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Posté : mer. janv. 18, 2017 12:35 pm
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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24/02/2032
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Taïbi soupçonnée de faire travailler des esclaves en Amarantie

[img]http://media.june.fr/article-2955485-ratio_320-f1450371080/noel-2015-de-zara-a-asos-10-petites-robes.jpg[/img]
Giuliana Gagu et Olga Spazzi, égéries parmi d'autres de la marque

On les appelle les Aliénés, ils forment jusqu'à un quart de la population amarantine. Dans un autre pays, on parlerait simplement de personnes sous tutelle, d'adultes mineurs, d'irresponsables. Sauf que : la "vente" et "revente" de ces personnes est tolérée et pratiquée en Amarantie, et qu'elles se retrouvent privées des droits liés à la Majorité pour des raisons souvent peu en rapport avec leurs véritables capacités intellectuelles, psychologiques.

La marchandisation d'un quart de la population amarantine, même si la majorité conserve une vie normale qui fait de ce statut une anecdote (on est très loin de Book of Negroes, rassurons-nous), les "aliénés" sont pour partie poussée à une situation de quasi-esclavage effectif, très peu payés, réduits à des travaux au bon vouloir de leurs "propriétaires", dits tuteurs, parfois à une échelle industrielle et avec la complicité de grands groupes internationaux.

C'est le sujet des soupçons planant sur la Maison Taïbi, icône montalvéenne du Luxe et de la mode, qui d'après des documents internes ayant fuité mais non authentifiés jusqu'à présent, posséderait une dizaine de fermes d'esclaves sur le territoire de la Ligue amarantine, parfois de véritables usines à petites mains sous-payées, ou rémunérées en nature (repas, nourriture, goodies, habits...), des milliers de petites mains mineures les unes à côté des autres et travaillant dans des conditions nettement moins acceptables que la législation montalvéenne le permet.

Mina Lacoroso Ramani, propriétaire et meilleure porte-parole de la Maison Taïbi, dont la stratégie d'exportation est mondiale, a réagi par son compte Zibbibo sur Internet, pour dénoncer des rumeurs infondées. Elle a rappelé que Taïbi, comme l'intégralité des affaires sous son contrôle, payait évidemment tous ses employés, et œuvrait pour la progression de la qualité du travail dans le monde entier.

Alors, la marque préférée des 18-60 ans, qui les habille, les pare, les maquille, est-elle complice de l'esclavage déguisé des "Aliénés" d'Amarantie ? cette situation humainement insondable, qu'importe le degré d'ethnocentrisme dont fait preuve l'observateur, est aussi responsable des fortes poussées migratoires vers la Ligue de Montalvo, notamment de la part des femmes amarantines sur ou sous-diplômées. Dans tous les cas, le Ministero della Coordinazione Economica a annoncé une enquête... mais il sera difficile de traiter avec les 17 entités fédérées de la Ligue voisine, pour démêler le vrai de la calomnie ; car l'hypothèse d'un coup de propagande monté depuis un concurrent n'est pas écartée...

Posté : jeu. janv. 19, 2017 5:38 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 29/02/2032
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L'inflation a atteint 8,5% en 2031

Entre le 1er janvier 2031 et le 1er janvier 2032, les prix ont en moyenne augmenté de 8,5%, alors que dans le même temps les revenus augmentaient en moyenne de 20%.
Les causes sont multiples, et vont de l'immigration à la hausse des demandes du fait de salaires plus élevés. Mais une telle inflation n'est pas étonnante dans le contexte de forte croissance que connait la Ligue. Néanmoins, il s'agit d'une menace pour l'épargne, alors que s’enclenche le cycle vertueux de l'incitation à la consommation, étant donné qu'un compte à 1000 lires ne permet plus l'année suivante que d'acheter pour 915 lires en pouvoir d'achat de l'année précédente...

Si les épargnants sont globalement inquiets de la situation, il faut relativiser. La hausse des prix touche essentiellement les produits de consommation courante, alors que les prix des produits à forte valeur ajoutée, matériels électroniques, ou encore des biens fonciers, ont tendance à baisser...

