PRESSE | Actualité nationale

Galaad

Message par Galaad »

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27. desember 2039[/center]

[hr][/hr][center]Le Jernland propose d'organiser un eG7, autour des entreprises du numérique[/center][hr][/hr]

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Alors que le multilatéralisme n'a décidément pas les faveurs de la communauté internationale - il est nécessaire de rappeler que malgré toutes les critiques qui lui sont faites, la Communauté des Nations Dytoliennes reste la seule organisation internationale dynamique qui a fait ses preuves en matière de coopération aboutie entre plusieurs Etats - le ministre des relations extérieures a mis en avant une proposition visant à mieux accompagner l'explosion des activités liées au numérique et à l'informatique. En effet, à deux mois de l'ouverture de la grande messe des acteurs jernlanders et mondiaux des nouvelles technologies, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=351461#p351461]eFutura[/url], qui tiendra en 2040 sa 40ème édition avec pour thème principal l'internet et le développement des nouvelles fonctionnalités des moteurs de recherche, le Statsråd espère parvenir à imposer en marge de cet événement à Trømsengaard (ndlr. Comté de Vestfold) une réunion de cinq, voire six ou sept, principaux géants des nouvelles technologies numériques. Si évidemment [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=349882#p349882]Altek[/url], Black Lotus, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=350444#p350444]Todchai[/url] ou encore[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=347858#p347858]Ash Corp.[/url], entreprise d'origine aurorane, dont il est peu question dans les brèves internationales malgré ses importantes maîtrises dans le domaines des systèmes d'exploitations et ordinateurs de pointe sont évoqués pour rejoindre le club des cinq à sept acteurs majeurs du secteur qui maîtrisent les meilleures technologies au monde, d'autres pourraient encore émerger et être conviées dans ce que le ministère des transports, infrastructures, communication et numérique estime être potentiellement le groupe de réflexion et de coopération qui ferait émerger les usages du futur.

Alors qu'Altek a présenté il y a deux deux mois la nouvelle version de ses services internet - rappelons qu'au delà des logiciels, des systèmes d'exploitation ainsi que du hardware, l'entreprise propose également un moteur de recherche qui est devenu le plus utilisé au Jernland depuis deux ans, ainsi que des services de stockage et travail en nuage (cloud computing) - la tenue d'un tel groupe de travail rassemblant les plus grandes entreprises du numérique et de l'informatique pourrait permettre de relancer les débats autour des coopérations internationales. L'idée principale serait dans un premier temps de mener des réflexions sur deux grands niveaux. D'un côté des table-rondes et ateliers rassemblant beaucoup plus largement que cinq ou six groupes - plusieurs dizaines de sociétés de tous les pays du monde pourraient être concernées - pour échanger sur leurs visions du web et du modèle économique à mettre en place pour assurer son développement et sa pérennité. Alors que des questions émergent, comme le paiement des impôts sur les bénéfices dans des activités facilement localisables dans des paradis fiscaux ou des pays pratiquant le dumping fiscal, la répartition des marges, notamment en matière de droits d'auteur, ou encore les risques liés au cybercrime et le meilleur moyen pour le combattre et en protéger les utilisateurs d'internet, le gouvernement jernlander juge nécessaire de rassembler parmi les premiers concernés pour faire émerger les pistes et solutions qui pourront ensuite être appliquées par le plus grands nombres d'Etats membres de la communauté internationale. Le ministre des transports, infrastructures, communication et numérique juge d'ailleurs que « les Etats, s'ils veulent réussir à créer l'internet sûr de demain et des outils informatiques et numériques qui respectent les législations nationales de chacun, doivent construire les solutions en coopération étroite avec ceux qui commercialisent ces biens et services, sinon ça n'aura aucun sens et les entreprises délocaliserons leur siège dans les Etats les plus complaisants fiscalement notamment ; le numérique est un secteur très impalpable et qui peut facilement s'affranchir des frontières physiques ».

Le deuxième niveau de ces partenariats seraient de mettre autour de la table justement les cinq ou six grandes entreprises mondiales, leaders dans l'informatique, l'internet et le numérique pour qu'elles établissent, avec les Etats et la communauté internationale, une feuille de route, « un cadre » selon les mots du ministre, pour les activités virtuelles. Dans le concept, il s'agirait pour ces entreprises, sur la base des groupes de travail rassemblant plus largement évoqués plus tôt, de proposer quelques engagements potentiels pour faciliter la réflexion des dirigeants internationaux ensuite, qui pourraient se réunir pour adopter une réglementation commune, engageante, qui rendrait l'utilisation d'internet et du numérique plus fiable et plus sûr pour tout le monde. A ce stade, pour beaucoup l'aboutissement de cette proposition jernlander est plus qu'incertain. Nombreux sont ceux à estimer que « les divergences entre les Etats sont très fortes et malheureusement ce sont encore les logiques géopolitiques qui s'imposent, tel Etat ne souhaitant pas travailler avec un tel en raison de différends passés sur des thèmes pourtant tout à fait autres ; c'est tout à fait regrettable et ce sont avant tout les internautes et les utilisateurs qui pâtissent de l'absence de réglementation dans ce domaine justement ». Le sujet de la réglementation revient d'ailleurs fréquemment dans l'argumentaire ministériel. En effet, le ministre juge qu'aujourd'hui « l'internet ressemble à une jungle où s'impose la loi du plus fort, à savoir celle des grands groupes et des mastodontes du numérique, au détriment de la sécurité des Etats et des clients ». Il en prend d'ailleurs pour preuve l'usage qui est fait par les entreprises des données personnelles collectées par celles-ci et ensuite exploitées à des fins commerciales.

C'est notamment sur le sujet de la régulation d'internet qu'a insisté le ministre des transports, des infrastructures, de la communication et du numérique en redisant le droit fondamental qu'ont les enfants, par exemple, et les individus plus généralement, à « vivre protégés » ; rappelant l'impérative nécessité d'agir face au terrorisme qui use d'internet, face au crime organisé, contre le téléchargement illégal et en faveur de la propriété intellectuelle. Concrètement, le Statsråd espère fortement que cette initiative rencontrera un certain succès et retiendra l'attention de la communauté internationale pour faciliter la construction d'un multilatéralisme, à commencer sur les questions numériques et de l'internet, qui est appelé à renforcer encore sa présence dans le quotidien des Etats et des particuliers à mesure que se développent les nouvelles technologies bouleversant les habitudes des entreprises et des individus. A défaut, une autre piste commence à faire son chemin et serait de plus en plus évoquée, à savoir celle de proposer une régulation du numérique et du web au sein des Etats-membres de la Communauté des Nations Dytoliennes et d'imposer une réglementation type à toute entreprise du secteur indépendamment de sa nationalité pour agir sur l'internet du premier espace économique mondial et du plus vaste marché du monde, pesant plus de cinq cent milliards de dollars de produit intérieur brut. Une main tendue à l'international qui pourrait finalement ne l'être plus qu'aux partenaires traditionnels du Jernland si elle n'était pas saisie.
Galaad

Message par Galaad »

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05. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Après une année record, le Statsråd libéralisera le travail dominical[/center][hr][/hr]

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Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, avait voulu annoncer par lui même les estimations du Statistisk sentralbyrå (ndlr. Bureau central des statistiques) sur la croissance jernlander. Grand sourire, il en a profité pour tirer le bilan de l'année écoulée, en mettant notamment en avant les grandes réalisations du gouvernement en faveur de l'économie et des entreprises. Et avec un taux de croissance annuel supérieur à +50% - cela représente une croissance trimestrielle équivalente à +10,5% - le Jernland a réalisé sa meilleure performance depuis la fin de la grande crise des années 2020, qui avait été à l'origine d'une importante stagnation économique et d'un net ralentissement en matière d'investissement et de recherche et développement. Cette forte accélération de la production des entreprises et de la consommation des ménages explique d'ailleurs aussi la très forte progression en matière de revenu moyen des habitants, qui lui aussi a réalisé un bond quasiment équivalent, malgré la progression plus forte qu'attendue de la population jernlander. Mais ces résultats remarquables, au point de faire du Jernland le pays au monde dont le produit intérieur brut a le plus progressé en valeur, devraient également avoir des effets conséquents sur les capacités de production nationale, principalement en matière d'industrie lourde. Le ministre a d'ailleurs profité de sa conférence de presse de rentrée pour rappeler que « ces excellents résultats découlent aussi des politiques gouvernementales et que tous les ministères sont mobilisés pour amplifier la tendance et l'inscrire dans la durée, de sorte de hisser le Jernland parmi les cinq principaux pays en matière économique », alors qu'il s'est hissé de la vingtième à la dixième place entre 2039 et 2040.

