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Posté : jeu. janv. 30, 2014 5:26 am
par Steve
<center>[img]https://dl.dropboxusercontent.com/u/98103869/Virginia/talk%26hablar.png[/img]</center>
Talk&hablar, the talk show, est un talk-show virginien diffusé à la télévision, au poste V1 et animé par Adela Sopena. Sous la forme d'un contre un, Adela Sopena invite une personnalité connue, et parfois moins connue, qui a fait partie de l'actualité virginienne ou qui pourrait apporter un second regard sur ce qui se passe dans l'actualité. Connue pour être partiale, affrontant parfois des invités qu'elle n'apprécie pas, la formule permet également d'assister à des faits cocasses, puisque le respect s'acquiert par le respect.
Posté : jeu. janv. 30, 2014 10:16 pm
par Steve
<center>[img]https://dl.dropboxusercontent.com/u/98103869/Virginia/talk%26hablar.png[/img]</center>
[quote]Invité : Maria Pérez, chef de l'Alternative Virginie[/quote]
Adela Sopena : Très difficile, très difficile. Il est très difficile de ne pas passer à côté de ce qui se passe actuellement au pays. Si on revient en arrière de trois ans, un parti se présentait comme le parti de l'intégrité, de la transparence. Un parti au service du citoyen. Ce qui doit arriver arrive et l'Union nationale entre majoritaire au Parlement. Aujourd'hui, on apprend que notre premier ministre est possiblement corrompu jusqu'aux os, et ça, depuis qu'il est ministre, au début de la dernière décennie. Dix ans de vol, dix ans de mensonges. C'est outrant. Et c'est de ça que nous allons parler, ce soir, avec Maria Pérez, celle qui est, somme toute, à la tête de toute cette histoire. Mesdames et messieurs, bienvenue à Talk&hablar! On jase, on jase, mais pendant ce temps-là, il y en a une qui attend... Maria Pérez, bonsoir... Comment allez-vous?
Maria Pérez : Bonsoir, madame Sopena. Ce qui se passe actuellement en Virginie est inacceptable, je crois que vous partagez avec le peuple virginien et moi la même opinion. C'est difficile de concevoir que dans un tel contexte, on puisse bien se sentir, mais je suis heureuse. Heureuse que la vérité sorte enfin publiquement. Heureuse qu'on puisse obtenir la chance de faire le ménage...
Adela Sopena : Ça semble être un scénario tiré par es cheveux, on va s'entendre là-dessus. Pour un pays comme le nôtre, treize millions, c'est énorme. Jamais, qu'on se comprenne bien, jamais une personne sensée n'aurait pu laisser faire ça, sans voir quoi que ce soit. Que se passe-t-il avec nos élus? Avons-nous cent-quarante-deux têtes de con au Parlement?
Maria Pérez : Absolument pas, non, mais je suis d'accord avec vous sur un point : treize millions, c'est beaucoup. Vraiment beaucoup. Comment cela se fait-il que le gouvernement n'ai rien vu dans ses bilans de dépenses? Aucune idée. La seule réponse que je puisse trouver à l'heure actuelle, c'est que le gouvernement entier est corrumpu et que peut-être que le treize millions du premier ministre, ce n'est que la pointe du iceberg. Comment n'avons-nous rien vu, à l'Alternative Virginie? C'est aussi un mystère qu'on cherche à éclaircir à l'interne. On vérifie régulièrement les actions du gouvernement pour déceler l'infime faille qui pourrait y avoir. C'est notre travail. Le gouvernement a bien effacé ses traces. C'est la seule option possible. Ils ont fait un travail graniose en ce sens, mais videmment pas suffisant pour que ce soit éternellement le cas. Et pour ça, nous, on s'en félicite. On n'a fait notre travail avc des moyens peut-être moindres que les vérificateurs officiels du gouvernement, mais avec une efficacité largement supérieure.
Adela Sopena : C'est quand même drôle qu'on s'en apperçoivent aujourd'hui, un an avant les élections générales et quelques semaines avant le dépôt du budget. Ça sent l'électoralisme chez votre formation... Bon, je ne dis pas que le scandale n'est pas grand, mais ça tombe drôlement au bon moment pour vous...
