PRESSE | Txileko Prentsa

Répondre
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Vers la formation d'un « front républicain » ?
5 mai 2036

[img]https://i.imgur.com/45obGg6.png[/img]
[cap]L'ancienne candidate socialiste au poste de chef du gouvernement a déclaré vouloir former un « front républicain ».[/cap][/center]

Temistokles Oñatebia, ancienne candidate au poste de Kantziler (chancelier) et chef du gouvernement pour le compte du Txileko Alderdi Komunista (TAK, « Parti Communiste Txiléen »), a déclaré lors d'une conférence de presse exceptionnelle la volonté commune aux dirigeants des partis situés dans l'hémisphère gauche de l'échiquier politique txiléen, « [vouloir] former un front républicain unissant les partis de toute la gauche, ainsi que les libéraux du centre-gauche, dans un ultime effort républicaniste pour contrecarrer les affres de la monarchie récemment instituée dans l'illégalité la plus totale », d'après les propos rapportés par divers journalistes indépendants. Les différents chefs de file des partis concernés se sont eux aussi déclarés favorables à un tel projet républicain, « pour faire un baroud d'honneur à la cause républicaine contre le despotisme princier », toujours selon les propos de Temistokles Oñatebia. La nouvelle cheffe de file des républicains txiléens adopte ainsi une posture politique fermement engagée contre la monarchie constitutionnelle, parlementaire et démocratique instaurée par le récent référendum, qu'elle a elle-même jugée « illégal, antidémocratique et anticonstitutionnel ».

Outre sa volonté d'invalider l'instauration monarchique référendaire, la leader socialiste s'est montrée hostile au maintien des « privilèges aristocratiques que sont les titres de noblesse du prince, incarnés par sa particule, ainsi que son rôle certes honorifique au sein de l’État », premier point de divergence de la cheftaine républicaine avec les libéraux centristes, qui voient la noblesse princière avec indifférence. Cependant, Temistokles Oñatebia s'est dite « ouverte au dialogue pour la réinstitution de la République au Txile, après la mise en parenthèse de l'aventure monarchiste », comme elle qualifie elle-même le récent référendum et ses conséquences sur la forme de l’État txiléen. La nouvelle dirigeante républicaine auto-proclamée s'est également prononcée sur « [sa] volonté d'harmoniser les idées et les dynamiques pour renforcer l'unité du bloc républicain et anti-monarchique », souhaitant « [s'appuyer] sur la scission du bloc de l'aile droite, en soutenant les libéraux républicains contre les monarchistes plus orientés à droite », pour former un Errepublikanoaren Aurrean (« Front Républicain ») allant du centre-droit à la gauche radicale.

En effet, la fracture du bloc conservateur-libéral - regroupé sous la férule du chancelier conservateur Iñaki Bidaurre - est, toujours selon les propos de Temistokles Oñatebia, « une ultime occasion d'organiser la lutte politique qui décidera de la pérennité de la monarchie au sein de la société txiléenne », en insistant sur les fractures internes entre républicains et monarchistes du bloc libéral-conservateur, et en diminuant l'influence de la gauche radicale au sein du front républicain pour attirer les modérés dans la lutte anti-monarchique. Bien que les prochaines élections ne soient qu'en avril 2040, soit dans quatre ans, les présages sont nombreux qui indiquent une potentielle refonte de la Konstituzioa (Constitution txiléenne) au profit de la monarchie, mais entraînant des élections parlementaires précipitées, dans l'année ou l'année prochaine selon les prévisions et l'entrée en vigueur de la nouvelle Konstituzioa. Temistokles Oñatebia table ainsi sur une polarisation des tensions entre les monarchistes et les républicains au sein du bloc politique au pouvoir pour attirer plus de libéraux au front républicain, au détriment de la coalition libérale-conservatrice qui pourrait subir un éclatement sous la pression républicaine.

Si la monarchie est encore portée à bout de bras par le peuple txiléen, comme l'a prouvé la restauration monarchique référendaire où une majorité de txiléens se sont exprimés en faveur du prince Gaspar II d'Esparza, les républicains ont cependant une forte minorité des voix qui pourraient, si les libéraux de tous bords se prononçaient contre la monarchie conservatrice, devenir une courte majorité ; c'est ce miracle républicain qu'attend Oñatebia, qui a fait savoir qu'elle se portait également candidate au nom du Txileko Alderdi Komunista et du Txilen Berritzeko Alderdia (TBA, « Parti Txiléen du Renouveau ») pour les élections au poste de chef du gouvernement, et qu'elle attendait de la nouvelle Konstituzioa un « nouveau cadre politique et institutionnel, avec des élections au suffrage universel proportionnel, pour mettre au fin à l'arbitraire du suffrage majoritaire de la précédente Konstituzioa ». Une telle demande, qui sera sans doute exaucée par l'ultra-majorité des députés parlementaires de tous bords qui se sont déjà déclarés en faveur du scrutin proportionnel, pourrait modifier la donne et donner à l'opposition une plus vive voix au Parlement txiléen. La cause républicaine sera-t-elle sauvée par cet ultime soubresaut, la République sera-t-elle ressuscitée et le court épisode monarchique enterré ?[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Main dans la main, le Txile et les îles Paskoak fondent l'ABE
9 mai 2036

[img]https://i.imgur.com/LZApAED.png[/img]
[cap]Les premiers ferrys reliant Aroñari à Donostia seront mis à l'eau d'ici juillet 2036.[/cap][/center]

Les Provinces-Unies avaient annoncé leur volonté de renforcer les lignes de communication entre le Txile et les îles Paskoak, et il s'agit d'une promesse actée. En effet, l’État txiléen a annoncé, en coopération avec la République paskoane et plusieurs fonds privés, fonder l'Aroñariako Bidalketa Enpresa (ABE, « Compagnie Maritime d'Aroñari »), société txiléo-paskoane à actionnariat mixte, opérant en Dorimarie occidentale. Cette compagnie maritime disposera, dès juillet 2036, de ses premiers ferrys, pour organiser le transit humain entre le continent - depuis des ports comme celui de Donostia, ou plus au sud Urutzalde et Igoera - vers l'archipel paskoan - avec les ports d'attache d'Añaguru, Zarrautsa ou encore Aroñari. Les deux États ont également annoncé vouloir fusionner les différents réseaux de transport existants avec la nouvelle société, ou du moins établir des ponts et contacts entre entreprises de transport privées et publiques, txiléennes comme paskoanes, pour faciliter le plus possible le transit entre les îles Paskoak et le Txile.

