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Posté : mer. juil. 25, 2018 8:45 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Le prince s'établira... Au château historique d'Igoera
15 septembre 2036
[img]https://i.imgur.com/iCuiVbC.png[/img]
[cap]L'ancienne demeure royale pourrait bien se reconvertir en siège de l'autorité princière.[/cap][/center]
Si l'organisation du couronnement princier semble avoir été très largement délayée par Gaspar II d'Esparza, allant jusqu'à repousser la date fatidique du mois de juillet 2036 jusqu'au mois de septembre de la même année, la mise en place des institutions princières vont bon train, puisque le cabinet personnel du chef de l’État txiléen a annoncé avoir établi les futurs quartiers de la couronne princière dans l'ancienne demeure royale près d'Igoera, dans le château de Donibane Andeako, « Saint-Jean-de-l'Andeak », saint patron du village homonyme qui abrite également le castel. La place forte, ancienne résidence coloniale des rois de la métropole euskale au XVIIème siècle, est rapidement tombé dans l'oubli après une courte période d'éclat comme haut-lieu de la cour de la colonie euskale qu'était le Berri Herria, le « Nouveau Pays » (nom originel du Txile colonial). Avec la chute de la monarchie métropolitaine et l'instauration de la République au tout début du XIXème siècle, le château fut considéré de facto comme propriété de l’État txiléen nouvellement fondé.
Au cours des guerres locales contre les indigènes, l’État tomba à court de devises pour alimenter les conflits et eût recours à la vente de plusieurs des domaines publiques pour entretenir les dépenses toujours plus importantes des excursions txiléennes en territoire natif. Parmi ces propriétés publiques vendues à cette époque pour cette raison figure le pompeusement nommé « palais royal d'Igoera », dont la propriété échut à un grand propriétaire terrien local qui eût tôt fait de négliger ses possessions au profit de ses productions agricoles et pécunières, ce que firent également ses descendants jusqu'à ce que, par faillite et banqueroute, le château passa de main en main. En 2029, le Ministère de la Culture et du Numérique (Kultura eta Digital Ministroa) de l'époque, Artur Echeveste ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15420#p333752]membre des deux gouvernements successifs[/url] de l'ex-Lehendakari Pantxiko Eraul) put, grâce à une amélioration des finances publiques et dans la répartition du budget parmi les différents ministères, racheter plusieurs domaines privés d'intérêt culturel significatif, y compris ceux symbole de la monarchie dytolienne ayant régné sur le Txile.
Le fortin, qui fut d'abord utilisé comme caserne militaire contre l'avis du ministre Echeveste, fut finalement réhabilité en 2031 comme lieu culturel nécessitant d'importants fonds pour sa reconstruction. De nombreuses offres de financement furent faites pour en faire un musée-hôtel lucratif et culturel, dont plusieurs furent acceptées pour pouvoir reconstruire le château royal, qui fut donc reconverti en lieu de loisir. Voilà la situation officielle de l'ancienne place forte et résidence monarchique jusqu'en 2036, situation économiquement bénéfique qui a permis jusque là aux investisseurs privés et à l’État txiléen de dégager assez de recettes pour rentabiliser l'infrastructure et le coût de sa réhabilitation. Le Printze (prince), qui a un goût prononcé pour les traditions monarchiques des Provinces-Unies du Txile, se serait donc, d'après diverses sources émanant de son propre cabinet princier, épris de la citadelle dans laquelle il ambitionne donc de s'installer et d'y établir son gouvernement, voire même de déplacer le siège du Parlement txiléen, bien qu'un tel projet, non confirmé et jugé fantaisiste, ne soit finalement pas dans les carnets du monarque.
Que signifiera donc ce changement et pour la monarchie et pour les txiléens ? Déjà, le pouvoir monarchique aura une véritable barrière physique entre lui et le pouvoir législatif, voire même exécutif, de quoi rassurer les anti-monarchistes qui voient dans le prince un despote antidémocratique. Bien que cette barrière physique puisse être franchie instantanément par la technologie moderne depuis déjà deux siècles, elle renforcera l'opinion publique au sujet du pragmatisme politique de Gaspar II et son respect envers la séparation des pouvoirs. Mais le monarque, en multipliant les initiatives loin de la sphère politique et publique, ne fait que retarder l'heure de son couronnement, qui pourrait cependant bien avoir lieu au cours du mois de septembre 2036 ; rien n'assure que cela ne soit pas encore une fois retardé, et plus Gaspar attend, plus sa légitimité recule aux yeux de ses adeptes qui voient en lui le véritable prétendant au trône du Txile. Aucun bon parti ne s'est pas non plus présenté au Printze jusque-là, situation qui pourrait bien être le prélude d'une aventure monarchique personnifiée mais solitaire qui signerait la fin du mouvement monarchiste après le départ de l'actuel prince, si départ il y doit y avoir.[/justify]
Posté : jeu. août 09, 2018 4:32 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Une intronisation en grande pompe pour le prince
27 octobre 2036
[img]https://i.imgur.com/ta1PvDB.png[/img]
[cap]Le prétendant au trône a été accueilli avec grand succès par les txiléens comme nouveau monarque du Txile.[/cap][/center]
La date fatidique tant attendue par les soutiens monarchistes à Gaspar II d'Esparza est finalement tombée : le prince a organisé samedi dernier son couronnement, intronisation très largement attendue par ses principaux collaborateurs et alliés politiques. Si l’événement en lui-même a réuni plus de deux cents milles txiléens devant l'ancien Palais du Lehendakari, récemment renommé Palais de la République, dans le centre-ville de Donostia, les autres grandes cités txiléennes ne sont pas en reste puisque Vitorio-Erregea, deuxième ville du pays, a accueilli pas moins de cent cinquante milles citoyens txiléens venus célébrer l'introduction du chef d’État sur le trône princier. Les autres villes que sont Nakissoak (Zurralurra), Igoera (Pomaroak Behera), Urutzalde (Pomaroak), Elgorriaga (Ikuñoa) et Isabarrau (Nazkoa) ont quant à elles regroupés plusieurs centaines de milliers de personnes, le tout montant le nombre de participants à plus de trois millions de citoyens du Txile qui sont descendus dans les rues.
