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Posté : mar. mai 29, 2018 2:40 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Sindabad, Mahajanubia
27/03/2036


Fauzan Bahadur, 4ème Sahibzada de Sindabad et nouveau Ministre des Affaires Intérieures lisait les lignes de texte qui s’enchainaient sur l’écran de sa tablette de donnée, passant d’une page à l’autre d’un mouvement souple de l’index tandis qu’au centre de la pièce, sur une immense plaque de verre, la carte du monde trônait, entourée par une dizaine d’aides de camp. Différents niveaux de calques étaient visibles, chacun correspondant à un flux de donnée précis. En cet instant, Fauzan était préoccupé par ceux représentant les principaux axes de trafic naval, tel que renseignés par la compilation des milliers de points de donnée collectés via Safe Harbour depuis maintenant Septembre 2034.
Une année et demi de collecte de données durant laquelle la participation des armateurs civils à SafeHarbour leur avait permis de payer des primes d’assurance plus basses car leurs navires avaient ainsi eu une garantie d’être épargner par les torpilles de l’UPO en cas de conflit.
La base de données était publique encore aujourd’hui : après tout, si elle ne l’était plus, l’intérêt même du projet pour les armateurs et les belligérants s’évaporerait. Et parce qu’elle était publique, récupérer les informations sur chaque navire avait été un jeu d’enfant.
Cela avait permis de se faire une idée plus précise de l’importance du trafic naval par zone géographique, par nature, par nationalité, par type de navire, par tonnage,… bref, cela donnait une bien meilleure visibilité sur la réalité du commerce mondial que ce que certains organismes « internationaux » pouvaient offrir.
Il devenait alors facile de s’insérer discrètement tel un simple fil au milieu de cette tapisserie d’activité humaine, ceci en vue de tisser par-dessous une nouvelle toile dont le premier maillage serait au Moreno.

Alors que l’analyse des questions légales avait été transmise au département juridique du tout nouveau Ministère de l’Intérieur et que celui-ci examinait les différents aspects officiels avec une équipe d’avocats Morinois, Txiléen, Amarantins, Britons, Lianwanais et Montalvéens, il revenait à quelqu’un d’autre d’examiner les aspects officieux de la mission du futur navire de la "Società internazionale per la spedizione sicura del Moreno".
Le navire serait prévu pour réaliser des trajets en boucle à partir du Morino selon la carte ci-dessous :


[center][url=https://s15.postimg.cc/n7ra9v9h5/Petitbateau.png][img]https://s15.postimg.cc/l36x8s7uj/Petitbateau.png[/img][/url][/center]

Un long circuit qui donnera autant d’opportunités de longer les côtes d’autres pays pour y infiltrer drogues, armes, travailleurs clandestins, fausse monnaie et mille autre chose potentiellement utile pour accroitre indirectement l’influence du Mahajanubia ou simplement pour nuire à ses rivaux.


À terme, il était prévu de lancer plusieurs navires via plusieurs sociétés, faisant le trajet dans un sens comme dans l'autre, avec différentes étapes officielles puis de progressivement installer des cellules opérant dans chaque port qui croiserait la route des cargos.
Chaque chef de réseau local deviendrait un prospère homme d’affaire, donnant l'illusion d'acheter des marchandises étrangères à un prix bien en deçà de ce que ses concurrents pouvaient espérer obtenir et déclarant officiellement des ventes vers l’étranger à des prix outrageusement élevés. Une entreprise qui roulerait toute seule, payant sa part d’impôt et donc n’attirant que peu de questions des autorités locales, trop heureuses d’encaisser l’argent.
Tout cela ne serait toutefois qu’une vaste machine à blanchir les bénéfices des activités illégales comme la contrefaçon et la contrebande. Mais au-delà de cela, ce serait un moyen de donner à la Dynastie Bahadur et ses partenaires une série de personnalités juridiques étrangère à la solvabilité financière confortable pour pouvoir agir à l’international de manière anonyme.

Mais au-delà de cela et de manière plus pragmatique et immédiate, cela permettrait surtout à Sindabad de porter la guerre sur le territoire de ses ennemis si besoin. Car les méthodes utilisées par des contrebandiers pour faire pénétrer leurs marchandises par delà les frontières pouvaient aussi servir à faire passer des agents chargés de mener des opérations commandos pour frapper l’ennemi au cœur à moindre frais.
Opérant depuis les plages et les petits ports, les cellules locales lanceraient des navires de pêche, des voiliers de plaisance ou tout autre esquif suffisamment petit et local que pour justifier une activité à proximité des côtes sans attirer l’attention des autorités… tout en permettant de récupérer les cargaisons larguées la nuit précédente par les vaisseaux des différentes sociétés-écrans que le Mahajanubia piloterait à travers ses agents et hommes de paille, se réfugiant derrière une activité économique bien réelle mais avant tout de façade pour échapper aux soupçons.

Cela permettrait aussi de larguer des cargaisons que les navires-cargos en question pourraient par la suite récupérer loin des regards des douaniers, dans les eaux internationales où la présence durable d'un navire de pêche ne serait pas source d'alerte.
Ceci assurerait un circuit à double sens, avec ainsi la possibilité si besoin de récolter des devises via différentes actions dans un pays pour ensuite le blanchir dans un autre... ou même pour le rapatrier directement au Mahajanubia. Mais aussi d'évacuer des agents d'un pays pour les transporter discrètement vers un autre. La division d'entrainement militaire à la plongée s'étendait en ce moment même justement dans ce but, avec des moniteurs venus entre autre de Britonnie, du Vryheid, d'Uhmali et même du Txile.

Dans des cargos transportant jusqu'à 20.000 conteneurs chargés de bric et de broc très divers, les douaniers du monde entier étaient bien en peine d'analyser en détail chaque sac à main déjà au sein de leurs ports, où ils disposaient d'un arsenal technologique immense. C'était moins une question de complexité que de simple volume : L'époque des douanes toutes puissantes que tentaient de faire revivre le Montalvo et quelques autres pays était juste un souvenir nostalgique d'une ère où les fonctionnaires étaient assez bon marché que pour en avoir une petite armée et où les échanges quotidiens dans un grand port international se comptaient en centaines de tonneaux... plutôt qu'en centaines de milliers de conteneurs.

Pour brouiller d'avantage les pistes, le trajet actuel ne passerait même pas par le Mahajanubia ou un pays de l'Union Pan-Océanique. Et d'ailleurs, pourquoi le devrait-il ?
En creusant son canal à travers l'Isthme Shuktène, l'OCC avait abreuvé les eaux territoriales du Karmalistan avec un flot de navires civils tellement vaste qu'ils devaient faire des files d'attente pour traverser.
Cela donnait amplement le temps pour faire des livraisons express en hors-bords depuis le Dahar... avec la bénédiction des douaniers locaux friands de Livres Britonniques, de leurs superviseurs avides de bon whisky du Lorthon, des politiciens qui les payaient et dont les hommes d'affaire Janubiens finançaient les "campagnes politiques" d'une part via de généreuses donations et d'autre part en créant des emplois qui, au vu du salaire moyen local, étaient des manes financières inespérées pour les familles des employés... qui par le plus grand des hasards s'avéraient aussi souvent être les familles des différents partisans des figures d'autorité locale.

Bien entendu, en Eashatri, on contrôlait tout. Vraiment tout. Chaque caisse, chaque fruit, chaque étiquette. Cela était noble. Cela créait des emplois dans l'administration et était l'une des raisons des beaux embouteillages dans le canal.
Si les services du Mahajanubia avaient bien quelques trucs contre ce zèle légaliste, cela demeurait une gène sérieuse à laquelle Fauzan travaillait à remédier.