La nouvelle compagnie maritime, qui pourrait à l'avenir s'exporter une fois ses lignes principales établies entre Donostia et Aroñari, pourrait également agir au niveau national et régional. Cependant, son rôle pourrait se révéler limitée face aux entreprises déjà en place qui pourrait voir en ce nouvel investissement semi-étatique une tentative de nationaliser un secteur-clé de l'économie - les transports - sous couvert de coopération internationale, ou du moins d'établir une entreprise concurrentiel à capital étatique dans le secteur. Les ferrys, qui seront produits sur les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15961]chantiers navals de Vitorio-Erregea[/url], relieront d'abord les ports les plus proches - la ligne la plus logique envisagée reliant Urutzalde à Añaguru, respectivement dans le sud du Txile et sur l'île septentrionale de l'archipel paskoan - avant d'élargir leurs liaisons et ports d'attache à mesure des bénéfices engrangés qui permettront de relier à terme, les deux centres humains les plus importants de Dorimarie occidentale : les capitales respectives des deux États concernés, Donostia (dans la province d'Axberiko) et Aroñari (sur l'île de Vitorio).

Mais quelles seront les conséquences immédiates, sur le court terme, puis futures, sur le long terme, d'une telle structuration et intensification des liaisons maritimes txiléo-paskoanes ? En effet, le transit humain entre les deux ensembles, qui était relativement bénin et géré par des sociétés privées peu scrupuleuses de fermer des lignes vers le continent pendant plusieurs mois, était donc limité et l'isolationnisme des îles ne facilitait pas non plus le transit ; l'établissement de lignes fixes directement gérées de façon coordonnée et concertée par les États concernés forcera une stabilité des échanges humains entre l'archipel et le continent. En l'occurrence, les prix bas pour rallier le continent ou les îles pourrait s'avérer préjudiciable aux activités locales, notamment l'arrivée massive de population pauvre sur le continent pour y rallier le Txileko Ametsa (le « rêve txiléen » en euskara), mirage d'espoir soutenu par la croissance économique folle des Provinces-Unies, alors que les élites financières délocaliseront largement dans les îles, même si le responsable dans l'affaire n'est pas la circulation à bas prix mais bien le libre-échange et les intérêts fiscaux supérieurs de la République paskoane.

La première ligne de ferry reliant Urutzalde (dans la province de Pomaroak) à Añaguru (sur l'île de Rapañoa) sera donc inaugurée en juillet prochain par les chefs d’États eux-mêmes : Gaspar II, prince des Provinces-Unies du Txile, a ainsi annoncé vouloir faire le déplacement pour rencontrer Izko Aturalde, le Lehendakari (président) de la République paskoane, et renouer son soutien personnel à l'archipel euskal. Le prix du voyage sera ainsi drastiquement réduit, et la société pourrait à l'avenir également se lancer dans le fret et le transport de matières premières et de produits exportés, dans le cas d'une embellie économique pour la jeune société, ce qui renforcerait encore l'interdépendance commerciale des deux pays par le biais d'une densification et d'une stabilisation des échanges. Le budget de la société pourrait s'élever, le temps de son lancement sur le marché, à quelques dizaines de millions de dollars txiléens pour financer le projet et financer rapidement la construction des ferrys et leur mise à l'eau qui sera sans aucun doute rentable à terme. Le gouvernement a également salué la présence d'investisseurs privés prêts à financer la société, et compte sur leur investissement en tant qu'actionnaire pour faire fonctionner les lignes de transport, au profit des deux États.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
L'Olgarie-Dorimarie restera-t-elle éternellement sur la touche ?
14 mai 2036

[img]https://i.imgur.com/CV0E7ah.png[/img]
[cap]Robert Jacobs, gouverneur du Deseret, incarne la tête de file d'une intégration régionale plus poussée.[/cap][/center]

Avec un Produit Intérieur Brut cumulé de 442 milliards de dollars, le supercontinent olgaro-dorimarien - aussi appelé Panolgarie - est un ensemble économique à la traîne, largement distancé par la Ventélie et la Dytolie, les deux espaces concurrents bénéficiant d'une démographie plus importante - c'est le cas de la Ventélie, qui regroupe plusieurs des pays les plus peuplés au monde - ou d'une économie très riche - c'est le cas de la Dytolie, qui regroupe plusieurs pays parmi ceux ayant les plus hauts taux de richesse par habitant. La Panolgarie, qui tire difficilement son épingle du jeu face aux deux continents-puissances, est également bien plus décentralisée dans sa structuration régionale et dans ses dynamiques, à l'image de la Dytolie, séparée entre Cérulée et mer boréale, qui connaît de vifs affrontements entre les puissances locales. Si les affrontements sont plus légers en Olgarie-Dorimarie, concernant généralement la position de tel ou tel pays sur un sujet - par exemple, le Txile et son anticommunisme vif qui entre en conflit avec la manifestation poussée des mouvements communistes au Westrait ou, dans un autre cas, l'anticolonialisme poussé des tlaloctlictecs en opposition à un certain interventionnisme de la part du Txile.