Si la plupart furent là pour célébrer l'arrivée officielle du nouveau chef d’État sur son trône quasiment honorifique, plusieurs groupuscules antimonarchistes ont effectué des manifestations de moindre ampleur, rapidement submergées par les foules de partisans princiers. En marge de ces manifestations antimonarchiques se sont déroulées quelques rixes, ayant entraînées plus d'une centaine de blessés à travers le pays, dont une dizaine sont jusqu'à aujourd'hui encore entre la vie et la mort. Loin de ces mouvements de foule, le prince Gaspar II d'Esparza s'est vu couronné par le chef du gouvernement, représentant de la souveraineté du peuple, juste après son sacre à la cathédrale catholique de Donostia. Après un discours prononcé à la nation depuis le parvis du Palais de la République (Errepublikako Jauregia), le monarque txiléen nouvellement intronisé s'est retiré pour assister à des festivités privées, laissant le peuple réuni savourer ces minutes historiques, aube d'un nouveau départ pour le Txile. Sur le plan politique, la nouvelle Konstituzioa (Constitution txiléenne) devrait entrer en vigueur d'ici quelques semaines, donnant alors le champ libre au prince pour confier les rênes de l’État au gouvernement.
Du moins, officiellement, étant donné que c'est déjà le cas depuis plusieurs mois durant lesquels Sa Majesté s'est tenu à ses fonctions honorifiques, agissant sous les ordres du gouvernement élu démocratiquement et déléguant le pouvoir exécutif - le contrôle des armées notamment - aux autorités démocratiquement nommées. Aussi, l'intronisation du prince ne vient que confirmer le statut alors quasiment honorifique de sa fonction, tout en parachevant son rôle d'arbitre au sein des institutions pour l'intérêt commun. Avec l'établissement du domaine princier dans le château historique près d'Igoera, le prince s'éloigne donc de manière physique de la scène politique, circonvenant aux critiques de personnification du pouvoir, mais décevant également les plus rares revendications autoritaires d'une fraction de l'aile droite du Parlement txiléen. La monarchie, qui semble installée de façon pérenne au sein des Provinces-Unies, a également adoptée une forme qui n'est pas sans rappelé le « prince de la République », titre honorifique parfois accordés aux premiers Lehendakariak (présidents) de la République txiléenne, au XIXème siècle.
Bustes miniatures, médailles et médaillons, la jeune monarchie restaurée est également devenue lucrative avec diverses gammes de produits dérivés destinés aux touristes et aux partisans du monarque. L'appel à la consommation provoqué par ce soudain engouement pour la monarchie txiléenne a permis de couvrir les frais de plusieurs événements organisés par l’État txiléen à l'occasion du couronnement du jeune prince. Sur fond de tensions renouvelées et brutales avec la petite République insulaire des îles Paskoak, Gaspar II a tenu à rappeler, tout au long de son discours, son attachement pour la Pax Nechinesiae et l'ordre de la paix. Un voyage princier dans l'archipel paskoan, prévu pour le mois prochain, pourrait être décalé à une date plus tardive afin d'apaiser les tensions et de rappeler la volonté pacifique de Sa Majesté princière. D'autres visites diplomatiques princières ont également été programmées, notamment en Dytolie et dans les États Pontificaux, afin de renouveler l'attachement du prince du Txile à l’Église catholique latine.[/justify]
Posté : sam. sept. 08, 2018 2:43 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Une activité économique mitigée pour le Txile en 2036
24 janvier 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/6/1524343305-bourse-txileenne.png[/img]
[cap]La Burtsa de Donostia se serait-elle assoupie pendant l'année ?[/cap][/center]
A l'image de la plupart des pays autour du globe, les Provinces-Unies ont enregistré pour l'année 2036 une expansion économique en-dessous de la moyenne habituelle et des prévisions des économistes nationaux, ces estimations se plaçant à une vingtaine de points de croissance économique prévue contre seulement 15,68% d'expansion du Produit Intérieur Brut national sur la période économique annuelle. Passant de 72 milliards de dollars à 83 milliards, le PIB txiléen s'est vu infligé un sérieux revers vis-à-vis des attentes de l'actuel gouvernement, tandis que certains économistes politiquement opposés au gouvernement du Kantziler (chancelier) conservateur Iñaki Bidaurre ont décrit la croissance économique du Txile pour l'année 2036 comme « décevante mais prévisible étant donné le programme du Ministre de l’Économie », d'après les propos d'un économiste anonyme. En effet, toujours selon les propos de l'opposition, le programme économique d'Ekaitz Eciolaza, prompt au libre-échange afin de renforcer les exportations txiléennes, a été l'élément déclencheur du ralentissement d'une croissance pourtant forte jusque là.
La réelle question soulevée par les cercles d'économistes est celle de la poursuite d'une croissance élevée qui, selon certains, ne peut que mener à un ralentissement inévitable de l'activité économique. A l'inverse, le gouvernement défend, d'après son porte-parole actuel, que « les mesures mises en place par le Ministère de l’Économie et des Finances sont les raisons de la forte expansion économique actuelle, et que le Txile tend à se maintenir parmi le cercle des pays à forte croissance ». Ainsi, avec une croissance nette de onze milliards de dollars internationaux, l'économie txiléenne se place dixième au niveau mondial derrière le Teikoku, qui lui conserve sa place juste devant le Txile. Le duo ainsi formé entre la République teiko et les Provinces-Unies prend cependant plusieurs places dans le classement, progressant ainsi de cinq places en ce qui concerne la monarchie txiléenne. La croissance économique du Txile ayant baissé d'une dizaine de points par rapport à l'année 2035 malgré des prévisions plus optimistes, un changement de politique économique semble émerger comme principale proposition de l'opposition politique, ladite coalition d'opposition dirigée par la républicaine Temistokles Oñatebia, elle-même cheffe autoproclamée du « front républicaine », ligue de partis opposés à Iñaki Bidaurre.
