Page 10 sur 12

Posté : dim. oct. 06, 2019 4:59 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]

18 aprilie 2040

La Valdaquie se dotera de quatre réacteurs nucléaires d'ici à 2046

[img]https://www.enerjigunlugu.net/d/news/12406.jpg[/img]

Ceux-ci seront édifiés à Bârlad (Olténie)[/center]
La question de la production énergétique a de tous temps été au centre des préoccupations des gouvernements valdaques, monarchiques comme républicains. Malgré sa taille, notre pays demeure relativement pauvre en énergies fossiles et a donc toujours été contraint d'importer du charbon depuis la Magyarie ou la Slézanie ; du gaz depuis le Natolique ; et du pétrole de Marquésie. En plus d'être coûteuses, ces importations sont soumises aux contraintes de la géopolitique. Ainsi, la fermeture de la Magyarie et de la Slézanie durant les dernières décennies a représenté un défi considérable pour les administrations royales, qui ont dû chercher d'autres partenaires. Mais, pour Radu Prepelița, maître de conférences à l'Université de Târgu Iulia, il n'y a pas besoin de remonter aussi loin dans le temps pour se rendre compte de ces contraintes : "l'émergence d'un gouvernement plus ou moins hostile en Sarkhovie pourrait être un vrai problème si le ton montait entre Albarea et Sarkhgorod". Et pour cause, les principaux pipelines desservant la Valdaquie coupent le territoire de la Fédération, par l'Hotsaline plus précisément. Il n'en a pas fallu plus pour que les experts du ministère de l'Energie produisent, deux mois auparavant, un rapport à destination du ministre, enjoignant le gouvernement à se tourner vers l'énergie nucléaire.

Pourtant, ce n'est pas cet argument très "géopolitique" qui a été invoqué d'emblée par les rédacteurs du document, ni même par Manolache Florescu, le ministre de l'Energie, pour défendre son projet de loi devant les députés : "avec le développement exponentiel de nos activités économiques, la consommation d'énergie augmente chaque jour à travers le pays, créant une véritable pollution dans certaines zones industrielles et rejetant des particules nocives dans nos villes". Le ministre, national libéral, a donc joué sur la corde écologique pour rallier l'opposition socialiste et, dans le même temps, l'empêcher de monopoliser les problématiques environnementales faisant de plus en plus écho dans la société valdaque. Pari gagné pour Manolache Florescu qui a pu faire passer son texte sans grande difficulté, au dam des communistes dénonçant une nouvelle manoeuvre électorale. Néanmoins, le ministre s'est tout de même heurté à quelques voix discordantes, inquiètes à propos de la sécurité que nécessiteront la réalisation et l'entretien d'un tel ouvrage, mais surtout des coûts que la future centrale nucléaire de Bârlad engendrera.

Ceux-ci devraient s'élever à vingt-huit milliards de lei (neuf milliards de dollars) et comprendront la construction des quatre réacteurs (deux milliards de dollars chacun) ainsi que de la centrale en elle-même. Pour les prendre en charge et administrer la centrale, l'Etat a annoncé la création ad hoc de la société Nuclearelectrica, dont il détiendra 51% du capital, laissant le champ libre aux investisseurs privés pour soutenir le projet. Par ailleurs, le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=350549#p350549]fonds souverain[/url] créé en 2038 et alimenté par les recettes de l'exportation du cuivre devrait prendre en charge une partie des travaux. Ceux-ci seront confiés aux sociétés jernlanders Stastkraft et Kjernland, réputées pour leur savoir-faire dans le domaine. En effet, l'Etat nordique est l'un des seuls en Dytolie pouvant se targuer de posséder des centrales nucléaires, avec le Gänsernberg qui produit également le carburant nécessaire à faire fonctionner celles-ci. De ce fait, Nuclearelectrica a annoncé qu'elle prendrait contact avec Köninginstadt sous peu. L'uranium, quant-à-lui, sera importé du Xilinhar.

Ainsi, la centrale nucléaire de Bârlad - choisie pour son emplacement à l'embouchure des fleuves Cărnelui et Nicerâ ainsi que sa position, à la frontière de la Targutie et de l'Olténie - sera en capacité d'alimenter un peu plus de quatre millions de foyers, d'Albarea jusqu'à Târgu Iulia. Mais en plus de l'aspect écologique et financier, c'est la symbolique du projet qui est à prendre en compte : peu de pays ont recours à l'atome depuis la Grande Hégémonie. La Valdaquie s'apprête donc à rejoindre le club très fermé des puissances nucléaires et défend ainsi de plus en plus son statut d'acteur régional incontournable, conforté par son développement économique et sa puissance militaire. Cette dernière ne sera d'ailleurs pas "renforcée" par l'énergie nucléaire, a assuré Manolache Florescu avec un sourire, rappelant aux médias l'engagement de la Valdaquie en faveur de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=17128&p=348573#p348573]l'interdiction des armes de destruction massive[/url]. Le ministre a ensuite indiqué que ces quatre réacteurs nucléaires "ne seraient qu'un début", et a fait part de son ambition de voir l'énergie nucléaire se développer en Valdaquie d'ici les prochaines décennies.

Posté : lun. oct. 07, 2019 6:05 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://m.zf.ro/images/logoSlogan.png[/img]

21 aprilie 2040

VALDARM ouvre son catalogue aux acheteurs étrangers

[img]https://media.dcbusiness.ro/image/201906/w670/arme_72214700.jpg[/img]

Un fusil d'assaut AIM-74 (produit par [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=17492]Cugir[/url]), symbole de l'industrie d'armement valdaque[/center]
Ce n'est pas un hasard si les forces armées valdaques sont réputées pour être parmi les meilleures au monde. Pendant des décennies, le bellicisme des rois a dopé la production d'armes et de matériel militaire, faisant même de Sturmovică companie - l'ancêtre de VALDARM - le plus grand employeur du pays en 2020. Ce militarisme, si il était officiellement purement défensif, avait en réalité pour but de contenir une population de plus en plus contestataire mais aussi, à plus long terme, de permettre l'avènement de la "Grande Valdaquie" (Mare Valdâchia), devant incorporer l'actuelle République de Nistrovie. Si ce rêve n'a jamais pu être réalité, l'héritage de cette politique - ayant conduit à la ruine et au renfermement de la Sarkhovie voisine - lui, demeure bien présent et se ressent encore dans la vie quotidienne des Valdaques. En effet, si les effectifs de l'armée ont sensiblement diminué, sa présence reste forte en Dobrogévie et aux frontières, ou à l'occasion de défilés militaires plus ou moins importants. VALDARM, le successeur de Sturmovică companie, demeure encore aujourd'hui l'artisan de cette puissance comme en témoigne la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1222&t=17550&p=356276#p356276]dernière commande[/url] que lui a adressé l'armée valdaque en 2039, avoisinant le milliard de dollars.

