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Posté : mar. juil. 30, 2019 9:17 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512125859486942.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512125859486942.png[/IMG][/URL]

Edition du 30 septembre 2039

Le New Central Market de Mahra ouvre ses portes aux touristes après cinq ans de travaux

[URL=https://www.casimages.com/i/190730112017587607.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/07/30/190730112017587607.jpg[/IMG][/URL][/center]

[justify]En plein cœur du quartier d’affaires de Mahra, entre plusieurs tours tutoyant les sommets, un bâtiment historique de la ville a refait surface après cinq ans et 110 millions de dollars de travaux : le New Central Market de Mahra a rouvert ses portes lors d’une cérémonie médiatique en présence d’une pléiade de personnalités karsaises et étrangères. Avec plus de 600 000 m² de surface, le bâtiment est l’un des plus grands du centre-ville de la capitale karsaise. Mêlant des boutiques de luxe, des bureaux, des restaurants et des cafés, le nouveau marché central de Mahra s’est offert une cure de rajeunissement sous l’impulsion de la célèbre architecte lorthonienne Madelyn Cobb, dont le projet de nouveau ministère de la Culture et du Tourisme a été retenu par les autorités dans le cadre du futur district culturel de la capitale du Royaume. Celle qui a désormais adoptée les codes de l’art islamique était présente lors de la cérémonie d’inauguration.

Basé sur les principes des souks traditionnels, le New Central Market proposé par Madelyn Cobb allie tradition et modernité pour offrir aux visiteurs et aux touristes un espace frais, chaleureux, baignée par la lumière du soleil et préservée de la chaleur par un astucieux système de collecteurs de chaleurs placés sur les toits et sur les façades du bâtiment. Particulièrement soucieuse de l’impact environnemental de ses projets, l’architecte lorthonienne s’est démenée pour parvenir à conserver un bâtiment naturellement frais en réduisant au maximum l’utilisation de la climatisation. C’est aussi sur cet aspect que le comité de sélection avait retenu, à l’époque, le projet de Madelyn Cobb. Très éloignée des clichés sur les méga centres commerciaux qui polluent les nouvelles métropoles, le New Central Market demeure un centre commercial à taille humaine, sur quelques étages et avec une attention particulière portée sur les aménagements intérieurs : fontaines, espaces verts, plantes, musiques reposantes. En plein cœur du quartier d’affaires de la capitale, le bâtiment est desservi par la ligne 4 du métro de Mahra dont le prolongement jusqu’au nouveau district culturel est en cours de construction.

Ce nouveau haut lieu du commerce en centre-ville devrait apporter un supplément d’âme à l’aspect culturel de la capitale. Présent lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre Akbar Al Baker a remercié l’architecte lorthonienne Madelyn Cobb pour "son formidable travail dans le respect intégral de la culture arabo-musulmane tout en ouvrant cet espace de dialogue et d’échanges aux influences extérieures. Le New Central Market est aujourd’hui un édifice remarquable puisqu’il répond aux besoins de proximité des habitants de Mahra mais aussi parce qu’il s’inspire des souks traditionnels de notre culture et qu’il constitue un nouveau lieu de vie dans la ville". "Ce bâtiment place Mahra au premier plan des métropoles internationales et participera au rayonnement international du Royaume. Le gouvernement continuera d’appuyer des initiatives privées pour accompagner la diversification de notre économie et renforcer l’influence de notre capitale à travers le monde" a-t-il conclu.
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Posté : mer. juil. 31, 2019 7:04 am
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190205010141678213.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/05/190205010141678213.png[/IMG][/URL]

Edition du 30 septembre 2039

Exportations : Les garanties publiques en hausse de 31% (KEXIM)[/center]

[justify]Le succès de l’agence de crédit export, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&start=15#p350372]créée en décembre 2038[/url], est à la hauteur des ambitions des exportateurs karsais : très élevé. En effet, depuis l’initiative du gouvernement précédent, l’agence de crédit export, plus connue sous le nom de Kars Export Import Agency (KEXIM), a considérablement augmenté son soutien aux entreprises karsais exportatrices. Destiné à encourager les banques à financer les exportateurs privés en offrant une sécurisation de l’opération pour l’établissement bancaire, les garanties délivrées par KEXIM apportent aux exportateurs de la visibilité et de la confiance dans la conquête des marchés internationaux. Le soutien de l’agence publique est essentiel pour encourager les industriels karsais à répondre à des appels d’offres à l’étranger tout en ayant la certitude de percevoir une indemnisation en cas de rupture de contrat, de faillite du client ou d’annulation unilatérale du contrat suite à une décision politique. Peu connue des exportateurs lors de sa création, l’agence KEXIM offre essentiellement des solutions de garantie des contrats à l’export signés par des industriels karsais.