Mais si l'hémisphère gauche de l'échiquier politique réclame un renversement des cartes économiques pour relancer une croissance pourtant déjà forte par rapport au reste du monde, les partis liés à la coalition majoritaire de conservateurs-libéraux jubilent, d'après les témoignages de plusieurs cadres des partis concernés. Aussi, la politique économique actuelle a mené à une forte hausse du niveau de vie des txiléens, passant de 2 694 $ par habitant par an à 2 996 $, soit une augmentation de 11,21%, au-dessus de la moyenne mondiale de 2 009 $ (moyenne mondiale qui elle progresse de 7,17%). Cette hausse de niveau de vie et de Produit Intérieur Brut par habitant pourrait se témoigner par une augmentation constante du pouvoir d'achat, ce qui à terme entretiendrait le cycle de « croissance vertueuse » que les Provinces-Unies soutiennent pour l'instant non pas sans succès. Mais derrière ces performances économiques et socio-économiques non-négligeables, un plus grand danger se profile en terme de croissance démographique.
En effet, la démographie txiléenne ayant augmenté cette année de 4,02%, passant de 27 millions de txiléens à 28 millions, de lourds problèmes d'infrastructures et de gestion de la crise démographique s'opère. Le Txile, qui s'inscrit dans la seconde phase de la transition démographique grâce à une importante baisse de la mortalité avec un certain maintien des natalités, le tout couplé à une forte immigration (notamment ventélienne), tend à entretenir une expansion démographique au-delà du raisonnable. Cette croissance démographique, s'élevant à trois millions de nouveaux txiléens en trois ans, pose la question d'un contrôle des naissances, de l'immigration ou plus généralement de la croissance démographique positive pour s'assurer de la viabilité de cette expansion soudaine et trop brutale pour le marché du logement txiléen, qui pour l'instant reste fluide et détendu grâce aux investissements toujours plus importants et avides des financiers en tout genre. Quel avenir pour le Txile, dixième puissance économique mondiale, si le gouvernement n'intervient pas pour réguler la surcroissance de la population txiléenne ? De lourdes attentes pèsent sur Iñaki Bidaurre cette année, attentes qui pourraient mener à sa réélection - ou non - en cas de réussite ou d'échec d'ici 2040.[/justify]
Posté : dim. sept. 09, 2018 9:47 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
2036, une année sportive prolifique pour le Txile
26 janvier 2037
[img]https://i.imgur.com/7F89YU0.png[/img]
[cap]Donostia a été cette année le théâtre des affrontements entre les marathoniens txiléens et étrangers.[/cap][/center]
Au cours de l'année sportive 2036, les athlètes et sportifs professionnels venus des Provinces-Unies pour concourir dans différentes disciplines au niveau international ont obtenu des résultats mitigés, si ce n'est médiocres, selon les propos de certains analystes sportifs. En effet, en dehors de l'athlétisme et des disciplines qui en découlent, peu d'événements sportifs de l'année 2036 ont vu briller des txiléens. Ainsi, le marathon de Donostia, en pleine nuit de l'été austral, a vu un représentant de l'Horbarash, Maha Devdhar, dérober la première place au marathonien txiléen Anaximandro Arraño, pourtant coqueluche des sponsors locaux. L'horbarien, qui a battu son concurrent euskal à un intervalle de quarante-cinq secondes, avait déjà participé au précédent marathon de Coèos avec des résultats bien plus mitigés (quarante-sixième place). Le coureur txiléen, lui, participe pour la première fois à un marathon international et se démarque ainsi des autres concurrents par sa jeunesse dans le milieu du sport international.
Du côté du marathon féminin, lui aussi organisé dans la capitale txiléenne, les résultats tranchent plus nettement en faveur des Provinces-Unies : Markesa Arola, sportive récemment réhabilitée dans l'équipe nationale de marathon féminin après son accouchement en 2034, a terminé première du classement, devançant de peu sa rivale caskare. La médaillée d'or est également talonnée de près par sa coéquipière txiléenne, Eba Mallarriaga, qui elle a perdu la deuxième place lors des dernières minutes de l'épreuve pour terminer sa course troisième. On notera également la présence à la quatrième place du podium d'Ignazia Aran, qui aurait pu, sans la présence de la coureuse caskare, clore le podium avec un trio de tête à cent pourcents txiléen. Cet événement sportif, organisé le 6 novembre 2036, en plein été austral du Txile, a permis à de nombreux producteurs locaux de sponsoriser les coureurs et coureuses, notamment txiléens, pour obtenir plus de visibilité - publicité qui a, selon les analystes, fait drastiquement augmenter le chiffre d'affaire des commerces concernés.
Organisés à Sipar, les championnats du monde d'épreuves combinées d'athlétisme ont elles vu un txiléen sortir avec une médaille d'or avec le record des championnats et son propre record. Ainsi, Silbestre Aureta a remporté les épreuves masculines avec succès, tandis que la txiléenne Belita Larrume finit quatrième dans la catégorie féminine pour l'heptathlon. A la suite de ces derniers, les championnats mondiaux d'escrime, organisés dans la capitale lorthonienne en novembre, ont vu les sportifs txiléens remporter tant bien que mal, grâce au bon niveau des joueurs de l'équipe, trois médailles d'or et une médaille d'argent (quatre médailles au total), ce qui place les Provinces-Unies comme vainqueurs de la compétition pour cette année. Grâce à ces performances sportives plus que remarquables, le Txile a gagné une visibilité culturelle sans précédent ; les événements sportifs ont également permis à de nombreux fabricants de produits dérivés des sports concernés de s'exporter, notamment au Caskar et au Lorthon, où la population riche et consommatrice de produits dérivés du sport a permis de largement faire fructifier les affaires de ces txiléens opportunistes.
