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Posté : mar. août 13, 2019 12:14 pm
par Alexei
[justify]Revue de presse
[center][img]https://img.huffingtonpost.com/asset/5ca0605b230000f4006da0cb.jpeg?cache=zAjvKH7aFV&ops=crop_0_207_4254_2283,scalefit_630_noupscale[/img]
L'ancien acteur entend se placer comme le principal opposant à Petru Ursachi[/center]
Adevărul | Octavian Dita dénonce une corruption "endémique" en Valdaquie - 07/11/39 :
- Régulièrement, la République est épinglée par diverses ONGs, nationales et étrangères, pour son "manque de transparence dans sa vie démocratique" et pour des conflits d'intérêts supposés entre parlementaires et entreprises.
- Si ces rapports n'ont jusque-là pas fait l'objet de commentaires de la part de la coalition gouvernementale, ni même de l'opposition socialiste - seuls les communistes y réagissaient -, Octavian Dita, le président du nouveau parti Forța Civică a décidé de compiler les différents rapports et de les envoyer directement au Ministère de la Justice, avec l'espoir que "des mesures fermes soient prises".
- Etoile montante de la politique valdaque, ayant résidé en Santogne et inspiré par sa "démocratie plurielle, transparente et juste", Octavian Dita souhaite manifestement mettre toutes les chances de son côté pour les élections de 2041, à l'occasion desquelles il entend présenter une alternance à Petru Ursachi et au Parti national libéral.
- A l'occasion du congrès fondateur de son parti, qui s'est déroulé en septembre dernier, puis d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17523&p=355004#p355004]post sur les réseaux sociaux[/url], Octavian Dita avait également taclé la Communauté des Nations dytoliennes : "la dérive autoritaire qui a actuellement cours chez certains de nos plus proches alliés est un véritable danger [...] dont Albarea devrait se désolidariser". Si le poids politique de Forța Civică demeure encore négligeable, les milieux artistiques se tournent de plus en plus vers Octavian Dita, à l'image du réalisateur Sorin Florescu qui a affirmé que la Valdaquie était la "république des pots-de-vin et du clientélisme".
- Cet appui dans la société civile et l'inexistence d'une opposition unie face au PNL - le Parti socialiste étant morcelé par des querelles intestines, tandis que le Parti communiste est extrêmement décrié pour son soutien supposé aux séparatistes dobrogèves - feront très certainement d'Octavian Dita une menace très sérieuse pour Petru Ursachi, qui ne cache pas sa volonté d'effectuer un second mandat, à 2 ans des élections.
Trei culori | Makengo : Alpva obtient le zinc et le lithium - 08/11/39 :
- 10 mois après avoir concédé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17150&p=350963#p350963]l'exploitation et la commercialisation[/url] de son diamant au géant minier valdaque, Lunda a accepté un nouvel accord de coopération portant sur les gisements de zinc du Makengo-central ainsi que de lithium de la région du Gangara.
- Ce nouveau contrat intervient après le rachat desdits sites à des entreprises berlimiennes, auparavant chargées de leur exploitation. Le retrait du Berlim de la scène internationale, et l'incapacité pour la nation dorimarienne d'assurer la sécurité de ces gisements, a grandement facilité l'offre de rachat d'Alpva, qui met ainsi la main sur plus de 64 000 tonnes de zinc par an.
- Originellement spécialisée dans l'extraction du cuivre, le plus grand groupe valdaque a commencé à diversifier ses activités à partir de juillet 2038, en obtenant l'exploitation des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1349&t=17527&p=348604#p348604]mines de zinc[/url] de Nistrovie, devenant de ce fait un acteur majeur dans l'économie et le développement nistroves.
- De manière concrète, l'accord reprend, dans les grandes lignes, celui précédemment établi en matière de diamant : la République du Makengo récolte 65% des bénéfices découlant de l'exportation, tandis qu'Alpva touche les 35 autres pourcents. Mihai Neagu, chargé des relations publiques d'Alpva, s'est félicité d'un accord "gagnant-gagnant", estimant même qu'Alpva est un "bienfaiteur du peuple makengais".
- De son côté, le Ministère de l'Economie et des Finances a lui aussi salué l'accord, ainsi qu'un renforcement "bénéfique" des relations valdaco-makengaises. Le Ministère de la Défense nationale, quant-à-lui, a émis l'hypothèse d'envoyer de nouvelles troupes au Makengo pour sécuriser les sites nouvellement acquis, sur fond de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=355075#p355075]tensions ethniques[/url] dans la région du Ruwa.
Posté : sam. août 17, 2019 4:53 pm
par Alexei
[justify]Adevărul
21 noiembrie 2039
[center]Quel avenir pour le communisme en Valdaquie ?
[img]https://russia-direct.org/sites/default/files/field/image/RIAN_02591607-donbas-ukraine-625.jpg[/img]
Des guérilleros séparatistes dans des ruines à Iașov en mars dernier[/center]
Menacé d'interdiction depuis des mois, le Parti communiste d'Unité prolétarienne l'a finalement échappé belle. Celui-ci était pourtant à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&p=355242#p355242]cinq petites voix[/url] de la dissolution, si le Pacte de Solidarité démocratique avait été finalement approuvé par les représentants du peuple. Les camarades de Teodora Maurer - fraîchement élue secrétaire-générale - peuvent ainsi se targuer d'avoir mis en échec la coalition gouvernementale, fracturée jusqu'à l'intérieur même du Parti national libéral, dont certains élus ont carrément refusé de se placer en faveur de la motion de leur collègue, Răzvan Grozav, député de Târgu Iulia. Pourtant, si la deuxième formation politique du pays en termes d'élus a réussi à esquiver l'épée de Damoclès qui trônait au-dessus de sa tête, cette victoire reste en demi-teinte car l'avenir du PCUP demeure plus qu'incertain.