Pour sa part, dans une intervention radiotélévisée retransmise sur les principales ondes du pays, le General Magnuss Løvenskiold a tenu à exprimer sa grande satisfaction au regard des résultats économiques, mais aussi démographiques et a appelé l'ensemble du pays à continuer de se mobiliser pour confirmer dès 2041 la tendance qui se dégage avec une croissance économique exceptionnelle au regard des standards dytoliens. Son propos a aussi rappelé que dorénavant la Communauté des Nations Dytoliennes est véritablement le plus important acteur économique planétaire puisque « avec un produit intérieur brut de 640 milliards de dollars, le marché commun de la CND représente un véritable enjeu géopolitique ». En effet, les 120 millions de Dytoliens appartenant à la Communauté des Nations Dytoliennes sont autant de consommateurs à satisfaire et dont le pouvoir d'achat continue de croître très fortement d'une année sur l'autre. D'autant plus quand on sait que la croissance du PIB de la CND a été de 22%, à mettre en comparaison avec une pourtant déjà très bonne croissance mondiale de 11,87%. « La Communauté des Nations Dytoliennes est un espace économique, culturel et politique particulièrement dynamique et dont les perspectives d'avenir sont plus qu'enthousiasmantes et il ne fait aucun doute que l'intégration du Jernland au sein du Forum pour la coopération économique a largement contribué aux excellentes performances de notre économie en 2039 et c'est notamment pour cette raison que le Statsråd va approfondir encore l'intégration dytolienne du Jernland et amplifier son action en faveur de l'activité des entreprises et la consommation des ménages » a complété le chef de l'Etat, pour qui l'avenir du pays passe avant tout par une CND solidement installé dans le paysage et la diplomatie mondiale, au grand dam d'une partie de la communauté internationale qui se refuse encore à tout multilatéralisme et rechignant les Etats s'organiser pour défendre leurs intérêts face à une Ligue de Lébira et une Brittonie toujours plus impliquées dans les conflits qui ébranlent le monde. Aminavie, Aleka, Epibatie, on ne compte plus les théâtres d'opérations de ce qui représente un axe Cartagina - Lanfair qui semble s'étioler néanmoins ces dernières années.

Exemple de la détermination du gouvernement à accroître les opportunités des entreprises et des ménages jernlanders, deux importants dispositifs devraient se déployer en 2040 et leur permettre de renforcer le marché intérieur jernlander. Tout d'abord, le ministre de l'économie et des finances a annoncé l'ouverture dès le mois de février d'un nouveau site internet spécialement destiné à orienter les acteurs économiques dans le cadre du marché commun dytolien et ainsi faciliter les capacités à l'export des sociétés nationales. En effet, avec des législations encore trop variables et parfois très différentes, le Forum pour la coopération économique continue de représenter un potentiel eldorado semé cependant d'embûches pour ceux qui voudraient se tenter à partir à sa conquête. En dehors des grandes entreprises comme Altek, Orbis Communication, Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou encore Tadhchai pour ne citer qu'elles, les petites et moyennes entreprises ainsi que les entreprises de taille intermédiaire sont confrontées à un flou juridique qui les empêche de profiter pleinement des opportunités de croissance et d'augmentation de leur chiffre d'affaires que permettrait la Communauté des Nations Dytoliennes. Ce site internet, organisé par le ministère de l'économie et des finances, avec l'assistance du service des douanes, qui a la charge d'accompagner les entreprises à l'export. Cet interface numérique, dont il devrait bientôt exister d'ailleurs également une application pour téléphone portable et pour les tablettes numériques, devrait ainsi faciliter les démarches des entrepreneurs en rendant les différentes règles applicables d'un pays à l'autre plus lisibles et intelligibles. Børge Sveaas estime qu'il s'agit d'un « service d'un genre nouveau que nous allons proposer à ceux qui pensaient pouvoir profiter du marché commun sans pour autant oser encore franchir le pas vers l'export au regard des réticences face à une législation variant trop d'un Etat à un autre ». Cette initiative est d'ailleurs accueillie avec enthousiasme par la fédération des entreprises qui y voit une aide bienvenue dans un contexte de forte concurrence internationale et où chaque démarche facilitée pour l'entreprise est autant de temps en plus passé à imaginer des produits innovants qui pourront potentiellement séduire des clients internationaux et surtout dytoliens. Le deuxième projet du Statsråd s'adresse en priorité au marché intérieur du Jernland. En effet, avec le reflux des pratiques religieuses chrétiennes, le gouvernement devrait adopter dans les semaines qui viennent un décret libéralisant le travail dominical et revoyant le calendrier des jours fériés. Selon le ministère de l'information, de la culture et des cultes, il s'agirait de ne plus prévoir le dimanche comme un jour chômé obligatoire, mais de laisser à la négociation entre les partenaires sociaux le soin de fixer quels jours ne seront pas des jours de travail dans la semaine. De même, les jours fériés, comme Noël, Pâques ou encore la Pentecôte devraient ne plus être considérés comme des jours fériés, mais laisser place à un nouveau système de jours de congés. Ainsi, les salariés verraient leur nombre de jours de congés payés augmenter, et ceux souhaitant garder ces fêtes devront poser des vacances pour en bénéficier. Toutefois, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail a déjà indiqué que le nombre de congés payés n'augmentera pas nécessairement autant qu'il y avait jusqu'à présent de jours fériés. Anticipant les questions à ce propos, le General Magnuss Løvenskiold a déclaré que « la pratique du christianisme recule chaque année depuis maintenant plus d'une décennie et il convient donc d'adapter le calendrier national aux nouvelles réalités sociales, économiques, culturelles et cultuelles, sans exclure à l'avenir que d'autres fêtes soient déclarées comme fériées pour l'ensemble de la population. L'histoire du Jernland est riche et des événements comme Lul et les célébrations des solstices et des équinoxes, ou encore Walpurgis qui pourraient reprendre leur juste place dans le calendrier jernlander ».

Ces annonces interviennent d'ailleurs à point nommé pour les entreprises étrangères qui se sont installées au Jernland au cours de l'année écoulée, au premier rang desquelles des succursales et filiales de groupes majeurs de l'industrie de l'armement de la Communauté des Nations Dytoliennes. Ainsi, les fabriques d'armes du Royaume de Slézanie ont déjà annoncé qu'une ou plusieurs usines pourraient ouvrir leurs portes dans les mois qui viennent pour faire davantage face au remplissage des carnets de commande. De même, des discussions sont en cours avec les principaux groupes ennissois, valdaques et santognais, dont Orbis Communication, pour leur permettre de disposer de davantage de sites de production alors que les capacités industrielles de ces quelques Etats atteignent progressivement leurs limites ralentissant ainsi le rythme des production. « L'assouplissement de la législation jernlander, combinée à la forte progression des capacités industrielles lourdes nationales font du Jernland l'endroit idéal pour accélérer les réponses aux commandes. Mis à part la production de missiles de croisière, le Jernland ne dispose en effet pas d'une grande industrie de l'armement, réduisant mécaniquement son recours à ces capacités productives, alors que la main d'oeuvre existe, les compétences également et que l'économie nationale est plus dynamique que jamais » explique Børge Sveaas.
Galaad

Message par Galaad »

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08. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Conséquence des investissements, la mortalité dans les hôpitaux est en chute[/center][hr][/hr]

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Lors de sa prise de fonctions, il y a cinq ans, le General Magnuss Løvenskiold avait annoncé que la santé et l'amélioration du système de prise en charge des malades et des patients serait sa grande priorité pour les sept années de son mandat à la tête du Statsråd. Attendu par beaucoup de professionnels du secteur sur cet engagement, force est de constater que les premiers résultats sont au rendez-vous. A grand coup de subventions au milieu de la recherche - et économique, notamment pour des grands noms de la filière comme Den Nordisk Kjemiskfabrikk, leader mondial de la chimie et de la pharmaceutique, ou Nygen, spécialisé dans la génétique, ou encore NovoAstra, né de la fusion de deux géants pharmaceutiques jernlanders pour donner naissance au numéro deux du secteur au Jernland - le ministère de la santé est parvenu à dynamiser une matière qui avait connu plusieurs déconvenues au début de la décennie précédente, au point de voir le gouvernement devoir intervenir pour éviter la faillite de plusieurs groupes et laboratoires de recherche. Cette renaissance de ce domaine favorise notamment largement l'émergence de nouveaux champions qui s'imposent petit à petit comme des pionniers en matière de recherche et développement et amélioration des traitements proposés aux patients. Ainsi, avec la maîtrise récente du séquençage ADN ou la mise sur le marché de plusieurs bactériophagiques notamment, Den Nordisk Kjemiskfabrikk s'est illustré pour sa capacité à conduire des travaux scientifiques aboutissant rapidement à des découvertes majeures et des mises sur le marché. Pour Yngvar Tveit du centre hospitalier de Stålby (ndlr. comté d'Innsjøerland), également chef du service des maladies infectieuses, « la commercialisation de plusieurs traitements alternatifs contre les infections d'origine virale, nécessitant habituellement l'inoculation d'antibiotiques, démontre la capacité des laboratoires pharmaceutiques à conduire des travaux scientifiques dans des délais très contraints - il est utile de rappeler que les principaux acteurs de la filière ont commencé à travailler sur ces produits il y a à peine années pour la plupart - et à améliorer considérablement les moyens à disposition des médecins pour mieux traiter les patients hospitalisés ainsi qu'en amont pour éviter justement les hospitalisations ».