Oscillant entre une gestion post-coloniale catastrophique, à l'image des îles Paskoak, et des régimes dictatoriaux corrompus, à l'image du gouvernement westrait des années 2020, le continent panolgarien est frappé par la grande léthargie de nombre de nations, la plupart sous-développées, alors que quelques pays plus développés sortent du lot avec un certain dynamisme économique - avec le peloton de tête du Txile (25,3% de croissance économique en 2035), du Deseret (20,88%) et du Westrait (8,78%), qui font preuve d'une certaine propension à l'expansion économique au profit de leurs populations - mais sont très largement minoritaires dans un continent paralysé face à l'hyperactive Dytolie et à la très stable Ventélie, deux continents soutenus par une activité économique forte et une stabilité des régimes locaux qui forgent des puissances régionales (Montalvo, Amarantie et Vonalya en Dytolie et Kaiyuan, Eashatri et Lianwa en Ventélie) susceptibles d'agir en piliers de l'intégration régionale, encore une fois au profit de leur ensemble continental respectif.

L'équivalent en Panolgarie est difficilement observable ; en effet, le Txile, qui a présenté en 2035 la plus forte croissance du supercontinent, n'a renoué avec la croissance économique et démographique qu'en 2034, tandis que la seule véritable puissance stable d'Olgarie, la République du Deseret, avance seule en tant que première économie mondiale avec un Produit Intérieur Brut de 177 milliards de dollars, bien loin devant les autres pays de l'ensemble économique olgaro-dorimarien. Sur le plan politique général, les nations de Panolgarie présentent des similitudes dans la forme des régimes, avec une forte propension à la démocratie : Westrait, Deseret, Txile, Nephiland et Tlaloctlitlal sont ainsi tous des régimes démocratiques, chacun cultivant cependant ses dynamiques politiques internes, avec un Txile conservateur-libéral, un Tlaloctlitlal progressiste, un Nephiland conservateur et très chrétien, un Deseret libéral et un Westrait très socialisant. Ces mouvances politiques majoritaires, qui poussent à la dissension entre les nations du supercontinent, n'ont fait que renforcer une isolation intrarégionale déjà actée.

L'Olgarie-Dorimarie peut-elle espérer un jour se rêver en nouvel espace économique prometteur ? Au vu du dynamisme économique régional, le Txile et le Deseret offrent des perspectives importantes pour les investisseurs et les actionnaires, les deux pays étant susceptibles de peser lourdement dans la balance économique future de l'économie mondiale, mais leur volonté d'intégration régionale pourrait aboutir à la formation d'un grand ensemble économique homogène en Panolgarie, au profit des peuples concernés. L'isolement géographique des pays olgaro-dorimariens pourrait ainsi être compensée par une forte intégration régionale concurrentielle des autres ensembles. Le rapprochement txiléo-deseran, qui n'est déjà plus un mirage puisque les deux pays sont déjà des partenaires mutuels, pourrait bien être la dynamique décisive dans l'avenir du continent panolgarien. Une organisation régionale olgaro-dorimarienne, qui avait déjà failli voir le jour en 2035 sous l'impulsion du Regenland zeederlandais, pourrait finalement exister dans une formule libérale et active en faveur de l'intégration régionale et d'un rapprochement économique plus que nécessaire à l'heure où les premiers blocs géopolitiques se dessinent sur la carte du monde.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Le prince s'apprête à revêtir sa couronne
6 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/kn5Vt6s.png[/img]
[cap]Le jeune prince saura-t-il conserver sa popularité après son couronnement ?[/cap][/center]

Officialisée sur le papier depuis février 2036 avec la restauration monarchique référendaire, le titre princier de Gaspar II d'Esparza n'a pas encore subi le baptême du feu, à savoir une cérémonie de couronnement en bonne et due forme qui permettrait au souverain-monarque des Provinces-Unies du Txile d'accéder à son poste de la manière la plus honorifique et traditionnelle, symbole d'un conservatisme des traditions sans cesse renouvelé par un hémisphère politique droit très favorable à une monarchie constitutionnelle et héréditaire. Le caractère héréditaire, bien que notable, reste marginal par rapport à la composante démocratique de la monarchie princière txiléenne, qui prend un rôle très institutionnel et constitutionnalisé sous la férule du jeune prince, malgré la rédaction encore en cours à l'heure actuelle de la nouvelle Konstituzioa, la Constitution txiléenne qui pourrait donner un nouveau cadre aux Provinces-Unies txiléennes, suppléant à la Konstituzioa certes républicaine et démocratique mais inadaptée au nouveau régime du Txile.

Le couronnement du prince, qui devrait avoir lieu sous les meilleures hospices au mois de juillet 2036, servira de coup de semonce contre la résurrection d'un semblant de coalition socialiste dans l'aile gauche du Parlement txiléen, alors que l'émergence du « front républicain » de Temistokles Oñatebia, leader de l'opposition socialiste et républicaine, semble faire ses preuves auprès des libéraux les plus républicains du centre-gauche, qui semblaient pourtant avoir rallié la Zentro-Eskuineko Muntaia (ZEM, « Assemblée Centre-Droit »), parti libéral ayant effectué des scores records aux dernières élections parlementaires, arrivant à s'attirer les faveurs des social-libéraux, jusqu'alors hostiles à la monarchie, qui se montre elle-même pourtant très libérale. La nouvelle coalition républicaine pourrait reculer face à la popularité renouvelée du souverain du Txile, qui s'est montré peu enclin à intervenir sur la scène politique txiléenne pour conserver son aura apolitisée et adopter une attitude conciliatrice.

Le consensualisme princier pourrait cependant s'avérer être à double-tranchant, notamment vis-à-vis de la situation présente et à venir de la coalition libéral-conservatrice au pouvoir ; en effet, le refus de Gaspar II de se prononcer sur le plan politique de façon officielle en faveur de la coalition gouvernementale, qui lui est clairement favorable, par rapport à une hypothétique coalition socialiste-républicaine largement hostile au maintien du souverain-monarque txiléen à son poste, est un risque que prend le prince pour conserver sa propre popularité tout en minant officieusement les soutiens à la coalition monarchiste, qui risque de manquer du soutien princier d'ici aux prochaines élections parlementaires, en 2040 - ou plus tôt, dans le cas de l'organisation d'élections législatives anticipées après l'instauration de la nouvelle Konstituzioa. Ce risque d'élections précipitées n'est pas des moindres, puisque le renouveau constitutionnel pourrait introduire le scrutin proportionnel, et donc forcer le déroulement de nouvelles élections pour appliquer le nouveau scrutin.