Soupçonné d'avoir soutenu les séparatistes dobrogèves, voire la BRA (Brigade révolutionnaire du peuple d'Ardélie - ayant assassiné le journaliste valaryen Nils Ruitter l'année dernière), le Parti communiste d'Unité prolétarienne a vu son image considérablement entachée ces derniers mois, alors que la croissance économique valdaque est parmi les premières de Dytolie et que le niveau de vie de la population s'améliore d'année en année, concomitamment à la baisse du chômage qui est aussi appelée à se poursuivre. La combinaison de ces facteurs fait que le Parti communiste a de plus en plus de mal à convaincre un électorat dégoûté par les combats en Dobrogévie et touché par le fatalisme : "les idées du PCUP sont nobles, et j'y adhère totalement. Toutefois, avec le climat d'anticommunisme qui règne en Dytolie et la puissance militaire de la CND, je me dis que toute révolution est impossible", confie Ilinca, ouvrière de 24 ans originaire de Valea (Olténie). En outre, les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17140&p=349133#p349133]lois très sécuritaires[/url] votées en 2038 et la mise en place de dispositifs policiers qualifiés d'"impressionnants" à chaque manifestation organisée par le parti ont entamé durablement la détermination des militants, qui peinent aujourd'hui à croire au Grand Soir : "il faut se rendre à l'évidence, l'Etat bourgeois a réussi à mettre en place un appareil répressif redoutable en un temps record", grommelle Ioan, 20 ans.
L'émergence de Forța Civică est aussi un coup dur pour le Parti communiste qui voit certains de ses partisans séduits par le discours anti-corruption et "ni de droite, ni de gauche" de son fondateur, Octavian Dita. Faisant souffler un vent de jeunesse et de renouveau sur la scène politique, l'acteur pourrait rafler une partie de l'électorat communiste en 2041, et tout particulièrement les jeunes. Pour rivaliser, mais surtout pour éviter que son parti ne s'effondre - à l'image du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1349&t=17527&p=355216#p355216]Parti des travailleurs[/url] de Nistrovie -, Teodora Maurer devra changer sa ligne politique en profondeur, probablement en abandonnant le "tudorisme" et les concepts de lutte armée qui y sont associés, en plus de s'efforcer de donner une image moins radicale et austère du PCUP. Pas sûr que ses camarades y soient favorables, d'autant plus que l'Internationale communiste - dont le premier congrès doit s'ouvrir bientôt - place le modèle westréen au-dessus des autres, n'hésitant pas à condamner des dérives "droitières" ou "réactionnaires" parmi ses membres. Pour l'heure, Teodora Maurer n'a rien laissé filtrer de son programme à la tête du PCUP, mais il demeure certain que son influence est appelée à décroître, au moins pour les mois à venir.
Posté : lun. août 19, 2019 3:17 pm
par Alexei
[justify]Adevărul
27 noiembrie 2039
[center]Petru Ursachi (re)part à la conquête de la Dobrogévie
[img]https://www.irishtimes.com/polopoly_fs/1.1363570.1366222457!/image/image.jpg_gen/derivatives/box_620_330/image.jpg[/img]
Après Radu Luca, le président de la République lui-même a tenu à se déplacer à Traianopol[/center]
Erigée comme préoccupation majeure du cabinet de Radu Luca comme en témoigne le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&p=355331#p355331]plan[/url] que celui-ci a présenté au Palatul Parlamentului, la thématique de la reconstruction de la Dobrogévie - ainsi que sa re-dynamisation - a également été l'occasion pour Petru Ursachi de revenir au contact des petites gens, mais aussi des écrans. Relativement effacé ces derniers mois, faute aux crises internes ayant touché le pays, le chef de l'exécutif est réapparu plus énergique que jamais, assurant aux citoyens de Traianopol venus l'accueillir (non sans hostilité parfois) que "la République ne les laissera pas tomber". Ce slogan n'est pas sans rappeler la formule utilisée par Radu Luca auprès des députés, hier, au moment de présenter son "Plan de reconstruction et de développement de la Dobrogévie" : "la République ne doit pas oublier les Dobrogèves". Ce projet, malgré le scepticisme de certains élus, a été approuvé à 242 voix sur 361, offrant une légitimité confortable au gouvernement et permettant de re-souder une majorité gouvernementale qui apparaissait quelque peu distendue ces derniers temps.
Ainsi, Radu Luca et Petru Ursachi ont décidé d'employer les gros moyens pour séduire des Dobrogèves très critiques envers Albarea depuis la proclamation de la République : en plus de la mobilisation de l'Etat ainsi que d'acteurs privés pour réparer, ou reconstruire, les infrastructures endommagées par les combats, celui-ci s'est engagé à mettre en place des aides spéciales pour les familles sinistrées, qui seront "toutes relogées avant Noël" a promis le président Ursachi. Quant à la partie "développement" du plan, celle-ci met définitivement l'accent sur le transport, véritable "talon d'Achille de la Valdaquie" - du fait de la vétusté de la plupart des routes nationales - d'après les économistes. De ce fait, un tronçon autoroutier sera construit entre les trois principales villes du voïvodat, à savoir Slobozia, Iașov et Traianopol, tandis que les routes de la région seront rénovées, voire réaménagées. Pour finir, le plan prévoit l'agrandissement de l'aéroport international de Traianopol, très peu utilisé ces deux dernières années à cause des tensions politiques ayant eu cours sous la gouvernance illégitime des séparatistes. "Il est primordial que la Dobrogévie retrouve le rôle qui est le sien : celui de locomotive du développement national, aux côtés de l'Olténie et de la Targutie", dixit Petru Ursachi.
Mais là n'est pas la seule ambition du président de la République. L'agrandissement de l'aéroport Ștefan cel Mare se place en corollaire du point le plus controversé du plan, relatif aux investissements étrangers. En effet, considérant le coût du projet et le nombre de chômeurs en Dobrogévie (un chômeur valdaque sur deux est dobrogève), l'Etat valdaque n'a tout simplement pas les moyens de relancer l'activité, et d'inscrire la Dobrogévie dans la mondialisation, seul. C'est pourquoi, d'après des sources proches du Ministère de l'Economie et des Finances, Albarea se serait tournée vers ses partenaires de la CND, et plus précisément la Santogne et le Jernland, dont les entreprises ont déjà montré leur intérêt pour la Valdaquie. C'est donc au moyen de la création de "zones économiques spéciales", encore une fois à Slobozia, Iașov et Traianopol, que le gouvernement souhaite attirer ces investissements. Celles-ci, par le biais d'exonérations fiscales temporaires ou de subventions à l'installation, pourraient être une solution efficace pour lutter contre le chômage - en parallèle de la politique de grands travaux lancée par le plan - et relancer l'industrie dobrogève, qui compte pour environ 38% du tissu industriel national.