Cette commande devrait toutefois être la dernière avant longtemps, puisque le ministère de la Défense a annoncé que "l'armée de la République a atteint ses pleines capacités opérationnelles, y compris dans le domaine balistique". Si l'armée semble - enfin - repue, le cahier des charges de VALDARM risque au contraire d'apparaître bien vide pour l'année 2040, d'où les pressions émises par les dirigeants de la firme (encore détenue à 60% par l'Etat) pour permettre à celle-ci d'exporter sa production, dont dépendent encore plus de 70 000 ouvriers répartis à travers le pays. Alors que Cugir a déjà équipé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17150&p=350963#p350963]une grande partie des forces armées makengaises[/url] l'année passée, Nicolae Blerinca, directeur-général de la compagnie, a appelé le ministère de la Défense à faire profiter la Communauté des Nations dytoliennes (et plus largement les Etats-amis) du "savoir-faire valdaque" en matière d'armement. L'Etat du Jernland, pour ne citer que lui, se serait d'ores-et-déjà dit - en coulisse - intéressé par la signature de contrats avec VALDARM pour moderniser ses forces armées. Liviu Tepordei, ministre de la Défense, après quelques jours de suspense a finalement répondu par la positive à Nicolae Blerinca, offrant l'opportunité à VALDARM de devenir l'un des plus grands vendeurs d'armement au monde considérant la capacité industrielle de la Valdaquie, qui devrait se retrouvée renforcer par la remise en route des usines dobrogèves, et l'absence de concurrence sérieuse dans le domaine.

Néanmoins, la pilule a été difficile a avalé pour certains qui, prenant en compte le contexte international et la guerre en Janubie, ont prêté au ministère de la Défense et à VALDARM des intentions plus malveillantes. Ainsi, le Parti socialiste a porté le sujet jusqu'au Palatul Parlamentului, où il a critiqué l'émergence d'un "business de la guerre" et d'un "lobbyisme exercé par VALDARM et Cugir". Réactif, Liviu Tepordei a rétorqué que "l'exportation d'armement lourd est réservé aux alliés de la République ; et aucun d'entre eux n'est en guerre". Cette explication n'a pas suffi à certains députés socialistes, qui ont fait part de leur crainte de voir des armes made in Valdachia utilisées en Janubie, ou même au Caskar, où la guerre civile semble de plus en plus inévitable. Quoi qu'il en soit, le précieux sésame accordé par le ministère de la Défense à VALDARM devrait permettre à l'entreprise de conquérir de nouveaux marchés car, si la guerre est généralement mauvaise pour les affaires, ce n'est pas le cas pour la compagnie qui risque de voir son chiffre d'affaires exploser compte tenu de la recrudescence des tensions internationales et des conflits armés.[/justify]

Posté : mer. oct. 09, 2019 8:38 am
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]

26 aprilie 2040

La Valdaquie reste la première destination touristique de Dytolie

[img]http://www.karpaten.de/resize_pic/cache/640x300/fc/fisiere/bus-transilvania-moldova-delta.jpg[/img]

Comme en 2038, notre pays a accueilli un peu plus de huit millions de touristes pendant l'année 2039[/center]
Les troubles politiques de l'an passé et le déploiement de l'armée en Dobrogévie n'auront finalement pas eu raison de l'attractivité touristique de notre pays. Malgré qu'elle ait une nouvelle fois reçu la note de "D" sur l'Indice d'Attractivité Patrimoniale (IAP), la Valdaquie conforte sa place de leader du tourisme en Dytolie et en Cérulée où elle arrive, respectivement, devant le Jernland et la Ligue de Lébira. Ainsi, ce sont aux alentours de 8 278 688 étrangers qui ont pu visiter la nation latine-orientale l'an passé, en particulier en Olténie et en Targutie. Un chiffre en hausse par rapport à 2038 (8 050 010 de touristes) qui est voué à augmenter dans les prochains mois compte tenu du retour de la stabilité politique - et territoriale - retrouvée avec le coup d'arrêt mis au sécessionnisme dobrogève.

Ce succès n'a toutefois rien d'un hasard compte tenu des richesses patrimoniales et naturelles que comptent notre pays : quand l'Ardélie est très prisée pour ses paysages et ses mythes folkloriques - comme la légende de Dracula pour ne citer que celle-ci -, l'Olténie attire par ses villes chargées d'histoire. Albarea à elle seule aurait accueilli un peu plus de trois millions de visiteurs en 2039, souhaitant avoir leur photo en-dessous de l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17350&p=351673#p351673]Arcul de Triumf[/url] ou en face du gigantesque [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17350&p=349431#p349431]Palatul Parlamentului[/url] sur la Piața Unirii (Place de l'Union). Si l'afflux touristique de 2038 a été mal anticipé par les entreprises et les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=352029#p352029]autorités elles-mêmes[/url], ces dernières ont finalement retenu la leçon et les agences de voyage, hôtels et même taxis étaient fin prêts avant même l'ouverture de la saison touristique. Ainsi, Marius, chauffeur de taxi dans la capitale, a avoué n'avoir "jamais été aussi content" d'avoir choisi ce métier : "être taxi avant 2037 c'était assez pénible : on se garait près des restaurants, des gares ou des monuments, mais pas grand monde ne venait", nous a-t-il confié. Depuis l'ouverture du pays, cette situation a radicalement changé et de nombreux chauffeurs admettent rouler jusqu'à dix heures par jour : "c'est chiant mais ça rapporte", a résumé Marius en ricanant. En effet, dans un pays où les réseaux de bus sont peu développés ou vétustes, les taxis représentent la meilleure solution pour se déplacer dans les métropoles valdaques, d'autant qu'ils sont très peu onéreux pour les touristes.

Malgré tout, le tourisme naturel et culturel ne représentent que la moitié du phénomène touristique valdaque. L'autre moitié est dominée par le tourisme balnéaire et le tourisme festif. Depuis 2037, des millions de jeunes venus de toute la Dytolie se ruent sur les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=352029#p352029]plages targutes[/url], réputées pour leur qualité, mais aussi les festivals de musique électronique - entre autres - qu'elles accueillent. Le Sunburn festival, pour ne citer que lui, a de ce fait accueilli 20 000 personnes de plus qu'en 2038 à l'occasion de sa deuxième édition, faisant de celui-ci le principal événement musical de Dytolie. A tel point que les organisateurs envisagent d'augmenter les prix : "que ce soit en Santogne, en Ennis ou aux Lorthon, le Sunburn Festival fait de plus en plus parler de lui... certains disent même en avoir vu des affiches à Røros". Toutefois, l'été à Mamaia, Babadag ou Albena (principales stations balnéaires de Targutie, ndlr.) s'est toutefois mieux passé qu'en 2038, où de nombreux incidents avaient été rapportés. Un important dispositif policier a été mis en place pour toute la durée de la saison estivale, complété par la mobilisation de deux Grupări Mobile (gendarmerie mobile anti-émeute), sur les huit que compte le pays, en cas de graves troubles à l'ordre public. Finalement, cette vigilance des forces de l'ordre et de secours a permis d'éviter que les accidents de 2038 se reproduisent.