La nécessité d'obtenir le soutien du monarque pour lui assurer une cohabitation favorable avec un gouvernement sympathisant avec la monarchie pourrait également se révéler décisif dans le cadre de nouvelles élections, qui pourraient remodeler le Parlement txiléen en faveur de la nouvelle coalition républicaine, pourtant très portée à gauche, qui semble cependant avoir le vent en poupe pour contrecarrer le raz-de-marée libéral-conservateur de 2035, qui avait forcé un véritable renouveau de la scène politique txiléenne. Avec une déstabilisation commerciale actuellement en cours à cause de la fermeture des frontières de quatre des partenaires txiléens dans la mer céruléenne, le gouvernement libéral-conservateur pourrait échouer à trouver des solutions viables et pousser la coalition libéral-conservatrice vers un lourd rééquilibrage de la scène politique, avec un vote punitif extrêmement sévère et susceptible de placer les social-libéraux au pouvoir si le gouvernement du Kantziler (chancelier) conservateur Iñaki Bidaurre multiplie les maladresses tout en prenant des initiatives inscrites dans le temps dont le bénéfice sera visible d'ici à plusieurs mandats, sans obéir au traditionnel calendrier politique de l'instauration de réformes populaires pour s'assurer une réélection. La monarchie s'ancrera-t-elle définitivement dans les mœurs ?[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Vu du Txile : le Nephiland, entre orthodoxie et exploitation moderne
8 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/jAhKbWW.png[/img]
[cap]New Zion pourrait-elle porter préjudice au leadership du continent assumé par Donostia ?[/cap][/center]

Les États-Unis du Nephiland, enclave anglophone et protestante dans une Dorimarie latine et catholique, sont sujets depuis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1267&t=16402#p336259]le mois de décembre 2035[/url] à une réouverture progressive des frontières au profit d'une libéralisation économique du pays, dont les premières conséquences sont observables. En effet, comme le souligne le journal [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1290&t=16772&p=340729#p340729]El Pequeño Mundo[/url], issu de la presse [url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1290]néocarioque[/url], la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1267&t=16402#p336259]déforestation des forêts primaires nephilandaises[/url] est une des premières conséquences de l'expansion interne des États-Unis nephilandais, qui commettent des entorses aux préceptes religieux des groupes mormon et jéhovan, qui prônent pourtant le respect de la nature - et donc par extension, le respect de ses ressources. En effet, les autorités du Nephiland appuient largement l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1267&t=16410#p338819]exploitation des ressources du sous-sol nephilandais[/url], à commencer par les mines d'or et de fer, deux productions qui réclament une activité de raffinement et d'extraction source d'une importante pollution des sols comme de l'air.

Mais les sols et sous-sols des États-Unis du Nephiland ne sont pas les seules zones exploitées par les entreprises nephilandaises. En outre, le gouvernement étatsunien a [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1267&t=16410#p340667]annoncé organiser de manière administrative et centralisée[/url] la déforestation et le déboisement de zones forestières vierges appuyées sur le flanc oriental de la chaîne montagneuse de l'Andeak (montagnes ouest-dorimariennes) pour y faire passer des infrastructures modernes, notamment des axes routiers, le tout avec le soutien de la communauté protestante locale, les mormons nephilandais. Contre cette initiative qui pourrait porter atteinte au paysage naturel des montagnes andéaciennes, le gouvernement txiléen ne s'est pas encore prononcé, mais différents députés parlementaires se sont dits « outrés par une décision peu orthodoxe et bafouant les fondements des textes saints des mormons, à savoir le respect de la nature et de l'ordre naturel pour préparer le retour du prophète des chrétiens sur Terre », certains cadres politiques des partis les plus à gauche rappelant la nécessité de ralentir le processus de dégradation des ressources naturelles de la Dorimarie.

Mais les États-Unis du Nephiland, avec un Produit Intérieur Brut de soixante-dix milliards de dollars et une population de vingt-trois millions de nephilandais, est un État concurrent au leadership txiléen en Dorimarie ; en effet, les ressources nephilandaises, certes encore peu exploitées par rapport au sous-sol txiléen déjà sujet à exploitation, sont bien plus importantes qu'au Txile, avec des ressources minières aurifères abondantes, susceptibles de fournir une concurrence commerciale déloyale aux Provinces-Unies txiléennes. Très peu prolixe sur le plan diplomatique cependant, le Nephiland reste, malgré sa situation de voisin direct du Txile - et seul véritable voisin actif sur le plan économique - éloigné de l'influence txiléenne, autant par neutralité diplomatique txiléenne que par diplomatie passive et léthargique de l’État nephilandais. Avec des performances économiques prévues plus basses que pour l'économie txiléenne, l'économie nephilandaise reste largement embouchée par une forte orthodoxie religieuse qui pousse les femmes en dehors de la société du travail - à l'image des femmes txiléennes, elles aussi peu investies dans l'économie nationale autrement que par la consommation.