Mais si l'année 2036 est une période sportive excellente pour les Provinces-Unies, elle reste néanmoins l'année de nombreux records, mais aussi celle de l'arrivée de nombreux sportifs txiléens dans la compétition internationale dans plusieurs disciplines. Aussi, les entraîneurs et les équipes nationales entretiennent les plus vifs espoirs vis-à-vis des compétitions internationales à venir, notamment au cours de l'année 2037 dans les disciplines athlétiques dans lesquels le Txile et ses équipes semblent exceller, au vu des récents résultats de l'année 2036 dans ces domaines. Mais si les txiléens peuvent se réjouir de certaines réussites éclatantes, ils sont néanmoins écartés dans de nombreux autres événements sportifs : c'est le cas des championnats de tir sportif de l'an passé, où aucun txiléen n'est parvenu à s'insérer parmi les listes de six ou de huit premiers, toute catégorie confondue. C'est également le cas en 2037 aux Open Madison de tennis, au Cangamé, où aucun txiléen ne s'est démarqué dans le classement, mais aussi pour les championnats de gymnastique de Subarashî où les équipes du Txile sont très largement distancées par les autres équipes nationales.[/justify]
Posté : dim. sept. 09, 2018 4:15 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Le secteur de l'éducation bientôt sous pression
27 janvier 2037
[img]https://i.imgur.com/sbWvlGh.png[/img]
[cap]Les classes de secondaire pourraient bien être le secteur le plus impacté par le boom démographique.[/cap][/center]
Enchaînant pour la troisième année consécutive une croissance démographique exceptionnelle (plus de trois millions de nouveaux txiléens en trois ans), les Provinces-Unies du Txile vivent leur plus importante explosion démographique depuis quatre-vingts ans. En effet, depuis la fin du grand conflit transnéchinésien, aucun autre précédent record de croissance démographique n'avait atteint de tels seuils : 3,1% de croissance démographique en 2034, 4,48% en 2035 et 4,02% en 2036. Cette expansion démographique soudaine, dont la brutalité se ressent jusque dans la pyramide de répartition de la population en fonction des âges, est le témoin du début d'une nouvelle ère de croissance démographique largement positive, qui est issu de la convergence de deux données statistiques propres à la période de faste que vivent actuellement les Provinces-Unies. Dans un premier temps, la croissance économique florissante a permis de rehausser drastiquement le niveau de vie, permettant donc d'améliorer les conditions de soin et donc de diminuer le taux de mortalité.
En effet, en passant de 2 000 $ par an par habitant à 2 995 $ de 2033 à 2036, le Produit Intérieur Brut par habitant est un gradient de cette amélioration du niveau de vie. Cette amélioration a permis le rehaussement des soins au niveau national, ce qui à terme a bel et bien mené à une diminution du taux de mortalité vers un modèle plus développé et occidental. Un second facteur est le maintien d'un fort taux de natalité dans une société où les enfants mourraient, il y a de cela une dizaine d'années, jeunes et plus souvent qu'en Dytolie. Cette stabilité du taux de naissance, qui s'étend sur plusieurs générations, est largement soutenue par une politique de non-restriction des naissances, avec une faible propagation des moyens de contraception et un certain soutien du clergé de l’Église catholique txiléenne. Ces deux dynamiques convergentes assurent un solde naturel très largement positif au Txile et ce pour plusieurs années à venir, d'après les stades de la transition démographique que les Provinces-Unies viennent à peine d'entamer.
Le solde migratoire txiléen est également très positif, et ce depuis plusieurs années grâce à la récente ouverture des frontières txiléennes en 2034. Ainsi, ce sont de nombreux ventéliens et dorimariens qui ont émigré au Txile depuis 2034, représentant désormais une part non-négligeable de la population s'organisant parfois en quartiers latins, ventéliens ou dytoliens. Les deux soldes combinés fournissent une forte croissance démographique au Txile, en moyenne autour de quatre pourcents et ce de manière annuelle ; mais depuis trois ans, une telle expansion démographique continue ne peut que nuire aux infrastructures d'éducation, notamment en ce qui concerne le véritable glacis des cycles scolaires : l'école dite « secondaire », aussi appelée Ama Etxea (la « Maison de la Mère ») est la première [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p325477]institution scolaire[/url] qui pâtira des sureffectifs. À l'inverse de l'école primaire, parfois appelée « crèche » (ou Haurtzaindegia en euskara), qui elle est privée (gérée par des ecclésiastiques) et facultative, l'Ama Etxea est obligatoire dès trois ans et permet aux instituteurs de poser les bases de l'éducation de l'enfant.