Maria Pérez : Un concours de circonstances qui sont, je l'admets, favorables à mon parti. Je l'espère, en tout cas. on ne parle pas ici d'électoralisme ou d'opportunisme, mais de gros bon sens. Un gouvernement corrompu ne devrait pas avoir la permission du Roi de poursuivre ses activités comme si de rien était. Encore là, on ne demande pas au Roi de dissoudre le gouvernement et le Parlement, je suis très consciente que le Roi ne se mêle plus directement à la politique internet de la Virginie depuis notre acte d'Indépendance, mais le premier ministre devrait, dans un instant de dignité et de lucidité, mettre fin à son gouvernement et déclencher des élections générales. Pour que nous puissions entrer au gouvernement? Je l'espère bien, mais c'est avant tout la population qui vote. C'est elle qui décide. Sommes-nous prêts à gouverner? Assurément. Sommes-nous corrompus? Absolument pas.
Adela Sopena : Vous parlez du Roi... Cette situation ne pourrait pas donner des ailes au Parti virginois, qui aspire à exclure la monarchie numancienne pour de bon du paysage politique virginien?
Maria Pérez : Je ne le crois pas. Pas du tout, même. Ça n'a rien à voir avec la monarchie numancienne, que je respecte d'ailleurs et dont je suis fière d'être un sujet numancien. Non, c'est directement à cause de la politique interne de la Virginie. C'est relié directement au gouvernement unioniste de Jefferson. Rien d'autre. Ce n'est pas de la faute du Roi si la Virginie s'est fait voler. Ce n'est pas de la faute du Numancia si Jefferson nous a volé treize millions. Ce n'est pas le Numancia qui est derrière cette tragédie politique, c'est Jefferson en personne. Lui, et évidemment, son gouvernement. La mission politique du Parti virginois sera très difficile à relier à un tel scandale. Pour ma part, je ne compte pas leur donner des ailes. Leur principe premier est honteux pour l'histoire de notre pays.
Adela Sopena : Si on prend tous les éléments de cette affaire et qu'on les met côte à côte, vous ne trouvez pas que tout s'est passé plutôt vite? Je veux dire, en moins d'une semaine, on assiste à la découverte du scandale, l'interrogatoire du premier ministre, la découverte de plusieurs autres scandales financiers liés à Jefferson lorsqu'il était ministre, puis premier ministre, la démission d'exactement onze représentants unionistes -qui siègent désormais comme indépendants-, des manifestations dans les rues, la demande de démission du premier ministre, son refus... Même les films pelabssiens prenent plus de temps avant de créer de tels rebonissements dans leurs scénarios... Que se passe-t-il en Virginie? Comment se fait-il que tout se passe si vite?
Maria Pérez : C'est une prise de conscience, rien de moins. Moi, je félicite les Virginiens qui sont allés marcher dans les rues pour se faire entendre. Et je les encourage à continuer jusqu'à temps qu'on obtienne la démission de Jefferson. C'est vrai que tout s'est passé très vite, et nous sommes tous très heureux de ça. La démission de représentants unionistes, aussi nombreux qu'onze, ça nous a surpris. Vraiment surpris, pour être honnête, mais ça nous fait plaisir. Nous pourrons dire, dans dix, vingt ou trente ans, quand nous allons reparler de ce gouvernement corrompu, qu'au moins onze représentants de ce parti-là étaient sufisamment intègres et honnêtes pour s'éloigner de toute cette situation-là. C'est à leur honneur, ce sont de braves hommes et femmes qui sont au Parlement pour les bonnes raisons.
Adela Sopena : Ce qui m'enrage, ah et puis, disons les vraies affaires, ce qui me fait chier, dans toute cette histoire, c'est que Jefferson compte rester en poste. Il l'a dit! Il se fiche éperdument de ce que pense la population. Il veut continuer de s'en mettre plein les poches jusqu'à la toute fin...
Maria Pérez : ... Et rappelons qu'il a eu le culot de dire qu'il solliciterait un second mandat. Je suis d'accord avec vous, c'est une réaction qui me déplaît fortement. La Virginie n'a pas les moyens de perdre quatre autres années dans son développement. La Virginie n'a pas les moyens de se payer un autre gouvernement unioniste. C'est rire de nous, c'est se moquer de la démocratie. Je suis vraiment insultée de ses propos et j'espère de tout coeur que l'enquête de la police sur ses fraudes lorsqu'il était ministre mènera à des accusations criminelles. Rendu là, il n'aura pas le choix de démissionner. À défaut de nous donner des élections générales, au moins, qu'il démissionne. Le Parlement ne pourra pas proposer de motion de censure contre un gouvernement intérimaire, mais au moins, la tête du mouvement aura été coupée. C'est important pour nous. C'est important pour la Virginie!