Au delà de l'aspect très pharmaceutique des récentes découvertes, la modernisation des hôpitaux jernlanders intervenue depuis 2038 a permis l'émergence de grands centres hospitaliers universitaires (ndlr. hôpitaux ▮▮▮) avec une forte spécialisation pour certains dans les travaux autour de la génomique et de la génétique humaine. Pour le ministère de la santé, mais également pour celui de l'instruction et de la recherche, il s'agit de mieux comprendre et mieux appréhender le fonctionnement biologique de l'humanité pour proposer de nouvelles approches en matière de soins. « La technologie a fait son apparition à tous les étages et tous les services » estime le professeur Yngvar Tveit, qui dénote également une nette amélioration en conséquence de la qualité des soins proposés. « Il n'est pas trop audacieux d'affirmer que le Jernland possède aujourd'hui parmi les tous meilleurs hôpitaux au monde, en comparaison à ce qui peut se faire, y compris dans des pays plus avancés économiquement, comme par exemple en Ennis,ou même chez la première puissance économique qu'est la Ligue de Lébira ». Cette avance technologique et dans l'approche des traitements hospitaliers découle d'ailleurs directement du pari réalisé par le Statsråd qui a voulu faire coopérer davantage les établissements hospitaliers avec les leaders nationaux de la technologie, tel Altek ou encore Hengelås Secure, entreprise spécialisée dans la protection des données et des systèmes d'information, afin de moderniser considérablement l'approche en matière de gestion des services et dans la médecine à proprement parler. Il n'est d'ailleurs plus exclus que d'ici quelques années, les hôpitaux jernlanders accueillent des robots qui pourraient intervenir à la place des médecins. Le ministre de la santé n'a d'ailleurs pas démenti que ses équipes échangeraient à ce propos avec plusieurs responsables d'entreprises, dont ceux de Hete par exemple, où encore avec Tadhchai, leader ennissois dans la robotique, sans que des grands principes directeurs n'aient pu encore faire l'objet de consensus à ce stade. Pourtant, plusieurs autres pistes de modernisation sont également étudiées encore par les autorités sanitaires pour faire du système hospitalier et du parcours de soins national le tout meilleur au monde. Ainsi, plusieurs faiblesses ont pu être identifiées à ce jour sur les logiciels utilisés et qui restent encore, selon les aveux même du ministre de la santé, « pas assez performants et ne permettant pas une gestion optimale en cas de grande épidémie, voire en cas d'attaque terroriste impliquant des armes de destruction massive type bactériologique ou chimique ». Altek a déjà annoncé vouloir mettre en place des groupes d'étude et développer potentiellement des coopérations technologiques et scientifiques au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes pour moderniser les outils proposés. Des recherches pour développer de nouveaux logiciels plus performants devraient ainsi débuter dans les prochaines semaines, avec le recrutement potentiel de plusieurs spécialistes slézans connus pour maîtriser le codage à ce niveau de compétences.

« Nous allons poursuivre la modernisation des installations sanitaires du pays pour permettre l'émergence de véritables pôles de recherche et d'excellence en matière de soin et de santé. Les décrets permettant la création de cliniques privées qui seront pris dans les prochains mois devraient permettre de renforcer le dynamisme de la santé et des entreprises jernlanders. A terme, l'objectif est de disposer de centres hospitaliers et de cliniques de renommée mondiale où se construira la santé de demain » rappelle le ministre. En attendant, plusieurs hôpitaux de nouvelle génération ont réouvert leurs portes après des travaux de modernisation et de réhabilitation, comme par exemple celui de Trømsengaard (ndlr. comté de Vestfold), avec une forte spécialisation dans les questions de génie génétique. Son directeur reconnaît d'ailleurs que « les mois qui viennent promettent d'être passionnant à tout point de vue, notamment parce que nous nous attendons à de belles avancées et découvertes dans le domaine, grâce aussi aux collaborations et partenariats que nous développons avec des acteurs majeurs comme Nygen, DeCODE Matrix, ou encore l'Institut Hammer ». L'objectif est à terme de pouvoir appliquer les résultats en matière de génie génétique au développement de traitements et médicaments de nouvelle génération également. A ce propos, Rune Lauve, chef du service de génétique clinique et médicale à l'hôpital de Trondheim (ndlr. comté de Rodinland), espère que des résultats concluants pourront être obtenus grâce à la méthode du ciseau génétique, qui reste à ce stade encore au stade théorique, sans avoir été testé de manière concluante jusqu'à aujourd'hui au Jernland, bien qu'il existe plusieurs publications et réalisation du genre dans les centres médicaux spécialisés sarkhovites.
Galaad

Message par Galaad »

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11. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le Statsråd valide le recours à l'insémination artificielle face à l'infertilité[/center][hr][/hr]

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Les avancées réalisées en matière de génétique, mais aussi dans l'ensemble des branches de la médecine moderne ces dernières années ont conduit le ministère de la santé à vouloir réviser la législation concernant le recours à l'assistance humaine dans la procréation pour pallier notamment les conséquences de l'infertilité chez les femmes. Longtemps sujet à vif débat, l'insémination artificielle a en effet été considérée comme contre nature et pouvant heurter les grands principes régissant la médecine nationale. Cette réticence des autorités s'est en effet appuyée sur une pratique encore très présente du christianisme. Cependant, avec le recul du nombre de Jernlanders se déclarant fidèles de cette religion monothéiste, le gouvernement a souhaité offrir aux femmes rencontrant des difficultés à procréer, pour des raisons médicales, des solutions s'appuyant sur la science et les savoirs des [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=353425#p353425]centres de la fertilité[/url], principalement gérés par Den Nordisk Kjemiskfabrikk, l'institut Hammer ou directement rattachés à différents centres hospitaliers universitaires. Alors que le grand plan de modernisation des établissements hospitaliers nationaux a permis d'accroître les moyens à disposition de la santé, le sykdomskontrollsenter (ndlr. Centre de contrôle des maladies), installé à Fosnavåg (comté de Rodinland), sur l'île de Nordostrundingen, devrait devenir dans les prochaines années un lieu privilégié pour l'étude des grandes maladies contagieuses, mais également des dégénérescences humaines, pour y proposer ensuite des solutions. « Les importants progrès réalisés en matière de compréhension du génome humain vont potentiellement permettre de mieux cerner les causes de l'infertilité chez les femmes, lorsqu'elle a une origine génétique, et les conclusions que nous atteindrons en matière de génie génétique ouvriront possiblement la voie à la guérison de ces troubles, voire permettront de mieux déceler les maladies et ainsi de mettre au monde des enfants moins susceptibles de les reproduire ou de les contracter » abonde le directeur local du sykdomskontrollsenter.

Engagé depuis plusieurs année sen faveur de la stimulation de la natalité par l'augmentation des naissances et la diminution des causes de mortalité, le ministère de la santé a déjà annoncé que les premières inséminations pourront intervenir dès le mois d'octobre, en précisant cependant que plusieurs restrictions et barrières serviront de garde-fou afin d'éviter des dérives qui pourraient à terme conduire à des excès et abus du système. Ainsi, l'insémination artificielle devrait être ouverte aux seules femmes mariées, pouvant prouver médicalement que leur infertilité est la conséquence d'une pathologie ; ce qui devrait exclure de facto les femmes célibataires, ou divorcées, ne pouvant offrir à leur future progéniture un cadre optimal d'épanouissement moral, intellectuel et social. Toutefois, si le Statsråd a pris les mesures d'ordre réglementaires et législatives pour permettre le recours à l'insémination artificielle, celle-ci devrait se faire à la charge des patients et non via des remboursements par le Trygd ; les femmes devront ainsi débourser elles-mêmes les frais relatifs à l'insémination et à la procréation. Seul le coût du suivi médical de la grossesse, déjà couvert par la sécurité sociale dans le cadre des maternités classiques, sera ainsi pris en charge. Néanmoins, avec la multiplication des contrats souscrits auprès des mutuelles et assurances privées en complément de la couverture universelle offerte aux Jernlanders, le ministère estime que seule un petit nombre de couples devraient vraisemblablement faire face à des difficultés d'ordre matériel pour assurer le paiement de cette prestation médicale. Le ministre de la santé estime toutefois qu'il n'appartient « pas à l'Etat, au regard des comptes publics, de couvrir ce type de dépenses, ce qui n'exclut pas qu'à terme, lorsque les moyens financiers nationaux du Trygd le permettront davantage, un élargissement de la couverture par l'assurance maladie ne soit pas envisageable ». En attendant, l'institut Hammer et nyGEN, spécialiste jernlander du génie génétique et des biotechnologies, ont déjà annoncé que plusieurs séries d'essais cliniques pourraient être lancés, avec une prise en charge intégrale des coûts, sinon à la charge des familles.

