilisme a toujours été l'exception dans l'Histoire de l'humanité. Pourtant, on peut aujourd'hui constater que les changements se sont accélérés, et même amplifiés au cours de ces deux dernières années. Désormais, les nations qui ne traitent pas rapidement les mutations qui les affectent, se verront accuser un retard sur celles qui auront su saisir les opportunités offertes, ou bien anticiper et se protéger des conséquences néfastes de celles-ci.
Pour le Litzburg, ces deux dernières années ont été riches en évènements. Bien que n'ayant pas été directement affecté par les évènements catastrophiques qui ont eu lieu au Pellabsa et à travers le monde, le Grand-duché a cependant du faire face à une profonde crise intérieure. Et aujourd'hui on peut affirmer que le pouvoir de la Grand-duchesse au Litzburg n'a jamais été aussi important dans son pays. Ellen du Litzburg se tourne donc naturellemen vers l'étranger pour établir des liens forts avec les puissances alméranes, au premier rang desquelles se trouve le grand royaume des Fiémançais. Ce dernier n'a jamais été si puissant, et si en matière de politique interne la priorité est à la déconstruction et au retour à la terre, la Fiémance militaire n'a jamais été aussi forte et continue toujours de se renforcer. Malgré cela, le Saint-Empire du Schlessien reste loin devant tant en matière de technologie que militairement parlant.
Ce même Saint-Empire qui a beaucoup changé ces derniers mois sous le joug de son nouveau souverain, et qui s'affiche tel un garant de la sécurité du monde chrétien, mais qui pourrait rapidement s'établir comme un gendarme de ce même monde, prêchant à la foi le catholicisme mais aussi un mode de vie schlessois. Face à cela, des voix se sont élevés, et s'élèvent encore, notamment au Grand-duché où les accords avec le Saint-Empire sont actuellement dénoncés et en pourparler en vue d'amendements significatifs suite à la crise interne tournée contre la modernité.

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C'est avec surprise qu'Ellen du Litzburg avait pris connaissance de la lettre du Roi de Fiémance l'intimant de se rendre à Opemont pour discuter de sujets de première importance, concernant notamment la place du Litzburg dans le monde chrétient. Ellen arrivait donc sceptique et curieuse à Opemont, avant tout de connaître les attentes de ce monarque qui il y a peu de temps encore lui écrivait de manière cinglante. Néanmoins, la souveraine se voulait ouverte à de meilleurs relations avec le Grand royaume des Fiémançais, alors que celui-ci était en train de sacrifier les siens sur le front du Delphiné pour mettre un coup d'estoc à la Main Noire.

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Après avoir été reçu avec les honneurs, on accompagna la Grande-duchesse dans une salle du chateau où elle fut enjointe de livrer son point de vue sur l'état géopolitique actuel du continent alméran.


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[quote="Ellen du Litzburg"]Il faut admettre que le continent connait de très fort chamboulement ces derniers temps. A l'est, la chute de Terienkov a laissé dans son sillage une Rostovie divisé, plus faible que jamais, et en pleine guerre civile. Et si le nouveau régime veut paraître emprunt de tradition et de piété chrétienne, nul ne sera dupe au point de baisser la garde face à cette hydre dont chaque décapitation n'a permis qu'à plus d'horreur de se développer. De plus, la terrible menace du terienkovisme a poussé les communistes à s'allier et représente aujourd'hui plus que jamais une menace pour l'Alméra centrale, frontalière du Grand-duché. A l'ouest, le réveil de l'Albion et du Quantar a failli causer un terrible conflit avec le Saint-Empire, et plonger toute la région dans le chaos.
L'Alméra centrale reste quant à elle pour le moment sous le joug de régime libéraux.
Néanmoins, je tiens à nuancer cette analyse par la montée d'un axe fort, dont la tradition est le leitmotiv, et qui s'articule autours du Royaume catholique du Thorval, de la principauté du Vierstenstein et du Grand-duché. Mais cet axe n'est guère qu'idéologique et politique. Sans la présence du Saint-Empire, sans les forces du Thorval, sans le barrage fiémançais à l'est, tout cela ne saurait exister. La stabilité de la région est directement liée à la sécurité offerte par les armées de ces Etats.
Partagez-vous cette analyse cher ami?[/quote]