Néanmoins, la perte de pouvoir d'achat a été certaine durant l'année pour les 0,1% les plus pauvres du pays, dont le revenu n'a augmenté que de 5% dans le même temps. Malgré la hausse du revenu, ces personnes se trouvent désormais plus en difficulté qu'auparavant, eu égard aussi et surtout à la forte part d'utilisation de leurs ressources pour la nourriture, et les produits de consommation courante. Même situation, paradoxalement, pour les classes moyennes hautes (20%), dont le revenu n'a lui augmenté que de 6% et qui perdent donc également en pouvoir d'achat pour la vie de tous les jours.


La compagnie aérienne SognarAir dévoile son plan de vol

SognarAir, principale compagnie aérienne de la Ligue, a dévoilé son [url=http://www.simpolitique.com/post302053.html#p302053]"plan de vol"[/url] aujourd'hui, l'ensemble de ses liaisons régulières pour le reste du monde. Un plan de vol que son Président exécutif, Ettore Papadaglichi, a brillamment résumé :

"Nous sommes une compagnie qui doit faire du bénéfice, nous n'avons pas les moyens de desservir des villes quand cela n'est pas rentable.
Bien sûr, le descriptif de nos liaisons n'est pas une source exhaustive sur les destinations que les Montalvéens jugent digne de confiance, politiquement et économiquement, car beaucoup d'accords sont à mettre en place à l'échelon diplomatique et comme vous le savez, le Gouvernement Général n'a pas beaucoup avancé sur ce plan. Néanmoins, la liste des villes bénéficiant de nos liaisons régulière est... indicative, sur les liaisons qui nous rapportent donc celles qui sont sources d'échanges inter-régionaux, toujours liés aux échanges économiques ou au tourisme
".

Posté : ven. janv. 20, 2017 6:24 pm
par Arios
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/02/2032
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Quel avenir pour la campagne lajamiglienne ?

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/01/20/170120065944985877.png[/img]
Depuis la Basilique San-Giorgio, la vieille ville de Lacaburo, encerclée par les oliviers, agrumiers et les vignes à perte de vue...

Lacaburo est un village rural typique du nord de la Nazalie, où ont été tourné de nombreux films au cours du XXème siècle. L'ancienne petite ville musulmane, fondée par Achimo Zebila Il Traditore au début du Xème siècle, servait de relais sur la route entre la côte nord de l'Algarbe et le reste de la Nazalie. Simple poste à caravanes, l'arrivée des Croisés s'accompagne d'une remise en valeur du territoire alentour, autour de l'Oasis Lagiaùgio, face aux petites montagnes du relief de Darbella. Ce développement agricole fut longtemps fragilisé par la persistance de bandes de mercenaires et bandits musulmans jusqu'au milieu du XVème siècle, dans les forêts alentours.

Aujourd'hui la vie des campagnes oscille entre stagnation et désertification - ce dernier qualificatif pouvant s'employer au sens figuré comme au sens propre, puisque lorsque l'activité humaine quitte certaines zones du Lasahari ou des Riaggiadi, les vents de l'Ouest peuvent recouvrir en quelques années certaines terres d'un sable qu'ils ont emporté depuis l'Entroterra... Dans les toutes petites villes comme Lacaburo, l'exode rural continue, malgré la relative richesse de ces territoires lajamiglien, due à l'absence de véritable stress hydrique, aux quelques reliefs soulageant le thermomètre et par-là l'activité de la flore, mais aussi historiquement plus développés et donc accueillant pour l’œil humain et plus largement le visiteur...

Pourtant, le tourisme à proprement parlé n'est pas développé en dehors des côtes, en Nazalie. [url=http://www.simpolitique.com/post296096.html#p296096]La province de la Lega qui a réussi à ériger et vendre une véritable variété de prestations est l'Arovaquie[/url]. La Nazalie, elle, continue de concentrer bien malgré elle ses touristes dans les villes comme Duzzo ou Melulech, sur la côte, si ce n'est Cartagina ou Sant'Sebastiano pour un voyage moins festif et plus culturel...