Mais si l'ensemble des acteurs économiques et politiques s'accordent pour dire que cet afflux touristique est une aubaine, de plus en plus de riverains - peu habitués à ce phénomène - émettent des plaintes, en Olténie et particulièrement en Targutie. A Mamaia, qui n'était qu'un simple village de pêcheurs il y a dix ans, certains habitants ont lancé une pétition à destination de la municipalité en vue d'instaurer un couvre-feu et de geler les prix du foncier. "C'est inadmissible : on nous a volé notre tranquillité et en plus on doit payer pour ça", grommelle Ileana, 67 ans, une bunica (grand-mère) habitant à Mamaia depuis toujours. En effet, devant l'arrivée de toujours plus de touristes, certains commerçants et rentiers ont décidé d'augmenter leurs prix au grand dam des locaux qui ne jouissent pas du même niveau de vie que la jeunesse lorthonienne. Mais ce qui a réellement mis le feu aux poudres, c'est la proposition de rachat de parcelles de terrains déjà habités par le géant karsais [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1020&t=17763]Laraki Worldwide[/url] pour y édifier des hôtels de luxe. "Mes grand-parents ont bâti cette maison de leurs mains, il est hors de question que je la quitte", clame Ileana, dont les amies ont déjà accepté l'offre des Marquésiens et déménagé loin de la côte. Mais le refus de la vieille dame n'est pas passée pour la mairie qui a demandé à cette dernière de quitter les lieux, prétextant la nécessité de faire des travaux d'endiguement sur son terrain. La bunica, toujours aussi déterminée, a calmement répondu qu'elle ne quitterait pas son domicile, et que "si les Karsais veulent démolir ma maison, ils devront le faire avec moi dedans". Malgré son courage, il reste peu sûr que la justice lui donne raison puisque la municipalité a officiellement déposé plainte contre la retraitée qui, de son propre aveu, n'a pas les moyens de se payer un avocat compétent, ni de tenir longtemps face à Laraki Worldwide, qui domine déjà le marché de l'hôtellerie de luxe en Valdaquie.[/justify]

Posté : lun. oct. 14, 2019 5:26 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]

12 mai 2040

Petru Ursachi amnistie 3 000 prisonniers de guerre dobrogèves

[img]https://cdn.theatlantic.com/assets/media/img/mt/2016/05/RTX287ZG/lead_720_405.jpg?mod=1533691821[/img]

La majorité est détenue dans des prisons spéciales construites hors de Dobrogévie[/center]
Après Petru Ursachi l'anticommuniste viscéral, Petru Ursachi le rassembleur ? C'est en tout cas cette image qu'a donné la présentation, par le premier-ministre, d'une loi d'amnistie au Parlamentul, prévoyant la libération de près de trois milles détenus. La surprise était totale pour les parlementaires, y compris ceux du parti présidentiel, qui n'en ont d'abord pas cru leurs yeux : "nous ne nous attendions vraiment pas à ça... en particulier de la part de Petru Ursachi", confient certains. En effet, trois ans auparavant, le "Roi du cuivre" avait convaincu le Parti national libéral de faire de lui son candidat en promettant à ses pairs une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=344541#p344541]opposition ferme[/url] aux tentations séparatistes dobrogèves et au socialisme en général. Si la Dobrogévie est, depuis l'année dernière, revenue sous le giron républicain, d'aucuns jugent qu'il est encore trop tôt pour remettre en liberté ceux-là même qui se sont opposés à la démocratie : "avant de penser à l'unité nationale, je pense d'abord aux familles qu'ils [les combattants communistes dobrogèves] ont brisé et aux vies qu'ils ont détruites", a confié Adela Costiniu, députée PNL de Valea. Malgré le malaise provoqué par le dépôt de ce projet de loi et les votes négatifs d'un quart des députés de la majorité parlementaire, le texte a finalement été adopté à la faveur d'une alliance de circonstance unique entre les députés fidèles au président et l'opposition socialo-communiste, qui totalise encore 137 sièges. Gabriela Cardașim, premier-secrétaire du Parti socialiste, a même salué le "courage du président de la République", qui s'est attiré les foudres d'une partie de l'aile droite de son propre parti.

"Nous ne pouvons garder derrière les barreaux des milliers d'hommes et femmes dont le seul crime est d'avoir été influencés par les discours de quelques opportunistes, en plus d'un contexte social et politique incertain", a tonné Radu Luca chargé de présenter le texte à la place du président de la République comme le veut la Constitution. Le contexte auquel celui-ci fait allusion est bien évidemment l'avènement - difficile - de la démocratie libérale en Valdaquie, ostracisant de facto les combattants de gauche ayant renversé la monarchie en Dobrogévie. "Nous devons reconnaître le rôle que ceux-ci ont joué au printemps 2037, ainsi que les erreurs que nous avons commises en oubliant de dialoguer sereinement avec eux". Si cette sortie de Petru Ursachi a interpellé, "celui-ci reste dans son rôle de président de la République", d'après le politologue Traian Mureșanu, "Petru Ursachi a enfin compris qu'il devait dépasser les clivages pour rassembler et, de ce fait, assumer le rôle d'un médiateur plutôt que d'un militant". Cette explication n'a néanmoins pas convaincu Mariana Câmpeanu-Szabo, la malheureuse ex-premier-ministre poussée vers la sortie à l'automne 2038. En plus de s'opposer au texte d'amnistie, cette dernière s'est dit surprise par ce qu'elle qualifie de "manœuvre", intervenant un an avant les élections législatives. Dumitru Stelescu, président du Mouvement légionnaire (parti ultra-nationaliste) s'est également demandé pourquoi "aucune amnistie n'a été prononcée en faveur de certains nobles", qui ont été contraints à l'exil voire à l'emprisonnement.