Posté : mar. févr. 25, 2014 7:50 pm
par Arios
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[quote="Charles-Philippe de Fiémance"] Nous avons dû apprendre à faire la part des choses entre notre critique politique du Saint Empire et son soutien complet et fréquent dans les crises que notre situation géographique nous a imposées. Le Saint Empire schlessois n'a jamais compté ce dont nous lui étions redevable s'il en allait de la sécurité de la chrétienté au travers de celle de notre pays.
Malgré son efficacité à défendre notre civilisation, je crains qu'il soit aujourd'hui victime de ses propres contradictions. Notre dernière relation avec ce dernier a été un remboursement de dettes auprès des grandes banques, qui ont exigé un intérêt sans le soucis que cet argent eût pu servir à réparer les dégâts causés par les bombardements de Terienkov. Le "national-capitalisme" imposé par le Schlessien au Saint Empire, et notamment aux territoires du Lochlann, représente une souillure pour l'institution millénaire impériale et nous pensons qu'il est temps, pour les puissances chrétiennes, de s'opposer à une dérive de celles-ci trop accolées au destin national des Schlessois.
En effet le Royaume du Thorval est un moteur pour le retour à une nouvelle philosophie de la politique, basée sur une nouvelle philosophie du social et de l'éthique ; nous pensons qu'il est directement influencé par des mesures prises en Fiémance, mais que ce dernier a eu le talent grâce à Sa Majesté Annabelle de donner une image plus douce de ce retour à d'anciens cadres de réflexion.
Bien que ces idées progressent, au Litzburg et au Viertenstein, peut-être demain souhaitons-le au Schlessien, l'unité de la chrétienté demeure un objectif à ne pas quitter des yeux.
En tant que monarque du Litzburg, vous êtes également un des chefs de l'Église réformée qui y exerce son culte ; quelles seraient les possibilités de rapprochement avec l'autorité papale ?
La Fiémance a fait le choix d'un concordat, ce qui permet à notre pays de ne pas être dépendant de l'autorité du Pape, mais confère au catholicisme en Fiémance une liberté en accord avec ses traditions et notamment celles de mes sujets les plus humbles.
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Posté : mar. févr. 25, 2014 8:31 pm
par YenSid
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[quote="Ellen du Litzburg"] Le Royaume de Fiémance a très certainement beaucoup influé sur les nouvelles politiques traditionnelles qui sont appliquées aujourd'hui dans certains pays chrétiens. Le conflit nucléaire au Pelabsa nous a prouvé à quel point la technologie et le progrès technique peuvent être néfaste pour l'humanité alors qu'ils furent promu en leur temps comme sauveurs de cette dernière.
Désormais les hommes comprennent ce que les choses véritables ont de précieux. Et si le mouvement n'est pas encore amorcé au Schlessien, je ne doute pas un seul instant que des mesures restrictives soient prochainement prise pour mieux contrôler ces phénomènes. Néanmoins, c'est au progrès technique et à l'armement de pointe développés au Saint-Empire que nous pouvons aujourd'hui être en sécurité. Le Saint-Empire doit faire face aujourd'hui à des contradictions poussées à leur paroxisme. Renoncer à la technologie serait comme ouvrir la porte à la menace rouge et aux nations non-chrétienne.
Le Saint-Empereur va devoir je vous l'accorde, prendre des décisions importantes dans un futur proche quant à son implication dans les pays qu'il protège, ainsi que quant à l'implication de ces pays dans le système impérial.
Le Litzburg a fait le choix il y a longtemps de protéger la religion du politique. Un rapprochement avec le Saint-Père d'Urba serait un renoncement àl'un des piliers de la société litzburgeoise. De même, je ne pense pas qu'un concordat puisse réellement apporter des solutions à ce problème, le catholicisme bénéficiant déjà de la plus large liberté possible quant à sa pratique.
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Posté : mer. févr. 26, 2014 12:46 pm
par Arios
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[quote="Charles-Philippe de Fiémance"]Pourtant chère amie,
si le Litzburg ne renonce pas à son autonomie apparente vis à vis du culte orthodoxe, je parle du culte catholique, les nations alméranes ne vont pas être en mesure de l'intégrer pleinement dans le concert d'une action commune. Ou alors, il serait nécessaire que le Pape reconnaisse l'Église litzburgeoise comme une variante du catholicisme, mais cela en contre-partie de la reconnaissance par Votre Altesse et l'Église qu'elle porte du rôle de représentant et de conseiller que possède le Saint Père pour la vie de tout chrétien.
La primauté temporelle du Pape n'a jamais été un acquis, et le Pape n'est jamais que le premier des évêques, l'évêque d'Urba ; cela ne lui donne aucun droit d'ingérence particulier. Mais ces détails sont fondamentaux pour l'unité chrétienne, et j'en suis convaincu l'unité catholique. Car si le Litzburg a, selon la formule très nette, souhaité protégé la religion du politique, le culte litzburgeois ne diffère que peu du culte catholique. À la différence, grave, du sacerdoce des femmes...[/quote]