Mais quelle pourrait donc être la relation entre New Zion et Donostia ? Les deux capitales ont en effet des intérêts divergents ; prônant un pacifisme et un anti-impérialisme propre aux populations coloniales de blancs protestants jéhovo-mormones ayant supplanté les peuples indigènes dorimojanubiens, les États-Unis du Nephiland restent en décalage avec un continent latinisé, catholique et instable dans son organisation politique, à l'instar des Provinces-Unies du Txile adoptant une position impérialiste voire néo-coloniale en installant des bases militaires à l'étranger et en investissant massivement les petites îles Paskoak. Les txiléens sauront-ils s’accommoder d'un voisin similaire en certains points aux Provinces-Unies, mais avec des prétentions bien plus humbles ? Derrière l'identité culturelle très empreinte de religion des nephilandais, la question d'une évolution du pays vers la modernité se pose à l'heure où l'exploitation des ressources naturelles se poursuit avec une forte emprise des religieux créationnistes et déistes. Quel avenir des relations txiléo-nephilandaises si la concurrence se renforce ?[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le Txile inquiété par la fermeture brusque de ses partenaires céruléens
8 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/MYQ7Qew.png[/img]
[cap]La Cérulée, à l'image de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=922&t=13492#p321913]Steppe de Pierres[/url] (Amarantie), sera-t-elle la ruine du Txile ?[/cap][/center]

L'annonce récente des autorités de certains pays céruléens, pourtant alliés et partenaires commerciaux des Provinces-Unies du Txile, de fermer leurs frontières et leurs marchés, a provoqué de vifs remous, autant dans l'opinion publique, qui accuse le coup en se préparant à une rapide inflation, qu'auprès de la Burtsa (bourse) de Donostia, qui a manifesté une très vive activité en réaction à la fermeture simultanée de ces pays. Parmi eux, on peut compter les anciens alliés du Txile dans le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » : le Royaume d'Hachémanie, l'Empire luciférien, l'Empire de Posnanie et la Ligue amarantine ont été frappés d'une brusque léthargie quelques heures plus tôt, poussant des dizaines de milliers d'expatriés vers les aéroports et moyens de transport transocéaniques les plus proches. Belphore (Empire luciférien), Montorive (Amarantie), Radhya (Hachémanie) et Orlès (Posnanie) ont opéré un repli commercial, économique et militaire tout en expulsant les citoyens étrangers présents sur leur sol.

Au-delà du simple aspect commercial, qui pourrait se révéler être un élément décisif pour la campagne électorale des élections parlementaires anticipées à venir d'ici au mois d'avril 2040, la fermeture de quatre partenaires du Txile en Cérulée a entraîné le départ intempestif de tous les citoyens expatriés présents sur le sol céruléen et la fuite de nombreux actifs et investisseurs txiléens dans la région. Le régime impérial luciférien, qui est resté muet sur le sujet, semble faire face à une fronde interne, tandis que l'Hachémanie, après avoir délayé l'arrivée au pouvoirs des islamistes pendant un temps, semble avoir subi un coup d’État islamique contre les autorités libérales hachémites. Du côté de la Ligue amarantine, la situation est plus trouble alors que le Conseil Exécutif de Montorive semblait avoir éradiqué une menace suprématiste spongorienne quelques mois plus tôt avec le soutien des autorités montalvéennes. De son côté, la Posnanie fait face à une vague de néo-nationalisme occitan qui pourrait bien venir à bout du régime impérial et du pays en lui-même.

Les quatre pays incriminés, représentant quelques vingt pourcents du commerce txiléen (importations et exportations comprises), semblent donc condamnés à sombrer malgré des victoires militaires sur le terrain en Algarbe du Nord qui ne se sont cependant pas vus suivies d'une victoire politique en bonne et due forme. Les avoirs txiléens, désormais rentrés sur le sol des Provinces-Unies, pourraient bien être redistribués auprès des secteurs les plus intéressants des économies partenaires du Txile, à commencer par les îles Paskoak et leur système fiscal et financier avantageux pour les investissements étrangers. De son côté, le Palais Kaleko ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15417]Ministère txiléen des Affaires Étrangères[/url]) ne s'est pas encore prononcé sur le sujet et n'a pas tenu à suspendre les traités diplomatiques et commerciaux encore en vigueur avec les anciens partenaires txiléens concernés, malgré le point de non-retour qui semble avoir été atteint dans la dissolution des régimes céruléens alliés au Txile. Pour se prémunir d'une faillite commercial, les Provinces-Unies txiléennes pourraient se rapprocher de nouveaux partenaires avec de nouveaux traités, notamment auprès des nations ouest-dytoliennes, mais aussi avec la vice-royauté du Nuevo Río, qui semble être un nouvel allié naturel du Txile par sa position limitrophe et ses intérêts politiques et géostratégiques convergents avec ceux de Donostia.

La Leóntarie, empire hispanique de Dytolie méridionale, métropole du Nuevo Río, serait un premier débouché pour le commerce txiléen afin d'éviter la formation d'un nouveau goulot d'étranglement des exportations du Txile avec la disparition permanente d'un cinquième de ses marchés étrangers. L'empire leóntarien, avec une population de quinze millions - dont cinq millions de néo-carioques - et un Produit Intérieur Brut de soixante milliards de dollars a un taux de richesse par tête largement supérieur à celui du Txile (4 000 $ par habitant contre 2 694 $ au Txile), et la proximité frontalière entre le Nuevo Río permettrait d'approvisionner facilement le marché métropolitain leóntarien avec un rapide passage légal à la frontière et une revente aux grossistes leóntariens. Le Palais Kaleko pourrait tirer parti de l'émergence des nouveaux pays de Dytolie occidentale pour nouer des liens avec de nouveaux marchés, même si l'assurance de conserver des intérêts txiléens en Dytolie et plus largement dans le Vieux-Monde est un frein à la progression du Txile et à son rapprochement avec la sphère de l'Organisation de Coopération de Choenglung ; les Provinces-Unies du Txile doivent-elles continuer à entretenir des attaches vitales avec la Dytolie, alors que ces dernières ralentissent l'effort économique txiléen vers une « néchinésisation des échanges » ?[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Le Txile se rêverait-il la tête dans les étoiles ?
17 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/DAE994r.png[/img]
[cap]Les télescopes waldbergeois installés près d'Elgorriaga (Ikuñoa) sont les premiers d'une longue liste.[/cap][/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=16305#p340864]Il y a trois jours[/url], les ingénieurs txiléens de l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ, « Institut Central de Recherche »), office national de la technologie et de la recherche, ont annoncé avoir finalisé les plans pour la construction d'un télescope géant près d'Isabarrau, dans l'extrême-nord du Txile, avec l'aide de chercheurs internationaux venus d'Amarantie, du Zeederland, du Teikoku, du Lianwa et du Waldberg dans le cadre d'accords bilatéraux entre les Provinces-Unies (ou par le passé la République txiléenne) et les pays concernés. Dans le cas du Waldberg, l'accord de transfert technologique s'est même concrétisé par l'installation de télescopes de facture waldbergeoise près de la ville d'Elgorriaga, dans la province d'Ikuñoa. A l'image des télescopes waldbergeois, plantés en altitude sur les contreforts de la chaîne montagneuse de l'Andeak qui coupe le Txile du reste du continent, le nouveau télescope txiléen sera construit en hauteur près d'Isabarrau, dans la province de Zuarralurra.