Dans un contexte de tensions internationales, l’agence KEXIM apporte aux exportateurs karsais un avantage compétitif majeur vis-à-vis des concurrents étrangers qui ne bénéficient pas des garanties publiques pour participer à des appels d’offres internationaux. Avec une maturité moyenne de 36 mois, les délais de paiement accordés par les exportateurs karsais aux clients étrangers permettent de remporter de nombreux contrats. En effet, pour un acheteur, un délai de paiement le plus large possible lui permet d’améliorer sa trésorerie et d’envisager avec plus de sérénité le paiement de ses fournisseurs. Pour appuyer son analyse des acheteurs étrangers, l’agence KEXIM recrute des analystes financiers et a ouvert récemment un département dédié à la recherche économique pour affiner son analyse des risques politiques et économiques des pays à l’échelle mondiale. La KEXIM devrait ainsi publier dès le premier trimestre 2040 sa carte des risques politiques sous le prisme économique et financier.

Avec plus de 8,3 milliards de dollars de garanties délivrées, la KEXIM a enregistré un bond de plus de 31% de ses encours depuis sa création en décembre 2038. L’objectif pour la clôture de l’année 2039 est fixé à 10 milliards de dollars d’encours. Dès l’année 2020, la KEXIM prévoit un encours de près de 20 milliards de dollars pour accompagner les exportateurs karsais sur les nouveaux marchés avec lesquels le Royaume s’est engagé dans des accords de libre-échange : Txile, Berlim ou encore le Saog. L’apport de la zone islamique de libre-échange (IFTA) devrait également se concrétiser en 2040 avec un net regain de la compétitivité des entreprises karsaises face à ses concurrents mais néanmoins partenaires de l’IFTA.

A l’occasion de la présentation des résultats annuels, le directeur général de la KEXIM s’est "félicité du succès de la première année d’exercice de l’agence comme en témoigne les encours souscrits par nos analystes qui accompagnent le développement des exportateurs karsais à l’étranger. Avec les nombreux accords de libre-échange en vigueur et ceux que nous espérons voir concrétiser au cours d’ici fin 2040, nous ambitionnons une croissance soutenue des exportations karsaises et donc de facto une augmentation soutenue de nos encours avec le soutien de notre actionnaire unique, le fonds souverain Kars Investment Fund". Pour parfaire son installation dans le paysage des exportateurs karsais, la KEXIM devrait ouvrir dans les prochaines semaines un nouveau site internet plus intuitif qui permettra aux clients de saisir directement des demandes de garantie pour réduire les délais et améliorer la compétitivité des exportateurs karsais.
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Posté : mer. juil. 31, 2019 5:46 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512125044593177.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512125044593177.png[/IMG][/URL]

Edition du 30 septembre 2039

LIM : Le Kars va proposer l’installation de facilités militaires intermodales dans les pays membres[/center]

[justify]Après le succès de la zone islamique de libre-échange, plus connue sous son acronyme anglais IFTA, la Ligue Islamique Mondiale poursuit son ambitieux programme de réformes en axant ses travaux sur la création de plusieurs facilités militaires intermodales accessibles à l’ensemble des pays membres et géré par une Commission de la Défense Commune créée spécialement pour cette mission. Selon nos informations, les karsais seraient à l’origine de cette initiative après avoir appris l’existence de l’expédition militaire décidée par l’ex-Première ministre du Gandhari Asha Lota mais interceptée par les radars des postes avancés de l’Ennis en mer de Cérulée. Si les opérateurs radars de l’armée de Kars avaient effectivement bien repérés l’imposante flotte gandharienne, les moyens de réaction n’étaient pas au niveau de ceux de l’Ennis.

