Posté : lun. janv. 07, 2019 3:41 pm
La Voix du Peuple
21/01/2038
La numérisation monétaire, cause principale de la récession
C'est une hypothèse que beaucoup d'économistes et intellectuels formés aux écoles de Lanfair et Cartagina trouveront farfelues, en particulier au vu des très bons résultats qu'affichent les régions encourageant le modèle de la Grande Finance Internationale. Et pourtant, les faits sont là : après 5 années consécutives de croissance solide bâtie sur des fondamentaux comme l'agriculture et l'industrie lourde, notre beau pays a connu en 2037 une soudaine baisse radicale de sa productivité.
Ceci alors même que 2037 fut une année où la majorité des transactions financières du pays furent entièrement numérisées. Fruit [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324109#p324109]des investissements consentis par la Banca di Montefiori depuis 2034[/url], le quasi-monopole détenu par cette banque Dytolienne au cœur même de nos villes avait déjà été décrié à l'époque par notre rédaction comme une volonté par les dynasties d'accroitre leur contrôle sur la vie de leurs sujets et surtout sur leurs bourses : une transaction numérique est une transaction connue mais surtout une masse d'informations décorticable à loisir, à partir de laquelle la "juste contribution" du bon peuple peut être déduite à la source, lui ôtant ainsi même la chance de réaliser à quel point le fruit de son labeur lui est volé.
Entre frais d'opération bancaire galopants, intérêts débiteurs sur crédit factice, opérations de correction interne et une centaine d'autres artifices souvent invisibles pour le consommateur, la Banca di Montefiori s'est arrogée le rôle de Grand Zamindar, ponctionnant sa récompense pour faciliter à nos dynasties le pillage de leurs sujets. Une situation non sans conséquence, comme le montre la situation économique de notre pays : alors même que nos champs sont plus productifs que jamais et que les docks débordent à nouveau d'activité, notre PIB recule et, avec lui, le pouvoir d'achat de beaucoup de familles.
Le pain, autrefois acheté à la criée sur les marchés contre quelques pièces ou morceaux de papier, se paie désormais aux grands dépôts princiers, où les travailleurs des "Bataillons Patriotiques" font la file pour recevoir leur repas quotidien en échange d'une ponction sur leur compte bancaire électronique d'une partie d'une rémunération qui n'est jamais même passée par leurs mains.
Beaucoup sont en dette et l'ignore même, inconscients des nombreux frais que leur employeur généreux leur décompte automatiquement chaque jour pour le gîte misérable et le couvert frugal qui leur est offert mais aussi pour la location de chaque outil et chaque uniforme, sans parler des pénalités de réparation pour ces derniers.
L'ensemble est bien entendu entièrement visible et transparent lorsque l'on consulte les extraits de compte... sur le site en ligne de la Banca di Montefiori, alors même que la majorité des travailleurs n'ont même pas accès à l'électricité, encore moins à un ordinateur. Également visibles sont les frais bancaires pour chacune de ses opérations, bien individualisées mais chacune soumise à un coût administratif fixe par la banque de Dytolie.
Au son des trompettes et sous la pompe des étendards belliqueux dressés au nom de la défense de la Patrie, nos bons Princes ont mis en place une machine destinée à transformer le gros des miséreux de Janubie en une nouvelle caste d'esclaves, endettés à vie par leur propre labeur. Une trahison rendue possible avec la complicité des banquiers étrangers et qui, voici encore vingt ans, serait passée presque inaperçue. Mais grâce à plusieurs de nos camarades du Westrait, la supercherie a pu être exposée.
Il est à noter que toutes les dynasties ne sont pas impliquées dans cette affaire. Quelques unes, soigneusement écartées par leurs pairs en raison même de leurs sympathies pour le bien-être de leurs sujets, soutiennent la cause du peuple. C'est par leur intermédiaire que, dans les jours à venir, Panchaayat ke Lokataantrik Sangh demandera des explications officielles au Nizam et à l'ensemble du Conseil des Nawats, Nawabs, Rajahs et Maharajas, avec dans l'idée de poursuivre plusieurs d'entre eux via le Mahapanchayat et obtenir, sinon des sanctions envers les différents acteurs de cette fourberie, au moins l'annulation des dettes dûes par nos camarades leurrés par la promesse des facilités de la finance numérique.
