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Posté : ven. avr. 25, 2014 4:44 pm
par Alexei
Les plaisanteries les moins longues...
13 décembre 2023

[img]http://concours.salaun-holidays.com/images/raid-volga/etapes/0602-009.jpg[/img]

Cela faisait maintenant une semaine que Marinko Salkanović, Bogoljub II et tout le nouveau gouvernement kirépien, se terraient dans le bunker creusé sous le Palais Marinko Ier. Marinko Salkanović tentait de résister au mieux possible au désespoir qui l'envahissait, tel qu'il y a deux ans, les téléphones sonnaient de toutes parts. À la base, le bunker, qui s'étendait au-delà même du palais présidentiel, servait à protéger le gouvernement kirépien en cas de guerre ; nucléaire, chimique, bactériologique et radiologique. Au vue des circonstances, le chef du Conseil National Kirépien avait jugé bon de l'employer comme le seul lieu encore sécurisé d'Ophrone et même du Kirep.

Dans une cohue sans nom, Marinko Salkanović apprit la chute de l'Assemblée du Peuple et lorsqu'on lui annonça, il se douta que ce n'était que le début de la fin. En réalité, la fin avait débuté dès le ralliement d'une moitié de l'armée aux révolutionnaires. Cette moitié regrettait principalement les moyens qu'on avait mis à leur disposition jusqu'en 2021, ajouté à cela la perte de puissance du Kirep, les soldats s'étaient vite doutés qu'en laissant la situation telle quelle, ils finiraient bien vite au chômage...

Le chômage, c'est ce que Marinko Salkanović allait connaître si il ne reprendrait pas la situation en main : la plupart, sinon toutes, des grandes villes kirépiennes étaient désormais touchées par la révolte, une carte du Kirep était même dressée sur le mur face à lui, en rouge : les révolutionnaires, en bleu, les loyalistes. Autant dire que cette vision était déprimante pour lui, de jour en jour, il voyait la couleur bleue piétinée par la rouge, telle que cela se produisait à une vingtaine de mètres de là où il se situait. Le chef du gouvernement kirépien eut envie de se mettre une gifle tant la situation lui semblait désespérée. Il n'était plus que l'ombre de lui-même : un fantôme répondant au téléphone et donnant des instructions incompréhensibles, poussant ses unités militaires dans les bras des révoltés, il ne restait que Pesak qui n'était pas teintée de rouge, mais à quoi bon ? Même si l'archipel ne tomberait pas de sitôt dans les bras des communistes, comme lui avait affirmé le gouverneur de l'île qui menaçait de revoter l'indépendance, il avait besoin du Kirep, et inversement : comme il y a deux ans, Pesak était le principal problème qui avait déjà déclenché deux révolutions, c'était une perspective terrifiante pour le Kirep que d'être si fortement influencé par ces petites îles.

Il se trouvait dans la salle de réunion du bunker, qui était si richement décorée et spacieuse qu'on se serait cru sur le sol et non en dessous, avec son gouvernement au complet, un silence pesant se faisait ressentir, la tension était bien là et, faiblement éclairé par une petite lampe ancienne, le premier-ministre lisait les lettres diverses qu'on lui envoyait. Même si cette perspective le déprimait encore plus, il devait le faire. Alors que personne ne bougeait, la porte s'ouvrit légèrement dans un grincement montrant son ancienneté, pour cause, elle datait de la construction du bunker, soit de 2000. L'homme qui apparut timidement dans son encadrement était un jeune secrétaire-d'Etat qui maudissait ses collègues de l'avoir battu au pierre-feuille-ciseaux. Il avait une nouvelle mauvaise à annoncer. Du moins, tous les gens présents dans la pièce en avaient l'habitude.


Vojnomir Lučić : ...Monsieur le premier-ministre, pardonnez-moi de vous déranger, mais je dois vous annoncer la chute de Provjilski. L'Etat-major de l'armée a décidé de se rendre après une lutte acharnée. L'AFPJ n'a pas tardé à remettre en place l'ancien Etat-major général... ayant ordonné la reddition de toutes les troupes kirépiennes..

C'en fut trop pour Marinko Salkanović qui se dressa sur sa chaise, prit une inspiration intense avant de se répandre en larmes sur la table de noyer massif. La violence et les masses avaient eu raison de lui et de sa détermination. Il était manifestement trop faible pour continuer à l'inverse du Roi Bogoljub II qui le toisait d'un regard méprisant.

Bogoljub II : Assez ! Relevez-vous, mon cher, quitte à perdre, ce sera dans l'honneur.

Marinko Salkanović se reprit, outre la tristesse, c'était la colère qui montait en lui qui le poussa à répondre à son souverain.

Marinko Salkanović : l'honneur... l'honneur... l'honneur ?! Mais quel honneur ? Nous n'avons aucun honneur depuis longtemps, c'est pour ça qu'ils se révoltent dans la rue, ils nous haïssent, que nous partions d'une manière honorable ou pas, nous resterons haïs pour toujours.

Bogoljub II : Qu'osez-vous dire ? À offenser votre propre roi, vous ne devriez pas être là, incapable !

Marinko Salkanović : Vliduj Gak a eu au moins le courage de s'adresser au peuple lorsqu'il a constaté sa défaire, lui !

Le souverain kirépien sentit à son tour la rage lui monter au cerveau mais il se força à un peu de calme.

Bogoljub II : En parlant de Gak, nos agents l'ont arrêté comme prévu ?

Cvjetko Hrvatin, le chef de la Surigimi avait été chargé de faire exécuter cette mission. Là aussi, les nouvelles s'annonçaient mauvaises et c'est avec une légère boule au ventre qu'il se lança.

Cvjetko Hrvatin : Non, malheureusement. Ils s'y sont rendus mais Gak n'était plus là. Il a dû recevoir de la visite entre temps, les deux agents censés le surveiller n'était même plus là, peut-être ont-ils déserté ? Impossible de le savoir. Gak est peut-être déjà en route pour Ophrone...

Bogoljub II : Très bien... les masses nous ont trahi, comme l'armée, les universitaires et même la Surigimi... j'en prends bonne note... l'homme tant plébiscité par les Kirépiens est en vie et en route pour nous renverser. C'est sans espoir, nous devons fuir pendant qu'il en est encore temps.

Cvjetko Hrvatin : Je vous suggère le Pesak, mais ce sera difficile. Le palais présidentiel est le dernier objectif des révolutionnaires et en haut, c'est la bataille. Nous pouvons sortir d'ici sans passer par le palais, et les dernières agents de la Surigimi royalistes peuvent nous exfiltrer jusqu'à Kalup.

Bogoljub II : Cela me semble être une juste proposition, les soldats ne tiendront plus très longtemps. Nous devons partir maintenant en emportant que le strict minimum. Monsieur Salkanović, désirez-vous venir ?

L'intéressé répliqua d'un ton acerbe :

Marinko Salkanović : Non, je préfère rester ici et annoncer notre échec au Kirep que fuir comme un lâche. Vous qui parliez d'honneur, vous retournez vite votre veste.

Bogoljub II : Comme vous le souhaitez.

Tout le monde se leva fébrilement et quitta la pièce. Les ministres allèrent vers leurs quartiers pour prendre quelques affaires, Marinko Salkanović resta assis dans la pénombre, seul le destin décidera de son sort.