Pour pallier à ce manque cruel d’installations militaires en mer de Cérulée et dans d’autres points chauds du globe, les émissaires karsais proposeront aux Etats membres de la Ligue Islamique Mondiale l’installation de facilités militaires intermodales (aérienne, navale et terrestre) dans chacun des Etats membres. L’accès à ces facilités sera ouvert aux armées des Etats membres sur simple communication auprès de la Commission de la Défense Commune qui disposera des attributions nécessaires à la supervision de cette nouvelle mission stratégique pour l’organisation. L’objectif est d’apporter un soutien militaire direct et rapide aux Etats membres de l’organisation mais également aux Etats partenaires ou aux Etats bénéficiant d’une minorité musulmane. Selon les experts stratégiques du Karmalistan, ces installations permettront à la LIM de rehausser sa place sur la scène internationale en unifiant sa capacité de dissuasion et les forces cumulées des armées des Etats membres.

Selon nos informations, le coût budgétaire de l’opération serait porté par chaque pays en fonction du coût de la création de la facilité militaire intermodale. Le projet des émissaires karsais ne prévoit pas de contribution budgétaire commune puisque celle-ci entrainerait des débats et des dissensions que l’organisation ne peut se payer le luxe de mener dans un contexte international secoué par des crises régionales successives : Hohengraff, Affaire du Sel, tensions Ennis-Lébira, annulation de dette, expédition militaire gandharienne en mer de Cérulée, etc. Jusqu’à présente absente des points chauds du globe, la LIM devrait retrouver une place au premier rang des organisations internationales aux côtés de la dynamique et polémique CND. Le prince héritier de Kars, Hussein, aurait personnellement contacté ses homologues ministres des Armées des Etats membres de la LIM pour les convaincre de l’utilité du projet de facilités militaires intermodales, comme il avait réussi une première fois à les réunir dans les eaux territoriales du Royaume pour un exercice militaire de grande ampleur qui n’a pas manqué de faire réagir la presse internationale.
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Posté : jeu. août 01, 2019 7:29 am
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512125859486942.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512125859486942.png[/IMG][/URL]

Edition du 2 octobre 2039

Le projet de nouveau code de la route fonce vers le Parlement[/center]

[justify]Décidée sous l’impulsion du roi Abdallah à la suite du décès de trois touristes caeturiens dans un accident de la route impliquant une vitesse excessive selon l’enquête diligentée par les services de la police judiciaire de Rafha, le projet de nouveau code de la route mené par le ministre des Transports Suhail Al-Mazroui a été validé en conseil des ministres hier et devrait être discuté au Parlement dès le début de la semaine prochaine. Jusqu’à présent jugé comme la régulation la plus laxiste du monde, le Kars n’a pas eu d’autre choix que de se plier à la pratique en vigueur à l’étranger, à savoir la codification des règles de conduite et du respect des règlementations routières. Bien que toujours considéré comme trop souple par les associations de la sécurité routière, notamment par le refus des autorités de créer un permis de conduire à points, le projet du gouvernement devrait toutefois apporter plus de sécurité et un meilleur respect des règles de bonne conduite à bord de son véhicule.

Ainsi, le nouveau code de la route prévoit la création de trois types de routes : les autoroutes limitées à 130 km/h, les routes nationales limitées à 90 km/h et les routes urbaines limitées à 70 km/h. également, la circulation à l’intérieur des agglomérations sera limitée à 50 km/h sauf en cas de voie rapide du type périphérique urbain où la vitesse sera limitée à 90 km/h. Ces nouvelles limitations entreront en vigueur le 1er janvier 2040 si le Parlement adopte le projet du gouvernement dans sa globalité. Il s’agit d’une première à Kars où la tradition voulait que l’Etat ne s’intéresse pas à la vitesse de circulation des voitures, des motos ou des camions. Concernant ces derniers, malgré la vive grogne des syndicats de transporteurs routiers dès les premières rumeurs sur les contours du projet gouvernemental, le nouveau code de la route prévoit une vitesse maximale autorisée à 100 km/h avec un système de bridage du compteur de vitesse pour bloquer toute tentative d’un chauffeur poids-lourd de dépasser la vitesse autorisée.