L'arrivée des papy-boomers à l'âge de leurs derniers printemps, a tendance à accélérer la disparition de la vie dans de nombreuses ruelles et petites placettes de l'arrière-pays. Depuis ces dernières années, les troupes de "vieux" se font moins nombreuses, lors des premiers vendredi du mois, lorsque sous une Vierge ou près d'une fontaine de village ils se regroupent, après avoir été chercher leur retraite au bureau de poste de la Mairie, là où un employé arrive avec sa camionnette pour distribuer les soldes en liquide à ceux qui ne possèdent pas forcément de compte en banque...

Pas sûr que cette recomposition démographique, qui pourrait déstabiliser la Ligue en à peine quelques années (tout en lui permettant de rembourser sa dette), soit favorable à une "touristification" abusive des territoires ruraux. La Lajamiglie profonde, comme la Nazalie, n'a pas forcément envie de s'offrir à une ouverture qui entamerait pour beaucoup son charme, même si certains habitants redoutent la fermeture définitive des persiennes, les cours communes qui ne sont plus désherbées, les chemins de terre qui s'ensauvagent... Proche des grandes villes, certaines communes ont eu la "chance" d'attirer petit à petit de nouvelles populations, résidentielles, qui participent aux finances des collectivités, elles-mêmes assurant un semblant d'activité et de prise en charge de l'espace public.

Pour autant, la douceur du climat nazalien permet aux habitants, quels qu'ils soient, de profiter l'année durant du moins en toutes saisons d'un cadre qui reste hospitalier. Dans les villages de montagnes du continent, ce n'est pas la même chose, tant les hivers peuvent être rigoureux. La Nazalie du nord a pour elle une météo agréable tout au long de l'année. Si les jeunes viennent à la quitter pour la ville, c'est davantage du fait de l'attractivité de cette dernière, que par rejet de campagnes qui demeurent chères au cœur de nombreux nazaliens, en dehors peut-être de la bourgeoisie des centre-villes, souvent pleinement immigrée depuis Siracuzzia ou la Dytolie.

Reste à ce patrimoine national de facto, de choisir s'il veut rester le secret intime des Nazaliens, une fois le bruit de la Nationale ralenti derrière les dunes ou les palmeraies, ou organiser sa présentation au monde.

Posté : sam. janv. 21, 2017 11:56 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 1/03/2032
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L'ultra-libérale Margaret Spencer devient Première Ministre de la Britonnie

C'est un score romanesque que vient de faire le Parti Conservateur britton lors de l'élection à la Chambre, hier. Un score qui a assuré à sa chef de file, la politicienne la plus violente dans les termes de tous les acteurs politiques dytoliens, de prendre la tête d'un nouveau gouvernement qui aura pour mission et projet de faire tomber le système social britonnien, qui assomme les travailleurs d'impôts.

Alors qu'en Arovaquie, le vote anti-fiscal avait permis l'émergence d'un nouveau parti, ancré dans la droite populiste, c'est le Parti Conservateur, traditionnel et installé, qui s'inscrit là dans le sillon de ce mouvement continental de rejet de ponctions publiques jugées trop fortes et de dépenses jugées inutiles, voire injustes. Le Parti Conservateur, ainsi passé aujourd'hui d'opposition à parti de pouvoir, revient donc sur le devant de la scène alors que sa nouvelle leader a réussi à en faire le réceptacle aux animosités populaires : le BFP, d'extrême-droite, tombe à 7%, perdant un petit électorat revenu dans l'escarcelle des Conservateurs nouveau-canal.

Le devenir de la scène politique britonnienne, renouvelée également par la consolidation d'un bloc des "partis alternatifs et localistes" cumulant autour de 20%, pourrait être un sujet en soi si la priorité aujourd'hui n'était pas à comprendre et projeter ce que pourra ressembler, une fois les premières réformes engagées, la transition en Britonnie. Dans un pays effectuant une spoliation en règle des revenus (40%) et bénéfices des sociétés (55%), il faudra à Spencer savoir convaincre que les citoyens seront gagnant par la baisse des impôts, malgré un âge de la retraite qui devrait reculer de très nombreuses années, et des allocations chômage baisser drastiquement... Sans que l'on sache à l'avance si le pays pourra réaliser ce volte-face sans s'endetter, au risque d'aller trop vite et de projeter la Britonnie dans le mur de révoltes sociales sans précédent et de paralysie.