En effet, les deux organismes et entreprises souhaitent pouvoir améliorer et optimiser au maximum le processus pour en réduire le coût pour les familles et ainsi faciliter sa généralisation. A côté de cet objectif, il s'agit aussi pour ce partenariat de profiter des prélèvements à effectuer sur les femmes pour pratiquer les inséminations artificielles en laboratoire, pour travailler sur les cellules souches et ainsi élargir le champ potentiel des découverte liées à celles-ci ; ce qui n'a pas manqué de faire bruyamment réagir la communauté chrétienne du Jernland, qui y voit les prémices d'un potentiel eugénisme ou d'une tentative de se substituer au divin dans le contrôle de la vie. Ainsi, l'archevêque de Røros, primat du Jernland, a indiqué « réprouver tant la légalisation de l'insémination artificielle que les travaux autour des cellules souches et sur les embryons, parce qu'il n'appartient pas à l'homme de corriger ou de manipuler ce que seul Dieu est en mesure de commander et de décider. L'homme ne doit pas et ne peut pas se faire dieu en décidant qu'elle femme doit enfanter et laquelle ne le doit pas ; les cas d'infertilité ne pouvant être que l'expression d'une volonté divine dépassant le mortel et que seul le Très Haut est en mesure de comprendre, dans le cadre du grand dessein qu'Il nourrit pour chacune de Ses créatures ». Face à l'opposition de la communauté des croyants du culte chrétien, principalement catholique et protestant, une pétition de soutien aux positions de l'Eglise aurait déjà recueillie plus de cent mille signatures, avec l'objectif d'atteindre la barre du million symbolique, espérant attirer l'attention des plus hautes autorités religieuses chrétiennes et obtenir leur soutien dans un combat qu'ils jugent essentiel dans la perspective de la société d'avenir qu'il conviendrait de construire. Selon les opposants à ce projet gouvernemental, tout le débat porte sur la place que peut occuper la science, et de savoir si elle doit forcément pallier le plus de défaillances humaines possible.

Désireux de rassurer ceux qui expriment le plus d'inquiétudes, le ministre de la santé a rappelé qu'il s'agit avant tout de réparer une injustice profonde qui est faite à certaines femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfant, alors même que le Jernland aura besoin dans les années à venir d'une natalité forte pour faire face aux grands défis économiques et sociaux qui se présentent à lui. En effet, « quand un pays comme le nôtre se développe aussi rapidement comme nous avons pu l'observer en 2039, il est primordial, urgent même et d'intérêt national, de nous assurer que nous pourrons faire face d'abord au renouvellement des générations, mais également que nous parviendrons à avoir demain suffisamment de bras et de main d'oeuvre pour répondre à la très forte demande intérieure, mais également extérieure, sans quoi, les entreprises et usines nationales iront rechercher ailleurs les besoins qu'elles peuvent avoir ». De même, pour le gouvernement, les travaux autour du génie génétique et de la manipulation du génome humain pour en éliminer à terme potentiellement les gènes moins résistants ou susceptibles de favoriser le développement de certaines maladies, comme celles sexuellement transmissibles par exemple qui causent également de l'infertilité. A ce titre, la question du ciseau génétique, dont il est régulièrement question dans la documentation scientifique, notamment en Sarkhovie, pionnier en matière de génie génétique, devrait ainsi également faire fortement débat au sein de la communauté scientifique et religieuse. L'institut Hammer et nyGEN ont d'ailleurs déjà déclaré vouloir étudier cette piste, parce qu'étant « celle qui pourrait offrir le plus de chances de corriger à terme, une fois parfaitement maîtrisée, les défaillances génétiques et éliminer certaines maladies aujourd'hui particulièrement virulentes ».
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
15. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Malgré moins d'impayés, les petites entreprises encore confrontées aux délais[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/36/79tr.jpg[/img][/center]

Bien que le ministère de l'économie et des finances avait porté il y a un an et demi un important texte de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=350052#p350052]loi sur les délais de paiement[/url], qui prévoyait notamment la réduction du temps accordé aux clients professionnels et aux grands groupes - finalement, alors qu'il était question de porter ce délai de soixante jours à seulement une quinzaine, un compromis avait été trouvé pour accorder jusqu'à trente jours aux débiteurs pour s'acquitter de leur dû auprès de leurs fournisseurs - beaucoup resterait encore à faire pour réduire encore les délais de paiement. Paradoxalement, ce sont souvent les plus grandes entreprises du pays qui sont les plus mauvais payeurs, avec pour cause la plus régulièrement avancée, les lourdeurs et processus de validation au sein de ces structures qui s'apparentent en matière de nombre de salariés parfois à de véritables administrations. Si Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances a exclu de recourir à nouveau à l'arme législative ou réglementaire pour faciliter encore davantage la vie des petites et moyennes entreprises, celles-ci commencent à se tourner vers des méthodes alternatives, en améliorant notamment leur propre fonctionnement interne, ce qui leur permet souvent d'accélérer le recouvrement de leurs créances. Tom Lunder, directeur d'une entreprise artisanale du secteur du verre et de la cristallerie et employant environ trente salariés explique par exemple que « la direction financières de l'entreprise a été renforcée, avec l'arrivée d'un nouveau comptable en charge de suivre tout particulièrement la trésorerie et le recouvrement des factures », pour faire face aux difficultés parfois rencontrées avec plusieurs grands comptes. Pas question cependant de les nommer pour le dirigeant de la société qui dit vouloir garder de bonnes relations avec ses clients, qui lui permettent accessoirement d'envisager assez sereinement l'avenir et le développement de sa petite structure installée en périphérie d'Ålesund.

Pourtant, pour d'autres entrepreneurs, difficile de recruter ou de se projeter à un horizon de plus de quelques mois, tant ils dépendent de la bonne volonté de leurs clients qui pour certains ne s'acquittent des factures que dans les derniers jours réglementaires. Selon la fédération des petites et moyennes entreprises, « il n'est souvent pas question de mauvaise volonté ou de réticence à payer les factures, mais plus d'oublis ou de temps de traitement excessivement longs, surtout dans les plus grosses structures ». Cette réalité a toutefois des conséquences très concrètes pour les PME, mais aussi les entreprises de taille intermédiaire, loin d'être épargnées par ces difficultés. Leif Paasche, président directeur général d'une entreprise de plus de sept cent salariés met d'ailleurs en avant que ses projets de développement sont contrecarrés en raison de l'incertitude qui plane toujours sur le moment exact où sa trésorerie sera renflouée par les paiements de factures. « En réalité, cela nous oblige à immobiliser plus longtemps des fonds qui sinon pourraient servir à d'autres choses, comme investir dans de nouvelles machines, payer davantage en salaires, ou recruter de nouveaux personnels ; malheureusement, aujourd'hui, près d'un quart de ce qui devrait représenter notre trésorerie dort en réalité sur les comptes de nos clients, en attendant qu'ils nous paient les factures » ajoute-t-il. Pour faire face à cette situation, il a préféré se tourner vers une solution informatique, proposée par une jeune start-up du numérique - CashFlow -, qui vient de lever plus de trois millions et demi de dalers (ndlr. 2,5 millions de dollars) pour commercialiser plus largement son nouveau logiciel de relance des factures impayées. Jusqu'à présent, ce dernier était en phase de test auprès de plusieurs dizaines d'entreprises de tout genre, qu'elles soient petites, moyennes ou déjà de taille plus conséquente, afin, selon ses créateurs de « mesurer plus exactement les attentes de tous les types d'entreprises, parce qu'évidemment, les besoins ne sont pas les mêmes selon que vous gérez quelques dizaines de milliers de dalers à l'année, ou plusieurs millions, voire milliards » justifie Anton Baglien, l'un de ses deux concepteurs, et président délégué à l'innovation et au développement.