Posté : dim. avr. 27, 2014 12:33 pm
par Alexei
Proclamation de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep
20 décembre 2023

Après une révolution longue et sanglante, ayant opposé une nouvelle fois, les communistes aux royalistes, la première faction l'a emporté haut-la-main et l'AFPJ, descendante du SZAP, s'assure désormais le pouvoir au Kirep. C'est ainsi, que trois jours après la proclamation d'un Comité Militaire de Sûreté Publique, dirigé par Alexey Nikita, le Kirep retrouve, avec l'unanimité du Comité central de l'AFPJ, son ancien nom et son ancien drapeau.

La constitution est la même qu'avant la révolution, mais elle a tout de même subie quelques modifications. Pour le moment, la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep n'a qu'un président -information non divulguée- mais pas encore de gouvernement. Le peuple élira ses représentants au sein de l'AFPJ, qui redevient parti unique, sous peu.

<center>[img]http://img15.imageshack.us/img15/8144/kirep.png[/img]</center>

Le drapeau kirepien actuel a été adopté en 1971, déchu durant l'intermède fasciste de 1984-1991, puis la période royale de 2021-2023, et remis en service désormais.

[quote]Le fond rouge du drapeau symbolise le sang des martyrs tombés durant la construction du pays, ainsi que la Révolution kirepienne.

Les deux bandes noires symbolisent les combats pour la liberté, et la défense de la patrie kirepienne par le peuple, mais aussi l'autonomie du pays, son indépendance farouchement défendue au cours des diverses étapes difficiles qu'il a traversé.

Les quatre étoiles jaunes symbolisent les quatre composantes de la société kirepienne : les paysans, les ouvriers, les intellectuels et les soldats.

La faucille et l'enclume symbolisent l'union de tous les travailleurs, et la suprématie de l'idéologie socialiste sur le paysage politique et idéologique kirepien.[/quote]

[quote]<center>Constitution de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep</center>

A) Des dispositions politiques

Article 1
Le Kirep prend le nom officiel et unique de République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. C'est une république socialiste et populaire.

Article 2
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est un état de Dictature du Prolétariat en route vers le communisme. Elle exprime, défend et soutient les intérêts des masses laborieuses. La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep repose sur la cohésion totale entre le Front d'Action pour l'Unité Prolétarienne (Akcija Front za Proleterskog Jedinstva) et le peuple kirepien, et elle a pour base fondamentale la coopération entre la classe ouvrière et la classe paysanne sous la direction de la première.

Article 3
L'Akcija Front za Proleterskog Jedinstva est, en sa qualité de guide idéologique des travailleurs, la seule force politique à être habilitée à mener ses affaires au sein de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. L'idéologie suprême en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est le Marxisme-Léninisme. C'est autour des enseignements de cette doctrine que le Akcija Front za Proleterskog Jedinstva construit l'ordre nouveau de la société socialiste.

Article 4
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep défend et étend de manière continue la Révolution Prolétarienne, et, pour cela, se réfère au principe intemporel de la lutte des classes. La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep souhaite faire triompher la cause marxiste sur la cause capitaliste. Son but unique et suprême est la réalisation complète et totale du communisme.

Article 5
En République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, la souveraineté du peuple s'exprime par l'élection de l'Assemblée du Peuple, et d'organes représentatifs et administratifs aux échelles inférieures. Le peuple élit les conseils ouvriers et paysans, les délégués syndicaux, les élus du peuple.
Nul, en dehors des organes précédemment cités, ne peut s'abroger le droit d'exprimer la souveraineté du peuple kirepien, ni aucun de ses attributs secondaires ou élémentaires.

Article 6
Les organes politiques et représentatifs travaillent ardemment à l'émancipation des masses travailleuses, et leur rendent des comptes. Les employés, les membres du parti, les élus, tous les hommes participant à la vie publique ou politique doivent rendre des comptes aux masses travailleuses.

Article 7
La classe ouvrière et la paysannerie, en tant que piliers fondamentaux de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, possèdent sur les organes d'Etat, les organisations et les fédérations sociales et économiques, et sous la direction du Akcija Front za Proleterskog Jedinstva, un contrôle total et direct, afin de garantir et de préserver les acquis de l'ordre socialiste en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep.

Article 8
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep applique la notion de centralisme démocratique, que ce soit dans les affaires politiques, juridiques, économiques ou sociales. A ce titre, elle construit une juste coopération entre les initiatives créatrices et émancipatrices du Prolétariat et une direction centralisée chargée de garantir l'ordre.

Article 9
Les organes dirigeants de l'Etat se doivent d'appliquer, en chaque geste et en chaque pensée, la présente Constitution représentative de la volonté suprême du Prolétariat.

Article 10
Dans l'édification du communisme, la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep s'appuie uniquement sur ses propres forces et celles du Prolétariat émancipé.

Article 11
Dans ses relations extérieures, la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep se voit menée par les principes de l'Internationalisme prolétarien, de la défense acharnée des peuples opprimés de par le monde, elle soutient les luttes d'indépendance nationale et les progrès de toute forme vers le socialisme et la liberté des peuples, combat sans relâche pour leur solidarité et veille à mener en tout lieu et en tout temps une politique d'amitié et de tolérance.

B) Des dispositions économiques

Article 12
L'économie de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est socialiste. L'Etat repose son existence sur la propriété socialiste des moyens de production. La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est une société sans classe, l'exploitation de l'homme par l'homme y a été abolie et interdite.

Article 13
L'économie socialiste est le fondamental immuable de tout développement en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. Elle garantit le progrès du peuple dans les dimensions sociale, économique et politique, et est dirigée par le Front d'Action pour l'Unité Prolétatienne.

Article 14
L'économie socialiste est subdivisée en deux propriétés : la propriété coopérative et la propriété étatique.

Article 15
Sont propriétés étatiques : les mines, les sols, les terres, les voies de chemin de fer, les voies routières, les usines, les fabriques manufacturières, les fabriques industrielles, les entrepôts, les bois, les richesses naturelles, les eaux, les rivières, les fleuves, les stations d'émission de télécommunication, les salles de cinéma, les banques, les pharmacies, les magasins alimentaires et animaliers, les zones de grande distribution.

Est également propriété d'Etat tout bien fondé sur la propriété d'Etat.

Article 16
L'Etat a pour devoir de protéger sa propriété contre toute dégradation, afin de garantir la prospérité du peuple, et sa souveraineté sur les biens produits.

Article 17
Sont propriétés coopératives : les récoltes, la nourriture, les salaires, les logements individuels, les équipements, les tracteurs, les bus, les métros, les outils, le bétail, les cultures fruitières et légumineuses.

Article 18
Le peuple est directement responsable de la propriété coopérative. Cependant, l'Etat encourage son accroissement afin de faciliter la transition d'une économie socialiste à une économie communiste.

Article 19
La propriété personnelle est limitée aux revenus du travail, allocations, compensations, aux habitations, aux biens culturels et scientifiques. Ces derniers ne doivent pas entraver le développement des deux autres types de propriété.

Article 20
L'ordre socialiste exige la transformation de la propriété personnelle en propriété d'Etat, et de la propriété d'Etat en propriété coopérative. L'ordre inverse ne peut être appliqué en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, signifiant l'ordre capitaliste. La loi statue des moyens de transformation.

Article 21
En République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, le commerce extérieur est sous le total contrôle de l'Etat et de celui-ci seulement. Il fixe les prix de vente des entreprises.