Pour autant, le texte ne prévoit la libération que de 3 000 prisonniers de guerre sur 12 000. De surcroît, ne seront concernés par cette loi que ceux ayant commis les infractions les moins graves, comme avoir été membre de la Milice populaire de Dobrogévie - sans pour autant avoir pris par au combat - ou soutenu indirectement cette dernière. "Il n'est pas question de relâcher des meurtriers", a expliqué le premier-ministre pour calmer l'hémicycle. Si la libération de ces hommes et femmes constitue un pas majeur vers l'unité nationale défendue par le président, ce dernier a tout de même conscience que leur réinsertion sera compliquée, ainsi que du risque que certains peuvent toujours représentés. C'est pour quoi plusieurs réunions se sont tenues aux ambassades westréennes et bykoves, débouchant sur la promesse d'offrir des visas de travail aux futurs ex-prisonniers le souhaitant. Ce point a eu le don d'irriter certains députés communistes, affirmant que la peine purgée par les prisonniers dobrogèves était en fait "commuée en exil". Idem chez les tenants de l'aile la plus droitiste du Parti national libéral, craignant que les amnistiés ne rejoignent les Brigades internationales et ne "finissent par revenir en Valdaquie".

Alors que la Dobrogévie se remet petit-à-petit des combats de 2039, la guerre électorale qui s'annonce en 2041 promet de faire rage dans le second voïvodat le plus peuplé et industrialisé du pays. Avec un Parti communiste d'Unité prolétarienne qui n'est plus que l'ombre de lui-même et l'émergence d'une opposition plurielle, incarnée notamment par Octavian Dita, celle-ci sera probablement le champ de bataille où se jouera l'élection de Petru Ursachi, briguant un second mandat en 2042. D'un point-de-vue plus global, certains estiment que cette amnistie représente également un signal fort adressé au Westrait ou encore au Txile - fraîchement passé à gauche - qui sont les plus à même de ramener à la raison un Conglomérat du Caeturia de plus en plus gênant et ambitieux, n'hésitant pas à s'ingérer au cœur de la Cérulée sans y avoir été invité.

Posté : lun. oct. 14, 2019 9:31 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]

12 mai 2040

Cybistrie : Lorthon Energy fait appel à Anticip Grup pour protéger ses champs pétrolifères

[img]https://africanstudies.org.uk/wp-content/uploads/2019/03/russianpmc-stock-photo289.KSO1_-750x390.jpg[/img]

La société de sécurité privée signe ici son plus gros contrat depuis novembre 2037[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&t=17733&p=357396#p357396]Le sort semble s'acharner[/url] sur la République de Cybistrie. Alors que l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement portait l'espoir d'un arrêt des violences - quoique nuancé par la couleur politique de ce dernier - l'Etat hellénique vient de vivre une nouvelle nuit d'horreur le 29 avril dernier, marquée par un total de 178 attaques au couteau. Revendiqué par plusieurs groupes rebelles turciques, l'attentat a provoqué un grand émoi en Valdaquie - où la population est majoritairement orthodoxe - si bien que le ministère des Affaires extérieures a été le premier à adresser son soutien au nouveau gouvernement cybistrien, mettant de côté les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17386&p=351323#p351323]tensions passées[/url]. Ce à quoi Héraclée a répondu de manière "très encourageante", d'après certaines sources au sein de la chancellerie, acceptant même la tenue d'une rencontre diplomatique entre les deux républiques orthodoxes dans le courant 2040, augurant un réchauffement des relations entre les deux Etats, plus proches historiquement et culturellement qu'il n'y paraît.

Si le gouvernement cybistrien a annoncé des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&p=357565#p357565]mesures visant à combattre le terrorisme dans les EAT[/url] (Enclaves autonomes turciques, ndlr.), La confiance et les espoirs des investisseurs ont été une nouvelle fois mis à rude épreuve, seulement quelques jours après la publication par Héraclée d'un [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357259#p357259]grand plan "mobilité et échanges commerciaux"[/url], destiné à capter pour 1,3 milliards de dollars d'investissements étrangers. Celui-ci risque bien de mourir prématurément - si ce n'est pas déjà le cas - depuis le massacre du 29 avril qui aura fini de refroidir les entreprises valdaques, déjà appelées à la "prudence" par le ministère de l'Economie. Mais outre les potentiels candidats à une installation en Cybistrie, ce sont les entreprises déjà implantées sur le sol de la république hellénique qui expriment leur crainte quant à l'incapacité de celui-ci à assurer la sécurité des biens et des personnes sur son territoire. Ainsi, au lendemain de l'attentat du 29 avril, Albarea a réclamé une entrevue avec les responsables de la filiale marquésienne de Lorthon Energy, tout deux déconcertés par la réactivation de groupes terroristes extrêmement dangereux. En effet, depuis l'installation du géant gaélique en Cybistrie, la grande majorité du pétrole consommé en Valdaquie est pompé dans des puits cybistriens.

Bien que rien n'ait officiellement filtré de cette rencontre, il semblerait que la firme ait été aiguillée vers plusieurs sociétés militaires privées par Albarea en vue de sécuriser les pipelines et les puits exploités par Lorthon Energy. "De toute évidence, les forces de sécurité cybistriennes n'ont pas les moyens de neutraliser définitivement la menace terroriste qui couve dans les EATS. En plus d'envoyer un signal très négatif aux marchés, ce sentiment d'insécurité pousse les entreprises présentes sur le sol cybistrien à assurer leur sécurité d'elles-mêmes", explique Teodor Stoica, expert en sécurité internationale. Ainsi, l'annonce d'un contrat conclu entre Lorthon Energy et Anticip Grup - qui a déjà [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=345581#p345581]sécurisé les principales mines de cuivre dobrogèves[/url] en 2037 - n'a rien de surprenant pour la plupart des observateurs. La société militaire privée, fondée en juillet 2037 par d'anciens soldats d'élite de l'ex-armée royale, peut s'appuyer sur près de 5 000 contractuels, la plupart anciens militaires ou ayant fait leurs armes en Dobrogévie l'année dernière et semble la plus indiquée pour protéger les intérêts lorthoniens en Cybistrie.