Au-delà des limitations de vitesse, le nouveau code de la route autorisera les forces de police à procéder à des verbalisations pouvant aller jusqu’à l’immobilisation du véhicule et une amende de plus de 1 500 $ en cas de dépassement de 100% et plus de la vitesse autorisée. L’amende forfaitaire pour un dépassement de vitesse inférieur à 25% de la vitesse autorisée est fixée à 25$ puisse passe à 50$ entre 25% et 50% de dépassement pour atteindre au final 100$ en cas de dépassement entre 50% et 100% de la vitesse autorisée. Cette nouvelle politique qualifiée de répressive par les associations des usagers de la route vise à faire drastiquement diminuée le nombre de morts sur les routes du Royaume dont l’année 2038 a été marqué par un nombre record de morts sur les routes avec près de 16 457 décès dont 25% de mineurs. L’affaire de l’accident ayant provoqué la mort des trois touristes caeturiens n’est pas anodine dans la prise de conscience du gouvernement puisqu’il en va du sérieux du Royaume et de l’application des standards internationaux en la matière.
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Posté : jeu. août 01, 2019 6:10 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512125859486942.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512125859486942.png[/IMG][/URL]

Edition du 3 octobre 2039

Logement : Exode urbain pour les pauvres de Mahra

[URL=https://www.casimages.com/i/190801081227678613.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/01/190801081227678613.jpg[/IMG][/URL]
Vue d'un quartier du centre-ville de Mahra[/center]

[justify]L’extraordinaire croissance économique du pays ne provoque pas le même enthousiasme dans toutes les strates de la société karsaise. Et pour cause, avec une croissance 2038 de plus de 30%, l’afflux de nouvelles richesses s’est traduit par un afflux de nouveaux habitants dans les quartiers de la capitale politique et économique du pays (11,5 millions d'hab. au 1er janvier 2038). Attiré par les nouvelles opportunités économiques offertes par la croissance de l’économie, plusieurs centaines de milliers d’individus se sont installés à Mahra dans l’espoir d’y trouver un travail et de meilleures conditions de vie. Cet afflux massif a provoqué, bien malgré lui, un choc sur le marché du logement déjà sous tension dans la capitale, avec une demande de logement bien supérieure à l’offre. Signe de cette tension sur l’immobilier, le plan Tourisme 2042 anticipait cette tendance en formalisant la construction de plusieurs programmes résidentiels dans le quartier du nouveau district culturel pour accueillir plus de 150 000 résidents.

Si les programmes résidentiels du nouveau district culturel sont lancés et verront le jour dans les années à venir, la valeur foncière des logements qui y seront édifiés sera bien supérieure au pouvoir d’achat moyen d’un citoyen karsais en matière de logement. Ainsi, le quartier résidentiel du nouveau district culturel sera peuplé non pas d’individus et de familles issus de la classe populaire ou de la classe moyenne mais bel et bien de la classe supérieure, tant karsais qu’étrangère. Car l’autre aspect de cet afflux massif de nouveaux foyers dans la capitale, c’est le phénomène inverse qui se produit avec les classes populaires du centre-ville de Mahra qui connait de profond bouleversement avec des chantiers à tous les coins de rue. Les familles les plus pauvres n’ont plus les moyens de payer des loyers en augmentation année après année comme l’autorise la loi. Mais c’est aussi la crainte d’une expulsion rapide et sans ménagement qui a incité plusieurs milliers de familles à quitter la capitale pour s’éviter l’affront et l’humiliation d’une expulsion sous les yeux des voisins et des forces de police.

La municipalité de Mahra n’a pas livré de statistiques précises sur le nombre de départs tant il est difficile de l’estimer, notamment en raison de l’opacité de bon nombre de bail de location signé dans la capitale pour des raisons fiscales. En effet, la taxe foncière étant payée par les propriétaires uniquement en cas de présence de locataire dans l’appartement, si le bail de location n’est pas signé, le propriétaire échappe ainsi au paiement d’un impôt dû au trésor public du pays. L’opacité permet également aux propriétaires d’exiger des locataires le paiement du loyer en liquide, évitant ainsi une opération bancaire permettant aux services du ministère des Finances de visualiser l’ensemble des revenus d’un foyer fiscal. Totalement au détriment des locataires, ces pratiques sont malheureusement monnaie courante dans le logement privé à Kars, tant dans la capitale que dans les autres métropoles régionales comme Jizan, Shalim, Najran ou encore Masirah. Les villes moyennes et intermédiaires échappent encore à ces pratiques illégales malgré une hausse constante de la demande de logement dans toutes les provinces du pays.
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Posté : dim. août 04, 2019 12:49 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190512125044593177.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/12/190512125044593177.png[/IMG][/URL]

Edition du 11 octobre 2039

Veto du roi Abdallah à l’ouverture des Lieux Saints aux non-musulmans

[URL=https://www.casimages.com/i/190525113857366501.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/25/190525113857366501.jpg[/IMG][/URL]
Vue de la Mosquée Sacrée de Masirah[/center]