Article 22
L'octroi de concessions, de privatisations, d'une partie de la production nationale à des entreprises issues d'Etats Capitalistes bourgeois est interdit.

Article 23
Le travail est la base de tout développement économique en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. La morale appliquée est "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins".

C) Des dispositions culturelles

Article 24
En République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, l'Etat veille et travaille à l'édification d'un homme nouveau, bâti selon les critères les plus strictes de l'ordre socialiste. L'Etat attache particulièrement d'importance à l'éducation de la jeunesse selon les principes du marxisme-léninisme, de l'athéisme scientifique et du matérialisme dialectique. Ces trois éléments constituent la pierre angulaire de la culture kirepienne moderne.

Article 25
L'éducation est contrôlée et administrée par l'Etat.

Article 26
L'éducation est gratuite et accessible à tous, sans distinction de couleur, de sexe, de nationalité. Elle relie le travail intellectuel au travail manuel et productif, et joint à ceux-là une éducation physique et militaire nécessaire à la défense de la patrie.

Article 27
L'Etat diligente les activités scientifiques, finance les innovations et encourage leur diffusion parmi la population.

Article 28
L'Etat protège la culture et l'héritage populaire kirepien. Il encourage le développement des arts sous l'égide du réalisme socialiste, afin d'offrir au Prolétariat des oeuvres proches de ses considérations matérielles.

Article 29
La République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est un état athée. Elle ne reconnaît ni ne subventionne aucune religion et travaille à leur disparition. Elle promeut une propagande athée.

D) Des dispositions citoyennes

Article 30
Est citoyen de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep toute personne ayant la nationalité kirepienne. Les citoyens sont égaux devant la loi. Aucun privilège d'aucune sorte ne peut leur être apporté ni enlevé dans leurs droits et devoirs.

Article 31
La femme jouit de droits égaux à ceux de l'Homme, et, libérée des tentations économiques du capitalisme, prend pleinement place dans l'édification du socialisme.

Article 32
La majorité est intangible et fixée à 18 ans. A cet âge, tous les citoyens ont le droit d'élire et d'être élus à tous les organes d'Etat. Sont déclarés exclus de ces droits les personnes en ayant été privées par décision judiciaire ou les débiles mentaux reconnus par l'Etat.

Article 33
Les citoyens ont le droit au travail et au repos, les horaires de besogne sont réglementés par la loi. L'Etat assure des conditions de travail décentes aux citoyens.
L'Etat met à disposition des travailleurs des maisons de culture, de repos et de loisirs qui sont sa propriété.

Article 34
L'Etat assure aux travailleurs des revenus en cas de vieillesse, de maladie ou de non-capacité au travail, sans distinction sociale ou politique.

Article 35
L'Etat assure la prise en charge totale de l'assistance médicale et des soins sanitaires.

Article 36
Le mariage ne peut être contracté que devant les organes d'Etat compétents. Aucune autorité (religieuse, politique ou autre), ne peut se substituer à la compétence publique. Les sanctions sont régies par la loi. Les parents sont chargés par l'Etat de l'enseignement communiste de l'enfant en dehors de l'Ecole Publique Laïque. Les enfants orphelins sont pupilles de l'Etat qui en prend la charge et assume, par le biais des services appropriés, les devoirs des parents.

Article 37
Les droits d'auteur et d'héritage sont régis par la loi selon l'ordre socialiste.

Article 38
L'Etat assure l'inviolabilité de la personne. Nul ne peut être inquiété ou jugé en dehors d'un Tribunal d'Etat. Nul ne peut être condamné sans l'approbation de la Justice d'Etat. Le domicile d'un citoyen, de même, en tant que sa propriété personnelle, est non-violable.

Article 39
L'Etat assure le droit d'association, de presse, de réunion.

Article 40
La création d'associations fascistes, anti-démocratiques, anti-communistes, anti-socialistes, capitalistes, belliqueuses ou racistes est interdite.

Article 41
Les citoyens ont droit de plainte, de requête, d'observation.

Article 42
Toute atteinte à l'Etat, à sa propriété, à la présente constitution ou aux droits du peuple constitue un délit de Haute-trahison.

Article 43
La peine de mort est en vigueur en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. Ses modalités d'application sont régies par la loi.

Article 44
Le droit d'asile est accordé à tout citoyen étranger inquiété ou poursuivi pour ses activités révolutionnaires, communistes, démocratiques, nationalistes ou socialistes sans distinction sociale de rang.

Article 45
L'Etat assure à tous les citoyens kirepiens résidents à l'étranger les mêmes droits et leur impose les mêmes devoirs que les citoyens résidents en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep.

Article 46
Le service militaire est obligatoire. Ses modalités d'application sont définies par la loi.

E) Des dispositions administratives et législatives

Article 47
En République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, l'Assemblée du Peuple est le seul organe législatif, le dépositaire suprême de la souveraineté de l'Etat.

Article 48
Elle définit, suivant les directives du Parti pour l'Autonomie du Prolétariat, la ligne extérieure et intérieure à suivre. Elle approuve le budget, les directives de développement et les principes commerciaux, elle confirme ou infirme les traités internationaux, organise les référendums populaires, décide de la suppression de ministères.

Article 49
L'Assemblée du Peuple se compose de 1400 députés issus de toutes les provinces du pays, proportionnellement à leur population. Ils sont élus pour 8 ans.

Article 50
Le secrétaire du peuple est le chef suprême de l'Etat. Il est le seul garant du pouvoir exécutif. Il est élu pour un mandat d'une durée indéterminée par les membres de l'Assemblée du peuple.

Article 51
Le secrétaire du peuple prend aussi la fonction de Secrétaire général du Parti pour l'Autonomie du Prolétariat, de chef des armées et de la milice, de ministre de la défense, de Secrétaire du Bureau Politique. Il nomme les ministres et le chef du gouvernement.

Article 52
Le secrétaire du peuple peut être révoqué par décision de l'Assemblée du Peuple, après un vote à la majorité de ses membres contre ce dernier.

Article 53
Le secrétaire du peuple a droit de veto sur toute modification ou révision de cette constitution, ou sur toute modification ou révision importante de la législation en vigueur en République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep.

Article 54
L'Assemblée du Peuple nomme les commissions permanentes et provisoires et vote les lois. Ses membres sont nommés les élus du peuple. Ils prêtent serment à chaque mandant de défendre le socialisme, la patrie, le peuple et les intérêts du prolétariat.

Article 55
Sauf en cas de haute-trahison, les élus du peuple jouissent de l'immunité et ne peuvent être inquiétés. Le secrétaire du peuple peut lever l'immunité.

Article 56
Le secrétaire du peuple jouit de l'immunité juridique et diplomatique.

F) Les dispositions suprêmes

Article 57
L'Assemblée du Peuple, en concertation avec le Parti pour l'Autonomie du Prolétariat, nomme les membres du Bureau Politique du Parti pour l'Autonomie du Prolétariat.

Article 58
Les membres du Bureau Politique sont au nombre de 12, permanents, dont le premier est le secrétaire du peuple. Il endosse la charge de secrétaire général du bureau politique.

Article 59
Le bureau politique prend la charge de chambre constitutionnelle. Il fixe la date des élections, convoque les sessions exceptionnelles plénières de l'Assemblée du Peuple, confère les décorations, possède le droit de grâce, enlève ou octroie la nationalité kirepienne, nomme les ambassadeurs, gouverne par décret, peut remplacer les ministres.