Et les résultats ne se sont pas faits attendre puisque le fabricant d'électroménagers santognais Pastell, subissant une forte concurrence chez lui, a exprimé son intérêt pour un marché valdaque en pleine effervescence, susceptible de lui offrir une seconde jeunesse. Iașov pourrait ainsi, d'ici les prochains mois, accueillir la première usine à l'étranger de la firme. Celle-ci a été rejoint par le géant jernlander Altek, qui a émis l'hypothèse de produire une partie de ses processeurs et cartes mères à Traianopol, ce qui permettrait de diversifier une industrie valdaque "rustique", jusque-là focalisée sur le textile, ou encore l'automobile. Malgré tout, l'opposition n'a pas manqué de critiquer ce dernier point : le Parti communiste d'Unité prolétarienne a fait part de ses craintes pour les droits des travailleurs tandis que le Parti socialiste a dénoncé "un plan aux arrières-pensées électorales et politiques [...] permettant au PNL de faire campagne avec l'argent public". Au total, le coût du plan devrait s'élever à quatre, voire cinq, milliards de dollars internationaux. Une bonne nouvelle pour les banques de la CND, qui ne rechigneront certainement pas à reprendre un peu de dette publique valdaque...
Posté : sam. sept. 21, 2019 11:35 am
par Alexei
[justify]Trei Culori
02 mars 2040
[center]Vers le déclin du "clan Ursachi" ?
[img]https://storage0.dms.mpinteractiv.ro/media/1/1481/25326/14143057/2/ionut-simion.jpg[/img]
Timofan Groza, PDG du groupe Alpva, a été mis en examen sur des soupçons de fraude fiscale[/center]
C'est un véritable coup de tonnerre qui s'est abattu sur le plus grand conglomérat valdaque. Timofan Groza, président directeur-général d'Alpva - qui emploie plus de 400 000 personnes - depuis 2036 a été placé en garde-à-vue, à Albarea, où le parquet financier a officiellement annoncé l'ouverture d'une enquête pour fraude fiscale. "Cela faisait un moment que les services financiers gardaient un oeil sur Timofan Groza", a confié Constantin Carp, juge d'instruction en charge du dossier, "aujourd'hui, nous avons assez d'éléments pour enclencher une procédure à l'encontre du patron d'Alpva et mettre en lumière de possibles pratiques douteuses". Celles-ci, d'après des sources extérieures, s'articuleraient autour de montages financiers illégaux en direction de la République fédérale d'Ennis, connue pour être l'un des principaux paradis fiscaux de Dytolie. "Je n'ai rien à me reprocher", s'est défendu Timofan Groza devant les caméras, "j'ai toujours joué dans les règles et ma bonne gestion d'Alpva le prouve". Il est vrai que le groupe a enregistré des résultats honorables en 2039, se plaçant comme l'un des leaders mondiaux en matière d'exploitation du cuivre et du zinc, en particulier depuis son [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=355096#p355096]extension au Makengo[/url].
Si le PDG et son entourage se sont dits "confiants" sur l'issue de l'affaire, ce n'est pourtant pas la première fois que le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=345602#p345602]Parquet d'Albarea s'attaque à des proches de Petru Ursachi[/url]. En effet, Timofan Groza a été le successeur direct, et le "protégé", du président de la République au sommet d'Alpva, qui a permis à ce dernier de se lancer en politique - à Cernavoda il y a trois ans - et d'acquérir des relations primordiales au sein du Parti national libéral, au sein duquel il s'est rapidement imposé. Réputé pour régner d'une main de fer tant sur Alpva que le PNL, ou encore la Valdaquie, le "Roi du cuivre" serait en fait la véritable cible dans cette affaire selon le politique Eduard Gavrilescu. "Bien que son bilan reste globalement positif, Petru Ursachi a passé une année 2039 difficile, où il a été affaibli par le départ de Mariana Câmpeanu-Szabo et la montée en puissance d'une opposition crédible en la personne d'Octavian Dita", observe le professeur à la faculté de sciences politiques de l'Université d'Albarea. Si l'ex-homme d'affaires est parvenu à tuer dans l'oeuf toute querelle politico-politicienne pendant la majorité de son mandat, son affaiblissement au sommet de l'Etat et du PNL pourrait susciter des convoitises au sein de son propre camp. "Il ne serait pas étonnant que certains de ses 'amis' entendent lui tirer dans les pattes, à un an des élections présidentielles auxquelles il souhaite se représenter", a conclu Eduard Gavrilescu.
Néanmoins, la principale bénéficiaire de cette polémique n'est autre que l'opposition. Octavian Dita, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=355096#p355096]qui a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille[/url], s'est empressé de réagir à cette mise en examen, saluant le travail de la justice et appelant le parquet financier à "aller plus loin". Du côté de la coalition gouvernementale, on temporise : Ramona Leocadia-Daea, ministre de l'Economie et des Finances, a déclaré "attendre la fin de l'enquête" pour tirer ses conclusions et envisager le remplacement de Timofan Groza. Ce dernier, s'il était déclaré coupable, pourrait être condamné à une amende de deux millions de lei (soient 500 000 dollars internationaux) et jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Et il n'est pas dit que le prévenu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17126&p=345773#p345773]s'en sorte aussi bien que Vlad Ionescu et Efraim Bronstein[/url], comme l'a promis le juge Constantin Carp, qui aurait déclaré vouloir "empêcher que la Valdaquie se transforme en oligarchie".