Ce logiciel est ainsi conçu pour intégrer l'ensemble des factures, pour lesquelles sont renseignées automatiquement les dates butoirs légales. Mais selon les propos d'Anton Baglien les premiers retours des utilisateurs professionnels devraient permettre d'implémenter à terme de nouvelles fonctionnalités pour améliorer encore l'expérience utilisateurs et réduire au maximum les manipulations à effectuer par les services comptables et financiers des entreprises. « Dans l'idéal, notre objectif est de pouvoir prévoir une fonctionnalité qui permettrait qu'une fois entrée dans le logiciel, la facture soit intégralement traitée dans sa relance éventuelle par celui-ci. Ainsi, l'utilisateur n'aurait qu'à programme une date systématique de relance - par exemple après deux semaines - pour que le logiciel édite la lettre de relance, ou le mail, pour l'envoyer directement à l'entreprise débitrice ». Une telle option permettrait de réduire l'intervention de l'entreprise créancière à la seule manipulation d'intégration de la facture dans la base de données, ainsi que sa validation une fois le paiement perçu. Accueilli plutôt favorablement par les bêtatesteurs, ce logiciel, avec les annonces d'améliorations, devrait rencontrer un certain succès auprès des plus petites entreprises, souvent bien en peine de trouver les moyens financiers de recruter un véritable service comptable. C'est en effet le plus souvent le chef d'entreprise qui gère ces aspect de la vie de sa structure lui-même, voire son épouse, lorsque ce n'est pas délégué à un cabinet d'expert comptable. Dans ce cadre, les travaux conduits en partenariat avec d'autres développeurs pour ce logiciel plus moderne pourraient à terme déboucher sur la naissance d'une véritable pépite, alors que les grands groupes cherchent déjà à réduire les frais de personnel pour se concentrer davantage sur la recherche et développement, la production ou les aspects commerciaux. En attendant, Anton Baglien a annoncé que son entreprise a obtenu des autorités de contrôle prudentiel l'agrément d'agent de service de paiement qui devrait lui permettre proposer des activités liées à la fintech. Dans le détail, l'abonnement de deux cent dalers mensuels, indexé sur le chiffre d'affaires de l'entreprise cliente, permettra ainsi d'améliorer encore le délai de recouvrement des factures, avec la possibilité de souscrire un compte de paiement facilitant le règlement par virement, prélèvement ou carte bancaire. « Nous avons observé une réduction de 15% des délais de paiement auprès de nos clients et débiteurs » pointe plusieurs chefs d'entreprise, très enthousiastes et impatients de voir débarquer bientôt une version commerciale à laquelle ils compte bien souscrire.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img] https://zupimages.net/up/19/14/mb99.png [/img]
17. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]La Jernlander Bank a acquis cinq tonnes d'or pour renforcer sa réserve[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/36/aush.png[/img][/center]

Si la Jernlander Bank (ndlr. Banque jernlander), banque centrale et principale institution financière du pays, continue d'accumuler des devises, principalement lébiriennes, brittones ou ennissoises, le conseil des gouverneurs a décidé d'accroître la quantité d'or entreposé dans les coffres nationaux. Cette décision a fait l'objet d'une notification au Statsråd, notamment au près du ministère de l'économie et des finances, avant d'être officialisée dans l'après-midi à l'occasion du point mensuel avec la presse spécialisée. Si selon les textes réglementaires, la banque centrale jouit d'une très large autonomie qui lui permet de mener des politiques monétaires sans être sous l'influence du pouvoir politique, la coutume veut néanmoins qu'elle obtienne, formellement, une réponse du gouvernement avant d'engager des opérations d'ampleur. Ainsi, la Jernlander Bank va acquérir auprès des producteurs nationaux - le Jernland dispose de deux importants gisements aurifères à Midtøya qui lui permettent d'extraire annuellement presque quinze tonnes d'or des sous-sols jernlanders.

Cependant, pour ne pas grever trop la production du pays, l'institution va également se fournir sur les marchés mondiaux, où le cours bas de l'or est reparti à la baisse. Selon les éléments fournis par la banque centrale l'objectif est de porter la réserve nationale à 150 tonnes, alors qu'elle était jusqu'alors de cent quarante cinq tonnes. Cela devrait permettre au Jernland de consolider sa positon de septième plus important détenteur d'or au monde, juste derrière l'Eashatri, dont le ralentissement économique ces deux dernières années - le pays n'a connu que des croissances de 4%, contre plus de 8% en 2037, perdant deux places dans le classements des puissances économiques, dans un contexte de croissance mondiale presque triple - pourrait le contraindre dans ses ambitions de constituer une réserve aurifère solide. A l'inverse, dopé par d'excellents résultats économiques en 2038, mais surtout en 2039, où le Jernland a été le deuxième pays le plus dynamique au monde, à quasi égalité avec la République du Gandhari, la banque centrale envisage de mener une politique d'acquisition durable de devises étrangères et d'or pour consolider le daler et assurer sa stabilité sur les marchés de change internationaux. L'objectif avoué est d'en faire en effet la monnaie de référence en Dytolie occidentale et nordique.

L'achat de cinq tonnes d'or supplémentaires devrait permettre, au cours actuel de l'or, de porter les réserves nationales à une valeur inégalée dans l'histoire récente du pays de plus de 21 milliards de dalers (ndlr. près de 14 milliards de dollars), soit l'équivalent de presque 14% du produit intérieur brut. Evidemment, cette somme ne date pas d'achats uniquement récents, mais aussi d'une thésaurisation de longue date. En effet, au fil des années, la Jernlander Bank a accumulé les tonnes d'or à mesure que l'économie nationale s'est renforcée, de sorte de consolider en parallèle la monnaie nationale. Cette acquisition s'inscrit également dans une méfiance croissante de la banque centrale vis-à-vis des devises étrangères, alors que 2039 aura été l'année de l'affrontement entre deux des plus importantes économies mondiales, à savoir la Ligue de Lébira et la République fédérale d'Ennis. Si les réserves de change de l'Etat s'élèvent à présent à 30 milliards de dalers (ndlr. vingt milliards de dollars), elle restent inférieures aux réserves d'or (HRP : IRL c'est plutôt l'inverse, mais vu le prix très fort du gramme d'or inRP (presque 100$ contre 50$ IRL) ça s'explique assez bien), signe que le métal précieux continue de jouir d'une forte confiance et fait largement office de valeur refuge alors que les motifs de tension vont croissant entre les principales forces géopolitiques mondiales. Le montant des devises a cependant progressé de 5%, conséquence directe de la très forte augmentation des exportations jernlanders qui ont très largement profité des progrès de l'économie nationale. Du côté de la Jernlander Bank, la justification pour l'acquisition de cinq tonnes d'or supplémentaires est qu'il s'agit d'anticiper les possibles conflits et crises de 2040 en misant sur une valeur refuge comme le lingot d'or.

Pour Tronde Gronde, directeur de la banque centrale, « l'or a de tous temps représenté une valeur faisant office de garantie et le Jernland, s'il veut garantir la solidité de son économie et de sa monnaie se doit de disposer de suffisamment de réserves d'or pour faire face à d'éventuels déstabilisation ou imprévus économiques, financiers et monétaires ». Les réserves officielles jernlanders ont en effet pour finalité de démontrer aux marchés financiers que le pays a les moyens de résister à un choc économique comme l'augmentation des cours des matières premières, ou financier, comme une crise du crédit par exemple. « Les acteurs économiques peuvent naturellement faire confiance au Jernland et à la robustesse de son économie, économie qui tend d'ailleurs à se renforcer encore d'année en année ».

Du côté des analystes financiers et des établissements bancaires, nombreux sont ceux à estimer que le Jernland entend aussi s'imposer comme la nouvelle référence économique régionale dytolienne occidentale et nordique, avec une monnaie très solide dont le cours se rapprocherait toujours d'avantage de la parité avec le dollars. Les mêmes y voient également le signe que l'économie jernlander se prépare à un changement du rôle de l'or dans le système monétaire mondiale, avec un panier de monnaies adossées à l'or. Interrogé le ministère de l'économie et des finances n'a pas confirmé ou infirmé cette hypothèse, se contentant de rappeler que le dollars est une valeur de référence très aléatoire qui n'a aucune réalité économique mondiale. Børge Sveaas, le ministre de l'économie et des finances, a été sollicité face à ce scénario, rappelant lui aussi le côté très fictif d'une indexation sur une monnaie virtuelle alors que « l'or a le bénéfice d'être très concret, très réel, pour sa part et dispose d'un capital confiance auprès des populations dont ne disposent pas les autres indicateurs ». Ainsi, de manière générale, le Statsråd, s'il n'a ni officiellement confirmé ou infirmé l'affirmation qu'il y aurait un souhait de voir le daler dépasser la livre sterling et devenir la référence , a surtout rappelé qu'un « daler fort et une économie robuste seront autant d'arguments à disposition du Jernland quand s'ouvrira le prochain congrès de la Communauté des Nations Dytoliennes, congrès qui sera surtout l'occasion de poser les base pour la création et la mise en circulation d'une monnaie commune destinée aux échanges commerciaux intérieurs et extérieurs du Forum pour la coopération économique ».
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
30. januar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Privatisation en vue pour le ramassage des ordures ménagères[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/37/bgr0.jpg[/img][/center]

Jusqu'à présent la collecte des déchets et des ordures ménagères constituait un service public opéré en régie par une administration dépendant directement du ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et de la forêt. Et avec près de 250 kilogrammes par habitant et par an, soit 8,5 millions de tonnes pour l'ensemble des déchets domestiques pour l'ensemble du pays, il s'agit d'un marché important qui attise déjà les convoitises de plusieurs candidats déclarés à la collecte et la valorisation des déchets domestiques. En effet, le gouvernement a fait connaître son intention de privatiser cette activité pour réduire les coûts pesant sur le budget de l'Etat. Selon l'étude commandée par le ministère de l'environnement, le simple fait de passer d'une régie à une délégation de service public devrait permettre d'économiser jusqu'à 15% des crédits normalement alloués à cette activité. Pour autant, la feuille de route fixée par le ministère en amont de la procédure de privatisation prévoit de passer plusieurs marchés publics pour mettre en concurrence les différents opérateurs candidats pour retenir ensuite la meilleure offre, non pas seulement sur des critères tarifaires, mais également en matière de qualité et de la diversité du service proposé.