Posté : mer. mai 30, 2018 12:46 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
28/03/2036

[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]


Peloton d'infanterie légère

Le peloton d'infanterie légère est l'unité opérationnelle de base. Elle rassemble 3 sections de fantassins et 1 section de spécialistes (mortiers) dans le but de pouvoir mener des opérations offensives indirectes contre l'ennemi sans s'exposer dans une fusillade qui empêcherait ses membres de disparaître juste après les salves d'obus. De par ses effectifs, le peloton maintient toutefois la capacité à agir simultanément sur une zone importante.
Plus important, il représente le premier échelon réellement hiérarchisé et organisé d'un mouvement de combattants de la foi et, à ce titre, forme également sa plus petite unité administrative structurée, offrant la base organisationnelle autour de laquelle graviteront toutes les autres structures aussi bien combattantes que non-combattantes.

Le chef de peloton, s'il ne dispose pas de sa section propre, doit superviser pas moins de 4 sections et coordonner leurs actions lors des opérations mais aussi en période d'inactivité en vue de remplir leur rôle politique auprès de la population.
Le peloton est en effet, par son existence, l'incarnation de la présence des combattants de la foi dans la région où il opère. Cette présence signifie allégeance populaire aux combattants de la foi car l'absence d'allégeance signifie apathie au mieux et trahison au pire. L'apathie en elle-même est une forme de trahison car, par l'inaction, le citoyen-croyant contribue aux souffrances de ses camarades. Il est du devoir du chef de peloton et de ses hommes de rappeler cela à la population.
L'allégeance se manifeste avant tout par un soutien passif envers les combattants de la foi mais surtout en une non-collaboration avec les forces occupantes. Le peloton doit ainsi s'assurer de punir de manière exemplaire toute manifestation de collaboration qui ne serait pas une déception organisée par les combattants de la foi dans un but d'infiltration, désinformation ou sabotage. Au-delà du simple exemple que cela expose à la population, c'est surtout un message clair :

[center]"Ici, en ce lieu et à cet instant, l'envahisseur ne peut pas vous protéger. Ses lois n'ont aucune prise sur nous.
Son armée est incapable de nous vaincre. Nous pouvons la frapper en toute impunité et disparaitre avant même qu'elle ne comprenne être attaquée.
Ses représentants ont trop peur que pour être présents. Et ceux qui ne sont pas assez terrorisés meurent plus vite que l'envahisseur ne peut en recruter.
Votre allégeance à l'envahisseur, votre espoir en sa protection, votre confiance en ses promesses d'avenir sont mal placées et ne vous apporteront que la ruine."
[/center]

Tel est le cœur même du dialogue politique qui est institué entre les masses populaires et les combattants de la foi : qu'il soit partisan de la résistance musulmane, collaborateur loyal à l'envahisseur ou même simplement indifférent à qui gouverne le territoire et donc sa vie, chaque citoyen doit comprendre que les combattants de la foi ont le pouvoir de faire de sa vie un enfer si nécessaire.
Cela ne veut pas dire qu'ils en ont l'envie ou même l'intention. Que du contraire : ils ne veulent rien de mieux que de laisser en paix les hommes de bonne volonté. Mais ils n'hésiteront pas longtemps à sacrifier une seule personne, une seule famille, un seul village ou un quartier spécifique si ceux-ci représentent un obstacle dans la défense d'une terre libre pour les croyants.
Les combattants de la foi sont le futur gouvernement de ce pays et, en attendant, ils sont l'autorité effective dans cette région immédiate. Ils offrent justice à l'échelle individuelle mais ne peuvent actuellement offrir la protection à l'échelle collective. D'un autre côté, l'envahisseur peut-il offrir une telle protection de manière efficace ? Le simple fait qu'une cinquantaine d'hommes armés ouvertement hostile à l'envahisseur se trouvent ici même, devant vous, est la preuve que non.

Au-delà de ce douloureux rappel des réalités pratiques, il y a d'autres niveaux de communication plus implicite :
  • Les chances qu'une dénonciation résulte en la capture de la totalité de la cinquantaine d'hommes armés sont faibles. Si même un seul d'entre eux échappe à un piège tendu par l'envahisseur avec la collaboration de citoyens, ces derniers auront signé leur arrêt de mort. En cela, leur silence est indispensable à leur survie.
  • Mais surtout, leur silence ne coûte à priori rien : l'envahisseur n'a qu'un seul moyen de faire la différence entre un partisan cachant des informations et un ignorant qui ne les connait tout simplement pas : l'interrogatoire. Et celui-ci n'est même pas un bon moyen, puisque même les ignorants finissent par avouer connaître quelque chose s'ils sont trop poussés.
  • L'envahisseur ne peut pas systématiser l'usage de l'interrogation poussée et encore moins de la torture, ceci d'abord pour des considérations logistiques (pas assez d'interrogateurs qualifiés par rapport à la taille de la population) mais surtout car, si l'envahisseur a l'ambition de gouverner cette terre et son peuple, la notion de punition collective sera simplement intenable, sous peine d'aliéner toute la population. Prétendre ne rien savoir permet donc dans la majorité des cas de ne même pas être inquiété.
  • À l'opposé, les combattants de la foi n'ont pas à gérer le territoire mais seulement à en interdire le contrôle à l'envahisseur en vue de rendre la lutte intenable sur le plan politique. Ils ne sont donc absolument pas tenu aux mêmes limitations dans les représailles qu'ils peuvent infligé à un individu, à une famille ou à une communauté. Ils n'ont pas offrir le "bénéfice du doute" à ceux qu'ils estiment coupables de trahison. Mieux vaut donc ne pas donner une raison de tomber sous de telles accusations.
Au-delà de ce rôle symbolique de "garnison fantôme" faisant des apparitions périodiques en force juste pour rappeler que la collaboration avec l'envahisseur est interdite, le peloton doit aussi contribuer à l'organisation socioéconomique et politicomilitaire de la résistance nationale, ceci à l'échelle locale, ce qui implique de :
  • Dispenser une justice extérieure et relativement impartiale en apparence... même si la satisfaction de la volonté populaire prime ici d'avantage que la recherche de la vérité.
  • Diffusion de la propagande via des actualités alternatives rapportant le véritable quotidien de la guerre, en dénigrant les initiatives de l'envahisseur, en exposant ses défaites tactiques et en dénonçant son incompétence à faire régner sa loi.
  • Endoctrinement idéologique initial de la population locale, en particulier des enfants et des jeunes gens, ceci afin de les encourager à respecter l'Islam, à se convertir si besoin et à soutenir les combattants de la foi en véritables frères.
  • Recrutement de candidats pour les combattants de la foi parmi les jeunes gens après s'être assurer de leur conviction idéologique et de l’existence, si besoin, de moyens de pression à travers leurs familles.
  • Entrainement martial de base des candidats puis incorporation soit dans l'une des sections existante, soit dans un peloton allié proche, soit dans une nouvelle section où seront aussi incorporés quelques vétérans d'autres sections.
  • Organisation des corps auxiliaires parmi les non-combattants désireux de soutenir la cause mais inaptes aux combats pour des raisons physiques, intellectuelles, économiques ou idéologiques.
  • Collecte de ressources financières et matérielles auprès des populations locales en vue de soutenir les opérations du peloton et, de manière plus large, le mouvement de résistance à l'échelle nationale.
  • Appui et protection aux associations citoyennes de nature sociale, économique, culturelle et surtout religieuse encourageant l'Islam ou un patriotisme nationaliste opposé à l'envahisseur.
  • Élimination des collaborateurs visibles mais aussi de tout agent de l'appareil administratif, policier ou/et militaire de l'envahisseur afin de contester ouvertement son contrôle sur la région.
  • Rassemblement d'informations sur l'envahisseur mais aussi sur les structures politiques et économiques de la région, en vue de permettre à la hiérarchie de planifier des opérations de grandes envergures.
Organisation :