Article 60
Le bureau politique, en concertation avec l'Assemblée du Peuple, dirige et contrôle l'activité des conseils populaires.

Article 61
Le gouvernement, nommé par le secrétaire du peuple, gère les affaires courantes de l'Etat. Il doit se soumettre à la politique de l'Etat.

Article 62
Le cumul de deux fonctions parmi les suivantes : ministre, chef du gouvernement, élu du peuple, est impossible.

Article 63
Le gouvernement applique la politique monétaire de l'Etat, ses directives, gère l'administration des territoires, les subventions civiles, le bon fonctionnement des services publics qui sont placés sous sa juridiction. Il rédige les plans de développement, les plans annuels, et le budget de l'Etat qui sera soumis à validation devant l'Assemblée du Peuple.

G) Des dispositions militaires

Article 64
L'Armée Populaire du Kirep est la seule force militaire professionnelle habilitée à agir sur le territoire de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep. Elle est dirigée par le Parti pour l'Autonomie du Prolétariat. Son commandant suprême est le chef de l'Etat.

Article 65
Un conseil de défense est créé pour diriger l'Armée Populaire du Kirep. Il est présidé par le secrétaire du peuple, et composé du secrétaire du peuple et de 7 membres de l'Etat Major.

Article 66
Nul n'a le droit de compromettre la souveraineté de l'Etat, du peuple, de reconnaître la capitulation ou l'occupation du pays sous aucune condition que ce soit. Cet acte est anti-patriotique, anti-constitutionnel et constitue une trahison au Socialisme.

H) Des conseils populaires

Article 67
Les conseils locaux sont les responsables locaux de l'autorité de l'Etat. Ils sont élus par le peuple, et constituent la première échelle d'administration politique et territoriale. Elle rend des comptes devant les conseils régionaux et sont élus à raison de 100 personnes pour 50 000 habitants.

Article 68
Les conseils régionaux sont les responsables régionaux de l'autorité de l'Etat. Ils sont élus par le peuple et constituent la seconde échelle d'administration politique et territoriale. Ils rendent compte devant l'Assemblée du peuple et sont élus à raison de 1 000 pour 1 000 000 habitants.

Article 69
Les conseils locaux et régionaux approuvent les plans locaux, les budgets alloués par l'Etat et leur répartition. Les réunions des conseils se tiennent légalement à condition seulement que la majorité de leurs membres y soient présents.

Article 70
Un conseil populaire supérieur possède le droit de dissoudre un conseil populaire inférieur s'il considère ce dernier comme incompétent ou dangereux. Il devra s'en justifier devant l'Assemblée du Peuple.

Article 71
Les membres des conseils populaires jouissent de l'immunité (sauf en cas de Haute-trahison ou de décret du secrétaire du peuple) juridique dans la circonscription dont ils sont les élus.

I) Des dispositions finales

Article 72
Le drapeau officiel de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est constitué d'un fond rouge barré de deux bandes noires diagonales, surmontées d'une faucille et d'une enclume croisées jaunes flanquées de 4 étoiles jaunes. Le rapport entre la longueur et la largeur est de 1/1,4 Ce drapeau est non-modifiable.

Article 73
La capitale de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep est Ophrone.

Article 74
La constitution présente est la loi fondamentale de l'Etat, toute législation ultérieure ou antérieure agissant à l'intérieur de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep doit être en totale conformité avec celle-ci. Les organes d'Etat en sont les garants.

Article 75
L'amendement de la présente constitution est l'oeuvre du secrétaire du peuple, avec l'accord du bureau politique du parti pour l'autonomie du prolétariat et de l'assemblée du peuple et seulement sous ces conditions.

Article 76
La Constitution entre immédiatement en vigueur.[/quote]

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- Désormais, l'Armée Kirépienne redevient l'Armée Populaire du Kirep, le drapeau de la RPDPK et ses symboles sont remis en service. L'Etat-major de l'Armée est modifié.

- La Surigimi est mise sous le contrôle d'Alexey Nikita qui dissout le Comité.

- Le journal Naša Kirep reprend son nom originel de "Kirep Rouge".

- Les rues à la gloire du communisme ayant été renommées sous le régime royaliste reprennent leur nom originel.

Posté : lun. avr. 28, 2014 8:59 am
par Alexei
L'héritage socialiste
23 décembre 2023

[img]http://freshtraveldestinations.com/wp-content/uploads/2013/11/Casa-Poporului-Palace-of-the-Parliament-Bucharest-Romania-03.jpg[/img]

Le Palais Nova Spenkejem était redevenu le Palais de la Révolution.
Et avec lui, tout, ou presque, était redevenu comme avant, à la différence que, dans le siège posté derrière le bureau massif de Vliduj Gak, c'était un autre homme qui trônait. Celui-ci avait la quarantaine, tout au plus, de lui émanait une confiance en soi impressionnante malgré son air presque juvénile. Il était habillé d'un costume trois pièces dont la veste était rayée, mais quelque chose émanait de lui, une chose qui ne faisait pas de lui un chef de l'Etat très commun. Peut-être sa jeunesse et ses airs de brute élégante. Franjo Tadac avait tout de même été chef de la Propagande et la pensée communiste était fortement ancrée en lui. Si il aimait son peuple, il se méfiait de lui. Pour cause, les Kirépiens s'étaient révoltés deux fois en moins de trois ans, ce qui était énorme. De même, la mentalité occidentale a pu les infecter, ce qui fait de certains des êtres particulièrement dangereux. Néanmoins, il savait que, pour le moment, les choses allaient dans le bon sens. Et c'est très certainement l'homme qui se trouvait en face, venant d'entrer, de lui qui allait pouvoir le lui témoigner. Alexey Nikita était redevenu chef de la Surigimi et ce poste lui allait à ravir. Malgré son impassibilité constante et son air cruellement professionnel, il adorait son métier : le fait de tout savoir sur tout le monde, ce en quoi la Surigimi servait et allait resservir. Franjo Tadac réfléchissait, posé confortablement sur son siège, il imaginait les solutions pour résoudre la crise kirépienne tandis que Nikita posait soigneusement un dossier imprimé du sigle de la Surigimi sur le bureau en noyer massif dont il avait énormément de souvenir et qu'il voyait quasiment systématiquement il fut un temps. Mais le temps change.


Franjo Tadac : Alors, camarade, tu as reprise en mains la Surigimi ?

Alexey Nikita : Bien entendu, camarade-leader. Néanmoins, le pouvoir royal a très mal géré le service et de nombreux dossiers ont été perdus. De même, je ne peux m'assurer que tous mes agents soient fiables.

Franjo Tadac : C'est en effet un critère plus qu'important pour un service secret. Les agents de la Surigimi ont connu le communisme, puis le royalisme et de nouveau le communisme. Leur esprit doit être légèrement corrompu.

Alexey Nikita : C'est en effet ce qui ressort d'un rapport que j'ai commandé et qui est actuellement sous mes yeux. Il faudrait former un département de la Sécurité Interne composés de communistes sûrs dans le but de tester les agents et de les surveiller. C'est la meilleure chose à faire pour le moment.

Franjo Tadac : En effet. As-tu établi les listes que je t'ai demandé ?