Néanmoins, il est difficile pour certains de ne pas voir la main d'Albarea derrière cet accord. En plus d'avoir - supposément - proposé cette solution à Lorthon Energy, l'Etat valdaque est actionnaire d'Anticip Grup à hauteur de 40%. Ce dernier possède également un partenariat avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=17492]Cugir[/url] - le principal fournisseur de l'armée en matière d'armes légères - qui l'équipe depuis sa création. Pour Teodor Stoica, le choix d'Anticip Grup est logique : "la Valdaquie et les Îles Lorthon sont toutes deux membres de la CND, il est donc logique que leurs entreprises préfèrent collaborer entre elles". Le spécialiste a toutefois concédé que des intérêts géopolitiques plus obscures pourraient être derrière le contrat passé entre Anticip et Lorthon Energy : "les liens entre la Cybistrie et la Ligue de Lébira sont un secret de polichinelle. Je ne serais pas étonné qu'Albarea cherche à montrer à Cartagina qu'elle n'est pas la bienvenue dans sa zone d'influence directe, en mer Pourpre". L'arrivée d'Anticip Grup en Cybistrie, couplé à l'intention d'une partie du gouvernement cybistrien de se rapprocher de l'Etat latin-oriental, pourrait rebattre de nouveau les cartes en Marquésie, en plus de mettre la Valdaquie en position de force pour négocier l'adhésion de la Cybistrie à l'Entente trans-touranienne qui, malgré les ambitions d'Héraclée, n'est pas encore à l'ordre du jour.[/justify]

Posté : jeu. oct. 17, 2019 7:26 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://i.imgur.com/970XylW.png[/img]
21 mai 2040

Le Caeturia aboit, la CND passe

[img]https://cdn.defenseone.com/media/img/upload/2018/12/17/AP_17012440306062/defense-large.jpg[/img]

Un peu plus de 20 000 soldats dytoliens se rendront au Caskar pour y maintenir la paix[/center]
Il est des pays pour lesquels le ridicule ne tue pas. Si l'exemple qui nous vient instantanément en tête est le Royaume-Uni de Britonnie - ainsi que son appendice qu'est le Commonwealth - force est de constater que d'autres nations lui ravissent sa place de roi de la bouffonnerie. En lice : le Conglomérat du Caeturia, qui forme un duo comique extrêmement prometteur avec Aurora. Décidément, Corosares ne perd pas une occasion de se taire comme le montre sa dernière [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&p=357733#p357733]sortie[/url] concernant l'intervention "hu-militaire" (une formule dont les journalistes locaux ne sont pas peu fiers) de la Communauté des Nations dytoliennes au Caskar, un peu plus de six mois après le ras-de-marée dévastateur ayant frappé l'île céruléenne. Officialisé le 15 mai dernier, le lancement de cette opération, accompagnée par le déploiement d'une force de maintien de la paix composée de soldats des six Etats de la Communauté, a eu des remous jusqu'en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&p=357741#p357741]Cybistrie[/url], dont le gouvernement semble avoir des problèmes d'analphabétisme puisqu'il n'a apparemment pas su déchiffrer le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1345&t=17621&p=357668#p357668]communiqué[/url] annonçant le début de l'opération Dytolian Shield, mettant toute son armée en alerte pour... rien.

Mais là n'est pas le sujet : critiquer l'administration cybistrienne reviendrait à tirer au lance-roquettes sur une ambulance tellement celle-ci peine à se faire entendre à l'intérieur même de ses frontières. Le Caeturia, lui, est une cible d'autant plus facile qu'il ne se rend pas compte de sa stupidité. Et comment lui en vouloir ? Il est vrai que le Conglomérat ne souffre d'aucune entrave dans son pré carré olgarien, rendant le Nouveau monde atone avec sa grosse voix et ses projets tonitruants comme le démontre la création d'une monnaie olgarienne - le "Dolgar" - qui, malgré son caractère "absolument révolutionnaire", d'après les seuls journalistes caéturiens, n'a finalement eu aucun effet concret. Et c'est là toute la force - ou la faiblesse ? - de Corosares : faire croire aux autres que l'on est puissant, alors qu'en réalité son PIB par habitant est en-dessous de celui de la Nistrovie. Vous l'aurez compris, l'expression "n'avoir que de la gueule" prend tout son sens lorsque l'on pense au Caeturia qui, si il est loin d'être avare de jugements sur autrui, ne vaut au final pas mieux. Rappelons que le pays ne possède aucun réel allié, à l'exception de l'Aurora, et n'a de puissantes que ses forces armées qu'il se plaît à déployer jusqu'au Dahar pour... ne rien en faire.

Et c'est sur ce point que le conglomérat a débuté son sketch du jour : pour lui, la CND aurait envoyé trop de soldats au Caskar. Étonnant lorsque l'on sait que le Caeturia a récemment déployé un peu plus de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1272&t=16700&p=357224#p357224]10 000 soldats sur l'île, ainsi qu'un porte-avions[/url] - en plus de la garnison qu'il avait de base - sans même y avoir été [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1343&p=357292#p357292]invité[/url] par l'Instance de Sipar, faisant figure de gouvernement provisoire, que Corosares reconnaît de facto. Non, ce qui pose problème c'est bel et bien le temps qu'a mis la CND à intervenir ainsi que le nombre de troupes qu'elle envoie, et non pas les ingérences olgariennes dans un conflit qui ne les concerne ni de près ni de loin, allant jusqu'à recourir à la force de manière unilatérale dans les frontières d'un pays souverain. En réalité, le Caeturia n'en a absolument rien à faire du peuple caskar : il souhaite s'implanter en Cérulée par tous les moyens pour, une nouvelle fois, montrer au monde sa puissance et se prouver qu'il existe. Pas de chance cependant, Corosares a autant de subtilité qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, il est donc tout à fait logique que la CND ait aussi ressenti le besoin de montrer les muscles.

En parlant de muscles, il est aussi vrai que le Caeturia en a. Mais il s'agirait aussi d'avoir un cerveau. Ce qui n'est manifestement pas le cas de Shawn Stewart, GPIC (Grosse Pédale Incorrigible du Conglomérat ou Grand Protecteur aux Intérêts Corporatistes, au choix) qui, malgré le mystère qui entoure sa fonction, nous a à nouveau gratifié d'un de ses traits d'esprit ravageurs : "Si seulement ils avaient pensé aux chars lance-flammes, on aurait pu défricher un peu et aménager de nouveaux secteurs constructibles, dommage c’est pensé trop tard et trop vite à la fois". Il est vrai que le radar tridimensionnel à balayage électronique et les sous-marins déployés par les forces armées corporatistes permettront de reconstruire le Caskar comme il se doit. Peut-être même qu'ils parviendront à détecter la crédibilité du Caeturia ? Pas sûr : le Conglomérat a montré plus d'une fois qu'il n'avait pas les moyens de ses ambitions et, qu'au final, il n'est qu'une grande gueule, qui panique dès que quelqu'un de plus fort que lui arrive. Espérons que l'affaire caskare enseigne une leçon d'humilité à Shawn Stewart ainsi qu'à sa clique de pédants, sans quoi ceux-ci pourraient tomber de très haut lorsque la réalité les rattrapera.


[right]Romulus Beașelescu[/right][/justify]

Posté : lun. oct. 21, 2019 4:22 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://i.imgur.com/mMNoqlj.jpg[/img]

03 iunie 2040

Cupluri, la honte de la télévision valdaque ?