Staff de commandement :
1 lieutenant, 1 adjudant

Section de fantassins
1 sergent, 11 soldats, 10 fusils d’assaut, 12 pistolets, 2 lance-grenades, grenades

Section de fantassins
1 sergent, 11 soldats, 10 fusils d’assaut, 12 pistolets, 2 lance-grenades, grenades

Section de fantassins
1 sergent, 11 soldats, 10 fusils d’assaut, 12 pistolets, 2 lance-grenades, grenades

Section mortier
1 sergent, 11 soldats, 2 mortiers 2B25 « Gall », 40 obus, 12 pistolets.

Dans la pratique, il peut arrivé que le peloton manque d'effectifs pour maintenir des sections complètes. S'il n'est pas possible de recruter localement et que des renforts extérieures sont indisponibles après une période prolongée, il est conseillé à l'officier de d'abord dissoudre une section de fantassins afin de maintenir les effectifs des autres sections.
Mais si ses effectifs en arrivent à un point où il est impossible de maintenir au moins deux sections complètes (24 hommes), alors il lui faut envisager l'option de dissoudre le peloton, confiant ses hommes à la hiérarchie pour mutation tandis que lui-même recevra soit un nouveau commandement soit un poste dans l'état-major.

Au contraire, s'il y a trop de recrues enthousiastes, plusieurs sections additionnelles "de réserve" peuvent être formées. Ces dernières n'ont toutefois pas pour objectif d'être déployées mais bien de servir d'abord de cadres pour la mission politique puis, à plus long terme, soit justement de renforts aux sections opérationnelles du peloton, soit de base pour la création de nouveaux pelotons d'infanterie légère.

Si l'officier a une large initiative pour l'organisation et le fonctionnement interne à son peloton, il lui est toutefois recommandé d'éviter de créer trop de sections "de réserve", en partie afin de ne pas trop disperser son personnel expérimenté mais aussi afin de ne pas diluer son autorité, ce qui nuirait à l'efficacité de son groupe et donc à terme à leurs chances de survie.
Pire : une large force armée concentrée sur une zone trop restreinte et pas assez peuplée de civils devient visible, ce qui est une condamnation à mort alors même que la guérilla ne requiert pas d'effectifs combattants importants.
Il lui faut aussi ne pas trop taxer les ressources humaines de la population afin de permettre à des cellules de résistance moins chanceuses de bénéficier de ses efforts dans la durée : la lutte est un effort global, où il n'y a que peu de places pour les ambitions égoïstes.

En temps normal, les sections demeurent séparées les uns des autres, avec leurs membres allant jusqu'à s'éloigner les uns des autres aussi pour se fondre dans des occupations civiles servant autant de couverture que de gagne-pain.
La majorité des missions politiques du peloton peuvent être accomplies par quelques réunions de démonstration de force de manière ponctuelles, d'occasionnelles attaques au mortier contre des cibles relevantes et, le reste du temps, par les sections en elle-même directement au niveau local, voir même par des soldats individuels une fois que l'influence du mouvement est bien implantée dans la population civile.


[center][img]https://s15.postimg.cc/llbb3th0r/Light_Infantry_Platoon.png[/img][/center]

Posté : ven. juin 01, 2018 11:47 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
01/04/2036

[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]


Companie d'infanterie légère

La compagnie d'infanterie légère est l'évolution naturelle du peloton d'infanterie légère, lequel est l'unité opérationnelle de base, représentant en cela le premier échellon d'intégration possible pour une cellule de résistance.

En effet, lorsqu'une cellule de résistance se forme de manière indépendante, il est jugé contre-productif de chercher à l'intégrer au mouvement lorsqu'elle consiste en à peine une dizaine d'individus, lesquels opèrent alors d'avantage comme une bande, avec toute la flexibilité et la liberté associée à ce genre de formation irrégulière. De telle cellule limitant souvent leurs actions au sabotage et à l'assassinat, elles n'ont pas besoin d'une hiérarchie pour leur fournir le soutien matériel, la coordination, la puissance de feu ou le savoir-faire spécialisé nécessaire à des opérations plus complexes.

Le peloton est ce en quoi une telle cellule indépendante doit se transformer lorsqu'elle prétend réellement contrôler une région ou une ville et non simplement pratiquer des actions isolées de manière mobile.
La compagnie est ce en quoi le peloton se transforme lorsque le nombre de sections de fantassins devient trop importantes que pour être commandées directement par un lieutenant. Avec un effectif théorique de 125 soldats, elle est une force capable d'effectivement interdire à l'occupant une présence permanente dans une région. Elle dispose aussi d'un niveau de spécialisation supplémentaire au peloton, offrant à ses hommes une défense anti-aérienne contre les frappes héliportées mais se réservant ainsi également l'option de mener des embuscades contre ces mêmes hélicoptères ou contre des avions.

Dans la pratique, une compagnie peut avoir jusqu'à six pelotons, bien que la majorité des capitaines expérimentent des difficultés à maintenir un niveau d'efficacité opérationnelle optimum dès quatre pelotons. Si un soutien est disponible auprès de la hiérarchie, il vaut mieux alors scinder la compagnie en deux nouvelles compagnies ou juste former des pelotons autonomes qui migreront pour assurer le contrôle d'un nouveau territoire.


La compagnie reprend les mêmes missions politiques que le peloton, qu'elle assure avec une efficacité exponentielle, sa masse et ses spécialités projetant une image de puissance et de durabilité bien plus forte auprès des populations : là où une bande de cinquante tirailleurs avec quelques mortiers pouvait effrayé mais être malgré tout mise en échec par une forte présence policière ou militaire, une centaine de ces mêmes tirailleurs avec une couverture anti-aérienne est à même de mener des opérations de représailles contre des cibles bien mieux défendues et sans que cela ne compromette sa survie à long terme.
Elle a aussi un rôle de supervision distante et d’assistance pour les « sections autonomes », désignation des cellules de résistance non-intégrées dans la ligne hiérarchique classique, et avec les « groupes indépendants », désignation des cellules de résistance et organisations variées qui, bien qu’opposées aux mêmes ennemis que le mouvement, se refusent pour l’heure à être intégrées au cœur du mouvement.
Dans ce rôle de superviseur, la compagnie a pour objectif de nouer des liens forts avec les groupes indépendants en vue de :
  • Évaluer leurs objectifs et valeurs afin de permettre à la hiérarchie de décider s’il s’agit d’un groupe à considérer pour assimilation ou extermination.
  • Évaluer leurs effectifs et moyens afin de pouvoir planifier de manière optimale l’assimilation, l’extermination ou au moins la coopération dans le cadre de la résistance.
  • Évaluer leurs connections politiques afin de mieux comprendre où se situent leurs intérêts, besoins et priorités tant idéologiques que stratégiques et matérielles.
  • Évaluer leur popularité locale afin de réaliser l’impact potentiel de leur assimilation ou extermination.
  • Obtenir un accord de non-agression afin de ne pas avoir à se soucier d’avoir à être en compétition pour les mêmes territoires, populations et ressources.
  • Obtenir un accord d’échange d’information afin de permettre des économies d’échelle via une fusion partielle des réseaux de renseignement ou au moins un gain qualitatif par recoupement.
  • Obtenir un accord de coopération logistique afin de permettre des économies d’échelle via une fusion partielle des réseaux d’approvisionnement et un échange des excédants.
  • Obtenir un accord de coopération militaire afin de permettre des opérations plus importantes en achevant une supériorité numérique localisée sur l’occupant.
  • Procéder à l’assimilation du groupe via la subversion progressive de son leadership et de sa base puis à la purge des derniers éléments réfractaires.
  • Procéder à l’extermination du groupe via une série d’embuscades coordonnées pour frapper simultanément un maximum de son leadership.