Posté : dim. sept. 22, 2019 4:46 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://www.zupimages.net/up/19/38/pvoh.png[/img]
06 martie 2040
Forța Civică souhaite l'ouverture d'un "grand débat national" sur la CND
[img]https://kmc.europarltv.europa.eu/p/102/sp/10200/thumbnail/entry_id/0_zoypv9a4/version/100022/width/600/height/338[/img]
Octavian Dita estime que l'organisation a été détournée au profit des "dictatures"[/center]
Alors qu'une nouvelle crise diplomatique semble se profiler entre la CND et la Ligue de Lébira, le principal parti d'opposition, Forța Civică n'a pas manqué de rebondir sur l'affaire des puces sous-cutanées, que le gouvernement de l'Etat du Jernland pourrait implanter dans les années à venir sur l'ensemble de ses citoyens. "C'est la goutte de trop", s'est indigné Octavian Dita, président de Force citoyenne, "la Communauté des Nations dytoliennes est censée défendre des valeurs de démocratie et de libertés individuelles. Pourtant, celles-ci sont régulièrement sacrifiées sur l'autel de la realpolitik et du cynisme de ses membres". Ce malaise a également touché certains élus de l'Union des libéraux et démocrates qui s'inquiètent de plus en plus du tournant autoritaire pris par l'organisation : "j'avais l'espoir que les valeurs démocratiques défendues par le traité d'Albarea déteignent sur Røros et fassent ouvrir les yeux au peuple jernlander. Malheureusement, il semblerait que ce soit l'inverse qui se passe", a déploré Ana-Maria Neagu, députée ULD de Târgu Iulia, faisant implicitement référence aux bouleversements politiques ayant touché la République fédérale d'Ennis l'an dernier. Octavian Dita a profité de ce soutien inattendu pour appeler le gouvernement à se remettre en question sur la CND, puis à reprendre en main le destin de l'organisation, aux côtés de la Santogne démocratique, "avant qu'il ne soit trop tard".
Comme à son habitude, Radu Luca en a profité pour répondre du tac au tac à l'ex-acteur, sur les réseaux sociaux : "la République de Valdaquie n'a pas à s'ingérer dans les affaires du Jernland, comme le Jernland n'a pas à s'ingérer dans les affaires de la République de Valdaquie [...] si je désapprouve également l'idée de coller une puce sous la peau de civils, le peuple jernlander est souverain. D'autant que rien n'a encore été décidé". Cette réponse n'a pas semblé satisfaire Octavian Dita, qui n'a pas manqué de rappeler au premier-ministre les connivences entre les Etats valdaque et jernlander : "Altek semble avoir bénéficié de conditions très favorables pour s'installer dans notre pays, j'aimerais savoir lesquelles si ce n'est le soutien aveugle de notre République envers une dictature quasi-totalitaire". Bien qu'absent de l'hémicycle - Forța Civică n'ayant été créée que l'année dernière -, le parti a tout de même souhaité porter la question devant le Palatul Parlamentului... littéralement. Ainsi, une cinquantaine de militants de la jeune formation politique s'est réunie devant le palais, avec pour objectif d'interpeller les députés et sénateurs sur la "dérive autoritaire de la CND" et d'exiger une réponse forte de leur part.
Le Parti national libéral n'a, lui non plus, pas manqué de réagir et son trésorier, Adrian Băsescu a ironiquement reconnu à Octavian Dita un "véritable talent de récupérateur, largement supérieur à celui de Hagi pendant le mondial". En effet, pour le parti majoritaire, c'est bien la Ligue de Lébira qui reste fautive dans cette affaire : ne manquant aucune occasion de provoquer ouvertement la CND, celle-ci risque bien de se brûler les ailes en perdant son contrat avec Orbis Communications, dont le Jernland fournit de nombreuses pièces nécessaires à la construction des satellites commandés par la Ligue. "Décidément, Cartagina ne rate jamais une occasion de se ridiculiser", s'est contenté de ricaner Petru Ursachi, qui reste fermé à toute réconciliation avec le pays céruléo-algarbien. Cette position n'est, elle non plus, pas partagée par Octavian Dita qui pense au contraire que "les démocraties libérales doivent s'unir contre les deux plus grand périls de ce siècle : le communisme et l'autoritarisme". Pour l'heure, le leader de Force citoyenne n'a toutefois pas (encore ?) l'ambition de ses moyens, et il est peu probable que la pétition mise en ligne par son parti pour l'ouverture d'un "grand débat national sur la CND" fasse mouche, du fait du désintérêt des Valdaques pour ce genre de querelle politicienne supranationale. "Si les Valdaques sont attachés à la démocratie, ils n'ont pas vraiment la prétention de se mêler des affaires d'un pays allié, ni de faire prévaloir leur système sur un autre", a expliqué le sociologue Mihai Dureș.
Toujours est-il que le gain de visibilité considérable de Forța Civică et d'Octavian Dita pourrait, à terme, contrecarrer les projets de Petru Ursachi et du Parti national libéral pour l'année prochaine. Dans le scénario où le jeune politicien l'emporterait, d'importants bouleversements diplomatiques seraient à prévoir, jusque de l'autre côté du continent, à Hoxa, où Octavian Dita pourrait directement porter le fer contre les "régimes autoritaires" qu'il dénonce.