[img]https://thumbs.gfycat.com/OblongDimpledHoki-poster.jpg[/img]

Sexe, violence, humiliation : l'émission de télé-réalité ne semble connaître aucune limite[/center]
Avec la libéralisation de l'économie et la fin du monopole d'Etat sur la production télévisée, le paysage audiovisuel valdaque s'est considérablement diversifié ces dernières années. En plus de TVR (regroupant les chaînes de télévision publiques), de nouveaux mastodontes privés sont apparus, à l'image de DiGi 24 (chaîne d'information à visée mondiale) ou Antena 1 qui s'est spécialisée dans le divertissement. C'est cette dernière qui s'impose de plus en plus sur les petits écrans de millions de Valdaques avec des programmes tels que Valdahii au talent (les Valdaques ont du talent), Pe bune ?! (jeu télévisé de culture générale) ou encore Las Fierbinți, qui dépeint avec humour la vie en Valdaquie rurale. Si ces émissions sont généralement considérées drôles ou bon enfant, attirant tous les soirs des centaines de milliers de téléspectateurs, ce n'est pas le cas de la totalité des programmes diffusés par la chaîne, dont l'un a récemment fait polémique.

De nombreux lecteurs auront déjà deviné à quelle émission nous faisons allusion. Cupluri (signifiant "les couples"), diffusé depuis 2038 sur Antena 1, est rapidement devenu un programme-phare de la chaîne, de par son concept mais aussi les personnages qu'il nous expose. L'émission nous plonge dans le quotidien de couples d'inconnus devant cohabiter dans une grande maison, filmée à l'intérieur et à l'extérieur vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. Le but du jeu étant de révéler le "couple le plus solide" - qui repart avec 50 000 $ - et de laisser au public le choix des protagonistes à éliminer chaque semaine. Si les premières saisons ont pu s'avérer relativement enrichissantes - la télé-réalité étant inconnue en Valdaquie jusqu'alors - l'émission, qui vit avant tout du buzz, a mis la barre plus haut en 2039, en décidant de laisser toutes les lumières de la maison allumées de dix heures à quatre heures du matin et en mettant les couples participants à l'épreuve, via des défis ou en faisant appel à des personnages extérieurs à l'émission. Ainsi, Dumitru Stelescu, leader du Mișcarea Legionară (parti d'extrême-droite) a fait une apparition très remarquée en août 2039, où il est allé jusqu'à gifler un candidat anonyme, faisant battre au programme son record d'audiences, au grand bonheur de ses producteurs.

Mais cette gifle reste encore très sobre comparé à ce qui a pu être immortalisé les semaines ayant précédé celle-ci par les caméras. Bagarre entre deux candidates, tabassage d'un participant par des hooligans du Steaua Albarea car celui-ci était un supporter du FC Craiova : la production ne recule devant rien pour garder ses téléspectateurs et en attirer de nouveau, même si cela implique de recevoir de lourdes amendes de la part du Consiliul Național al Audiovizualului (CNA - Conseil national de l'audiovisuel). Le créateur de l'émission, Dimitrie Moisuc, assume même cette posture : "Cupluri est le miroir de la société valdaque. Vous aurez beau le déplacer ou le couvrir, il reflétera toujours la même réalité". Mais en dehors de la violence, le "jeu" télévisé laisse la part belle au sexe et à l'humiliation. Il y a quelques semaines, en mai dernier, une séquence avait provoqué un tollé général lorsqu'une prostituée, invitée par la production, avait commencé à faire une fellation à l'un des candidats devant les caméras, provoquant la suspension du programme pour une durée de deux semaines. Envisageant de retirer l'émission de l'antenne, le CNA a finalement décidé de la condamner à payer une énième amende ainsi que de décaler sa diffusion à vingt-deux heures au lieu de dix-huit heures.

Mais le coup de grâce pourrait venir de la part d'un ancien candidat de celle-ci, ayant livré un témoignage glaçant à la presse. Matei Rotaru, vingt-deux ans et comédien de profession, a participé à Cupluri de novembre 2039 à mai 2040 : "si nous ne faisions pas ce qu'ils [les producteurs] voulaient, la sécurité nous enfermait dans une pièce minuscule sans chauffage et sans confort pendant quarante-huit heures", raconte-t-il. Craignant pour sa vie et ne s'attendant pas à subir de tels traitements, Matei Rotaru a demandé à la production de pouvoir quitter l'émission : "on ne s'en rend pas compte quand on signe le contrat, mais au final on leur confie notre vie". En effet, la seule possibilité de partir de la maison est de verser la somme de 20 000 $ aux organisateurs, ce qui était impossible pour le jeune homme. "A ce moment-là, j'ai décidé de ne plus leur obéir. C'est là qu'ils m'ont séquestré pendant au moins vingt-quatre heures" - Pour recouvrer la liberté, Matei Rotaru a été contraint de forcer la serrure de la porte puis de littéralement s'échapper. Devant ces révélations, qui ont bien évidemment choqué, le CNA a annoncé qu'il mènerait une enquête tandis que Ion Crețulescu, ministre des Communications et du Développement numérique, a fait part de sa plus grande "stupéfaction" et s'est dit favorable à la prise de "sanctions exemplaires" contre l'émission. Mais est-ce pour autant la fin de cette dernière ? Pas sûr, car malgré son caractère volontairement malsain et provocateur, Cupluri est extrêmement rentable et son producteur, Dimitrie Moisuc, n'a pas fait mystère de son intention d'exporter son concept à l'étranger.

Posté : mar. oct. 22, 2019 9:21 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]

4 iunie 2040

Qui est Ciprian Agescu ?

[img]https://www.nalinsurance.com/wp-content/uploads/2018/01/Trucker562.jpg[/img]

Terroriste, agent des services secrets, mafieux ou seulement victime d'une erreur judiciaire ? Les spéculations vont bon train[/center]
Au premier jour du mois de juin, les autorités cybistriennes ont annoncé l'arrestation d'un ressortissant valdaque présent sur leur territoire depuis presque vingt ans. Celui-ci serait soupçonné d'avoir, si ce n'est commandité, participé à la tuerie du 29 avril dernier qui a causé la mort de 247 personnes à travers toute la Cybistrie. Un massacre que la République de Valdaquie s'était empressée de condamner, proposant par la même au nouveau gouvernement cybistrien de normaliser les relations entre les deux républiques orthodoxes de Cérulée. L'arrestation de Ciprian Agescu marque le point d'orgue d'une enquête difficile, débutée au lendemain de l'attentat, partant de l'hypothèse que le Groupement nationaliste turcique et le Contingent Pacha Renaissance auraient bénéficié d'un soutien étranger. La Valdaquie serait-elle cette puissance en question ? Ciprian Agescu est-il un agent de l'Agenția Națională de Securitate ?