21/01/2038
La numérisation monétaire, cause principale de la récession
C'est une hypothèse que beaucoup d'économistes et intellectuels formés aux écoles de Lanfair et Cartagina trouveront farfelues, en particulier au vu des très bons résultats qu'affichent les régions encourageant le modèle de la Grande Finance Internationale. Et pourtant, les faits sont là : après 5 années consécutives de croissance solide bâtie sur des fondamentaux comme l'agriculture et l'industrie lourde, notre beau pays a connu en 2037 une soudaine baisse radicale de sa productivité.
Ceci alors même que 2037 fut une année où la majorité des transactions financières du pays furent entièrement numérisées. Fruit [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324109#p324109]des investissements consentis par la Banca di Montefiori depuis 2034[/url], le quasi-monopole détenu par cette banque Dytolienne au cœur même de nos villes avait déjà été décrié à l'époque par notre rédaction comme une volonté par les dynasties d'accroitre leur contrôle sur la vie de leurs sujets et surtout sur leurs bourses : une transaction numérique est une transaction connue mais surtout une masse d'informations décorticable à loisir, à partir de laquelle la "juste contribution" du bon peuple peut être déduite à la source, lui ôtant ainsi même la chance de réaliser à quel point le fruit de son labeur lui est volé.
Entre frais d'opération bancaire galopants, intérêts débiteurs sur crédit factice, opérations de correction interne et une centaine d'autres artifices souvent invisibles pour le consommateur, la Banca di Montefiori s'est arrogée le rôle de Grand Zamindar, ponctionnant sa récompense pour faciliter à nos dynasties le pillage de leurs sujets. Une situation non sans conséquence, comme le montre la situation économique de notre pays : alors même que nos champs sont plus productifs que jamais et que les docks débordent à nouveau d'activité, notre PIB recule et, avec lui, le pouvoir d'achat de beaucoup de familles.
Le pain, autrefois acheté à la criée sur les marchés contre quelques pièces ou morceaux de papier, se paie désormais aux grands dépôts princiers, où les travailleurs des "Bataillons Patriotiques" font la file pour recevoir leur repas quotidien en échange d'une ponction sur leur compte bancaire électronique d'une partie d'une rémunération qui n'est jamais même passée par leurs mains.
Beaucoup sont en dette et l'ignore même, inconscients des nombreux frais que leur employeur généreux leur décompte automatiquement chaque jour pour le gîte misérable et le couvert frugal qui leur est offert mais aussi pour la location de chaque outil et chaque uniforme, sans parler des pénalités de réparation pour ces derniers.
L'ensemble est bien entendu entièrement visible et transparent lorsque l'on consulte les extraits de compte... sur le site en ligne de la Banca di Montefiori, alors même que la majorité des travailleurs n'ont même pas accès à l'électricité, encore moins à un ordinateur. Également visibles sont les frais bancaires pour chacune de ses opérations, bien individualisées mais chacune soumise à un coût administratif fixe par la banque de Dytolie.
Au son des trompettes et sous la pompe des étendards belliqueux dressés au nom de la défense de la Patrie, nos bons Princes ont mis en place une machine destinée à transformer le gros des miséreux de Janubie en une nouvelle caste d'esclaves, endettés à vie par leur propre labeur. Une trahison rendue possible avec la complicité des banquiers étrangers et qui, voici encore vingt ans, serait passée presque inaperçue. Mais grâce à plusieurs de nos camarades du Westrait, la supercherie a pu être exposée.
Il est à noter que toutes les dynasties ne sont pas impliquées dans cette affaire. Quelques unes, soigneusement écartées par leurs pairs en raison même de leurs sympathies pour le bien-être de leurs sujets, soutiennent la cause du peuple. C'est par leur intermédiaire que, dans les jours à venir, Panchaayat ke Lokataantrik Sangh demandera des explications officielles au Nizam et à l'ensemble du Conseil des Nawats, Nawabs, Rajahs et Maharajas, avec dans l'idée de poursuivre plusieurs d'entre eux via le Mahapanchayat et obtenir, sinon des sanctions envers les différents acteurs de cette fourberie, au moins l'annulation des dettes dûes par nos camarades leurrés par la promesse des facilités de la finance numérique.