Si la nouvelle de la découverte technologique soulève encore une fois une vague d'applaudissements dans la communauté scientifique des Provinces-Unies du Txile, cette approbation reste tout de même timide, en raison du principal grief entretenu par les chercheurs privés contre l’État txiléen, à savoir la mainmise de ce dernier sur la recherche technologique avec un office national de la recherche qui reste monopolistique, écrasant les quelques tentatives de recherche technologique privée. Contre cette énième interventionnisme étatique, les chercheurs et les firmes privées militent pour une plus grande autonomie des instituts publiques de recherches, autonomie qui pourrait aller jusqu'à la privatisation, selon certaines revendications. Les investisseurs sont également à l'affût pour se rapprocher des chercheurs privés dans le cas d'une privatisation rapide de l'IIZ ; bien qu'un désengagement de l’État dans le domaine technologique ne soit pas encore à l'ordre du jour, les firmes espèrent pouvoir faire pression sur le gouvernement libéral-conservateur du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre.

Celui-ci même dont la campagne au poste de chef du gouvernement comprenait la mise en avant toujours plus importante du libéralisme keynésien, au profit du secteur privé. Les chercheurs technologiques de divers instituts privés et issus de l'enseignement supérieur pourraient bien assurer le prochain transfert technologique txiléen, notamment en ce qui concerne le domaine civil, alors que la recherche militaire reste la chasse gardée de la branche scientifique de la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne. Les chantiers navals de Vitorio-Erregea, dans la province de Berri Nafarroa, ont ainsi vu sortir un nouveau modèle de submersible txiléen de technologie obsolète, dont le premier exemplaire a ainsi pu sortir intégrer les effectifs matériels de l'Itsas Indarra, la marine txiléenne. Si le domaine de la recherche civile pourrait certainement subir une privatisation un jour ou simplement une dispersion des recherches auprès des instituts de l'enseignement supérieur (les universités notamment), le secteur militaire reste encore très bouché par le monopole de l’État sur la vente et le contrôle des armes.

Plus largement, les Provinces-Unies du Txile ont entamé depuis quelques années (y compris sous la République) une large manœuvre de rehaussement du niveau technologique et scientifique national, avec la multiplication des brevets technologiques publiques. Le Txile, lancé sur la voie de la conquête spatiale dès les années 1980 grâce à la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15443&p=332668#p332668]construction de la base de lancement de Barradako[/url] dans le nord du pays, infrastructure spatiale qui a permis le lancement des premiers satellites txiléens, les deux technologies concernées étant encore à ce jour maîtrisées par les ingénieurs du Txile, à la différence de nombre d'autres techniques et connaissances scientifiques disparues au cours des années, et ce notamment dans les pays étrangers développés, bien que le Txile soit resté isolé au XXème siècle, après la défaite militaire du régime nationaliste. A l'heure où la croissance économique txiléenne le permet encore, une juste répartition de la recherche technologique entre les secteurs publiques et privés pourrait permettre d'exploiter considérablement le potentiel scientifique des Provinces-Unies. Quelle sera la réponse étatique au besoin grandissant du désinvestissement de l’État dans le domaine de la recherche technologique ?[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Iñaki Bidaurre veut relancer l'OLEC
20 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/dE1XXIR.png[/img]
[cap]Le discret chef du gouvernement saura-t-il tirer parti de la popularité des Provinces-Unies pour élargir l'OLEC ?[/cap][/center]

En rade depuis le départ de l'Hyptatie et de la Mélogne, l'Organisation du Libre-Échange et du Commerce (OLEC) fait face à des circonstances critiques qui pourraient bien avoir raison de son existence. En effet, l'organisation libérale a un cercle très restreint de membres qui, avec le départ de la République marite, du Vanuaha puis des anciennes entités lucifériennes que sont l'Hyptatie et la Mélogne, ne sont désormais plus que trois pays à appliquer le traité de libre-échange entre eux : le Caskar, grand-duché récemment rendu atone après une vive activité économique pendant les années précédentes, le Sengaï, royaume multi-ethnique à la croissance économique basse mais constante, et le Txile, fédération de provinces avec une forte croissance économique depuis seulement deux ans, activité concomitante avec la décision des Provinces-Unies du Txile d'adhérer à l'organisation en juin 2034, puis à son passage de membre observateur à membre à part entière (parmi les membres fondateurs, ayant donc accès au conseil permanent de l'organisation) en juin 2035, après une période probatoire d'un an.

Iñaki Bidaurre, d'après une entrevue de presse exceptionnelle, aurait annoncé vouloir « démocratiser l'organisation pour accueillir plus de nations libérales dans l'ensemble, le tout dans l'intérêt général ; le libre-échange et l'interdépendance économique est la plus puissante force dissuasive que nous connaissions », malgré la position hésitante d'une partie de la coalition au pouvoir - dans le cas du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416#p325580]Quepezkoako Euskal Frontea[/url] (QEF, « Front Euskal du Quepezkoa »), nationaliste et récalcitrant vis-à-vis du libéralisme de la coalition gouvernementale - qui reste encore suspicieuse face à de telles initiatives libérales. Maintenant que les anciennes entités membres de l'Empire luciférien, État partiellement esclavagiste ayant adopté une réputation belliqueuse et susceptible de faire fuir les nouveaux candidats à l'OLEC, le terrain reste libre pour les chefs d’État et les représentants des membres à l'OLEC - à savoir les délégués sengaïalais, txiléen et caskar - afin de s'entendre et de trouver des accords communs pour faire avancer l'organisation vers un modèle plus démocratisé, loin du sectarisme institutionnel au sein de l'OLEC comme dénoncé par divers médias internationaux.