Le véritable problème se soulève à l'heure actuelle : les premiers enfants nés en 2034 sous le signe de la folle croissance démographique arrivent dans les Ama Etxeak pour y trouver des classes en sureffectif avec des moyens réduits et un nombre de places par professeur supposément limité mais largement dépassé. En ce sens, les demandes d'instituteurs et de parents d'élèves se font fréquentes : l'année scolaire 2037 se fera-t-elle avec un nouveau budget, afin d'assurer l'éducation à des milliers d'enfants txiléens en bas âge qui attendent des infrastructures dignes de ce nom, ou le gouvernement tiendra-t-il sa ligne budgétaire d'austérité, quitte à devoir abandonner son programme initial d'assurer l'éducation pour tous dans des conditions convenables ? Si le gouvernement du Kantziler (chancelier) conservateur Iñaki Bidaurre abandonne le secteur de l'éducation, l'opposition républicaine pourrait bien reprendre le flambeau dans le domaine pour récupérer à ses côtés de nombreux partisans d'un renforcement du secteur éducatif.[/justify]
Posté : sam. sept. 29, 2018 12:45 pm
par Djinndigo
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De plus en plus de txiléens retournent à la terre
26 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/AdpoTXN.png[/img]
[cap]Les familles nombreuses se tournent vers l'agriculture comme travail d'avenir.[/cap][/center]
Avec une forte demande de main d'oeuvre saisonnière et en tant que secteur économique en pleine expansion, la production agricole est un des points forts des Provinces-Unies du Txile, en faisant l'un des fournisseurs de denrées alimentaires les plus importants au monde. À cause d'un marché du travail toujours plus engorgé par l'immigration massive d'ouvriers ventéliens et dorimariens particulièrement qualifiés dans le monde de l'industrie, de la manufacture et plus généralement dans le secteur secondaire, de nombreux jeunes travailleurs txiléens en recherche d'emploi et sans qualifications spécifiques se tournent vers le domaine de l'agriculture, de l'horticulture et du maraîchage. Pourvoyant ainsi à la hausse rapide de l'offre d'emploi dans ce secteur, ces milliers de txiléens âgés en moyenne de vingt-cinq ans vont travailler de manière saisonnière et quelques jours dans la semaine dans les champs, qu'il s'agisse du domaine de la viticulture - le monde de la vigne étant l'un des plus frappés par l'expansion économique et l'augmentation de la demande de main d'oeuvre - ou d'autres cultures demandant elles aussi beaucoup de main d'oeuvre peu qualifiée mais manuelle et nombreuse.
En majorité des hommes, ces nouveaux agriculteurs travaillent parfois illégalement, payés en liquide et en sous-main contre la surtaxation du travail qui semble être un « tue-l'emploi », selon les propos de plusieurs propriétaires terriens qui ont tenu à souligner le décalage existant entre la législation en vigueur au Txile et l'actuelle situation du marché du travail agricole. Plusieurs syndicats d'agriculteurs ont poussé les quelques lobbyistes de l'agriculture à faire porter leur voix jusqu'au Parlement txiléen ; l'actuel Ministre de l’Économie, Ekaitz Eciolaza, s'était déjà prononcé sur le sujet l'an dernier en promettant, au cours d'un discours directement adressé aux ouvriers agricoles, une amélioration de la législation nationale et fédérale au sujet du marché de l'emploi dans ce secteur. Le Ministre de l'Agriculture et de l'Industrie, Hektor Abaunza, s'était cependant montré plus réservé sur l'ouverture du marché du travail agricole à la concurrence étrangère représentée par les « wetbacks » (les bizkarreak hezea en euskara), ces immigrés travaillant à moindre frais dans des conditions frôlant la précarité et dépassant largement les capacités des ouvriers agricoles locaux.
Aussi, face à une concurrence étrangère qui pourrait se révéler fatale à l'industrie agricole nationale, les agriculteurs et grands propriétaires terriens le modèle traditionnel, actuellement en pleine progression au Txile : les jeunes txiléens travaillent dans les champs pour gagner leur vie, loin d'un monde urbain moderne agressif, et contribue à la perpétuation d'un modèle qui semblait pourtant, dix ans plus tôt, être en déperdition totale face à un monde ultramoderne avalant les champs pour y implanter des services et un secteur tertiaire qui a déjà largement gangrené la côte txiléenne. Si ce conservatisme idéalisé en effraie plus d'un et décrédibilise la cause de ces agriculteurs, il n'en reste pas moins réalité dans de nombreuses campagnes délaissées aux quatre coins du Txile. En effet, la superficie gigantesque du territoire txiléen est un de ces facteurs du maintien d'un traditionnalisme lui-même soutenu par l’Église catholique présente un peu partout sur le territoire. Alors que le marché de l'emploi industriel ouvrier est déjà entretenu par une immigration massive qui pourrait poser problème dans les années à venir, les jeunes txiléens pourraient bien redresser un secteur agricole ayant déjà bien récupéré de la crise économique des années 2020.
Les enfants issus du « baby boom Eraul » (explosion démographique nommée d'après le chef d’État txiléen homonyme ayant entraîné, par sa politique populationniste, un accroissement significatif des naissances) pourraient ainsi ne pas provoquer de crise du marché de l'emploi, grâce à un marché du travail agricole capable de répondre à la demande d'emploi des jeunes txiléens d'ici une quinzaine d'années. La crise démographique tant redoutée - déjà ressentie par un système éducatif surchargé par le manque d'effectifs et d'infrastructures - pourrait bien se résoudre de manière temporaire grâce à la flexibilité et l’élasticité du marché du travail dans le secteur primaire. Mais si le gouvernement du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre n'intervient pas rapidement en faveur des agriculteurs pour la réduction des charges législatives pesant sur l'emploi des ouvriers agricoles, l'élasticité de ce même marché pourrait être remise en cause et limitée par un État trop social - ce que redoutent de nombreux agriculteurs et grands propriétaires terriens, véritables acteurs économiques txiléens, qui pourraient cependant pâtir d'une législation trop lourde pour leur secteur économique.[/justify]
Posté : dim. sept. 30, 2018 5:46 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Une entreprise relance le débat sur le secteur de l'armement
31 mars 2037
[img]https://i.imgur.com/Qug7CLB.png[/img]
[cap]La production et la vente de l'armement lourd reste un monopole d’État de plus en plus contesté.[/cap][/center]
Alors que le débat sur la situation de monopole étatique du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15626]Txileko Militar-Industria Konplexua[/url] (TMIK, « Complexe Militaro-Industriel Txiléen ») était retombé dans la poussière après la réforme du conglomérat militaire national en 1950 pour reconvertir la production militaire txiléenne d'un système économique en guerre à celui de la reconstruction nationale, la création d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=16305&p=343230#p343230]nouvelle technique de fabrication de matériaux composites évolués[/url], ici du kevlar, par une entreprise du secteur privé de l'armement léger a provoqué un tollé au sein de la commission d’État chargée de la gestion du portefeuille d'actions du secteur public. En effet, la législation txiléenne restant vague sur le sujet, le trust étatique qu'est le TMIK reste incontesté par son poids économique et industriel largement supérieur aux autres entreprises du secteur, qui elles restent en conséquence largement minoritaires. Mais si la situation du TMIK n'est pas prête à évoluer, selon les propos de plusieurs représentants des ministères chargés de gérer le portefeuille d'actions étatiques, plusieurs syndicats de patrons de l'industrie se sont prononcés en faveur d'une libéralisation plus poussée du secteur de l'armement.