Alexey Nikita : Oui, camarade, elles devraient arriver sous peu. Dans ces listes, mes agents ont pu retranscrire les principaux meneurs, à une échelle locale, des deux révolutions. Parmi eux, beaucoup d'anarcho-capitalistes ressortent et...

Franjo Tadac : Il faut les éliminer.

Alexey Nikita : Je ne pensais pas recourir à la force, mais cela peut être une solution, en effet. Leur comportement de "leaders naturels" est dangereux, que ce soit dans un camp ou dans la rue.

Franjo Tadac : Très bien, dans ce cas il faut le faire le plus vite possible.

Alexey Nikita : À vos ordres, camarade. Une question perturbe, sinon.

Franjo Tadac : Laquelle ?

Alexey Nikita : Comment comptez-vous reprendre Pesak ? Ces îles sont la clef et arrêter tous les meneurs ne servirait à rien tant que nous ne l'avons pas sous notre giron.

Franjo Tadac : Les Pésakiens semblent sourds et aveugles. J'ai tendu la main vers eux et au lieu de la prendre, ils l'ont mordu pour lécher celle de l'Union du Jeekim. C'est intolérable. Il y a toutefois un moyen très simple pour reprendre ces îles. Vous le découvrirez par vous-même.

Alexey Nikita : Bien, je vois, camarade. Sur ce, du travail m'attend.

Alexey Nikita quitta le bureau présidentiel. Franjo Tadac était bien une brute élégante comme il en avait l'air. Mais cette brute n'était peut-être pas si inintelligente que cela...

Posté : sam. mai 03, 2014 12:32 pm
par Alexei
Discours pour le Nouvel-An de Franjo Tadac
31 Décembre 2023

(RP un peu en retard, je vous le confirme)

<center>[img]http://img4.wikia.nocookie.net/__cb20130315181416/benad361/images/thumb/c/cb/Ceausescu_looking_suspicious.jpg/251px-Ceausescu_looking_suspicious.jpg[/img]<center>
[quote]Chers amis,
Nous voici au seuil de la nouvelle année 2024 : dans quelques minutes, nous marcherons du présent vers le futur.
La présentation des vœux pour le Nouvel An est une de nos traditions les plus cordiales et les plus réconfortantes. Elle se transmet de générations en générations, nous unissant tous.
Au cours de l'année écoulée, nous avons dû faire face à de graves problèmes et relever des défis difficiles, comme les attaques terroristes inhumaines sur l'archipel de Pesak envers nos frères et à renverser un pouvoir royal impopulaire qui a plongé notre nation en crise. Dans les temps de détresse, le Kirep a toujours été unie.
Cette année, mes chers amis, je ne vous adresse pas mes vœux depuis le Palais de la Révolution d'Ophrone, comme de coutume, mais de la ville de Provjilski où je suis arrivé pour partager le réveillon du Nouvel An avec ceux qui ont supporté avec dignité et honneur le désastre du deuil et de la mort de leur famille, de l'autre côté de la mer, mais ne peuvent pas encore faire la fête, cette nuit, dans leurs propres maisons. Je voudrais, avec eux, saluer la Nation toute entière et lever une coupe pour notre Peuple à la santé de tous ceux qui se sont battus de façon désintéressée contre l'oppression royale, qui ont montré leur compassion et leur générosité altruiste tout en devenant des exemples de courage.

Chers amis et camarades,
Nous nous inclinons devant les victimes des massacres cruels. Confiants, déterminés et sans faiblesse, nous poursuivrons la lutte contre les ennemis du peuple tant kirépiens que pésakiens, jusqu'à leur éradication totale.
Nous soutiendrons les victimes ; nous exécuterons tout ce que ce que nous avons planifié ; nous construirons et restaurerons tout ce qui doit être reconstruit et restauré.
Dans le même temps, nous avons eu beaucoup d'insatisfactions au cours de l'année écoulée. Notre pays est devenu moins grand, moins riche et moins hospitalier : il tente de défendre sans relâche ses intérêts sur la scène internationale qui demeure sourde. C'est pour cela que nous pouvons nous réjouir, malgré tout, de l'arrivée de la Nouvelle Année, et la saluer avec l'espoir et les rêves que porte l'avenir.
Quelque soit l'endroit où nous nous trouvons, à cet instant, l'atmosphère unique de cette magnifique nuit réchauffe nos cœurs.
Nous envisageons l'avenir avec optimisme, nous croyons sincèrement que le meilleur est encore à venir, nous croyons dans notre bonne étoile et notre succès. Chacun de nous comprend que la prospérité ne vient pas toute seule : elle est le fruit d'un dur labeur et de ses réalisations personnelles, par nos tentatives d'exécuter tout ce que nous avons planifié.
Ces accomplissements forgent le destin de notre Patrie, de la même façon que l'attention que nous devons accorder à notre famille, à nos enfants, et à nos anciens est intimement liée à la défense du Kirep, ce pays où nous vivons, que nous aimons et que nous voulons voir prospère et fructueux.
Ces sentiments et ces aspirations renforcent notre unité. C'est seulement ensemble que nous pouvons être vraiment forts, assurer les succès du Kirep et réaliser tous nos projets communs et nos aspirations. Parmi eux, je vois la réunification de Pesak à notre Patrie, le redressement de notre économie et une plus grande ouverture au monde.

Chers amis, camarades et frères,
nous aurons beaucoup à faire l'année prochaine, dans le domaine économique, dans l'amélioration de la vie des gens, pour garantir leur sécurité. Cette sécurité passe par moins d'isolement international. À l'heure actuelle, il n'y a plus deux blocs ; mais une multitude d'axes. Nous avons l'Axe plus ou moins social et étatique incarné par l'OPS. Nous avons l'Axe-libéral que portent des pays mineurs tels que le Liethuviska, la Sébaldie, les Adélaïdes, le Lito ou encore l'Oceania. Pour le moment, le Kirep ne compte se rapprocher d'aucun d'entre eux, mais des partenariats y verront surement le jour. Surtout au Barebjal qui est un continent d'avenir.
La nuit du Nouvel An est un moment unique, où nous nous sentons exceptionnellement proches. Et nous pouvons nous féliciter mutuellement de cette compréhension réciproque et de ce soutien, de cet amour et de cette solidarité. Nous ne le faisons pas assez souvent dans l'agitation de la vie quotidienne. C'est bien le soutien de nos proches et l'intégrité de nos amis qui nous donnent confiance et nous motivent à leur donner plus que nous ne recevons.

Je vous souhaite à tous la santé et le bonheur !
Que la joie soit dans chaque maison, que l'harmonie soit dans chaque famille, que la prospérité soit dans chaque foyer.
Bonne année 2024 au Kirep !

Franjo Tadac
Président de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep
[/quote]

Posté : mer. mai 07, 2014 10:53 am
par Alexei
Propaganda !