Sur le plan opérationnel, la compagnie a aussi un rôle-clé à jouer en tant qu'élément d'interdiction aérienne : par la simple suspicion de sa présence, elle force l'ennemi à faire un usage prudent et modéré de ses hélicoptères, limitant en cela les possibilités de soutien aérien tactique et augmentant ainsi les chances de survie de tous les combattants de la foi qui opèrent dans la région.
Même si une telle interdiction reste théorique et sera inefficace face à une attaque aérienne en force, il convient tout de même de considérer l'équation suivante :
Un seul hélicoptère moderne coûte au moins 20 millions $, soit le coût de formation et d'entretien d'une force de 200 soldats d'élite pendant cinq années.
Bien qu'à éviter, le sacrifice potentiel d'une compagnie entière de combattants de la foi (qui sont rarement des soldats d'élite) pour abattre une seule de ces machines est donc un gain net pour le mouvement.


Organisation :

Section de commandement :
1 capitaine, 1 adjudant, 4 sous-lieutenants, 6 soldats, matériel informatique, PAS D’ARMES

Section anti-aérienne
1 sergent, 11 hommes, 4 MANPAD GAM-008 « Wasp », 4 missiles, 12 pistolets.

Peloton d'infanterie légère n°1

Peloton d'infanterie légère n°2

Les sous-lieutenants sont optionnels et peuvent être remplacés par des soldats prometteurs pouvant être considérés comme de futurs candidats officiers. Leur rôle est avant tout ici de servir d'aides de camps auxquels le capitaine peut déléguer la gestion des flux d'information et l'exécution de tâche administrative ou de communication sensible.
Si possible, la hiérarchie essaiera d'intégrer vers les sections de commandment les candidats officiers ayant déjà fait la preuve de leurs capacités lors de leur formation. L'objectif est là de leur donner une expérience directe du commandement à divers échellon afin qu'ils puissent un jour assumer ce commandement en tant que lieutenant.
De plus, leur présence au sein de la compagnie permet au capitaine de facilement remplacer un lieutenant décédé ou de trouver un possible officier pour prendre la tête d'un nouveau peloton.

La section anti-aérienne opère sous le commandement directe du capitaine, lequel peut trouvé un avantage à détacher un sous-lieutenant de confiance pour assurer une supervision et coordination de qualité.
De par sa nature, la section anti-aérienne doit pouvoir opérer avec beaucoup d'autonomie afin de se placer de manière optimale pour atteindre sa cible. Elle évitera donc de se déployer dans une situation qui l'engagerait avec le reste de la compagnie dans une fusillade ou autre opération de combat au sol.


[center][img]https://s15.postimg.cc/xb6eihoy3/Light_Infantry_Company.png[/img][/center]

Posté : ven. juin 01, 2018 1:39 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
02/04/2036

[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]

Auxiliaires Civils (1)

Saisir un fusil et abattre les ennemis de l'Islam n'est pas la seule manière de soutenir la lutte. Les combattants de la foi ont également besoin de soutien à différents niveau :
  • Collecte de renseignements au profit des unités de combat, évitant ainsi à celles-ci de devoir perdre trop de temps en missions de reconnaissance et leur permettant également de limiter leur exposition avant le moment de frapper leurs cibles.
  • Diffusion de propagande, afin de faire entendre les messages du mouvement à tous et de relayer également les valeurs, idées et aspirations du mouvement en vue de rallier les masses tout en exposant à tous les lacunes et offenses de l'envahisseur.
  • Recrutement de candidats pour les combattants de la foi ou simplement de volontaires pour aider dans la lutte justement dans des Corps Auxiliaires.
  • Formations professionnelles ou même martiales aux partisans du mouvement, en vue d'accroitre leurs capacités individuelles pour ensuite les mettre à la disposition du mouvement.
  • Approvisionnement en nourriture, que ce soit à travers quelques rations servies à une section dinant chez l'habitant ou des camions entiers de légumes, fruits et céréales qui serviront tant de réserve alimentaire que de potentielle source de financement.
  • Soutien médical aux combattants de la foi mais aussi à leurs épouses, leurs enfants et à toutes les familles de partisans, ceci en vue de maximiser leur capacité à servir la lutte.
  • Fourniture d'abris et de logements pour les combattants de la foi et pour tout partisan, avec la couverture officielle appropriée en vue de permettre d'échapper aux surveillances de l'envahisseur.
  • Approvisionnement en munitions et matériel divers, auquel l'accès n'est pas forcément facile en raison de rationnement, de pénurie réelle ou simplement car illégal.
  • Transport de matériel, denrée et personnel de manière anonyme via des moyens civils, afin de limiter le risque d'interception par les forces armées de l'envahisseur.
  • Communications d'information vers d'autres cellules ou plus en amont dans la hiérarchie du mouvement, ceci via divers moyens selon le niveau technologique, la liberté de mouvement et le degrés de loyauté estimé.
  • Prestation de travaux de génie civil en vue d'aménager les infrastructures nécessaires aux combattants de la foi pour accomplir leur mission.
  • Prestation de services mécaniques pour remettre en état le matériel ou les véhicules utilisés par les différentes cellules sans attirer l'attention de l'envahisseur.
  • Financement du mouvement via la collecte locale de donations et taxes sur la population civile, que cette dernière soit désireuse ou non de soutenir le mouvement.
  • Sabotage des infrastructures et de l'appareil économique en général, afin de limiter la capacité de l'envahisseur à opérer, diminuer le confort d'existance des populations collaboratrices et impacter négativement l'économie taxée par l'envahisseur.
  • Diffusion de désinformation à destination de l'envahisseur pour lui faire épuiser ses ressources en une vaine chasse aux sorcières, semant ainsi la suspicion et la confusion dans ses propres rangs tout en hâtisant la haine du peuple à l'égard de l'envahisseur.
  • ...


Si de telles services peuvent être fournis par des unités militaires désignées, il est souvent plus simple de s'appuyer sur des structures civiles existantes, en particulier si la sympathie de la population est acquise. Mais pour assurer une mobilisation populaire totale, ces structures devront tôt ou tard être assimilées au sein d'un appareil hiérarchique pleinement sous le contrôle du mouvement. En cela, la réorganisation complète de la société civile selon la double grille de la hiérarchie militaire et des préceptes islamiques est une nécessité absolue pour voir la lutte aboutir.