Ce n'est pas tant l'objectif économique de Spencer qui effraie la classe politique montalvéenne dans une unanimité dérangeante, que la méthode, le calendrier, et surtout le ton et la psychologie de la Première Ministre.

"Il y avait des signes électoraux en Olgarie du nord et en Dytolie, mais sur ce continent on préfère se regarder le nombril et le complimenter au lieu de se poser des questions et de s'essayer aux analyses. Si Spencer met en place ce que ses lieutenants ont promis durant la campagne, avec la violence qu'ils ont promise, les États voisins auront à gérer une crise des réfugiés et la Lega, [url=http://www.simpolitique.com/post301826.html#p301826]dont le PIB/hab reste confortable en bien des provinces[/url], ne sera pas épargnée." pense Adolfo Sbardella, expert en philosophie politique.

En effet, la Britonnie a énormément payé pour construire et soutenir le Commonwealth. Aujourd'hui, sa principale colonie l'Aleka est presque plus riche que la métropole, et liée à des problématiques régionales qui font que ces soucis lointains ne la concernent plus guères. Les 5 millions de Britonniens se partagent 28 milliards de PIB, quand 13 millions de Montalvéens, en dépit des disparités, jouissent en 2031 d'un PIB de 71 milliards. Longtemps émettrice d'immigrants, la Britonnie pourrait renouer avec son histoire et envoyer ses plus pauvres... mais dans des pays étrangers et sans planification d'État. La planification d'État, avec Spencer, ne risque pas de revenir de sitôt.

Posté : sam. janv. 21, 2017 3:09 pm
par Arios
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La Loi qui va jeter le Sengaï dans la mondialisation

[img]http://cfile9.uf.tistory.com/image/2310A04758425D68012CF9[/img]
Faut-il s'attendre à l'émergence d'un grand-dragon extrême-oriental ?

C'est la Loi Kongsuwan, du nom de la Première ministre du Sengaï, Sumalee Kongsuwan, et elle a tout pour être immédiatement connue et scrutée par-delà les frontières. Alors que la Dytolie voyait encore hier arriver l'ultra-libérale Margaret Spencer à la tête de l'exécutif de la Britonnie, le Wenlei se réveille avec le prévisible : une longue loi, aux accents constitutionnels, redéfinissant les rapports économiques au sein de la société du plus grand pays extrême-oriental.

Désormais validée par le parlement, la Loi soutenue par la Première Ministre s'étend sur 13 longs articles, une centaine d'alinéas aux dispositions parfois révolutionnaires par rapport aux vieux conservatismes d'une société ancienne, codifiée parfois par la coutume, déclinée selon les différents "Phudins" (provinces) d'un large pays pluriethnique. Si les pontes politiques du conservatisme et de l'étatisme n'ont pas manqué de dénoncer, depuis plusieurs semaines, un épouvantail "ultra-libéral" qui sortirait de l'esprit de la trop charmante Sumalee Kongsuwan, ce plan qui devrait entrer en application par fragments dès les semaines qui viennent se révèle plus subtil dans les détails, et les mixtions qu'il promet ne sont pas sans rappeler, aux amateurs que nous sommes face à la complexité orientale, la "sociocratie" du Yanlei. Débat ouvert.

Kongsuwan va forcer à la privatisation des petites unités, entreprises de moins de 5000 salariés, et au contraire nationaliser à mesure de la taille croissante des structures. L'État, demeurant stratège, veut contrôler de près certains secteurs clefs, leviers à la croissance de demain ; pour le reste, il libère le monde de l'entreprise et du salariat, allant même jusqu'à supprimer le revenu minimum horaire... Une décision non sans conséquences prévisibles dans un pays où la pauvreté reste ce qu'elle est, où 80% de la population continue de ne toucher que 82 dollars par an... Certains crieront au massacre social, d'autres salueront une initiative qui incitera aux embauches, tout en égalisant une situation où extrêmement rare était de facto l'usage d'un revenu minimum...