[...]
Posté : mar. févr. 11, 2014 6:30 am
par Steve
<center>[img]https://dl.dropboxusercontent.com/u/98103869/Virginia/talk%26hablar.png[/img]</center>
[quote]Invité : Simon Calvin, chef du Parti virginien[/quote]
Adela Sopena : Pour certains, les électeurs virginiens deviennent politiquement l'effet destructeur de la cocaïne. Pour d'autres, ils sont en train de faire naître un mouvement jusqu'à maintenant bien ancré dans les limbes. L'Union nationale, Alternative Virginie et le Parti virginien. Nous connaissons les deux premiers, mais le dernier est encore bien inconnu. Ne disposant pas de la moitié de l'exposition médiatique d'une station d'épuration des eaux usées, ce parti surprend de par sa seconde place dans les récents sondages qui le place en parti d'opposition officielle aux prochaines élections. Qui est donc Simon Calvin, et quelle est la mission du Parti virginien? Qui de mieux que l'homme en question pour nous répondre. Mesdames et messieurs, bienvenue à Talk&hablar! Et bienvenue à vous, monsieur Calvin! Comment allez-vous?
Simon Calvin : Pour être honnête, ça va très bien. Les sondages, qu'on doit tout de même prendre à la légère de par leur infidélité représentative, sont très bons pour nous et c'est une fierté certaine de savoir qu'en fin de compte, alors qu'on a longtemps été muselés, laissés à notre sort, on représente une solution. Nous, on le dit depuis 2001 qu'on représente une solution concrète pour mettre fin à un régime qui n'a pas raison d'être. On a réussi un exploit en 2012, on a mobilisé des centaines de milliers de gens à nos côtés. Aujourd'hui, rien de moins, ce qu'on veut, c'est aller encore plus loin.
Adela Sopena : Parlons-en, des sondages, puisque j'ai été très surprise de considérer qu'à la m-avril, vous récoltiez près du tiers des votes. C'est tout de même incroyable! À quoi devez-vous ces chiffres qui sont difficilement justifiables?
Simon Calvin : Voyez-vous, je crois qu'on ne se rejoint pas à ce niveau-là. On croit beaucoup qu'on mérite ces chiffres et qu'ils sont, au contraire, extrêmement justifiables. Non seulement cela, mais ils sont justifiés. L'Internet en Virginie n'est pas apparu il y a plus de trente ans comme dans tous les grands pays de ce monde. Ça doit faire quinze ans qu'on l'a ici, et les gens s'en servent plutôt bien. C'est vrai, on n'a pas l'intérêt des médias de notre côté, mais on est extrêmement présent sur Internet, via YouTube, Twitter, Facebook... C'est notre univers, c'est là qu'on montre aux Virginiens ce qu'on vaut. Et c'est là qu'on leur présente nos solutions. Dont LA solution. Le système actuel est pourri. Notre système actuel permet à un premier ministre de frauder des millions sans faire face à la justice. Notre système, et j'inclus là-dedans notre constitution qui voue pleinement un culte déséquilibré à la monarchie numancienne, est conçu de sorte de protéger un gouvernement corrompu. Et c'est extrêmement grave. C'est une honte pour la démocratie. Et quand on parle de démocratie, on réalise à quel point la Virginie n'en est pas une. Et nous, on propose justement de devenir une démocratie. Une saine démocratie ordonnée et structurée de sorte que ni le premier ministre, ni le Parlement ne seront au-dessus des lois. Une démocratie qui saura mettre des freins à des gens comme monsieur Jefferson. Et surtout, une démocratie qui ne reconnaitra plus le souverain numancien comme le chef d'État de la Virginie. C'est scandaleux d'être dirigé par un jeune au nombril humide élu par le sang de sa lignée arriérée. Encore aujourd'hui, si le Parlement dignement élu par le peuple vote à l'unanimité une loi, celle-ci n'aura effet que si le Roi l'approuve. On n’est pas d'accord avec un tel système, et on propose de l'abolir. Et d'en créer un nouveau. C'est notre mission. Vous vous demandiez en introduction quelle était notre mission, et bien, c'est ça. Empêcher qu'un Jefferson junior fraude encore notre pays. À tout le moins, l'empêcher de se sauver les mains sales, sans faire face à la justice.