Organisation :

Chaque cellule d'Auxiliaires Civils devra être identifiée par un numéro et une série de lettres, donnant ainsi une idée claire de ses capacités individuelles. La cellule de base n'est pas considérée comme organisée suffisemment que pour pouvoir fournir des services spécialisés. Elle sera donc utilisée par la hierarchie en sa capacité purement numérique pour des services de base :
  • Collecte locale de renseignements
  • Approvisionnement local en nourriture
  • Fourniture d'abris et de logements locaux
  • Transport local
  • Financement à petite échelle
  • Communication mineure


L'objectif de telles cellules est avant d'être des points de chute temporaire pour les combattants de la foi, offrant un sanctuaire d'où il sera possible de se regrouper et se réorganiser pour mieux reprendre la lutte.

Posté : sam. juin 02, 2018 9:33 am
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Marejno, Amarantie continentale
05/04/2036


[img]https://s33.postimg.cc/5j3cgdq0v/1200px-_Adelaide_Skybridge_S7390.jpg[/img]

"-Mesdames et messieurs, nous sommes à présent arrivé à destination et pouvons débuter le débarquement. La température extérieure est de 22°C et nous bénéficions d'un fort ensoleillement. Moi-même et tout l'équipage vous remercions pour votre présence à bord du vol AL0458 Aravindapura-Marejno."

Yadayada... merci à toi aussi, infidèle, pour m'avoir conduit aux portes de la tanière de tes frères afin que j'y dispense la justice divine et apporte revanche et paix aux croyants tombés sous les bombes des envahisseurs polythéistes. Il ne faudra plus longtemps, maintenant. Plus longtemps guère avant que j'abandonne ce... déguisement, ces fausses manières de mécréant, ce faux sourire d'amabilité à l'égard de ceux pour qui brûle ma haine...

"-Bon séjour en Amarantie, Monsieur"

"-Merci !! Et une bonne journée à vous aussi, mademoiselle !! Vishnu veille sur vous..."

...infame catin de Babylone !!!

Ne pouvais-tu donc te montrer plus modeste ? Ton seul sourire est une invitation perverse à s'éloigner de la grandeur divine de mille et une façon !! Et que dire de cette jupe qui dévoile lacivement tes jambes à la peau de couleur canelle dont la douce texture n'est qu'un prélude à la saveur ennivrante de ton jardin sec... CONCENTRATION, AMIRE !!
Tu es faible, comme tous les hommes et c'est exactement pour ça qu'il faut nous préserver de telle vision en emballant ces délicieuses courbes féminines qui n'attendent que tes caress... AAAAAH !!

Bref, la mission. Continuez. Attention à ton accent : prononcé mais pas caricatural. Oublie les références à ta foi, feins d'adopter celle des païens hindous, vénérateurs des milles démons et du grand néant. Pas de regard agressif. Non, on ne crache pas par terre ici. Voilà le douanier. Souriiiire.


"-Raison de votre présence en Amarantie ?"

"-Tourisme."

"-Je vois que c'est la première fois que vous sortez d'Eashatri, Monsieur..."

"-Oh non !! J'étais en escale à Aravindapura il y a quelques heures. Mais appellez-moi Patel !!"

...parce que j'ai encore du mal à prononcer ce foutu nom de famille.

"-Patel Mookherjee. Combien de temps pensez-vous rester ici ?"

"-J'ai réservé mon hotel pour une semaine ici, à Marejno. Et de là, je verrai bien. Combien de temps ais-je droit ? L'ambassade n'a pas été très claire sur la question. Ou alors j'ai oublié et..."

BLAM !! Le cachet retomba avec la force de la lassitude sur le passeport, marquant la page où se trouvait déjà apposé le cachet des autorités frontalières de l'Horbarash et du Lianwa. La main graisseuse du douanier glissa un prospectus.

"-Vous trouverez toutes les informations nécessaires là-dedans. Rien à déclarer ? Pas de bagages ?"

"-Non. Mais j'en aurai au retour : j'ai prévu de revenir avec plein de souvenirs pour la famille."

À condition que Sa miséricorde ne m'appelle pas à mourir en martyr avant, bien entendu.

"-Ok, c'est bon, circulez..."

"-Merci !! Et une bonne journée à vous aussi, monsieur !! Vishnu veille..."

"-Oui, oui, z'êtes le troisième aujourd'hui à m'emmerder avec vos conneries de hippies. SUIVANT !!"

... et bien ça s'était plutôt bien passé. Maintenant, trouver un taxi jusqu'à l'hotel, prendre une douche, faire mes ablutions, prier dans de bonnes conditions, rejoindre les autres lors du repas et demain... DéBuTeR lA lUtTe SaInTe !!

[center]--------------------------[/center]

Cette scène, elle se répétait depuis déjà quelques jours un peu partout en Amarantie. Combien étaient-ils ? Des dizaines ? Des centaines ? Des milliers ? Difficile à dire : la Janubie déborde d'une multitude grouillante et les nouvelles élites Eashes nées de la prospérité retrouvée trouvaient dans les récents troubles sociaux une bonne raison pour prendre des vacances. Ils n'étaient pas les seuls : avec plus d'une trentaine de nations, ce continent encore largement sous-développé ne manquait pas de touristes potentiels.
Et avec une large part de l'économie Amarantine tournée précisément vers le tourisme, on pouvait s'attendre à voir une part importante des candidats s'échouer sur les côtes de la Ligue.
La plupart arrivait de manière indirecte, passant par les quelques grands aéroports de Janubie, de Marquésie et du Wenlei car même si l'Amarantie était attractive en tant que destination, elle demeurait chère comparée au Kaiyuan ou au Sengaï.

Quant à savoir combien parmi ces touristes Janubiens étaient d'honnêtes visiteurs et combien avaient des intentions plus sinistres, cela resterait encore pour quelques temps une surprise...


[center][img]https://s33.postimg.cc/b154vypsv/Amire_Patel.png[/img][/center]
[center]"Bon, elle est encore loin, cette gare ? 'sont lourds, ces explosifs..."
Amire/Patel apprécie l'hospitalité de Dytolie
[/center]

Posté : lun. juin 04, 2018 9:54 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
11/04/2036

[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]


Sniper : reconnaissance et élimination

Équipement concerné :
PR-15 « Baldrick »


Éliminer une cible humaine précise sur une longue distance est une capacité tactique qui a été appréciée depuis au moins aussi longtemps que l’arc a existé, voir même avant. En abattant un officier, il est possible de jeter dans la confusion la hiérarchie d’une unité, neutralisant partiellement et temporairement sa capacité d’action et donc de menace. En abattant en silence une sentinelle, il est possible d’ouvrir une brèche dans un dispositif de surveillance ennemi, préservant ainsi l’élément de surprise lors d’une attaque ou permettant une exfiltration à travers les positions ennemies.
Ces missions peu conventionnelles sont généralement confiées à des individus disposant d’entrainement et équipement spécifiques à leurs tâches, lesquelles s’intègrent mal dans la hiérarchie traditionnelle des unités de rang. L’autonomie nécessaire à ces spécialistes fait qu’ils sont d’avantage des agents que des soldats. Leur utilisation à des fins aussi bien politique que militaire s’impose dès lors également : pourquoi déployer une armée quand un seul homme est non seulement suffisant mais aussi bien plus efficace ?
Avec l’amélioration des technologies balistique et optique, la fonction de reconnaissance s’est peu à peu ajoutée aux tâches dévolues aux tireurs d’élite : une lunette de visée capable de magnifier une image suffisamment que pour permettre de voir le blanc des yeux d’une cible à plusieurs centaines de mètres est une lunette également capable d’observer les dispositions de troupes, la présence de matériel, les ouvrages défensifs ou même de confirmer la présence d’un individu précis.