Dans l'aire régionale et dans l'ère du temps, le système éducatif va être également en grande partie privatisé. Une décision qui répond peut-être aux imperfections du système actuel et à l'incompétence d'un certain nombre de structures publiques, faute de financements conséquents. L'éducation va devenir un business, comme il l'est massivement au Yanlei, comme il commence à l'être dans la Ligue de Montalvo et dans d'autres États, qui faute de contrôler leur budget s'en remettent à l'investissement privé.

C'est justement ça, l'objectif de la jeune Première Ministre et de ceux qui en ont fait l'égérie d'un renouveau politique sengaïais : objectif croissance. Seule la croissance pourra rapporter la richesse nécessaire pour la construction d'un régime plus juste. Le Sengaï, qui était très favorablement noté par la FIDES il y a quelques mois quand à l'Indice de Confiance des Entreprises, ne peut que continuer à faire la course en tête. Et les quelques mesures socialisantes que contient paradoxalement un texte pro-choc fiscal et entrepreneurial, comme la fondation d'une "Caisse" unique "d'Assurance Royale" pour la distribution d'allocations dont une assurance proposée à tous sous condition de cotisation, ou les grandes et rares nationalisations, feront peu de cas face à la spectaculaire baisse de l'Impôt sur les Sociétés (de 25 à 9,5%), baisse des taxes sur salaires (qui augmentera le revenu réel comme soulagera le payeur), exonérations des cotisations entrepreneuriales pour chômage, etc...

Reste à savoir, reste à planifier, de ce que le Sengaï est en mesure d'assumer fiscalement parmi ces réformes. Les Sengaïais sont-ils assez riches pour payer si peu ? Plus clairement, devant la baisse générale de la fiscalité, l'État aura-t'il encore les moyens de la générosité affichée, et surtout de l'investissement stratégique ? Certains États d'extrême-orient sont trop petits pour être autre chose que des paradis fiscaux ultra-privatisés, car s'appuient sur une population déjà moins paupérisée que celle d'innombrables campagnes et vallées du Wenlei ; ce n'est pas le cas du Sengaï, ce dragon qui pourrait vite souffrir d'une extinction de voix.

Posté : lun. janv. 23, 2017 5:49 pm
par Arios
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Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 9/03/2032
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Quand Zibbibo veut parer à la non-remondialisation

[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/01/23/170123063809353098.png[/img]
Zibbibo-Insieme, la plate-forme d'échanges de services entre particuliers la plus consultée au troisième trimestre 2031 dans la Ligue[/center]

Difficile par les temps qui courent de mettre sa main à couper sur l'idée que la mondialisation va reprendre et reprendre de plus belle qu'auparavant, c'est à dire qu'avant la crise. Difficile de penser que nous regagnerons le niveau des échanges économiques mondiaux d'il y a quelques années, et difficile de croire que ces échanges seront encore plus nombreux qu'avant l'heure fatidique où le crack financier engendra le crack économique...

Si beaucoup de pays tendent à rouvrir le dialogue avec leur région et avec le monde entier, prévoient des plans ambitieux pour reconnecter leur société au reste du globe - comme nous avons pu le voir avec le Sengaï -, se mettent en quête d'une rentabilité productiviste à l'ambition internationale au détriment de leurs systèmes de protection sociale internes - la Britonnie spencerienne -, d'aucuns continuent de penser que la souveraineté n'est plus négociable, qu'elle doit être absolue, et que la voie de la raison n'est pas celle du mercantilisme mais bien du protectionnisme absolu, quitte à faire sortir son peuple de l'Histoire.

Le géant de la recherche informatique et du Net, Zibbibo, n'est pas de ceux [url=http://www.simpolitique.com/post302333.html#p302333]qui soutiennent la thèse d'une reconversion totale du monde au libéralisme brut[/url], théorie aux accents de fin de l'Histoire, puisqu'il a poursuivi malgré la reprise à financer son extension dans des domaines nés pourtant en partie de la contraction des échanges économiques mondiaux : l'économie dite "sociale et collaborative", dont sa plateforme Zibbibo-Insieme, qui permet de louer les services de son voisin jardinier, ou le fer à repasser d'une concitadine, de vendre, de prêter, de rencontrer.