Adela Sopena : Vous ne parlez jamais au "je", toujours au "on"... Pourquoi cette habitude? Avez-vous de la misère à vous positionner personnellement au sein de votre propre solution?
Simon Calvin : (rire) Absolument pas, mais je préfère parler au nom de mon parti, et non pas en mon propre nom. Parce que je vais vous dire quelque chose : beaucoup sont en politique pour se servir, on le voit d'ailleurs avec le premier ministre Jefferson. Donc eux, ils sont là pour se servir, et moi, je suis là pour servir. Et actuellement, je sers mon parti, mon comté, mes électeurs... Et je crois que c'est important de parler au nom du Parti virginien. Parce que mon désir, c'est que notre parti fasse de belles performances aux élections, afin que peut-être, un jour pourquoi pas, nous arrivions au pouvoir pour modifier drastiquement le système. Et si le Parti virginien doit être élu au détriment de ma propre élection ou de mon propre avenir politique, alors sans hésiter, je raccrocherai ma cravate et je me tairais. Notre solution prévaut sur mon avenir, qu'on se le dise bien.
Adela Sopena : Vous parlez de la solution. Dans une brève description, que faites-vous le jour de votre élection comme premier ministre de la Virginie?
Simon Calvin : Prenons en considération que ce soit un gouvernement majoritaire, parce qu'avez un gouvernement minoritaire, on ne pourrait pas procéder à de tels changements. Le soir de notre élection majoritaire, on promettra un référendum national sur la question identitaire. Une question bien simple : Accordez-vous au gouvernement de la Virginie le droit de soustraire la totalité des références à la monarchie numancienne dans son régime politique et de sa Constitution? Ou disons, une question un peu plus juridique, mais vous comprenez le principe. On promet que si le référendum est positif à au moins 50%+1, dans les cent cinquante jours qui suivent, une nouvelle déclaration d'Indépendance complète sera signée et que la monarchie ne fera plus partie de la Virginie. Également, on promet un débat de soixante jours avec le Parlement et les parlements provinciaux sur le système politique à adopter : la création d'un Sénat élu par le peuple à plus petites fréquences? Une élaboration plus étoffée de notre système parlementaire? On n'exclut rien, parce qu'on veut vraiment en discuter avec tous les élus. On est même ouverts à créer une consultation citoyenne. On est prêts à être transparents. On veut la meilleure des transformations pour la Virginie. Une transformation que dépassera la partisanerie politique. Tout sera fait en un seul mandat. C'est possible, et on compte bien le prouver. On compte diminuer l'immunité du premier ministre. On veut un gouvernement responsable devant le peuple virginien. Un gouvernement qui travaille pour ceux qui l'ont élu. Rien de moins. Évidemment, tout ça, ça ne passe que par l'élection du seul parti qui est prêt à changer les choses. Vous savez, quand j'entends parler madame Pérez, personnellement, et je ne tiens pas à inclure mon parti dans ma pensée, mais j'ai l'impression que cette femme, qui est sensée être fortement expérimentée, est extrêmement naïve. Lorsque je l'entends dire qu'un changement de gouvernement, c'est la solution pour enrailler la corruption, je trouve cela aberrant. C'est le système actuel qui permet la corruption. Qui la défend. Qui la protège. Est-ce que notre solution fera disparaitre à jamais la corruption chez le gouvernement? Absolument pas, mais par exemple, nous, on veut se donner les moyens de la faire cesser dès qu'elle commence. On veut des règles plus strictes pour les candidats. On veut que les membres du gouvernement soient irréprochables, quitte à ce qu'on enquête de fond en comble dans leur vie privée. Une saine démocratie, ça passe avant tout par des gens sains qui fonctionnent dans un environnement sain.
Adela Sopena : Nous entendions tantôt quelque chose à propos des médias sociaux, où vous êtes beaucoup plus présents que les autres partis. Si on regarde d'un point de vue très... comment dire... disons objectif, on se rend compte qu'une majorité de votre appui, sur Internet provient de gens qui vivent dans des pays alliés de la Virginie, comme la Shawiricie, le Danareeth et le Valacida. N'auriez-vous pas préféré que la totalité de vos appuis provienne de la Virginie, là où vous oeuvrez?