Posté : mar. sept. 24, 2019 8:10 am
par Alexei
[justify][center][img]https://www.curierulnational.ro/wp-content/uploads/2018/07/curierul-national-big.png[/img]
11 martie 2040
"C'est la Santogne qui a payé pour le mariage de ma fille"
[img]https://www.daoudi.fr/wp-content/uploads/2015/11/Angelina-et-Samuel-330-sur-818.jpg[/img]
Ramona (18 ans) et Dorin (24 ans) ont sans aucun doute vécu le plus beau jour de leur vie[/center]
Voitures de sport, habits de luxe, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1216&t=17524&p=348556#p348556]manelist[/url] célèbre et même feux d'artifices ont été de la partie ce week-end à l'occasion du mariage de Dorin et Ramona, tous deux issus de familles tziganes notables de Craiova. Si la majorité des Roms de Valdaquie vivent dans la pauvreté, ce n'est pas le cas de Piloti, cinquante-cinq ans, patriarche de la famille Calău dont est issue Ramona, sa fille, qui entend bien le montrer à tous. "Bien sûr, quand on entend le mot 'tzigane', on s'imagine tout de suite des bidonvilles et des enfants qui font la manche", admet volontiers Piloti, "nous, ce n'est pas notre cas... enfin, ça l'est plus. Grâce à l'ouverture de la Valdaquie au monde et à la CND je dirais". En effet, ayant grandi dans les quartiers pauvres de Craiova dans des conditions misérables (comme la plupart des tziganes - et même des Valdaques - nés dans les années 1990), Piloti s'est promis d'offrir une meilleure vie à ses enfants. Et c'est chose faite depuis deux ans, grâce au système de gratuité des visas instauré par la CND et à la mobilité internationale permise par l'avènement des institutions républicaines. Ainsi, le regard de Piloti, comme de milliers d'autres tziganes, s'est tourné vers l'Ouest, en Santogne plus précisément.
"D'une certaine manière, c'est la Santogne qui a payé pour le mariage de ma fille !", rit grassement Piloti avant de s'envoyer un énième shot de țuică. Le généreux père de famille est en effet arrivé à Varaunes à l'été 2038, sans le sou, profitant de la météo agréable pour dormir dehors, dans un premier temps. "Je n'avais rien à perdre. Quand on [lui, son frère et quelques jeunes hommes de la famille] est arrivés, on s'est crus au paradis. Il ne nous a pas fallu longtemps pour dégoter un travail", confie-t-il. Et ce travail est substantiellement le même que celui déjà effectué en Valdaquie : le recyclage des ordures et des métaux, des tâches ingrates que la plupart des Valdaques comme des Santognais fuient. "Pendant un an, ça a été très difficile : on bossait même la nuit pour mettre un peu d'argent de côté et pouvoir se payer un vrai logement". Ce fut chose faite en avril 2039, où les hommes de la famille Calău ont pu s'offrir un modeste appartement et commencer enfin à envoyer de l'argent au pays. "C'était pas des sommes mirobolantes au début... puis grâce aux aides offertes par l'Etat santognais, nous avons pu monter notre entreprise et depuis ça va mieux". Il convient de relever cet euphémisme : à partir de septembre 2039, Piloti a pu offrir à sa famille, en Valdaquie, une nouvelle voiture et même acheter un terrain dans les faubourgs de Craiova pour y construire une nouvelle maison. "Mulțumim Santonia !" ("Merci la Santogne !"), crient en chœur les convives, après le toast porté par la mariée, kidnappée pendant deux semaines par la famille de Dorin, comme le veut la tradition tzigane.
Si tout le monde semble y trouver son compte dans cette affaire, des voix commencent toutefois à s'élever, en Santogne comme en Valdaquie. A l'Ouest, on dénonce la présence d'étrangers qui n'ont aucune envie de s'intégrer, ni même de consommer dans leur pays d'installation, où ils demeurent pourtant près de huit mois par an - essentiellement pour toucher les aides sociales. A l'Est, on déplore le manque à gagner pour le fisc, qui ne peut calculer précisément les revenus de ces expatriés temporaires. Ainsi, Vlad Murariu, député du PNL, dénonce régulièrement la "triche pratiquée par les Roms travaillant en Santogne et le peu de moyens mis en oeuvre par l'Etat pour la limiter". Et cette situation n'est pas prête de s'arranger puisque de plus en plus de tziganes se pressent sur les routes et dans les aéroports pour chercher la fortune en Santogne, mais aussi aux Îles Lorthon, voire en Ennis pour les plus téméraires. Mais ce phénomène comporte un autre risque, d'après Vlad Murariu : "la hausse de la contrebande d'une part, et un essor des organisations criminelles roms d'autre part", a averti le député.[/justify]
Posté : mer. sept. 25, 2019 12:57 pm
par Alexei
[justify][center][img]https://m.zf.ro/images/logoSlogan.png[/img]
14 martie 2040
Un collectif de jeunes entrepreneurs souhaite une normalisation des relations avec Cartagina
[img]https://assets.entrepreneur.com/content/3x2/2000/20170803153355-GettyImages-648950208.jpeg?width=700&crop=2:1[/img]
A Mihailopol, des voix s'élèvent contre un "combat de coqs qui n'a plus lieu d'être"[/center]
A peine revenue sur la scène internationale en 2037, la jeune République de Valdaquie n'a pas manqué de faire parler d'elle. Cherchant à se faire une place au soleil, la diplomatie de cette dernière n'a pas hésité à confronter la première puissance économique mondiale au moment où celle-ci cherchait à déstabiliser les Etats-Unis de Litavie, premiers alliés d'Albarea - aujourd'hui embourbés dans une crise politique et économique les ayant poussé à se replier sur eux-mêmes. Ionuț Pădurariu, plus tard, admettra que sa [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17386&p=347251#p347251]réponse virulente[/url] avait été pour lui un "véritable coup de poker". Un acte, que d'aucuns ont qualifié de "kamikaze" voire d'"irresponsable", qui a finalement porté ses fruits, puisque c'est à partir de ce 20 février 2038 que la suprématie de la Ligue de Lébira en Dytolie a commencé à s'effriter, pour totalement s'évaporer en même temps que l'Union douanière occidentale - une organisation libre-échangiste qu'elle administrait d'une main-de-fer aux côtés de Lanfair - et avec la création de la Communauté des Nations dytoliennes. Aujourd'hui, Cartagina bat des records d'isolement diplomatique, renforcé par son bras-de-fer, perdu d'avance, contre l'Etat du Jernland ayant [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13226&p=356804#p356804]été fatale pour Lena Lazarevicio[/url], malheureuse présidente arovaque, très probablement mise hors-jeu par l'exécutif fédéral.