[justify]Les propositions de lois se suivent et se ressemblent : l’ouverture des Lieux Saints du Royaume aux citoyens non-musulmans, notamment les touristes, a été refusée une nouvelle fois par le roi de Kars malgré plusieurs demandes de libéralisation de la politique du Royaume sur ces questions. Le groupe parlementaire de l’Union des Libéraux et Démocrates (ULD) s’est fendue d’une nouvelle proposition de loi visant à autoriser l’accès des Lieux Saints aux citoyens non musulmans, résidents et non-résidents. Le projet, soutenu par une large majorité des parlementaires du groupe, n’a pas réunis les suffrages escomptés pour être soumis au vote de la Chambre des députés. C’est la quatrième fois en quatre ans qu’une initiative visant à autoriser les non croyants à découvrir les Lieux Saints est refusée. A chaque fois, c’est la personne du roi Abdallah qui s’est placé en opposition avec l’initiative, imposant de facto aux auteurs de la proposition de loi de faire machine arrière.

Bien que lancé dans un programme ambitieux de développement touristique, guidé par le plan Tourisme 2042, le gouvernement n’a pas l’intention de revenir sur une interdiction historique, en place depuis plusieurs décennies, interdisant l’accès aux Lieux Saints pour les non-musulmans. Si bien évidemment il n’existe pas un brevet de bon musulman, les services de police effectuent des contrôles systématiques des véhicules, des cars et des avions qui déposent chaque année des millions de visiteurs aux pieds des principaux Lieux Saints du pays, comme par exemple la Mosquée Sacrée de Masirah, considérée comme le Premier Lieu Saint de l’Islam. Pour les partisans de cette ouverture, il s’agit avant tout de démontrer au reste du monde l’ouverture d’esprit du Royaume et de son peuple face aux propos souvent xénophobes et racistes entendus en Dytolie. La découverte des Lieux Saints apporterait aux détracteurs de l’Islam une opposition frontale en prônant l’ouverture et la tolérance. Las, le roi Abdallah, Commandeur des Croyants, n’est pas favorable à cette initiative.

Si le roi de Kars ne s’est pas exprimé publiquement suite à son veto de voir discuter la proposition de loi du groupe parlementaire des libéraux-démocrates à la Chambre des députés, le Premier ministre Akbar Al Baker s’est en revanche prononcé au cours d’une visite sur les chantiers du futur district culturel de Mahra qui accueillera d’ici la fin 2042 près de cinq musées à la réputation internationale bénéficiant des talents des plus grands architectes étrangers du moment. Il n’a pas hésité à pointer du doigt "la facilité d’esprit avec laquelle certains mouvements dans notre société souhaiteraient sacrifier les traditions et les rites religieux qui ont fait du Royaume de Kars le phare de l’Islam pour les croyants du monde entier. Si nous disposons aujourd’hui d’une autorité morale sur les croyants, c’est avant tout parce que le roi Abdallah a su conserver une rigueur morale face aux tentations de l’ouverture décomplexée au monde occidental". Il a conclu son propos en rappelant "les efforts du Royaume pour s’ouvrir au monde et développer des relations bilatérales avec bon nombre de pays au-delà de l’espace régional de la mer de Cérulée. Nous continuons nos efforts en matière de progrès social pour guider également les croyants dans d’autres pays. Cette politique est sage et raisonnable, il n’est pas question de tomber dans la marchandisation de nos rites religieux et de nos Lieux Saints, ce n’est pas la philosophie de mon gouvernement".
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Posté : dim. août 04, 2019 6:07 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190205010141678213.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/05/190205010141678213.png[/IMG][/URL]

Edition du 12 octobre 2039

Echec des privatisations des entreprises publiques en Estura[/center]

[justify][url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17413&start=60#p353452]Comme nous l’annoncions dans notre édition du 24 juillet dernier[/url], les conditions proposées par les autorités de la Principauté d’Estura n’ont pas débouchées sur les résultats attendus de ce vaste plan de privatisation des principales entreprises publiques du pays. S’il convient de souligner l’échec du plan de privatisation dans les sommes perçues (12,4 milliards de dollars) par rapport aux sommes attendues (plus de 21 milliards de dollars), c’est la stratégie même des auteurs de ce plan et les conditions proposées aux potentiels investisseurs qui ont réellement causés le manque d’engouement des puissances étrangères. En effet, si l’on retire les investisseurs du pays tutélaire de la Principauté, à savoir l’Ennis (4,6 milliards de dollars), qui s'est largement activé pour répondre aux attentes du gouvernement princier, le montant total des privatisations serait encore bien plus mauvais pour les autorités. Mais pire encore, sans une participation active des Etats membres de la CND, le vaste plan de privatisation aurait été limité au Caskar, à l’Estolie et à la Flavie.