Après plusieurs rachats effectués avec l'intelligence de la baleine qui fonce vers le banc, Zibbibo concentre aujourd'hui de nombreux ex-petits sites internets, micro-entreprises proposant de mettre en relations des personnes en quête d'un service ou d'un bien sans intermédiaire, contre une micro-commission qui a déjà fait la fortune de quelques jeunes premiers aujourd'hui multimillionnaires et dotés en place de bateau dans quelques marina de Duzzo ou Dabaro. C'est le côté "cool" et "branché" qu'a, à plusieurs reprises, officiellement reconnu rechercher le célèbre moteur de recherche, gérant ou sous-gérant de nombreux sites de façon affichée ou parfois discrètement.

Les choix marketing autant que stratégiques de Zibbibo sont moins anodins qu'ils n'y paraissent tant ils informent sur une véritable crainte de certains acteurs économiques : la non re-mondialisation d'un monde revenu à ses multiples frontières nationales, à ses armées au service de firmes aux dirigeants patriotes, où même l'échange le plus banal doit être l'apanage d'une décision diplomatique incombant au Souverain, public ou monarchique.

"Quand Zibbibo mise sur les services, à l'échelle de la Ligue et au-delà, il ne fait pas que poursuivre cette nouvelle Conquête de l'Ouest que représente le développement d'Internet, à mesure que les foyers s'informatisent et se relient au Web. Aussi, il met de l'investissement à l'abri : nous avons vu que la mondialisation financière (échange des capitaux, des financements, investissements à l'étranger, choix de banque non-nationale, ...) demeurait frileuse et consciente de sa fragilité du fait des nombreux facteurs qu'elle rencontre et démultiplie en passant les frontières (mêmes celles qui avaient prétendu ne plus exister) : nous avons vu que la mondialisation financière pouvait faire tomber la mondialisation économique (multiples échange des biens, matériaux, grandes chaînes de production étendues sur une dizaine de pays, civilisation du conteneur, etc...), elle-même dans le viseur des politiques protectionnistes.
Or, alors qu'Internet se développe, il y a une mondialisation qui parait jusqu'alors ne pas pouvoir être arrêtée - à moins de transformer son pays en zone-blanche -, c'est celle de l'information (économie collaborative, partage d'informations, avènement d'une langue véhiculaire mondiale sur Internet, actualités en direct, Temps mondial, etc...).
" pense Margarita Pascole Granattilio, Professeur d'Économie à Cartagina.


Internet, dernier carré imprenable de l'inévitable mondialisation ? Zibbibo le pense et veut être prêt. Si les États imposent demain les circuits courts, se convertissant à l'environnementalisme et à l'illusion du protectionnisme intégral, transformant leurs derniers containers en appartements pour ouvriers payés en tickets de consommation nationale, il leur sera plus compliqué de bloquer l'accès à Internet. Rare sont les hameaux où l'on ne sait pas encore que la Terre et ronde et que ses habitants peuvent parler entre eux...

Posté : mer. janv. 25, 2017 12:23 pm
par Arios
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Incendie criminel dans la marina de Clisto

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/01/25/170125012505310570.png[/img]
Tard dans la nuit, le feu continuait de se propager à d'autres navires...

La nuit a été éprouvante pour les pompiers et la sécurité civile de Clisto, dans l'extrême-Ouest de la côte aliléenne. Peu après 23h, un incendie s'est déclaré sur plusieurs navires amarrés dans la marina neuve du port, en face des quartiers festifs de cette ville très touristique. Avant que les secours ne puissent intervenir avec le matériel adéquat pour éteindre les flammes depuis les pontons, le feu s'était propagé à de nombreuses rangées de navires, pour la plupart des véhicules privés appartenant à des particuliers louant leur place dans la marina.

Le gardien s'est expliqué, visiblement très choqué, en arguant qu'il était au téléphone avec sa femme lorsque des jeunes seraient passés par-dessus les barrières de sécurité. Selon plusieurs témoins sur place, eux-aussi présents sur la jetée car participants à des soirées arrosées dans divers établissements du vieux port, les suspects se seraient amusés à vider plusieurs bidons d'essence pris vraisemblablement sur des bateaux, pour constituer une nappe de carburant sur l'eau à laquelle ils mirent ensuite le feu. Toujours selon les témoins, dont le gardien qui n'a pas osé dès lors intervenir car l'un des jeunes avait un long couteau, les suspects étaient très avinés, titubaient et demeuraient hilares face à leur méfait.