Bien que la Ligue se soit distinguée par sa capacité à rompre à tour-de-bras certaines de ses relations diplomatiques et économiques - au point d'annuler purement et simplement une partie de sa dette extérieure détenue par la République fédérale d'Ennis (envoyant par la même un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=355793#p355793]signal extrêmement négatif aux marchés[/url]) -, il semblerait que celle-ci se soit trouvée de nouveaux amis sur le territoire même de son plus vieil ennemi, à Mihailopol, en Munténie. En effet, l'association "Antreprenori de maîne" (Entrepreneurs de demain, ndlr) a publié une lettre ouverte à l'adresse du ministère des Affaires extérieures, et de Ionuț Pădurariu plus précisément, chef de la diplomatie valdaque depuis trois ans. "Si votre geste a dans un premier temps été courageux, monsieur le ministre, ses conséquences sur le long terme commencent à se faire sentir, tant pour les Valdaques résidant dans la Ligue que pour nous, jeunes entrepreneurs, privés de formidables opportunités d'investissement à cause d'un combat de coqs qui n'a plus lieu d'être". Le collectif clôt son message de cette manière : "ainsi, nous vous invitons, monsieur le ministre, à reconsidérer vos choix. Le développement économique de notre nation doit surpasser les égos et les querelles futiles, qui impactent plus les citoyens et acteurs économiques valdaques que lébiriens". Longue d'une vingtaine de pages, la missive expose également au ministre les opportunités et les bienfaits qu'apporteraient une normalisation des relations diplomatiques entre les deux géants latins.
Mais qui se cache derrière Antreprenori de maîne ? Sur son site internet, l'association se revendique comme étant la "voix des jeunes entrepreneurs qui créeront les emplois de demain". Basé à Mihailopol - chef-lieu de Munténie, connue pour son attrait pour les nouvelles technologies -, le collectif compterait une centaine de dirigeants de "start-up", majoritairement spécialisées dans l'informatique et la robotique. Contacté par notre journal, le secrétaire-général de l'association a explicité ses motivations : "notre pays possède une avance confortable dans le domaine de la robotique, notamment industrielle, et de l'automobile. Le marché lébirien, en essor permanent et réputé pour le niveau de vie de ses consommateurs, pourrait offrir des perspectives de développement uniques pour les sociétés que je représente", avant de conclure, "j'espère que Ionuț Pădurariu et Petru Ursachi accepteront d'enterrer la hache de guerre et saisiront enfin les opportunités que nous leur avons patiemment exposé". La problématique des Valdaques installés au sein de la Ligue a également été soulevée par le représentant du collectif, qui recevrait tous les jours des "appels inquiets" de "collègues entrepreneurs" depuis Cartagina, Dovernico ou Melolecco. "Je ne demande pas à Ionuț Pădurariu de me faire plaisir, mais bien de venir en aide à nos concitoyens résidant de l'autre côté de la Cérulée".
Malgré tout l'espoir et la bonne volonté dont elle a fait preuve, l'association a vu sa demande rejetée. Interrogé par les principaux journaux du pays, le ministre des Affaires extérieures a indiqué "qu'aucune modification de sa ligne diplomatique n'était à l'ordre du jour". "J'entends vos inquiétudes et les comprends parfaitement. Néanmoins, je rappelle que Cartagina est la seule responsable de cette situation - il ne tient qu'à elle de tirer les enseignements de ses mauvais choix diplomatiques. Si cela arrive, ne soyez pas inquiétés : ma porte lui sera ouverte", a assuré Ionuț Pădurariu. Si le collectif a fait part de sa "déception" suite à cette réponse, la majorité de la classe politique et des acteurs économiques a approuvé les paroles du ministre. A l'exception d'Octavian Dita, le président du parti Forța Civică qui a critiqué une nouvelle fois le cynisme du gouvernement. "Cela me révolte que les intérêts de nos concitoyens soient une nouvelle fois sacrifiés sur l'autel de la realpolitik", a martelé l'opposant. "Petru Ursachi est-il rancunier (ou aveugle) au point de pardonner (ou de fermer les yeux sur) toutes les dérives dictatoriales jernlandaises et ennissoises mais pas les erreurs, vieilles de trois ans, d'une démocratie libérale ?", s'est interrogé Octavian Dita sur les réseaux sociaux. Si il est peu probable que la Cartagina et Albarea rouvrent le dialogue dans les mois à venir, il reste néanmoins possible que la normalisation demandée par Antreprenori de maîne arrive d'ici un ou deux ans : à condition que le Sénat majeur lébirien - qui risque d'être partiellement renouvelé du fait de la démission de Lena Lazarevicio - décide de mettre de l'eau dans son vin au sujet de la CND, ou que le parti d'Octavian Dita obtienne la majorité parlementaire lors des élections législatives de 2041.
Posté : sam. sept. 28, 2019 11:25 am
par Alexei
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23 martie 2040
Albarea : des restes humains découverts dans une déchetterie
[img]https://realitateadeteleorman.net/wp-content/uploads/2019/02/scena-crimei-politie.jpg[/img]
La police a indiqué qu'il pourrait s'agir du juge Constantin Carp[/center]
C'est une découverte bien macabre que les employés d'une déchetterie Băneasa (quartier situé au nord d'Albarea) ont hier matin, dans ce qu'il restait d'une Tracia récemment broyée, où des traces de sang et ce qui apparaît comme étant des restes humains ont été trouvés aux alentours de 8 heures. Directement contactée, la police s'est rendue sur les lieux pour boucler la décharge et interroger le personnel, en état de choc. Appelée en renfort, la police scientifique est arrivée quelques minutes plus tard pour effectuer les premiers prélèvements et attester que le sang - ainsi que les diverses autres particules - étaient bel et bien humains. "Si l'identité et les circonstances de la mort de cet individu sont encore inconnues, nous n'avons de toute évidence pas à faire à un accident", a expliqué à la presse Mihai Cirilei, procureur de la République d'Albarea. A peine quelques jours après [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&p=356882#p356882]l'enlèvement de Constantin Carp[/url], le magistrat a considéré comme "probable" l'hypothèse que les restes retrouvés appartiennent bel et bien au juge d'instruction, devenu célèbre suite à la mise en examen de Timofan Groza, patron du groupe Alpva soupçonné de fraude fiscale.