L'OLEC, dont la structure interne reste largement critiquée comme trop favorable envers les membres fondateurs (ceux faisant partie intégrante du conseil permanent), au détriment des futurs candidats et potentiels membres, qui sont de jure lésés, bien que ce statut de fait ne se soit pas encore révélé comme déterminant et discriminant pour les autres membres, est une organisation internationale encore très marginale malgré sa fondation en juin 2033, sous l'impulsion de l'île de Mari, qui était jusqu'alors une des principales nations instigatrices de la mondialisation libérale, autant par le biais de l'OLEC que de multiples autres [url=https://simpolitique.net/viewforum.php?f=1070]conventions internationales[/url], comme l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=15112]Organisation Mondiale pour la Propriété Intellectuelle[/url] (OMPI), l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=15113]Organisation Mondiale de la Normalisation[/url] (OMN) ou encore l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1070&t=14980]Organisation pour l'interdiction des armes de destruction massive[/url], trois organisations internationales supposées être les cadres d'une coopération internationale renouvelée, malgré le fait que ces conventions ont été partiellement boycottées et ignorées, ces boycotts mettant en danger ce cadre de l'ordre international.

Le libre-échange étendu et renouvelé au sein de l'OLEC pourrait-il être la source de nouveaux désagréments pour les txiléens ? Bien au contraire, les intérêts txiléens à l'étranger n'en seraient que renforcés, car les nouveaux marchés ouverts par le libre-échange pourraient permettre d'accueillir l'importante production txiléenne, notamment dans le domaine agricole où l'excédentaire est pléthorique - malgré les initiatives gouvernementales, comme le plan éthanol pour développer une industrie de l'agro-carburant grâce à la production agricole nationale - et grâce à une industrie secondaire manufacturière qui serait galvanisée par la soudaine ouverture de la demande ; les Provinces-Unies du Txile ont énormément d'intérêts à entretenir les traités de libre-échange actuels, contre l'avis des nationalistes isolationnistes et des communistes du Txileko Alderdi Komunista. Le Txile pourrait-il donc, avec l'aval des délégations caskars et sengaïalaises, relancer le dynamisme initial de l'OLEC de 2034 ? Nouveau défi et affaire à suivre dans le tumulte de l'activité économique internationale, dont l'organisation pourrait bien profiter pour élargir sa clientèle.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Peut-on concilier développement et respect de l'environnement ?
30 juin 2036

[img]https://i.imgur.com/HBGa71J.png[/img]
[cap]La déforestation est le premier fléau du continent dorimarien vis-à-vis de ses propres ressources.[/cap][/center]

La récente autorisation conférée par les autorités des États-Unis du Nephiland à la communauté religieuse des mormons pour déforester le versant oriental de la chaîne montagneuse de l'Andeak au profit de l'aménagement de voies routières et ferrées le démontre : le développement des infrastructures humaines en Dorimarie, au profit des populations locales et rurales, se fait également au détriment des ressources naturelles du continent dorimarien, dont la grande forêt centrale constitue l'un des principaux réservoirs de ressources naturelles avec la chaîne montagneuse andéacienne, chacune des deux zones recelant d'importants gisements aurifères et ferrifères. Ces ressources stratégiques, qui constituent une des raisons de la déforestation et de la dégradation artificielle de l'environnement naturel, sont exploitées par différentes nations locales : les Provinces-Unies du Txile, bien que souffrant peu du déboisement, reste l'une des principales puissances extractrices dans la région, si ce n'est la première, suivis par les États-Unis nephilandais, qui délivrent des permis d'exploitation aurifère et de déforestation légale, puis par le Nuevo Río, qui reste plus discret sur ses méthodes.

Mais l'exploitation des ressources précieuses n'est pas la principale cause de la déforestation, même si l'orpaillage (exploitation illégale d'or) et les méthodes conventionnelles d'extraction restent très polluantes et dangereuses pour la préservation de l'environnement forestier. Ainsi, c'est l'aménagement de nouvelles infrastructures qui provoque les plus importantes pertes de forêt vierge ; le développement économique d'axes de circulation, de lignes de communication et de zones industrielles sur d'anciens fronts pionniers repousse plus loin encore le front de jungle, au profit d'une activité économique empirique et grandissante - malgré une certaine léthargie économique pour la vice-royauté du Nuevo Río et les États-Unis du Nephiland, dont l'ouverture économique respective reste encore douteuse - qui pousse les États « riverains » de la grande forêt dorimarienne à exploiter plus profondément encore la forêt vierge et la jungle environnante pour développer les secteurs primaire et secondaire, le tout chapeauté par une administration distante des fronts pionniers (métropole léontarienne d'une part et riche front de mer nephilandais de l'autre).

Le véritable dilemme se pose donc : développement économique ou respect environnemental ? S'il est sûr que le premier, dans sa dimension intensive et conventionnelle a un impact direct sur le second, son apport peut également se révéler bénéfique pour les cultures alternatives : au Txile, la récente pénurie d'engrais chimique à base de phosphate posunois avait provoqué une consommation accrue de guano par les agriculteurs txiléens, au profit de la filière d'exploitation du précieux engrais naturel, alternative viable aux techniques chimiques dites « conventionnelles ». Même si cette pratique reste minoritaire, elle gagne en importance grâce à l'important afflux des investisseurs pour l'exploitation des petites îles productrices de guano - et ce même à l'étranger, notamment aux îles Paskoak où le guano paskoan a pour principale destination les Provinces-Unies txiléennes. Le guano n'est pas le seul exemple de la survie d'un modèle de cohabitation entre l'environnement et l'activité humaine, le tout dans une perspective long-termiste : l'agriculture et l'élevage au Txile reste largement extensifs grâce à de grandes surfaces non-exploitées.