Pour toutes ces raisons, les tireurs d’élite ou « snipers » sont considérés comme un outil important dans toute opération de guerre asymatrique, où justement la masse de troupes et la puissance de feu importent moins que la précision et la discrétion. Un seul sniper peut éliminé un politicien, un commandant ou tout autre figure dont l’assassinat contribuera à handicaper l’organisation de l’ennemi ou/et à envoyer un message politique fort :
« Personne n’est hors d’atteinte. Personne n’est en sécurité »

Ce message, lorsqu’il passe par une démonstration pratique, est un signal pour chaque personnalité importante d’un régime. Il pousse les élites à réaliser moins d’apparences publiques et chaque fois dans un contexte bien plus contrôlé. Mais pour la majorité des gens, cela encourage un tout autre type de prudence : modération, neutralité, silence, inaction voir même coopération, tout cela en raison de la profonde terreur qu’inspire une organisation capable de frapper qui elle veut, quand elle veut, où elle veut, ceci en s’émancipant totalement de toute considération légale, sociale ou éthique.
Si l’individu sait qu’une action a de fortes chances de provoquer la mort de lui-même, sa famille ou ses proches, il s’abstiendra la majorité du temps de cette action, sauf à subir des pressions via la menace de conséquences à la gravité et probabilité similaires en cas de non-action.
Ainsi va la mission politique du sniper au sein des combattants de la foi : un outil de précision dans l’application de la violence dans le but d’obtenir une soumission par la terreur.

Pour accomplir cette mission, le sniper dispose d’une arme de choix : le PR-15 « Baldrick », produit des ateliers du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=328273#p328273]groupe « Bahadur Ordnance Factories »[/url], lequel réalise principalement une production sous licence d’armes Britonniques et Karmali.

[center] [img]https://s15.postimg.cc/e7zn3f3jv/Ai-as50-0.jpg[/img][/center]

Le PR-15 est un modèle Briton assez récent, vieux d’une dizaine d’années à peine. Malgré une armature d’alliage en titane alliant légèreté et résistance, le fusil atteint un poids de 14 kilogrammes. Et bien qu’intégralement démontable sans outils, sa longueur de 165 centimètres en fait une arme massive et encombrante, peu adaptée au rythme rapide des fusillades du combat d’infanterie.
Toutefois, il compense ce désavantage par d’autres qualités :
Une précision importante et surtout une cadence de tir semi-automatique pouvant aller jusqu’à 180 coups par minute. Dans le cas où la cible serait manquée par la première balle, cela permet d’enchainer immédiatement sans avoir à engager manuellement une autre cartouche. L’impact d’une telle cadence de tir reste négligeable pour deux raisons : l’utilisation de compensateurs hydrauliques de recul inclus dans l’armature du fusil… et le fait que le chargeur ne contient que cinq cartouches. Les tireurs sont d’ailleurs spécifiquement entrainés à une tactique typiquement Briton : la « High Five Security », expression utilisée par les snipers pour désigner, durant les missions d’assassinat, le fait de mettre systématiquement cinq balles dans leur cible, juste pour être certains. La tactique a le désavantage de « gâcher » des munitions et forcer le sniper à changer de chargeur, le laissant temporairement sans défense face aux autres hostiles présents dans la zone. Mais considérant que le sniper cherchera avant tout à évacuer la zone une fois sa mission accomplie plutôt qu’à tenir sa position, cela est vu comme un bien maigre prix pour l’efficacité de l’assassinat.
Pour faciliter cette évacuation rapide, le design du fusil a été pensé pour permettre à un opérateur entrainé de le démonter en moins de trois minutes, sans outil.
En vue d’accroitre la stabilité, des rails sont disponibles pour accommoder un bipied. Dans de bonnes conditions, le « Baldrick » est capable d’atteindre une cible de 9 cm de diamètre à une distance de 1800 mètres. Ces performances peuvent être affectées par divers facteurs, pour lesquels le sniper et son observateur disposent d’outils de mesure et tables de conversion pour calculer l’angle de tir optimum. Mais même ainsi, la majorité des tirs ayant lieu à moins d’un kilomètre, la précision moyenne du fusil demeure importante.
Les munitions utilisées sont d’un calibre comparable à celles utilisées par les mitrailleuses lourdes. Trois types sont transportés afin de parer aux éventualités :
  • La balle explosive, conçue pour se fragmenter peu après l’impact en vue de provoquer des dégâts internes importants aux organes de la cible ou, au moins, de projeter des fragments dans la zone immédiate en vue de blesser ou incapacité la cible, rendant les tirs suivants plus aisés. Les tirs directs sur des corps sans protection résultent en des dégâts tels que cinq tirs au but ne laissent pas grand-chose à sauver.
  • La balle perforante, conçue pour traverser les matériaux à haute densité tel les blindages de chars légers, les verres de sécurité ou les gilets pare-balles, ces derniers étant purement et simplement pulvérisés. Peu appropriée pour un assassinat car traversant le corps de la victime de manière trop « propre », elles sont parfaite pour la destruction de matériel. Et même pour les assassinats, cinq trous larges comme votre pouce sont généralement assez pour tuer n’importe qui.
  • La balle empoisonnée, plus rare, est utilisée en incorporant une neurotoxine ou autre composé chimique dans la tête de la balle, laquelle se pulvérise à l’impact, répandant l’agent toxique dans le système de la victime. La version industrielle de ces cartouches privilégie l’incorporation de VX sous sa forme huileuse, la dispersion gazeuse n’étant pas nécessaire lorsque la neurotoxine est déjà à l’intérieur de la cible. Avec moins de 20 mg nécessaires pour garantir la mort d’un humain via absorption capillaire, l’arrivée de cinq de ces doses directement à l’intérieur de l’organisme garanti une exécution en quelques secondes, sans traitement possible. Les balles empoisonnées ont toutefois le défaut d’être relativement peu denses, imprécises et avec un faible pouvoir pénétrant (en comparaison d’autres balles d’un calibre similaire...). Des versions artisanales existent aussi, bien qu’utilisant des composés chimiques bien plus simples et sûrs à manufacturer.


Organisation :

Une section autonome de tireurs d’élite comprend un total de 2 tireurs, 2 observateurs et 8 fantassins. La section n’existe toutefois que dans un but administratif : il est fréquent que tireurs et observateurs agissent en simple binôme, loin de tout soutien. La provision est toutefois faite d’avoir 8 fantassins pour servir de garde du corps aux tireurs et observateurs, sécurisant la zone pour permettre au binôme de se concentrer pleinement sur sa mission principale : aligner cinq balles dans une cible de quelques centimètres située à environ un kilomètre de distance, ceci dans une fenêtre d’opportunité assez courte et en dépit des conditions climatiques.
Les fantassins, en plus de leurs armes de poing et munitions personnelles, transportent aussi les outils de mesure, le matériel de télécommunication et les munitions additionnelles pour le fusil de précision PR-15

En termes de hiérarchie, les observateurs sont généralement considérés comme les sous-officiers en charge de la section, avec un grade de sergent ou supérieur. La section autonome n’est pas intégrée au sein d’une compagnie mais directement sous le commandement du bataillon ou niveau hiérarchique supérieur, agissant en cela à titre d’agents spéciaux plutôt que de soldats. De même, la nature extrêmement variée des missions ne permet pas de fournir une procédure précise. L’initiative et la créativité de la section sont donc indispensables.