Seraient ainsi également pris en compte le nombre de passage de collecte des ordures, les propositions faites pour améliorer les incitations pour le tri sélectif dans les foyers jernlanders. Selon le ministre, « des efforts importants ont déjà été réalisés pour améliorer ces pratiques dans les ménages, notamment grâce à l'instauration de jours de collectes différenciés, mais aujourd'hui, avec l'explosion du niveau de vie, le volume des déchets domestiques risque fortement d'augmenter également de manière exponentielle. C'est un défi qu'il faut anticiper pour apporter les réponses les plus adéquates à ce phénomène naturel ». La volonté gouvernementale est à terme de parvenir à réduire non pas nécessairement le volume global des déchets par habitant - le Jernland est aujourd'hui un producteur moyen au regard notamment de son produit intérieur brut par habitant - mais plutôt de ralentir la progression par rapport à son rythme actuel. « Notre ambition est de limiter la progression du volume de déchets domestiques par habitant à quatre cent kilogrammes par Jernlanders d'ici 2045, soit une progression de 60%, alors même que nos projections d'évolution de la richesse nationale vont dans le sens d'une progression nettement plus forte en parallèle » abonde le ministre.

A côté de la privatisation de la collecte, le plan du ministère de l’agriculture, de la pêche, de l’environnement et des forêts prévoit également d’agir sur la réduction de la pollution due aux dépôts sauvages et à l’abandon d’ordures dans les espaces naturels. Si les Jernlanders sont particulièrement attachés à la préservation de leur environnement et de la nature, le phénomène tend toutefois à se multiplier, en raison de l’augmentation très forte du tourisme de masse, selon l’étude commandée par le ministère. L’ambition est de mieux lutter contre ces agissements, actuellement l’incinération continue de représenter moins que les décharges comme destination des déchets du Jernland, devant la valorisation des matières, au travers du recyclage, et de la gestion biologiques – il s’agit là du compostage et de la méthanisation des déchets d’origine organique. L’incinération pourrait d’ailleurs représenter une opportunité pour l’alimentation énergétique du pays. En effet, plusieurs ingénieurs ont présenté au ministre l’hypothèse de mieux utiliser la chaleur générée par le processus d’incinération pour chauffer de l’eau et chauffer ensuite les édifices situés à proximité. « Cette hypothèse nécessiterait évidemment des adaptations de certaines infrastructures et de développer celles en construction pour intégrer cela dans le schéma de développement, c’est loin d’être infaisable » estime plusieurs cadres du ministère de l’environnement, qui ont été missionnés pour se mettre en lien avec leurs homologues du ministère de l’industrie, de l’énergie et du travail pour construire plus intelligemment les plans de construction dans les grandes villes du pays. De même, plusieurs agglomérations ont indiqué, dans le cadre de la publication de la feuille de route ministérielle sur la gestion des déchets, vouloir s’inscrire dans une démarche plus écoresponsable. Ainsi, Ålesund envisage de capter également le CO2 qui s’échappe des incinérateurs pour l’enfouir dans le sol, de sorte de réduire la pollution atmosphérique. La proposition de cette ville n’est d’ailleurs pas anodine, puisque déjà très engagée sur le recyclage et les processus de valorisation des ordures. Sa proximité géographique avec le Royaume des Valvatides, pionnier en matière de recyclage, en fait ainsi une vitrine sur le développement d’infrastructures du genre. En 2038 et 2039, plusieurs contrats ont ainsi été passés avec les spécialistes valvates du secteur pour des montants se chiffrant régulièrement en millions de dalers. Le recyclage organique, mécanique et chimique est ainsi en pleine explosion localement, avec ensuite des débouchées commerciales nouvelles. Une autre expérience à Hammersverk, dans le sud du pays retient l’attention des autorités, puisque celle-ci a choisi de stocker de la neige présente sur les pistes de l’aéroport dans un grand trou près des pistes pour ensuite climatiser l’aérogare une fois l’été venu, quand le froid se dégage de cette masse fondante.

La finalité du gouvernement est de mettre l’enjeu environnemental au cœur des préoccupations des Jernlanders, alors que depuis plusieurs années, le budget alloué à l’environnement progresse fortement. Des subventions vont ainsi inviter les entreprises et les particuliers à revoir leurs comportements et à adopter les nouveaux moyens techniques et technologiques moins polluants. A l’approche des élections législatives prévues pour 2042, l’ensemble des ministères ont reçu comme consigne de mieux intégrer le facteur écologique dans leur action et de proposer des politiques plus respectueuses de l’environnement. En effet, selon certaines études qui ont fuité, la préoccupation climatique et écologique retient l’attention de près d’un Jernlander sur trois, tandis que 20% des personnes interrogées estiment que les enjeux environnementaux et de préservation de la planète devraient être davantage pris en considération dans l’élaboration des politiques publiques. Si de nombreux experts internationaux s’accordent à dire que l’urgence climatique n’est pas un sujet, il ne peut être nié que l’explosion de l’activité économique et l’impact humain sur l’environnement va aller en croissant dans les années à venir. Face à ce défi, le président du Statsråd a rappelé que depuis 2035, beaucoup a déjà été fait et que le gouvernement a bien à l’esprit l’importance de mieux préserver la nature.
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/13/hjjk.png[/img]
02. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Le robot agricole de demain devrait bientôt arriver dans les champs[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/37/aj0q.jpg[/img][/center]

Avec encore plus de trois millions et demi d'actifs travaillant encore dans le secteur agricole - cela représente environ 14% de la population active nationale (hrp : cela correspond environ au taux polonais, nation encore très agricole en Europe), le Jernland fait encore partie de ces pays particulièrement agricole, alors même qu'il n'est pas nécessairement réputé pour être une grande nation du genre. Pourtant, depuis plusieurs années, la forte augmentation des budgets alloués au ministère de l'agriculture, ainsi que le soutien massif à l'innovation pour accroître les rendements dans les cultures, l'agriculture jernlander se porte plutôt bien. En effet, tandis que la Dytolie céruléenne a traversé l'été avec une forte poussé caniculaire et une sécheresse qui a frappé de plein fouet les exploitants céréaliers, le bassin norrois a été épargné, ce qui a permis au Jernland de se positionner comme un acteur agricole sinon majeur, au moins respectable dans les zones boréales. La start-up AgriCool a d'ailleurs décidé de surfer sur le renforcement de la filière nationale pour se lancer en partenariat avec d'autres acteurs plus importants comme NT Technologies ou encore Altek dans le développement et la commercialisation d'un robot à destination des professionnels. L'ambition de l'entreprise qui emploie déjà une vingtaine de salariés malgré son jeune âge, dont la plupart sont de jeunes ingénieurs diplômés récemment des écoles techniques du pays. Le dynamisme de la structure s'explique par ailleurs par la présence de plusieurs spécialistes ennissois, dont deux ont également des part au capital de la start-up, détenant ainsi un bon tiers des parts. « L'idée était véritablement d'offrir une opportunité à des ingénieurs et experts de la robotique qui n'avaient toutefois pas nécessairement les moyens financiers pour investir dans le lancement de notre projet » insiste le président d'AgriCool.

Le produit phare de l'entreprise sera son futur robot de binage et de désherbage mécanisé. « Nous avons constaté ces dernières années que l'agriculture du Jernland souffre encore d'un fort défaut de robotisation, alors même que les usines et les autres professions investissent massivement dans ces outils qui améliorent les rendements en réduisant les coûts de main d'oeuvre » confie-t-il. En effet, la robotisation galopante de l'économie jernlander permet de redéployer ailleurs des ouvriers industriels, ou agricoles vers d'autres tâches non remplaçable et à plus forte valeur ajoutée. « Il n'est pas question de proposer aux agriculteurs de se débarrasser de leurs ouvriers agricoles, mais plutôt d'accompagner une transition qui finira par arriver ; en l'anticipant et en proposant des robots dans la phase actuelle que traverse l'agriculture nationale, nous permettrons également de requalifier ces salariés ». Ce point de vue est en outre largement partagé au sein du ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail, tout comme au sein de celui de l'agriculture, la pêche, l'environnement et de la forêt. Pour le gouvernement, la tendance qui conduit à voir se multiplier les robots dans les usines, aujourd'hui parce que les entreprises s'équipent majoritairement auprès de l'ennissois Todhchai, mais demain parce que des concurrents potentiels jernlanders auront émergé, n'est pas nécessairement négative en soi. « De tout temps l'économie de tous les pays a muté, d'abord pour faire face aux contraintes de produire plus en moins de temps, mais aussi pour ne pas se laisser distancer par les entreprises concurrentes. Le Jernland entre à présent dans une sorte de nouvelle révolution industrielle et par extension agricole qui conduit à la robotisation des cycles de production et d'exploitation ; c'est absolument normal et il appartient au gouvernement non pas de chercher à freiner cela en figeant le pays dans le siècle dernier, mais bien de l'encourager et d'accompagner les transformations sur le marché du travail et en formant plus tôt les jeunes ou les ouvriers en requalification pour leur permettre de saisir toutes les chances qu'offre ces bouleversements » promet le ministre de l'industrie, de l'énergie et du travail.