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=17898#p353410]Avec seulement six puissances étrangères soumissionnaires à ces privatisations[/url], le résultat démontre l’erreur stratégique des autorités esturannes dans la structuration de leur produit : situation monopolistique éphémère, investissements lourds à budgétiser, participations non majoritaires pour les entreprises les plus stratégiques, etc. On notera également l’absence d’offres pour l’acquisition d’une partie du capital de la radio-télévision publique, RTE, dont l’absence de privatisation totale était perçue comme un frein à toute acquisition étrangère : en effet, quel serait l’intérêt d’un investisseur à acheter une participation minoritaire de la radio-télévision pour ne pas avoir la majorité au conseil d’administration, ni la majorité pour imposer des choix éditoriaux potentiellement déplaisant vis-à-vis du pouvoir ? L’absence d’intérêt pour la privatisation de la RTE confirme la mauvaise rédaction du cahier des charges par les autorités de l’Estura.

On notera qu’à l’exception des trois Etats membres de la CND (Jernland, Ennis et la Santogne) et des trois Etats tiers (Caskar, Estolie et Flavie), les pays hôtes des principaux fonds souverains issus des recettes tirées des mannes pétrolières et gazières, comme le Lorthon, le Kaiyuan ou encore le Kars, n’ont pas participés aux privatisations. Même constat pour le très libéral Caeturia et l'émergente Valdaquie. Sans oublier l'absence totale des investisseurs du Lébira. On peut logiquement croire que l’Estura souhaitait la participation de ces pays à la puissance financière importante pour faire monter les enchères et réussir son pari de réunir plus de 21 milliards de dollars pour ces privatisations.

Malheureusement pour les autorités, les principales banques du Kaiyuan n’avait pas recommandées l’investissement, de même que les banques d’affaires du Kars qui s’étaient émues des conditions jugées trop contraignantes de l’appel d’offres. Le Lébira étant en crise politique avec le parrain ennissois, difficile d'imaginer un investissement. Du côté de la Santogne, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=16761&sid=74dd65656ad4049cb270e9ced9a85f11&start=150#p354766]on se félicite de l’acquisition à bas coût de l’entreprise en charge des autoroutes[/url] vu la proximité géographique entre les deux pays mais on rappelle le manque d’enthousiasme des investisseurs dans un contexte de fortes tensions internationales et notamment Dytolie. Rappelons que l’Estura a connu les affres d’une guerre civile particulièrement meurtrière qui a débouchée sur une paix somme toute assez relative vu la poudrière régionale.
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Posté : mer. août 14, 2019 5:11 pm
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190205010141678213.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/05/190205010141678213.png[/IMG][/URL]

Edition du 12 novembre 2039

Santé : Le groupe Oasis Health Care poursuit son expansion dans tout le pays [/center]

[justify]Hussein Semlali est un homme heureux aujourd’hui : avec une croissance du chiffre d’affaires de plus de 31% en 2038, le groupe familial, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17447&p=348458#p348458]Oasis Health Care connait l’une des périodes les plus profitables de son histoire[/url]. Un an après le décès de son père, Hamid Semlali, à l’âge de 81 ans, le fils prodigue a terminé une première année pleine de succès tout en ayant assuré une transition remarquable avec l’appui du reste de la famille, encore actionnaire à hauteur de 52% du premier groupe de cliniques privées du Royaume de Kars. Le chiffre d’affaires s’est établi à plus de 9,4 milliards de dollars, en hausse de 31% par rapport aux chiffres de 2037. Les 117 000 salariés du groupe travaillent sur l’ensemble du pays, tant sur la très prolifique côte de l’Ouest que dans le reste du pays. Spécialisé dans les établissements de santé, Oasis Health Care gère plus de 782 établissements dont 374 cliniques médicales, 357 maisons de retraite et 51 cliniques psychiatriques uniquement au Kars.