Face à la progression des lobbyistes du secteur privé de l'armement, les politiques ne peuvent que ployer : plusieurs industriels issus d'autres secteurs (notamment l'automobile et l'aéronautique) ont appuyé les revendications patronales, mettant ainsi l’État face au mur. Si les députés parlementaires restent eux relativement éloignés du débat, mettant en avant la neutralité parlementaire dans une telle situation de conflit entre le privé et l’État, de nombreuses pétitions virales ont été signées par des citoyens engagés, qui réclament une ligne politique cohérente pour le gouvernement. En effet, le cabinet ministériel du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre se revendique, grâce à une coalition de composition idéologique similaire, conservateur-libéral : le libéralisme keynésien de Bidaurre est vu comme un mouvement largement libéral et prônant un retrait progressif de l’État des secteurs-clés. Mais justement, où s'arrêtent et où commencent ces mêmes secteurs économiques clés ?
Si le secteur de la production énergétique est l'exemple typique du secteur-clé de l'économie, le secteur de l'armement reste en suspens entre son caractère ouvertement lié au pouvoir militaire régalien de l’État et sa dynamique tournée vers les armées et corps militaires privés (les sociétés militaires privées représentant une demande d'achats militaires très importante). Alors que le conglomérat de production militaire nationale refuse depuis plusieurs années des commandes interétatiques visant à renforcer des armées ayant une position neutre vis-à-vis du Txile, le secteur de l'armement pourrait largement bénéficier d'une activité lucrative tournée autour de cette même vente. Ainsi, passant d'un monopole étatique visant purement et simplement à alimenter l'appareil militaire d’État (la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne), le secteur de l'armement pourrait se métamorphoser en marché libéralisé basé sur la concurrence pure et parfaite et l'équilibre entre offre et demande, le tout profitant aux industriels et aux finances d’État (par le biais de la taxation).
Mais si ce rêve doré est celui entretenu par les industriels et patrons du secteur privé de l'armement, les syndicats d'ouvriers plaident en faveur d'un maintien du rôle étatique dans ce secteur. En effet, le statut de fonctionnaire, rôle convoité de travailleur du secteur public, permet des conditions de vie et de rémunération bien plus avantageuses par rapport aux conditions actuelles du même métier dans le secteur privé, notamment dans le cas des ouvriers manutentionnaires et usiniers qui font face à un travail à la chaîne toujours plus pénible. Le Parlement txiléen, qui pourrait bien trancher sur la question par le biais d'une proposition de loi d'un député de la majorité, est susceptible de subir l'influence de lobbyistes de tout bord. Sur fond de progrès technique, l'apparition d'un nouveau modèle de gilet pare-balles révèle en réalité les véritables dynamiques qui animent le marché de l'armement dans les Provinces-Unies ; jusqu'où le keynésianisme de l’État s'arrêtera-t-il pour laisser libre-cours à entrepreneuriat ?[/justify]
Posté : sam. oct. 27, 2018 10:15 am
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
La base spatiale de Barradako devient le siège des revendications indigènes
20 juin 2037
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/04/7/1517168560-base-spatiale.png[/img]
[cap]Par l'occupation de la base spatiale nationale, les natifs espèrent faire porter leur voix jusqu'au Parlement.[/cap][/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344055#p342626]Occupée depuis le mois de février[/url], [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443#p332668]la plateforme de lancement de Barradako[/url], dans l'extrême-nord du pays, est devenue en quelques mois le foyer des revendications sociales des populations indigènes. Investie à l'origine par un peu moins de cinq cents militants indigénistes issus des ethnies euskale comme kitxua (quechua), la base spatiale txiléenne a rapidement vu sa population évoluer, passant ainsi d'un demi-millier à plus de deux milles cinq cents manifestants, désormais en majorité issus de la minorité indigène nationale. Si la situation a manqué d'escalader par une intervention de la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) visant à assurer la protection des infrastructures et de l'équipement militaro-spatial, l'Hertzaintza (la police txiléenne) a permis pendant les quelques mois de latence de stabiliser la situation. Regroupés en différents campements à l'extérieur des bâtiments de la base, les militants sont tenus éloignés des infrastructures par des forces de l'ordre de plus en plus vigilantes face à des tentatives de sabotage contestataire.
Mais si les autorités txiléennes craignent une action militante violente, elles redoutent surtout une tentative de sabotage ou d'espionnage militaire ; les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344055#p344055]événements récents au Nuevo Rio[/url] autour d'un acte de sabotage industriel ont renforcés la tension du gouvernement fédéral au sujet d'un acte délibéré contre les infrastructures nationales. La plateforme de lancement, qui reste largement peu utilisée par l’État txiléen est le vestige d'une ère de prospérité dans la course spatiale, mais elle est tombée en désuétude et son utilisation reste rare. En effet, après l'arrêt du programme spatial du Txile dans les années 1990 et le lancement de quelques satellites (une vingtaine au total) une décennie plus tard, l'activité du cosmodrome se résume à la maintenance, mais aussi à l'usage militaire : la chaîne montagneuse de l'Andeak toute proche sert de terrain militaire d'entraînement notamment vis-à-vis du programme balistique entretenu par les forces armées des Provinces-Unies. Idéalement situé, non loin de l'océan néchinésien, en pleine zone inhabitée et au niveau de l'équateur, le cosmodrome reste cependant un outil étatique qui peut se révéler crucial dans la géopolitique txiléenne.