Posté : lun. juin 04, 2018 11:04 am
par Johel3007
Archives de la dynastie
11/04/2036

[center]Ensemble dans la lutte
Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]

Démolition : la beauté de la simplicité

Équipement concerné :
Charge explosive « X-45IC »
Pâte explosive EC-002


Il est parfois des situations où la lutte nécessite l’application précise d’une grande force de destruction pour garantir la neutralisation d’un objectif. Hélas, réaliser cela peut s’avérer compliquer pour une force armée composée principalement de petites cellules mobiles dont l’équipement reste léger et la puissance de feu modeste.
La solution peut se trouver dans les charges explosives « prêtes à l’emploi » vendues par plusieurs groupes d’armement internationaux comme la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=316554#p316554]« X-45IC » proposée par la société impériale à l’armement du Kaiyuan.[/url]

[center][img]https://i.imgur.com/Cszo09i.jpg[/img][/center]

Ces petits blocs d’à peine 100 grammes tiennent littéralement dans la paume d’une main (environ 100 cm³, soit un tiers d’une cannette de soda) et possèdent assez de puissance pour vaporiser un mur ou une porte. Disposant des détonateurs les plus économiques du marché, au point qu’il est supposé que l’explosif en lui-même est offert en bonus par la compagnie, cette petite charge est l’outil le plus efficace du marché pour semer le chaos dans une ville.
Pour les usages plus massifs, il y a la pâte explosive EC-002 des « Bahadur Ordnance Factories » : pour à peine 25 $ par kilogramme, cet explosif bon marché n’est reste pas moins dévastateur et peut être assemblé en pain de taille variable. Le détonateur, pour sa part, coûte autour des 500 $ à l’unité. Un sac de 20 kilogrammes de EC-002 peut aisément pulvériser un char de combat pour le prix modique de 1000 $, tandis qu’une centaine de kilogrammes correctement appliqués feront s’effondrer la majorité des bâtiments civils tels des châteaux de cartes…

Pour les combattants de la foi, il est essentiel de bien comprendre l’utilité de telles armes : prouver que là où les armes sont inaccessibles, un kit du parfait petit chimiste est un outil de meurtre tout aussi efficace.
Si les explosifs n’ont pas la portée d’un fusil de précision ou d’un mortier, ils ne demandent qu’un peu d’ingéniosité pour combler cela : Un sac abandonné par un passant juste à côté de l’objectif sera sans doute éventuellement repéré et déplacé… mais s’il explose avant, les dégâts vaudront aisément l’effort d’une marche nonchalante en rue. Et lorsqu’il n’est pas possible de faire exploser le sac en question à distance, alors le sacrifice suprême du martyr prend tout son sens : avec à peine une journée de préparation, le moindre civil sans défense peut se transformer en engin de destruction capable d’emporter avec lui une section entière d’envahisseurs. Mais s’il peut éviter son suicide, abandonner son sac à dos dans une zone peuplée d’infidèles fera tout aussi bien l’affaire.

Le but politique des explosifs est d’illustrer à l’envahisseur et à la population civile qui le soutien que, pour toute la puissance de feu, l’entrainement, l’équipement moderne et l’organisation de leurs armées, une bande de fils de berger avec une paire de couille peut décimer leurs rangs. L’explosif offre ici un facteur égalisateur dans la lutte et fait même d’avantage : dans la mesure où n’importe quel civil sympathisant pour la lutte peut devenir une bombe humaine capable de tuer des centaines d’ennemis de l’Islam, le seul poids démographique des croyants devient une arme de destruction massive. Qu’importe alors si l’ennemi assassine 100.000 de nos soldats lorsque, sur la même durée, 12 à 15 millions de musulmans sont nés ?
Lorsqu’une armée d’un million de martyrs peut être levée en un mois à peine là où il faut une année entière pour assembler, équiper et entrainer une armée de quelques milliers de soldats, il arrive un moment où la simple accumulation de pertes joue en défaveur de l’envahisseur face à la résistance.
Lorsque le niveau d’horreur auquel l’envahisseur devra s’abaisser pour empêcher la résistance correspondra avec ni plus ni moins que l’extermination de populations entières, il est peu probable que la population civile soutienne la poursuite de l’invasion ou de l’occupation. Pas quand une centaine de civils musulmans emplis par la colère et le chagrin du deuil peuvent ensembles faucher en quelques secondes l’équivalent d’une petite ville.

Le message politique est donc clair :

[center]« Chaque croyant peut devenir un ennemi terrible du jour au lendemain si vous menacez son foyer ou sa foi. »[/center]

Il est théorisé que voir les lieux publics ravagés par des explosions fréquentes fera émerger dans l'esprit de la population l'idée que le ratio coût / bénéfice d'une agression contre les musulmans sera définitivement défavorable. Des protestations politiques suivront pour demander l'arrêt de tels agressions mais si et seulement si :
  • La fréquence de nos attaques est importante, prouvant qu'il ne s'agit pas juste d'un coup de chance ou d'un baroud d'honneur mais bien du début d'une longue campagne que nous pouvons sans mal soutenir dans la durée
  • La destructivité de nos attaques sera ciblée, de sorte qu'une image de compétence, planification et surtout contrôle émerge et qu'il soit compris par la population que nous pouvons choisir qui, quoi, quand, où et comment nous ferons exploser.
  • Les raisons de nos attaques sont rendues explicites pour cette population civile : si les agressions contre les musulmans par leur gouvernement cesse, alors les infidèles n'auront plus à craindre d'agressions à une telle échelle.
  • L'ampleur des destructions évitera de toucher des cibles "sensibles" sur le plan émotionnel : les lieux de culte et les établissements de soin, sauf s'ils sont clairement politisés en faveur du gouvernement des envahisseurs, doivent être épargné. Cibler des écoles, pour la même raison est à priori exclu lors des phases initiales (1 à 8) de la lutte.


Au-delà de l’aspect « résistance à la portée de tous », il convient donc d’incorporer la démolition et les attentats à la bombe dans une stratégie structurée et dans des tactiques efficaces afin de garder le contrôle de la bataille politique.

Organisation :

Une section autonome de démolition est composée de 1 chef artificier, 2 artificiers et 9 fantassins. Elle opère sous le commandement direct du bataillon ou d’éléments hiérarchiques supérieurs. Les artificiers ont pour mission principale l’assemblage des charges explosives et la planification de leur installation. Les fantassins ont trois missions :
  • Protection des artificiers via sécurisation de la zone de déploiement
  • Encadrement et entrainement des auxiliaires civils de sabotage, lesquels seront détaillés dans des fiches ultérieures.
  • Exécution des missions critiques

En termes de hiérarchie, le chef artificier a le grade de sergent ou supérieur. La section autonome n’est pas intégrée au sein d’une compagnie mais directement sous le commandement du bataillon ou niveau hiérarchique supérieur, agissant en cela à titre d’agents spéciaux plutôt que de soldats. De même, la nature extrêmement variée des missions ne permet pas de fournir une procédure précise. L’initiative et la créativité de la section sont donc indispensables.