Le prochain objectif du groupe ? Un développement à l’étranger dans les pays qui autorisent des investisseurs privés à ouvrir des établissements de santé comme des cliniques privées, des maisons de retraite ou encore des cliniques psychiatriques. Hussein Semlali a engagé une vaste réorganisation de l’entreprise après le décès de son père en créant des business unit (BU) par type d’établissement et en ouvrant les recrutements du personnel administratif aux étrangers, une première pour cette entreprise familiale dont les salariés sont encore à plus de 98% des karsais. Bénéficiant des subsides versés par la sécurité sociale ainsi que par les assureurs privés, Oasis Health Care est en position dominante dans son marché, au point de fixer des conditions parfois extrêmes aux localités qui espèrent la construction d’un établissement de santé, tant pour les créations d’emplois que pour répondre aux attentes de la population en matière d’accès aux soins.

D’ici à la fin de l’année 2039, le groupe prévoit l’ouverture de 16 cliniques médicales, de 13 maisons de retraite et de 9 cliniques psychiatriques. Avec en moyenne près de 120 lits par établissement, Oasis Health Care proposera près de 4 600 lits supplémentaires dans son offre de soins. Le groupe est le premier gagnant de la politique de privatisation des soins et de l’émergence phénoménale des assurances maladies privées. Initié par le roi Abdallah dès le début des années 2010, la part du secteur privé dans l’offre de soin est passée de 11% en 2010 à plus de 54% en 2038 selon des chiffres du ministère de la Santé et des Affaires sociales. L’essor des cliniques privées est également salué par les médecins et les infirmiers qui optent de plus en plus pour une carrière dans le secteur privé plutôt que dans les hôpitaux publics. Il en va de même pour les usagers qui placent en premier choix un acte médical dans une clinique privée plutôt que dans un hôpital public, notamment en raison des délais plus réduits et de la qualité des installations des cliniques privées.
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Posté : jeu. août 15, 2019 8:28 am
par Siman
[center][URL=https://www.casimages.com/i/190205010141678213.png.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/02/05/190205010141678213.png[/IMG][/URL]

Edition du 14 novembre 2039

Le fonds souverain du Royaume justifie sa prise de participation dans la dette lébirienne[/center]

[justify]"La Ligue de Lébira est la première économie du monde (257,8 Mds$) et nous ne pouvons pas douter de la capacité de son gouvernement à rembourser une dette souscrite auprès des investisseurs étrangers puisqu’un défaut même partiel sur une créance détenue par un Etat étranger entrainerait une perte de valeur considérable pour un épargnant des faubourgs de Cartagina. Nous pouvons rationnellement continuer à croire dans la capacité de la Ligue à lever l’impôt et honnorer le remboursement du principal et des intérêts" a expliqué Ibrahim Al Shaibani, le puissant directeur du fonds souverain Kars Investments Fund (KIF). C’est par un bref communiqué de presse que le fonds souverain karsais, qui gère la manne pétrolière, s’est expliqué [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1051&t=17971#p354627]sur le rachat de plusieurs milliards de dollars de dettes lébiriennes auprès de la banque UBS au Siracuzzia[/url] et [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1301&t=16813&start=15#p354248]des institutions financières des Valvatides[/url], portant ainsi la part du Royaume à près de 7,30% sur un total de 238,9 milliards de dollars, soit environ 17,4 milliards de dollars.

Avec cette montée en puissance des intérêts karsais dans la dette publique de la première puissance économique mondiale, le Royaume se positionne comme le troisième créancier de Cartagina, derrière le Siracuzzia (38%) et le Commonwealth (18,9%) mais devant l’Ennis (6,87%), le Kaiyuan (5,5%), la Santogne (5,7%), l’Asdriche (4,2%), le Txile (4,1%) ou encore les Iles Lorthon (2,4%). Il est intéressant de noter que malgré les fortes tensions régionales et les intérêts souvent opposés du Lébira avec ses voisins directs (Valdaquie et Santogne, membres de la CND), aucun vent de panique n’a eu raison de la confiance des créanciers dytoliens dans la capacité du gouvernement lébirien à honorer sa dette. Si le Lébira s’est officiellement déclaré en défaut de paiement vis-à-vis des créanciers ennissois, l’élection du nouveau président ennissois devrait toutefois ramener les acteurs autour de la table des négociations. Il semble en effet difficile d’imaginer la première puissance économique, chantre du libéralisme, renoncer à payer ses dettes.