Posté : mer. févr. 26, 2014 3:51 pm
par YenSid
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[quote="Ellen du Litzburg"] Je vais être franche avec vous cher ami, en tant que souveraine du Litzburg, je ne remettrai jamais en cause le sacerdoce de la femme, ni ne soumettrai ma souveraineté au pape. C'est un pas que le Litzburg ne franchira pas, à contrario des nombreux autres qu'il est prêt à faire en direction de l'Eglise d'Urba.
L'évèque d'Urba est en effet d'un grand conseil, comme le sont les évèques de grande expérience. Ce conseil, nous sommes prêt à le recevoir, car comme vous l'avez mentionné, il n'est de différence dogmatique que le sacerdoce des femmes.
S'il est un réel besoin d'une plus grande coopération des nations chrétiennes en Alméra, cette différence de position du Litzburg vis-à-vis de l'Eglise Urbaine devrait être mineure au vue des enjeux.
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Posté : mer. févr. 26, 2014 5:18 pm
par Arios
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[quote="Charles-Philippe de Fiémance"]Je doute que beaucoup considèrent comme mineure la question du sacerdoce de la femme...[/quote]

Le Roi était visiblement très, très gêné. Miné que la discussion ne puisse aller plus loin. Fallait-il inviter la Grande-Duchesse à se retirer dans ses contrées, pour signer des accords marchands avec la Franconie judéo-maçonnique, et le Thorval qui acceptait de traiter avec des prêtresses ?

[quote="Charles-Philippe de Fiémance"]Alors continuons au moins, par un autre sujet, afin de comprendre quelle sera votre position sur la question. Nous pensons que les Braunschweig n'ont plus les épaules à la tête du Saint Empire, et qu'ils en travestissent le sens, comme nous en avons parlé. D'autres familles en Alméra partagent cette vision. La Fiémance souhaite intervenir auprès du Pape pour demander la destitution de Victoire, et la redéfinition du Saint Empire sur un mode électif et supranational. Le Lochlann doit cesser d'être une province d'un Grand Schlessien qui ne voit que son essor national. Les Almérans doivent au contraire être forts, coudes à coudes, protégés par un Empire respectant leurs libertés nationales. C'est la seule Union Almérane valable.
Il est évident que la Fiémance ne peut pas porter en plus la responsabilité de la Couronne impériale ; j'avais de bonnes raisons de penser, au vu des expérimentations politiques du Litzburg et de ses orientations, confirmées par notre discussion semble-t'il, que vous aviez la capacité de prendre la succession des Braunschweig et je vous aurais soutenu.

Que penseriez-vous d'une telle mutation du Saint Empire ? Que pensez-vous de sa nécessité ?
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Posté : mer. févr. 26, 2014 11:31 pm
par YenSid
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La Grande-duchesse comprenait qu'elle touchait là un sujet sensible. Il faudra certainement y réfléchir à l'avenir. Le collège abbatiale devra être informé de la situation et devra s'exprimer sur un sujet qui dépasse le simple territoire du Litzburg.
Néanmoins, Ellen ne désarmerait pas face au monarque, il s'agit là de la crédibilité du Litzburg et de sa souveraine.