Propagande dans les rues de Pregrada


<center>[img]http://img4.hostingpics.net/pics/653105affiche.png[/img]

"Le Kirep et Pesak ne font qu'un grâce à eux. Soutenez-les !"</center>

Posté : ven. mai 09, 2014 8:29 pm
par Alexei
Provjilski, Usine n°234
21 janvier 2024

<center>[img]http://statics.lecourrierderussie.com/wp-content/uploads/2013/04/Usine-russe-de-tank-abandonn--e.jpg[/img]</center>

Dražan éteignit sa Duvanske, du moins ce qu'il en restait, dans la neige.
De la cigarette ne subsistait qu'un filtre orange entouré de petits cercles de couleur jaunâtre, marque de fabrique de la célèbre compagnie kirépienne. Tout en recrachant une dernière bouffée de fumée blanche, néanmoins légèrement bleutée autour, il posa son pied droit sur le mégot, faisant s'échapper quelques miettes de tabac. Des miettes gâchées. L'homme de 25 ans, qui en paraissait plus, avait des doigts et des dents qui commençaient à devenir jaunes du fait de sa consommation élevée de cigarettes. Il se souvenait de sa première, à l'âge de quatorze ans avec quelques potes un matin froid, assis sur un banc. À la première inspiration, il avait cru mourir tellement qu'il avait toussé. Désormais, plus rien ne pouvait le faire tousser, sauf peut-être la grippe. Il pouvait se fumer cinq cigarettes, un paquet, une cartouche, plus rien ne lui faisait d'effet. Mais il continuait. Il était vite devenu dépendant. Et puis, ça faisait passer le temps. Et c'était un prétexte génial pour aborder les jolies kirépiennes, qui fumaient beaucoup. Dražan était un séducteur. Malgré les légers détails pouvant le déprécier, il était grand et élancé, ses cheveux bruns étaient coiffés en brosse de manière impeccable et ses yeux verres étaient faits spécialement pour ensorceler. Sa carrure aurait pu le faire postuler à l'Armée Populaire Kirépienne, ce qu'il avait fait. Mais son problème de tabagisme avait laisser des séquelles sur ses poumons et il avait été éliminé directement aux tests physiques. Le prestige de l'uniforme aurait pu lui apporter de nouvelles conquêtes, c'est vrai... mais lorsqu'il s'était reconverti dans un emploi où il serait plus compétent, il fut surpris d'avoir un "uniforme".

Cet uniforme n'était toutefois pas le plus prestigieux : celui-ci se composait d'une veste matelassée -du fait de l'hiver-, d'un calot sobre, et d'une chemise blanche ornée de bretelles -qu'il gardait ouverte au sommet afin de laisser transparaître un peu de son torse et quelques poils qui s'en échappaient-, et d'un pantalon de travail tout ceci de couleur bleu -à part la chemise-. Cet uniforme, il le mettait chaque matin quand il se levait, en abandonnant parfois une de ses conquêtes nue -du moins, il n'en avait pas en ce moment-, suivait ensuite un café et une première cigarette avant le départ au travail où il fumait de nouveau une Duvanske. Arrivé à l'usine d'armement 234, il saluait Vedran, Petar, Vladimir et Milenko avec lesquels il fumait une troisième cigarette avant de se mettre au travail. Dražan était mécanicien, son rôle était de construire les blindés kirépiens. Cela allait du véhicule de commandement au char KM-84. C'était très fatiguant, surtout en cette saison, car l'usine n'avait pas le chauffage, mais cela ne l'empêchait pas de transpirer. Ils étaient surveillés par des hommes de la police militaire qui n'étaient pas des tendres et qui n'hésitaient pas à frapper à la moindre infraction. Toutefois, Dražan avait appris à les connaître, et si ils s'étaient montrés intraitables au début, une franche camaraderie les unissait désormais aux ouvriers de l'usine. Ils partageaient même leur "pause clope syndicale" qui survenait deux heures après le début du travail.

Dražan venait de finir cette "pause clope", et lorsque Petar eut fini de se brûler les lèvres en fumant le filtre, les camarades de la police militaire les incitait gentiment à reprendre leur poste. C'est ainsi que Dražan se retrouva de nouveau sous un char lourd à terminer quelques ajustements. C'était toujours une satisfaction pour lui de voir un véhicule terminé -il se plaisait à imaginer qu'il avait confectionné un char ayant servi dans la reconquête de Pesak-. Et le fait que l'usine soit dépourvue de femme accroissait sa productivité, car il n'était pas distrait. Les policiers militaires, qui étaient pour la plupart sélectionnés pour leur "partisanerie", motivaient les troupes en entonnant des chants patriotiques ainsi que l'Internationale, que les ouvriers reprenaient désormais tous en choeur. Même s'ils n'étaient pas tous communistes, ils étaient satisfaits de la nomination de Franjo Tadac au pouvoir qui avait relancé l'industrie militaire et les avait délivré du chômage. Et même si Dražan n'était pas un grand travailleur dans l'âme, il avait besoin d'argent : qui payerait des verres aux jolies filles ?


Stojanče : Debout, Dražan, arrête de rêvasser !

Stojanče était de la police militaire. Il avait des traits fins et était plutôt mince. Son uniforme semblait lui aller à ravir. De lui émanait une autorité certaine et on sentait que si une guerre éclatait, il y participerait tout de suite. Stojanče n'était pas le garde le plus populaire de l'usine. Il préférait s'isoler et ne pas s'adresser aux ouvriers.

Dražan : À vos ordres, mon sergent !

Le jeune homme s'exécuta et grimpa sur le véhicule qui était déjà investi par deux autres camarades qui s'affairaient à fixer le blindage et à boulonner certains endroits. Il était presque achevé, si ils se dépêchaient, le monstre d'acier passerait à la peinture avant la pause déjeuner. Cette pause arriva bien vite. Celle-ci se composait d'un sandwich au porc accompagné d'une bouteille d'eau. Par chance, c'était la maison qui régalait. Néanmoins, tous auraient préféré qu'ils gardassent cet argent pour offrir le chauffage. Le métal des véhicules était parfois tellement glacé qu'il collait à la peau, Petar avait d'ailleurs accompli le défi stupide de coller sa langue sur l'un d'eux un jour de grand froid, tout ça pour quelques dinars... un bon souvenir, datant de l'époque ayant précédé le chômage. Heureusement, ce chômage ils ne risquaient pas de le connaître pour les années suivantes. Tout en terminant son casse-croûte, Dražan songea avec envie à ce qu'il allait faire en sortant du travail. Il était presque à sec au niveau tabac, peut-être irait-il en racheter en sortant du travail ? Puis peut-être qu'il irait au bistrot. Avec un peu de chance, il ne se réveillerait pas seul le lendemain matin...

Posté : ven. juin 13, 2014 3:56 pm
par Alexei
Pétition -autorisée- contre la coupe du monde de football 2025
07 mai 2024

Pour la mort du football contrôlé par l'argent et la corruption, pour la fin de l'abrutissement des masses, pour l'interdiction du football "professionnel", véritable opium du peuple, remplissons et partageons cette pétition pour dire vivement "NON" à Lucifer et à ses vils serviteurs, détruisant ce magnifique sport par des années de football "professionnel" ne faisant qu'un avec le slogans des multinationales. Envoyez-votre coupon à cette adressse :

M. Срђан Херцег
Mаслињаци улица 13
ПР-1306 ПРЕГРАДА
KIREP

  • ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Svjetsko prvenstvo 2025 ? Ne, hvala.


    Ime : ............................
    Lično ime : ............................
    Okrug/Komitat : ........................................................

    ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Posté : mer. juin 18, 2014 7:47 am
par Alexei
14h, au restaurant "Dvorac", Ophrone
23 mai 2024

<center>[img]http://www.beligrad.com/dva%20jelena.jpg[/img]</center>

Franjo Tadac se coupa un autre morceau de viande.
Le président kirépien déjeunait, comme cela pouvait arriver quelquefois, hors du Palais de la Révolution dans le petit restaurant "Dvorac", perché sur le Kalemegdan près de la forteresse magnifique d'Ophrone, de laquelle il tenait son nom. Comme à son habitude, le leader avait commandé un pljeskavica, une spécialité locale mélangeant de la viande de boeuf avec de l'agneau, tout ceci agrémenté d'oignons frits. Pour la rare clientèle de l'établissement, il fort fort surprenant au début de rencontrer le chef de la nation dans ce si petit endroit. S'y habituant ensuite, certains vinrent même discuter avec lui, demandant des autographes comme s'il s'eut s'agit d'une star hollywoodienne. Et ce, au plus grand bonheur du tenancier qui voyait la clientèle presque doublée, notamment avec un fort contingent d'agents de la Surigimi dedans...
Ce midi, Franjo Tadac était venu vers quatorze heures, contournant ainsi le "coup de feu" et s'était installé au fond de la salle, ayant expliqué au patron qu'il attendait quelqu'un. Et en effet, le restaurant était bien vide lorsqu'il mit en bouche un morceau de pomme de terre délicatement découpé, admirant les tapisseries typiquement kirépiennes sur les murs de bois et les fenêtres qui faisaient à peine rentrer la lumière d'un ciel gris et nuageux, annonçant certainement une averse prochaine. C'est à cet instant qu'un homme en uniforme vert sombre de l'armée pénétra dans le restaurant. Brun, grand, élancé et au visage dur, les cheveux bien peignés, le propriétaire lui indiqua, alors qu'il chiffonnait inlassablement un verre, où se trouvait Franjo Tadac. L'homme s'appelait Marko Vujin, il était membre de l'Armée Populaire Kirépienne et était un communiste zélé et pur et dur. Il était souvent décrit comme le petit protégé du président.


Marko Vujin : Camarade-leader, je vous remercie de m'avoir invité, je...

Franjo Tadac : Je t'en prie, camarade, assieds-toi. Désires-tu commander quelque chose ?

Marko Vujin : -il obtempère- Non, non, rien, je vous remercie.

Le silence retomba lorsque Franjo Tadac finissait sa viande puis buvait un peu d'eau avant de s'essuyer la bouche avec sa serviette en tissu, posée sur ses genoux.

Franjo Tadac : Bien, tu sais pourquoi je t'ai invité, camarade. -se laissant aller contre le dossier de sa chaise-.

Marko Vujin : Oui, camarade-leader. En ce moment, le Parti est divisé mais reste derrière vous pour l'immense majorité. Certains agitateurs, en particulier des anarchistes, restent tout de même mécontents, surtout depuis le rejet de la loi d'autogestion. La Surigimi les surveille particulièrement, mais ils ne semblent pas décidés à commettre une erreur pour le moment.

Franjo Tadac : Bien, nous allons donc attendre qu'ils commettent un faux pas. Des nouvelles de la branche pro-Kirkstan ?

Marko Vujin : Non, ils se font discrets et se contentent de tout accepter. Aucun moyen de savoir si ils fomentent des troubles ou non.

Franjo Tadac : Bien, nous allons intensifier la propagande anti-Stramine dans ce cas. Dis au camarade Nikita de se préparer à intervenir quoi qu'il arrive. Notre plan en Impériak a totalement échoué, ce fut un gaspillage de temps et de moyen. Il est fort probable que Stramine ait infiltré les leaders de la rébellion impérianne pour qu'ils fassent des concessions pareilles, si non, ils n'ont pas le moindre honneur ou courage. La thèse de l'infiltration doit être privilégiée, nous devons rester prudents.

Marko Vujin : À vos ordres, camarade-leader.

L'officier de l'armée salua le "patron" et quitta l'établissement. Franjo Tadac, qui avait fini son assiette héla un serveur au repos et lui demanda l'addition suivi du digestif offert par la maison.

Posté : jeu. juil. 17, 2014 3:17 pm
par Alexei
Dans les jardins du Palais de la révolution...
20 aout 2024

[center][img]http://www.apersonalguide.co.uk/russia/moscow/pics/Kremlin_gardens.jpg[/img][/center]

Outre ses milliers de mètres carrés à l'intérieur, le Palais de la révolution, symbole pharaonique du pouvoir kirépien qui abritait, outre les quartiers-présidentiels, le quartier-général suprême de la Surigimi ainsi que de multiples chambres et antichambres recelant de mystère. On racontait que même Vliduj Gak au plus fort de son pouvoir n'avait jamais vu la totalité du bâtiment. Néanmoins, ce n'était pas le cas de la garde qui, composée de soldats d'élite -quasiment tous médaillés- était véritablement omniprésente. Et aucune exception n'avait été faite pour le jardin qui était presque aussi grand que la bâtisse. Si Vliduj Gak y allait peu, Franjo Tadac, lui, l'affectionnait, pour cause, il y venait parfois jardiner avec sa famille, hors de la vue des gardes. Il s'y autorisait aussi une pause cigarette furtive de plus en plus fréquente depuis le début de son mandat. Stress de la fonction, certainement. Mais il y avait autre chose ; des tensions au sein du Parti qui, étant placé au centre de l'Etat, avait un pouvoir presque omnipotent.
C'était pour cette raison que Marko Vujin devait rencontrer le "poglavnik", ce surnom, qui était affublé originellement à Vliduj Gak, utilisé tant par le peuple que par les "bons apparatchik", allait dorénavant comme un gant à la personne de l'ex-commissaire de la Culture. Ce-dernier serait impossible à trouver, songea le jeune adjoint, avant de le voir surgir, par un fabuleux coup de chance, d'une allée. Et il n'était pas seul. Le président du Kirep figurait comme d'habitude avec son traditionnel costume sombre, où cette fois, la cravate n'y était pas, chaleur oblige. Ce n'était pas le cas de son interlocuteur qui, lui, portait un costume noir à la cravate bleue, zebrée de fines rayures blanches. Il dominait par sa taille le président et parlait peu, affichant une mine très stricte et coiffé de cheveux gris-blanc, il arpentait le chemin d'une démarche quasi-militaire tandis que le "poglavnik" lui serrait longuement la main avec un sourire avant de lui donner une tape sur l'épaule et de le laisser s'en aller vers le palais. Les deux hommes se connaissaient de longue date, c'était certain, peut-être un ancien de la "génération gakiste". En tout cas, son visage était familier à Marko qui cherchait à mettre un nom dessus...

Franjo Tadac : Ah ! Marko, te voilà. Vient, camarade.

Le jeune apparatchik fut tiré de ses pensées par l'appel du président et le rejoignit directement là où il l'attendait, visiblement content de le voir. Dès qu'il fut à portée, Franjo Tadac le poussa doucement à l'écart de la cours, loin des oreilles des gardes, vers une autre voie qui menait au centre du jardin.

Franjo Tadac : Il n'y a pas de soldats ici, nous serons mieux pour discuter. Quelles sont les nouvelles ?