Si aucun vent de panique n’a remis en cause les positions des Etats de la région, les secousses ont été vives sur les marchés obligataires avec une chute considérable de la valeur de la dette lébirienne dans les portefeuilles des grands gestionnaires d’actifs. Selon nos informations, c’est à la suite de cette chute brutale que le fonds souverain karsais aurait procédé au rachat des obligations souveraines lébiriennes pour un coût inférieur à plus de 30% de leur valeur de souscription, "une remarquable affaire" note un analyste de la Kars Construction Bank dans sa lettre quotidienne aux marchés. L’opportunisme du fonds souverain est à mettre au crédit de son directeur, Ibrahim Al Shaibani, dont l’expérience professionnelle s’est essentiellement déroulée dans des banques d’affaires karsaises et dytoliennes. Toutefois, il semble peu probable qu’une telle décision n’ait été prise sans en informer préalablement le gouvernement et le palais royal, ce qui laisse à penser que les relations entre Mahra et Cartagina ne sont finalement pas si mauvaises que cela.
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Posté : mar. août 27, 2019 5:51 pm
par Siman
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Edition du 21 décembre 2039

Al-Kem Laboratories choisit le Makengo pour sa future plateforme logistique en Algarbe[/center]

[justify]Après des mois de négociations avec plusieurs Etats de l’Algarbe, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&t=17447#p348458]le groupe pharmaceutique Al-Kem Laboratories[/url], coté à la bourse de Mahra (46 000 salariés), a confirmé son intention de construire en 2040 sa principale plateforme logistique à l’étranger au Makengo afin d’y conquérir de nouvelles parts de marché et d’asseoir la domination de l’industriel sur un continent dont la croissance du marché des médicaments dépasse allègrement les 25-30% par an depuis plus d’une décennie. Raccourcir les délais et proposer des coûts maitrisés à des systèmes sociaux aux finances limitées, telle est la stratégie choisie par les dirigeants d’Al-Kem Laboratories pour justifier la construction de cette infrastructure dans la banlieue de Lunda. Sur une surface de plus six hectares, le site comprendra une unité de production conçue pour fabriquer à terme une centaine de spécialités pharmaceutiques dans différents domaines thérapeutiques ainsi qu’un site de stockage de 4 000 m3 et un centre de distribution.

Une fois à plein régime, le site produira plus de 100 millions d’unités par an. La plateforme aura également en charge la logistique autour de la distribution de l’ensemble des produits commercialisés par Al-Kem Laboratories. Avec 90 millions de dollars investis d’ici l’année prochaine, l’industriel karsais confirme son attachement au Makengo, pays dans lequel il commercialise des médicaments depuis bientôt vingt ans. Le groupe bénéficiera également de la législation fiscale très favorable mise en place au Makengo sous le régime du président Botamba afin d’attirer les investissements étrangers. Plus de 400 salariés travailleront chaque jour au sein de ce complexe industriel, en grande majorité des makengais qui bénéficieront des programmes de formation dispensés par les expatriés karsais. Selon des données statistiques, le marché du médicament au Makengo est estimé à 900 millions de dollars par an et la part de marché d’Al-Kem Laboratories est estimée à 45%.

L’installation d’Al-Kem Laboratories au Makengo est un nouveau symbole de l’excellente relation bilatérale entre le Makengo et le Kars depuis la visite d’Etat historique du roi Abdallah en 2038 pour y rencontrer le président Youssouf Botamba dans son palais de Lunda. Le Makengo a fait l’actualité ces derniers mois suite à l’accident de chasse du roi de Kars dans la savane mankengaise au cours de laquelle il s’est blessé à une jambe. Protégé jusqu’à son départ du pays par les services du président Botamba, il se murmure que les deux hommes entretiendraient une relation presque amicale depuis leur première rencontre il y a plus d’un an. Face à la présence de l’Ennis et d’autres puissances occidentales, le Royaume de Kars est l’un des premiers partenaires tiers-mondiste du Makengo libre et indépendant. Les investissements karsais au Makengo sont en augmentation avec notamment le développement d’une filière agricole d’excellence via la Soderag (Société pour le développement des ressources agricole), une coentreprise détenue par des capitaux karso-makengais en charge de l'exploitation des principales ressources agricoles du pays (banane, palmier, café, cacao...).
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