Simon Calvin : C'est certain qu'une question posée de cette façon aide fortement les gens à orienter leur opinion, mais il faut la formuler autrement : Pourquoi ces gens, qui n'ont à priori aucun intérêt à s'impliquer émotivement dans le bien-être des Virginiens, appuient sans réserve le Parti virginien et sa solution? Avec une question comme celle-là, on commence à jaser. Voyez-vous, je vais prendre comme exemple le Valacida. Il ne représente pas à mon sens la démocratie parfaite, mais on peut fortement réaliser, au bout de quelques regards, que la démocratie parlementaire est beaucoup plus présente au Conseil national du Valacida qu'au Parlement de la Virginie. Ici, on compte trois partis politiques, et il est extrêmement difficile d'obtenir une accréditation du Directeur des élections de la Virginie. Je le sais, nous avons passé par là en 2001, alors que notre demande d'accréditation avait été demandée en 1999. Rappelons que depuis, aucun autre parti n'a été accrédité sur la scène fédérale. Au Valacida, on assiste au contraire, où à ma connaissance, près d'une dizaine de partis sont représentés au Parlement. Ça brise assurément la majorité d'un gouvernement? Évidemment, et c'est tant mieux! Le peuple valacidien est beaucoup mieux représenté au Conseil national que le peuple de la Virginie, qui n'a le choix qu'entre trois formations. C'est un pays qui peut fièrement affirmer représenter les idéaux de son peuple. Alors dites-moi, est-ce normal qu'un citoyen valacidien, qui a le libre choix de choisir parmi une panoplie de solutions, se sente concerné lorsque ses cousins virginiens -car avouons-le, nos pays sont très proches-, n'ont pas ce libre choix? Est-ce normal qu'un Valacidien souhaite à son ami virginien que la meilleure des solutions possibles, à l'heure actuelle, soit mise en place pour promouvoir cette liberté d'être entendu au Parlement? Est-ce normal qu'en Virginie, les seuls choix lors des élections générales soient un monarchiste conservateur, un monarchiste social démocrate ou un antimonarchiste libéral? L'électeur ne devrait-il pas avoir le choix, dans une société libre de ses actions, de choisir dans une liste beaucoup plus approfondie? Le système actuel le permet-il? Non. Pourquoi? Parce que cela affaiblirait la majorité parlementaire que recherchent tant l'Union nationale et l'Alternative Virginie. N'oubliez pas ce que je vous ai dit tantôt : être là pour servir ou être là pour se servir? Ces appuis sont donc nécessaires à notre cause, car les Virginiens comprennent. Ils comprennent qu'ils sont plus importants qu'ils le croient. Ils comprennent que, même à l'extérieur de chez nous, on s'inquiète. On s'inquiète du sort qui nous est réservé par le système actuel de notre pays. Ce pays n'est pas le nôtre. Il est celui du Numancia, caché derrière une fausse constitution qui ne déclare à aucun moment notre véritable indépendance. C'est honteux!
Adela Sopena : Une Virginie sous un nouveau régime, tel que décrit par vous, permettrait-elle une meilleure ouverture concernant l'homosexualité -notamment le mariage gai-, l'avortement et l'égalité des femmes, pour ne citer qu'eux?
Simon Calvin : Je refuse de me prononcer, parce qu'ultimement, ce sont des choix qui se font après des débats et des votes au Parlement, mais chose certaine, tous ces sujets seraient débattus avec tous les points de vue possibles, puisque le Parlement représenterait davantage le peuple virginien. Et vous savez, je le sais que ça se fait, ce changement mineur, de desserrer les règles d'accréditation, sans forcément changer de système, mais le système actuellement en place en Virginie est défaillant, et un tel nombre de partis n'aideraient en aucun cas le pays. Ce qu'il faut régler avant tout, c'est le pouvoir du premier ministre. Cet homme qui doit être responsable devant le Parlement et devant le peuple virginien. J'en reviens au Valacida, mais ce pays qui élit un président et dont les membres de son gouvernement sont élus à partir de tous les partis représentés au Parlement, c'est un efficace moyen d'annuler la partisanerie parlementaire du gouvernement. Et même, j'irais plus loin encore en disant qu'il faut que le gouvernement soit indépendant du Parlement, comme en Shawiricie. Il faut prendre le meilleur de tous les meilleurs et former ainsi un système qui profitera à la Virginie. Parce qu'on en a le droit. Et surtout, parce qu'on le mérite.
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