Posté : jeu. juin 07, 2018 10:18 am
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
21/04/2036

[center]Rappel des volontaires pour les bataillons pan-océaniques
Jour 60 : 430.000 / [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326419#p326419]435.857 candidats sur les listes[/url]
Jour 67 : 7.000 / 500.000 candidats pour les nouvelles listes[/center]

[center]Nouveaux bataillons en court de formation :
120.000 hommes

43 jours d'entrainement
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Posté : jeu. juin 07, 2018 3:53 pm
par Johel3007
Dynasties et diplomatie
Prison militaire de Sindabad
21/04/2036

Il fallait peu de chose, tout de même. Une soirée bien arrosée. Quelques gestes déplacés à l'encontre d'une forme vaguement humaine lui hurlant qu'il ne pouvait pas dormir ici. Quelques mots peu polis en réponse à la botte répondant elle-même aux gestes précédents. Mais l'élément qui avait scellé le sort d'Antoine avait été de vomir sur une des clientes de l'hôtel sur les marches en marbre duquel il avait choisi de cuver l'alcool de riz ingurgité plus tôt dans la nuit. Un hasard malheureux : la splendide créature était la "nièce" d'un des Colonels de la Brigade du Nizam.

Ce qui n'aurait dû être qu'une rixte entre un ivrogne et le portier s'était transformer en une raclée monumentale impliquant trois soldats et suivie d'un aller simple pour les cachots, où des charges additionnelles avaient été trouvées pour le garder. Les militaires savaient se montrer créatifs lorsqu'il s'agissait d'abuser de leur pouvoir. Et le pauvre Vonalyan était sur le point de découvrir à quel point.


Sergent :
"-Debout !!"

Désireux de ne pas aggraver son cas, le jeune rouquin tenta de se hisser sur ses deux jambes, ignorant de son mieux les protestations d'articulations rendues encore douloureuses par les coups de la veille. Il fut trop lent, bien entendu. Comme chaque jour. La matraque percuta l'épaule cette fois-ci mais Antoine n'eut pas le loisir de sentir la fraicheur salutaire de la pierre sur son visage : deux paires de mains l'empoignèrent sous les aiselles puis le tirèrent à travers les couloirs jusqu'à ce que ses pieds soient capables de plus ou moins suivre la cadence. Le manque d'eau et de nourriture ne l'aidait pas dans cet exercice.

Finalement, le trio arriva devant une porte en métal derrière laquelle le prisonnier se vit offrir un siège. Enfin... offrir... il n'y avait aucune notion de choix : ses fesses furent écrasées sur la chaise tandis qu'un voix s'élevait de derrière, l'auteur des mots masqués dans l'obscurité de la pièce.


[center][img]https://s15.postimg.cc/y7bph9qmj/2c3c284ad05a23bc4fc61a9ee71a165e--interview-advice-job-interview.jpg[/img][/center]

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-Personnellement, je n'ai rien contre le fait qu'un de nos estimés visiteurs décide d'apprécier la qualité de nos hôtels, fut-ce de manière peu conventionnelle. Les coûtumes de votre pays ne sont pas celles du nôtre, après tout.
Mais lorsqu'il se rend coupable de tentative de meurtre sur la personne d'un officier, je ne peux guère laisser passer cela. Vous êtes chanceux néanmoins : sans la volonté de notre gouvernement à ménager la sensibilité diplomatique de votre patrie, je ne sais si les hommes du Colonel auraient limité le châtiment à quelques bosses et ce séjour déplaisant dans nos geoles."


Antoine :
Touriste Vonalyan
Tentative de... non, non, je vous assure qu'il y a erreur !!

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-J'ai pourtant le témoignage d'un officier supérieur, assermenté devant Son Altesse Abdhul Bahadur, Nizam de Sindabad et Protecteur Éternel de la Confédération des Principautés du Mahajanubia, apointé directement par Sa Majesté Clarkson III, Roi de Britonnie, pour superviser Ses domaines en Son nom et avec sagesse.
Je ne pense pas qu'un tel homme puisse faire une erreur. Et sous-entendre qu'il pourrait mentir reviendrait à sous-entendre que le Nizam manquerait d'assez de sagesse que pour placer sa confiance en un tel homme. Cela pourrait être considéré en soit comme un crime sévère. Lèse Majesté, je crois, est le terme utilisé dans vos contrées nordiques. Quelle est la peine pour cela, Sergent ?"


Sergent :
"-Si Son Altesse est d'humeur clémente, la mort. S'il est d'humeur joueuse..."

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-Vous plaiderez donc coupable, je suppose ? Pour la tentative de meurtre, bien entendu. Nous sommes compréhensifs et oublierons ce que nous venons d'entendre. N'est-ce pas, Sergent ?"

Sergent :
"-Entendre quoi ?"

Fauzan Bahadur
4ème Sahibzada de Sindabad
"-Exactement."

Antoine :
Touriste Vonalyan
"-Hé mais attendez un peu !! J'ai des droits !! Je suis un citoyen du Vonalya !! Vous ne pouvez pas juste m'enfermer comme ça, me... me TORTURER et ensuite me forcer à confesser un crime que je n'ai pas commis, tout ça parce que... Enfin merde quoi, j'ai droit à un avocat !!

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-Vous n'avez droit à rien du tout. Les lois du Vonalya ne s'appliquent pas ici. Et aucun accord d'extradition n'existe entre nos pays.
Au mieux, vous pouvez espéré être jugé par le Panchayat du quartier où vous avez commis votre crime. Lequel se déclarera certainement incompétent et enverra l'affaire plus haut après que nous ayons expliqué la situation au Sarpanch. La même chose se produira jusqu'à ce que le Mahapanchayat et là, au vu du ridicule des charges retenues, vous serez très probablement acquitté..."


Dans le coeur d'Antoine, une pointe d'espoir apparu, se mélangeant immédiatement de manière conflictuelle avec une terrifiante appréhension.

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-...lorsque les Mukhis auront eu le temps d'examiner et délibérer sur votre cas. Ce qui, au vu de l'actuelle liste d'attente pour leur sagesse, peut prendre entre cinq et six ans je dirais. Durant lesquelles nous ne pourrons bien entendu pas laisser courrir en liberté un dangereux individu qui, sous l'influence de l'alcool, a déjà tenté d'assassiner un de nos héros nationaux. Vous resterez donc au cachot, en companie du Sergent... qui est d'humeur joueuse."

Antoine :
Touriste Vonalyan
"-Mais c'est un malentendu !! J'vous jure !! Enfin, merde quoi, d'accord, j'ai déconné mais j'ai juste vomi sur la dame. Votre colonel, je ne lui ai rien fait. Je n'ai rien voulu lui faire !!"

Sergent :
"-Faut-il discipliné le prisonnier, Altesse ?"

Votre Altesse ? Antoine nota le titre et une ligne de questionnement apparu dans sa tête.

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-Inutile. Mais merci.
Mon garçon, soyons clair : soit tu signes des aveux, tu as droit à un procès éclair et tu pourras sortir d'ici rapidement.
Soit tu t'entête et je ne pourrai rien pour toi. Je suis ici pour t'aider. Lutter contre le système est inutile ici."


Antoine :
Touriste Vonalyan
"-Si... si je plaide coupable, quelle sera la peine ?"

Fauzan Bahadur
Ministre des Affaires Intérieures
4ème Sahibzada de Sindabad

"-Je devrais pouvoir m'arranger avec le Colonel pour qu'il ne réclame qu'une compensation financière légère, laquelle pourra être avancée par ton gouvernement si tu peux la rembourser par la suite.
Médite donc dessus pour la nuit. Sergent ? Prenez soin de notre hôte."

Posté : mer. juin 13, 2018 2:09 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
03/05/2036

[center]Rappel des volontaires pour les bataillons pan-océaniques
Liste n°1 : 430.000 candidats, dont 120.000 à l'entrainement
Jour 85 : 28.000 / 500.000 candidats pour les nouvelles listes[/center]

[center]Bataillons en cours de formation :
120.000 hommes

61 jours d'entrainement
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