Ainsi, AgriCool a bénéficié à plein des aides du Statsråd et de l'Offentlig InvesteringsBank (ndlr. Banque publique d'investissement, OIB), en percevant notamment plusieurs subventions pour l'aider à démarrer son activité ainsi que pour recruter des ingénieurs qualifiés et capables d'accompagner les phases d'innovation ; y compris grâce à des report de cotisations sociales patronales et salariales. Cette dernière mesure, prévue par le paquet budgétaire de l'année 2039, a d'ailleurs rencontré un vif succès de manière générale en étant un recours prisé par les entreprises. Elle permet d'accroître le revenu net des salariés tout en réduisant l'impact sur la compétitivité et la capacité d'investissement et d'autofinancement des entreprises, en leur laissant le temps de renforcer leur activité avant de devoir s'acquitter pleinement de ces charges. C'est avec l'aide du ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts qu'AgriCool a pu mettre au point les premiers prototypes d'engins qui vont à présent devoir passer avec succès l'ensemble des phases de tests et d'essai en laboratoire, puis en grandeur nature, sur les champs et dans les exploitations. Le robot permettra à terme de désherber, biner entretenir les vignes de manière autonome en embarquant des dispositifs inédits de guidage laser et des logiciels de traitement rapide de l'information collectée sur le terrain. L'agriculteur quant à lui profitera d'une application qui lui permettra notamment de gérer, superviser, commander et ajuster le travail de plusieurs robots simultanément, le tout depuis son ordinateur. au total, ce sont jusqu'à dix machines en même temps qui pourront être activées à distance, sans que l'exploitant n'ait besoin de se trouver in situ. « Très concrètement, cela va nettement faciliter la tâche des professionnels agricoles, qui pourront se concentrer sur l'essentiel, parce que ce type de travail reste malgré tout très rébarbatif et fatiguant tout en nécessitant actuellement une forte présence humaine dans les champs, alors qu'ils pourraient être occupés à d'autres choses » jugent les représentants agricoles, qui assurent par ailleurs que les ouvriers agricoles recevront pour la plupart une formation pour leur permettre de gérer ce type de machine, vendue à environ 30 000 dalers pièce (ndlr. 20 000 dollars).

Mais AgriCool n'est pas la seule entreprise à développer son robot agricole, et plusieurs dizaines d'autres acteurs coopèrent ou sont en train de chercher à commercialiser leur produit pour répondre à une demande qui s'annonce croissante, avec l'explosion du revenu des entrepreneurs et leurs capacités d'investissement en forte progression également. Du point de vue du ministère de l'agriculture, il s'agit là de très bonnes nouvelles qui témoignent d'ailleurs du bon dynamisme de a filière agricole et industrielle qui l'entoure. « Cela démontre clairement que malgré l'accroissement de la part des secteurs secondaires et tertiaires observée depuis cinq ans que le secteur primaire, et tout particulièrement la filière de l'agriculture, est loin d'être condamnée au déclin. Elle se transforme et intègre les progrès techniques et technologiques de notre temps ».
Galaad

Message par Galaad »

[justify][center][img]https://zupimages.net/up/19/14/437c.png[/img]
05. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les puces sous-cutanées renforceront la sécurité au Jernland[/center][hr][/hr]

[center][img]https://zupimages.net/up/19/37/cxug.jpg[/img][/center]

Le projet ne date pas d'hier, mais il va prendre un tour nouveau avec les importants progrès réalisés depuis quelques années au Jernland en matière d'informatique, de production de composants électroniques, ou encore en matière de médecine. A plusieurs reprises déjà le ministre de l'intérieur et de la sûreté a vanté les atouts que représenterait le développement, et la multiplication de l'implantation de puces électroniques sous-cutanées sur les Jernlanders, avec en premier lieu la capacité à mieux identifier les individus en réduisant drastiquement les risques d'usurpation d'identité. En effet, à l'heure actuelle, les contrôles d'identité se basent essentiellement sur les documents, tels les passeports, détenus par les citoyens. Néanmoins, ces derniers peuvent être falsifiés pour offrir une nouvelle vie à son porteur. Pour le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'intérieur et de la sûreté, « dans le contexte actuel de fort regain de tensions et de risque de voir des Etats étrangers financer des opérations d'infiltrations d'agents subversifs avec des intentions de déstabilisation politique, économique ou sociale, le puçage des individus représenterait la solution idéale pour renforcer la sécurité du pays et permettrait de mieux protéger les Jernlanders ». Conscient de l'opportunité qu'offre cette technologie, le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) avait déjà validé en 2037 le lancement d'un important programme de recherche pour la mise au point de premiers prototypes de ces puces sous-cutanées, en collaboration avec l'Institut Hammer, les principaux laboratoires spécialisés dans la pharmaceutique et la production de traitements médicaux, et plusieurs entreprises du secteur de la technologie. Mais d'autres sociétés, étrangères, sont également sollicitées pour faire avancer les travaux. Ainsi, les grandes capacités en matière de protection des données informatiques et de cybersécurité du Royaume de Slézanie intéressent évidemment le Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat) qui a posé comme attente une réduction maximale de l'exposition aux risques de piratage ou d'utilisation indue par des éléments hostiles au Jernland ou par des organisations et gouvernements qui chercheraient à nuire à la sécurité nationale.

A ce stade, les informations qui pourraient être contenues dans ces puces de type radio-identification (ndlr. RFID) permettront d'identifier plus facilement et plus rapidement les individus, puisqu'elles contiendront les numéros relatifs aux documents d'identité et aux passeport, mais également des données biométriques ou encore des informations bancaires. Par ailleurs, en plus des applications liées à la sécurité, la géolocalisation et à l'identification, elles pourront également receler des éléments à la discrétion des porteurs, comme des moyens d'authentification pour leurs réseaux sociaux, l'ouverture de portes sécurisées ou encore l'achat d'articles commerciaux dans les magasins qui disposeront à terme presque tous de lecteurs adaptés à la lecture des puces. Ce dernier volet, à savoir les capacités à intégrer d'autres fonctionnalités, devraient largement intéresser certaines grandes entreprises qui souhaiteraient également renforcer leurs dispositifs de contrôle des accès sécurisés à leurs locaux. A titre d'exemple, l'une des possibilités offertes par ces puces serait de pouvoir définir une liste de salariés avec différents niveaux d'autorisation d'accès et d'accréditation pour débloquer automatiquement les portes et systèmes de protection lorsqu'ils se situent à proximité et ainsi réduire fortement les risques d'intrusion dans les espaces réservés. De grandes entreprises sensibles, comme Altek, Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou encore des établissements bancaires ont déjà indiqué qu'elles collaboreront dans le cadre du développement des puces LITEN pour pouvoir bénéficier à terme des avancées qui seront réalisées. Les travaux de recherche actuellement en cours pour développer des composants électroniques de nouvelles générations, dont la taille réduites permettra d'envisager des implantations sous-cutanées de la taille d'un grain de riz. Mais au delà des enjeux de sécurité, le Rådet for statens sikkerhet a déjà annoncé que d'autres applications seront également développées, comme l'intégration d'éléments d'informations génétiques, dans le prolongement des données biométriques. A ce titre, les importants progrès réalisés par nyGEN sur les questions de séquençage ADN et de génie génétique ces dernières années permettent d'envisager l'intégration de nombreux éléments informatifs dans les puces RFID. L'objectif sera avant tout de santé public, avec comme finalité d'accélérer les capacités pour les médecins dans les hôpitaux et les cliniques à avoir accès aux informations vitales sur chaque patient implanté.