Les suspects se sont ensuite enfuis avec un complice, en voiture. Si la municipalité a déjà lancé un appel sur internet pour rappeler aux bars de ne plus distribuer d'alcool aux personnes en état d'ivresse, les Carabiniers se montrent plus prudents et n'écartent pas la thèse d'un acte prémédité et motivé. Le gardien est en garde-à-vue aujourd'hui, et le propriétaire de la marina interrogé par les forces de l'ordre.

Le préjudice se porterait à une centaine de millions de lires.

Posté : jeu. janv. 26, 2017 10:42 am
par Arios
18/03/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Présidentielles de Septembre 2032 : Addolorata Pozzi candidate pour AA


[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/01/26/170126114508569871.png[/img]
Addolorata Pozzi, candidate libérale-autonomiste aux Présidentielles de Septembre[/center]

Andrea Rascovicio ne se présentera pas et préfère garder les rennes de son parti. Sa décision était prévisible alors que le jeune parti Avanti Arovachia, anti-fiscal et autonomiste, ne compte pas vraiment jusqu'à présent sur une victoire aux présidentielles de septembre. Comme il le rappelait dans un nouvel entretien avec les journalistes de Radio Sud en début de semaine : "Il va y avoir du sang partout, la lutte sera terrible, nos adversaires ne nous feront pas de cadeaux. Jusque là ils nous toléraient car ils méprisaient notre potentiel de victoire. Désormais, ils sont effrayés, car Avanti pourrait continuer de peser et même davantage qu'avoir 25% des sièges du Sénat".

C'est donc Addolorata Pozzi, la fille d'Aldo Pozzi (célèbre propriétaire des usines de charbons de bois), qui se lance dans la course alors que l'on ne connait pas encore les protagonistes du côté des Sociaux-démocrates et des Démocrates (Unione Cristiano-Sociale, Nazione&Liberta) ou encore si les Ecologisti per Tutti présenteront un candidat suite à leur relatif échec aux sénatoriales, qui a jeté la pagaille dans le mouvement.

La "petite Addolorata" telle que nos parents en parlaient dans les années 90 a bien grandi, elle est aujourd'hui une mère de famille de 2 enfants en études. Finis les scandales de "gosses de riche" de la décennie des walkmans, elle s'est rangée dans la carrière d'avocate avant de rentrer en politique, d'abord à l'UCS en 2020, puis du côté de N&L en 2025, avant de s'éloigner de la scène médiatique. Après avoir annoncé qu'elle voterait pour Avanti Arovachia et que son père, le charbonnier, en ferait de même, elle a ainsi carrément rejoint la machine au point de devenir désormais le premier cheval du jeune parti pour la magistrature principale, qui se rêve en magistrature suprême d'une nation indépendante.

Avoir la fille du plus grand producteur de charbon des Provinces-Unies sera-t'il un atout pour AA ? Un moyen, au moins, de balayer d'un revers de main les critiques principales envoyées par ceux qui mettent en cause la viabilité d'une Arovaquie autonome voire indépendante. "Nous avons des talents, nous avons des ressources, nous avons des travailleurs formidables" disait Andrea Rascovicio durant la campagne. Désormais, il pourra rajouter "Nous avons des grands industriels", parmi les plus grands de la Ligue. Mais surtout, auprès d'un électorat qui a grandi en suivant la vie de la fille d'Aldo Pozzi, jusqu'à [url=http://wsemir.com/uploads/posts/2016-02/1455638684_meet-kolinda-grabar-kitarovic-the-hottest-president-we-rsquo-ve-ever-seen800-1451469805.jpg]ses photos dénudées de 2030[/url] prises par les paparazzi durant tout l'été à Clisto en Alilée, il pourra dire "Nous avons Addolorata". Et si c'était autre chose qu'un fusible ?