"Un mode opératoire ressemblant à celui du crime organisé", pour les enquêteurs, qui ont également fait le rapprochement entre la disparition de Constantin Carp et la trouvaille faite par les employés de la déchetterie. En effet, le magistrat s'était fait piéger par un commando de cinq hommes lourdement armés, roulant dans une Tracia du même modèle et de même couleur (noire) que celle retrouvée à Băneasa. "A l'heure actuelle, il est très difficile d'établir si la voiture broyée est bien celle des kidnappeurs", a poursuivi Mihai Cirilei. Le véhicule était considéré par les enquêteurs comme la meilleure piste pour retrouver Constantin Carp, du fait de l'absence d'autres indices, si ce n'est les voix et les descriptions physiques des cinq malfaiteurs. Un témoin de la scène a néanmoins apporté une indication supplémentaire à la police sur l'identité de ces derniers, expliquant que ceux-ci s'exprimaient avec un "fort accent du sud, probablement de Targutie". Bien que cela puisse paraître quelque peu anecdotique, les enquêteurs ont choisi d'exploiter cette piste et, devant la découverte de ce qui pourrait être les restes de Constantin Carp, ont vu un lien avec le modus operandi des organisations criminelles valdaques, établies surtout en Targutie.
En effet, depuis la Révolution de 2037 et l'ouverture du pays, la côte valdaque a connu un important dynamisme économique, renforcé par le projet des Nouvelles Routes de la Soie et l'adhésion du pays à la Communauté des Nations dytoliennes, en 2038. L'afflux de marchandises vers le port de Cernavoda et Miercurești a ouvert la porte à une contrebande, et divers autres trafics, massive, que la douane a bien du mal à endiguer. En 2039, cette contrebande aurait rapporté plus de 100 millions de lei au marché noir, soit l'équivalent de 40 millions de dollars. "Depuis 2037, la Targutie s'est transformée en terreau extrêmement fertile pour les organisations criminelles valdaques : celles-ci profitent d'une façade maritime encore trop faiblement contrôlée, idéale pour exporter diverses marchandises illégales dans le monde entier ainsi que d'opportunités pour blanchir leur argent, à travers les casinos et l'essor de la construction immobilière dans la région", explique Sebastian Tănase, criminologue à l'université de Târgu Iulia. D'après lui, la Targutie serait la principale base d'opération de la mafia valdaque, incarnée en majorité par des clans tziganes ou juifs "plus ou moins liés entre eux".
Pour le procreur Cirilei, il convient toutefois de prendre des pincettes : rien n'indique avec certitude que les restes retrouvés à Albarea appartiennent à Constantin Carp. "Ce n'est peut-être qu'un coïncidence, mais dans mon domaine d'activité cela arrive rarement", a-t-il envisagé, d'autant que les kidnappeurs n'ont pas cherché à entrer en contact avec la famille du juge pour demander une rançon, ni même à exprimer la moindre revendication. Ainsi, le magistrat a appelé à ne pas tirer de conclusions trop hâtives : "ce n'est qu'une question de temps avant que nous sachions si les restes de la dépouille en question appartiennent à Constantin Carp ou non. Les prélèvements dentaires et capillaires réalisés par la police scientifique nous permettront d'en savoir plus dans les prochains jours", a-t-il conclu. En attendant, les enquêteurs de la police judiciaire ont débuté les investigations pour trouver la casse où la voiture a été broyée, et si celle-ci correspond bien à la Tracia noire décrite par les témoins le jour de l'enlèvement de Constantin Carp.
Posté : mar. oct. 01, 2019 5:44 pm
par Alexei
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03 aprilie 2040
La Valdaquie, futur grenier à blé de Dytolie ?
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A elle seule, l'Ardélie possède une surface agricole plus importante que la majorité des pays du continent[/center]
Si la tempête "el Pepito" a touché durement les pays céruléens, et particulièrement la Valdaquie - au point de provoquer de véritables jacqueries en Ardélie - celle-ci a eu le mérite de révéler l'importance de l'agriculture dans notre pays, qui demeure résolument rural dans son âme et conscience. Ainsi, "el Pepito" a eu l'effet d'un électrochoc sur le ministre de l'Agriculture, Bogdan Mînzatu, qui est allé à la rencontre de fermiers ardéliens, dobrogèves ou encore oltènes encore en train de panser leurs plaies. "Nous n'avons aucun problème contre l'industrialisation du pays, mais ce ne sont pas les usines et fabriques qui nourrissent vos enfants", tel est le message qui a été envoyé au ministre par des agriculteurs se sentant parfois délaissés par le gouvernement national libéral, très porté sur la poursuite de l'industrialisation du pays. "J'ai entendu vos attentes et vos préoccupations : je peux vous assurer que nous ne vous laisserons plus tomber", a promis le ministre à Carei, avant de repartir pour Albarea.
Et cette promesse semble avoir été tenue puisque de nouveaux fonds ont été alloués au programme "Agriculture" du budget national. Au total, ce sont cinq milliards de dollars internationaux qui ont été alloués au développement agricole, soit une augmentation de 500 millions de dollars par rapport à l'année précédente. Bodgan Mînzatu n'a pas masqué sa volonté de "réparer les dégâts d'el Pepito", d'une part, mais aussi de "faire de la Valdaquie la plus grande puissance agricole de Dytolie", ni plus ni moins. Il est vrai qu'avec ses dizaines de milliers d'hectares de terres arables, irriguées par de nombreuses rivières et fleuves, la Valdaquie a tout pour devenir un acteur majeur continental, et même mondial, dans le domaine de l'agriculture. Celle-ci, depuis 2037 et la réforme agraire, se modernise à grande vitesse grâce au savoir-faire de l'industrie valdaque en matière de machine-outils, qui sont même [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&t=17135&p=351062#p351062]exportées aux quatre coins du monde[/url]. Ainsi, environ 1/4 des exploitations agricoles du pays seraient mécanisées, un taux encore trop faible pour le ministère de l'Agriculture, qui entend augmenter ses subventions aux agriculteurs les plus pauvres pour que ceux-ci soient équipés d'outils modernes à l'horizon 2050.