Pour les internautes les plus complotistes cela ne fait aucun doute. En effet, dès l'annonce de l'arrestation de Ciprian Agescu, des hypothèses plus folles les unes que les autres ont commencé à circuler sur la toile. Ainsi, l'homme de 48 ans serait la pierre angulaire d'une opération secrète de l'ANS visant à déstabiliser la Cybistrie pour mieux l'envahir à terme. Pour d'autres, il serait à la tête d'un réseau criminel valdaque opérant en Cybistrie opérant pour le compte de la mafia de Cernavoda. Enfin, certains soutiennent que Ciprian Agescu serait complètement innocent et qu'il est la victime malheureuse d'une machination orchestrée par la Ligue de Lébira pour empêcher tout rapprochement valdaco-cybistrien. Le silence du ministère des Affaires extérieures, qui n'a pas réagi tout de suite, a très probablement favorisé la diffusion de ces intox - les internautes les plus curieux ayant même mené leur propre enquête sur Ciprian Agescu pour déterminer si oui ou non il est coupable des accusations qui pèsent sur lui.

Devant cet emballement aussi soudain qu'inattendu, il fait peu de doutes que la réponse du ministère de l'Intérieur, survenue avant-hier, en a déçu plus d'un. Ciprian Agescu est en réalité inconnu des services de police en Valdaquie. L'homme, ne possédant pas de casier judiciaire, est né le 9 février 1992 à Pitești dans le județ de Valea, en Olténie. Après une scolarité normale, celui-ci est devenu chauffeur-routier, un travail avantageux puisqu'il permettait à l'époque de pouvoir sortir du pays sans trop de difficultés. De là, Ciprian Agescu a voyagé principalement vers l'Est, de la Nistrovie à la Cybistrie en passant par la Sarkhovie. En 2022, à l'instar de nombreux Valdaques voyant leurs conditions de vie baisser en raison de la course à l'armement engagée par le pouvoir royal, il décide de s'établir en Cybistrie pour de bon, où il a noué de nombreuses relations amicales et professionnelles. "Un homme sans histoire", selon le ministère de l'Intérieur, qui explique que les allées-et-venues de Ciprian Agescu en Valdaquie ont des raisons administratives : "pour renouveler leurs titres de séjour, et leurs papiers en général, les Valdaques vivant à l'étranger doivent parfois fournir des documents précis, uniquement produits par leur municipalité de naissance".

Le mythe de l'agent secret ou du parrain de la mafia se retrouve donc légèrement écorné par ces révélations. De surcroît, le ministère de l'Intérieur - qui a dû se plonger dans les archives de son prédécesseur royal - a affirmé que Ciprian Agescu ne représentait, de toute évidence, aucun danger avant son départ en 2022. Si il demeure envisageable que l'homme ait embrassé la cause turcique entre temps, certaines personnes qui l'ont côtoyé réfutent la thèse d'une implication de celui-ci dans le massacre du 29 avril. Pour eux, "Ciprian n'a jamais été une personne violente, et n'aurait jamais fait une chose pareille". Le ministère des Affaires extérieures, qui suit l'affaire avec attention, a appelé les parties à faire preuve de "prudence" et "laisser les enquêteurs faire leur travail". Si il s'avérait que Ciprian Agescu était en réalité innocent, nulle doute que la réputation de la République de Cybistrie se verrait - une nouvelle fois - sérieusement entachée. La république hellénique pourrait également voir son espoir d'entrer dans l'Entente trans-touranienne s'évanouir définitivement, d'autant que de nombreux responsables politiques valdaques voient derrière cette arrestation la main de Cartagina, qui a fait de la capture de ressortissants étrangers son mode opératoire.

Posté : sam. nov. 02, 2019 9:24 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://i.imgur.com/oI5gQra.png[/img]

06 iulie 2040

CAMPIONI DITOLIANI !

[img]https://jurnalul.antena3.ro/thumbs/big/2019/06/20/dubla-miza-pentru-tricolorii-mici-in-meciul-cu-anglia-18666796.jpg[/img]

A défaut d'être champions du monde, les Tricolorii sont aujourd'hui champions de Dytolie, de Déchinésie et de Natolique[/center]
La fin de la malédiction ? Bien qu'ayant été marquée par les exploits sportifs de nombreux valdaques, l'année 2039 s'est finalement révélée bien décevante : défaite en finale lors des Jeux dytoliens pour la jeune boxeuse Daria Nikita, défaite en finale de la Coupe du monde de football contre le Caeturia... un véritable plafond de verre semblait s'installer sur la tête des athlètes nationaux, si bien que les Tricolorii ont compris qu'ils n'avaient pas le droit à l'erreur dès le lancement de la coupe de Dytolie, au début du mois de juin. Ainsi, le jour de la finale fatidique, de bien curieux rituels ont été rapportés du camp de base de l'équipe nationale, en banlieue de Forcastel. Entre autres, l'on a pu voir Rodion Cămătaru (élu meilleur gardien de la coupe du monde 2039) toucher du bois à la moindre occasion, ou encore l'attaquant Iuliu Keșerü, qui a été filmé en train de jeter une poignée de sel derrière son épaule pour se porter chance, quelques heures avant d'affronter la redoutable Slézanie. Finalement, au terme d'un match plus que frustrant des deux côtés - à l'avantage des outsiders slaves, il faut bien l'admettre - les Tricolorii sont parvenus à conjurer le mauvais sort et ont remporté la coupe de l'UDDNFI, obtenant par la même occasion leur ticket pour les Jeux olympiques.

Cette victoire a conduit à une véritable déflagration dans tout le pays, et plus généralement en Dytolie, particulièrement en Santogne où de nombreux Valdaques sont installés. Ainsi, Forcastel a pris des aires d'Albarea le soir du 30 juin, quand ces expatriés - installés depuis plus de dix ans pour certains - sont sortis dans les rues en masse, drapés de drapeaux tricolores et de maillots jaunes ou bleus. Si aucun incident n'a été déploré par la police santognaise, cela n'a pas été le cas en Slézanie, où des hooligans s'en sont violemment pris à la représentation diplomatique valdaque située à Bolkow, poussant le gouvernement slézan à prononcer ses excuses. Mais c'est, évidemment, en Valdaquie que les célébrations et les explosions de joie spontanées ont été les plus fortes. A Albarea, ce sont près de cent milles personnes qui se sont rassemblées dans le centre-ville pour fêter bruyamment la victoire de l'équipe nationale, encadrées par une police habituée à ce genre de manifestations depuis la coupe du monde l'année dernière. Ce même scénario a été suivi à Traianopol, Cernavoda, Târgu Iulia, Iașov ou encore Craiova, où de nombreux fêtards ont chanté et bu jusqu'au petit matin, encouragés par la douceur des températures estivales.