Même si le secrétaire du peuple avait l'air détendu, Marko sentait qu'il n'était pas dans son assiette. Cela faisait quelques jours que le Comité central grondait, non pas contre lui, mais contre lui-même. Même lorsque tout le pouvoir est placé dans les mains d'un seul parti, des courants émergent. Et cela n'avait jamais été aussi vrai au Kirep où deux mouvements majeurs s'étaient dessinés au sein de l'AFPJ : d'un côté, le mouvement gakiste. Nostalgique de l'ancien régime athée, centralisé et autoritaire. De l'autre, les tadistes (également "tadaciste" ou "tadachistes"), celui ayant émergé avec l'arrivée au pouvoir de Franjo Tadac. Très conservateurs sur les moeurs, mais progressistes au niveau politique et international. Favorables à la religion et à la tradition, ils sont en outre accusés d'appliquer le "capitalisme d'Etat à outrance" selon les gakistes. Et au centre, les non-alignés ne représentant pas un bloc distinct. Ces-derniers comptent tant des ultra-communistes à la limite terienkoviste que des sociaux-démocrates progressistes (les derniers étant fortement minoritaires et souvent moqués par le reste du Parti) ou même des pro-CESS (attirant l'ire de leurs camarades la plupart du temps). La majorité de ces non-alignés demeurent toutefois des (ultra)-nationalistes pan-nihjoviens et orthodoxes (en quelques sortes les nationalistes serbes de Milošević irl), comptant en son sein la figure de l'ex-général Vladislav Todor, avec lequel Franjo Tadac s'entretenait avant l'arrivée de Marko Vujin. Bref, tout ce micmac de mouvances représentait un problème quasiment insoluble, car Franjo Tadac ne pouvait pas éliminer les gakistes qui avaient encore beaucoup trop d'influence dans la police, l'armée, etc. Ces-derniers réclamaient par ailleurs un remaniement ministériel avec une meilleure parité entre les tadachistes et les gakistes. Demande que Franjo Tadac ne savait pas comment accueillir.

Marko Vujin : Elles sont mauvaises, camarade-leader. Si les gakistes ne sont pas entendus prochainement, ils menacent de faire scission.

Franjo Tadac : Hmm... c'est du bluff. Si ils font ça, ils prennent le risque de plonger le Kirep dans le chaos.

Le président, tout en parlant, s'était tiré une duvanske de son petit paquet rouge et bleu. À peine eut-il finit sa phrase qu'un nuage de fumée, légèrement bleutée, s'échappait de sa bouche.

Marko Vujin : Je ne crois pas, camarade. Les gakistes ont encore le monopole dans certaines villes, notamment à Pregrada. Ils ont de nombreux appuis dans l'armée et au sein de l'Etat. Ils ont les moyens de leurs ambitions.

Il tira sur sa cigarette.

Franjo Tadac : Si c'est le cas, alors il y a en effet un risque. Nous allons donc essayer de l'éviter.

Marko Vujin : Que comptez-vous faire, camarade-leader ?

Franjo Tadac : Je vais accéder à leur demande, il faut gagner du temps puisque je sais qu'ils demeureront insatisfaits, quoi qu'il arrive. Vladislav va être déçu, mais nous devons le faire. Une fois que le nouveau gouvernement sera nommé, nous profiterons de l'accalmie éphémère que cela provoquera pour réduire durablement leur influence.

Marko Vujin : Je vous tiens informer, camarade-leader.

Le président posa sa main sur l'épaule de son informateur et secrétaire modèle qui faisait du si bon travail.

Franjo Tadac : Merci, Marko. Dis au camarade Nikita de garder ses agents prêts.

Marko Vujin : Je le ferai. Au revoir, camarade-leader.

Le jeune homme s'éloigna par où il était arrivé, laissant derrière un Franjo Tadac plus sûr de lui.

Posté : mar. juil. 22, 2014 9:31 pm
par Alexei
Camp d'entraînement harakatien, Tchoconalie
4 septembre 2024

[center][img]http://1.bp.blogspot.com/-nq4Li5Yw2RA/UJBRZe800tI/AAAAAAAAnOs/9w289rQN42s/s1600/Dear+Hezbollah+-+What+kind+of+Resistance+are+we+talking+about.jpg[/img][/center]

Merat Asatbegović
Instructeur
"Estaèd... nàr !"

Aussitôt, les portraits de Saraï Hekmatyarov, Bajram Haradinaj, mais aussi de combattants "normaux" de la Main Noire furent criblées de balles de 7,62 mm. Si les tireurs savaient lire le cyrillique, ils auraient pu voir le nom de la ville de "Provjilski" gravée dessus, ville qu'ils ne connaissaient pas, située dans un pays qu'ils ne connaissaient peu non plus.
Et pourtant, sans ce pays, ils ne seraient pas là à s'exercer au stand de tir.
Ce qu'ils savaient, c'est que ce pays avait dépensé des sommes conséquentes pour eux, et ils savaient qu'au moins 20% d'eux en venaient. Ces 20% qui venaient du certains pays étaient différents. Ils parlaient l'arabe assez bien, mais un accent indescriptible les faisait traîner certaines lettres. Ensemble, ils parlaient une langue inconnue. Les miliciens les plus cultivés savaient quelle était cette langue. Leurs prénoms ressemblaient beaucoup au leur, mais avec des divergences, notamment sur les "u" qui laissaient parfois place à des "e", il n'y avait qu'à voir l'instructeur pour ça. Ce-dernier avait la trentaine, beaucoup de cicatrices, il mesurait une taille impressionnante, tout comme sa musculature. Il parlait un arabe parfait, aucune trace de l'accent qui était chronique chez ses compatriotes. C'était un "ancien" des services secrets de son pays, le même qui couvrait la milice d'armes d'un autre "standing", provenant de pays slaves. Outre les prénoms, c'étaient leur patronyme qui était exotique. Longs et se terminant par "itch", mais cela se prononçait plus difficilement. Ils étaient musulmans, heureusement. Il y en avait plus de 500 au total, et de nouveaux arrivaient de jour en jour pour prêter main forte à ces hommes qui s'étaient jurés la destruction des koufars de la Main Noire.

Merat Asatbegović
Instructeur
"Excellent. C'est tout pour aujourd'hui, mes frères, passez à l'atelier de combat."

Saïd obéit, accompagné de ses "frères", il emprunta le trajet jusqu'à la cour où plusieurs instructeurs se relayaient pour leur enseigner différents arts martiaux. Le karaté, taekwondo et autre kung-fu pour monsieur Nusrellah, et le sambo et le close-combat pour monsieur Feriđeković. Pour Saïd, qui sortait de l'école, c'était une autre école qui commençait. Sauf que celle-ci prendrait bientôt fin. Officiellement, la formation des milices du Harakat et pro-socialisme arabe, en général, avait commencé dès le retour de Ridha Al-Sayeed en Tchoconalie. Tout comme les livraisons d'armes. Saïd brûlait de combattre et en avait marre des charges au cri de "Allah u akbar !" à la baïonnette sur des mannequins de pailles. Une vraie camaraderie unissait tous les futurs combattants présents dans le camp, qui avaient même obtenu des gilets pare-balles et dont des uniformes étaient même en préparation ! Saïd, comme à son habitude, battit haut la main son binôme, mais s'inclina devant M. Nusrellah qui était un combattant chevronné.

Après le cours, c'était l'heure de la prière, et toutes les "classes" se réunissaient pour dérouler leur tapis, sous la protection des Nadzava-21 trônant au centre du drapeau jaune du Harakat, tenu par une main déterminée. À l'image de leur drapeau, tous étaient d'humeur à en découdre.