Mais l'Etat n'est pas le seul à vouloir faire de la Valdaquie une puissance agricole incontournable. Le géant de l'agro-alimentaire Avia Agro-Banat a, de son côté, choisi de miser sur les nouvelles technologies pour augmenter le rendement des exploitations nationales. "Outre le développement des semences et des pesticides, nous comptons bien utiliser de nouveaux procédés : en premier lieu l'hydroponie puis le génie génétique. A terme, nous espérons commercialiser des semences génétiquement modifiées, qui augmenteraient significativement le rendement de nos clients", a expliqué Teodosie Chiritescu, président directeur-général de l'entreprise. Et cette dernière s'est trouvée un partenaire de poids en la personne du Jernland, dont certaines entreprises étudient déjà la modification génétique. Si la loi "encadre et surveille" la recherche génétique, Avia Agro-Banat n'a pas eu de mal à obtenir l'aval de l'Etat, en mettant sur la table une enveloppe de 500 millions de lei (150 millions de dollars internationaux). Teodosie Chiritescu espère également pouvoir exporter le savoir-faire de sa société dans les années à venir, notamment au Makengo voire au Kars où "les contraintes climatiques ne seront plus un problème grâce à l'hydroponie et aux organismes génétiquement modifiés".[/justify]
Posté : jeu. oct. 03, 2019 11:46 am
par Alexei
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08 aprilie 2040
Timofan Groza a été relâché
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Une semaine après la mort de Constantin Carp, l'homme d'affaires est ressorti entièrement blanchi du palais de justice d'Albarea[/center]
L'affaire Groza aura été assurément le feuilleton judiciaire du mois de mars pour des milliers de Valdaques, ainsi qu'un important revers pour le gouvernement, responsable de la nomination de ce polytechnicien à la tête de la plus grande entreprise de Valdaquie, Alpva. Dès le départ en janvier, l'enquête conduite par le parquet financier d'Albarea a été semée d'embûches : vices de procédure, perquisitions illégales, preuves "perdues" ont donné du fil-à-retordre à Constantin Carp, le juge d'instruction anciennement en charge de l'affaire. Ce dernier, retrouvé [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1326&p=357112#p357112]mort[/url] il y a plus d'une semaine, avait toutefois réussi à obtenir la mise en examen de Timofan Groza, au début du mois de mars. Le patron d'Alpva risquait alors une peine de prison ferme et une très lourde amende. Néanmoins, un dernier rebondissement, aussi inattendu que tragique, est venu une nouvelle fois interrompre la procédure en cours : le kidnapping de Constantin Carp. Si il fait peu de doute que celui-ci a un lien avec la mise en examen de Timofan Groza, aucun élément n'a réussi à le prouver formellement. Ainsi, l'affaire a été confiée à un nouveau juge d'instruction qui ne partage vraisemblablement pas la même intime conviction que son regretté prédécesseur puisqu'il a décidé d'abandonner toutes les charges pesant sur le directeur général d'Alpva, "faute de preuves".
L'ami de Petru Ursachi est sorti tout sourire du palais de justice, comme si la disparition récente de Constantin Carp était déjà oubliée. Celui-ci n'a tenu à faire "aucun commentaire" à la presse et aux chaînes de télévision couvrant l'événement qui l'attendaient de pied ferme sur le parvis du tribunal. "Dès le début, nous avons pointé du doigt de sérieuses irrégularités dans la procédure, notamment sur l'obtention de certaines preuves qui s'est faite en dehors de tout cadre légal", a expliqué l'avocat de l'homme d'affaires, s'étant dévoué à répondre aux journalistes à la place de ce dernier. "L'abandon des charges décidé par le juge Murariu était logique compte tenu des nouveaux éléments que nous avons apporté... et je suis certain que monsieur Carp - paix à son âme - en serait arrivé à la même conclusion". Les enregistrements téléphoniques et numéros de compte ennissois, obtenus sous un faux nom par Timofan Groza, n'auront donc servi à rien, tel est le signal envoyé par ce jugement. Pire encore : il donne l'impression, qu'en Valdaquie, pour éviter la prison il faut que le juge en charge de l'affaire disparaisse, ni plus ni moins. Ce sentiment d'impunité générale - pour les puissants - fait froid dans le dos et ne fait que confirmer la dérive mafieuse et oligarchique de la République.
La vraie victime dans cette affaire est donc bel et bien la famille Carp. Celle-ci a dû quitter Albarea après les funérailles du juge, ayant été placée sous protection policière dans un lieu inconnu, pour éviter un éventuel retour des assassins. Ceux-ci, autant que Timofan Groza, ne finiront pas non plus derrière les barreaux. Ayant agi en véritables professionnels - comme le montrent des enregistrements vidéo datés du jour où Constantin Carp a été kidnappé - il est peu probable qu'ils soient identifiés un jour, bien que certains observateurs pensent qu'il s'agisse de la mafia, voire des services secrets. Avec Constantin Carp, c'est l'espoir de voir un puissant rempart à la corruption d'Etat qui s'effondre ; l'espoir de voir les principes démocrates promus par notre Constitution qui meurt. Oui, Petru Ursachi et le PNL ont offert à notre pays une croissance inédite, oui, notre nation se développe tous azimuts. Mais force est de constater que les libertés pour lesquelles sont morts des milliers d'entre nous en 2037 n'existent que pour une partie de la population, systématiquement blanchie par les tribunaux et qui n'hésite pas à commettre les pires forfaits pour cela.
Il est clair que la Valdaquie prend de plus en plus des airs de Jernland et de ploutocratie. Comme qualifier un Etat où l'élite assassine et part en guerre contre son propre peuple pour défendre ses propres intérêts ? Petru Ursachi et le Parti national libéral sont responsables de cette situation. La révolution n'est pas finie : elle doit se continuer l'année prochaine dans les urnes, où nous aurons la tâche de dire non à la corruption ; non à l'autoritarisme et oui à la liberté que l'on nous a promis il y a trois ans.[/justify]