[quote="Ellen du Litzburg"] Bien que vous considériez cela comme un tort majeur, je prie pour que vous sachiez nous le pardonner afin de mener à bien la mission des souverains chrétiens que de protéger la Foi dans le Christ et ses enseignements.

Cette protection est aujourd'hui assurée en grande partie par les troupes impériales du Saint-Empire. Ce même SE a beaucoup évolué ces derniers temps, et nous prions chaque jour un peu plus pour que Viktoria retrouve la voie et l'ouverture de son aïeul. Néanmois si la situation venait à demeurer, nous pourrions craindre que le SE ne soit plus compris comme l'alliance des chrétiens qu'il doit incarner, mais comme un superpuissance nationale, et nationaliste.
Dans ce cas, et seulement alors, nous pourrions évoquer pareil scénario. Nous comprenons votre démarche, et je suis très honorée de votre soutien, bien que flatteur. Comprenez que le Litzburg entretient des relations très fortes avec le Schlessien, et que nous ne saurions supporter un tel processus si la nécessité n'était pas absolue.

Nous pensons qu'il serait bon de porter l'idée d'un plus grand "fédéralisme" de la couronne impériale. Le Saint-Empereur doit retrouver son rôle de protection des chrétiens et de médiation auprès des nations chrétiennes, et ne doit plus avoir la charge de l'administration d'un territoire.

Selon vous, quelles monarchies seraient à même de se soumettre à une nouvelle couronne impériale?
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Posté : jeu. févr. 27, 2014 5:24 pm
par Arios
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[quote="Charles-Philippe de Fiémance"]Le fédéralisme serait l'intérêt des peuples actuellement sous le joug du Schlessien, mais surtout d'une utilité première pour les pays chrétiens. Si le Schlessien venait à sombrer dans des troubles intérieurs, il serait nécessaire que les monarchies chrétiennes d'Alméra ne perdent pas cette protection que les Braunschweig leur ont jusqu'alors prêté, malgré les intérêts nationaux poussant à des compromis discutables avec les banques.

Outre le Litzburg, il me semble que le Viertenstein serait à même de porter cette Couronne, en la personne de son monarque ou d'un membre de cette famille. Ce seraient aux grands électeurs de chaque État de l'Empire de décider quel souverain pour la chrétienté. Mais, le Lochlann, le Quétek, la Savouè, l'Aste, la République de Rivea, ou même le Delphiné seraient susceptibles de proposer un Empereur, accepté par le Pape.
Peut-être la fin de l'hérédité, pour ce trône, serait-elle nécessaire afin d'éviter le glissement qui ne s'est que trop produit ?

Il me semble néanmoins qu'à l'heure actuelle, outre le Litzburg, ce serait du Thorval que viendrait l'espoir d'un Saint Empereur décidé à honorer une nouvelle ligne fédérale claire, large, aidant les États dans le besoin et la difficulté, et s'abstenant de toute intervention par ailleurs.
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Posté : jeu. févr. 27, 2014 7:31 pm
par YenSid
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[quote="Ellen du Litzburg"] Ne craignez-vous point d'entrer dans un conflit frontal avec le Schlessien et d'en subir les conséquences? Il ne faudrait pas que cette protection qu'il nous assure se retourne contre nous, ou même ne cesse...
Et si les Braunschweig renonce à la couronne impériale, seront-ils prêt à se soumettre à un nouveau Saint-Empereur? Quel serait le statut de son armée ? de ses territoires?
Beaucoup de zone d'ombre donc à l'heure d'aujourd'hui. Néanmoins, nous sommes favorables à la poursuite des réflexions sur le sujet.

Vous me parlez de beaucoup de pays, mais n'évoquez nullement la place que votre royaume occupera au sein du nouveau système? Je n'ose pas imaginé que vous restiez étranger à ce que vous avez initié, bien que nous comprenions parfaitement les intérêts de la Fiémance dans l'existence d'une force militaire et militante catholique.

Le Thorval et sa souveraine ont la sagesse et l'expérience nécessaires pour fournir un candidat entièrement acquis à la cause catholique, loin des considérations nationales. Le Litzburg a fait depuis longtemps le choix de refuser l'hérédité de la couronne, et nous ne saurions imaginer une telle réforme de la charge impériale sans le passage à une monarchie élective.
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