Néanmoins, pour les aficionados des Tricolorii, cette victoire est en demi-teinte et la défaite au Karmalistan est encore dure à avaler. "Ils ont joué à la caéturienne", plaisante Claudiu, supporter de la première heure déçu par la performance des joueurs valdaques. "L'année dernière, chaque match était spectaculaire et rempli de suspense. Là, je ne vais pas vous mentir, mais on s'est un peu fait chier", résume avec franchise le jeune homme, désinhibé par la bière. Et il n'est pas le seul à pointer le manque de panache des Tricolorii durant cette coupe de l'UDDNFI : Radu Diacov, chroniqueur sportif, a dédié une tribune au vitriole, sur Kiss FM, à destination des coéquipiers d'Alexandru Hagi ainsi qu'au sélectionneur de l'équipe nationale, qu'il a accusé d'avoir "perdu ses couilles", et de "jouer pour gagner", en offrant aux gens des matchs "sans saveur". Il est vrai qu'au sortir des matchs de poule, les Tricolorii se sont avérés assez décevants, remportant toutes leurs rencontres aux tirs-au-but - ce qui leur a valu le surnom ironique de "lunetiști" (tireurs d'élite). Pire encore, les Valdaques n'auraient sûrement pas atteint le dernier carré de la compétition sans le talent et l'audace d'Alexandru Hagi, qui a sauvé la mise de ses coéquipiers plus d'une fois.

Rodion Cămătaru a avoué lui-même ne pas avoir apprécié ce style de jeu, qui était, selon lui, rendu nécessaire par la pression qui pesait sur les épaules de l'équipe : "honnêtement, on ne s'attendait pas à devenir des stars du jour au lendemain, et on savait que les espoirs de millions de Valdaques se sont brisés en même temps que les nôtres lors de la terrible finale de l'année dernière... cette fois, on savait qu'on n'avait pas le droit d'échouer". Des explications qui, malgré leur simplicité, ont fait taire les critiques, rapidement masquées par les cris de joie et les chants qui ont accompagné la victoire des Tricolorii. Malgré une performance moins bonne que l'année dernière, les vice-champions du monde n'ont pas démérité et ont, une fois de plus, prouvé leur talent ainsi que leur détermination. Portée par l'indéboulonnable Alexandru Hagi, l'équipe nationale n'aura toutefois pas le temps de se reposer pour les lauriers et se prépare à s'envoler le mois prochain pour Mahra, où elle espère décrocher un titre olympique.

Posté : dim. nov. 03, 2019 10:06 am
par Alexei
[justify][center][img]https://i.imgur.com/mMNoqlj.jpg[/img]

08 iulie 2040

Plus de 30% de Valdaques vivent encore sous le seuil de pauvreté

[img]https://i.imgur.com/x2Q1C1Z.jpg[/img]

Un contraste frappant entre des villes en plein essor et des bidonvilles en expansion[/center]
Le PNL et ses alliés libéraux auront beau chanter à tue-tête que notre pays enregistre les meilleurs résultats économiques de son histoire, ils ne pourront masquer cette réalité : les Valdaques sont pauvres. En effet, d'après les conclusions de nombreuses ONGs nationales comme dytoliennes, près d'un citoyen sur quatre vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Un chiffre certes en baisse par rapport à 2037, mais qu'il convient de nuancer. Si la majorité de la population a pu voir ses conditions de vie s'améliorer grâce à la croissance économique exponentielle que nous connaissons depuis l'avènement de la République, les inégalités de revenus n'ont eu de cesse de se creuser entre les plus pauvres et les plus riches, et cette fracture sociale trouve des échos de manière territoriale, avec un Sud bien plus prospère que le Nord.

C'est l'Asociația pentru Dezvoltare Economică și Socială (Association pour le développement économique et social) qui a tiré la sonnette d'alarme dans un rapport en date du 23 juin dernier. Selon elle, un peu plus de douze millions de Valdaques vivraient en-dessous du niveau de vie médian - estimé à environ 10 000 lei (soit 2 000 unités monétaires internationales) par an - plafonnant le seuil de pauvreté valdaque à 5 000 lei (un peu moins de 1 000 unités internationales) par an. Pour Timotei Deaconu, directeur de l'organisation, les citoyens valdaques sont les plus pauvres du continent dytolien, juste derrière les vascons et les gänsernbergois. Ce, malgré l'intégration de plus en plus poussée de l'économie nationale au marché mondial et du développement ininterrompu que connaît le pays depuis 2037. "Il est frappant de voir que, malgré le fait que notre PIB ait quasiment doublé en moins de quatre ans et qu'une véritable société de consommation se soit installé, une grande partie de nos compatriotes n'en tire toujours aucun bénéfice", résume le directeur de l'ADES. Pour lui, c'est bien la redistribution de ces fruits qui pose problème.

"Malgré les bouleversements socio-économiques que notre pays connaît ces derniers temps, aucune hausse des salaires n'a été décidée", déplore Timotei Deaconu. Cette vérité, qui laisse l'ensemble de la classe politique silencieuse - y compris un Octavian Dita pourtant présenté par la presse comme pétri de bonnes intentions - démontre que les richesses créées par les travailleurs valdaques ne vont que dans deux poches : celle du patronat ainsi que celle des investisseurs étrangers, en particulier ennisso-jernlanders. Cette fracture sociale, qui s'élargit un peu plus chaque trimestre, a aussi tendance à se répercuter dans l'espace. Ainsi, il existe un contraste frappant entre le niveau de vie en Targutie (considérablement enrichie par le tourisme) et en Dobrogévie (très pauvre malgré son industrialisation remarquable). Quant à l'Olténie et à la Munténie, elles jouissent d'une forte attractivité en raison de leur industrie de pointe et de leur place de "carrefour" entre la Touranie et la Dytolie.

Si le Parti communiste d'Unité prolétarienne était, à juste titre, considéré comme trop "radical" sur certains points, force est de constater que son effondrement - consécutif à l'instauration de la loi martiale en Dobrogévie - représente un coup dur pour les ouvriers et les plus démunis. Malgré son poids au Parlamentul, le parti n'est plus que l'ombre de lui-même et peine à serrer les rangs, laissant le champ libre à la coalition PNL-ULD pour mener une politique antisociale. Pire encore, Octavian Dita, présenté comme le candidat "anti-corruption" et comme principal opposant à Petru Ursachi, surfe allègrement sur le déclin du parti communiste, pour rafler les électeurs de ce dernier. Bien qu'il soit louable de lutter contre la corruption, prépondérante dans la société, et pour une plus grande transparence, nous ne pouvons que déplorer l'absence de mesures sociales concrètes au sein du programme d'Octavian Dita. Ainsi, et même si notre PIB poursuit notre progression fulgurante, la pauvreté continuera de grimper dans notre pays, et les politiques paieront chèrement leur mutisme sur les problématiques sociales.