Mais si le Txile, avec ses 1,2 millions de kilomètres carrés et sa densité de population de 17 habitants au kilomètre carré, reste un cas marginal de non-exploitation des sols, son exploitation des ressources stratégiques du sous-sol montagneux de l'arrière-pays txiléen reste très industrielle, avec des technologies d'extraction relativement modernes, notamment en ce qui concerne l'extraction aurifère ; des efforts sont également fournis en ce sens pour le domaine du diamant, avec un partenariat txiléo-eashate pour développer une technologie d'extraction du diamant plus moderne que les techniques actuellement déployées par l’État txiléen dans les mines de diamant andéaciennes. Ce partenariat technologique, s'inscrivant dans une initiative diplomatique plus large, reste une menace pour le respect environnemental du relief montagneux de l'arrière-pays qui, bien que très peu exploité, reste victime d'une dégradation excédentaire à l'heure où les forêts dorimariens se réduisent comme peau de chagrin et que les ressources stratégiques deviennent une arme géostratégique sans précédent.[/justify]
Djinndigo

Message par Djinndigo »

[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Insurrection au Nuevo Río : le Txile serait-il menacé ?
24 août 2036

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/43/2/1508863960-troupes-de-montagne-en-exercice.png[/img]
[cap]Les bataillons de montagne pourraient reprendre les patrouilles frontalières vers une escalade des tensions.[/cap][/center]

Le vingt août dernier, une insurrection armée de nature révolutionnaire a pris place dans l'arrière-pays montagneux et sauvage du Nuevo Río, territoire ultramarin de l'Empire léontarien, à seulement quelques kilomètres de la frontière commune avec le Txile et la province de Nazkoa ; cette révolte, qui n'est pas passée inaperçue aux yeux des autorités txiléennes et encore moins des autorités néocarioquaines (gentilé de la vice-royauté du Nuevo Río), dont les forces armées impériales et vice-royales ont aussitôt organisé une intervention militaire pour couper court aux opérations clandestines dans la région. Cette intervention des forces armées léontariennes à seulement quelques kilomètres de la frontière orientale des Provinces-Unies du Txile a soulevé une certain tollé dans la communauté du haut-commandement militaire, mais également chez les conservateurs militaristes. Quelle position adopter pour la nation txiléenne alors que les contrôles frontaliers se multiplient, soutenus par une présence militaire renforcée ?

Les forces en présence menacent directement, selon les propos du porte-parole du gouvernement, les frontières du Txile, dans la mesure où les premiers bourgs txiléens, et par conséquent les citoyens-mêmes des Provinces-Unies txiléennes, pourraient être atteints en quelques heures depuis les bases militaires provisoires de l'état-major léontarien. Face à une telle menace, alors que les conservateurs et les militaristes prônent un « ultime avertissement » à l'image de l'« overkill » lorthonien du siècle passé, les libéraux restent plus modérés, conseillant plutôt une « réponse adaptée », incluant donc une militarisation légère des frontières afin d'éviter à la fois la répétition d'événements insurrectionnels similaires mais aussi l'escalade des tensions par une république jugée trop forte : il s'agit ainsi de « deux poids, deux mesures », selon les propos du porte-parole du gouvernement. Le gouvernement du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre, élu en avril 2035, pourrait bien trouver un juste milieu entre le pacifisme de l'aile gauche du Parlement txiléen et le surmilitarisme de l'aile droite, le tout avec la ligne libérale-conservatrice habituelle du gouvernement de coalition.

Si la position du gouvernement reste encore floue à ce sujet, les troupes de montagne pourraient bien reprendre du service prématurément pour assurer des contrôles frontaliers plus fréquents et efficaces le long de la frontière avec la Léontarie et son territoire ultramarin. L'escalade des tensions, qui pourrait en définitive avoir lieu si aucun terrain d'accord n'est trouvé entre les deux nations frontalières, deviendrait ainsi la suite logique de la remilitarisation préventive des zones frontalières. Si le Ministre txiléen de la Défense, Isaak Urberoaga, ne s'est pas encore prononcé sur la question, il est sûr que la Txileko Gudarostea (l'armée txiléenne) restera sur le qui-vive face à une potentialité d'escalade ou de récidive de la part à la fois des autorités léontariennes et des troupes insurrectionnelles, bien que la mise en alerte du Ministère de la Défense (Defentsa Ministerioa) puisse entraîner une réplique similaire chez les autorités néocarioquaines : la porte serait alors ouverte à un conflit ouvert.

Mais l'alarmisme et des autorités et des cadres des partis politiques est à modérer, comme le souligne le peu de réactivité de la presse et des réseaux sociaux - bien que peu fréquentés par les txiléens - au sujet d'une potentielle ouverture des violences frontalières. En effet, aucun coup de semonce, aucune menace n'a encore été directement adressée à l’État txiléen ou à ses citoyens, le tout laissant supposer que la situation retombera dans la poussière après quelques jours de flottement militaro-diplomatique. De plus, la nature très régionale voire locale de l'insurrection de l'autre côté de la frontière souligne la futilité d'une escalade des tensions : l'ouverture du feu conventionnel par des unités des forces spéciales léontariennes ne signifie en rien une menace adressée aux patelins txiléens de l'autre côté de la frontière, malgré la proximité de ceux-ci avec ledit feu conventionnel récemment ouvert dans le cadre d'une intervention des forces de l'ordre néocarioquaines. Le prétexte d'une remilitarisation frontalière pourrait cependant servir à de multiples exercices militaires justifiés, tout en rappelant aux États limitrophes - et notamment la petite République andéacienne aux tendances isolationnistes et militaristes - la force de frappe des Provinces-Unies contre toute menace extérieure.[/justify]
Répondre

Retourner vers « Txile »