Critiquée par les cercles d'intellectuels indigènes comme un produit de la modernité destructrice, la base spatiale a pour inconvénient de se situer dans une zone historiquement occupée par des natifs : la construction de la plateforme de lancement spatial a par exemple nécessité l'expulsion et le démantèlement de plusieurs communautés natives dans la zone. Sur le plan économique également, l'opposition parlementaire qualifie les infrastructures spatiales de dépense inutile et de gouffre financier : la construction et l'entretien du cosmodrome sont en effet des dépenses budgétaires importantes que les communistes du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen ») dénoncent comme « une dérive du modèle capitalistique », d'après plusieurs communiqués du parti publiés à l'époque de la construction de la base spatiale. Mais les revendications sociales et socialistes initiales des militants se sont mués en revendications indigénistes au fur et à mesure de l'arrivée des communautés indigènes dans la zone pour l'occuper.
Dans un Txile conservateur et traditionnel, les revendications traditionalistes des indigénistes fusionnent avec la rhétorique conservatrice du gouvernement ; la modernité semble décidément avoir des difficultés à prendre son pied dans les Provinces-Unies, où la majorité la rejette déjà et où l'ultralibéralisme social, déjà parcellaire, reste largement rejeté et marginalisé par une « vague morale ». Cela dit, la montée en puissance de l'économie txiléenne à l'international est un facteur non-négligeable qui pourrait pousser la société txiléenne vers une grande révolution sociale, d'un modèle traditionnel que beaucoup d'observateurs internationaux jugent dépassé voire obsolète à un modèle de société moderne et aseptisé à l'image de nombreux pays dytoliens qui ont sombré dans les « affres de la modernité », soutenus par une mondialisation heureuse et la fin de leur période d'industrialisation. Pour les Provinces-Unies du Txile, qui restent un pays encore largement en cours d'industrialisation, le futur sociétal s'annonce tourmenté : avec une population indigène qui se modernise et qui se retrouve marginalisée, comment envisager la poursuite d'un contrat social suranné ?[/justify]
Posté : lun. oct. 29, 2018 3:01 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Contre les tensions en Dorimarie, le Txile doit agir
26 juin 2037
[img]https://i.imgur.com/GjXmaMa.png[/img]
[cap]Face à l'escalade des tensions, le Txile pourrait utiliser sa force de coercition en faveur de la paix régionale.[/cap][/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344162#p344055]Avec la destruction d'infrastructures aurifères[/url] dans la jungle occidentale du Nuevo Rio par des révolutionnaires insurgés que les autorités locales associent à une intervention étrangère, un nouveau scénario d'escalade des tensions s'est dessiné entre les différents acteurs du continent dorimarien. Le Nuevo Rio, territoire ultramarin autonome de l'empire léontarien, est un sujet sensible pour la couronne, qui semble cependant avoir résolu la question de l'indépendance du territoire néoriocain par un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1290&t=16772#p344073]projet de référendum d'auto-détermination[/url] d'ici la fin de la première moitié du siècle. Par l'acte de sabotage manifestement orchestré par une puissance étrangère mais continentale, la production aurifère léontarienne a été largement impactée, alors que les mines néoriocaines représentent une importante majorité de la production mondiale d'or. Cette action, visiblement menée dans le but de faire monter le cours du métal précieux, a été perçue comme une menace directe à la souveraineté léontarienne et, par extension, du Nuevo Rio.
Le gouvernement ultramarin néoriocain s'est d'abord empressé de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1290&t=16772#p344073]désigner le Berli[/url]m, pays lusophone de Dorimarie septentrionale, comme acteur impliqué dans le sabotage, dénonciation sur laquelle les autorités berlimoises n'ont toujours pas rebondi et qui n'a toujours pas été dénoncée. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=344162#p344162]Mais des indices contraires[/url], notamment un suspect capturé par un coup de filet des autorités léontariennes, indiquent l'implication d'une puissance olgarienne et anglophone, laissent entendre l'implication d'un pays d'Olgarie du sud : le Caeturia, État corporatiste à la politique étrangère très arbitraire et liée à sa politique de concurrence économique internationale, est le principal pays dans le viseur des observateurs internationaux. L'enquête, qui semble avoir été stoppée nette par le professionnalisme des saboteurs, pourrait bien se solder par des dénonciations vagues ou, dans le pire des scénarios, par une menace militaire continentale adressée par la Léontarie au Caeturia. Cette issue de l'affaire pourrait bien mener à une déstabilisation de la paix et de la bonne entente en Dorimarie, paix dorimarienne dont le Txile se veut le principal défenseur.
Mais face à l'importante flotte de guerre caeturienne, l'Itsas Indarra (la marine txiléenne) ne peut opposer qu'une trentaine de navires ; les autres pays concernés, à savoir le Berlim et la Léontarie, ne possèdent eux pas de flottes notables capables de rivaliser avec la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne. Les Provinces-Unies du Txile, qui peuvent profiter de leur position dominante en Néchinésie pour imposer une paix de fait entre les principaux acteurs de l'escalade des tensions, peuvent bénéficier d'une centaine d'aéronefs (avions et hélicoptères confondus) à bord de deux portes-avions modernes pour imposer leur volonté sur le continent dorimarien. Le titan militaire caeturian ne bénéficie pas des finances avantageuses des provinces txiléennes et de l'entraînement des troupes txiléennes ; cette expérience, acquise par les soldats txiléens au cours du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », pourrait bien faire la différence dans le cadre d'un affrontement sur le terrain pour pacifier la région.