C'est justement sur ce dernier point que les avis divergent le plus, puisque l'aile libérale au sein du Statsråd estime que l'implantation doit se faire sur la base du volontariat, tandis que les tenants d'une ligne plus sécuritaire et de bon sens jugent impératif que chaque Jernlanders soit muni de sa propre puce. Pour l'heure, la décision est encore à l'arbitrage du chef de l'Etat, le General Magnuss Løvenskiold, bien que ce dernier pencherait plutôt pour une application extensive de la mesure, de sorte de démultiplier les effets positifs pour la sécurité du pays. Le ministre de l'intérieur estime d'ailleurs qu'en « équipant l'intégralité des individus de ce genre d'appareils, cela permettra aux forces de l'ordre de repérer en temps réel les suspects ou les auteurs d'actes criminels ou terroristes et finalement contribuera à améliorer le taux d'interpellation des les affaires les plus graves », tandis que d'autres sources gouvernementales mettent en avant le champ des possibles ouvert par ces nouvelles technologies en matière de santé publique, mais aussi de politiques familiales. Ce point, assez surprenant de prime abord, est pourtant très facilement explicable, puisque les micropuces permettront de géolocaliser directement les enfants et d'être avertis par un message électronique ou une notifications sur l'une des applications qui sera proposées par les principaux concepteurs jernlanders lorsque ceux-ci seront arrivés à l'école, ou à un point défini. Pour cela, le Jernland va multiplier également dans les années à venir son parc satellitaire, en s'appuyant largement sur Orbis Communications, pour offrir la meilleure couverture qui soit, y compris au delà des seules frontières nationales. La commercialisation devrait débuter assez rapidement, à condition que les avancées technologiques en matière de composants électroniques soient aux rendez-vous dans les délais espérés. C'est justement ce qui explique que le ministère de l'intérieur, ainsi que celui de la santé commencent à travailler sur un schéma pour des campagnes d'implantation, notamment à l'occasion des vaccinations régulièrement prévues par les recommandations des organismes de santé publique, avec en ligne de mire notamment la mise en réserve des financements nécessaires. Selon les estimations gouvernementales, les premières grandes campagnes pourraient débuter rapidement, sous réserve de résultats probants lors des phases de tests. Ces puces se généraliseront quoi qu'il en soit pour les animaux, jusqu'à présent uniquement tatoués, et qui devront impérativement être pucés dès 2041 pour pouvoir être dans l'espace public et quitter le territoire national ; les fournisseurs santognais seront en première ligne pour l'approvisionnement auprès des cliniques vétérinaires.
Galaad

Message par Galaad »

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15. februar 2040[/center]

[hr][/hr][center]Les divergences entre nationaux et libéraux de plus en plus visibles[/center][hr][/hr]

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Le ministre de l’économie et des finances a précisé l’intention du Jernland de porter, au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, un projet de baisse des tarifs douaniers pratiqués aux frontières du forum pour la coopération économique. Si depuis plusieurs années déjà, malgré un poids économique écrasant de la Ligue de Lébira en Dytolie orientale et méridionale, face à un axe Forcastel-Albarea qui penche de plus en plus du côté de la Santogne – la République de Valdaquie est empêtrée depuis maintenant plusieurs mois dans des oppositions internes et la désignation de l’ancien commissaire valdaque auprès de la Communauté des Nations Dytoliennes Radu Luca n’a pas encore permis à ce pays allié du Jernland de se repositionner comme un contre-poids diplomatique et militaire à Cartagina – le marché commun représente la plus importante zone économique mondiale, cette dernière continue de souffrir vis-à-vis de l’extérieur d’une image protectionniste.

Cependant, à y regarder de plus près, difficile de voir dans les règles communautaires un phénomène isolé mondialement. En effet, nombreuses sont les zones économiques à pratiquer une forme de protection de leur marché intérieur. Ainsi, la tentative olgaro-dorimarienne de renforcer cette espace d’échanges se basait également sur une volonté de se protéger, au moins partiellement, de la concurrence avec les autres grandes puissances économiques. La zone économique comprenant les pays islamiques constituant l’Islamic Free Trade Area (ndlr. Zone islamique de libre-échange) repose sur le même principe que le forum pour la coopération économique. Les autorités de la Ligue de Lébira ont beau jeu de chercher à dénoncer les mesures protectionnistes – il est utile de rappeler qu’elles permettent notamment aux différents Etats de peser davantage face au poids écrasant de l’économie lébirienne – alors que Cartagina a longtemps été un membre actif de l’Union Panocéanique (ndlr. UPO), aux côtés de la Brittonie et de son Commonwealth. Ce double discours est d’ailleurs de plus en plus pointé du doigt par les détracteurs jernlanders d’un assouplissement des règles douanières du Forum pour la coopération économique. Ces derniers dénonce un risque d’exposer les économies, encore fragiles pour certaines, des Etats-membres du FCE face à la voracité des entreprises lébiriennes.

De son côté, Børge Sveaas, ministre de l’économie et des finances, a dénoncé cette vision pessimiste et défaitiste de l’économie jernlanders, et estime que les entreprises nationales sont tout à fait prête et suffisamment robustes pour résister à ce défi. Il estime par ailleurs qu’elles pourraient même conquérir de nouvelles parts de marché à l’étranger, notamment dans la Ligue de Lébira qui représente de belles opportunités de croissance, avec une population environ deux fois plus riche qu’au Jernland. Pour lui, elles sont d’ailleurs bien implantées sur le marché national, et ont réussi à se faire une réputation de qualité et de fournisseurs de technologies de pointe auprès des pays partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes. « Si nous voulons offrir à nos entreprises les possibilités d’accroître leur croissance et de poursuivre leur développement, il faut à présent songer à regarder aussi au-delà du Forum pour la coopération économique parce qu’à terme ce marché finira par arriver à maturité et les possibilités de générer des bénéfices exponentiels supérieurs seront alors plus limitées. Nous ne pouvons pas laisser passer le coche en acceptant trop tard ce qui est une évidence : il faut donner la possibilité à nos entreprises de se tourner vers l’extérieur du Forum pour la coopération économique avant que ces marchés ne soient saturés par des acteurs concurrents dont les tarifs douaniers sont plus avantageux et qui profiteront de cette réciprocité » a déclaré le ministre à des journalistes en marge de l’inauguration du Salon eFutura qui a ouvert ses portes à Trømsengaard (ndlr. Comté de Vestfold) et qui est dédié aux technologies de l’information, de la communication et du numérique. « Si nous prenons l’exemple d’Altek, l’un des principaux groupes informatiques au monde, leader au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes, si nous ne faisons rien, le jour il cessera d’être parmi les plus innovant au monde, ses parts de marchés risquent de s’effondrer et l’entreprise d’être en difficulté durablement, en ne pouvant plus que s’appuyer sur le marché commun. Ce n’est évidemment pas ce que nous souhaitons pour nos entreprises qui ont pourtant un beau potentiel » a-t-il ajouté. Cette argumentation devrait d’ailleurs être celle qu’il souhaitera porter dans le cadre du prochain congrès de la Communauté des Nations Dytoliennes, dont le Jernland va prochainement demander la tenue, conformément aux statuts de l’organisation.

Pourtant, au sein du Statsråd la position du ministre de l’économie et des finances est loin de faire l’unanimité. Ses détracteurs comptent ainsi plusieurs partisans, qui refusent de voir « le Jernland être bradé aux intérêts extérieurs et vendus aux marchands étrangers ». Pour eux, l’assouplissement prôné par l’aile libérale risque de déstabiliser profondément l’économie nationale et exposer des milliers de Jernlanders au chômage et au ralentissement de l’augmentation d eleur niveau de vie. S’ils préfèrent rester discret en dehors des réunions du gouvernement, il se murmure que le ministre de l’intérieur et de la sûreté ferait partie des plus rétifs à l’idée de voir le Forum pour la coopération économique s’ouvrir trop à l’économie mondiale. Si en apparence c’est une opposition classique entre libéraux et nationaux qui se déroule actuellement, une autre lecture est possible, avec l’approche des élections législatives de 2042. Pour Kjell Vaernes, professeur de sciences politiques à l’université de Røros, Børgen Sveaas pourrait chercher à s’imposer comme le chef de file des modérés sur la scène politique du Jernland. « Plus nous allons nous approcher de l’échéance électorale, plus les lignes différentes vont émerger. Cela tient avant tout au mode de scrutin lui-même et à l’histoire de notre pays. Depuis le renversement de la monarchie en 1921, les représentants de l’armée détiennent toujours la majorité au Sortinget (ndlr. Grande Assemblée) et il est rare que le débat démocratique, tel qu’il peut exister dans d’autres démocraties, avec les désordres que cela cause, ne soit très agité estime le politologue. Elu en 2035 sur la promesse de faire du Jernland une grande puissance régionale, respectée militairement – cela semble évident pour un régime où l’armée assure le bon gouvernement – mais également économiquement, le General Magnuss Løvenskiold semble a priori indéboulonnable, tant les résultats sont au rendez-vous. L’expédition victorieuse au Hohengraf, ou encore la croissance très forte de 2039 ont renforcé sa position.

Pourtant, il n’est pas exclu qu’après sept ans de présidence – son mandat sera remis en jeu après les législatives – qu'il n’y ait pas des tentations pour chercher à prendre sa place. En cela le combat mené par le ministre de l’économie et des finances en faveur de plus de libertés économiques n’est pas anodin. « Cela lui permet de se démarquer sans se placer en situation d’affrontement frontal avec le chef de l’Etat » estime les observateurs. « Toute la question sera de savoir s’il obtiendra gain de cause ou si son initiative se soldera par son remerciement après les élections », d’autant plus qu’il est l’une des personnalités civiles du gouvernement, ce qui tend à agacer déjà certains de ses rivaux, partisans d’une ligne rigoriste. « Pour l’instant Magnuss Løvenskiold a plutôt tout intérêt à le maintenir à son poste, où il lui reste encore de grands chantiers à conduire, dont la réforme de la fiscalité des entreprises et contre l’évasion et l’optimisation fiscales. Son capital de popularité permet en effet au président du Statsråd de le laisser monter au front et de porter les textes législatifs sensibles de la fin de la mandature.
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