Posté : dim. janv. 29, 2017 10:54 am
par Arios
27/03/2032
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305404908.png[/img]Arovachia Nuova[img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/08/21/160821034305325570.png[/img][/center]

Verdogliaco y va


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Giuliano Verdogliaco veut tenter un deuxième mandat au poste de Président[/center]


Les journées ont été longues, l'attente a été difficile, les tractations ont eu lieu dans tous les sens et finalement, le Président de la Province d'Arovaquie tentera de se succéder à lui-même pour les élections de septembre prochain. Depuis qu'Addolorata Pozzi s'est déclarée, on savait que l'UCS et N&L tractaient et négociaient, dans un quasi-État d'urgence intellectuel, pour savoir s'il ne valait pas mieux proposer une candidature unique et la faire incarner par un personnage plus neuf, plus jeune, plus atypique et moins détesté que Giuliano Verdogliaco, dont la cote de popularité n'est que de 45%.

Finalement, Verdogliaco rempile, et il mènera à partir de Dimanche la campagne en vue de sa réélection, comme candidat soutenu par Nazione&Liberta, son parti, mais peut-être aussi l'Unione Cristiano-Sociale qui après sa déroute aux législatives envisagerait de ne pas concourir. Un moyen aussi, pour elle, de barrer la route à la candidate d'Avanti Arovachia, qui promet de couper des ponts avec Cartagina et la Ligue.

Depuis les très bons chiffres de la croissance en 2031 et surtout leur concentration en Arovaquie, il ne sera pas difficile à l'actuel Président de capitaliser et surtout de solidifier sa base électorale, choquée dans une prise de conscience de la menace autonomiste depuis la surprise de Février. Mais l'équation n'est pas si simple et pour cause : en dépit de l'enrichissement considérable de l'Arovaquie en proportions, le vote pour les libéraux-autonomistes a été important et s'est révélé la surprise de ce début de décennie politique...

Posté : dim. janv. 29, 2017 12:06 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 27/03/2032
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La Ligue paralysée par les élections arovaques de Septembre

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Personne n'osera. On reproche beaucoup au système de retraites montalvéen, qui plombe les finances de la Ligue, mais personne n'osera y toucher avant Septembre, car personne n'osera retirer de l'argent aux retraités arovaques, et faire ainsi gagner le discours du parti libéral-populiste-indépendantiste Avanti Arovachia, nouveau chien fou de la politique continentale.

C'est le double tranchant perfide du discours d'AA, tragiquement intelligent : il fait son beurre sur l'idée de dépenses irresponsables menées par le centre-gauche au pouvoir, mais il refusera d'accepter les conséquences d'une réforme des retraites, qui amputerait le revenu de nombreux Arovaques parmi les autres bénéficiaires de la Ligue.

Pourtant, en baissant les retraites d'en moyenne 200 Lires, sur une moyenne de 2500, l'économie réalisée s'élèverait à 800 millions de lires. En les baissant de 500 lires, de 2 milliards. En 2031, 43% de la Dépense Publique a consisté en le versement des retraites, plombant les investissements dans la plupart des branches.

Mais la crainte de faire monter le vote populiste n'est pas la seule cause de la léthargie des pouvoirs politiques. Ces derniers, soumis à un calendrier électoral des plus dense du monde (nous avons en moyenne 3 fois plus d'élections générales que dans les pays unifiés et centralisés...), ne peuvent pas que se cacher derrière lui pour justifier leur inaction, tant la venue d'échéances cruciales est annuelle et répétitive donc ne peut pas justifier l'immobilisme. En effet, le débat sur les retraites semble faire oublier l'autre cheville branlante de la Ligue : l'économie informelle liée au chômage, la puissance des Mafias. Personne ne semble oser, non plus, à prendre le taureau par les cornes et à envoyer les Carabiniers là où l'activité informelle est connue et identifiée, par peur de perdre des voix localement, ou de déstabiliser une région en ouvrant une nouvelle "guerre" intérieure.

Avec un tel comportement, les politiques montalvéens ne semblent pas se soucier de l'explosion de la dette qui continue sa course folle, tourneboulant avec le soutien des intérêts qui s'accumulent. Ils remettent à leurs successeurs le soin de négocier avec les Banques de Cartagina ou Siracuzzia, peut-être celles demain de l'Olgarie ou de la Ventélie, faute d'une confiance perdue par les établissements céruléens.