Bien sûr, un conflit régional n'est pas souhaitable mais surtout peu probable, et la domination txiléenne ne pourrait être achevée qu'au prix de nombreuses morts. Si la diplomatie a peut-être échouée à stabiliser la situation entre le Caeturia et la Léontarie, la force géostratégique des Provinces-Unies pourrait servir à calmer les ardeurs militaires des acteurs locaux. Le principal danger pour le continent dorimarien reste donc le Caeturia, pays olgarien à la frontière géographique des deux continents du Nouveau Monde. Face aux penchants autoritaires des dirigeants du Berlim, de la Léontarie et du Caeturia, les possibilités de conflit sont nombreuses dans la recherche de légitimation du régime pour chaque chef d’État. La course à l'armement pourrait reprendre de plus belle, venant concurrencer le programme de développement militaire du Txile : comment assurer la domination militaire et industrielle des Provinces-Unies sur le continent si les tensions poussent les pays au réarmement massif ? L'avance balistique, technique, technologique et logistique des Provinces-Unies pourrait bien être défiée par les moyens gargantuesques des régimes dorimariens : l’État corporatiste caeturian, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=852&t=13710&p=344147#p343961]qui monopolise les finances gouvernementales pour son appareil militaire[/url], en est l'exemple le plus probant.[/justify]
Posté : ven. nov. 16, 2018 3:51 pm
par Djinndigo
[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Le gouvernement veut agir contre la concentration économique
18 août 2037
[img]https://i.imgur.com/5ybcB1i.png[/img]
[cap]Le ministre de l’Économie (sur la photo) a annoncé vouloir lancer une « croisade antitrust ».[/cap][/center]
Avec l'annonce d'un projet de loi du Ministre de l’Économie (Ekonomia Ministroa) Ekaitz Eciolaza visant à réduire la concentration économique, de nombreux politiciens de l'hémisphère politique txiléen ont tenus à s'exprimer autour d'une « croisade » antitrust lancée par le gouvernement du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre. Le ministre Eciolaza, membre de la Zentro Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit ») et représentant de ce même parti au sein de la coalition gouvernementale, est connu pour ses positions en faveur de l'atomicité des acteurs économiques : le compromis libéral-conservateur du gouvernement Bidaurre semble favorable à une potentielle loi antitrust en ce sens. Ce type de loi économique, rarement observée jusque là autour du globe, s'inscrit dans une politique de maintien de l'économie txiléenne dans ses racines traditionnelles et artisanes, d'après les propos du porte-parole du gouvernement au pouvoir. Sans pour autant s'en prendre directement aux trusts en cours de formation depuis le redémarrage de l'économie txiléenne en 2034, le projet de loi, s'il aboutit, pourrait être un déterminant majeur de l'avenir économique du pays.
En effet, les trusts et autres oligopoles restent connus pour leur capacité économique à encaisser les revers (les Too big to fail olgariens) et à avoir une productivité décuplée (travail intensif, capacité financière). Mais la concentration économique a en elle-même des effets pervers puisque la situation monopolistique ou du moins oligopolistique limite la concurrence (principes libéraux de la concurrence pure et parfaite), pourtant élément vital du bon fonctionnement d'une économie libérale. De plus, la disparition des activités économiques traditionnelles et artisanales est une des craintes du ministre de l’Économie : par leur monopolisation de l'offre et de la demande, les oligopoles pourraient bien mener à l'extinction de nombreuses activités vivrières rurales. La politique traditionaliste du gouvernement Bidaurre imprègne donc largement ce projet de loi en en faisant un bouclier contre la disparition de nombreuses activités traditionnelles parcellaires ; le projet de loi reste encore à définir, et à faire voter par le Parlement txiléen.
De nombreux politiciens de tout bord ont commenté l'annonce du gouvernement : tandis que l'aile droite a salué un « effort pour le juste retour aux valeurs traditionnelles » tout en restant méfiant d'un virage de dernière minute sous la pression de lobbyistes, l'aile gauche (largement hostile au gouvernement en place) a critiqué une décision qui pourrait « être préjudiciable à l'emploi au Txile et renforcer la précarité des travailleurs étranger sur le sol txiléen ». En effet, une loi antitrust pourrait forcer un retour en arrière des entreprises les plus proches d'une situation d'oligopole dans leur domaine ce qui aurait des conséquences sur de nombreux ouvriers ; il est également important de souligner que les grandes entreprises privées soutiennent une bonne partie de la croissance économique annuelle aux Provinces-Unies. Un groupement de députés issus de l'opposition a tenu à rappeler que « des secteurs-clés de l'économie txiléenne restent encore verrouillés par le secteur public », interventionnisme qui reste « contraire aux principes de libéralisme du gouvernement Bidaurre ».
De nombreuses problématiques se soulèvent ainsi dans le sillage de la question sur l'atomicité des acteurs économiques txiléens. S'il est sûr que l'application de la concurrence pure et parfaite est un élément moteur des économies libérales, une trop faible concentration économique pourrait être préjudiciable au marché du travail qui reste en pleine expansion, autant par l'offre que par la demande (sous l'effet d'une forte croissance démographique et d'une importante immigration professionnelle). Le gouvernement d'Iñaki Bidaurre devra traiter dans les mois à venir de l'émergence d'une conscience politique des migrants économiques, qui pourrait se muer en protestation sociale favorable à l'opposition gouvernementale si le chômage venait à refaire surface au sein de l'économie txiléenne. Les lobbys, qui pourraient causer du tort à la coalition majoritaire au pouvoir en représailles d'une potentielle loi antitrust, restent cependant la menace la plus directe à l'aboutissement du projet de loi annoncé par le ministère de l’Économie. Face à cette situation périlleuse, le gouvernement semble enclin à fragiliser sa majorité et laisser une porte ouverte à l'opposition minoritaire pour présenter une sérieuse menace aux prochaines élections législatives.[/justify]